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  • Nantes: les Soeurs de Bethléem s'emploient à faciliter le Grand Remplacement

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    04/01/2013 – 08h00
    NANTES (NOVOpress Breizh) –
    Depuis un an un réseau intitulé « Welcome » s’active à Nantes pour mettre en relation des « demandeurs d’asile » issus du Tiers-monde avec des particuliers ou des congrégations religieuses afin de leur trouver un logement. Les Sœurs de Bethléem participent activement à l’action de ce réseau.

    Dans son édition du 1er janvier, le quotidien La Croix consacre un reportage à Sœur Marie-Thérèse et Sœur Marie-Reine, deux membres de la communauté des Sœurs de Bethléem de Nantes, qui s’emploient à accueillir des personnes – pour la plupart originaires d’Afrique – venues s’installer en France.

     

    Dans la belle propriété de la congrégation nantaise (photo ci-dessus), qui comprend une trentaine de religieuses, des chambres sont donc réservées aux personnes que le réseau Welcome, la Cimade ou le Samu social leur envoient. « L’une de nos salariées parle arabe, ce qui nous a bien aidées à communiquer », déclare au quotidien catholique Sœur Marie-Reine en évoquant le cas d’Aïsha, une Érythréenne de 26 ans arrivée à Nantes il y a un an et demi et qui ne parle pas le français. « Je me sens mieux car j’entrevois l’avenir, a confié celle-ci en arabe. Je vais d’abord étudier, trouver un travail puis me marier et avoir des enfants

    Concernant l’accueil reçu auprès des Sœurs, Aïsha – qui est une musulmane « très pratiquante » – déclare qu’elle a été « très touchée par leur chaleur et leur humanité. Elles ont respecté ma religion et j’ai beaucoup appris auprès d’elles. » Sœur Marie-Reine affirme de son côté s’être enrichie par cette ouverture « à des réalités douloureuses et à de nouvelles cultures ».

    Crédit photo : DR

    [cc] Novopress.info, 2013. Les dépêches de Novopress sont libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine. La licence creative commons ne s'applique pas aux articles repris depuis d'autres sites [http://fr.novopress.info/]

  • Un chat se rend chaque jour sur la tombe de son maïtre et lui apporte des cadeaux

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    Le chat Toldo en médaillon

    On connaît les histoires de chiens fidèles à leur maître après leur mort. Depuis un an, c’est un chat, en Italie, qui se rend quotidiennement sur la tombe de son maître. Avec un cadeau.

    L’histoire serait incroyable s’il n’y avait pas autant de témoins. Mais les habitants de Montagnana, un hameau de la commune de Marliana en Toscane, ne parlent plus que de Toldo. Et la presse italienne vient de leur emboîter le pas…

    Toldo est un chat gris et blanc, âgé de 3 ans. Il a été recueilli, chaton, sur le bord de la route, par un habitant de Montagnana, qui s’appelait Renzo Iozzelli. Celui-ci est décédé en septembre 2011, à 71 ans.

    Présent à l’enterrement

    Le jour de l’enterrement, Ada Iozzelli, la veuve de Renzo, a remarqué que le chat accompagnait la procession jusqu’au cimetière.

    Le lendemain, elle a trouvé sur la tombe un rameau d’acacia… Elle a dit à sa fille qu’elle était persuadée que c’était un hommage de Toldo à son maître, celle-ci ne l’a pas prise au sérieux.

    Mais les jours suivants, plusieurs habitants du village ont croisé Toldo au cimetière. Depuis, on le voit quotidiennement se rendre sur la sépulture de son maître.

    Petits cadeaux

    Plus surprenant encore, Toldo dépose parfois sur la tombe des petits cadeaux ! Des trouvailles de chat : il y a parfois des brindilles, un petit tas de feuilles, un mouchoir en papier, ou un gobelet en plastique…

    Ada Iozzelli raconte que son mari était très affectueux avec Toldo. Le chat lui en est visiblement toujours reconnaissant.

    Ouest-France - 04/01/13

  • Un ancien membre de l'OAS privé de sa Légion d'honneur obtenue à titre militaire

     

    vendredi 04 janvier 2013
     
     
     

    Un ex-membre de l’Organisation de l’armée secrète (OAS) a été privé de sa décoration de chevalier de la Légion d’honneur, obtenue en 2011 à titre militaire comme mutilé de guerre en Algérie, par un décret paru vendredi sur la version papier du Journal officiel.

    Selon l’article R96 du code de la Légion d’honneur cité dans le décret, les peines disciplinaires (censure, suspension totale ou partielle, exclusion) « peuvent être prises contre tout légionnaire qui aura commis un acte contraire à l’honneur ».

    Une mesure extrêmement rare

    Cette mesure d’exclusion pour « acte contraire à l’honneur » est extrêmement rare, les exclusions étant généralement prononcées contre des légionnaires condamnés à des peines de prison.

    Jean-François Collin, 73 ans, avait été nommé chevalier de la Légion d’honneur avec traitement, dans la promotion du 5 mai 2011 réservée aux militaires et anciens militaires au titre de mutilé de la guerre d’Algérie, durant laquelle il avait servi comme sous-lieutenant. Il préside l’Association de défense des intérêts moraux des anciens détenus (Adimad) ayant appartenu à l’OAS.

    M. Collin ne s’est pas étonné outre mesure de son exclusion, rappelant le discours qu’il avait prononcé devant la stèle de l’Adimad à Marignane (Bouches-du-Rhône) le 1er novembre 2011, après avoir reçu sa décoration d’un ex-membre de l’OAS.

    Condamné à la réclusion criminelle puis amnistié

    Il avait dédié sa croix de chevalier « à tous les combattants de l’OAS qui sont morts les armes à la main ou ont été fusillés par le plus grand traître de l’Histoire de France (le général De Gaulle). Ce sont eux, aujourd’hui, qui devraient être honorés à ma place ! »

    « Et pour que les choses soient limpides, je vous promets que je ne porterai jamais cette croix tant qu’il y aura un gaulliste ou un ami du FLN à l’Elysée ! » avait-il ajouté.

    Gravement blessé au combat en Algérie en 1960, M. Collin avait ensuite rejoint l’OAS « Métro » à Paris. Arrêté en février 1962, il avait été condamné à douze années de réclusion criminelle, dont il avait purgé cinq ans avant d’être amnistié, de même que l’ensemble des membres de l’OAS, en juillet 1968 par le général De Gaulle.

    En 1982, le président François Mitterrand avait fait voter une loi permettant aux anciens condamnés de l’OAS de toucher leur retraite.

     Ouest-France

  • Bardot menace de devenir russe pour sauver 2 éléphantes tuberculeuses

     

    Par lefigaro.fr Mis à jour le 04/01/2013 à 15:52 | publié le 04/01/2013 à 14:43                  
    Brigitte Bardot, en septembre 2007, lors d'un rendez-vous à l'Élysée.

     

    L'ancienne actrice assure qu'elle fuira la France «si ceux qui ont le pouvoir ont la lâcheté et l'impudence de tuer les deux éléphantes Baby et Népal», menacées d'euthanasie.

    Puisque Gérard Depardieu a obtenu la citoyenneté russe, une autre légende du cinéma français a décidé de pas être en reste. Dans un court communiqué, Brigitte Bardot a menacé vendredi de prendre la nationalité russe pour sauver deux éléphantes de l'euthanasie.

    Le tribunal administratif de Lyon a confirmé le 21 décembre un arrêté préfectoral condamnant Népal et Baby, deux éléphantes de 42 ans malades de la tuberculose, propriété du cirque Pinder mais prêtées à un zoo lyonnais.

    Malgré l'émotion suscitée chez les défenseurs des animaux - le directeur du cirque Pinder, Gilbert Edelstein, est allé jusqu'à demander une «grâce présidentielle» -, le tribunal a retenu le risque d'une propagation de la maladie à l'homme.

    Dans son communiqué, Brigitte Bardot, qui milite depuis plusieurs décennies pour la cause animale, regrette que les propositions de sa fondation pour sauver Baby et Népal soient restées lettre morte. «Si ceux qui ont le pouvoir ont la lâcheté et l'impudence de tuer les deux éléphantes (...), j'ai pris la décision de demander la nationalité russe afin de fuir ce pays, qui n'est plus qu'un cimetière d'animaux», écrit-elle.

    Si elle passe à l'acte, l'ancienne égérie du cinéma français des années 1950 et 1960 rejoindra donc l'acteur Gérard Depardieu à qui le président Vladimir Poutine vient d'accorder la nationalité russe pour lui permettre de fuir le fisc français.

    Le Figaro - 04/01/13

  • "Peillon cherche à faire culpabiliser les chrétiens"

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    INTERVIEW - Laurent Wauquiez s'insurge contre les propos «scandaleux» du ministre de l'Éducation, qui a tancé vendredi l'enseignement catholique pour ses prises de position sur le mariage gay.

    Député (UMP) de la Haute-Loire, Laurent Wauquiez a été ministre chargé des Affaires européennes puis ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Conseiller politique de l'UMP depuis 2009, il a fondé La Droite sociale, un club de réflexion de parlementaires voué à faire entendre la sensibilité sociale au sein de la droite.

    LE FIGARO. - Comment réagissez-vous aux déclarations de Vincent Peillon?

    Laurent WAUQUIEZ. - C'est parfaitement scandaleux de laisser croire que la vision de la famille dans l'enseignement catholique serait responsable de suicides chez les jeunes homos. Cela relève au mieux de l'ignorance, au pire du mépris pour l'enseignement catholique. C'est une grande manipulation politique qui cherche à faire culpabiliser les chrétiens et à faire croire que l'opposition au mariage homo et à l'adoption est le fait d'une minorité.

    Les débats autour du mariage homosexuel donnent jour, selon vous, à une «cathophobie intolérable», que dénoncez-vous précisément?

    La volonté de rejeter tout rapport avec les religions est très frappante depuis ce nouveau gouvernement socialiste. Tout particulièrement avec les chrétiens, à en juger par la violence et la cristallisation dont ils font l'objet dans les débats sur le «mariage pour tous». Au lieu d'être le projet de tolérance dont se réclament ses défenseurs, cette réforme est d'abord la réforme du rejet, du mépris et de la haine à l'égard des religions.

    Vous vous scandalisez que l'on réduise l'opposition au projet aux seuls catholiques…

    Le mariage homosexuel et l'homoparentalité, c'est un sujet pour tous et pour toutes les religions. Les juifs, les musulmans, les protestants s'y opposent. Or le gouvernement marque une volonté scandaleuse de réduire l'opposition à un seul groupe réactionnaire qui serait les cathos. Bien commode.

    Vous accusez particulièrement certains ministres, que leur reprochez-vous?

    Les lignes rouges ont été franchies de manière inacceptable avec l'attitude insultante de plusieurs membres du gouvernement et du rapporteur socialiste du projet de loi qui, lors des auditions, a accusé les religions d'un «défaut d'intelligence». Passons sur le ridicule dont s'est couverte Cécile Duflot avec son intention de réquisitionner les biens de l'Église pour loger les sans-abri. Le plus inacceptable vient de la ministre déléguée aux Personnes âgées et à l'Autonomie, Michèle Delaunay, qui a relayé un tweet outrageant et discriminant («Aujourd'hui les catholiques condamneraient la sainte Famille: un mari qui n'était pas le père, une mère vierge…», NDLR). Elle insulte juste la foi de millions de Français. Dans quelle république est-on si un ministre se permet ce genre de dérive? Sommes-nous condamnés à devoir tout accepter? Stop, ça suffit!

    C'est ça la cathophobie?

    Jamais on n'aurait accepté ces propos sur l'islam ou sur les juifs. Tout le monde l'aurait aussitôt taxée d'antisémitisme ou de racisme. Toutes les religions ont droit à un égal et même respect. Nous devons être très vigilants avec ce sectarisme et cette intolérance. Cette attitude est un vrai dévoiement de la vision de la laïcité car, pour ces responsables politiques, l'idéal serait d'extirper toute forme de religion de la société or la laïcité est tout le contraire: c'est le respect de toutes les religions.

    C'est le point de vue de l'homme politique ou une conviction personnelle?

    Les religions sont une richesse pour notre société, elles font partie de notre histoire et de notre civilisation. Si je tire la sonnette d'alarme, ce n'est pas en tant que croyant mais en tant qu'élu car je crois sincèrement que c'est une vraie dérive pour la société et la République.

    Que demandez-vous au gouvernement?

    Un seuil intolérable a été franchi et cela mérite des éclaircissements de la part de Jean-Marc Ayrault. Il doit rappeler à l'ordre ses ministres et faire un geste de respect et de dialogue avec les religions.

    Le Figaro - 04/01/13

  • Mariage gay: Peillon recadre l'enseignement catholique...

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    EXCLUSIF - Dans une lettre adressée à tous les recteurs de France, le ministre de l'Éducation nationale met en avant la crainte d'une recrudescence des incidents homophobes dans les établissements scolaires.

    Dans une lettre adressée à tous les recteurs de France que Le Figaro s'est procurée, le ministre de l'Éducation nationale a décidé aujourd'hui de recadrer l'enseignement catholique au sujet du mariage gay. Il appelle à «la plus grande vigilance à l'égard des conditions du débat légitime qui entoure le mariage pour tous (...) notamment dans les établissements privés sous contrat d'association. Le caractère propre de ces établissements ne saurait leur permettre de déroger au strict respect de tous les individus et de leurs convictions». Interviewé par Le Monde, le ministre est allé plus loin, évoquant «une faute» de l'enseignement catholique.

     

    Pourtant réputée pour sa prudence de sioux, soucieux de respecter la «liberté de conscience» inscrite dans la loi Debré, la direction de l'enseignement catholique est en effet sortie du bois le 12 décembre en envoyant une lettre aux 8500 chefs des établissements catholiques sous contrat. Rappelant «des références sociales aussi fondamentales que le mariage, union d'un homme et d'une femme», le texte invite chaque établissement à «prendre les initiatives qui lui paraissent localement les plus adaptées pour permettre à chacun l'exercice d'une liberté éclairée à l'égard des choix aujourd'hui envisagés par les pouvoirs publics». Si certains y voient un appel à peine déguisé à participer à la manifestation du 13 janvier, Éric Delabarre, le secrétaire général de l'enseignement catholique s'en défend, mettant en avant le débat qui doit enfin s'ouvrir «en conscience et avec clairvoyance».

    Vincent Peillon craint quant à lui que ces débats se traduisent dans les écoles par une augmentation des phénomènes d'homophobie et demande aux recteurs de l'informer des incidents éventuels.

    Le Figaro - 04/01/13

  • Centenaire de la Grande Guerre 14-18 : la France ne sera pas au rendez-vous

     

     
    3.01.2013, 14:28, heure de Moscou
           

    Centenaire de la Grande Guerre 14-18 : la France ne sera pas au rendez-vous

       

    Le centenaire de la Première Guerre mondiale approche à grand pas et déjà les rumeurs les plus inquiétantes circulent notamment dans les milieux de la culture. Historiens et archivistes s’inquiètent déjà des bruits persistants qui évoquent le fait que la France va bâcler le centenaire de 14-18 pour des raisons politiques. Le fait qu’un gouvernement socialiste soit aux commandes semble ne pas arranger les choses d’un événement mémoriel dont la mort est déjà annoncée.

    L’affaire a démarré ces dernières semaines par les remarques dans les coulisses de personnalités parmi les historiens et les chercheurs alors que nous entrons dans l’année 2013. Dans moins de deux ans commenceront les cérémonies du centenaire d’une guerre qui a marqué la France, peut-être plus qu’aucune autre nation, puisqu’elle eut à souffrir à la fois dans la chair de ses hommes, mais aussi par le fait que le conflit se déroula sur le front de l’Ouest sur son territoire, sans oublier la Belgique. Cette guerre par sa nature inhumaine, la première guerre industrielle totale, a non seulement marqué la France, mais elle la passionne. La mort des derniers poilus fut l’occasion de cérémonies émouvantes et les publications se sont multipliées ces dernières années.

    En ces périodes de fête vous avez pu remarquer comment les librairies et autres rayonnages de grandes surfaces proposent immanquablement de magnifiques livres illustrés cette guerre. La Première Guerre mondiale, dénommée en France « Grande Guerre » est l’un des sujets historiques préférés des Français. Et pour cause ! Contrairement à celle de 39-45, cette guerre fut une « victoire » même si nous savons aujourd’hui à l’instar des remarques du maréchal Foch qui parlait d’un armistice de 20 années, que cette victoire fut payée chèrement, un prix exorbitant, et que la paix qui lui succéda fut sans doute l’une des plus mal pensée de toute l’histoire de l’humanité. Elle a marqué les Français également par le fait que les survivants se sont répandus dans les campagnes et les villes, ils ont raconté, ils ont écrit, ils ont ramené des souvenirs, quelques menus objets, de l’artisanat de tranchée etc.

    Cette guerre et cela n’a pas été assez souligné, fut aussi la première guerre à être véritablement suivie par la photographie et le cinéma. Ce fut une guerre de l’image, tant par les affiches, que les clichés, les journaux et surtout les cartes postales. Elles font l’objet aujourd’hui, ainsi que les cartes photos ou les photographies, de collections onéreuses et très intéressantes, elles montrent surtout comment cette guerre fut l’objet d’une guerre des propagandes, un intense battage médiatique. Dans les familles françaises, dont la mienne, il n’est pas rare de trouver plus de vétérans de 14-18 que de 39-45. C’est pourquoi les traditions orales se sont souvent tournées plus vers la première que la seconde. Certes la Seconde Guerre mondiale a marqué, mais considérablement moins la conscience nationale et l’ensemble du pays.

    Elle reste toutefois une guerre amère, même s’il y eut « victoire » : en témoignent les milliers de monuments aux morts et de stèles dans les églises et les cathédrales, mais aussi justement les mémoires, les livres et les témoignages. Aujourd’hui elle est décrite avec raison comme une guerre civile européenne, « le suicide de l’Europe », la fin des monarchies et comme une infâme et horrible boucherie où des millions d’hommes furent immolés. L’horreur racontée par Dorgelès ou Barbusse, mais aussi par le cinéma notamment ces dernières années à propos des fraternisations entre les combattants ou des films à grand public comme Un long dimanche de fiançailles montrent comment l’historiographie a évolué, comment les propagandes nationalistes sont retombées et comment l’histoire a été retravaillée.

    Mais aujourd’hui c’est pour des raisons politiciennes et internationales que l’Etat français s’apprêterait à tronquer les cérémonies du centenaire de 14-18. Les premiers éléments indiquent que sous les pressions de franges politiques de gauche, mais aussi sous les pressions européennes et de l’Allemagne, la France au garde à vous collera sous un tapis les commémorations autant que faire se pourra. C’est déjà malheureusement le cas des cérémonies des différents bicentenaires de l’épopée napoléonienne, victime des lobbies en particulier de gauche et de diverses pressions qui a vu une France renier l’Empereur, ne pas participer aux cérémonies en 2005 et 2012 ni d’Austerlitz la géniale victoire de Napoléon, ni de La Moskova. Et cela sera certainement le cas de 2013, 2014 et 2015 pour les campagnes de Saxe, de France et de Belgique.

    La réécriture et la manipulation de l’histoire par les politiciens fait rage en France, terrain d’une guerre souterraine où les médias jouent un important rôle, il s’agit en effet de gommer l’histoire nationale et ses gloires pour faire place à une atomisation historienne, une dissolution des événements historiques dans un tout, un creuset européen où il est question de casser les reins à toute forme de patriotisme, pour faire place à une société lessivée par de nouveaux standards où l’histoire doit se trouver comme dans les grandes années de la IIIème République une auxiliaire sans cesse malmenée et violée, mais confortablement organisée pour servir une idéologie dominante et lénifiante.

    Pour toutes ses raisons, nous avons déjà assisté à des coups médiatiques que chaque président du passé s’est efforcé d’exploiter à fond, ce fut le bicentenaire de 1789 sous Mitterrand, les médailles pour les anciens des brigades internationales et les repentances de Chirac, la lettre de Guy Moquet pour Sarkozy et déjà en moins de six mois de nouvelles repentances au sujet de la Shoah et de l’Algérie pour Hollande. Toutes ces « cérémonies » médiatisées à outrance furent l’objet d’oublis mémoriels consentis et plus ou moins camouflés, à savoir les horreurs de la Révolution française, la guillotine et la guerre civile, la lâcheté des gouvernements français entre 1936 et 1938, la collaboration des communistes français avec les nazis jusqu’en 1941, sans parler de l’épineux problème de la Guerre d’Algérie : la guerre des mensonges et des cadavres que les deux camps se lancent à la figure !

    S’il s’avère normal de revisiter l’histoire de la Première Guerre mondiale pour en offrir un tableau plus véritable et plus conforme à l’honnêteté intellectuelle, il est moins normal de transformer en silence un événement tel que ce centenaire qui revêtait une importance aussi grande que le bicentenaire de 1789 et qui suivra probablement ce dernier dans les impasses. Celles-ci sont dictées par le politiquement correct de toute une caste politicienne et nous assisterons donc probablement à une nouvelle mascarade qui sera concentrée sur le début de la guerre. Les cérémonies se dérouleront donc surtout en août 2014, pour ensuite verrouiller politiquement l’événement à des fins pendables. Les Français dans ces temps de crise auront sans doute autre chose à penser de toute façon. Quant à l’Europe elle se serait bien passée de ces dates historiques, l’Allemagne en particulier mais Paris est déjà prêt à l’escamotage final selon une formule bien rôdée.

    La Voix de la Russie

  • Marine Le Pen / Manifestation du 13 janvier

     

    Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National

    Un collectif d’associations apolitiques et citoyennes, « la manif pour tous » organise à Paris le 13 janvier une manifestation contre le projet du gouvernement autorisant le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels.

    Le Front National rappelle à cette occasion son opposition au mariage, à l’adoption et à la PMA, revendications ultraminoritaires, qui pour la première n’est même pas soutenue par la majorité des homosexuels et qui pour les secondes consacrent le droit à l’enfant au détriment du droit sacré de l’enfant et en premier lieu celui d’avoir un père et une mère.

    Marine Le Pen soutient par conséquent les élus, militants, sympathisants du Front National qui entendent se joindre à cette manifestation contre un projet de loi porté par ce qui n’est plus le parti socialiste mais est devenu le « parti sociétaliste ».

    Cette manifestation citoyenne légitime ne doit pas pour autant masquer la double instrumentalisation dont elle est l’objet de la part de l’UMP et du PS, dans le seul but de faire oublier leur proximité idéologique sur la politique d’austérité, de saccage social, de défense de l’ultralibéralisme destructeur, tout comme leurs échecs patents dans la lutte contre l’ immigration massive, l’insécurité permanente, le chômage de masse et les vagues de délocalisations.

     

    Elle ne doit pas faire oublier non plus que si la famille a toujours été considérée comme l’ennemi à abattre par les socialistes, c’est sous le mandat de Nicolas Sarkozy et grâce au ministre Luc Chatel que les portes des écoles ont été ouvertes au microlobby LGBT afin d’y diffuser auprès de nos enfants la délirante théorie du « genre ».

    Marine Le Pen rappelle qu’elle a toujours réclamé, y compris directement au président de la République, que les Français, dont elle est convaincue qu’ils y sont opposés, soient consultés par référendum sur la question du mariage et de l’adoption pour les couples homosexuels.

    Pour autant, le rôle d’un responsable politique étant d’alerter son peuple sur les pièges qu’on lui tend, elle ne participera pas à ce qui est devenu une grossière tentative de récupération politicienne et d’enfumage sociétal de la part de l’UMP et du PS ; celle-ci visant à détourner l’attention des Français des questions urgentes que sont la sécurité, la prospérité et la défense de l’identité et sur lesquelles la gauche aujourd’hui, pas plus que la droite hier, n’ont été capables d’apporter des réponses concrètes.