La photo infra prise par Louis Witter montre une policière plaquant sa main sur la bouche d’une manifestante opposée à la loi Taubira pour l’empêcher de crier ses slogans dimanche 14 juillet 2013 sur les Champs :

Nouvelles de France - 17/07/13
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
La photo infra prise par Louis Witter montre une policière plaquant sa main sur la bouche d’une manifestante opposée à la loi Taubira pour l’empêcher de crier ses slogans dimanche 14 juillet 2013 sur les Champs :

Nouvelles de France - 17/07/13
Le maire de Château-d'Olonne, en Vendée, a décidé ce mercredi de fermer les portes de sa mairie au public, jusqu'à jeudi soir. Jean-Yves Burnaud, veut protester contre la répétition des campements illégaux de gens du voyage.

Mais que cherchent au juste ceux qui, sur Boulevard Voltaire, à l’instar d’un Alain de Benoist, raillent, méprisent, minimisent (en faisant mine de le soutenir) le grand mouvement de cette année, et prophétisent sa fin depuis des mois, comme s’ils l’espéraient ?
Ils l’appellent la manif des bisounours, des cuculs, des neuneus, des benêts, des trop polis, des naïfs, des ravis de la crèche, bref des cathos qui n’ont rien compris. Ils leur font la leçon, expliquant doctement, ah, là, là, que ce n’était pas du tout comme ça qu’il fallait faire, qu’ils s’y sont pris comme des pieds, que d’ailleurs, c’était perdu d’avance, qu’emmanchés comme ils sont, on ne fera jamais rien d’eux, surtout pas une révolution, bref que tout cela n’a servi à rien, que c’était juste la manif pour les nuls. Fermez le ban.
Je lis, par exemple, que l’on ne fait pas la révolution avec des poussettes. Dois-je rappeler qu’on ne la fait pas non plus sans poussettes ? Car le propre d’une poussette est de voir, à terme, le contenu s’échapper du contenant… pour aller gambader, par exemple, quelque vingt ans plus tard sur les Champs-Élysées vêtu d’un polo rose La Manif pour tous. L’arme fatale du camp catho contre le camp bobo, pour reprendre la terminologie du dernier Causeur en kiosque, a été sa jeunesse, en nombre, que personne n’avait vu venir, sans soupçonner, bizarrement, que l’accueil de la vie prôné par l’Église à rebours de la société depuis des dizaines d’années finirait par porter ses fruits démographiques. Les cortèges de La Manif pour tous étaient peuplés de familles nombreuses, cela n’a échappé à personne. Les contempteurs de La Manif pour tous sur ce site lui reprochent souvent, à trop s’occuper du mariage gay, de ne pas voir « le grand remplacement ». Et pourtant, quelle meilleure façon, quelle façon plus vitale, plus féconde que bien des longs discours, d’œuvrer contre celui-ci, que ces petits enfants ?
Ensuite, s’apitoyer sur le sort de Nicolas qui a fait trois semaines de taule serait bien ridicule. Cette bande de chochottes ! La prison est une promenade de santé, sans jeu de mots, une « expérience », a dit Ségolène Royal, avec le même sourire condescendant que certains sur ce site, et ce sont ceux qui n’en ont jamais fait qui en parlent le mieux. Quand Nicolas se réveillait dans sa cellule de Fleury-Mérogis, quand certains passaient la nuit en garde à vue, d’autres dormaient benoîtement dans leur petit lit blanc.
Oui, je me prends à me le demander, quel objectif poursuivent donc ces contributeurs qui affirment — du bout des lèvres — se réjouir de ce mouvement sans précédent, mais jettent sur lui leurs critiques asséchantes comme du sable pour éteindre le foyer ?
S’ils savent tout mieux que personne depuis le début, que ne font-ils œuvre de pédagogie par une analyse constructive et en renforçant leurs rangs, plutôt que rester à l’écart pour mieux les écraser de leur supériorité distanciée empreinte de désespérance ?
Ne craignent-ils pas que cette France qu’ils ont décrétée consubstantiellement niaise, impropre par nature au service, finisse, malgré toute sa bonne éducation, par s’asseoir sur le bord du chemin pour leur demander des comptes : super, les gars, les éminences grises, les inspecteurs des travaux finis plus malins que les autres ; ben maintenant, on vous regarde : où se cache donc le million de gens que vous avez réussi à faire descendre dans la rue, la jeunesse (mal élevée, forcément, pour être efficace) rentrée en résistance qui harcèle le gouvernement, sans craindre l’opprobre pour défendre ses idées ? En plus d’être gnangnan, cette France-là doit être myope, hein, car elle a beau chercher, elle n’arrive pas à les voir, même en remontant loin en arrière. On ne fait peut-être pas la révolution avec la France bien élevée, on ne la fait pas non plus avec la France des éteignoirs et des bonnets de nuit.
Je ne sais pas, encore une fois, quel objectif poursuivent ces contributeurs, mais je sais que ce n’est pas celui de l’unité, de l’unité pour mener sur tous les fronts le combat de civilisation dans lequel la France — bien élevée ou non — est engagée.
Gabrielle Cluzel dans Boulevard Voltaire
ALTERMEDIA INFO

© Photo : ru.wikipedia.org
Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 la famille impériale était assassinée à Ékaterinbourg – l’empereur Nicolas II, sa femme, ses cinq enfants et les domestiques. Bien que le massacre ait eu lieu il y a 95 ans, il continue de susciter l’intérêt du grand public russe et européen qui s’efforce de le reconsidérer et de le comprendre.
Des recherches controversées, rejetées par la majorité des historiens et des scientifiques, remettent pourtant en cause l’exécution de la famille impériale. La responsabilité de la décision pourrait incomber soit à Lénine, soit à Sverdlov, soit aux autorités locales. Aucune théorie ne peut être prouvée en raison de l’absence de documents.
« L’Armée blanche portait le drapeau des Romanov, les monarchistes russes espérant le retour au pouvoir de la dynastie. Quand aux bolcheviques, ils croyaient changer la face de la Russie grâce à l’exécution de la famille impériale. Pourtant, le massacre n’a pas eu d’impact considérable sur la situation dans le pays. La pression des Armées blanches sur les faubourgs d’Ékaterinbourg a accéléré le cours des événements. Il n’y a pas eu de procès. Ainsi, l’impartialité de la décision est contestable, notamment parce que les enfants ont aussi été exécutés», relate l’écrivain et historien russe Alexeï Chichov.
La personnalité même de Nicolas II est discutable. Certains historiens affirment que la Russie a connu un essor dans le domaine économique et sociopolitique, malgré la faiblesse de caractère de l’empereur. C’est le règne doux qui a sans doute mené la Russie aux révolutions. Pourtant, l’historien russe Leonid Katsva n’est pas d’accord.
« En réalité, Nicolas II est connu pour « son humilité, sa patience et sa douceur ». Pourtant, cela ne veut pas dire qu’il est responsable des multiples révolutions qui se sont suivies l’une après l’autre en Russie à cette époque. Il a succédé au tsar puissant Alexandre III, dont le règne était très calme et paisible. Nicolas II a dû recueillir les fruits du règne de son prédécesseur. »
Nicolas II a abdiqué après la révolution de 1917, peu avant sa mort. Au début de l’année 1918 les bolcheviques envisageaient la possibilité d’organiser un procès contre le tsar. C’est la raison pour laquelle la famille impériale a été transférée à Tobolsk et après à Ékaterinbourg. Après avoir passé 78 jours dans la cave de la maison Ipatiev, les derniers Romanov ont été exécutés.
En 2013, ce sont des églises et des chapelles qui se dressent sur ces anciennes places mortuaires, et le triste anniversaire est comme sublimé par une autre commémoration, celle des 400 ans de la naissance de la dynastie Romanov, célébrée avec faste dans tout le pays ainsi que partout dans le monde.
VIDEO: http://fr.euronews.com/2013/07/16/israel-decu-par-l-interdiction-de-l-abattage-rituel-en-pologne/

L’information est sortie en début de soirée le vendredi 12 juillet de manière spontanée, après la catastrophe Brétigny-sur-Orge qui a causé la mort de six personnes et fait 62 blessés dont six dans un état grave : des cadavres et des blessés, des victimes de la catastrophe ferroviaire auraient été volés et les secours auraient été attaqués violemment.
Le lendemain, les autorités d’État comme le service du Ministre des transports et les médias minimisaient les faits, allant même dire que cela n’était qu’une rumeur.
Nous avons contacté le syndicat Alliance de la police et parlé à son secrétaire général adjoint, Frédéric Lagache, qui lui, au stade de l’enquête, confirme bien des vols sur des blessés et des cadavres, du caillassage et de la violence urbaine.
Vols sur cadavres et blessés avec caillassage.
Les médias, depuis le témoignage d’une syndicaliste d’Alliance, s’efforcent de taire la véracité des faits en disant qu’il ne s’agit que d’une rumeur selon laquelle les secours et la police aient dû essuyer des caillassages lors de leur intervention sur le site de la catastrophe. De nombreux lecteurs ont des doutes quant à ce témoignage du syndicat Alliance car les responsables politiques relayés par la majorité des médias se contentent de tuer la véracité des événements dans l’œuf. On ne sait plus où se trouve la vérité des faits. Le secrétaire général adjoint d’Alliance confirme les dires de sa collègue et explique qu’une enquête a lieu pour déterminer les circonstances des actes de vandalisme. Des violences urbaines, un vol de portable et des pillages.
« Nous, on confirme. Les forces de l’ordre ont été requises par les pompiers car ils ont reçu des projectiles sur place. Le premier fait existe bel et bien. Quand on a fait appel aux renforts de police et aux CRS, c’est que la situation était devenue difficile et sérieuse. Les agents du SAMU ont été agressés. Et ces derniers nous donnent la description de l’individu qui a agressé et volé le portable d’un sauveteur. Je ne sais pas par quel biais du hasard ils n’ont rien vu et rien entendu, nos responsables politiques. Nous confirmons ces faits ».
Il semblerait que des individus étaient en train de voler des effets sur des blessés et des morts.
« Les faits ont été rapportés par des collègues et nous tenons à vérifier les dires des collègues par une enquête parallèle qui est actuellement en cours. On a trouvé des SMS dans le portable d’un des jeunes arrêtés : « t’as trouvé quoi dans les bagages ? »…Tout ça est fort suspicieux. Je n’ai pas dit pas qu’ils étaient en train de voler des individus [en raison de l’enquête en cours Frédéric Lagache se doit de garder une distance] mais des indices montrent déjà que c’était le cas ».
Les responsables du syndicat de la police sont scandalisés qu’on puisse remettre en cause la parole de leurs collègues.
« Si on fait appel aux renforts, c’est qu’on est mis en difficulté. On doit penser aux victimes dans une telle situation et pas à autre chose comme devoir protéger les pompiers et les urgentistes du SAMU ».
Le témoignage de la police montre des scènes qu’on peut connaître dans des zones de guerre où il faut protéger les secours de représailles.
« Je n’ai pas connaissance d’avoir eu ce genre de problématique aussi gravissime en France. Que les officiels disent qu’il n’y a pas eu de caillassage, cela montre qu’ils sont à côté de la plaque. Mes collègues ont sauvé des personnes gravement agressées ».
Presse. « C’est plus un sujet polémique qui est sorti dans les médias. Les médias se sont limités à relayer les paroles de l’Etat par les paroles du préfet. L’ensemble du monde journalistique me donne l’impression qu’ils ont recopié la déclaration officielle de l’État. Le Point, lui, confirme le caillassage, la violence urbaine et le vol de portable et est bien le seul média qui ait relaté la véracité des faits », termine Frédéric Lagache Secrétaire général adjoint d’Alliance.
E&R

Charlotte Corday par Jean-Jacques Hauer

L'assassinat de Marat par Paul Baudry
Quand les situations et les mots pour les décrire n’ont plus le même sens pour les Français et ceux qui sont censés les représenter, l’heure est grave. En témoigne le discours de François Hollande ce 14 juillet, qui a permis de juger une nouvelle fois du décalage effrayant existant d’un côté entre le monde dans lequel évoluent nos énarques pensionnés, la technostructure européiste aux manettes du Système , et le pays réel de l’autre. Le chef de l’Etat a ainsi tenu à mettre en garde les Français contre le danger que constituerait l’opposition nationale , jugeant «d’une extrême gravité» la montée du FN, ainsi que ses propositions, qui «enfermeraient la France» (sic). Le vœu de Marine Le Pen de faire du FN le centre de gravité de la vie politique française ? « D’une extrême gravité». La sortie de l’euro ? «D’une extrême gravité », la preuve Nicolas Sarkozy était contre a t-il avancé ! L’instauration d’un protectionnisme intelligent? «D’une extrême gravité», a-t-il insisté, la preuve les Américains, les Chinois sont protectionnistes mais nous interdisent de l’être…avec le soutien de Bruxelles.
«Quand on dit qu’on va chasser ceux qui ne sont pas comme nous (sic) , ceux qui ne sont pas Français et même peut-être certains Français», c’est aussi « d’une extrême gravité» a encore avancé le président de la République semblant d’adresser à des élèves d’école primaire.
François Hollande semble oublier, note Bruno Gollnisch, que selon la doxa socialo-écolo-communiste, matérialisée par un vote récent à l’assemblée, tout le monde il est comme les Français, tout le monde il est comme nous et que tout le monde y ressemble à tout le monde . En effet, puisque le mot race , selon un engagement du candidat Hollande reprenant une vieille marotte communiste, a été supprimé de la Constitution, les différences l’ont été aussi automatiquement…non?
Éradiquer les mots pour faire disparaître les maux, les problèmes et escamoter le réel, nous voilà en pleine pensée magique socialiste à laquelle les médias sont priés de collaborer. La catastrophe ferroviaire survenue le 12 juillet en gare de la très plurielle commune de Brétigny-sur-Orge (Essonne) en est une nouvelle illustration.
Les sites de Libération, du Monde, du Figaro, du Nouvel Obs, Rue 89, Europe 1, France Info, BFM, France 3, ont ainsi évoqué la conduite des bandes de jeunes présentes sur place. Au micro d’Europe 1, Nathalie Michel, membre syndicat de police Alliance, a raconté: « A 17h 30, alors que nos collègues interviennent, ils voient un groupe de jeunes qui approchent et qui semblent porter secours aux victimes. Très rapidement, ils se rendent compte que ces individus sont présents pour dépouiller les victimes et notamment les premiers cadavres. »
Ces détrousseurs de cadavres et/ou leurs amis, ont aussi eu à cœur de caillasser secouristes, pompiers policiers et cheminots.
Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, est intervenu sur les antennes le lendemain pour tenter de minimiser les faits en expliquant, joyeux euphémisme socialiste, que « les pompiers ont été accueillis de façon un peu rude», qu’il n’a pas eu connaissance de victimes dépouillées, évoquant tout juste « des actes isolés ». Le maire socialiste de Brétigny-sur-Orge, Bernard Decaux, terrorisé à l’idée d’être accusé de stigmatiser les « jeunes » (de futurs électeurs ?) de sa commune, a tenu à expliquer que « le mot caillassage paraît très exagéré »…
Des exactions certainement perpétrées par des jeunes normands, berrichons, bretons ou provençaux de passage, bref par des Français comme nous, mais cela M. Cuvillier n’a pas été jusqu’à l’affirmer…
Restons dans le même registre avec cet article paru la semaine dernière dans l’hebdomadaire Minute à la suite de l’audience qui s’est tenue le 3 juillet au tribunal de grande instance de Paris.
Devant celui-ci, « Treize citoyens, des Noirs et des Arabes, attaquaient l’Etat et le ministère de l’Intérieur pour discrimination lors des contrôles d’identité. Les plaignants estiment que, à cause de leur profil ethnique, ils sont trop souvent la cible privilégiée des contrôles policiers. Ils se disent victimes du délit de faciès, le délit de sale gueule . A l’appui, ils ont fourni une étude du CNRS (le Centre national de la recherche scientifique), selon laquelle les citoyens d’origine nord-africaine et subsaharienne risquaient respectivement 7,8 et 6 fois plus de se faire contrôler qu’un individu de type européen ».
Or, rapportait Minute, dans les faits « Si certains citoyens sont plus contrôlés que d’autres, c’est que, malheureusement pour eux, ils appartiennent à une population à risques . Il suffit de consulter les avis de recherche de la police nationale pour s’en convaincre », fichier public consultable sur le site gouvernemental http://www.avisderecherches.interieur.gouv.fr/.
« Il n’est pas difficile d’en tirer une statistique. Sur les 85 personnes qui font l’objet d’une fiche de police (…) on ne compte, au maximum, que quatorze individus (…) représentant les Français de souche. Soit seulement 16,47 % du panel. Cela revient à dire que 83,53 % de ces malfrats recherchés par la police n’ont pas pour ancêtres les Gaulois. » Mais de cela aussi les Français ne sont pas dupes car dans tous les domaines les tentatives de dissimulation et les mensonges du Système sont de moins en moins efficients.
Elle s’appelle Lucinda Creighton, elle a 33 ans, elle est irlandaise, elle est ministre et étoile montante de son parti, le Fine Gael. Ou plutôt, elle l’était. Car elle a préféré démissionner plutôt que de voter, comme l’y obligeait son statut de ministre aux Affaires européennnes, pour la loi sur l’avortement défendue par le gouvernement auquel elle participe.
Cela s’est passé jeudi soir : les membres du Dail en étaient à l’amendement 56 rendant l’avortement légal pour les femmes enceintes menaçant de se suicider en cas de poursuite de la grossesse.
Lucinda Creighton, membre du Fine Gael depuis ses 18 ans, savait exactement ce qu’elle avait à faire et et elle en avait mesuré les conséquences. En votant contre l’avortement soutenu par le gouvernement auquel elle participe, elle savait qu’elle serait automatiquement exclue et qu’elle n’aurait plus qu’à démissionner du poste ministériel qu’elle occupait depuis plus de deux ans?
Souriante et calme, elle s’est jointe au 23 autres élus qui ont osé voter contre (130 élus ont voté pour), après avoir expliqué longuement et posément qu’elle n’était pas une militante pro-vie, mais qu’elle était absolument opposée à l’adoption d’une loi que le parti s’était solennellement engagé à ne pas adopter au cours de sa campagne électorale.
A peine son vote émis, Lucinda Creighton est allée parler au Premier ministre Kenny, restant assise quelques minutes sur la marche à côté de son fauteuil. Ayant serré les mains de quelques-uns de ses anciens collègles, tout aussi calmement, elle a quitté les lieux, non sans être félicitée chaleureusement par certains.
« Je ne ressens ni rancœur ni amertume, ni rien de tel. Je suis très triste, mais je souhaite tout ce qu’il y a a de mieux à Enda Kenny et à tout le gouvernement. Je suis très triste. J’aime vraiment mon travail. J’ai eu le très grand privilège d’accomplir mes fonctions et mes devoirs de ministre aux Affaires européennes au cours de ces deux dernières années et même un peu davantage, et c’est triste pour moi que cela soit fini. Mais je savais les conséquences lorsque j’ai voté. »
Son avenir politique est désormais incertain, puisqu’elle est exclue également du Fine Gael.
Dans une déclaration à l’Irish Independent, elle a déclaré :
« C’est très décevant et j’aimerais bien ne pas en être là. Pour moi, il s’agit d’une loi très importante, une loi qui est contraire à un engagement que nous avons pris aux dernières élections : une promesse avait été faite, une promesse très fondamentale, sur l’avortement. J’ai simplement pensé que nous ne pouvions pas nous écarter de cette promesse. »
Et pourquoi n’avait-elle pas accepté de faire un compromis sur une affaire relevant des négociations au sein de la coalition de partis de gouvernement ? Réponse claire au journaliste : « Eh bien, je pense que le compromis est essentielle à n’importe quelle coalition. Je pense que nous avons su trouver des compromis sur des questions économiques, la politique sociale, etc. Mais quand il s’agit d’une affaire de vie et de mort – et en tout cas pour moi ça l’est – je pense qu’il n’est pas vraiment possible de chercher un compromis. »
Le courage de Mme Creighton est particulièrement remarquable dans la mesure où elle a été elle-même favorable à l’avortement alors qu’elle était plus jeune : elle a expliqué au Dail, avant le vote, qu’elle comprenait très bien la position de ceux qui sont pour parce qu’ils pensent que le fœtus n’est pas un être human : « J’ai moi-même pensé la même chose. »
Mais elle a expliqué que l’expérience de proches et de connaissances lui a fait comprendre que l’avortement est un « outil pour l’oppression des femmes » et que les termes de la loi permettent de « sacraliser la menace de suicide dans les livres de loi pour la première fois ».
Elle a également expliqué que sa prise de position n’avait rien à voir avec des vues rétrogrades imposées par l’Eglise catholique, comme le disent les partisans de l’avortement.
Michael Cook rapporte ses propos dans BioEdge :
« Un consensus croît en Irlande selon lequel l’idée d’avoir un sens moral aurait quelque chose à voir avec l’Eglise catholique. On suppose automatiquement que si vous consultez votre conscience, vous êtes au fond en train de consulter Rome. Cela est profondément inquiétant. C’est une manière paresseuse de tenter de miner la valeur d’un argument sans aller jusqu’à s’attaquer à sa substance. Il ne s’agit pas ici d’un problème catholique, pas plus qu’il n’est protestant ou musulman. Il ne s’agit pas d’une question religieuse. Il s’agit d’un question de droits humains… Nous avons tous droit à l’objection de conscience. Elle est sacralisée par l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations unies. »
ALTERMEDIA INFO