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  • Charte de la Laïcité: une pitoyable diversion. Par Bruno Gollnisch

     

    lycéennes voiléesIl vient d’être annoncé  qu’une  nouvelle coupe sombre, très conséquente de vingt à trente heures selon la classe concernée,  allait être opérée  dans les heures dévolues à  l’apprentissage de l’histoire de France en classe de Troisième et de Terminale. Cet effacement programmé de pages entières de notre roman national, s’inscrit dans l’offensive plus générale, constante  et méthodique, visant  à couper les jeunes  générations de leurs racines, de  notre plus longue mémoire. Une perte des repères historiques en complément duquel s’effectue un brouillage des repères anthropologiques au moment ou la théorie du genre s’immisce à l’école. Cette théorie élaborée par la gauchiste américaine Judith Butler qui prône l’indifférenciation des «modèles» familiaux et des « comportements sexuels »,  a  inspiré la récente loi sur le mariage et l’adoption pour les coupes homosexuels. Elle   est relayée   sous la pression du lobby LGBT et  appuyée par Najat Vallaud-Belkacem,  le ministre du droit des femmes et porte-parole  du gouvernement.

     Sur son site Internet, Radio-Notre-Dame  relève que « Quoi qu’en dise Vincent Peillon », «les programmes scolaires ont bien été modifiés. Et ici et là commencent à fleurir des livres sur le sujet, destiné au public le plus jeune. « Papa porte une robe », « Tango a deux papas », « Familles arc-en-ciel. Un extrait : « Que veut dire se décider ? Tu te décides pour ton goûter, tu te décides entre fille et garçon ». Tous ces livres sont disponibles sur Internet… »

     Tel  n’était pas le sujet de la présence ce lundi matin de  Vincent Peillon au  lycée pluriel de  la Ferte-sous-Jouarre (Seine-et-Marne) située une zone urbaine défavorisée. Après la Charte de la Laïcité  édictée par Dominique de Villepin en 2007  pour les   services publics, M.  Peillon présentait la sienne. Elle  sera affichée dans tous les établissements scolaires publics  et rappelle en 15 articles « dans un langage adapté aux enfants », les « principes de la Constitution », de la Déclaration des droits de l’homme et de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

     La Charte  précise notamment que  « les personnels ont un strict devoir de neutralité », que le port de signes religieux ostentatoires est interdit ( interdiction déjà  stipulée par  la loi de 2004),  qu’ « aucun élève ne peut invoquer une conviction religieuse ou politique pour contester à un enseignant le droit de traiter une question au programme ».

     Sont clairement visés ici les incidents  à répétition   qui ont lieu  dans de nombreux établissements scolaires babelisés,  intervenant lors des cours abordant la reproduction, l’ histoire  des religions ou les persécutions anti-juives lors de la Seconde Guerre Mondiale…  

     Président du Conseil français du Culte musulman (CFCM) ,  Dalil Boubakeur a  appelé à respecter la Charte mais a perçu  dans celle-ci « un regard oblique sur l’islam, notamment le passage sur l’interdiction du port de signes ou de vêtements ».

    « On voit très bien à qui il (le texte de la charte, NDLR) s’adresse, je crains – comme c’était le cas pour la loi de 2004 de voir les musulmans de France stigmatisés dans leur ensemble et que cette interdiction ne soit perçue comme trop brutale ».

     Valérie Marty de la fédération de parents d’élèves Peep déplore pour sa part, sans les nommer explicitement, que certains types de  pressions sur l’école opérées par des familles islamistes n’aient pas été évoquées par cette charte  puisque des sujets comme ceux   « du sapin de Noël ou de la cantine »  ne sont pas mentionnés. Mme Marty,  sans citer le cas  du hallal,  souligne   que  parfois, « il y a un scandale parce qu’il y a du poisson à la cantine le vendredi »!

     Il est vrai, et nous  l’avions déjà évoqué sur ce blog que pour Vincent  Peillon, la  laïcité ce n’est pas la neutralité religieuse mais l’instauration d’une nouvelle religion. Le futur ministre de l’Education  l’a écrit noir sur blanc dans son livre  Une religion pour la République: la Foi laïque de Ferdinand Buisson :   « A l’école de dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines et de l’élever jusqu’à devenir le citoyen, sujet autonome. C’est ainsi seulement que la laïcité deviendra la religion de toutes les religions, de toutes les confessions, la religion universelle ».

     Ce matin,  pour présenter sa charte, le ministre de l’Education  était entouré par le président de l’Assemblée nationale,  Claude Bartolone,  de l’ancien garde des Sceaux Robert Badinter, mais aussi du footballeur Lilian Thuram membre du Haut conseil pour l’intégration (HCI) et du collectif  Devoirs de mémoires. Ce choix de M. Thuram pour  l’accompagner est lui aussi symbolique, indépendamment du  fait  que le livre que ce dernier a fait paraitre sous son nom en 2010,  Mes étoiles noires, de Lucy à Barack Obama ,   « devrait figurer en bonne place dans les établissements scolaires »  selon   la journaliste de  L’Humanité  Mina Kaci…

     En effet,  en novembre 2007 à l’occasion du match de foot France-Maroc au stade de France où notre hymne national avait été copieusement sifflé par un public majoritairement maghrébin, Lilian Thuram, alors capitaine de l’équipe de France, avait déclaré que « les sifflets, ( ne le choquaient) pas plus que ça, il faut se poser la question Pourquoi?  Ce sont des raisons d’ordre historique, il y a un mal-être dans la société. Et c’était peut-être le moment, inconsciemment, de faire passer un message. »

     « Message » dont  M. Thuram avait précisé les contours  en août 2006 en invitant  dans ce même stade pour la confrontation entre la France et l’Italie, 70 immigrés expulsés d’un  squat à  Cachan  dans le Val-de-Marne . Immigrés qui à l’instar de  l’ équipe de France, symbolise cette « république métissée que nous aimons, » confiait alors  les amis de ce dernier, le Réseau Education sans frontières (RESF)…

    Bref  les postures républicano-laïcardes s’accommodent parfaitement d’un  immigrationnisme échevelé.    Cette Charte de la laïcité est un leurre, une pitoyable diversion affirme  Bruno Gollnisch qui modéré en tout est  modérément  laïc. Il sait aussi que le concept de  laïcité est resté  dans l’esprit de beaucoup d’idéologues  ce qu’il fut historiquement,  à savoir  surtout une arme de guerre contre le christianisme,  religion autochtone de l’immense majorité des Français.

    N’en déplaisent à MM.  Peillon,  Thuram et aux docteurs Folamour  de l’UMPS, l’école ne souffre pas tant  d’un problème de religion que  d’un problème d’immigration. Quand la France comptait un million de musulmans sur son sol, l’islam n’était pas un problème. C’est la poursuite d’une  politique de substitution de population qui empêche toute assimilation au modèle dominant du pays d’accueil et qui  génère fatalement les revendications communautaristes.

  • Des rebelles syriens ont l'intention d’effectuer une attaque chimique contre Israël pour piéger Assad

         

    химическое ядерное оружие выставка боеголовка
     

    Par La Voix de la Russie | Les militants combattant les forces du gouvernement syrien sont prêts à effectuer une attaque contre Israël en utilisant des armes chimiques depuis le territoire contrôlé par les autorités syriennes afin de créer une provocation à grande échelle, a rapporté Russia Today en référence à ses sources.

     Ce lundi, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a proposé Damas de mettre ses armes chimiques sous le contrôle international. Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a indiqué que Damas accueille favorablement la proposition russe.
    http://french.ruvr.ru/news/2013_09_09/Des-rebelles-syriens-ont-lintention-d-effectuer-une-attaque-chimique-contre-Israel-pour-pieger-Assad-9248/

  • Marseille: "La Bonne Mère" filmée pour la première fois par un drone

    http://vimeo.com/dronecast/bonnemere4k

     

    A regarder en mode plein écran !

  • Syrie: les tribunaux islamiques

  • La France est-elle encore une démocratie ?

     

     

    francois-hollande-boulevard-voltaire

    On allait voir ce qu’on allait voir. À la veille du G20 réuni à Saint-Pétersbourg, les bulletins de désinformation émis par les professionnels de la météorologie politique concordaient. Ébranlé par la détermination occidentale, isolé, affaibli, le responsable de la non-puissance invitante opérait une spectaculaire volte-face. Vladimir Poutine lâchait son protégé syrien et se disait prêt à participer à la « punition » de Bachar el-Assad si on lui fournissait les « preuves » que n’allaient pas tarder à apporter les experts de l’ONU. De leur côté, le président français et son partenaire américain allaient travailler au corps leurs alliés égarés et rassembler, comme au bon vieux temps des calomnies et de la guerre contre l’Irak, une grande coalition contre le maître de Damas. Bref, les bobards volaient en escadrilles…

    On a vu ce qu’on a vu. Non seulement Poutine n’a pas cédé un pouce de terrain, mais il a confirmé son soutien diplomatique et matériel au gouvernement syrien, réaffirmé sa conviction que c’était la rébellion qui avait recouru aux gaz, et maintenu son opposition à ce qu’il qualifie d’agression. La Russie, décidément isolée, n’a guère été approuvée que par quelques pays insignifiants, tels que la Chine, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud, présents à la conférence, auxquels on peut notamment ajouter, parmi les absents du sommet, l’Iran, l’Algérie, l’Égypte… De leur côté, il est vrai, Barack Obama et son collaborateur français regroupaient onze signatures sur un texte qui, tout en condamnant formellement la Syrie, exclut toute participation à l’opération prévue et annoncée avec tambours et trompettes par Paris et d’une voix moins assurée par Washington.

    François Hollande, pour sa part, sort de cet épisode encore plus Gros-Jean comme devant. Contraint d’attendre le toujours hypothétique feu vert du Congrès américain, le président français déclare également s’en remettre d’avance aux conclusions d’un rapport dont on sait déjà que, confirmât-il la réalité de l’emploi des gaz, il n’en désignera pas pour autant le ou les coupables. Avec l’obstination habituelle aux velléitaires qui reviennent d’autant moins aisément sur une décision qu’il leur est moins habituel d’en prendre, le chef de nos armées tient de plus en plus ferme sur les sables mouvants où il s’est enlisé et semble même prêt à accepter le rôle de sacrifié que dans la grande tradition des guerres coloniales il était de coutume de réserver aux supplétifs. Notre aviation héritera-t-elle du périlleux honneur de braver dans le ciel syrien les défenses du régime tandis que les Américains se borneraient à expédier sur les cibles repérées des missiles de croisière et éviteraient au maximum d’y risquer des vies humaines ? Tirez les premiers, messieurs les Français !

    De quelle légitimité, sans mandat de l’ONU, sans participation de l’Union européenne, sans vote du Parlement, le président de tous les Français qui veulent ou acceptent la guerre peut-il se prévaloir ? 68 % de ses sujets (19 points de plus qu’il y a quinze jours) rejettent désormais sa politique et refusent précisément notre participation à une intervention militaire. Le roi veut la guerre, son peuple veut la paix. Lequel des deux l’emportera ? La France, oui ou non, est-elle une démocratie ?

    Cette évolution et ce basculement de l’opinion tiennent moins à la crainte d’un échec, voire d’une défaite, qu’à la prise de conscience d’une réalité complexe que ne peut plus masquer le matraquage éhonté d’une propagande à sens unique. Le régime syrien serait-il l’auteur du massacre de la Ghouta, l’opposition syrienne, jour après jour, se montre capable et coupable du pire, et son drapeau n’est plus, s’il le fut, celui de la révolution et de la liberté, mais celui de la terreur et du chaos. Plus encore qu’une erreur, c’est une folie de soutenir ceux dont une vidéo, qu’a pu voir ces derniers jours le monde entier, dévoile le vrai visage de cruauté inhumaine, ceux qui viennent encore d’assassiner un chirurgien de Médecins sans frontières, condamné à mort pour avoir voulu sauver des vies humaines, ceux qui semblent bien détenir les deux journalistes français disparus il y a trois mois en Syrie. Qu’elle l’ait voulu ou non, la coalition nationale syrienne a désormais pour alliés et pour soutiens non seulement, sur le terrain, les combattants du Front Al-Nosra, de l’État islamique du Levant et autres milices qui mettent la Syrie à feu et à sang, mais à travers le monde tous les extrémistes qui avec Al-Qaïda et les Frères musulmans nous ont déclaré la guerre. Les amis de nos ennemis peuvent-ils être nos amis ?

    Dominique Jamet dans Boulevard Voltaire

     

    ALTERMEDIA FRANCE

  • L'Organisation sioniste mondiale octroie des terres aux colons dans la vallée du Jourdain 09/09/2013

      

    L'Organisation sioniste mondiale octroie des terres aux colons dans la vallée du Jourdain




        Un document interne de l’Administration civile israélienne confirme un rapport du journal Haaretz selon lequel l’Organisation sioniste mondiale a alloué à des colons dans la vallée du Jourdain plus de 5.000 donums (1.235 hectares) de terres privées palestiniennes situées à l’est de la barrière frontalière, plus précisément entre cette barrière et la Jordanie, révèle le journal israélien.

    Cette région entre la barrière et la frontière actuelle, la rivière du Jourdain, est une zone militaire fermée qui atteint à certains endroits 2 km de largeur. Aujourd'hui, les Palestiniens ne peuvent accéder à leurs terres dans cette zone militaire. Par contre, il est permis aux colons juifs de les cultiver.

    L'Administration civile a lancé une enquête après un article du Haaretz accusant, en janvier dernier, l’Organisation sioniste mondiale d'avoir alloué aux colons dans la vallée du Jourdain plus de 5.000 donums de terres privées palestiniennes.

    Les documents de l'Administration civile qui sont parvenus à Haaretz précisent qu’à la suite de la guerre des Six jours en 1967 et après l’installation de la barrière, les Palestiniens ont continué à cultiver leurs terres situées à proximité. Mais après plusieurs incidents impliquant l’infiltration de Palestiniens en territoire israélien, toute la région a été déclarée zone militaire. Plusieurs Palestiniens qui possédaient des lopins de terre ont demandé de pouvoir continuer à cultiver leurs terres, mais ces requêtes ont toutes été rejetées.

    En 1979, l’Organisation sioniste mondiale a soumis une demande pour la culture de ces terres "en raison du manque d’espaces cultivables dans la vallée du Jourdain, qui affecte l’expansion des communautés et l’établissement de nouvelles".

    Durant le premier gouvernement dirigé par Menachem Begin, le Conseil ministériel des affaires sécuritaires a permis la culture de ces terres, rappelle le Haaretz. A la lumière de cette décision, l’armée israélienne a déminé la région. Plia Albeck, qui a dirigé le Département civil du procureur général durant 24 ans, a émis des rapports favorables au dossier.

    A la lumière de ces rapports, l’Organisation sioniste mondiale a été autorisée à allouer quelque 75.000 donums

    De hauts responsables militaires avaient approuvé ces mesures à condition que les fermiers aient au préalable servi dans l’armée et qu’ils aient l’autorisation de porter des armes.

    Il est à noter que malgré le traité de paix signé avec la Jordanie en 1994, ces mesures n’ont pas été revues et restent en application.

    L’Administration civile a ainsi signé trois accords avec l’Administration sioniste mondiale, lui allouant quelque 29.000 donums (7.250 hectares) de terres cultivables. Une enquête menée par l’Administration civile montre qu’un total de 8.565 donums (2.116 hectares) sont cultivées au-delà de la barrière frontalière, dont 4.765 dunoms (1.177 hectares) appartenant à des Palestiniens.

    Des discussions ont récemment été menées à ce sujet au niveau de l’Administration civile. Il s’agit d’une question complexe, parce que ces terres appartiennent à des Palestiniens et que les colons qui les cultivent possèdent des "permis légaux". Le coordinateur des activités du gouvernement dans les Territoires, le général Eitan Dangot, a indiqué que les Palestiniens qui réclamaient des compensations pour leurs terres devaient être compensés par l’Administration civile.    

    http://www.lorientlejour.com/article/832150/lorganisation-sioniste-mondiale-octroie-des-terres-aux-colons-dans-la-vallee-du-jourdain.html http://www.lorientlejour.com/article/832150/lorganisation-sioniste-mondiale-octroie-des-terres-aux-colons-dans-la-vallee-du-jourdain.html

     

    ALTERINFO.NET

     

       

  • Trafic d'organes entre la Chine et Israël - Double énucléation d'un enfant chinois

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    La mère se tient près de son enfant désormais aveugle

     

    http://www.alterinfo.net/Le-commerce-de-la-vie-et-ses-derives-criminelles_a94183.html

     

  • Damas approuve l'initiative de la Russie sur le transfert des armes chimiques sous le contrôle international - 09/09/2013

      

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        Damas approuve l'initiative de la Russie au sujet de la possibilité de mettre des armes chimiques syriennes sous le contrôle international, a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem ce lundi.

    « Lors des pourparlers avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, il a lancé une initiative à propos des armes chimiques. La République arabe syrienne salue l'initiative russe, en tenant compte de la préoccupation des dirigeants syriens sur la vie de nos citoyens et la sécurité de notre pays. Nous croyons également en la sagesse des dirigeants russes, qui essayent d'empêcher l'agression américaine contre notre peuple », a déclaré Mouallem.  
     
    ALTERINFO.NET  


     

     

  • HUMOUR

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  • En Norvège, la droite au seuil du pouvoir

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    Erna Solberg

    Favori des élections parlementaires  de ce lundi, le Parti conservateur pourrait s'allier à l'extrême droite pour gouverner.

     
     

    Assise sur un banc de l'avenue principale d'Oslo, Kristina Haar Vinvand suit de près un débat qui se déroule sur une estrade installée à quelques mètres. En scène, un candidat travailliste et un représentant du Parti du progrès, parti populiste et anti-immigré. «Le pays va bien, nous sommes un peuple heureux et pourtant, le Parti du progrès va sûrement entrer au gouvernement» soupire Kristina, qui, à 25 ans, vient de terminer ses études. «En fait, les Norvégiens sont trop gâtés. Le gouvernement les aide beaucoup, financièrement, dans leur vie de tous les jours. Mais ils trouvent des raisons pour se plaindre, et en vouloir encore plus», ajoute-t-elle.

    Grâce à ses ressources en pétrole, la Norvège est un îlot de prospérité. Avec un taux de chômage qui dépasse à peine les 3 %, une croissance de plus de 2 % en 2012, la pétromonarchie nordique fait pâlir d'envie ses voisins européens. Ce qui n'empêche pas les Norvégiens de souhaiter une alternance politique, car tous les sondages le promettent: ils devraient élire aujourd'hui une coalition de droite, en lieu et place de l'actuel gouvernement travailliste du premier ministre, Jens Stoltenberg. Cette coalition serait menée par le Parti Conservateur, de centre droit, parti de la probable future premier ministre Erna Solberg. Cette dernière a promis des baisses de taxes et la privatisation de certains services publics.

    Rhétorique anti-immigration

    «Après huit ans de gouvernement, les travaillistes sont victimes de la lassitude des électeurs. Peu de gens s'en prennent à leur politique, car l'économie va bien. Mais les Norvégiens ont juste envie de changer», estime Johannes Berg, expert de l'Institut de recherche sociale, à Oslo.

    Pourtant, le parti d'Erna Solberg ne pourra gouverner seul. Il fera certainement appel aux partis libéraux et chrétiens démocrates mais aussi, pour la première fois dans son histoire, au Parti du progrès. Qualifié par certains analystes de parti «d'extrême droite modérée», usant d'une rhétorique anti-immigration et faisant campagne sur une redistribution plus importante des revenus du pétrole et des mesures plus sévères contre la criminalité, il pourrait voir sa dirigeante, Siv Jensen, entrer au gouvernement.

    «Le Parti du progrès est la clé de ces élections, même s'il a perdu en popularité ces dernières années», affirme Knut Heidar, politologue au sein de l'université d'Oslo. Certains sondages lui attribuent 15 % des intentions de vote, bien loin des 23 % obtenus lors des élections parlementaires de 2009, ce qui avait fait de lui le deuxième plus important parti du Parlement norvégien. Cette baisse de popularité est peut-être même la raison pour laquelle il pourrait gouverner.

    «Jusqu'à présent, le Parti du progrès n'a jamais pu gouverner, car il était isolé. Personne ne voulait former de coalition avec lui. Mais leur leader Siv Jensen a fait quelques concessions, en insistant moins, par exemple, sur ses positions anti-immigration», analyse Johannes Bergh. «Aujourd'hui, les conservateurs savent que leur leader va devenir premier ministre. Ils ont plus de poids, et sont prêts à travailler avec cette extrême droite modérée.»

    Du côté des conservateurs, l'heure est d'ailleurs à l'acceptation de ce parti. «S'il faut passer par eux pour gouverner, alors faisons-le», martèle Torbian Furulund, militant conservateur âgé d'une cinquantaine d'années. «Bien sûr, nous devrons faire quelques concessions, leur accorder une ou deux mesures symboliques, sur l'immigration par exemple. Mais je pense que nous dominerons sur les décisions les plus importantes, notamment celles relatives à l'économie.»

    Dès lundi soir et l'annonce des premiers résultats, les négociations entre partis vont donc démarrer et pourraient bien conduire à la formation d'un gouvernement inédit dans l'histoire de la Norvège.


    Une trentaine de survivants du massacre de l'île d'Utoya sont candidats aux élections

    Il y a un peu plus de deux ans, l'extrémiste Anders Behring Breivik exécutait 69 jeunes travaillistes, réunis sur l'île d'Utoya pour leur camp d'été. Aujourd'hui, une trentaine de survivants sont candidats aux élections. Parmi eux, une dizaine ont une chance de l'emporter. Vegard Wennesland, âgé de 29 ans, est l'un d'entre eux. «Seuls les étrangers me parlent d'Utoya, maintenant», sourit  le jeune homme qui était resté caché plusieurs heures sous un lit pour échapper aux balles de Breivik.  «Les gens me parlent de leurs préoccupations, et cela fait du bien», ajoute Vegard, qui a tiré une leçon de la tragédie: «Si quelqu'un a essayé de me tuer pour mes convictions, c'est qu'elles devaient avoir de la valeur.»

     

    Le Figaro - 08/09/13

  • Les militaires et les citoyens français mobilisés contre la guerre en Syrie

     

    Après la diffusion sur les réseaux sociaux de plusieurs photos de soldats Américains hostiles à la guerre en Syrie, voici le premier militaire de l’armée Française qui dit non à une intervention en Syrie aux côtés d’Al-Qaïda.

  • Muriel Robin va se marier avec sa compagne

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    Elle serait l'une des premières personnalités préférées des Français à passer le cap du mariage homosexuel. vient d'annoncer dans un entretien au magazine Téléstar qu'elle envisageait de se marier avec sa compagne, la comédienne Anne Le Nen.

    L'humoriste était interrogée sur la loi sur le mariage pour tous, quand elle a fait cette annonce sous forme de boutade.

    «C'est formidable que le mariage pour tous soit passé, se réjouit Muriel Robin dans cet entretien à l'hebdo télé. Mais ce n'est pas parce que c'est légal que l'on est obligé de le faire... » Elle ajoute alors : «Bon, j'avoue, dans ma cabane au fin fond des îles Lofoten, en Norvège, j'ai eu une vision de la tenue que l'on mettrait si l'on se mariait.»

    «On sait déjà comment on sera habillées»

    Ce n'est pas qu'une simple boutade, puisque l'humoriste et comédienne se confie encore un peu plus. «Avec Anne, on s'est tapé dans les mains et on s'est dit P..., ce sera trop bien. Donc, on sait déjà comment on sera habillées. Le reste, on le garde pour nous. C'est de l'ordre de l'intime.»

    Dans cet entretien, Muriel Robin se compare à Ellen de Generes, une célèbre animatrice américaine qui vit en couple et mariée depuis des années à Portia de Rossi, magnifique comédienne connue pour son rôle dans la série «Ally McBeal». «La seule avec qui je peux avoir des points communs (...), explique-t-elle. Oui, c'est atypique. Et si ça fait noircir du papier, tant mieux. J'ai hâte de voir ce que l'on peut dire là-dessus»

    Muriel Robin et son amoureuse Anne Le Nen partageront l'écran dans le téléfilm «Passage du désir», diffusé prochainement sur 2. 

    leparisien.fr

     

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