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09/05/2014

Poutine demande aux autres pays de respecter le droit des peuples à l'autodétermination

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Aujourd'hui, 22:33
 

 

 

Par La Voix de la Russie | La Russie demande de respecter la vérité historique et le droit des peuples à l'autodétermination, a déclaré ce vendredi le président russe Vladimir Poutine lors d'un concert de célébration à Sébastopol, consacré au 69e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique.

En s’adressant aux habitants de Sébastopol, le chef d’Etat russe a indiqué que la Russie est fière de leur courage, leur bravoure, et respecte leur manière de conserver leur amour pour la Patrie à travers les années et les générations.

Poutine a en même temps exprimé sa confiance que les autorités seront en mesure de restaurer l'économie et améliorer le niveau de vie de la Crimée.
 http://french.ruvr.ru/news/2014_05_09/Poutine-demande-aux...

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Valls, l'Europe et le nationalisme (Polémia)

http://www.polemia.com/valls-leurope-et-le-nationalisme/#...

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Charente: la mairie fournit du gaz lacrymogène à ses administrés

http://www.leparisien.fr/insolite/charente-la-mairie-four...

+ 2 VIDEOS

Pour éviter les fusils!

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Ménard a "raison" de ne pas se considérer comme maire FN, pour Marine Le Pen

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/menard...

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Hollande seul au monde sur les Champs-Elysées

9 mai 2014

Contre-info.com

« Le président a tout de même dû se sentir bien seul au moment de remonter la célèbre avenue, peu avant 11h, afin d’atteindre l’Arc de Triomphe et la flamme du soldat inconnu. En effet, les Champs étaient quasiment déserts lors de son passage. Pourtant, le service de sécurité était naturellement costaud, avec barrières et grand renfort de

policiers. Ces derniers n’auront pas eu

trop de travail à en juger par les images diffusées par France Télévisions. Les caméras françaises ont en effet immortalisé une remontée de l’Avenue on ne peut plus solitaire, sans personne pour acclamer… ou siffler un président décidément bien impopulaire. »

Source

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Elections en Allemagne

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Note : REP (les Republikaner) est un parti de « droite nationale ».

Contre-info.com

Heureusement qu'il n'est plus de ce monde...

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Les nationalistes européens sont à la Russie ce que les communistes étaient à l’Union soviétique

Ecrit le 8 mai 2014 à 8:26 par Olivier Bault dans Histoire de comprendre

 

NOUVELLES DE FRANCE 

 
 
Photo : twitter.com/EuromaidanPR

Photo : twitter.com/EuromaidanPR

(Deuxième partie de l’article publié sous le titre «Nacjonaliści, główny towar eksportowy Putina» – Les nationalistes, principale exportation de Poutine – dans l’hebdomadaire conservateur polonais Gazeta Polska du 23 avril 2014, traduit pour Nouvelles de France avec l’aimable autorisation des auteurs. Pour la première partie, consacrée au Front National français, au Jobbik hongrois et aux Ruch Narodowy polonais, lire «Les nationalistes européens au service de la Russie post-soviétique«.)

La dynamique du nationalisme européen pro-Poutine est très proche de celle qui caractérisait autrefois la gauche occidentale pro-soviétique. Dans les deux cas, le principal ennemi politique est le même. Il s’agit du principal concurrent de Moscou, c’est-à-dire les États-Unis et l’OTAN.

Quelles que soient les parties du globe concernées par les convictions géopolitiques des nationalistes en France, en Grande-Bretagne, en Grèce, en Bulgarie ou en Hongrie, ces convictions se trouvent répondre aux intérêts de la Russie : soutien inconditionnel au sanguinaire dictateur syrien Bachar el-Assad, admiration pour les mouvements islamistes (le chef du Jobbik Gábor Vona a même qualifié l’islam de «dernier espoir de l’humanité», percevant cette religion comme le dernier bastion de la tradition capable de s’opposer à une Amérique impérialiste et putride), soutien à Viktor Ianoukovytch en Ukraine et aux régimes autoritaires d’Amérique latine qui s’opposent aux USA et soutiennent l’axe Moscou-Téhéran (d’où la sympathie si souvent exprimée pour Hugo Chávez qui se référait ouvertement au communisme). Pour les nationalistes européens, le meilleur attribut de l’allié potentiel, c’est sa haine contre le principal adversaire de Moscou et sa convergence avec les intérêts géopolitiques de la Russie, même si cet allié potentiel est islamiste ou communiste. Ses autres convictions peuvent même être en contradiction totale avec les valeurs et idées déclarées par les nationalistes (comme le christianisme, le conservatisme et les valeurs de droite). Dans ce domaine aussi, les groupes nationalistes contemporains ressemblent à l’ancienne gauche pro-soviétique qui était capable, malgré son athéisme déclaré et sa haine des religions, de soutenir des groupes fondamentalistes musulmans du moment qu’ils attaquaient «l’impérialisme américain» et soutenaient Moscou.
Une autre question rapproche les nationalistes actuels de la gauche européenne pro-soviétique. En s’adressant à ses électeurs, la gauche pro-soviétique parlait souvent des problèmes économiques réels et de l’exploitation des travailleurs en Europe. Aujourd’hui, alors que la gauche européenne fait largement partie du système politique et en est même le principal bénéficiaire, ce sont les nationalistes qui reprennent à leur compte le thème des menaces liées au fonctionnement des puissantes multinationales et aux pathologies du capitalisme contemporain, en y ajoutant une rhétorique anti-immigration. Ce sont eux qui parlent des problèmes que l’establishement politique européen fait semblant de ne pas voir. Un autre élément rapproche enfin l’ancienne gauche pro-soviétique des nationalistes pro-Kremlin actuels. Tout comme il était absurde de présenter l’URSS comme un État modèle où les travailleurs vivaient bien et n’étaient pas exploités, il est extrêmement curieux aujourd’hui de présenter, ainsi que le font les nationalistes européens, la Russie de Poutine comme source de renouveau moral alors que c’est un pays rongé par l’alcoolisme, la toxicomanie et le recours massif aux avortements, dans lequel la décomposition de la famille en tant qu’institution progresse à grande vitesse, et où la religion est entièrement soumise à l’État et les structures ecclésiastiques sont complètement infiltrées par les anciens services secrets communistes.

L’empreinte du Kremlin en Bulgarie

Que Vladimir Poutine et sa manière de diriger son pays constituent un modèle pour la majorité des nationalistes en Europe, c’est une chose qu’illustre bien l’exemple bulgare avec son parti nationaliste radical Ataka qui aux élections anticipées de l’année dernière à obtenu 23 des 240 sièges au parlement bulgare. Volen Siderov, le leader d’Ataka, ne cache pas sa fascination pour la Russie et les murs de son bureau sont ornés de pistolets datant de la guerre russo-turque de 1877-78 qui a permis à la Bulgarie de se libérer de la domination ottomane vieille de 500 ans.
En 2012, Siderov a chaleureusement félicité le président Poutine pour sa réélection. Pour ses 60 ans, il lui a remis une plaque avec l’édifice du parlement bulgare, un insigne d’Ataka et un livre dont il est l’auteur. À cette occasion, Siderov a complimenté Poutine pour son autorité et sa bonne gestion. Siderov aime aussi exprimer sa satisfaction des bonnes relations entre la Bulgarie et la Russie malgré les pressions internationales. Dans son programme politique, Ataka promet une révision des conditions d’adhésion de la Bulgarie à l’UE et sa sortie de l’OTAN. Bien entendu, Ataka a reconnu la validité du référendum en Crimée à la suite duquel la Russie à annexé la péninsule. «La Bulgarie a toutes les raisons de soutenir le droit des peuples à décider pour eux-mêmes et de reconnaître les résultats des actes de démocratie directe», déclarait Siderov à la mi-mars.
Début avril, Ataka s’opposait fermement à des sanctions contre la Russie. «Si le gouvernement bulgare soutient des sanctions plus sévères, je travaillerai à le renverser», a alors prévenu Siderov, cité par le site Euractiv.com. «Il faut que les électeurs se réveillent et comprennent enfin que le gouvernement en Bulgarie doit mener une politique indépendante et mettre fin au colonialisme qui nous a été imposé», a-t-il également dit.
Pour les commentateurs bulgares, le leader d’Atatka a des opinions à la fois de gauche et nationalistes. «Il fait appel à la fierté bulgare et à l’appartenance à la religion orthodoxe, mais il demande aussi la renationalisation de l’industrie et vante les économistes américains de gauche Paul Krugman et Joseph Stiglitz», souligne le commentateur bulgare Boyko Vassilev. Et d’ajouter : «La direction prise par Poutine est aussi une indication de la route à suivre pour Ataka». De fait, avec la crise des valeurs en Europe, Vladimir Poutine se présente pour nombre de nationalistes comme un défenseur des valeurs et un dirigeant restaurant la fierté et la puissance de son pays. L’extase des rebelles européens est d’autant plus grande que Poutine apparaît comme un guerrier capable de prendre rapidement des décisions radicales (Crimée, Ukraine orientale…). Si les projets visant à restaurer l’Union soviétique à la mode nationale-radicale sont réalisés, ce que cherche visiblement à faire Vladimir Poutine, il y a fort à parier que les droites nationales de l’UE apporteront tout leur soutien.

La Russie meilleure amie de la Grèce

«La Russie est un allié naturel de la Grèce. La Grèce, en tant que puissance maritime, doit coopérer avec la Russie, puissance terrestre.» Ce sont les paroles prononcées en décembre 2013 par Nikólaos Michaloliákos, le dirigeant d’Aube dorée, le parti politique nationaliste d’extrême-droite grec. En 2014, Ilias Kasidaris, porte-parole du parti, a développé la pensée de Michaloliákos. Il a affirmé que si Aube dorée gagnait les prochaines élections législatives la Grèce entrerait immédiatement dans une alliance étroite avec la Russie. En échange de garanties de sécurité russes pour la Grèce, Poutine obtiendrait «un accès libre aux mers chaudes».
Aux dernières élections législatives grecques, le parti Aube dorée est arrivé cinquième avec un peu plus de 6 % des voix. C’est un parti connu pour ses actes violents à l’encontre de ses opposants politiques et pour ses formations paramilitaires (et aussi pour son infiltration des forces de l’ordre). Il a même été impliqué dans des meurtres (assassinat en 2013 du rappeur gauchiste et syndicaliste Pavlos Fyssas) et des tentatives de meurtre. Avec l’escalade de la déstabilisation en Grèce, à laquelle a contribué Aube dorée, les membres de ce parti sont aussi devenus la cible d’attaques : deux d’entre eux ont été abattus par balle en 2013. Dans le programme politique affiché sur le site Web d’Aube dorée, la proposition d’une réorientation des alliances actuelles et d’une coopération très étroite avec la Russie est en première place. C’est de cette proposition que découlent les suivantes qui reflètent la très grande hostilité d’Aube dorée à l’OTAN et à l’Union européenne. Aube dorée signale clairement sa volonté de coopérer avec la Russie dans le segment le plus important pour ce pays : le commerce et le transport des matières premières.
Les membres d’Aube dorée sont aussi reçus par les partisans de Poutine en Russie, comme par exemple en novembre 2013 avec d’autres nationalistes de Grande-Bretagne et d’Italie à Moscou. Ils ont aussi été invités avec le Jobbik hongrois à la conférence «Forum national russe» organisée en septembre à Saint-Pétersbourg par Andreï Petrov, un homme lié à Poutine.
Il mérite d’être souligné en marge de ce texte que certains des partis nationalistes d’extrême-droite que nous avons décrits sont en conflit entre eux. Mais tous collaborent avec Poutine. Cette situation rappelle à nouveau celle de l’ancienne gauche pro-soviétique en Europe et de ses conflits internes malgré la collaboration avec Moscou.

De fausses solutions à de vrais problèmes

Tout semble indiquer que les nationalistes européens vont jouer le rôle qui était auparavant celui de la gauche pro-soviétique. Défenseurs des intérêts de Moscou, ils seront l’avant-poste politique du Kremlin. Ils seront un outil de déstabilisation de l’Europe aux moments opportuns pour la Russie pour donner à cette dernière une plus grande liberté de mouvement. Dans leur rhétorique, ils parleront de vrais problèmes que l’establishment politique européen minimise (et parfois provoque), comme les menaces liées à l’immigration, les absurdités bureaucratiques et la législation gauchisante de l’Union européenne, l’exploitation et la corruption par les multinationales, l’agression croissante de l’État laïque contre les modes de vie traditionnels en Europe et notamment contre l’Église. Parallèlement, ils avanceront des propositions géopolitiques concrètes conformes aux intérêts russes du moment, des propositions dont la réalisation favorisera la domination de Moscou en Europe.

Un article de Wojciech Mucha et Dawid Wildstein
Article original (en polonais) : http://www.gazetapolska.pl/30451-nacjonalisci-glowny-towa...

Du même auteur :
Les nationalistes européens au service de la Russie post-soviétique

 

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Ni la révolution pro-européenne que veulent voir les médias occidentaux, ni le coup d’État fasciste décrit par les médias russes, mais un réveil chrétien

Ecrit le 3 mars 2014 à 11:37 par Olivier Bault dans Histoire de comprendre

 
NOUVELLES DE FRANCE 

 

 

Des prêtres orthodoxes, uniates et catholiques et des pasteurs protestants qui entonnent une prière collective toutes les heures depuis la scène du Maïdan, la place de l’Indépendance à Kiev, des membres des groupes d’auto-défense avec un rosaire accroché à leur casque ou encore arborant l’archange Michel, patron de l’Ukraine. Une chapelle improvisée sous une tente, des patriotes qui jeûnent pour leur pays. La foule à genou, priant pour ses morts. Ce prêtre, aumônier improvisé d’une sotnia, que le journaliste polonais Dawid Wildstein a vu prendre sous sa protection, avec son groupe d’autodéfense, un car de jeunes soldats bloqué par la multitude en colère (c’était au moment des massacres des 18-19 février par les autorités) en criant : « Ne faites pas ça, vous êtes chrétiens, nous sommes chrétiens ! » avant de grimper sur le toit du car et de brandir son crucifix : tous les occupants du véhicule ont pu en sortir et s’éloigner sans être inquiétés. Une sotnia chrétienne rassemblant orthodoxes et gréco-catholiques qui refusent toute violence et qui rendent témoignage au Christ par leur attitude d’opposition au mal par le bien. Un jeune homme sur la scène du Maïdan qui lance à la foule, après avoir tenté de s’exprimer dans un ukrainien maladroit : « Sœurs, frères, je vais parler en russe. Il faut prier et ne pas se laisser vaincre par le mal, mais vaincre nous-mêmes avec le bien et l’amour fraternel. » Les mots « Gloire à Dieu, gloire à Jésus-Christ, gloire à l’Ukraine » qui retentissent régulièrement sur la place…

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La révolution ukrainienne c’est aussi cela et les témoins directs que j’ai rencontrés le confirment : dès le début des manifestations au Maïdan, Jésus-Christ était présent parmi les manifestants et sa présence s’est intensifiée à mesure que le temps passait. Je ne veux pas prétendre que Dieu Lui-même soutient les revendications des manifestants, mais simplement qu’il était présent par son Église et qu’un nombre grandissant de protestataires avaient les yeux tournés vers Jésus-Christ. « Travaille comme si tout dépendait de toi, prie le Seigneur comme si tout dépendait de Lui », dit un proverbe ukrainien rappelé depuis la scène du Maïdan par le cardinal Lubomyr Husar, archevêque émérite gréco-catholique de Kiev. Un curé d’une paroisse de Kiev explique au journaliste de l’hebdomadaire catholique polonais Gość Niedzielny : « Puisque nos fidèles y sont, nous avons le devoir de leur apporter un soutien spirituel ».

Lila et Andriy, deux de mes amis ukrainiens, catholiques romains, confirment. Ils ont passé quelques jours au Maïdan de l’Indépendance les 27 et 28 décembre et les 2 et 3 janvier. Pour eux, ces trois mois de protestations sont comme une immense récollection de l’ensemble de la nation ukrainienne. En effet, m’expliquent-ils, les manifestants de Kiev viennent de toute l’Ukraine. Nombreux sont aussi les russophones de l’est du pays,  de Donetsk, Kharkov, Lougansk, et aussi de Crimée, certains ne maîtrisant que très peu ou pas du tout la langue ukrainienne. Les russophones de Kiev sont eux aussi présents en masse. Et si l’Église orthodoxe affiliée au patriarcat de Moscou n’a pas soutenu les protestations, contrairement aux autres Églises d’Ukraine, ses fidèles, et même ses prêtres, sont venus en nombre. Depuis quelques jours, le frère de Lila y est. Il loge chez les pères franciscains. Pour lui comme pour les gens qu’il a rencontrés dans le train l’emmenant à Kiev, il s’agit d’un pèlerinage. Les Ukrainiens se rendent au Maïdan afin de prier pour leur pays, pour les héros morts assassinés depuis les toits par les francs-tireurs à la solde de Ianoukovytch (et peut-être aussi, ce que beaucoup pensent tout haut en Ukraine, de Moscou) et ceux abattus à bout portant ou battus à mort par les Berkouts. Aujourd’hui ils prient aussi pour la paix alors que les médias au service du Kremlin semblent depuis le début de la protestation déjà, comme pour la Géorgie en 2008, préparer la nation russe et le monde à une invasion de l’Ukraine en multipliant les émissions de propagande sur le caractère supposé fasciste, ultra-nationaliste et violent du soulèvement du peuple ukrainien. Des fascistes bien entendu soutenus par la CIA comme au bon vieux temps de la propagande soviétique. Plutôt que de s’occuper de ses propres ultra-nationalistes dont elle ne manque pas, à commencer par Jirinovski, vice-président de la Douma, et son parti politique, et en passant par ces mouvements nationaux-bolcheviques à la symbolique néo-nazie qui ont déjà assassiné tant d’étrangers trop basanés à leur goût, voilà la Sainte Russie de Vladimir Poutine qui va sauver le monde et l’Ukraine, et notamment les « Russes » d’Ukraine contre les ultra-nationalistes de Svoboda, un parti malgré tout très minoritaire au sein du nouveau gouvernement ukrainien.

Lila et Andriy n’ont pas vu ces fameux ultra-nationalistes lorsqu’ils étaient au Maïdan, mais il faut dire que les services ukrainiens n’avaient pas encore commencé leur campagne d’assassinats. Ils avaient seulement réprimé violemment, le 30 novembre, les étudiants présents sur la place. Pour beaucoup, cela s’était terminé à l’hôpital. Les seuls militants politiques rencontrés par Lila et Andriy étaient des partisans de Ioulia Tymochenko affairés à récolter des signatures pour sa libération. Les nationalistes étaient donc encore absents mais par contre il y avait déjà la tente tenant lieu de chapelle œcuménique montée là où les étudiants avait été passés à tabac par les Berkouts quelques semaines plus tôt. Une tente ornée d’une croix à l’extérieur et abritant des icônes à la mode orthodoxe. Une tente où les messes sont dites régulièrement par des prêtres des différentes Églises d’Ukraine, et où les fidèles viennent prier ensemble. Les prières sont aussi dites depuis la scène du Maïdan, toutes les heures, de jour comme de nuit. Ce qui a frappé mes amis, c’est aussi la solidarité et la bienveillance qui régnaient entre toutes ces personnes présentes. Dès leur arrivée sur la place, des hommes les ont abordés et leur ont demandé s’ils avaient où dormir et s’ils avaient faim. C’était le soir. Lila et Andriy se sont assis près d’un de ces feux de bois brûlant dans des bidons métalliques autour desquels les gens se réchauffent. On leur a servi un thé, du bortsch et des sandwiches. Le lendemain matin quand ils se sont à nouveau approchés d’un feu de bois,  des gens se sont levés pour leur céder leur place. Un homme était assis là, la soixantaine, à la mine triste et aux traits fatigués. Il leur a expliqué qu’il était de l’ouest, qu’il était là depuis le début. Lila lui a demandé s’il n’avait pas envie de rentrer chez lui. L’homme a répondu qu’il resterait tant que ce gouvernement n’aurait pas démissionné. Quelqu’un lui a proposé un thé. Il a refusé car c’était vendredi : alors qu’il faisait -10 ou -12°, cet Ukrainien ne buvait et ne mangeait rien le mercredi et le vendredi, il jeûnait pour son pays, l’Ukraine, considérant que ce qu’il endurait n’était rien par rapport à l’avenir de ses enfants et petits-enfants. Lila et Andriy ont rencontré d’autres personnes comme cet homme, qui jeûnaient pour leur patrie. Et partout sur la place, des gens priaient le Seigneur.

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Au début, en novembre, ils n’étaient pas très nombreux, mais avec le temps même les manifestants peu pratiquants se sont aperçus de la puissance de la prière, notamment quand ils ont vu des prêtres prier debout où à genou devant les rangées de Berkouts et qu’ils ont constaté que c’était efficace ! Sur la scène du Maïdan, une grande image de la Vierge de Fatima. Ailleurs sur la place, une autre image avec le Christ Miséricordieux et l’inscription « Jésus, j’ai confiance en Toi » et « Nous Te confions l’Ukraine. »
En Ukraine, 90 % des gens se considèrent comme croyants. Parmi eux, 40 % d’orthodoxes du patriarcat de Kiev, 30 % d’orthodoxes du patriarcat de Moscou, 15 % de gréco-catholiques, 3 % de membres de l’Église orthodoxe autocéphale ukrainienne, un peu plus de 2 % de protestants et un peu moins de  catholiques, ainsi qu’une proportion encore moindre de musulmans et de juifs. Mais au Maïdan tous les chrétiens prient ensemble et les juifs de Kiev étaient aussi très présents sur la place, ce qui contredit d’ailleurs la propagande russe sur les milices néo-nazies qui auraient pris le contrôle du mouvement. Il y a d’ailleurs eu un amalgame entre le « secteur droit », un rassemblement de mouvements nationalistes devenu très actif au Maïdan lorsqu’il a fallu affronter les forces de l’ordre, et le parti Svoboda. Les ultra-nationalistes de Svoboda ont été élus aux dernières élections législatives en poliçant leur message et leur image, mais pour Andriy et Lila, ils ont perdu ces derniers mois une bonne part de leur soutien dans la population car ils sont désormais perçus comme une force divisant les Ukrainiens et totalement étrangère au Maïdan. Quant au secteur droit, il a récusé toute participation aux actes violents menés par ce qu’Andriy et Lila considèrent comme des provocateurs du pouvoir ou, peut-être, des militants du parti Svoboda. Les élections anticipées de mai nous diront si mes amis ukrainiens ont raison.

J’ai aussi interrogé Iryna, une amie ukrainienne russophone originaire du centre du pays. Iryna aussi soutient le Maïdan. Pour elle, il s’agit d’une révolution contre un régime corrompu jusqu’à la moelle. Elle en a elle-même fait l’expérience. Sage-femme, elle aurait souhaité faire des études de médecine mais ses parents n’avaient pas l’argent nécessaire pour verser les pots-de-vin réclamés par les responsables de l’université. Sa fille étant gravement malade, elle a dû elle-même remettre discrètement des enveloppes aux personnels hospitaliers avant chaque soin. Selon Iryna, les russophones du centre et de l’est se sentent eux aussi ukrainiens et détestent Vladimir Poutine pour sa politique nationaliste et agressive vis-à-vis des voisins de la Russie. Son avis semble confirmé par le fait que, hormis la Crimée, les manifestations pro-Maïdan ressemblent nettement plus de monde que les manifestations pro-Russie dans les grandes villes de l’est.

Depuis la scène du Maïdan, Stanislav Szyrokoradiuk, évêque du diocèse de rite latin de Kiev-Jitomir a appelé chaque personne au cœur droit à venir au Maïdan, car on s’y bat pour la défense des valeurs fondamentales. Les Ukrainiens qui s’y rassemblent et y viennent désormais en pèlerinage n’ont pas d’exigences financières. Ils ne réclament pas de meilleurs salaires. Ce qu’ils demandent, c’est plus de justice et plus de liberté, et c’est l’identité de la nation ukrainienne, une identité chrétienne, que l’on voit se renforcer sous nos yeux. Le journaliste conservateur catholique polonais Jan Pospieszalski raconte que sur la scène du Maïdan, une jeune fille a cité ces mots prononcés par des journalistes français présents sur place : « L’Ukraine pense qu’elle a besoin de l’Union européenne, mais c’est faux ! C’est nous, cette Union vieillissante, lessivée de ses valeurs et de ses idées, qui avons besoin de l’Ukraine ! De cette Ukraine qui s’est révélée au Maïdan ».

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"La guerre en Ukraine doit encore commencer"

Le Vif

Source: Knack
vendredi 09 mai 2014 à 14h26

Le Belge Daniel Demoustier, caméraman pour ITV News, se trouve en Ukraine depuis quelques semaines. Il a interviewé la mère d’un garçon décédé dans l’incendie d’un immeuble et a vu l’armée tirer sur des citoyens désarmés. "Quel que soit le résultat du référendum, il fait peu de doute que la guerre doit encore commencer".

Un activiste prorusse jette des pierres vers les manifestants pro-Kiev à Odessa, en Ukraine de l'Est. © Reuters

Le "Donbas People’s Republic" fait le bras d’honneur au président russe Vladimir Poutine. Le groupement n’accepte pas sa proposition de reporter le référendum, qui porte sur le statut indépendant de l’Ukraine de l’Est. Cela signifie que rien ne change pour l’instant, et que la plupart des bâtiments d’état resteront occupés. Et c’est également la raison pour laquelle Kiev ne retirera probablement pas ses troupes d’une région touchée depuis des semaines par le chaos, la violence et surtout l’incertitude.

Minijupes et talon hauts à Donetsk

Il fait délicieux à Donetsk. Des pères jouent paisiblement avec leurs enfants dans les plaines de jeux d’aspect soviétique. Les femmes flânent en talons hauts et minijupes sur le Boulevard pendant que je savoure une Stella bien fraîche sur une terrasse. Tout est presque normal .

Sauf qu’on entend les discours de militants prorusses résonner dans les haut-parleurs. Depuis le 14 avril, ils occupent un bâtiment du gouvernement, d’où ils annoncent que le référendum planifié aura lieu malgré l’avis négatif de Poutine.

Personne ne sait ce qui se passera ensuite. À présent, il semble en effet que la Russie n’exerce aucune influence sur les événements en Ukraine de l’Est. En d’autres termes, la balle se trouve à nouveau dans le camp de Kiev.

Slaviansk et les dizaines de checkpoints

Plus tôt, je m’étais rendu à Slaviansk pour la énième fois. Des dizaines de checkpoints avec des hommes à l’air dangereux, masqués et armés qui rendent l’entreprise hasardeuse. La semaine passée, mes collègues de Sky news et CBS ont été extirpés de leurs voitures, on leur a bandé les yeux et ils ont été brutalement interrogés pendant des heures dans un bunker de la ville d’Horlivka. Tout a eu lieu très professionnellement. Détail amusant : l’homme russe chargé de la sécurité de Sky News a reconnu l’un des membres de la milice : ils avaient servi dans la même division de l’armée russe. Say no more...


Le soir, on s’est demandé en riant comment éviter ce genre de situations. Il n’y a pas moyen, car il n’y a pas d’autre option. Pour se rendre sur les lieux du conflit, le seul moyen est d’aller en voiture et d’espérer passer les checkpoints sans encombre.

Beaucoup de choses ont changé cette dernière semaine. Lorsque le gouvernement de Kiev a décidé d’envoyer des hélicoptères et des tanks dans le cadre de leur action antiterroriste, l’ambiance s’est dégradée et souvent nous avons dû faire des détours de centaines de kilomètres pour arriver sur place. Comme à Slaviansk, le centre de l’opposition anti-Kiev.

La guerre des médias et de la propagande

La ville est maintenant cernée par l’armée ukrainienne. Les derniers jours il y a régulièrement de lourds combats qui ont fait plusieurs morts. J’ai filmé un enterrement de quatre rebelles durant lequel les cercueils ont été emportés sous les applaudissements de centaines de personnes. Les gens criaient "Spasiba" (merci) et "Référendum maintenant". Les émotions sont à leur comble et des femmes me supplient de "raconter la vérité".


Ce n’est pas une guerre conventionnelle, c’est une pure guerre des médias et de la propagande. Ici, les gens ne regardent que la télévision russe et sont profondément convaincus que les "fascistes" de Kiev vont envahir l’Ukraine de l’Est. Cependant, les médias ukrainiens aussi ne parlent que de "terroristes" armés, alors que la plupart des gens sont seulement très inquiets de leur avenir. Julia, une mère célibataire, m’a raconté qu’elle travaille dans une usine qui exporte uniquement vers la Russie et qu’elle a terriblement peur de perdre son emploi si cette situation prend fin.

Kiev n’a plus d’autorité ici

On sent clairement une différence culturelle marquée entre l’est et l’ouest du pays. À l’est, la plupart des gens ne parlent que le russe et n’ont aucun lien avec l’ouest.

Il y a deux semaines, Donetsk a vu défiler une centaine de courageux manifestants pro-ukrainiens équipés de drapeaux bleus et jaunes. Ils ont été brutalement tabassés par de jeunes hommes masqués. La police, pourtant massivement présente, n’a strictement rien fait pour mettre fin à la violence. Mon fixeur, qui se trouvait juste derrière moi, s’est retrouvé à l’hôpital après avoir été touché par des pierres.

Ces faits prouvent que Kiev n’a aucune autorité à l’est. La police, l’état et les habitants ne désirent qu’une seule chose : l’indépendance. Avec la Russie ou à la rigueur, seuls.

Mort atroce à Odessa

Le 2 mai a eu lieu un drame que personne n’avait prévu. La magnifique et très pro-ukrainienne Odessa a été surprise par de violentes rixes entre les manifestants pro et anti-Kiev. Comme tous les médias occidentaux se trouvent à Donetsk, personne n’est arrivé à temps pour y faire un rapport indépendant. Mais les images parlaient d’elles-mêmes. Les manifestants prorusses ont été refoulés vers un grand immeuble mitraillé de cocktails Molotov avant de prendre feu. Plus de 30 personnes y ont trouvé une mort atroce. Toute la ville était sous le choc.

Le lendemain, j’ai pu filmer dans le bâtiment. On retirait encore les corps brûlés et j’ai été accablé par l’horreur qui a dû y avoir lieu. Les murs noircis par le feu conservent les histoires terribles de jeunes aveuglés par la fumée qui n’ont pas trouvé d’issue et sont morts atrocement. Nous avons interviewé Tatiana, la mère d’un garçon de 17 ans qui a sauté par la fenêtre et n’a pas survécu. En pleurant, elle nous a raconté qu’il s’agissait d’un garçon ordinaire, qui ne voulait de mal à personne.

Entre-temps, des jours mouvementés nous attendent. À Marioupol, nous avons vu l’armée tirer sur des citoyens désarmés. Maintenant, il faut attendre le résultat du référendum.

Je ne pense pas que cela fasse beaucoup de doute. La guerre doit encore commencer.

Daniel Demoustier

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« Agression homophobe » : encore raté !

 agression

Le 8 mai 2014
Stupeur : les dangereux catholiques intégristes et homophobes de la Manif pour tous qui, bien entendu, avaient fait le coup, s’appellent Abdelmalik et Taieb.
         

L’affaire avait fait grand bruit, elle est « résolue ». Les agresseurs de Wilfred et Olivier, homosexuels attaqués il y a un an à Paris, ont été condamnés mardi à 18 et 24 mois de prison ferme.

Stupeur : les dangereux catholiques intégristes et homophobes de la Manif pour tous qui, bien entendu, avaient fait le coup, s’appellent Abdelmalik et Taieb.

Encore raté.

Un an et demi de mobilisation, aucun incident majeur… Rageant, pour cette gauche morale qui guettait le faux pas à instrumentaliser pour rallier à la cause LGBT la ménagère outrée de cette violence derrière son écran de télévision.

Et pourtant, elle a essayé. Deux faits divers rendus spectaculaires auront été attribués au « climat instauré par l’extrême droite et la Manif pour tous » : l’agression dans les locaux de Libération, puis celle de ce couple homosexuel.

Résultat ? Abdelhakim Dekhar d’abord, puis Abdelmalik et Taieb. Aucune trace d’extrême droite catholique intégriste, à moins qu’elle n’ait vraiment changé… C’est incroyable, comme la réalité peut s’acharner contre la gauche.

Ils ont fait peser l’accusation de cette agression sur la LMPT pendant un an, mais personne n’aurait l’idée de s’excuser… On laisse planer le doute, au cas où. On a eu droit à la présence des deux homos à chaque happening LGBT, meeting d’Anne Hidalgo, soirée de Jean-Luc Romero pour dénoncer l’homophobie… Ils tiennent un bon fait divers, enfin, ils ne vont pas le lâcher ; y a encore PMA et GPA qui attendent…

Mais pas un mot sur les deux agresseurs. La même histoire que pour Libération : la République en danger avait soudainement retrouvé ses esprits quand elle avait appris que l’abominable nervi d’extrême droite s’appelait Abdelhakim, et que son cœur penchait plutôt à l’extrême gauche.

L’avocat de ces deux voyous déclarait à la sortie du tribunal : « Je crois que le clivage du mariage pour tous leur a complètement échappé, ils sont dans une mauvaise soirée, éméchés, dans une violence gratuite ; ces deux jeunes homos sont tombés au mauvais moment, je ne sais pas qui ils auraient agressé ce soir-là, mais je pense qu’il y aurait eu agression. »

La voilà, la vraie information ! On veut bien croire Wilfred de Bruijn quand il parle de « l’horreur qu’il a vécue » : c’est celle que subissent — soutien médiatique, politique et judiciaire en moins — des centaines de Français chaque jour. Il a été agressé, rien d’exceptionnel malheureusement.

Intéressant, d’ailleurs, de noter que, soudainement, « l’enfance difficile » du pauvre petit Malik, 19 ans, multirécidiviste, qui a grandi « entre un père algérien éboueur à Paris et des grands-parents qui le récupèrent à la mort de sa mère », semble nettement moins émouvoir toute la caste bien-pensante qui en aurait pleuré en d’autres temps.

Pas un mot, non plus, sur son compagnon d’agression, Taieb, 20 ans, condamné à sept reprises pour vol et violences… Subitement, vous remarquerez, la prison devient la solution.

Beaucoup de bruit sans l’essentiel : une agression ordinaire.

Mais même la réalité dans la figure – et c’est peu de le dire –, Wilfred continue à faire semblant de ne pas la voir et dénonce des opposants aux revendications LGBT légitimes et irréprochables.

S’il était honnête, il reconnaîtrait que, dans son malheur, il a quand même eu de la « chance »… Il y a quelques jours, une jeune fille était sauvagement violée par quatre garçons turcs et marocains, simplement parce qu’elle était française. Pour elle, comme pour les milliers de victimes quotidiennes de ces « bandes de jeunes », pas un mot…

Charlotte d'Ornellas

BOULEVARD VOLTAIRE

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Le virus Ebola aurait atteint l'Europe par l'Italie

 

Le Virus Ebola aurait atteint l'Europe par l'Italie - Une immigration aux conséquences sanitaires dangereuses

 


Une immigration aux conséquences sanitaires dangereuses



Michel Lhomme
le 08/05/2014
Décidément en plus de Yellowstone, des quatre lunes, d'une menace thermonucléaire en Ukraine et sans parler de Valls à Matignon, il y a une certaine dose d'Armageddon et d'Apocalypse depuis quelque temps dans les dépêches. Dans le style, on reparle beaucoup, en ce moment, d'Ebola ou du Camp des Saints. Que se passe-t-il exactement ?

 
Bien que les responsables de l’Organisation mondiale de la santé travaillent pour stopper la diffusion du virus Ebola qui touche maintenant sept pays africains, le virus, l'un des plus violents qui soient, semblent bien poursuivre sa progression. En Guinée, les fonctionnaires du département de la Santé ont rapporté que l’épidémie était sous contrôle. L’épidémie du virus Ebola aurait déjoué, ces dernières semaines en Afrique de l'Ouest tous les efforts de confinement. D’après les groupes de secours chrétiens travaillant en Guinée et au Libéria, le nombre d’infections a grimpé de 15 % la semaine dernière.
 
En fait, bien qu’elle soit proche de la souche du Zaïre, la souche d’Ebola dont on parle actuellement est, d’après l’Organisation mondiale de la santé, nouvelle et différente. Cela explique les faux résultats négatifs des tests et ce sont ces faux résultats négatifs qui expliquent qu'en Afrique des personnes infectées par le virus sont rentrées chez elles pour se remettre de ce qu’elles pensaient être la grippe, ce qui a eu pour conséquence immédiate de propager davantage cette nouvelle souche du virus. Le résultat aurait été, en particulier en Guinée, une perte complète de cloisonnement de cette épidémie du virus.

On a parlé de quarante travailleurs clandestins venus de la zone d’épidémie qui auraient débarqué à Pise, en Italie et y seraient déjà isolés du fait de fièvres et de conjonctivites ensanglantées autour des yeux, indiquant des signes d’infection possible au virus Ebola, ce qu'a nié énergiquement la direction du centre de santé de Pise. Avec une arrivée probable à Pise du virus, le continent européen serait, en effet, immédiatement en danger. En fait, que le virus Ebola rentre en Europe par l'Italie n'aurait rien d'étonnant. Ce samedi 26 avril, à Lampedusa, 850 clandestins sont arrivés après avoir été secourus dans le Canal de Sicile. De fait, l'Italie a voté la semaine dernière une loi obligeant de secourir tous les bateaux d'illégaux pour éviter les naufrages mortels. C'est selon nous un véritable suicide collectif pour l'Europe, prôné bien évidemment au nom de l'humanitarisme stupide, le pape François en tête. Les médias continuent de parler d'immigration sauvage mais il s'agit maintenant d'un d'exode massif d’Africains, d'un déplacement gigantesque de population en déshérence fuyant un continent ravagé par les guerres ethniques et l'extrémisme religieux. Une première sonnette d’alarme aurait officiellement été tirée à Lampedusa, par le Ministère de la Santé italien. 

D’après un rapport administratif, c'est le 16 avril qu'aurait été enregistrée la date à laquelle l’île sicilienne fut touchée par l’épidémie. S’il prenait quartier en Italie, le virus Ebola extrêmement contagieux (une simple poignée de main suffit à la transmission) passerait en France et sur tout le continent très rapidement. En cas d'épidémie confirmée en Europe, le transport aérien transatlantique serait forcément très vite concerné et la panique pourrait  être sans précédent. Le virus Ebola est incurable (85 % de taux de mortalité), et est quasiment mortel au bout de quelques jours.
 
En Italie, ces derniers jours, l’inquiétude grandit face aux conséquences sanitaires du déferlement actuel des clandestins. Après Chieti dans les Abruzzes, c’est au tour de Modica, dans la province de Raguse en Sicile, de manifester sa peur. La ville est voisine du port de Pozzallo, où les clandestins arrivent actuellement à jet continu.  Même la Repubblica a reconnu que « Pozzallo explose ». Il semblerait que les autocars, loués par l’administration à des compagnies privées, soient employés indifféremment pour le transfert des clandestins en centre d’accueil le soir et pour les sorties scolaires. Sans vouloir dramatiser il va de soi que la situation sanitaire des clandestins est aléatoire. On diagnostique régulièrement chez les immigrés la tuberculose, la gale, voire le sida. Certains parents italiens, en signe de protestation, ont décidé ces derniers jours de ne pas envoyer leurs enfants à une sortie scolaire tant que les transports en commun ne seraient pas vérifiés. 

Ainsi, les Italiens anesthésiés et cadenassés par l'idéologie mondialiste du pape et la décision européenne du mois dernier de secourir systématiquement toutes les embarcations de clandestins commencent à sortir de leur réserve. Dans toute l'Afrique, l'appel d'air a été entendu et les réseaux de passeurs font actuellement la richesse de toutes les tribus du nord de la Lybie ou des pêcheurs maghrébins. 
 
METAMAG

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Les oies sauvages

 

Version Légion étrangère

I

Les oies sauvages vont vers le Nord
Leurs cris dans la nuit montent.
Gare au voyage car la mort
Nous guette par le monde. (bis)

II

Au bout de la nuit qui descend
Voyagent, grises escadres.
L’orage gronde et l’on entend
La rumeur des batailles. (bis)

III

En avant vole grise armée
Et cingle aux mers lointaines.
Tu reviendras, mais nous qui sait
Où le destin nous mène. (bis)

IV

Wildgänse rauschen durch die Nacht
Mit schrillem Schrei nach Norden.
Unstete Fahrt, habt acht, habt acht!
Die Welt ist voller Morden. (bis)

V

Pour la victoire de la Légion,
Avançons dans la guerre.
Murmurez-nous, si nous tombons
La dernière prière. (bis)
(Wikipédia)

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Un légionnaire français de 25 ans tué au nord du Mali

La mort de ce sous-officier du 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi porte à huit le nombre de pertes françaises au Mali depuis le début des opérations.

Depuis le début de l'opération Serval, il est le huitième soldat français à perdre la vie au Mali. Le sous-officier français du 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi, Marcel Kalafut, a été tué en opération dans la nuit de mercredi à jeudi dans le nord du pays, a annoncé l'Élysée dans un communiqué jeudi matin. Le chef de l'Etat a précisé sur France 2 que deux autres militaires avaient été blessés. Les nouvelles sont «rassurantes» les concernant, selon Hollande.

Le président de la République a toutefois exprimé sa «profonde tristesse», saluant le «sacrifice de ce légionnaire français». Il a exprimé sa «totale confiance» aux forces françaises engagées dans la lutte «contre les groupes armés terroristes». La mort de ce sous-officier du 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi porte à huit le nombre de pertes françaises au Mali depuis le début des opérations.

 

Le militaire âgé de 25 ans a été tué par un «engin explosif improvisé» placé par un groupe djihadiste dans le massif du Tigharghar, au Nord-Est du Mali, a précisé le ministre français ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. «L'explosion, due à une mine ou à un engin explosif improvisé, n'a pas été suivie de combats au sol, on n'est pas dans le schéma d'une embuscade», a expliqué un porte-parole du chef d'état-major des Armées.

«Il est mort pour la liberté du Mali, la sécurité du Mali, mais aussi pour la liberté, la sécurité de l'Europe et de la France», a-t-il dit sur BFMTV et RMC. «Nous sommes en train de nous réorganiser pour avoir une conception régionale du contre-terrorisme», a expliqué le ministre, précisant que 1000 soldats français allaient être concentrés près de Gao et 3000 autres sur la «bande sahélo-saharienne».

 

Selon le ministre, «il restait au Nord la volonté d'un certain nombre de groupes de jihadistes de se reconstituer, ils sont beaucoup moins nombreux mais ils n'ont rien à perdre, ils laissent leur vie et donc il faut lutter de manière extrêmement précise contre toute forme de regroupement, de recrudescence des groupes jihadistes dans cette partie du Mali, bien au Nord et dans l'Adrar des Ifoghas». La France est intervenue militairement en janvier 2013 aux côtés des forces maliennes pour déloger les combattants islamistes qui contrôlaient alors les deux tiers du pays et menaçaient la capitale Bamako.

LE FIGARO  08 05 14

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08/05/2014

Paris: frappé de six coups de couteau alors qu'il porte secours à une passante

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Porte d'Ivry

Son civisme aurait pu lui coûter cher. Ce jeudi après-midi, un chauffeur de poids-lourds a été frappé de six coups de couteau, alors qu’il tentait de venir en aide à une jeune femme molestée par deux individus. La scène s’est passée vers 16 heures porte d’Ivry à .

Apercevant la victime en mauvaise posture, le chauffeur décide de s’arrêter pour tenter de faire fuir les deux agresseurs.

 

C’est alors que l’un des deux sort une arme blanche et s’en prend au bon samaritain. Les deux hommes prennent immédiatement la fuite.

De son côté, le chauffeur réussit à remonter dans son camion, pour tenter de se rendre à l’hôpital le plus proche. Désorienté et blessé, il se résout finalement à demander de l'aide à un passant. Le passant qui se trouve être un qui n'est pas en service. Ce dernier prévient immédiatement les secours et les services de police.

Le chauffeur courageux a été hospitalisé. Ses jours ne sont pas en danger.

LeParisien.fr  08 05 14

 

 

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Ukraine: Poutine change de ton mais ne renonce pas

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Le Vif

Source: Belga
jeudi 08 mai 2014 à 18h27

Vladimir Poutine a changé de ton sur l'Ukraine en demandant le report du référendum séparatiste pro-russe, mais ce geste ne signifie en rien qu'il renonce à ses objectifs, relevaient jeudi la presse et les analystes à Moscou.

© Reuters

Dans des déclarations inattendues, le président russe a demandé mercredi aux séparatistes de l'est de l'Ukraine de reporter le référendum prévu dimanche, afin de favoriser un dialogue inter-ukrainien, et il a ouvert la porte à la reconnaissance par Moscou d'une élection présidentielle anticipée prévue le 25 mai. En même temps, il a appelé les autorités de Kiev "à arrêter immédiatement toutes leurs opérations militaires et punitives". La position de M. Poutine a été qualifiée de "moquerie" par Kiev. Et les Européens, s'ils en ont salué l'orientation, ont demandé des actes. Presse et analystes, à Moscou comme en Occident, hésitaient eux aussi sur la portée à accorder à la déclaration du chef de l'Etat russe.

A fortiori après que les séparatistes ukrainiens ont indiqué maintenir leur référendum, faisant fi de la demande de Moscou. Le Kremlin en a pris acte, sans autre réaction dans l'immédiat. "Le fait que les séparatistes ne veuillent pas reporter le référendum est utile, cela montre que ce ne sont pas des marionnettes. Il est possible que le Kremlin ait prévu précisément une telle réaction", a estimé Nikolaï Petrov, de la Haute école d'économie à Moscou. Cet expert n'exclut pas qu'une ébauche de compromis ait été conclue avec les Occidentaux sur une forme de partage des zones d'influence respective entre l'Est et l'Ouest de l'Ukraine, au moyen d'une structure de type fédérale. Mais il constate que dans l'immédiat l'annonce du Kremlin permet à Vladimir Poutine de "se montrer pratiquement en homme de paix".

Russes et Occidentaux vont d'ailleurs se voir le 6 juin aux célébrations du Débarquement allié en Normandie, où la venue de M. Poutine a été confirmée jeudi. Gerhard Mangott, spécialiste de la Russie à l'Université d'Innsbruck, s'interroge cependant également sur la portée du changement de ton de M. Poutine. "Soit il n'a qu'une influence limitée sur les séparatistes, soit il n'a fait que le show", a-t-il déclaré."C'est une manoeuvre tactique. La Russie s'est finalement rendu compte qu'elle n'avait pas assez de soutien dans l'est de l'Ukraine", estime de son côté Joerg Froebig, du German Marshall Fund à Berlin. Pour Alexeï Makarkine, du Centre des technologies politiques à Moscou, les risques pour la Russie étaient trop grands à cautionner un référendum auquel une grande partie de la population de l'Est ukrainien aurait pu ne pas participer. Selon cet expert, la position affichée par le Kremlin témoigne que des négociations de compromis sont bien à l'oeuvre en coulisse avec les Occidentaux, et que la Russie n'a pas l'intention d'obtenir le rattachement à son territoire des régions de l'Est et du Sud de l'Ukraine. "Ce serait un conflit supplémentaire avec la communauté internationale et une lourde contrainte" du fait des sanctions, estime-t-il. Maria Lipman, de l'antenne moscovite du Centre Carnegie, estime elle aussi que la Russie "essaie d'éviter des sanctions sérieuses, de gagner du temps, en se servant du fait que l'Europe elle-même n'a pas très envie de les mettre en oeuvre".

Kommersant, le quotidien russe des affaires, en faisait le constat dans son édition de jeudi: "Les propos de Vladimir Poutine privent les partisans d'une ligne dure contre Moscou du prétexte formel au lancement d'un troisième train de sanctions, économiques". Quant au quotidien populaire Moskovski Komsomolets, il titrait: "La Troisième guerre mondiale attendra". Pour autant, souligne Mme Lipman, il est impossible de prédire ce qui va se produire maintenant. "Poutine maintient tout le monde dans la tension et l'incertitude", a-t-elle dit. M. Poutine a assuré mercredi que la Russie avait retiré ses troupes de la frontière ukrainienne, mais comme le soulignait jeudi le quotidien en ligne gazeta.ru, il ne faudrait que "quelques heures" pour les y faire revenir. A la veille d'un grand défilé militaire pour les célébrations de la victoire sur les nazis, M. Poutine a supervisé jeudi depuis Moscou de vastes exercices militaires comprenant plusieurs tirs de missiles intercontinentaux.

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Poutine promulgue une loi anti-révisionniste

7 mai 2014

Ceux qui connaissent un peu la situation intérieure russe ne seront pas surpris.

Le président russe Vladimir Poutine a promulgué lundi une loi pénalisant de cinq ans de prison et de 500 000 roubles (14000 dollars), la contestation de la version officielle de la « Shoah », rejoignant le club des pays (comme la France) qui interdisent la recherche et le débat historique sur ce sujet sensible et controversé.

La loi, votée le mois dernier par le Parlement russe, vise globalement à « sanctionner la réhabilitation du nazisme, la négation des faits énoncés dans le jugement du Tribunal militaire international de Nuremberg et la propagation d’informations notoirement fausses sur les activités de l’URSS lors de la Seconde guerre mondiale. »

Contre-info.com

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Frères musulmans / UOIF : Christine Boutin interpellée par Joachim Véliocas

 

 

 

08/05/2014 – PARIS (NOVOpress via) - Le 27 avril 2014, Solidarité Copte organisait une conférence sur les persécutions des Chrétiens d’Orient. Christine Boutin est interpellée par Joachim Véliocas directeur de l’Observatoire de l’islamisation, sur l’attitude de son parti le PCD longtemps associé à l’UMP, sur sa présence au congrès de l’UOIF (Frères Musulmans), son refus d’interdire le voile dans les écoles publiques et sa proposition de prêter des salles paroissiales aux musulmans pour solutionner les prières de rue (sic)…Pour C.Boutin il n’y a pas de problème spécifique musulman, car “il y a des catholiques fondamentalistes comme il existe des fondamentalistes musulmans”… un relativisme qui ne convainc plus guère. Rappel : Interrogée par Robert Ménard sur les prières de rue, elle propose que les catholiques prêtent des salles paroissiales aux musulmans.

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Première divergence entre Poutine et les pro-russes de l'Est de l'Ukraine

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Le Vif

Source: Belga
jeudi 08 mai 2014 à 14h54

Le Kremlin a indiqué jeudi "analyser" la situation après l'annonce par les séparatistes pro-russes de l'Est de l'Ukraine qu'ils maintenaient le référendum dont Vladimir Poutine avait demandé le report.

 

"Il y a de nouveaux développements. Il faut analyser", a déclaré le porte-parole du président russe Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, cité par l'agence publique Ria Novosti.

Plus tôt dans la journée, des représentants des séparatistes ukrainiens avaient déclaré qu'ils maintenaient la consultation annoncée pour dimanche sur une "déclaration d'indépendance" de la "république" autoproclamée de Donetsk, dans l'Est du pays.
M. Poutine avait demandé mercredi aux séparatistes ukrainiens de reporter ce référendum, dans un geste d'apaisement à l'issue d'entretiens au Kremlin avec le président en exercice de l'OSCE, le Suisse Didier Burkhalter.

M. Peskov a par ailleurs indiqué que le Kremlin avait reçu la "feuille de route" de règlement de la crise ukrainienne évoquée avec M. Burkhalter mercredi."Il faut maintenant du temps pour l'étudier dans le détail", a déclaré M. Peskov, cité par Ria Novosti.
M. Burkhalter, qui est aussi président de la Confédération helvétique et chef de la diplomatie suisse, a proposé mercredi une démarche en quatre points: "Cessez-le-feu, désarmement, dialogue, élection" pour faire baisser la tension en Ukraine.

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Vladimir Poutine pour le report du référendum de l’Est ukrainien

 

Le 7 mai 2014

par Matt Robinson et Darya Korsunskaya

DONETSK Ukraine/MOSCOU (Reuters) – Vladimir Poutine a demandé mercredi aux séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine de repousser le référendum d’autodétermination qu’ils entendent organiser dimanche prochain, une prise de position susceptible d’éloigner un temps au moins les risques de démantèlement du pays.

« Nous appelons les représentants de l’Ukraine du sud-est, les partisans d’une fédéralisation de ce pays, à différer le référendum prévu pour le 11 mai », a dit le président russe.

Poutine, qui a aussi annoncé le retrait des forces russes massées le long de la frontière ukrainienne, a également baissé le volume des critiques de Moscou sur l’élection présidentielle anticipée programmée pour le 25 mai en Ukraine.

Alors que le Kremlin s’interrogeait sur la légitimité d’un scrutin qualifié d’ »absurde » il y a quatre jours encore par son propre porte-parole, il a jugé mercredi que l’élection pourrait se tenir à condition que les violences cessent totalement.

L’appel au report du référendum d’autodétermination, que Poutine inscrit dans un cadre plus global visant à réunir les conditions nécessaires à un dialogue entre les nouvelles autorités ukrainiennes et les séparatistes, n’a pas été rejeté par ces derniers.

« Nous discuterons de cela demain au sein de l’assemblée populaire », a réagi Denis Pouchiline, chef de la « République populaire de Donetsk » proclamée en avril, avant d’ajouter que les séparatistes ont « le plus grand respect pour le président Poutine ».

« S’il juge cela nécessaire, nous en discuterons évidemment », a-t-il dit.

L’Otan a indiqué en revanche n’avoir observé aucun retrait des forces russes déployées à la frontière de l’Ukraine. « Nous n’avons aucun signe relatif à un changement de position des forces militaires le long de la frontière ukrainienne », a déclaré à Reuters un haut responsable militaire de l’Alliance atlantique.

APAISEMENT

Jamais depuis le début de la crise dans l’est de l’Ukraine, début avril, et l’émergence de ce projet de référendum sur le modèle de la Crimée, Vladimir Poutine n’avait laissé entendre qu’il n’appuierait pas le calendrier choisi par les séparatistes.

Le président russe s’exprimait à l’issue de discussions à Moscou avec le président en exercice de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le Suisse Didier Burkhalter, qui a annoncé qu’une « feuille de route » serait rapidement dévoilée pour désamorcer les tensions en Ukraine.

A la Bourse de Moscou, le cours des actions a bondi à la suite des déclarations de Vladimir Poutine, l’indice MICEX progressant de 3% à la clôture. Les investisseurs estiment que le risque de nouvelles sanctions économiques contre la Russie s’est réduit.

Quelques heures à peine avant les déclarations du président russe, l’Union européenne avait réitéré la menace de sanctions si Moscou continuait de déstabiliser l’Ukraine.

A Washington, l’administration Obama a indiqué pour sa part qu’elle travaillait à l’élaboration de nouvelles sanctions applicables notamment en cas de troubles perturbant le déroulement de l’élection présidentielle du 25 mai.

Le gouvernement ukrainien et ses alliés occidentaux refusent la tenue dans le Donbass d’un référendum « factice et artificiel » – selon les termes du secrétaire d’Etat américain John Kerry. Ils redoutent que ce territoire formé par les régions administratives de Donetsk et Louhansk ne bascule comme la Crimée dans le giron de la Russie.

La perte serait d’une tout autre ampleur que celle de la presqu’île de la mer Noire: ce territoire où vivent 6,5 millions de personnes concentre le tiers de la production industrielle ukrainienne.

Dans l’immédiat, les forces régulières gouvernementales ont poursuivi leur « opération antiterroriste » dans l’Est selon une tactique visant à minimiser le risque de choc frontal et sanglant avec les séparatistes armés.

Des militaires ont ainsi brièvement repris dans la nuit de mercredi jeudi le contrôle de l’Hôtel de ville de Marioupol, sur les bords de la mer d’Azov, à une centaine de kilomètres au sud de Donetsk, mais ont rapidement abandonné les lieux.

D’après des témoins, les militaires sont repartis après avoir détruit des meubles et des fournitures de bureau. Jeudi matin, une forte odeur de gaz lacrymogènes flottait dans les bureaux pratiquement vides du bâtiment tandis que des séparatistes reconstruisaient des barricades tout autour.

(avec Adrian Croft à Bruxelles; Bertrand Boucey et Henri-Pierre André pour le service français)

BOULEVARD VOLTAIRE 07 04 14

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Une école américaine a voulu mettre en question la Shoah

 

« L’Holocauste a-t-il existé ou a-t-il été un instrument de propagande favorable à certains régimes politiques ? ». Tel est l’intitulé d’un exercice au programme d’un réseau scolaire californien.

La Rialto Unified School District, un réseau scolaire de la Californie du sud, suscite de nombreuses interrogations après les révélations dimanche par un journal local, d’un travail de recherches soumis aux 26 000 élèves de 8e grade (l’équivalent de notre troisième secondaire) du Comté de San Bernardino. L’exercice consistait à réunir suffisamment de matière et de documentation prouvant l’existence ou l’invention de l’Holocauste à des fins politiques.

L’objectif était de stimuler le sens critique des élèves face à un événement présenté comme vrai. « La véracité des événements tragiques de l’Histoire est souvent débattue », relatait en préambule l’énoncé de l’exercice. « Certaines personnes affirment que l’Holocauste n’a jamais existé et n’était qu’un outil de propagande utilisé à des fins politiques et monétaires. Sur base de vos recherches sur cette question, vous devrez écrire un texte motivé, démontrant l’existence de la Shoah ou sa création à des fins politiques. »

Suite à la publication dans la presse locale de ce questionnaire, des associations juives ont porté plainte contre les responsables du réseau scolaire, sommés de s’expliquer et de faire face à de nombreuses menaces de mort. « C’était une erreur », a reconnu Syeda Jafri, la porte-parole des collèges du Comté de San Bernardino, également visée par les menaces et obligée de renforcer la sécurité aux abords des établissements scolaires du district.

Lundi, la direction de la Rialto Unified School District faisait marche arrière et assurait que toutes les références négationnistes ou révisionnistes aux camps de concentration durant la Seconde Guerre mondiale seront supprimées du programme scolaire.

E&R

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