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  • Rue de la Banque, c'était la fête!

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    Rue de la Banque en fête avec les "people" le 14 décembre 2007

    Un accord a été signé vendredi pour mettre fin au campement de familles immigrées mal logées rue de la Banque à Paris, mais le gouvernement a mis en garde contre toute nouvelle action de ce type, au moment où les Enfants de Don Quichotte menacent de rééditer leur opération de l'an dernier.

    Une fête, sur fond de musiques africaines, se déroulait sur place après "72 jours" de campement, selon le porte-parole de Droit au logement (Dal) Jean-Baptiste Eyraud.

    L'accord a été signé avec trois associations, dont le Dal. Il était en discussion depuis la remise à l'Elysée d'une liste de familles ayant participé au campement, installé le 2 octobre, après une rencontre le 23 novembre entre le président Nicolas Sarközy, Jean-Baptiste Eyraud et l'actrice Carole Bouquet.

    Il prévoit "le relogement de 374 ménages sous la responsabilité de l'Etat dans un délai maximum d'un an", a précisé le porte-parole du Dal en présence des comédiennes Josiane Balasko et Emmanuelle Béart, de Mgr Jacques Gaillot et de Patrick Pelloux, président de l'association des médecins urgentistes de France (Amuf).

    "Ces familles représentent environ 1.500 personnes et 900 enfants", a-t-il indiqué.

    La situation de chaque ménage sera traitée "dans le respect des critères objectifs définis par la loi sur le Droit au logement opposable (Dalo). 143 dossiers actuellement réputés complets étant traités en priorité et les premières propositions pouvant être apportées dès les prochains jours", selon le ministère du Logement.

    L'Etat mobilisera le contingent préfectoral, mais aura également recours temporairement à des logements vacants et au parc locatif privé dans le cadre de système de sous-locations via des associations agréées, des solutions qui pourraient s'appliquer à d'autres familles en situation équivalente, selon le Dal.

    "Toutefois, l'Etat ne renouvellera en aucun cas un accord de ce type si de nouveaux campements urbains étaient organisés par les associations signataires ou d'autres associations, dans la mesure où à compter du 1er janvier les procédures de traitement des demandes de logement et d'hébergement prévues par la loi Dalo seront en vigueur", a prévenu le ministère.

    La ministre Christine Boutin a demandé sur RTL aux SDF de "surtout ne pas aller sous des tentes si par hasard il y a des campements". *

    Le ministère a assuré que l'Etat avait "tenu ses promesses" et accusé Augustin Legrand, "afin peut-être de justifier à l'avance une nouvelle opération médiatique", de "confondre hébergement et logement". (Quand il fait froid, la distinction semble de bien  peu d'importance!)

    * Les campements sauvages rue de la Banque semblent pourtant avoir bien réussi aux familles africaines immigrées... Y aurait-il donc une discrimination entre les SDF?

  • Salauds de pauvres (Blancs)!

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    Quelques heures après avoir été installé, près de Notre-Dame de Paris, le nouveau campement des Enfants de Don Quichotte a été évacué par les forces de l'ordre, samedi 15 novembre. Les gendarmes mobiles, qui sont intervenus sans casques ni boucliers, ont démonté l'ensemble des tentes, qu'ils ont chiffré à plusieurs dizaines. Augustin Legrand, porte-parole de l'association, avait auparavant déclaré que 250 tentes avaient été montées, soit presque autant qu'au plus fort du campement installé l'an dernier, à la même période, le long du Canal Saint Martin.

    L'intervention des forces de l'ordre ne s'est pas déroulée sans heurts. Dans une bousculade, un militant de l'association est tombé dans la Seine avant d'être rapidement secouru par un policier de la brigade fluviale, dont deux canots pneumatiques et une barge avaient été mobilisés. Il a été remonté sur le quai puis interpellé. Jean-Baptiste Legrand, frères d'Augustin, a également été interpellé.

    Les militants de l'association se sont ensuite rassemblés sur le parvis de la cathédrale pour appeler les Parisiens à venir "exprimer leur solidarité" avec les sans abri. La présence de deux tentes sur le parvis a provoqué une nouvelle intervention des autorités, plus rude que la précédente, selon un journaliste de l'AFP.

     
    Le gouvernement avait averti, vendredi, qu'il ne tolèrerait aucun nouveau campement. La ministre du logement, Christine Boutin, avait prévenu qu'elle "n'acceptera pas d'avoir des tentes, donc elles seront évacuées par les forces de police". Tout en soulignant que "le campement des Don Quichotte a eu le mérite [en 2006] de sensibiliser les politiques, l'opinion, (...) sur la gravité de la situation", Mme Boutin avait estimé qu'"à la fin de ce campement les personnes se sont retrouvées dans des conditions sanitaires et psychologiques beaucoup plus graves que quand elles étaient entrées sous la tente". Elle a exhorté "les personnes qui seraient sollicitées pour aller sous la tente de ne pas y aller"

    Pour Augustin Legrand "les promesses non tenues" du gouvernement, qui font que "cette année encore, plusieurs milliers de personnes dorment sur les trottoirs", justifient cette nouvelle action. Il rappelait, jeudi, que "sur les 27 000 places [d'hébergement durable] promises", "14 000 seulement sont disponibles".

    Le Secours Catholique, qui avait apporté son soutien à cette nouvelle opération dans un communiqué, s'est dit "atterré" par les déclarations de Mme Boutin, selon lesquelles "les objectifs en termes d'hébergement (des sans abri) étaient atteints". "Nous gérons des centres, ils sont remplis à plus de 100%. Il n'y a pas de place disponible", a affirmé son secrétaire général, Pierre Levené. "Réouvrir des gymnases pour accroître les capacités d'accueil, c'est un bond en arrière de 20 ou 30 ans. Nous sommes très inquiets en cette période hivernale car il manque un nombre important de places d'hébergement", a-t-il ajouté. Le Secours Catholique a indiqué qu'il allait "apporter un soutien humanitaire aux personnes à la rue présentes sur le campement" des Don Quichotte.

     

     

     

     

     

     

     

     

  • La Russie et "le bouclier antimissile" américain

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    Missile intercontinental russe

    La Russie est «déçue» de l'état d'avancement des discussions sur le projet de bouclier antimissile américain en Europe, a déclaré samedi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Kisliak, soulignant que Moscou n'avait «pas obtenu de réponses» à ses questions.

    «Nous n'avons pas obtenu de réponses à nos questions. Les résultats de ce dialogue sont décevants», a affirmé Sergueï Kisliak lors d'une conférence de presse retransmise à la télévision d'Etat, faisant référence au dialogue en cours entre les Etats-Unis et la Russie sur le déploiement d'un tel bouclier antimissile en Europe de l'Est.

    «Nous allons poursuivre le travail diplomatique et nous allons réfléchir à ce que nous devons faire pour protéger la sécurité de la Russie quel que soit le scénario qui sera retenu», a-t-il ajouté.


    Les Etats-Unis veulent installer une station radar en République tchèque et des intercepteurs de missiles en Pologne d'ici 2012, affirmant vouloir parer une éventuelle menace iranienne.

    La Russie y est opposée, considérant ces installations antimissile comme une menace directe à sa porte. Un éventuel tir d'interception à partir du bouclier antimissile que les Etats-Unis veulent installer en Europe de l'Est pourrait déclencher une riposte accidentelle de la part de la Russie, a mis en garde samedi le chef d'état-major russe, le général Iouri Balouïevski.

    «Nous parlons du risque qu'il y a d'une riposte en représailles qui serait déclenchée par la classification erronée d'un tir de missile d'interception», a affirmé le général Balouïevski lors d'une conférence de presse retransmise par la télévision d'Etat.

    Le général russe a ainsi expliqué qu'il était possible que les forces armées russes confondent un tel missile d'interception avec un missile balistique dirigé contre la Russie.

  • S'ils avaient pu partir ensemble!

    Après les six jours passés par le colonel Kadhafi à Paris, la presse est unanime et pousse un "ouf" de soulagement après cette visite pendant laquelle tous pensent que "Kadhafi s'est moqué de la République".

    Laurent Joffrin dans Libération n'a pas de mots assez durs pour évoquer le guide de la Révolution libyenne "Dictateur échevelé, Ubu pétrolifère, champion de la torture et de la tyrannie, Muammar al-Kadhafi a été autorisé à piétiner six jours durant la dignité républicaine autant que les valeurs du droit" s'émeut l'éditorialiste qui en vient "presque à plaindre Nicolas Sarközy pour son stoïcisme forcé" dont la "réalpolitik s'est changée en politique surréaliste." Il estime qu'il faudra "se souvenir que cet homme "habile à opprimer son peuple et à berner les autres s'est moqué de la République."

    Dans Le Dauphiné Libéré, Didier Pobel ironise "Ouf! Il lève le camp aujourd'hui avec sa tente de bédoin pliée sous le bras" et évoque les juteux marchés pour la France "y a pire comme achats de Noël pour le tiroir-caisse d'un commerçant pas trop regardant sur la morale".

    Francis Brochet du Progrès retourne en enfance et à la série des Martine qu'il voit en aventures de Mouammar. "Nous avons ainsi feuilleté les albums de "Mouammar à Marigny", "Mouammar sur la Seine", "Mouammar à la chasse", "Mouammar à Versailles", et nous avons même frôlé "Mouammar à Colombey-les-deux- Eglises"... Nous avons beaucoup ri" s'amuse-t-il avant de reprendre son sérieux: "Mais nous avons grimacé au souvenir des tortures des infirmières bulgares. Et puis, autant le dire, nous avons eu un peu honte, quand Mouammar nous a imposé une autre série: "Nicolas supervendeur", "Nicolas traité de menteur", "Nicolas en bateau"..."

    Pas tendre non plus, Patrick Fluckiger dans L'Alsace estime qu'"avec la venue du colonel Kadhafi, Nicolas Sarközy, le roi des effets de manche, a trouvé à qui parler, sur le plan de la communication!". Jugeant que Kadhafi "a pleinement réussi sa visite", il voit le bilan français "moins brillant", même commercialement où il affirme qu'en "guise de contrats, Kadhafi a surtout signé des promesses de négociations, présentées par Nicolas Sarközy comme acquises."

    Jacques Camus de La République du Centre est affirmatif: "face à Kadhafi, la France aurait gagné à se montrer plus mature. Quitte à perdre de menus contrats tout en renforçant son crédit."

    Sur la même ligne dans L'Est Républicain, Pierre Taribo avance que l'on "peut ouvrir le dialogue sans diminuer pour autant la force de ses convictions. Dans ce domaine, il appartient à la France de prendre le leadership moral pour faire entendre sa petite musique dans le concert des nations".

    Pour La Voix du Nord sous la plume d'Hervé Favre "Si Nicolas Sarközy attendait de son hôte qu'il fasse plutôt profil bas et se cantonne au rôle de client venu signer des grands contrats, c'est raté" et de se demander "de quel autre dirigeant Nicolas Sarközy aurait accepté sans mot dire qu'il lui fasse ainsi publiquement la leçon sur sa politique d'immigration et sur la situation dans nos banlieues ghetthos ?" écrit-il avant de conclure que "le bilan de cette semaine n'est à l'avantage ni de l'hôte ni de l'invité."

    Enfin dans Nice-Matin, Alain Duhamel observe que tout "cela tombe mal pour Nicolas Sarközy qui, durant sa campagne présidentielle, avait fièrement annoncé qu'avec lui, la France ne sacrifierait plus ses valeurs et ses convictions aux marchés et aux contrats".

    Rien se fait sans raison... Sarközy connaissait déjà bien le personnage cynique et vulgaire qu'est Mouammar Kadhafi. S'il l'a invité et s'est déconsidéré, c'est qu'il y avait un enjeu de taille que l'on nous cache. Sinon, cette longue visite de six jours ne s'explique pas, elle a un caractère d'absurdité qui choque. Pourquoi Sarközy a-t-il délibérement abaissé la France et la République? C'est la véritable question qui se pose.

  • BEAUTE DE LA NEIGE

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    Vallée de Servoz (Haute-Savoie) 
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    La neige est un printemps

  • Chère interview...

    Une peine de cinq mois de prison avec sursis et une amende de 10.000 euros ont été requises vendredi contre Jean-Marie Le Pen, absent de ce procès devant le tribunal correctionnel de Paris où étaient examinés ses propos sur l'Occupation allemande qu'il avait jugée "pas particulièrement inhumaine".

    Poursuivi pour complicité "d'apologie de crimes de guerre" et "de contestation de crime contre l'Humanité", le président du Front national (FN) avait tenu les propos incriminés en janvier 2005 dans le journal Rivarol.

    Sont également poursuivis le journaliste qui l'avait interviewé, Jérôme Bourbon, et la directrice de publication de l'hebdomadaire d'extrême droite, Marie-Luce Wacquez.

    En premier lieu, plusieurs associations, ainsi que la commune de Villeneuve-d'Ascq (Nord), reprochent à M. Le Pen d'avoir présenté une version choquante du massacre d'Ascq, perpétré dans la nuit du 1er au 2 avril 1944.

    Dans Rivarol, le leader politique racontait qu'"un lieutenant allemand, fou de douleur que son train de permissionnaires ait déraillé dans un attentat, causant ainsi la mort de ses jeunes soldats, voulait fusiller tout le village: il avait d'ailleurs déjà tué plusieurs civils. Et c'est la Gestapo de Lille, avertie par la SNCF, qui arriva aussitôt pour arrêter le massacre".

    Partie civile au procès, le maire socialiste de Villeneuve-d'Ascq, Jean-Michel Stievenard, a rappelé à la barre que la réalité avait été bien différente. Sa version est la suivante:

    "Un petit groupe de résistants avait bien saboté un aiguillage, faisant dérailler deux wagons, mais il n'y avait eu aucun blessé. Quant au lieutenant allemand, il avait fait rafler les hommes du village d'Ascq et en avait fait fusiller 86, avant que la gendarmerie allemande, et non la Gestapo, n'interrompe le massacre".

    "Ces propos sont pour nous une nouvelle manière de rayer Ascq de la carte de France", a fait valoir M. Stievenard.

    La procureure de la République, Anne de Fontette, a déploré, elle, que Jean-Marie Le Pen ait transformée la Gestapo, jugée criminelle par le tribunal de Nuremberg, en "une autorité protectrice". Il est à craindre, a-t-elle dit, que "certains esprits peu enclins à la critique" ne voient ensuite dans la Gestapo "des Soldats de la Paix" ou encore "les Casques bleus des années 40". !!!

    Pour ce qui est de la "contestation de crime contre l'humanité", M. Le Pen est poursuivi notamment pour un passage où il déclare: "En France du moins, l'Occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550.000 kilomètres carrés."

    Vendredi, la directrice de Rivarol a déclaré ne pas avoir "été choquée par de tels propos". "Si l'on exclut la déportation", l'Occupation en France "a été tout de même modérée par rapport à ce qui s'est passé en Belgique et aux Pays-Bas", a affirmé Mme Wacquez. (La France était alors sous le régime de Vichy... pour rappel)

    Partie civile au procès, Serge Klarsfeld, le fondateur de l'association des Fils et filles des déportés juifs de France (FFDJF), a dénoncé "une dénaturation complète de la réalité historique", voyant en M. Le Pen "un multirécidiviste". Celui-ci a notamment déjà été condamné pour avoir vu dans les chambres à gaz "un point de détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale".

    Une bonne partie de la défense de Me Wallerand de Saint-Just, l'avocat de M. Le Pen, a consisté à présenter les propos poursuivis comme "une conversation à bâtons rompus", que Rivarol n'aurait pas dû publier. Par conséquent, son client ne peut être poursuivi.

    Pour Mme de Fontette, "cette ficelle est un peu grosse". Quelques heures plus tôt, le journaliste avait confirmé que les propos faisaient bien partie de l'interview.

    La 17e chambre rendra son jugement le 8 février.