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  • Elections américaines: les candidats en tête

    c9d58ccadc640eefd60098b03a0838e8.jpgUne femme à la Maison Blanche? Si l'élection présidentielle américaine, prévue en novembre 2008, avait lieu aujourd'hui, Hillary Clinton serait élue pour succéder à George Bush. C'est l'un des nombreux enseignements d'un long sondage publié par le Los Angeles Times, jeudi en partenariat avec Bloomberg News.

    La sénatrice de New York l'emporterait dans tous les cas de figure et même avec une belle avance (53-37 et 10% d'indécis ou autres) sur le républicain Rudolph Giuliani. Face à John McCain, elle n'obtiendrait que 46% des suffrages (42 pour le républicain). L'ex-vétéran du Vietnam serait le seul des prétendants conservateurs à battre Barack Obama si celui-ci était qualifié pour porter les couleurs démocrates.

    Pour l'heure, Hillary Clinton est bien en tête des intentions de vote démocrate. Elle est préférée par 42% des électeurs démocrates, Obama n'obtenant que 33% de leurs suffrages contre 21% au début décembre.

    Le détail du sondage révèle que 7 électeurs démocrates sur 10 savent désormais avec certitude à qui ils vont destiner leur voix. Le Los Angeles Times cite le responsable du sondage qui indique qu'"Obama a gagné des soutiens, mais Clinton n'en a perdu aucun".

    L'enquête met en exergue l'existence d'un vote racial chez les démocrates: près des deux-tiers des électeurs noirs accorderaient leur suffrage à Obama. Un quart des blancs ont précisé qu'il serait leur candidat.

    Vu les résultats de John Edwards (11%), il est vraisemblable que les démocrates s'acheminent vers un ticket Obama/Clinton ou Clinton/Obama.

    Côté républicain, l'électorat reste volatile. John McCain dispose d'une petite avance et demeure capable de bousculer les démocrates. Mais il semble encore trop tôt pour affirmer qu'il sera l'un des leaders de la compétition républicaine. 22% des électeurs conservateurs soutiennent McCain, ils sont 18% à appuyer la candidature de Mike Huckabee et 17, celle de Mitt Romney.

    Plus que jamais, le super-tuesday du 5 février sera déterminant.

    (Libération 24.01.08)

  • Pas de quoi se réjouir d'une "boîte vide"...

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    Le drapeau arc-en-ciel symbole international des homosexuels
    Les associations belges de lesbiennes et homosexuels hésitent à se réjouir de la décision de la Cour européenne des droits de l'homme qui, mardi 22 janvier, a condamné la France parce qu'elle avait refusé l'adoption à une enseignante homosexuelle en couple. Leurs réserves s'expliquent par un constat très clair : dans leur pays, où les homosexuels ont le droit de se marier mais, aussi, depuis mai 2006, d'adopter, aucun couple n'est parvenu, depuis, à faire aboutir un dossier d'adoption internationale.

     

    Du côté francophone - cette compétence est régionalisée -, une quinzaine d'adoptions ont été prononcées. Mais il s'agit uniquement d'adoptions, par l'un des partenaires, de l'enfant que son conjoint a eu dans le cadre d'une relation antérieure. Ces quinze cas ne concernent que des couples de lesbiennes.

     

    La situation est identique du côté flamand. Les couples homosexuels sont rarement retenus pour des bébés nés en Belgique et susceptibles d'être adoptés : 80 % de ces enfants sont mis au monde par des jeunes filles d'origine turque ou maghrébine qui refusent qu'ils soient confiés à des homosexuels. Pour ce qui est des adoptions internationales, les homosexuels se heurtent, affirment-ils, à "une opposition active" de l'administration. Le ministre compétent, Steven Vanackere, dément mais entend toutefois rechercher "d'autres canaux" pour permettre une meilleure application de la loi. "Cette loi n'est qu'une boîte vide", commente le député régional Jan Roegiers.

    Depuis deux ans et un changement législatif, les délais d'attente ont, en moyenne, triplé. Les couples homosexuels estiment partir avec un handicap supplémentaire.

    (Le Monde - 25.01.08)

  • A Romainville (Seine-St Denis), elle meurt après un vol à l'arraché

    Une femme de 86 ans est morte aujourd'hui des suites d'un traumatisme crânien après avoir été victime avec sa belle-soeur d'un vol à l'arraché hier à Romainville (Seine-Saint-Denis).

    Toutes deux marchaient dans la rue en se soutenant l'une et l'autre lorsqu'elles ont été agressées, en milieu d'après-midi, par deux hommes «arrivés par derrière». En tirant sur son sac à main, l'un des voleurs a fait chuter la belle-soeur, 77 ans, qui a entraîné dans sa chute la victime.

    Les deux hommes ont pris la fuite avec le sac.

    Souffrant d'un traumatisme crânien après que sa tête a heurté le sol, la femme a été transportée à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne) où elle est morte à 4 heures du matin, selon la police. La belle-soeur souffre d'une entorse à la cheville.

    Les deux femmes regagnaient leur voiture après avoir rendu visite à l'hôpital au mari de la victime. Toutes deux habitaient Rosny-sous-Bois, selon la source policière. L'enquête a été confiée à la police judiciaire (SDPJ-93)

    En novembre, une femme de 56 ans victime d'un vol à l'arraché à Saint-Denis était décédée dans des circonstances semblables, après une chute au sol. Son sac ne contenait que 50 euros.

    (Le Parisien 24.01.08) 

  • Aux Mureaux, elle reçoit un pavé en plein visage!

    Deux mineurs de 15 et 16 ans étaient en garde à vue jeudi après avoir brisé la vitre d'une voiture et blessé grièvement sa conductrice à l'oeil mercredi soir aux Mureaux (Yvelines).
    Mercredi vers 18h00
    , cinq à six individus ont encerclé une voiture arrêtée dans le quartier du centre commercial Espace au Mureaux afin de voler le sac à main de la conductrice qui se trouvait sur le siège passager, selon la police.
    La victime s'est alors enfermée dans l'habitacle de son véhicule quand l'un des agresseurs s'est emparé d'un pavé, puis l'a jeté sur elle brisant la vitre de la portière.
    La victime a reçu le projectile au visage, lui fracturant le nez et a été grièvement blessée à l'oeil par des bris de verre.

    Que feront-on d'eux? Ce qui est sûr, c'est que ces jeunes banlieusards de 15 et 16 ans se fichent complètement du Plan anti-glandouille de Fadela Amara! Ce qu'ils veulent, c'est de l'argent facile, et vite!

    (Le Parisien 24.01.08)

  • FRAUDE MASSIVE A LA SOCIETE GENERALE

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    Daniel Bouton PDG de la Société Générale
    La Société générale, l'un des piliers du système bancaire français, l'une des références mondiales de la finance, a créé la stupeur, jeudi 24 janvier, en annonçant la mise au jour d'une fraude massive portant sur 40 à 50 milliards d'euros de positions accumulées, commise à l'insu de ses dirigeants dans la salle de marchés de l'établissement financier, et qui a coûté à la banque autour de 4,9 milliards d'euros.
                                                                               

     

    Brillant investisseur, M. Leeson avait fait gagner 20 millions de dollars à la Barings en 1994 grâce à ses activités de négoce. Sa hiérarchie lui avait alors laissé le champ libre, sans aucun contrôle.

    Après avoir fui, M. Leeson a finalement été arrêté et ramené à Singapour, où il a été condamné à six ans de prison. Quant aux actionnaires de la Barings, ils ont tout perdu. Les détenteurs d'obligations de la banque ont reçu 5 cents pour 1 dollar de valeur faciale. Les activités restantes de l'établissement bancaire ont été acquises par ING pour 1 livre sterling.

    ***

    Sans équivalence dans l'histoire de la finance, cette malversation est le fait d'un homme, qui, seul, grâce à sa connaissance de l'informatique bancaire, est parvenu à déjouer tous les systèmes de contrôle des risques d'une entreprise censée compter parmi les plus contrôlées et les mieux gérées en Europe.

    Prenant acte des faits, le PDG de la Société générale, Daniel Bouton, a proposé sa démission au conseil d'administration convoqué dans l'urgence, mercredi. Celle-ci, indique la banque, a été refusée par les administrateurs.

    La fraude a été découverte dimanche, après un contrôle des risques banal vendredi soir et deux jours d'enquête, mais a ensuite été tenue secrète. Un comité de crise a, en effet, été réuni dans l'instant par le PDG de la Société générale, M. Bouton, sous l'égide du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, et en la présence du secrétaire général de l'Autorité des marchés financiers (AMF), Gérard Rameix.

    Les trois hauts responsables sont convenus de garder l'affaire secrète, le temps que la banque gère la crise ouverte, au pire moment pour les marchés financiers, qui redoutent la contagion au reste du monde de la récession annoncée aux Etats-Unis.

    Jeudi, la Société générale a annoncé que ses profits pour 2007 s'élèveraient à quelque 700 millions d'euros, alors qu'elle s'attendait à des bénéfices de plus de 5 milliards d'euros ! Ceux-ci étaient déjà amputés de 2 milliards d'euros de dépréciations d'actifs du fait de la crise des subprimes.

    La fraude a donc coûté autour de 4,9 milliards d'euros à l'établissement, soit bien davantage que les pertes de la banque britannique Barings, elle-même victime, en 1995 ! Dans le même temps, afin de renforcer des fonds propres brutalement dégradés par ces pertes, la banque a annoncé, jeudi, qu'elle lançait une augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros. Cette opération devrait lui permettre d'atteindre le ratio de solvabilité réglementaire de 8 % (engagements rapportés aux fonds propres).

    La banque affirme avoir obtenu les garanties qu'elle soit souscrite, si ce n'est par les actionnaires actuels, par les deux banques américaines Morgan Stanley et JP Morgan, qui se chargeraient alors de trouver des investisseurs institutionnels.

    Toutes ces dispositions ont été mises au point par M. Bouton, avec une équipe de dirigeants resserrée, au cours des cinq derniers jours. Celle-ci a travaillé 24 heures sur 24. "Nous venons de vivre les cinq jours les plus difficiles de notre vie", lâchait, jeudi, un proche de M. Bouton.

    La Société générale devait dévoiler, dans la journée de jeudi, la mécanique qui a permis à un employé de prendre des positions financières de plusieurs dizaines de milliards d'euros, sans que jamais personne ne s'en aperçoive. Ou que les pare-feux du système de contrôle ne fonctionnent, comme c'est censé être le cas.

    Au vu des premières informations, il apparaît que le responsable de la fraude est un homme assez jeune mais expérimenté, employé depuis au moins huit ans dans l'établissement. Ce trader, un ancien "technicien" de la banque, c'est-à-dire un fin connaisseur des centres de traitement des opérations bancaires, exerçait le métier d'arbitragiste.

    Cela consiste à prendre des positions financières sur des marchés en fonction des opportunités, en l'occurrence sur le marché des futures (contrats à terme) en Europe. Ces positions ne cessaient d'être ouvertes, fermées, créant un brouillard total. La banque les a toutes soldées sur les marchés ces derniers jours.

    Jeudi, la place financière de Paris restait sous le choc de l'annonce. La Commission bancaire a annoncé l'ouverture d'une enquête, jeudi matin. M. Noyer, le gouverneur de la Banque de France, pour sa part, s'efforçait de rassurer : "C'est une fraude très grave, mais la Société générale a les reins solides. Elle a pu traiter cette opération dans des délais serrés." "Les meilleures lois n'empêchent pas les délits", poursuit M. Noyer qui appelle à la confiance. "Cet événement n'a rien à voir avec la crise des subprimes."

    Une centaine d'actionnaires de la banque ont, pour leur part, déposé une plainte auprès du procureur de Paris pour "escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux et complicité, et recel". Leur avocat, Me Frederik-Karel Canoy, qui n'a pas chiffré le montant exact du préjudice de ses clients, a précisé que ces actionnaires – des Français, des Belges ainsi qu'un Néerlandais – "ont, à ce jour, probablement perdu la totalité de leurs actions" et ont donc "réagi très rapidement". "Les demandes continuent d'affluer", a assuré Me Canoy.

    (LE MONDE 24.01.08)

  • Carnaval à Munich le 27 janvier

    BERLIN - Le Comité international d'Auschwitz et le Conseil central des juifs d'Allemagne protestent contre l'organisation d'un carnaval à Munich dimanche27 janvier, date retenue par les Nations unies pour la Journée internationale d'hommage aux victimes de l'Holocauste.

    Le Comité international d'Auschwitz a dénoncé mercredi le projet qui envoie un "signal absurde". "Le fait que Munich ce jour-là prévoit et maintienne une fête de carnaval montre la légèreté et l'ignorance des responsables", estime l'organisation basée à Berlin. Dieter Graumann, un vice-président du Conseil central des juifs d'Allemagne a jugé de son côté l'idée "de mauvais goût".

    Un carnaval est prévu dans la cité bavaroise dimanche, qui coïncide avec la Journée d'hommage aux victimes de l'Holocauste. La journée marque l'anniversaire de la libération du camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz, en Pologne, le 27 janvier 1945 par l'Armée rouge.

    Stefan Hauf, un porte-parole des autorités de Munich, a expliqué qu'il était trop tard pour annuler la parade et que la municipalité n'avait pas l'autorité pour le faire, le 27 janvier n'étant pas un "jour férié".

    Il a également souligné que le parcours du défilé avait été modifié afin de ne pas passer comme prévu initialement par la place dédiée aux victimes du national-socialisme.

    (canadianpress.org)