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  • Carla ne votera pas dimanche...

     

    Ne cherchez pas dimanche les images de Carla Bruni-Sarközy en train de voter. La "Première dame de France" ne se rendra pas au bureau de vote. Un porte-parole de la présidence française a en effet fait savoir qu'"au 31 décembre 2007, la future Mme Sarközy était inscrite sur les listes électorales en Italie", et non en France. Or pour pouvoir voter aux élections municipales, il fallait s'inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre dernier.

    Car bien qu'étant Italienne, la Première dame aurait eu le droit de voter dimanche. Depuis l'adoption du traité de Maastricht en effet, les citoyens de l'Union européenne résidant dans un autre Etat membre ont le droit de voter, à condition de s'être inscrit dans le pays en question. Quoi qu'il en soit, Carla Bruni-Sarközy devrait obtenir la nationalité française sous peu. "La procédure d'obtention de la nationalité française est en cours. Elle votera pour le prochain scrutin en France", a précisé l'Elysée.

    (D'après agence

  • Y a pas gabon pour les gaulois

    En réponse à l'expulsion de France de deux étudiants originaires de ce pays d'Afrique, le Gabon veut expulser tous les Français en situation irrégulière.

    Le quotidien gouvernemental gabonais "L'union" affirme vendredi 7 mars que la police doit «traquer» au «karcher tous les Gaulois en situation irrégulière» au Gabon en application de «la fameuse réciprocité» après l'expulsion récente de France de deux étudiants gabonais.

    «Nos braves garçons de la PAF (police de l'air et des frontières) viennent de nous indiquer la voie à suivre avec cette bonne baffe infligée au petit aventurier, en culotte courte, qui a voulu débarquer en clando et qui a été sèchement réexpédié dans sa France natale (...) Voilà au moins de vrais garçons», estime le billet publié quotidiennement à la une du journal, signé Makaya.


    Un Français venant travailler au Gabon dans le secteur pétrolier a été refoulé mardi soir à l'aéroport Léon Mba de Libreville, faute de visa.

    «Il reste maintenant à leurs collègues de la proxi (police de proximité) à lancer enfin le grand assaut de la fameuse réciprocité. J'entends par là que nos flics traquent et fouillent au kärcher tous les Gaulois en situation irrégulière ici», ajoute Makaya.

    «Leurs expulsions, même par charters entiers si on veut bien et vite faire les choses, donneront un vrai sens à cette réciprocité», conclut le billet. Libreville avait fait part lundi de sa «stupeur et indignation» à propos des deux étudiants gabonais expulsés en février, estimant que la France avait «violé» de manière «flagrante» les accords entre les deux pays avec des «reconduites abusives».

    Les autorités françaises ont justifié ces reconduites par le manque de résultats universitaires des deux étudiants, une jeune femme de 29 ans et un homme de 33 ans. Le ministre gabonais de l'Intérieur André Mba Obame avait indiqué mercredi à l'AFP qu'il y avait entre «5 et 10% des quelque 10.000 Français installés au Gabon en situation irrégulière et qu'ils pourraient "être reconduits à la frontière si, au cours d'un contrôle de police, ils ne justifient pas de carte de séjour".

    Au kärcher et par charters entiers! Nous sommes bien d'accord pour la réciprocité!

  • Affaire de Bagneux

    Ni Putes Ni Soumises (NPNS) ainsi que SOS Racisme, Licra et Mrap ont exprimé mercredi leur indignation après la séquestration à caractère antisémite et homophobe d'un jeune homme de confession juive à Bagneux (Hauts-de-Seine), le 22 février.

    «Ces actes, dans la ville même où avait commencé le calvaire d'Ilan Halimi, sont consternants, et démontrent bien tout le travail qu'il reste à entreprendre pour vaincre le terrible fléau de l'antisémitisme», affirme NPNS dans un communiqué.

    Le mouvement «appelle tous les défenseurs de la laïcité, garants du vivre ensemble et seul rempart contre le repli et l'exclusion de l'autre, à se rassembler samedi 8 mars à 14h30 sur la Passerelle Simone de Beauvoir à Paris», dans le XIIIème arrondissement.

    Selon une source judiciaire, six garçons, nés entre 1983 et 1991, ont été écroués le 27 février et sont soupçonnés d'avoir séquestré un jeune homme de 19 ans et de lui avoir fait subir des sévices à connotation antisémite et homophobe.

    La victime, de confession juive, aurait été frappée par ses agresseurs, qui auraient écrit «sale juif» et «sale pédé» sur son visage.

    SOS Racisme manifeste aussi dans un communiqué «toute son indignation quant à la séquestration et les violences perpétrées» sur ce jeune homme.

    «Alors que la police et le procureur ont manifestement agi rapidement et avec fermeté, cette agression visiblement à caractère antisémite et homophobe montre l'installation de clichés dangereux dans notre société. Face à cette réalité, SOS Racisme appelle les responsables politiques à aller au-delà de la simple condamnation morale et d'envisager sérieusement des pistes visant à rendre une réalité au vivre ensemble», selon le texte.

    Patrick Gaubert, président de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) a pour sa part dénoncé «un acte barbare, indigne de notre pays». «Au-delà des habituelles indignations des politiques en campagne électorale qui ne manqueront pas, a-t-il ajouté, la Licra dénonce le climat qui règne dans notre pays autour de cette banalisation du fait antisémite».

    Quant au Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), il dénonce un «acte ignoble» qui «relève d'un racisme qui appelle une sanction à la hauteur du caractère abominable des faits». Le mouvement décide par ailleurs d'«engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces délits».

    On aimerait avoir plus de détails sur cette vilaine affaire.  A noter que du 27 février au 6 mars, les médias sont restés silencieux.

  • Le vote électronique dans 77 villes de France

    A trois jours du premier tour des élections municipales et cantonales, des informaticiens réunis en association citoyenne ont mis en garde jeudi contre le vote électronique, dont ils mettent en doute le «sérieux».

    Alors que 77 villes selon le ministère de l'Intérieur procéderont au scrutin via des machines, le collectif «Ordinateurs de vote» affirme que le vote électronique ne remplit pas toutes les conditions de conformité à la loi électorale et dénonce son «opacité».

    L'association dénonce notamment le manque de contrôle extérieur quant à la conformité des machines et la possibilité théorique de comptabiliser une partie des votes enregistrés par un candidat au bénéfice d'un autre.

    Mais elle se félicite de la décision en janvier du ministère de l'Intérieur de ne pas accorder à de nouvelles communes l'autorisation de recourir aux machines à voter pour le double scrutin de mars. Le ministère «a compris que les générations de machines actuelles ne garantissaient rien de sérieux», a souligné Jean-Didier Graton, expert consultant en sécurité des technologies de l'information.

    «Le vote électronique est encore du domaine de la recherche, il n'est pas au point scientifiquement», affirme Chantal Enguehard, maître de conférences en informatique au CNRS. Le collectif souligne ainsi que le premier fournisseur de machines à vote en France, le néerlandais Nedap, est celui-là même qui équipe les Pays-Bas, pays novateur en la matière en Europe mais où un retour au vote papier est à l'étude en raison des risques d'erreur soupçonnés... C'est un «matériel risible en termes de sécurité», estime François Grieu, expert en cartes à puce. Il note qu'il est ainsi possible pour un informaticien «de modifier le logiciel sans que ce soit détectable» afin par exemple de «transmettre 10% des voix d'un candidat à un autre». M. Graton ajoute que la possibilité théorique existe aussi de «permuter (vers un autre candidat) le vote des déficients visuels», qui doivent s'équiper d'un dispositif supplémentaire.

  • Les retraités manifestent dans toute la france

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    Avec ou sans canne, parfois en fauteuil roulant, au moins 7 000 retraités - selon la police, et deux fois plus selon les organisateurs - ont manifesté hier dans une dizaine de villes à l'appel de l'ensemble des syndicats. A Paris, le cortège a arpenté le quartier des ministères en déclamant des « Bling bling, bling bling, pas de retraite en dessous du smic... » sur des airs de Carla Bruni et en réclamant : « Fillon, du pognon ! » sous les fenêtres du Premier ministre.

    Sous les casquettes et les capuches en plastique transparent, beaucoup de cheveux gris - quelques mèches bleu Régécolor aussi.

    Déception, colère et impatience

    Comme les autres manifestants, Jean, 63 ans, s'est déplacé pour « rappeler à Sarkozy sa promesse d'augmenter les petites retraites ». Tous jugent « ridicule » la hausse de leurs pensions intervenue au début de l'année : 1,1 %... au moment où la hausse du coût de la vie atteignait 2,8 %. Raymonde pleure sur la place en maison de retraite qu'elle ne pourra « jamais » se payer. Et si Marie-Josèphe, 62 ans, n'est pas la plus à plaindre avec sa retraite de la fonction publique de 2 000 €, elle est venue de Dijon « par solidarité avec ceux qui survivent avec 600 €, ce qui est le lot de beaucoup de femmes retraitées et de veuves qui touchent une pension de réversion ».

    Thérèse, 72 ans, peste contre les « 50 centimes de franchise médicale » qu'elle doit payer sur chaque boîte de médicaments. Elle attend avec impatience la prochaine revalorisation du minimum vieillesse annoncée par Xavier Bertrand, le ministre du Travail. Hier, la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) a d'ailleurs donné un avis favorable au versement d'une avance de 200 € net aux 600 000 bénéficiaires de cette allocation. Selon les services du ministre, qui doit « très vite » signer le décret d'application, l'argent devrait être versé « au plus tard fin mars ».
    (Le Parisien 7 mars 2008) 
  • Mohamed Latrèche se présente aux Municipales deStrasbourg

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    Le Parti des Musulmans de France se présente aux municipales de Strasbourg les 9/16 mars 2008
    Est-il normal que dans une République laïque un parti purement religieux comme le PMF puisse se présenter aux suffrages des électeurs?

  • Le curieux SMS reçu par Jérôme Kerviel

    Au lendemain d'une confrontation entre Jérôme Kerviel et un de ses supérieurs hiérarchiques devant les juges chargés de l'affaire de fraude à la Société générale, la révélation d'un SMS, envoyé au trader par un médecin de la banque avant que l'affaire n'éclate, lui conseillant de se "protéger" et de "se mettre au vert", a provoqué une vive passe d'armes entre les avocats de deux parties.


    Selon Le Parisien, le message, envoyé le 22 janvier, un jour avant que la fraude soit rendue publique, par un médecin de la banque qui n'a pas été identifié, avertit Jérôme Kerviel qu'"une information va sortir". "Protégez-vous. Mettez-vous au vert", dit le SMS selon le quotidien, qui assure qu'il a été "confirmé par plusieurs sources". Le médecin du travail de la Société générale aurait examiné M. Kerviel le 20 janvier, soit deux jours après la découverte par la banque des pertes de 4,91 milliards d'euros engrangées par son trader, concluant que l'homme était "dépressif".

     

    "POURQUOI LA BANQUE L'A-T-ELLE LAISSÉ DANS LA NATURE ?"

    L'existence du SMS a provoqué l'indignation de l'équipe de défense de M. Kerviel. Son conseiller en communication, Christophe Reille, s'interroge notamment sur l'attitude de la banque après la révélation de l'affaire. "Si Jérôme Kerviel était un terroriste comme on l'a dit à la Société générale, alors pourquoi la banque l'a-t-elle laissé dans la nature pendant trois jours ?", demande-t-il dans les colonnes du Parisien. Son avocate note quant à elle qu'un psychiatre ayant aussi examiné le trader contredit les conclusions du médecin de travail.

    Les avocats de la Société générale ne veulent pas entendre parler d'une quelconque conspiration visant à cacher M. Kerviel, ou à le faire apparaître comme étant en fuite. "L'auteur du SMS pensait que la pression médiatique serait telle que ce n'était pas la meilleure chose d'être à Paris ou à Neuilly à ce moment-là, explique Me Jean Veil, je note d'ailleurs que Kerviel a suivi ce conseil. Il a été hébergé chez un expert informatique en province."

    Le contenu de ce SMS est entre les mains des juges Van Ruymbeke et Desset, qui devraient prochainement entendre le médecin du travail dans le cadre de cette affaire. M. Kerviel, mis en examen pour "faux et usage de faux, introduction dans des systèmes de données informatiques et abus de confiance", est en détention provisoire depuis le 8 février en qualité de témoin. Sa demande de remise en liberté doit être examinée le 14 mars?

    (Le Monde 7 mars 08)

  • La prophétie d'Isaïe

    Au lendemain de la fusillade au cours de laquelle un palestinien a tué huit étudiants dans une école religieuse à Jérusalem, les éditorialistes de la presse israélienne confiaient vendredi 7 mars leur profonde inquiétude quant aux conséquences que l'événement pourrait avoir dans les prochaines semaines. "La nouvelle année a tout juste deux mois, et le nombre d'Israéliens tués par des terroristes palestiniens (quinze) dépasse déjà le nombre total d'Israéliens tués l'année dernière. Ce n'est pas de bon augure pour le futur", écrit Amos Harel dans Haaretz quand Ron Ben-Yishai dans Yediot Aharonot pose d'entrée la question : "Vers une troisième intifada ?"

     

    Premier motif d'inquiétude pointé par la presse israélienne, le fait qu'une telle attaque ait été possible au cœur d'un des quartiers très peuplés de l'ouest de Jérusalem, très éloigné des quartiers arabes, dans l'est de la ville, ce qui pour Calev Ben-David, du Jerusalem Post, "va remettre sérieusement en question toutes les réflexions qui ont cours depuis la construction du mur de sécurité en Cisjordanie". "Six ans après qu'Israël a commencé à dresser cette barrière, elle est loin d'être achevée. Ainsi, il est toujours possible d'entrer à Jérusalem par la Cisjordanie", lit-on dans Haaretz. Ce qui fait dire à l'éditorialiste de Haaretz que les efforts des forces de sécurité israéliennes, qui ont réussi à réduire le terrorisme en Cisjordanie depuis trois ans, n'étaient qu'un "miracle virtuel" : "l'attaque d'hier [jeudi] montre que l'infrastructure terroriste en Cisjordanie est toujours vivace".

    PROPHÉTIE

    Les journalistes s'interrogent dans un second temps sur les conséquences engendrées par le fait que la fusillade a pris pour cible le Mercaz Harav, symbole du nationalisme religieux. C'est en son sein qu'est né, après la guerre des Six jours de 1967, le mouvement du Bloc de la foi, le Goush Emounim, fer de lance de la colonisation juive en Cisjordanie. "Ce ne sont pas juste des étudiants" qui sont affectés par cette attaque, mais "le segment le plus important du public sioniste religieux. Ce segment de la population qui bouillonne déjà de colère", prédit Amir Mizroch dans une analyse publiée par le Jerusalem Post.

    "J'entends déjà sur les radios religieuses sionistes les gens parler de l'attaque en termes prophétiques, comme dans le livre d'Isaïe 59 verset 20 : 'Un rédempteur viendra pour Sion, pour ceux de Jacob qui se convertiront de leurs péchés, dit l'Eternel'. Dans leurs talk-shows radiophoniques, les colons interprètent cette prophétie en disant que si les juifs n'arrêtent pas le Hamas, les Palestiniens, le Hezbollah, Dieu obligera les juifs à le faire", écrit Amir Mizroch, qui souligne également combien dans ces émissions, les auditeurs sont unanimes pour condamner le gouvernement et demander la démission d'Ehoud Olmert. L'éditorialiste envisage que certaines franges de cette population expressément visée par l'attentat, veuillent faire justice eux-mêmes et se livrer à des représailles au sein même de Jerusalem-Est d'où semble venir le tueur.

    Cette idée d'assister à des actes de vengeance de la part des juifs eux-mêmes est reprise dans le Yediot Aharonot. Mais ce que redoute l'éditorialiste par dessus tout c'est de voir éclater des troubles du côté palestinien : "Dans les prochains jours, le Hamas essayera sans doute de pousser des éléments armés en Cisjordanie, des résidents de Jérusalem-Est à prendre part à des soulèvements de masse qui pourraient se transformer en une troisième intifada", peut-être même avec l'appui d'autre organisations, comme le Hezbollah. Pour le journaliste d'Haaretz Ron Ben-Yishai, l'urgence pour les forces de sécurité israéliennes est donc d'empêcher ces soulèvements avant qu'ils ne dégénèrent et n'embrasent tous les territoires palestiniens.

    (Le Monde 7 mars 08)

  • Attentat à Jérusalem dans une école talmudique

    Il était environ 20 h 30 lorsqu'un homme portant un paquet est entré, jeudi 6 mars, dans la célèbre yeshiva (école talmudique) Mercaz Harav, dans le quartier de Kyriat Moshe, à Jérusalem. Cet homme originaire de Jérusalem-Est, la partie arabe de la ville sainte, a pénétré dans la bibliothèque, a ouvert son paquet, en a sorti un kalachnikov et a commencé à tirer sur les étudiants. Il y avait près de 80 personnes dans la salle. Des dizaines de douilles ont été récupérées sur le sol ensanglanté. L'homme s'est ensuite dirigé vers l'auditorium et a fait de nouveau feu sur quelques étudiants qui s'y trouvaient avant de sortir de l'école talmudique. Huit étudiants, dont certains encore adolescents, ont été tués sur le coup, et onze autres blessés, dont trois grièvement.

    Yitzhak Danone, un étudiant, avait entendu les coups de feu. Il s'est couché à terre avec son arme et lorsque le tireur est sorti, il lui a tiré deux balles dans la tête. Au même moment, un officier parachutiste est arrivé sur les lieux de la fusillade et a achevé l'homme à terre.

    Dehors, la foule rassemblée devant les lieux criait "Vengeance !", "A mort les Arabes !". Le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a expliqué que "ce qui s'est passé prouve que l'Autorité palestinienne ne combat pas suffisamment la terreur. Nous n'allons pas faire la paix avec de tels événements."

    Cet attentat est le premier depuis quatre ans à Jérusalem. Aucune organisation palestinienne connue n'a revendiqué cette action meurtrière. Seul un groupe inconnu, les Kataëb Ahrar El-Jalil (Brigades des hommes libres de Galilée - Groupe du martyr Imad Moughnieh et les martyrs de Gaza), a téléphoné à la chaîne de télévision du Hezbollah, Al-Manar, à Beyrouth, pour s'attribuer cet attentat. Cette organisation porte le nom du chef militaire de la milice chiite libanaise, Imad Moughnieh, tué par une voiture piégée le 12 février à Damas. Vendredi, un responsable du mouvement islamiste palestinien Hamas a à son tour revendiqué la responsabilité de l'attaque.

    Des cris de joie et des manifestations de contentement ont salué cet attentat dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban, mais également dans la bande de Gaza, notamment à Jabaliya, cible de la récente opération israélienne "Hiver chaud", qui a causé la mort de 80 personnes. Sami Abou Zhouri, porte-parole du Hamas, a déclaré que son organisation "apportait sa bénédiction à l'opération héroïque de Jérusalem, qui est une réaction naturelle au massacre commis par les sionistes".

    De son côté, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a condamné cette attaque, précisant : "Nous condamnons toutes les attaques visant des civils, qu'elles soient palestiniennes ou israéliennes."

    Depuis le 27 février, date à laquelle a commencé la nouvelle vague de violences, plus de 130 Palestiniens sont morts, ainsi que trois soldats israéliens et un civil, victime d'une roquette Qassam à Sdérot. Un soldat a été tué, jeudi, par l'explosion d'une mine au passage d'une Jeep à la frontière de la bande de Gaza, et cinq Palestiniens ont péri lors de deux raids aériens, l'un à Jabaliya et l'autre au sud de ce territoire.

    La tension s'est aussi transportée en Cisjordanie où, cette semaine, différentes manifestations ont été organisées pour protester contre "le carnage" de Gaza. Au cours de l'une d'entre elles, un colon, se sentant menacé, a tué d'une balle dans la tête un manifestant âgé de 18 ans près de Ramallah. Il a été relâché après qu'il a été jugé qu'il avait agi en état de légitime défense. Des incidents se sont également produits sur l'esplanade des mosquées à Jérusalem.

    Vendredi, les autorités israéliennes ont décrété l'état d'alerte général. Ehoud Barak, ministre de la défense, a annulé un voyage aux Etats-Unis. Vendredi matin, il consultait les hauts responsables de l'état-major de l'armée afin de décider de mesures de protection.

    L'attentat de la yeshiva a pris complètement par surprise les autorités israéliennes. Son auteur était, paraît-il, connu des services de police. La cible choisie est symbolique. La yeshiva Mercaz Harav a été le berceau du mouvement du bloc de la foi, le Goush Emounim, artisan de la colonisation en Cisjordanie.

    (Le Monde - 7 mars 08)