Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • LE DORMEUR DU VAL

    213086071.jpg
    Arthur Rimbaud à 10 ans: lequel est-ce?
    443970023.jpg
    Arthur Rimbaud à 17 ans (1854-1891)

    Le Dormeur du val


    C'est un trou de verdure, où chante une rivière
    Accrochant follement aux herbes des haillons
    D'argent; où le soleil, de la montagne fière,
    Luit: c'est un petit val qui mousse de rayons.

    Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
    Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
    Dort; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
    Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

    Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
    Sourirait un enfant malade, il fait un somme:
    Nature, berce-le chaudement: il a froid.

    Les parfums ne font pas frissonner sa narine.
    Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
    Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

    Arthur Rimbaud, novembre 1870

     



     

     

     

  • Le Kosovo est serbe!

    134679762.jpg
    à Mitrovica, lundi 17 mars 08
    Un mois après la proclamation d’indépendance du Kosovo, la tension est montée d’un cran ce lundi à Mitrovica. Plus de cent personnes, en majorité serbes, ont été blessées dans la partie nord de la ville ethniquement divisée - les Albanais au Sud, les Serbes au nord - et des policiers de l’ONU ont essuyé des tirs. Dans la matinée, une opération de police a été lancée pour déloger des Serbes qui, depuis vendredi, occupaient deux tribunaux de l’ONU, réclamant d’être placés sous l’autorité de l’Etat serbe.

    Quelque 80 Serbes et 33 membres des forces de l’ordre internationales ont été blessés lors de violences qui ont suivi. 53 Serbes ont par ailleurs été interpellés. Selon Varsovie, 22 des 115 policiers polonais de la Mission de l’ONU (Minuk) au Kosovo ont été blessés dans des affrontements avec la population locale.

    Quelques heures après l’intervention de la police, une explosion a eu lieu devant l’un des deux tribunaux blessant onze membres des forces internationales: huit soldats de la Kfor (force de l’Otan au Kosovo) et trois policiers de l’ONU. Après l’explosion, des coups de feu ont été tirés contre ces forces et des «rafales d’arme automatique» ont également été entendues. Face à cette situation potentiellement périlleuse, la police de l’ONU s’est alors retirée du nord serbe de Mitrovica.

    Le ministre serbe pour le Kosovo Slobodan Samardzic qui devait se rendre dans la journée dans la ville, a demandé la libération des 53 personnes interpellées. «Il faut maintenir l’ordre et la stabilité et coopérer, nous demandons à l'ONU de libérer ces personnes et de résoudre les problèmes  par des accords et des discussions». Le président serbe Boris Tadic a pour sa part appelé la police de l’ONU et la force de l’Otan au Kosovo à ne pas utiliser la force. «L’Otan répondra fermement afin de garantir la sécurité» au Kosovo, a répondu James Appathurai, un porte-parole de l’Alliance qui a également appelé «les parties en présence à la modération et à respecter la loi».

    Depuis l’indépendance du Kosovo, proclamée le 17 février, les Serbes multiplient les actions pour défier les autorités internationales et celles du nouvel Etat kosovar, faisant peser la menace d’une éventuelle sécession. Chaque jour, des centaines de personnes manifestent à Mitrovica contre l’indépendance devant le pont sur l’Ibar, la frontière entre le nord de la ville et le sud et un grand rassemblement devait y avoir lieu lundi de même qu’à Belgrade.

    Après l’indépendance, des Serbes en colère ont incendié des postes frontières entre la Serbie et le nord du Kosovo et des policiers serbes du service de police multiethnique (KPS) ont abandonné leur poste. Quelque 40.000 Serbes vivent dans le nord du Kosovo sur un total de 120.000 restés dans l’ancienne province serbe après le conflit de 1998-1999 entre les forces serbes et les séparatistes albanais du Kosovo.

    (Libération 17 mars 08)

  • Marseille: le PS met en doute la sincérité du scrutin

    Le camp du socialiste Jean-Noël Guérini, candidat à la mairie de Marseille, a mis en cause ce matin la régularité du scrutin dans un secteur clé de la ville, celui où Guérini a été battu par Renaud Muselier (UMP), premier adjoint au maire sortant.

    «Il y a quelque chose qui se révélera dans les semaines qui viennent, je ne suis pas tout à fait certain de la sincérité du scrutin dans le troisième secteur», a déclaré sur la radio France Bleu Provence le socialiste Patrick Mennucci, vainqueur dans le premier secteur.


    «Je pense qu'il y a un certain nombre de faux électeurs inscrits, des gens qui habitent dans le Var. On a un certain nombre de choses qu'on fera valoir», a-t-il ajouté. Il compte éplucher les listes électorales et déposer un éventuel recours en fonction du résultat.

    Guérini, battu de 985 voix dans le troisième secteur par Renaud Muselier, avait déjà estimé la veille qu'il y avait «au moins 1000 fausses inscriptions» dans ce secteur qui regroupe les 4e et 5e arrondissements de la ville.

    (Le Parisien 17 mars 08)

  • Le discours de Sarközy sur la "mémoire"

    Nicolas Sarközy a exalté lundi après-midi le souvenir des anciens combattants de la Grande guerre en affirmant qu'il «est de notre devoir que, par-delà l'Histoire, la mémoire demeure malgré tout vivante», lors d'une cérémonie aux Invalides.

    «Il est de notre devoir que, par-delà l'Histoire, la mémoire demeure malgré tout vivante. C'est un devoir national, c'est un devoir humain.

    On ne construit pas son avenir en oubliant son passé, mais en l'assumant et en le surmontant», a déclaré le chef de l'Etat.

    «Mais le souvenir est fragile quand la mort est passée», a-t-il poursuivi en évoquant la disparition du dernier poilu français, Lazare Ponticelli, décédé la semaine dernière à l'âge de 110 ans.

    «En cet instant, dans toute la France, la pensée de chacun se tourne vers ces femmes et ces hommes qui nous ont appris la grandeur du patriotisme qui est l'amour de son pays et  la détestation du nationalisme qui est la haine des autres».

    «Et par-delà le silence de la mort, ils nous parlent encore au nom de ce qu'ils ont enduré. Ils nous disent que la compréhension, le respect et la solidarité humaine sont les seuls remparts contre la barbarie qui, à chaque instant, si nous n'y prenons pas garde, peut menacer à nouveau de submerger le monde. Nous ne les oublierons jamais».

    Le président de la République a souligné que l'hommage rendu à Lazare Ponticelli et aux poilus de la Grande guerre «n'est pas un hommage rendu à la guerre».

    «C'est un hommage à ceux qui l'ont faite, marins, aviateurs, cavaliers, artilleurs, fantassins, civils, en souffrant et en risquant leur vie pour l'amour de leur patrie et pour l'idée qu'ils se faisaient de ce qu'ils lui devaient, pour l'idée qu'ils se faisaient de la liberté, de l'honneur et du courage».

    «Au milieu de circonstances tragiques qui les dépassaient, pris dans un engrenage fatal dont aucun n'était individuellement responsable, ils n'ont pris les armes au fond que pour une seule raison: parce qu'ils préféraient mourir en hommes libres plutôt que de vivre en esclaves», a insisté le président.

    «Ce qu'ils ont fait, c'est plus qu'on ne pouvait demander à des hommes et ils l'ont fait. Trente ans plus tard, aux Glières où j'irai me recueillir demain, une poignée d'hommes allaient eux aussi faire le sacrifice de leurs vies en proclamant: vivre libre ou mourir !».

    «Jeunesse de France, souvenez-vous toujours de ce que vous devez aux femmes et aux hommes qui furent si grands dans l'épreuve et dans le malheur !».

    (le Parisien 17 mars 2008)

    Honteuse récupération de la mémoire des combattants de la Grande guerre! Oser déclarer que "le nationalisme était la haine des autres" et l'opposer au patriotisme... Assimiler le sentiment d'appartenance à une nation au racisme et à la haine des autres! Se servir de la mort du dernier Poilu pour faire passer ce message anti-France: cela montre l'homme qu'il est, dépourvu de tout respect pour les morts et les héros, qui n'ont pas besoin d'un Sarközy pour "exalter" leur mémoire!

  • L'Elysée veut "récupérer" la mémoire du dernier Poilu

    Le vieux monsieur aurait-il aimé voir ça ? L'enterrement de Lazare Ponticelli, lundi 17 mars, aux Invalides, à Paris, va faire l'objet d'un déploiement de fastes comme la République reconnaissante sait si bien le faire.

    Le président de la République, le gouvernement, les principales personnalités de l'Etat assisteront à une messe solennelle dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides. L'académicien Max Gallo fera l'éloge du dernier soldat français de 14-18, mort mercredi, à 110 ans. Puis les honneurs militaires seront rendus à la dépouille dans la cour principale. La cérémonie sera retransmise par France 2.

    De son vivant, le modeste Lazare avait répété son horreur de la pompe. Il avait toujours refusé de participer aux cérémonies officielles. Chaque 11-Novembre, il se rendait simplement à pied au monument aux morts du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), en souvenir des camarades qui avaient laissé leur peau dans les tranchées.

    En 2005, le Haut Conseil de la mémoire combattante, présidé par le chef de l'Etat, alors Jacques Chirac, décidait d'organiser des "obsèques de portée nationale" pour le dernier combattant de la Grande Guerre. Il avait notamment été évoqué de faire reposer le corps au Panthéon ou au côté du soldat inconnu sous l'Arc de triomphe, à Paris. Ils étaient encore une dizaine de poilus à cette époque.

    Lazare Ponticelli s'était montré hostile à l'idée de ce privilège posthume. "Les autres, on n'a rien fait pour eux. Ils se sont battus comme moi. Ils avaient droit à un geste de leur vivant... Même un petit geste aurait suffi", bougonnait-il encore, au Monde, en novembre 2007. L'homme souhaitait être enterré sans fanfare dans le caveau familial, au cimetière parisien d'Ivry-sur-Seine.

    Après la mort de Louis de Cazenave, en janvier, Lazare Ponticelli, resté seul, avait infléchi sa position mais posé des conditions. Il avait accepté l'idée d'une cérémonie officielle aux Invalides. "Uniquement sous forme d'une messe", se souvient Jean-Luc Laurent, le maire du Kremlin-Bicêtre, qui avait noué des liens amicaux avec son plus vieil administré. "Pas de tapage important ni de grand défilé", avait insisté Lazare Ponticelli auprès du Parisien, le 23 janvier.

    Sa fille avait porté ce consentement paternel au secrétaire d'Etat chargé des anciens combattants, Alain Marleix, le 13 février. Il avait été décidé en commun du programme. Le matin, un office religieux, en présence de légionnaires et de soldats italiens auprès desquels Lazare Ponticelli avait successivement combattu. Puis la famille devait disposer du corps pour l'enterrer dans l'intimité. L'après-midi, sans le "der des ders", une seconde cérémonie, plus protocolaire, devait être organisée en mémoire de tous les combattants, avec pose de plaque sous le dôme doré et allocution de Nicolas Sarközy, retransmise en direct sur TF1 et France 3.

    Mais le cérémonial de lundi, supervisé par l'Elysée, n'a cessé de s'étoffer ces derniers jours. Officiels au premier rang, oraisons républicaines, revue militaire, caméras : la messe a fini par prendre les atours de grandiloquentes funérailles. " Il ne s'agit pas d'obsèques nationales mais d'un hommage à l'ensemble des combattants, assure cependant Alain Marleix. Nous avons respecté à la lettre les volontés exprimées par Lazare Ponticelli et par sa famille."

    Reste, au lendemain des élections municipales, le risque de susciter une nouvelle polémique sur la récupération de la mémoire. Nicolas Offenstadt, spécialiste de la première guerre mondiale, regrette cet "usage de l'Histoire". "C'est une cérémonie d'adhésion, de glorification, plutôt qu'un moment de réflexion, assure l'enseignant de Paris-I. Il y a le même déploiement que dans la lettre de Guy Môquet." Mardi, Nicolas Sarkozy doit, sur le plateau des Glières, en Haute-Savoie, honorer les héros de la Résistance.

    (le Monde 17 mars 08) 

  • Alerte à la bombe au Salon du livre...

    83743715.jpg

    Les 20.000 à 25.000 visiteurs et exposants du Salon du livre de Paris, dont Israël est l'invité d'honneur, ont été évacués dimanche après-midi pendant plus d'une heure à la suite d'une "alerte à la bombe", a constaté un journaliste de l'AFP.
     
    L'ambassadeur d'Israël à Paris, Dany Shek, a qualifié d'incident "malheureux, mais pas grave" l'alerte à la bombe, en soulignant qu'il ne fallait "pas se laisser intimider". "Ce genre d'incident d'un emmerdeur ne pourra pas perturber ce qui est une grande fête de la littérature. C'est malheureux, mais pas grave", a-t-il déclaré au cours d'un point de presse après la réouverture du Salon.
     
    Selon Jean-Daniel Compain, directeur de Reed expositions, organisateur du Salon, un appel anonyme a fait état d'un risque d'"attentat" peu avant 17 heures. "Nous avons pris la décision d'évacuer et de vérifier qu'il n'y avait aucun colis suspect. On ne peut pas prendre le moindre risque", a-t-il ajouté. Il a souligné que les mesures de sécurité étaient "à un niveau très élevé".
     

    L'évacuation, qui a débuté peu avant 17 heures, s'est déroulée dans le calme et assez rapidement: en un quart d'heure, la plupart des exposants et visiteurs avaient quitté le bâtiment, porte de Versailles. Les exposants avaient regagné leurs stands vers 18h30, suivis un peu plus tard par les visiteurs.
     
    Comme les jours précédents, les visiteurs doivent franchir un portique de sécurité et faire fouiller leur sac avant de pouvoir pénétrer dans le Salon. De nombreux visiteurs ont renoncé à retourner au Salon et ont quitté les lieux au moment de l'évacuation.
     
    Les services de déminage s'étaient rendus sur place, une fois le Salon entièrement évacué. Les organisateurs avaient demandé aux visiteurs d'évacuer le salon pour effectuer un "contrôle technique". La préfecture de police a indiqué ultérieurement qu'il faisait l'objet d'une alerte à la bombe.
     
    Inauguré jeudi soir par le président israélien Shimon Peres et ouvert au public vendredi, le Salon du livre se déroule sous haute sécurité et sur fond d'appels au boycott de pays arabes et musulmans. Plusieurs pays, comme le Liban, l'Iran, l'Arabie saoudite, mais aussi l'Union des écrivains palestiniens, des éditeurs algériens, marocains ou égyptiens, ont appelé à le boycotter pour protester contre la politique d'Israël envers les Palestiniens. Une quarantaine d'écrivains israéliens, parmi lesquels de grandes figures de la gauche israélienne comme Amos Oz ou David Grossman, ont été invités au Salon qui se tient jusqu'à mercredi...