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  • LE CRÂNE D'HITLER

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    Crâne perforé par la balle qu'Hitler s'est tirée dans le bunker le 30 avril 1945
    Adolf Hitler: 20 avril 1889 - 30 avril 1945

    Une Exposition officielle expose actuellement à Moscou la partie supérieure du crâne d'Hitler, où figure encore le trou de la balle qui l'aurait perforé. Les organisateurs de l'exposition ont déclaré avoir en leur possession d'autres parties du squelette d'Hitler, qu'ils n'ont pas exposées car elles étaient trop fragiles.

    Hitler, on le sait, s'était réfugié dans son bunker à Berlin, et devant la chute imminente de la ville aux mains des troupes russes, se serait donné la mort avec Eva Braun, après avoir procédé à une cérémonie de mariage avec elle. Les sources historiques ont jusqu'ici suivi la version donnée par son biographe Werner Messer et fondée sur le rapport de l'aide de camp de Hitler, qui avait déclaré avoir reçu l'ordre de brûler les corps de Hitler et Eva Braun une fois le suicide accompli, le 30 avril 1945. Les sources russes ont toujours affirmé avoir trouvé les deux corps avant que l'aide de camp n'ait eu le temps d'accomplir sa mission. Ce n'est qu'en 1993 cependant que le gouvernement russe déclara encore posséder ces restes. Selon la directrice de l'exposition Elia Borketvits, "il ne reste plus aucun doute sur l'authenticité de cette dépouille".

    Cette nouvelle remettant en cause la version officielle de la mort d'Hitler fondée sur le témoignage de son aide de camp remet en cause l'ensemble du rapport de celui-ci. En effet, si les faits sont faux quant à la destruction du corps du dictateur, on peut se demander si le reste de ce rapport était conforme à la vérité historique, ou constituait une version "commanditée". La deuxième question posée par cette affaire concerne l'identité du commanditaire d'une version fausse. On conçoit mal pourquoi Hitler aurait souhaiter cacher ces circonstances, ou quels pouvaient être les buts des Alliés dans une telle requête, sinon peut-être dans le but d'empêcher un culte post-mortem de la dépouille d'Hitler.

    D'un autre côté, l'intérêt d'une réécriture de l'histoire par les Russes n'est pas plus claire, car la possession du corps de Hitler n'ajoute rien au fait que Berlin ait été prise par les troupes russes. On peut donc conclure que les sources russes sont vraisemblablement justes, et que les Alliés ont réécrit l'histoire dans le souci d'effacer toute trace du Führer, mais on souhaiterait que d'autres analyses soient faites et publiées, justifiant alors une nouvelle vérification historique des derniers jours du Reich.

    Les questions qui se posent à propos du crâne et de la dépouille d'Hitler ne sont pas sans remettre en question l'histoire officielle confiée par les troupes alliées après la guerre autant que celle écrite par les historiens sur des témoignages qui n'étaient malheureusement plus fondés sur des preuves.

    Ainsi, on sait à présent que les Américains autant que les Alliés, tout en affirmant officiellement avoir organisé le procès nazi le plus important du siècle à Nüremberg, avaient mis en place des filières de sauvetage des savants nazis afin de profiter de leur avancée technique dans toutes sortes de domaines.

    Les Russes comme les Américains donnèrent ainsi l'asile à des savants qui leur permirent, avec leur connaissance des fusées V2, de développer la course à l'espace, et la fusée Ariane, dont la France est si fière a elle aussi bénéficié de l'aide de tels "réfugiés".

    Le mensonge possible concernant les derniers jours d'Hitler est donc problématique. Si la dépouille d'Hitler n'a pas été consummée par les flammes, on est en droit de même douter de son suicide. Et si quelqu'un avait intérêt à élaborer le mythe de cet autodafé, ne pouvait-on avoir le même intérêt à cacher son emprisonnement? Par ailleurs, la thèse que nous avons évoquée, selon laquelle la version officielle du corps brûlé permettait de nier au dictateur toute sépulture, et d'empêcher ainsi toute forme de pèlerinage, est tout aussi problématique dans ses conséquences que l'effet recherché. Sans sépulture, Hitler devenait un mythe.

    Et comment concilier cette version avec le fait que le bunker d'Hitler à Berlin, fut lui conservé, et se voit transformé aujourd'hui en boîte de nuit, dont on mesure sans difficulté la dimension morbide, mais aussi la récupération de cette dimension de pèlerinage dans une Allemagne où fleurit la théorie néo-nazie.

    Simultanément l'exposition russe met à jour plus d'interrogations que de réponses. Que signifie l'exposition d'ossements? Les Russes ont donc enterré, puis déterré Hitler, car on les imagine mal procédant à la technique moyenâgeuse consistant à faire bouillir les corps pour les désosser. S'ils souhaitaient conserver le corps d'Hitler, pourquoi l'avoir enterré, et ne pas l'avoir embaumé, comme celui de Lénine, comme trophée de guerre? S'ils souhaitaient l'enterrer, pourquoi l'avoir déterré, et surtout actuellement.

    www.alliancefr.com

  • Encore un échec pour Sarközy

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                  Bernard Kouchner à sa sortie du conseil des ministres le 9 avril 2008

    AFP. Le cuisant échec de la mission humanitaire lancée par Paris en Colombie pour Ingrid Betancourt, qui s'ajoute à une longue liste de rendez-vous manqués, renvoie le dossier à la case départ et à de longues négociations diplomatiques pour une libération de l'otage. 

    Prenant acte de l'échec, Paris a décidé mardi soir le retour de l'avion médicalisé et de tous les émissaires envoyés la semaine dernière à Bogota.

    Quelques heures avant, la guérilla des Farc avait adressé une sèche fin de non recevoir à Paris, en jugeant "irrecevable" cette mission et en expliquant refuser d'agir sous "la pression médiatique".
  • Qui peut juger cette mère?

    L'avocat général de la cour d'assises du Val-d'Oise a requis mercredi trois ans de prison avec sursis contre Lydie Debaine, qui a reconnu avoir tué en 2005 sa fille unique, handicapée motrice cérébrale âgée de 26 ans dont l'état de santé se dégradait.

    Il s'agit d'une «peine de principe», a souligné l'avocat général, Charles Modat. «La pire des sanctions, Lydie Debaine la vit déjà avec la perte de celle à qui elle a consacré son amour et sa vie», a-t-il ajouté.

    Lydie Debaine, 62 ans au moment des faits, est accusée d'avoir donné plusieurs cachets d'anxiolytiques à sa fille avant de la plonger dans une baignoire pour la noyer, le 14 mai 2005 à Groslay (Val-d'Oise).

    Née prématurée avec une grave infirmité motrice cérébrale, Anne-Marie était invalide à 90%. A 26 ans, elle avait l'âge mental d'un enfant de 5 ans. Elle souffrait depuis plusieurs années de crises d'épilepsie, de violents maux de tête et de vomissements.

    Lydie Debaine «est coupable du crime qui lui est reproché», a poursuivi l'avocat général. «Elle a tué sa fille avec préméditation. Elle était consciente de ce qu'elle faisait. Elle revendique un acte juste. Je ne le qualifierais pas d'acte juste», a-t-il ajouté.

    «Elle a refusé toute aide extérieure*. Elle était dans une relation fusionnelle qui l'a amenée jusqu'à dormir au pied de sa fille et à s'allonger sur son corps une fois morte», a-t-il ajouté.

    «Ce qui m'a frappé c'est sa propension à tout le temps penser à la solution extrême», a-t-il déclaré. L'accusée a indiqué au cours du procès qu'elle avait pensé mettre fin aux jours de sa fille à plusieurs reprises notamment dans sa petite enfance.

    Avant les réquisitions de l'avocat général, Lydie Debaine a pris la parole pour dire, en sanglots, qu'Anne-Marie «était une enfant très attachante». «J'ai accompli ce geste dans un acte d'amour. Elle souffrait trop. Elle passait des jours et des jours sans dormir», a-t-elle ajouté.

    (Le Parisien - 9 avril 08)

    * Quelle "aide extérieure"? Celle d'un hospice, si toutefois on y avait accepté son enfant? Ce qui n'est pas certain.

  • Le président iranien doute de l'attentat terroriste du 9-11

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    Mahmoud Ahmadinejad le 8 avril 08 à Téhéran

    Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a accusé mardi les Etats-Unis d'avoir utilisé les attentats du 11 Septembre 2001, comme "prétexte" pour leurs interventions militaires en Afghanistan et en Irak.

    "Sous prétexte de cette attaque, le plus lourd déplacement de troupes a été organisé vers notre région et le pauvre Afghanistan a été attaqué, le pauvre Irak a été attaqué", a-t-il dit dans un discours en direct sur la télévision.

    M. Ahmadinejad a aussi mis en doute le caractère terroriste de l'attaque de New York, en demandant comment les deux avions ayant frappé les tours du World Trade Center avaient pu se déplacer selon lui "sans coordination" avec les réseaux de radar et de renseignement américains.

    "Comment est-il possible que sous le contrôle des radars les plus perfectionnés et des réseaux de renseignements, les avions puissent se déplacer sans coordination avec ces réseaux et heurtent les tours?" a demandé le président iranien.

    Le 11 septembre 2001, quatre avions détournés ont fait 2.979 morts au total. Deux appareils avaient percuté les deux tours du World Trade Center, un troisième s'était écrasé en Pennsylvanie après une lutte entre les passagers et les pirates de l'air, le quatrième avait été projeté sur le Pentagone à Washington (ce qui est controversé selon plusieurs experts américains).

    Le président iranien a aussi mis en doute le bilan des attentats, en déclarant qu'"on a dit que 3.000 personnes ont été tuées. On est tous devenu tristes, même si les noms des 3.000 personnes n'ont jamais été publiés".

    Les noms des 2.750 victimes dans les attentats contre les tours de New York ont été lus lors d'une cérémonie de commémoration le 11 septembre dernier. (entre "lus" oralement et "publiés" dans la presse, il y a en effet une nuance).

    M. Ahmadinejad s'exprimait à Téhéran devant un parterre de responsables iraniens mais aussi d'ambassadeurs étrangers conviés à la célébration de la "Journée nationale de la technologie nucléaire" iranienne.

    Il avait promis des annonces majeures dans ce domaine, mais s'est contenté de mentionner les essais d'un nouveau type de centrifugeuses pour l'enrichissement d'uranium, déjà mentionné dans un récent rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

    Concernant les attentats du 11 Septembre, M. Ahmadinejad a remarqué qu'à l'époque "nous sommes tous devenus tristes". De fait, cette nouvelle avait alors entraîné un certain nombre d'Iraniens dans la capitale à se rendre spontanément sur une grande place pour y allumer des bougies.

    Washington et Téhéran n'entretiennent plus de relations diplomatiques depuis la prise en otages de diplomates américains dans la capitale iranienne après la révolution islamique de 1979.

  • La Flamme d'Olympie n'est pas respectée

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    "Un seul monde, un seul rêve"... "Tibet libre" : banderoles mondialistes sur le Golden Gate à San Francisco

    Ce relais est devenu une tradition incontournable l'année de l'ouverture des Jeux Olympiques. Le très symbolique relais mondial de la flamme, qui parcourt la planète de bout en bout avant le mois d'août, pourrait être annulé cette semaine pour ces JO ou lors des prochaines olympiades, après les incidents de Paris et Londres. Le Comité international olympique se réunira dans les prochains jours à Pékin pour en discuter.

    Les déclarations des membres du CIO concernant la teneur de ce débat sont en effet contradictoires. La vice-présidente du CIO pense qu'il faut "revoir la question" pour les Jeux de Pékin, tandis que l'un des membres de la commission exécutive affirme que la question sera débattue, mais seulement pour les prochaines olympiades. Le président du CIO, Jacques Rogge, s'est lui bien gardé d'apporter des précisions en confirmant simplement mardi qu'il y aurait un "débat" cette semaine. "Nous en discuterons et nous verrons ce que nous faisons maintenant que  nous en sommes déjà à la sixième ou septième étape", a-t-il déclaré. Le parcours actuellement retenu est le plus ambitieux de l'histoire des JO avec un périple de 137.000 kilomètres parcourant 19 pays plus la Chine.

    Pendant ce temps, à San Francisco, où le prochain relais doit avoir lieu, des manifestants font déjà parler d'eux. Des banderoles ont été installées sur le pont du Golden Gate et Reporters sans Frontières a annoncé mardi que ses militants seront présents sur le parcours du relais. L'itinéraire de la flamme dans la métropole californienne a d'ailleurs déjà été raccourci, et la ville s'apprête à déployer des mesures  de sécurité inédites.

    Après les incidents de Paris et Londres, la Chine ne décolère pas. "Nous exprimons notre ferme condamnation de la perturbation délibérée de la transmission de la flamme olympiques par des forces séparatistes 'pour l'indépendance du Tibet' qui n'ont pas eu une pensée pour l'idéal olympique ou pour les lois de la Grande-Bretagne et de la France", a déclaré une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. "Leurs activités méprisables ternissent le grand idéal olympique", a-t-elle ajouté.  Le Global Times, un journal officiel chinois, a lui accusé la police française "d'incompétence" après les incidents. "La France n'a pas bien protégé la flamme sacrée", titre le quotidien.

    La Flamme s'est éteinte cinq fois à Paris durant son parcours. 

     (LCI.fr - 8 avril 08)

  • Ses frères sont des truands...

    Omar Dati, le jeune frère de la garde des Sceaux Rachida Dati, condamné à 8 mois de prison ferme pour trafic de stupéfiants vient d'être «placé sous surveillance électronique».

    «M. Dati a été placé sous surveillance électronique par décision du juge d'application des peines le 2 avril dernier», a déclaré à l'AFP Me André Laborderie, soulignant que son client n'a pas été écroué depuis sa condamnation par le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône.

    «J'ai demandé cette mesure au juge ainsi qu'une libération parentale car mon client a à sa charge une fille très malade qu'il doit régulièrement accompagner à l'hôpital pour des soins très lourds, mais cette dernière mesure m'a été refusée», a affirmé Me Laborderie.

    Selon lui, M. Dati, père de quatre enfants, «bénéficie d'horaires souples (d'assignation) en raison de son travail posté chez Areva et de ses fréquentes visites à l'hôpital» de Lyon pour sa fille malade.

    Déjà condamné en 2001 à 4 mois avec sursis pour trafic d'héroïne, Omar Dati avait été condamné le 17 décembre à 8 mois de prison ferme pour «acquisition, détention, transport, usage et offre ou cession» de cannabis, des faits commis dans la région de Chalon entre 2004 et 2006.

    Interpellé en juin 2005 puis placé sous contrôle judiciaire, Omar Dati avait reconnu avoir «dealé» pour 5 à 6.000 euros de cannabis pendant deux ans.

    Un autre frère de Rachida Dati, Jamal Dati, 34 ans, avait été condamné en août 2007 à 12 mois de prison par la cour d'appel de Nancy pour trafic de stupéfiants dans la région chalonnaise. Il s'est pourvu en cassation.

    Le Parisien- 8 avril 2008 

    Elle n'est pas responsable de ses frères, mais quelle famille, tout de même, pour la ministre de la Justice française... Ca craint...

  • Les Etats-Unis, l'Inde, le Tibet et la Chine: une longue histoire

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    La question du nucléaire n’a pas cessé de compliquer les relations entre l’Inde et les Etats-Unis. Dès l’indépendance l’Inde s’intéresse au nucléaire civil. Elle achète sa première centrale au Canada, façon hypocrite pour les Etats-Unis de laisser faire. Il s’agit d’une centrale à eau lourde, comme les premières centrales françaises, et donc productrice de plutonium à usage militaire. L’eau lourde sera fournie directement par les Etats-Unis. La brouille sino-soviétique, la bombe française (1959) et la bombe chinoise en préparation (le premier essai aura lieu en 1964) renforcent la conviction des dirigeants indiens qu’ils doivent eux aussi posséder l’arme nucléaire qui n’est plus réservée aux deux superpuissances. Pour y parvenir ils auront habilement utilisé les Etats-Unis en jouant sur la question tibétaine.

    En 1951 la RPC nouvelle accorde au Tibet un statut de région autonome. Le Dalai lama reste au pouvoir mais différentes réformes, à commencer par l’abolition de l’esclavage, lui sont imposées. Mais les Etats-Unis mettront longtemps à admettre que le PCC est au pouvoir, maintiendront la fiction de Taiwan représentant de la Chine sur la scène diplomatique internationale et tenteront diverses actions pour faire tomber le nouveau régime. L’affrontement est évidemment au comble sur le front coréen mais d’autres actions sont menées que ce soit en Birmanie où des généraux du KMT s’installent et vont tenter mais en vain de ré-envahir les provinces du Sud-ouest chinois ou au Tibet où la CIA va prendre en main le Dalai Lama, former et armer les opposants à la RPC qu’il est facile de recruter chez les religieux anti-communistes qui ont été dépouillés d’une partie de leur pouvoir. C’est pour couper court à cette menace de sécession organisée par Washington que Pékin occupe militairement la province du Tibet en 1959 et chasse le Dalai Lama.
    Les Etats-Unis souhaitent le Dalai Lama et son entourage en Inde à proximité du Tibet et dans un pays où le bouddhisme, bien que très minoritaire est vivant. Ils pensent aussi que le ressentiment anti-chinois de cette petite diaspora pourra peut-être un jour ou l’autre être utilisée contre la RPC. C’est en effet à partir de la ville indienne de Dharamsala, où s’installe le Dalai Lama que vont s’organiser les réseaux du « Tibet Libre » soutenus sans discontinuer par les dollars de la CIA. Plus de 40 ans ont passé et ces réseaux qui ont essaimé dans le monde entier sous le couvert d’une religion fonctionnent bien.

    De ce point de vue ce qu’on pourrait appeler le tibetisme, qui n’est pas le Bouddhisme tibétain, mais l’usage militant et politique de cette religion, a des ressemblances avec le sionisme en tant qu’il est l’instrumentalisation à des fins impérialistes dans le cadre d’une lutte contre le communisme athée d’une religion hyperminoritaire dont les Etats-Unis flattent et soutiennent l’appétit bien réel et bien matériel de pouvoir séculier. Le tibetisme est un sionisme asiatique.

    Selon les révélations récentes du Major William Corson, ancien collaborateur du Président Eisenhower, l’Inde va négocier l’installation du « gouvernement tibétain en exil » sur son territoire en échange de la formation aux Etats-Unis de 400 ingénieurs nucléaires.

    Disposant ainsi progressivement des compétences nécessaires, d’uranium sur son sol, et la volonté politique aidant, l’Inde qui ne signe pas le Traité de non prolifération nucléaire, ratifié en 1970, fait exploser sa première bombe dans le désert du Rajasthan en 1974. Pour rétablir l’équilibre stratégique, le Pakistan va alors se lancer à corps perdu dans son propre programme nucléaire.

    La non prolifération apparaît alors pour ce qu’elle est : un double langage permettant aux puissants d’interdire à certains Etats l’accès à l’arme nucléaire et de fermer les yeux sur les programmes des autres.

    Cette Inde, tiraillée entre des intérêts contraires, est évidemment très attentive à ce qui se passe sur sa frontière Nord.

    Elle a soutenu autant qu’elle a pu la monarchie hindouiste népalaise dans sa lutte contre la guérilla maoïste entamée en 1994. Encadrement militaire, fourniture d’armes, rien n’a manqué pour tenter d’éviter ce qui, à Delhi, était considéré comme le pire : l’installation d’un régime prochinois à Katmandou.

    A cet égard, la situation au Népal n’est pas encore clarifiée. Au terme de 12 ans de guerre, le Parti Communiste Népalais Maoïste (PCNm) qui, dans ce conflit, n’a reçu aucune aide de la RPC, a accepté, alors qu’il contrôlait très largement la campagne népalaise, de déposer les armes en échange de sa participation à un gouvernement provisoire, de la mise à l’écart au roi et de l’élection d’une assemblée constituante devant instaurer la République du Népal.

    A quelques semaines de l’élection de cette assemblée, la situation est encore instable. La république est installée dans les faits et le roi n’exerce plus aucun pouvoir, mais les forces conservatrices qui lui sont fidèles, soutenues par l’Inde et les Etats-Unis, fomentent des révoltes anti-communistes dans certaines régions du pays et assassinent des militants maoïstes. Le PCN maoïste tente, de son côté, de rassembler autour de lui une majorité parlementaire et politique et dans le pays. S’il y parvient, l’assemblée constituante devrait confirmer la fondation définitive et la consécration internationale de la République du Népal.

    Cette nouvelle république devra trouver sa place entre ses deux énormes voisins et ne pas se fâcher avec l’Inde avec laquelle elle est très imbriquée économiquement tout en intensifiant ses relations avec la Chine voisine via le Tibet. Il est dans les plans de la Chine d’améliorer les relations routières avec le Népal et même de prolonger jusqu’à Katmandou le chemin de fer de Lhassa et donc d’entretenir avec la république nouvelle des rapports économiques de plus en plus étroits.

    Les Etats-Unis surveillent le processus comme le lait sur le feu mais savent très bien que la nouvelle république népalaise laissera les coudées moins franches à leurs espions, à leurs forces spéciales chargées de déstabiliser le Tibet et aux activistes du « Tibet libre » et ils n’ont de ce point de vue guère de solution de rechange.

    L’Inde qui, tout en hébergeant le Dalai Lama n’a jamais reconnu le « gouvernement tibétain en exil », a toujours considéré la question tibétaine comme une affaire intérieure chinoise et l’a clairement réaffirmé ces derniers jours. Quant au Pakistan, il ne fera rien, lui non plus, pour remettre en cause son alliance historique avec la RPC et d’autant moins qu’il refuse de plus en plus d’être réduit par les Etats-Unis au rôle de simple supplétif dans le conflit afghan.
    (Source: Voxnr - avril 2008)