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  • Bush: c'est la fin...

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    Le président américain George W. Bush est arrivé dimanche en Grande-Bretagne où il a dîné dans la soirée à Downing Street avec Gordon Brown, tandis que plusieurs milliers de manifestants réunis devant le Parlement de Westminster protestaient contre sa venue.

    Le quartier de Whitehall, qui abrite plusieurs ministères et la résidence officielle du Premier ministre, a été bouclé par la police, pendant que M. Bush et son épouse Laura posaient pour les photographes devant le 10, Downing Street en début de soirée, avant un dîner.

    A quelques centaines de mètres de là, devant Big Ben et le Parlement, entre

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    Criminel de guerre qui ne sera jamais jugé!

    2.000 et 2.500 manifestants hostiles à la guerre en Irak s'étaient rassemblés pour protester contre cette visite, dernière étape de la tournée européenne du président américain qui l'a emmené en Slovénie, en Allemagne, en Italie et en France, sans provoquer beaucoup de remous jusqu'ici.

    Des membres de la coalition Stop the War, des militants antinucléaires et ceux de l'association musulmane British Muslim Initiative scandaient des slogans tels "George Bush: terroriste", en brandissant des panneaux montrant des taches de sang ou des menottes.

     M. Bush achève par l'Angleterre et l'Irlande du Nord une tournée européenne d'adieux avant de quitter ses fonctions en janvier.

    Après avoir atterri à Heathrow en début d'après-midi, George W. Bush et son épouse Laura se sont rendus en hélicoptère à Windsor (est de Londres), la résidence préférée de la reine Elizabeth, où ils ont été accueillis par le monarque et son époux, le prince Philip.

    Avant même l'atterrissage de l'avion du président Air Force One, son entourage s'est attaché à démentir les affirmations d'un journal britannique selon lesquelles George W. Bush aurait "mis en garde" Gordon Brown contre un retrait prématuré des troupes britanniques d'Irak.

    "Il n'y a aucun désaccord entre nous, entre le président et le Premier ministre Gordon Brown sur cette question, point final", a déclaré le conseiller national à la sécurité Stephen Hadley aux journalistes.

    Selon l'Observer de dimanche, le président américain a averti le Premier ministre britannique que le Royaume-Uni ne devrait pas compromettre les succès obtenus par la coalition en Irak avec un retrait prématuré de ses troupes.

    Les médias britanniques avaient aussi rapporté cette semaine que Gordon Brown pourrait prochainement annoncer un calendrier final pour le retrait des quelque 4.000 soldats britanniques du sud de l'Irak.

    Le conseiller a souligné que les deux dirigeants s'étaient accordés sur le fait que tout retrait "doit être le résultat de progrès sur le terrain, fait sur le conseil de nos armées, et pas en fonction de calendriers arbitraires".

    "Nous n'avons aucun désaccord avec les Etats-Unis sur un retrait des troupes", a renchéri une porte-parole du Premier ministre.

    MM. Bush et Brown doivent de nouveau se rencontrer lundi matin pour des entretiens officiels, avant de donner une conférence de presse commune.

    Stephen Hadley a précisé que les discussions se concentreraient sur le moyen de renforcer les sanctions contre l'Iran après son refus de geler son programme nucléaire -- un thème que le président Bush a qualifié samedi de "dominant" au cours de ses visites jusqu'à présent.

    "Cela (les sanctions) semble être un engagement assez clair et un consensus à travers l'Europe", a déclaré le conseiller.

    Selon Londres et Washington, les discussions porteront aussi sur le changement climatique, l'état de l'économie mondiale et les efforts en cours pour obtenir un accord mondial de libéralisation du commerce. (AFP - 15 juin 2008)

  • Poème pour mon père

    La vigne vierge par-dessus la tonnelle

    Dessinait la plus précieuse des dentelles

    Où des yeux noirs en grappes nous suivaient furtifs

    A travers le feuillage aux délicats motifs

     

    Quand, à une table en fer sous les arceaux,

    On prenait une bière ou une menthe à l'eau

    Apportées dans des verres embués de fraîcheur,

    Nous n'avions pas besoin, je crois, d'autre bonheur

     

    Pour sentir passer l'amour d'un beau matin d'été

     

    Mon père au beau visage amaigri par la guerre

    Parlait et me souriait dans l'ombre mouvante et claire

     

    Cette voix, je l'entendrai plus,

    Son visage, je ne le verrai plus

    Ni son sourire vivant

     

    Un blanc matin d'été

     

    Gaëlle Mann

     

     

     

     

  • Ils veulent faire revoter l'Irlande!

    Après le rejet du traité de Lisbonne, les dirigeants de l'UE cherchent à sortir de l'impasse. La France aimerait qu'un nouveau référendum soit organisé dans quelques mois en Irlande. Mais à Dublin cette hypothèse n'est pas d'actualité.

    Ils ont fait la fête toute la nuit, se réjouissant du très net rejet du traité de Lisbonne. Les « nonistes » irlandais sont contents, certes, mais reste à savoir quelle suite donner à leur non massif. Leur camp est parfaitement hétéroclite.

    Qu'ont en commun le très nationaliste Sinn Fein, vitrine politique de l'IRA, seule formation parlementaire à avoir soutenu le non, les catholiques d'extrême droite, les pacifistes et l'ultra gauche ? « Il y a eu un phénomène un peu similaire à ce qui s'est passé en France en 2005 : un rejet de la politique et des politiciens », estime Sean, professeur dans un collège difficile. Brian Cowen, Premier ministre depuis quelques semaines, a remplacé Berhie Ahern, compromis dans des affaires de corruption présumée. Cette méfiance envers une classe politique explique aussi l'émergence d'un Declan Ganley, fervent catholique richissime, qui a décidé de « remettre la démocratie au coeur de l'Europe », à coups de millions et à travers son organisation, fondée il y a quelques mois, Libertas. Bien qu'il refuse d'en parler pour l'instant, l'homme d'affaires, fort de son succès, pourrait bien se présenter aux élections européennes de l'année prochaine, voire fonder son propre parti politique.

    Et maintenant, comment sortir de la crise ? A Bruxelles comme à Paris on ne voit qu'une possibilité : revoter dans quelques mois quitte à faire des concessions. Une position résumée, hier, par Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes : « Il faut que le processus de ratification aille à son terme et laisser le temps de la réflexion aux Irlandais, savoir si moyennant quelques médiations ils peuvent revoter. Il n'y a pas d'autre solution ».


    Nicolas Sarközy est sur la même ligne. Mais, hier, il a fait profil bas, sans doute pour ne pas braquer les Irlandais : « Le non est une réalité politique, on doit l'accepter. » Et d'ajouter : « Ce n'est pas un hasard. Beaucoup d'Européens ne comprennent pas la façon dont on construit l'Europe en ce moment. Il faut qu'on en tienne compte et qu'on change notre façon de faire. » A l'Elysée on assure que la présidence française de l'UE (qui démarre le 1er juillet) n'est pas sabordée. Et que toutes les initiatives qui devaient être prises le seront. Nicolas Sarkozy a précisé : « Je pense à une politique européenne de l'immigration, je pense à une réponse européenne à l'augmentation du prix du pétrole. Nous devons être plus efficaces au service de la vie quotidienne des Européens. »

    Voter à nouveau ? Les dirigeants irlandais ne ferment pas totalement la porte. Mais à Dublin, cette hypothèse est jugée « prématurée ».

    Le Parisien - 15 juin 2008

  • Les cigognes de Marennes

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    Cigognes dans la mer à Marennes.JPG
    Cigognes à Marennes  (Charente-Maritime)

  • Ces noces orientales trop exubérantes...

     Face à la recrudescence des comportements dangereux de certains invités lors des mariages, deux grandes villes de l'Oise, Creil et Compiègne, ont décidé de réagir. Feux rouges grillés, stationnement anarchique, rues remontées à contresens, certains cortèges nuptiaux ressemblent désormais là-bas à de véritables rodéos.

    Le phénomène a pris une telle ampleur que la mairie compiégnoise a même édité un guide de bonne conduite à l'usage des mariés et de leurs invités, fin 2007.

    Mais les limites de la pédagogie semblent avoir été franchies ces dernières semaines. Redoutant l'accident, la ville hausse désormais le ton. Les policiers locaux ont ainsi reçu l'ordre de verbaliser tous les contrevenants. Afin d'éviter les dérapages, c'est la méthode de la « procédure à la volée » qui a été retenue.

    « Ce jour-là aussi, il faut respecter le Code de la route »

    « Les policiers municipaux photographient les éventuels contrevenants, à qui nous envoyons un procès-verbal quelques jours plus tard », explique Eric Verrier, adjoint au maire (UMP) chargé de la sécurité. Quatre procédures ont ainsi été dressées le 24 mai. Samedi dernier, c'est une Lamborghini louée pour l'occasion qui a été immobilisée : les policiers avaient aperçu que les papiers du conducteur n'étaient pas en règle. L'homme avait, là encore, pris certaines libertés avec le Code de la route.

    « Il s'agit d'une minorité qui manifestement ne veut pas comprendre », ajoute Eric Verrier. A Creil, la nouvelle équipe municipale a également dû se résoudre à prendre un arrêté visant à réglementer l'accès des automobiles à l'hôtel de ville. Jean-Claude Villemain, le maire (PS), a même réclamé au préfet des renforts de CRS les jours de mariage ! Beauvais doit également faire face à ces unions nuptiales un peu trop exubérantes. Pour l'instant, le mot d'ordre reste la pédagogie, mais pas forcément pour très longtemps.

    Le phénomène ne semble d'ailleurs pas circonscrit à l'Oise. Dans le Nord, à Maubeuge, l'officier d'état civil rappelle aux jeunes époux et à leurs familles et amis que « le mariage est un jour de joie et que ce jour-là aussi, il faut respecter le Code de la route ». A Roubaix, la commune dispense également cette petite leçon de morale lors de la cérémonie, tandis que la police municipale veille au grain dans le centre-ville pour prévenir tout débordement. A Nîmes (Gard), c'est la police nationale qui se mobilise et verbalise sans hésiter les convives qui enfreignent les règles de sécurité.

    Il faudrait aussi faire respecter l'interdiction des concerts de klaxons bruyants, destinés non pas à exprimer "la joie", mais à chasser les "mauvais esprits" pour les nouveaux mariés?

    Pourquoi des drapeaux algériens sont-ils agités aux portières avec des cris tandis que les avertisseurs hurlent en continu?   

  • Les escadrons de la mort

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    Les escadrons de la mort israéliens et américains infestent le monde

    Les Etats-Unis se sont mis d'accord avec Israël pour établir une nouvelle politique américaine d'assassinats ciblés. Stuart Littlewood jette son regard sur l'utilisation croissante par les Etats Unis et Israël d'assassinats et rapporte que les escadrons de la mort israéliens ont été autorisés à entrer dans des pays « amis », dont la Grande Bretagne, pour y tuer les ennemis de l'état d'Israël.

    Stuart Littlewood - Middle East Online


     

    Un "assassinat ciblé" est le meurtre de personnes pour des motifs habituellement politiques ou idéologiques (et souvent démentes)....

    En 1976, le président des Etats-Unis Gerald Ford, a émis un décret de loi qui a été légalisé suite aux révélations au sujet de la CIA qui avait fait plusieurs tentatives pour assassiner Fidel Castro. A la suite de quoi, les assassinats politiques ciblés sont devenues illégaux : « Aucun employé du gouvernement des Etats-Unis ne s’engagera ni ne conspirera dans le but de commettre un assassinat politique ». Depuis, chaque président des Etats-Unis a maintenu cette interdiction d’assassinats...ou a réussi à le contourner.

    Carter et Reagan ont réaffirmé cette interdiction mais cela n’a pas empêché le bombardement de la maison de Ghadafi en 1986 dans l’espoir de le faire disparaître, ni à l’administration Clinton de tirer des missiles de croisière sur des camps supposés de guérilla en Afghanistan en 1998, ni à Bush d’ordonner à la CIA de s’engager dans des « opérations secrètes mortelles » (basées sur une découverte des renseignements) afin de détruire Ben Laden et son organisation Al-Qaeda.

    C’est bien et c’est légal malgré tout

    Les avocats de la Maison Blanche et de la CIA proclament qu’une « découverte des renseignements » fait toute la différence car l’interdiction d’assassinats politiques ne s’applique pas en temps de guerre. Et comme par magie, si les découvertes sont « bonnes », cela transforme tout en un état de guerre. Ils disent aussi que l’interdiction n’empêchera pas l’Amérique d’agir contre les terroristes. Et dans le sillage de 9/11, cela n’empêchera pas les Etats Unis d’agir en légitime défense.

    Alors tout ce qui leur reste à faire c’est d’inventer ou de fabriquer une « découverte », étiqueter de « terroristes » les personnes qui se trouvent sur leur chemin et déclarer que l’assassinat était un acte de légitime défense dans une situation de guerre ; et ainsi on ne pourra rien leur reprocher.

    Des rapports suggèrent que l’administration Bush coopère avec Israël afin de mettre en place un cadre légal en vue d’une nouvelle politique américaine d’assassinats ciblés. Les Israéliens en sont les experts mondiaux. La réponse aux poches de résistance gênantes visant leurs saisies de terres, leur nettoyage ethnique, leurs enlèvements, leurs colonies illégales et leurs autres activités « criminelles » en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, est l’imposition en masse de lois de la guerre concoctées spécialement au bénéfice de « la légitime défense » d’Israël et de la « sécurité du pays », lois qui piétinent les droits de toutes les autres personnes. Ceci est le genre de chicanerie qui convient admirablement à l’administration Bush qui continue avec sa guerre sans fin contre la terreur.

    Le goût d’Israël pour l’assassinat et le meurtre remonte bien avant l’établissement de l’état quand de telles atrocités étaient pratiquées contre les cibles bédouines et arabes par l’Irgoun, une organisation tout à fait déplaisante qui croyait que la violence et le terrorisme politique étaient des instruments légitimes pour faire disparaître les obstacles de la cause sioniste et pour expulser les Arabes de leurs terres. Les assassinats ont fait partie de la politique officielle d’Israël en 1999 quand l’armée a planifié des « attaques ciblées » pour empêcher les milices de Yasser Arafat, les Tanzim, de tirer sur les colons illégaux en Cisjordanie et à Gaza.

    Les Israéliens ont montré une rare ingéniosité en faisant sauter Yahya Ayesh, le faiseur de bombes. En 1996, ce technicien habile dans l’art de faire exploser des bombes était depuis trois ans sur la liste israélienne des personnes les plus recherchées. Le Shabak (service secret israélien) avait finalement dupé un ami qui a donné à Ayesh un téléphone portable piégé. Lorsqu’Ayesh l’a utilisé, le Shabak l’a fait exploser.

    En début d’année, ils se sont encore surpassés lorsqu’ils ont « achevé » Imad Mughniyeh du Hezbollah (le renard) en faisant exploser un repose-tête dans sa Mitsubishi.

    Mais leur méthode d’assassinat préférée est le raid aérien, qui manque de finesse et qui fait souvent des ravages collatéraux. En 2002, des avions de combat F-16 ont bombardé la maison du Sheik Salah Shehadeh, (le commandant militaire du Hamas) située dans la ville de Gaza. Ils ont non seulement tué le Sheikh Salah mais aussi au moins 11 autres Palestiniens dont sept enfants et en ont blessé 120 autres.

    En 2004, lors de la deuxième tentative contre le dirigeant spirituel du Hamas, le Sheikh Ahmed Yassin, (cloué dans son fauteuil roulant depuis l’âge de 12 ans) ils ont réussi à le tuer ainsi que 9 passants innocents lors d’une attaque d’hélicoptère de combat. Yassin avait survécu à un bombardement de F-16 l’année précédente. Le premier ministre israélien Ariel Sharon avait désigné Yassin comme étant le « cerveau du terrorisme palestinien » et « d’assassin de masse » ce qui est plutôt comique venant d’un criminel de guerre qui avait dirigé l’escadron de la mort israélien (Unité 101) et qui avait été reconnu indirectement responsable des massacres dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila.

    Selon l’organisation israélienne des droits de l’homme, B’Tselem, 231 Palestiniens ont été assassinés, 385 passants innocents tués et Dieu sait combien de blessés et de mutilés par Israël depuis la deuxième intifada de 2000. « L’utilisation d’assassinats par Israël contre des suspects palestiniens ébranle l’état de droit et alimente le cycle de violence dans la région » prévient Amnesty International.

    Mais ces exterminations systématiques sont considérées par le procureur général d’Israël comme « légitimes et légales ». « Si une personne est engagée ou prévoit de mener des attaques terroriste, elle doit être « éliminée ». C’est efficace, précis et juste » avait dit le ministre israélien Ephraïm Sneh en 2001, et ce sans prendre en considération le manque de précision, les victimes collatérales et le fait que l’information est peut-être mauvaise et par dessus tout, l’équité de tout cela.

    Cela est devenu contagieux. Le Département d’Etat des Etats-Unis a décrit de la même manière ses frappes contre Al-Qaeda comme étant « légales et nécessaires ». Mais les frappes préventives ne sont pas le seul outil de l’Amérique. Il y a le centre de détention à Guantanamo Bay où des centaines de prisonniers de « guerre » de 13 ans et plus, sont emprisonnés sur le long terme dans des conditions inhumaines, sans « procès légal » et en violation flagrante des Conventions de Genève. Beaucoup ont, à ce jour, été « rendus » à d’autres pays. C’est une vie pire que la mort et beaucoup de ceux en captivité illégale mourront sans doute, victimes d’une autre forme d’assassinat.

    Le vice président Dick Cheney a dit à Fox News :

    « Si vous avez une organisation qui a comploté ou qui complote un genre d’attaque suicide par exemple et qu’ils (les israéliens) ont la preuve de qui ils sont et où ils se trouvent, j’estime qu’il est justifié d’essayer de se protéger en prenant les devants.

    Cette approbation a donné une impulsion bienvenue au programme accéléré d’assassinats de Sharon. Arafat a prétendu que le cabinet israélien avait approuvé le projet de tuer un grand nombre de Palestiniens importants. Sharon a nié mais il a défendu la politique d’assassinats en tant que « mesure anti-terrorisme défensive ». Il a dit qu’il avait envoyé aux Palestiniens une liste de 100 noms de terroristes que l’Autorité Palestinienne devait arrêter et que dans le cas contraire Israël continuerait à « exercer son droit d’autodéfense ».

    On apprend qu’aujourd’hui des conseillers israéliens entraînent les forces spéciales américaines en leur enseignant des méthodes agressives anti-insurrectionnelles en Irak, y compris l’utilisation d’escadrons d’assassinats contre des dirigeants de la guérilla. Des spécialistes de la guerre urbaine partagent leurs compétences aiguisées contre les Palestiniens en Cisjordanie et Gaza pour aider les Etats-Unis à mettre sur pied leurs propres équipes de chasseurs-tueurs.

    Des escadrons de la mort israéliens, ici en Grande Bretagne ?

    Encore plus inquiétants sont des rapports disant que les escadrons de la mort israéliens ont reçu l’autorisation d’entrer dans les pays « amis » et de tuer les personnes où qu’elles soient si elles sont soupçonnées d’être une menace pour l’état juif. Les assassinats ciblés ont été plutôt restreintes à la Palestine occupée mais la nomination en 2002 d’un nouveau directeur du Mossad, Meir Dagan, a changé tout cela.

    Il est dit que Sharon avait donné à son vieux copain Dagan un mandat pour réactiver les méthodes traditionnelles du Mossad, y compris les assassinats à l’étranger même si les relations bilatérales risquaient d’être compromises. Alors notre ministre de l’intérieur, le fringrant Jaqui Smith, ferait bien de nous dire sans mentir si les truands du Mossad sont en ce moment en train de rôder dans les rues de Londres, Bradford, Glasgow et Manchester, en train de tuer les comploteurs qui combattent leur régime raciste pourri.

    Un servile George « Dubya » (argot américain pour George Walker Bush) Bush, lors de la célébration pour le 60ème anniversaire d’Israël, s’est incliné devant son « garant » sioniste et a déclaré que les Etats Unis étaient fiers d’être « leur plus proches allié et leur meilleur ami au monde ». Il leur a dit qu’ils avaient travaillé sans relâche pour la paix et qu’ils avaient combattu vaillamment pour la liberté. « Vous avez construit une grande démocratie qui durera toujours et qui pourra toujours compter sur l’Amérique pour se tenir à ses côtés ». Il est évident pour le reste du monde que le commandeur en chef des Etats-Unis sait où se trouve son intérêt.

    Et en s’adressant à la Knesset sur le sujet de l’Iran, le texan docile, ne se rendant pas compte de l’ironie de son discours, a dit : « Permettre au plus important sponsor de la terreur de posséder l’arme la plus destructrice du monde serait pour les générations futures, une trahison impardonnable ». Il a continué en comparant ceux qui réclamaient des négociations avec les « terroristes et les radicaux » aux pacificateurs des nazis avant la deuxième guerre mondiale, le crétin étant apparemment incapable de faire la différence.

    Les tyrans génocidaires, les gouvernants corrompus et les chefs d’états sanguinaires convoitant une domination mondiale et dans le désir de garder le monde dans un état de tumulte, ils infestent encore une fois de plus la planète. Ils sont souvent nés et éduqués dans des démocraties occidentales que le monde est supposé admirer mais qui sont aujourd’hui si corrompues qu’ils dégoûtent beaucoup de personnes sensées. Etant donné que ces menaces ne peuvent pas être traitées en justice de façon normale, alors c’est le travail du Bureau des Assassinats renaissant et rénové.

    Les commandants militaires des combattants de la liberté et de la résistance ne sont pas le problème. Les peuples du monde ont besoin d’un instrument pour éradiquer la pauvreté au sein des sociétés riches, pauvreté qui menace l’humanité. Ils ont besoin de se débarrasser des super-prédateurs responsables de millions de morts, qui se mêlent massivement de choses qui ne les regarde pas, qui créent l’injustice et qui rendent la vie misérable à des millions de personnes. Nous avons tous notre propre liste de souhaits. Je parie que les mêmes noms ciblés réapparaissent régulièrement.

    Pensez : un service de débarras public socialement responsable prêt à faire affaire avec n’importe quel membre du public qui s’estime en guerre contre ces forces maléfiques et qui peut présenter un bon argument pour un meurtre devant le bureau du chef et son équipe. J’imagine déjà de longues queues qui se forment dans le but de recruter l’aide du bureau pour éliminer les persécuteurs du monde. Ils n’ont plus d’endroit où se cacher. Les demandes de débarras doivent bien sur être accompagnées d’un « renseignement » correct.

    Le travail d’un Bureau des Assassinats serait parfaitement « légal et légitime » et certainement plus que « nécessaire ». Et ça ne ferait que suivre le précédent institué par les Etats-Unis et Israël.

    *Stuart Littlewood est un ancien homme d’affaires devenu écrivain originaire de Norfolk, G.B. Il a récemment publié un livre intitulé « Radio Free Palestine » au sujet du sort des Palestiniens sous occupation (http://www.radiofreepalestine.co.uk) Cet article est paru dans « Redress Information & Analysis : http://www.redress.cc)

     

    22 mai 2008 - Middle East Online - Vous pouvez consulter cet article à :
    http://www.middle-east-online.com/E...
    Traduction de l’anglais : Ana Cléja


    Samedi 14 Juin 2008
  • Plus on est pauvre, plus on paye...

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    ERIC LE BRETON, sociologue, directeur scientifique à l'Institut pour la ville en mouvement

    ERIC LE BRETON est l'auteur de « Domicile-travail : les salariés à bout de souffle »*.

    Les Français sont-ils contraints de s'éloigner de plus en plus ?

    Eric Le Breton.
    Ce phénomène s'est très nettement accentué ces dernières années à cause de la flambée immobilière.

    Il y a trente ans, les Français effectuaient en moyenne une vingtaine de kilomètres par jour en transport ; aujourd'hui, on est aux alentours de 40 km. Et ces chiffres dissimulent une autre réalité : plus un ménage est modeste, plus il habite loin. Un cadre parcourt ainsi en moyenne 18 km entre son lieu de vie et son travail, contre 28 km pour un ouvrier.

    Le budget des ménages est donc sérieusement entamé par les dépenses liées aux transports ?

    Le budget transport est devenu le deuxième poste de dépenses des Français, derrière le logement, mais devant l'alimentaire. En 2000, ils consacraient près de 14 % de leurs ressources aux transports. Aujourd'hui, c'est 17,5 %. Mais, là encore, ces moyennes varient en fonction du milieu social. Les cadres à haut revenu vivent la plupart du temps en centre-ville ou en première couronne et disposent d'une offre étoffée de transports en commun. Tandis que les salariés plus modestes se retrouvent dans des zones mal desservies, où ils doivent impérativement utiliser une voiture, voire deux. Un smicard peut ainsi dépenser jusqu'à plus de 20 % de ses revenus en déplacement. En clair, plus on est pauvre, plus on paye.

    Quel impact peut avoir la flambée du pétrole ?

    Pour le moment, la hausse du prix des carburants n'a pas eu de conséquence. Les Français veulent toujours devenir propriétaires. Pour eux, il s'agit d'une sécurité. Et les prix de l'immobilier leur interdisent de se rapprocher des centres-villes. Mais les ménages sont de plus en plus nombreux à être pénalisés par ce choix. Les transports leur coûtent trop cher et, par ailleurs, d'autres frais, comme la garde des enfants, s'y ajoutent. Résultat, à la plus petite difficulté - une voiture qui tombe en panne par exemple -, ils ne peuvent plus faire face.

    Les pouvoirs publics peuvent-ils apporter des réponses à ces difficultés ?

    Oui, à condition de repenser totalement la problématique des transports. L'approche actuelle n'est plus adaptée. D'autant que les salariés ont des horaires de plus en plus désynchronisés : les traditionnelles heures de pointe n'existent plus. Il faut donc impérativement développer des systèmes alternatifs aux transports collectifs. Mais les solutions existent : le covoiturage, le transport à la demande et les voitures partagées offrent des réponses appropriées.

    * « Domicile-travail : les salariés à bout de souffle », les Carnets de l'Info, mai 2008.