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  • Carcassonne: dix balles réelles découvertes...

    Un journaliste de la Dépêche du Midi indique avoir trouvé dimanche, à proximité de la caserne, dix balles réelles enveloppées dans une boîte de préservatifs. Il a apporté ces balles au commissariat de police, ce qui a "interpellé" les enquêteurs.

    Ils ont confirmé qu'il s'agissait bien de munitions d'arme de guerre et ont procédé à des relevés d'empreintes digitales avant de joindre ces projectiles au dossier.

    Le président Nicolas Sarközy, qui s'est rendu lundi matin à l'hôpital Antoine-Gayraud de Carcassonne, a estimé qu'il y avait eu "des négligences inacceptables". "Elles devront être sanctionnées. La réaction sera rapide et sévère", a-t-il promis.

    Pourvu que ces balles retrouvées ne deviennent pas des balles "perdues"!

    (Source Le Monde - 30 juin 2008)

  • CHARD

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  • "Ventres à louer": clash entre Morano et Boutin

    Le débat sur les mères porteuses n'a pas fini de faire parler de lui. Ces derniers jours, il a même donné lieu à de vifs échanges entre deux membres du gouvernement. Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille, a en effet regretté samedi 28 juin, la "confusion" apportée au débat par la ministre du logement Christine Boutin, qui a lancé une pétition contre la légalisation de la "gestation pour autrui".

    Une commission sénatoriale a recommandé cette semaine l'autorisation de la"gestation pour autrui" (GPA), que la loi sur la bioéthique de 1994 interdit en France alors que le procédé est légal en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis. Au terme de cinq mois d'auditions, les membres du groupe de travail sur la "maternité pour autrui" ont cependant recommandé d'encadrer strictement la pratique.

    Depuis mercredi, Mme Morano  s'est déclarée favorable à plusieurs reprises à cette légalisation, affirmant qu'elle pourrait porter l'enfant de sa fille si cette dernière souffrait d'une malformation utérine. Des propos jugés "surprenants" par Mme Boutin. "Je ne peux imaginer que Mme Morano, en charge de la famille, n'ait pas envisagé les conséquences familiales, psychologiques et éthiques de son acceptation du principe de pouvoir être la mère de ses propres petits-enfants", a déploré la ministre du logement dans un communiqué diffusé vendredi. Cette dernière, catholique, ayant combattu notamment contre l'instauration du Pacs, a également annoncé le lancement d'une pétition "pour alerter l'opinion" sur une éventuelle légalisation.

    La réaction de Mme Boutin, selon Mme Morano, est "passionnée", mais "en même temps elle apporte beaucoup de confusion parce que le Sénat est très précis dans ses conditions", lui a répondu Mme Morano sur RTL, précisant que la mère porteuse ne devait "en aucun cas être la mère génitrice, c'est-à-dire la mère biologique". "La mère porteuse n'intervient que pour porter, donc il n'y pas de confusion de filiation", a-t-elle jugé. "Je ne donne pas à Mme Boutin le monopole des convictions religieuses", a également répliqué Mme Morano. (dont on ne dit pas la religion d'origine).

  • Sarközy: "Bâtir une Europe de l'asile"

    Dès les 7 et 8 juillet, à Cannes, lors d'une réunion des vint-sept ministres chargés de l'immigration, la France présentera officiellement le "pacte sur l'immigration et l'asile" qu'elle compte faire adopter, à l'automne, par le Conseil européen. Depuis janvier, le ministre français de l'immigration, Brice Hortefeux, a sillonné l'Europe pour convaincre ses membres de la nécessité de s'entendre sur des principes communs.

     

    Sur ce dossier, une priorité pour la présidence française sarközienne, le ministre se dit convaincu que les initiatives françaises peuvent être rapidement couronnées de succès. Pour lui, "ce pacte peut être la démonstration que l'Europe est capable de relever les défis de société". S'inspirant de la conception de l'"immigration choisie" défendue par Nicolas Sarkozy, le texte proposé par la France s'articule autour de cinq "engagements".

    Organiser l'immigration légale. Le premier engagement porte sur l'organisation de l'immigration légale, "en fonction des besoins et capacités d'accueil de chaque Etat membre". Le principe d'une "immigration choisie et concertée à caractère professionnel" est clairement affirmé. Il doit conduire les Etats membres à "renoncer à l'avenir aux régularisations générales".

    Organiser l'éloignement effectif des illégaux. En matière d'éloignement des clandestins, les Etats devront respecter la règle selon laquelle "un migrant en situation irrégulière a vocation soit à partir volontairement, soit à être reconduit dans son pays".

    Alors que seule une mesure d'éloignement sur trois est exécutée en Europe, le pacte invite les capitales à négocier rapidement avec les pays d'origine des accords de réadmission, "au moyen de tous les instruments diplomatiques et commerciaux". Il les incite à recourir, "chaque fois que c'est nécessaire", à des "vols de retour conjoints" entre plusieurs Etats.

    Mieux protéger les frontières. Il s'agit aussi d'améliorer "l'efficacité des contrôles aux frontières" extérieures de l'UE. Les Vingt-Sept devront pour cela s'engager à ne plus délivrer que des visas biométriques à partir de 2011 et à renforcer les moyens de l'agence Frontex, chargée de cordonner l'action des polices aux frontières extérieures.

    Bâtir une "Europe de l'asile". Le projet de pacte pose les fondements d'une "Europe de l'asile". Constatant l'hétérogénéité des politiques en la matière, la France appelle les Vingt-Sept à mettre en place, dès 2009, un "bureau d'appui" pour faciliter les échanges d'informations et d'expériences. Dans un délai de cinq ans, les Européens devraient adopter des "critères communs de demandes d'asile et de reconnaissance du statut de réfugié".

    Favoriser le "développement solidaire". Le texte pose le principe du "développement solidaire" pour "construire un partenariat avec les pays d'origine et de transit, au service de leur développement". Il invite à favoriser les possibilités pour les migrants d'investir dans leur pays d'origine et à encourager une "immigration de mobilité". Elle permettra à des étrangers de se former ou de se perfectionner en Europe, avant de retourner mettre leurs acquis au service du développement de leur pays.

    (Source Le Monde -30 juin 2008)

    La fin de l'Europe blanche est clairement programmée!

  • "Mères porteuses": à quel prix?

    Au fond, de quoi s'agit-il ? Tout simplement de faire un enfant. Mais encore ? Un enfant génétiquement de soi. Et pour y satisfaire quand on n'y arrive pas à deux, on n'hésiterait pas à faire courir des risques à de nombreuses personnes. Comment ? D'abord en pratiquant une fécondation in vitro (FIV) avec les ovules de la femme dépourvue d'utérus et le sperme de son compagnon. Puis en transférant l'embryon ainsi obtenu dans l'utérus d'une femme porteuse. Ce qui compte, c'est l'enfant de soi, de ses gènes.

    La mère est celle qui accouche, mais l'enfant peut avoir une parentalité multiple. La grossesse n'est pas un simple portage, c'est une expérience fondamentale qui façonne les deux protagonistes : la future mère et l'enfant en gestation. On découvre à peine la complexité et la richesse des échanges entre la mère et l'enfant in utero. Ce ne sont pas des élucubrations de psychanalystes. Les chercheurs scientifiques de toutes les disciplines n'en sont qu'au début de leurs découvertes concernant les mécanismes de ces échanges et leurs conséquences.

    Même les animaux n'y échappent pas : les embryons d'étalon portés par une solide jument se retrouvent avec des caractéristiques repérables de la jument porteuse. Faut-il, au nom de la filiation génétique, organiser la venue au monde d'enfants portés par une femme dont le travail psychique conscient et inconscient consistera à pouvoir l'abandonner ? On peut imaginer son ambivalence si, comme il est prévu, elle garde la possibilité de se rétracter à l'accouchement et les conséquences pour l'enfant d'une rétractation... Faut-il, au nom de la souffrance de parents infertiles, croire que l'amour peut tout, et réduire ces échanges à... rien ?

    L'inégalité - vécue comme une injustice - devant la fertilité est mise en avant par certains pour justifier la gestation pour autrui pour les couples infertiles. C'est oublier qu'en matière de vie en général et de procréation médicalement anonyme (PMA) en particulier, on est dans le règne de l'injustice : à ce jour, la moitié des couples qui ont recours à la FIV n'auront pas d'enfant. On peut certes espérer améliorer cet état de fait, mais il y aura toujours des limites.

    S'adjuger neuf mois de la vie d'un être humain, ce n'est pas rien ! Une grossesse, ce n'est pas toujours simple, et une mère porteuse n'est à l'abri ni d'une fausse couche, ni d'une césarienne, ni de complications, ni de porter un enfant malade, ni d'un baby blues. Ses propres enfants devront intégrer l'idée que l'enfant qu'elle porte n'est pas un frère ni une soeur, qu'il n'a pas été conçu avec leur père et qu'il sera (aban)donné à une autre famille dès la naissance. La société peut-elle exposer de la sorte ces enfants au bon vouloir de leur mère ? Et le couple ? Et le mari ? Messieurs les députés, que diriez-vous si votre femme vous annonçait qu'elle allait porter un enfant pour un autre couple ? Mesdames les députées, allez-vous donner l'exemple ?

    N'est-ce pas une forme majeure d'aliénation du corps de la femme ? La principale motivation est et restera une motivation économique liée ou non à une réparation psychique, consciente ou non, qu'il paraît douteux d'encourager. Il y a sûrement de par le monde des prostituées libres de choisir l'usage qu'elles veulent faire de leur corps, mais la très grande majorité sont exploitées et n'ont pas le choix.

    Il n'y a qu'à regarder les offres financières faites aux mères porteuses - qu'elles aient eu ou non des enfants - pour comprendre que la régulation n'est qu'un cache-misère et que les dérapages sont inscrits dans la démarche même de légaliser cette forme de prostitution au nom de la souffrance des couples qui ne peuvent procréer mais qui peuvent payer. Certes le tourisme procréatif existe. Dans ce contexte, tenir sur des positions de principe paraît rétrograde. Mais les contraintes dont on veut se débarrasser au nom de la liberté des uns et des autres sont autant de remparts contre les dérapages.

    Certes, des enfants de parents français ont été portés par une femme californienne ou ukrainienne. Les parents ont agi en connaissance de cause, mais font pression sur la justice française - au nom du bien-être de l'enfant -, sujet sensible s'il en est, pour faire reconnaître la filiation. Si l'on considère que la mère est celle qui a accouché, l'enfant qu'elle a abandonné ne pourrait-il être adopté par le couple qui a l'intention de l'élever et qui se trouve être les parents génétiques ? Manière de ne pas faire comme s'il ne s'était rien passé. Car, aujourd'hui, l'enjeu que pose chaque technique de procréation assistée est de savoir s'il est possible ou non de l'humaniser en instituant la parenté sans confusion sur les origines.

    Ces réflexions intéressent la société tout entière et, au premier chef, les parents qui veulent à tout prix un enfant, dont on dit, à tort, qu'il n'a pas de prix.

    (Source Le Monde- 30.06.08)

  • Carcassone: "C'est un mauvais réflexe!"

    La volonté du procureur Brice Morin de vouloir innocenter à tout prix le militaire coupable du 3ème RPIMA a quelque chose de suspect, qui donne à réfléchir. Ce para n'était pas un "bleu", mais un militaire expérimenté qui, de plus, n'aurait pas dû avoir sur lui, dans sa poche, ce chargeur à balles réelles.

    Des films amateur ont été tournés au moment du drame.

    Qui est ce parachutiste si "négligent", qui porte sur lui un chargeur interdit au cours d'une démonstration en public et cela contre le réglement? Pourquoi a-t-il désobéi? Simple désobéissance due à la sottise et volonté de malveillance?

    Il doit être immédiatement limogé. Il y va de l'honneur de l'armée.

    Toutes les hypothèses demeurent ouvertes. Et le public doit être tenu informé. Il y a 17 blessés graves, dont un enfant de 3 ans.

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    La justice dispose de films tournés lors de la fusillade qui a fait 17 blessés par balles dimanche durant un exercice de démonstration à la caserne de Carcassonne et a esquissé lundi le scénario du drame, «une erreur humaine», selon le procureur de la République, le sergent qui a tiré se trompant de chargeur.

    Un des films saisis a été réalisé de «façon amateure» et en «temps réel» par un militaire présent, a souligné le procureur de la République de Montpellier, Brice Robin, selon lequel le sergent de 28 ans, à l'origine du drame, «s'est trompé lorsqu'il a rechargé son arme».

    «Quand on voit le film, a déclaré le procureur lors d'un point de presse à Carcassonne, on comprend très bien que (le sergent) a à peu près un dixième de seconde pour enlever le chargeur initial, dont il a tiré les 25 balles et recharger».

    «Il avait sur lui plusieurs chargeurs, le malheur a voulu qu'il choisisse par réflexe un chargeur qui était dans une poche et qui malheureusement contenait des balles réelles», a ajouté le procureur qui a martelé que le militaire avait tiré «involontairement».



    «Il n'aurait jamais dû être en possession d'un chargeur à balles réelles», a-t-il précisé. Les balles que le sergent «avait avec lui sont des balles qui proviennent d'un résidu de tirs d'une opération qui remonte à fin juin». «Il n'était pas normal qu'il ait ces balles sur lui. C'est bien pour ça qu'il est actuellement en garde à vue», a poursuivi le procureur.

    Selon le procureur, l'exercice de démonstration «consistait à extraire un otage qui était retenu». «Il y a eu à chaque fois quatre militaires qui tiraient à balles à blanc. Tout s'était très bien déroulé jusque-là, jusqu'à la malheureuse sixième représentation» de la journée. (Source Le Parisien 30.06.08)

     

     

  • Carcassone: impossible de se tromper de chargeurs

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    Deux autres soldats du 3ème RPIMA devant les lieux du drame
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    Des soldats du 3ème RPIMA devant leur caserne le 30 juin 2008

    AFP.30 juin 2008. Les enquêteurs privilégiaient lundi la thèse de l'accident au lendemain du drame dans une caserne à Carcassonne, lorsqu'un soldat a tiré sur le public à balles réelles, au lieu de balles à blanc, faisant 17 blessés dont quatre graves.

    La fusillade a eu lieu lors d'une simulation de libération d'otages, à l'occasion d'une journée portes ouvertes du 3e Régiment parachutiste d'infanterie de marine (RPIMa). Cinq enfants figurent parmi les blessés dont un enfant de 3 ans grièvement atteint, touché au coeur et au bras.

    L'état des blessés est "encore préoccupant" mais il "évolue dans le bon sens", a déclaré Nicolas Sarközy à sa sortie de l'hôpital pour enfants du CHU Purpan de Toulouse.

    "Il y a eu des négligences inacceptables. Elles devront être sanctionnées", avait-il déclaré un peu plus tôt après s'être rendu au chevet de blessés hospitalisés à Carcassonne.

    "La réaction sera rapide et sévère", avait-t-il promis. "Ce sont des professionnels, cela ne peut pas rester sans conséquence".

    Sur les quatre militaires qui portaient des fusils d'assaut Famas lors de l'exercice qui a mal tourné, seul l'auteur présumé de la fusillade, restait en garde à vue lundi, les trois autres ayant été relâchés, a déclaré lundi à Carcassonne le procureur de la République de Montpellier, Brice Robin.

    Ce sergent du 3e RPIMa a agi "involontairement", par "maladresse", "absolument pas de manière préméditée" et le drame est la conséquence d'une "erreur humaine", a-t-il précisé.

    Le militaire devrait être présenté mardi devant un juge d'instruction à Montpellier.

    "Nous demanderons qu'il soit mis en examen pour le délit de blessures involontaires ayant entraîné une incapacité totale supérieure à trois mois", a affirmé le procureur. Il a ajouté qu'il retiendrait "vraisemblablement une circonstance aggravante", le militaire ayant "violé les règles de sécurité".

    L'armée cherche à comprendre comment un sergent a pu faire usage de balles réelles au lieu de balles à blanc alors qu'il participait à une démonstration du Groupe de commandos parachutistes (GCP).

    Ce "militaire était expérimenté et très bien noté", a déclaré lundi le ministre de la Défense Hervé Morin. Mais, selon lui, "il y a eu des fautes ou des manquements".

    "Un militaire qui a de l'expérience ne peut pas confondre" un chargeur à balles réelles et un chargeur de balles à blanc, a expliqué le ministre, rappelant que les deux types de munitions étaient de couleur différente et que les balles non utilisées devaient être rendues "après chaque exercice", ce qui n'a pas été le cas.

    Selon lui, l'auteur des tirs avait d'abord vidé un chargeur de balles à blanc avant "malheureusement" d'en placer un second à balles réelles dans son arme. "Pourquoi était-il dans sa poche?", s'est-il interrogé.

    Le drame relève "à 99,9% d'une faute non volontaire", a assuré de son côté le colonel Benoît Royal, chef du service d'informations de l'armée de terre.

    "Sur le coup, les gens tombaient, on a cru que ça faisait partie de l'exercice, et puis on a vu du sang!", a raconté à l'AFP un témoin de la fusillade.

    "Immédiatement, un responsable a crié au micro depuis le camion-sono: "arrêtez le feu"!", a poursuivi ce témoin, âgé de 44 ans et qui a souhaité rester anonyme. Selon lui, au moins un millier de spectateurs étaient présents.

    Sur les 17 blessés, 15 sont des civils et deux des militaires.

    Un bilan dimanche soir faisait état de quatre blessés graves. Deux d'entre eux n'étaient plus en danger lundi, a indiqué le préfet de l'Aude, Bernard Lemaire. Il a ajouté que le père et la mère de l'enfant de 3 ans, grièvement blessé, avaient aussi été touchés.