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  • L'Autriche sous le choc après la mort de Jörg Haider

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    "Des centaines de bougies étaient allumées et les gens se recueillaient sur le bord de la route où Jörg Haider a trouvé la mort, dans la nuit de vendredi à samedi 11 octobre"

    L'Autriche, un pays encore sous le choc après la mort de Jörg Haider. Les hommages qui lui sont rendus dans les médias nationaux soulignent que cet homme charismatique laisse un grand vide.

    REUTERS/Daniel Raunig
  • Des milliards d'euros qui "tombent du ciel"!

    Depuis le début de la crise financière, le gouvernement a annoncé une série de mesures pour soutenir l’économie française. Jusqu’à présent, le coût de ces dispositions est de près de 30 milliards d’euros. Où l’Etat trouve-t-il ces sommes impressionnantes ?


    A ce jour, les mesures ont, pour l’essentiel, été financées par un changement des règles d’utilisation de l’épargne déposée par les particuliers.

    Le plan de 22 milliards pour le financement des PME, par exemple, repose en premier lieu sur les dépôts collectés par les banques sur le livret développement durable (LDD, ex-Codevi). Jusqu’à présent, 9 % des dépôts du LDD filaient directement vers la Caisse des dépôts, qui se chargeait de les gérer. Dorénavant, les banques pourront en conserver l’usage et aider ainsi les entreprises à se financer. L’organisme Caisse des dépôts lui-même, qui possède un important « trésor de guerre », a été mis à contribution pour le rachat de 10 000 logements dont la mise en chantier n’a pu être lancée, faute d’acheteurs, et pour le sauvetage de Dexia (2,4 milliards).



    Même si, pour ces deux exemples, le gouvernement n’a pas fait directement appel aux contribuables, il serait précipité d’affirmer que cela ne sera jamais le cas. Une partie des dépenses annoncées n’a jamais fait l’objet d’explications claires.

     D’où viendra le milliard apporté par l’Etat à Dexia ? Comment sera financé l’achat de 20 000 autres logements ? Où trouvera-t-on les 400 millions pour la recherche et le développement de « voitures propres » ? Qui paiera les millions que l’Etat est susceptible de verser s’il se porte garant d’un prêt souscrit par une banque défaillante ?

    Si ces dispositions étaient intégrées dans le budget de l’Etat (environ 278 milliards de dépenses et 227 milliards de recettes pour 2009), elles seront, in fine, payées par les contribuables. Cela ne se fera sans doute pas à court terme, la France voulant oublier pour quelque temps la règle européenne qui contraint les membres de l’Union à présenter un budget dont le déficit est limité à 3 % du PIB.

    Mais, en laissant filer le déficit budgétaire, c’est la dette de la France, qui s’élève déjà à plus de 1 200 milliards, qui grandira encore un peu. Un caillou plus que gênant dans la chaussure des générations futures…

     

    Gabriel Richalot - Le Parisien - 13.10.08

  • Le gouvernement adopte le "plan de sauvetage" des banques

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    Sarközy et Fillon le 13 octobre 2008 à l'Elysée

    Le gouvernement français a adopté lundi lors d'un Conseil des ministres extraordinaire un plan de secours aux banques doté de 360 milliards d'euros, traduction française de celui mis au point par les quinze pays de la zone euro pour enrayer les effets de la crise financière.

    Juste après Angela Merkel en Allemagne et avant Silvio Berlusconi en Italie, Nicolas Sarközy a lui-même détaillé, devant le Premier ministre François Fillon, ses ministres "économiques" et la presse, les "outils" retenus par la France dans la "boîte" constituée dimanche au sommet de Paris, saluée lundi par une forte remontée des marchés financiers.

    Conformément au "plan d'action extrêmement ambitieux" de l'Eurogroupe, l'Etat a décidé d'accorder une garantie "payante" des prêts interbancaires à hauteur de 320 milliards d'euros et de consacrer jusqu'à 40 milliards d'euros à la recapitalisation des banques en difficulté.

    "Cet engagement massif est à la hauteur du problème auquel nous sommes confrontés", a plaidé le chef de l'Etat.

    "En offrant la garantie de l'Etat, nous pouvons espérer mettre un terme à la crise de confiance et ainsi à ne pas avoir à faire supporter aux Français le coût exorbitant qu'aurait une défaillance de tout le système bancaire", a-t-il ajouté, "le pari raisonnable que nous faisons est qu'en apportant cette garantie, nous n'aurons pas à la faire jouer".

    Comme attendu, le gouvernement a créé une société chargée de refinancer les banques qui, depuis le début de la crise, rechignent à se prêter de l'argent entre elles comme aux ménages et aux entreprises, au risque de provoquer un ralentissement de l'économie.

    "Les emprunts émis par cette société pour son financement seront garantis par l'Etat", a expliqué Nicolas Sarkozy, précisant que cette garantie serait appliquée "aux emprunts contractés avant le 31 décembre 2009 et pour une durée pouvant aller jusqu'à cinq ans".

    "Il s'agit de rétablir la confiance et non pas, par ce mécanisme, de venir au secours d'établissements qui se trouveraient en difficulté du fait d'une mauvaise gestion", a-t-il prévenu.

    Ainsi, cette garantie ne se fera pas "sans contrepartie" et sera donc "payante à un prix normal du marché", a insisté le président. Ses bénéficiaires devront aussi respecter des "obligations" notamment en matière d'éthique, allusion aux "parachutes dorés" accordés aux dirigeants.

    Deuxième étage de la fusée gouvernementale, Nicolas Sarkozy a confirmé la création de la Société de prise de participation de l'Etat (SPPE), annoncée par François Fillon la semaine dernière, destinée à "fournir des fonds propres" garantis par l'Etat aux banques en difficulté.

    L'Etat "ne laissera aucun établissement bancaire faire faillite", a répété le président. Mais "dans ce cas, comme ce fut le cas pour (la banque franco-belge) Dexia, l'Etat prendra le contrôle et la direction sera changée, il ne peut y avoir de sauvetage sans sanction des erreurs".

    Nicolas Sarkozy a également confirmé son intention "d'aller vite" en réaffirmant que le projet de loi du gouvernement serait proposé dès mardi au Parlement et "voté avant la fin de la semaine".

    Sa déclaration à peine terminée, il a reçu à l'Elysée les présidents de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, du Sénat Gérard Larcher et des groupes parlementaires afin de leur présenter le plan. Et mardi matin, il retrouvera, pour la troisième fois en deux semaines, ses bénéficiaires, les dirigeants des banques et assurances du pays.

    Vu la gravité de la crise, Nicolas Sarkozy a jugé que son plan était "la seule façon de protéger les emplois, les économies et les impôts" des Français. Le premier secrétaire du PS François Hollande a convenu que "plusieurs mesures indispensables" avaient été prises par l'Eurogroupe, même si, à son goût, "huit jours ont été perdus".

    Le ministre français du Budget Eric Woerth a déclaré lundi que le plan de soutien français au secteur bancaire n'aurait "pas d'impact direct sur les finances publiques" tout en reconnaissant qu'il pourrait augmenter la dette, lors d'une conférence de presse.

    Il a toutefois estimé que, malgré ce plan, le gouvernement devait "pouvoir tenir" sa prévision d'un déficit public (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) de 2,7% cette année.

    Avant même l'annonce du plan de soutien bancaire, la dette publique de la France était attendue à 65,3% du PIB fin 2008, au delà du plafond de 60% autorisé par le pacte de stabilité européen.

    AFP. 13.10.08

  • Mais où va-t-il trouver tout cet argent? Dans les poches du contribuable!

    Fillon et S. à l'Elysée le 13 oct 08.jpg
    Sarközy et Fillon à l'Elysée le 13 octobre 2008

    Le gouvernement a adopté lundi lors d'un Conseil des ministres extraordinaire un plan de secours aux banques doté de 360 milliards d'euros, traduction française de celui mis au point par les quinze pays de la zone euro pour enrayer les effets de la crise financière.

    Nicolas Sarközy a détaillé devant la presse les "outils" retenus par la France dans la "boîte" constituée dimanche au sommet de Paris, approuvée lundi par une forte remontée des marchés financiers.

    Conformément au plan de l'Eurogroupe, l'Etat a décidé d'accorder une garantie "payante" des prêts interbancaires à hauteur de 320 milliards d'euros et de consacrer jusqu'à 40 milliards d'euros à la recapitalisation des banques en difficulté.

    "Cet engagement massif est à la hauteur du problème auquel nous sommes confrontés", a plaidé le chef de l'Etat.

    "En offrant la garantie de l'Etat, nous pouvons espérer mettre un terme à la crise de confiance et ainsi à ne pas avoir à faire supporter aux Français le coût exorbitant qu'aurait une défaillance de tout le système bancaire", a-t-il ajouté, "le pari raisonnable que nous faisons est qu'en apportant cette garantie, nous n'aurons pas à la faire jouer".

    Comme attendu, le gouvernement a créé une société chargée de refinancer les banques qui, depuis le début de la crise, rechignent à se prêter de l'argent entre elles comme aux ménages et aux entreprises, au risque de provoquer un ralentissement de l'économie.

    "Les emprunts émis par cette société pour son financement seront garantis par l'Etat", a expliqué Nicolas Sarközy, précisant que cette garantie serait appliquée "aux emprunts contractés avant le 31 décembre 2009 et pour une durée pouvant aller jusqu'à cinq ans".

    "Il s'agit de rétablir la confiance et non pas, par ce mécanisme, de venir au secours d'établissements qui se trouveraient en difficulté du fait d'une mauvaise gestion", a-t-il prévenu.

    Ainsi, cette garantie ne se fera pas "sans contrepartie" et sera donc "payante à un prix normal du marché", a insisté le président. Ses bénéficiaires devront aussi respecter des "obligations" notamment en matière d'éthique, allusion aux "parachutes dorés" accordés aux dirigeants...

    AFP. 13.10.08

     
  • Obama à Philadelphie, au coeur du quartier noir

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    Les Noirs croient qu'Obama est un "descendant d'esclaves"...

    Céline Baby pleure de joie. Barack Obama lui a serré la main. Cette retraitée de 78 ans a attendu pendant trois heures sous un soleil de plomb afin de voir le candidat démocrate, en visite dans son quartier de West Philadelphia (Philadelphie). « J’ai l’impression d’avoir vécu un moment historique, souffle-t-elle alors que les larmes glissent le long de ses joues.

    C’est une émotion particulière, j’ai ressenti une joie dans mon coeur comme jamais auparavant. Ma grand-mère était esclave et, là maintenant, l’un des nôtres est en mesure d’obtenir le job le plus prestigieux du pays, président des Etats-Unis. Cela me rend extrêmement fière. Notre pays est en train de changer, on peut y arriver. Yes, we can ! »

    Barack Obama a parcouru sans relâche, samedi, la métropole de Philadelphie en participant à quatre meetings en moins de six heures et en attirant au total plus de 60 000 personnes. Blancs, Noirs, Asiatiques, ils étaient plus de 20 000 supporteurs dans le quartier en majorité noir de West Philadelphia. Avec ses maisons délabrées, ou abandonnées, ses trottoirs défoncés, ce quartier populaire, tristement célèbre pour sa criminalité, est l’un des plus pauvres de la ville de Philadelphie. Le choix très pensé du sénateur de l’Illinois de tenir son meeting au coeur de la 52ème Rue, l’artère principale, le poumon de West Philly, a touché les habitants. « La présence d’Obama ici, cela représente beaucoup pour moi, explique Antoinette Jennings, 28 ans, les yeux brillant d’émotion. C’est un peu un nouveau commencement. Mais, pour cela, il faut que les gens se rendent aux urnes. C’est le souci principal maintenant au sein de la communauté : aller voter. »
  • Antoine: les sacs poubelle de 100 litres...

    Antoine et sa mère.jpg
    Cette photo fait mal...

    Que sont devenus les sacs poubelle de 100 litres qu'Alexandrine Brugerolle de Fraissinette a achetés au Monoprix d'Issoire (Puy-de-Dôme), 24 heures seulement avant de signaler la disparition de son fils Antoine? La question taraude les gendarmes de la cellule «Disparition 63» depuis qu'ils ont mis au jour cette curieuse transaction, confirmée lundi au Figaro par une source proche du dossier, en épluchant les relevés bancaires de la jeune femme.

    Le 24 septembre dernier, c'est cet «élément matériel important» qui a décidé les magistrats à ordonner son placement en garde à vue. Lors des perquisitions menées à son domicile durant les jours précédents, en effet, les enquêteurs n'avaient trouvé aucune trace de ces poches plastique de grande taille. «Or, la maman d'Antoine s'est révélée incapable de nous fournir une réponse convaincante», relève aujourd'hui une source judiciaire, selon qui «toutes les pistes continuent d'être explorées» dans cette affaire. Contacté lundi, le procureur de Clermont-Ferrand s'est, pour sa part, refusé à tout commentaire.

    L'achat suspect, qui a retenu l'attention des gendarmes dès les tout premiers jours de l'enquête, porte sur un stock de sacs poubelle ainsi que sur un paquet de gants de ménagère Mapa et sur une bouteille de déboucheur liquide Destop achetés avec la carte bleue d'Alexandrine Brugerolle le 10 septembre dernier. «Je m'étais procurée ce matériel parce que je voulais faire du rangement et donner les vêtements devenus trop petits pour Antoine après avoir fait un tri», a-t-elle confié lundi après-midi, contactée par l'intermédiaire de son avocate, Me Anne-Laure Lebert.

    Interrogée en garde à vue sur la «disparition» de ces sacs de grande contenance, la mère d'Antoine avait simplement expliqué les avoir rapportés au magasin le jour même. «Lorsque je me suis aperçue que je m'étais trompée de taille, je suis aussitôt retournée à Monoprix pour les échanger contre des sacs de 30 litres que les gendarmes ont retrouvés chez moi», affirme-t-elle. Par la suite, les enquêteurs ont tenté de faire confirmer cette explication par le supermarché d'Issoire - en vain. «Leurs caisses enregistreuses n'ont conservé aucune trace de cet échange, s'étonne une source proche de l'enquête, si bien que le mystère lié à ces sacs perdure.»

    Indépendamment de cette zone d'ombre, la vingtaine d'enquêteurs détachés sur l'affaire s'efforcent de démêler les diverses incohérences qui émaillent encore la chronologie des faits. «Nous sommes notamment surpris du très court laps de temps qui s'est écoulé entre le moment où Alexandrine dit être rentrée du restaurant le 11 au soir, vers 21h15, et le moment où elle a alerté la gendarmerie à 21h17 très précises, indique le procureur, Jean-Yves Coquillat. Pour une mère qui avait l'habitude de voir son fils jouer dehors tard le soir, cela paraît très rapide.»

    Enfin, les gendarmes ont été étonnés d'apprendre que l'enfant, à en croire sa mère, a choisi un imposant un sac de sport long de 1,10 mètres qui appartient à son nouveau "beau-père" pour abriter les quelques affaires qu'il est supposé avoir emporté dans sa fugue.

    Le Figaro - 13.10.08

    Qu'attend donc le procureur pour inculper ces monstres? 

    De retrouver quelques ossements de l'enfant assassiné?

  • Valeria Bruni-Tedeschi

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    Petite-fille de Virginio Bruni Tedeschi, fondateur dans les années 20, à Turin, de la CEAT (Cavi Electrici Affini Torino), très vite hissée au second rang des constructeurs de pneumatiques de la Péninsule.
     Virginio Bruni Tedeschi, Juif italien, se convertit pendant la seconde guerre mondiale et épouse une catholique. Valeria est la fille du compositeur d'opéra Alberto Bruni Tedeschi, et de l'actrice et pianiste concertiste Marisa Borini.
     Elle est la sœur aînée de Carla Bruni, épouse du président de la république française depuis février 2008, mannequin et auteur-compositeur-interprète.
    Elle possède la double nationalité française et italienne.

  • Les victimes italiennes vont manifester à Paris contre ce scandale!

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    L'association italienne des victimes du terrorisme a annoncé lundi qu'elle irait manifester le week-end prochain à Paris contre la décision de Nicolas Sarközy de ne pas extrader vers l'Italie l'ancienne membre des Brigades rouges Marina Petrella, en faveur de laquelle est intervenue la soeur de l'épouse du président français, Valeria Bruni-Tedeschi.

    Valeria Bruni-Tedeschi, soeur de Carla Bruni-Sarkozy, a en effet indiqué lundi être intervenue en faveur de l'ancienne brigadiste.

    La comédienne a expliqué sur la radio Europe 1 être allée voir d'abord Marina Petrella en prison, pour pouvoir fournir "un témoignage personnel et très direct", et avoir donné son avis à sa soeur qui "a donné son avis à son mari". "Je pensais juste que c'était une chose terrible qu'elle meure", a-t-elle indiqué.

    Elle a dit avoir parlé directement aussi à ce sujet avec Nicolas Sarközy qui selon elle "a absolument écouté". "Ensuite il a rencontré je pense à plusieurs reprises les médecins, l'avocate, il a étudié le dossier", a-t-elle ajouté.

    Marine Le Pen, vice-présidente du Front national, a qualifié d'"injuste, immorale et politiquement scandaleuse" la décision de Nicolas Sarkozy.
    "Il s'agit probablement là d'une nouvelle manifestation de la "lutte sans concession" du président de la République contre le terrorisme au nom de laquelle nos soldats meurent en Afghanistan", a-t-elle ajouté.

    Valéria Bruni-Tedeschi et sa soeur ont elles-mêmes appris mercredi à Marina Petrella, qui souffre d'une grave dépression, qu'elle ne serait pas extradée vers l'Italie. La présidence française a confirmé dimanche avoir finalement autorisé Mme Petrella à rester en France en raison de sa "situation de santé".
    "Nous n'acceptons pas cette décision et irons devant l'Elysée montrer notre total désaccord", explique le président de l'association italienne des victimes du terrorisme, Bruno Berardi, dans le quotidien La Stampa de lundi.
    Il ajoute qu'un train serait affrété dans lequel prendraient place "les membres des nombreuses familles détruites par la douleur et accablées par le manque d'intérêt à leur encontre".
    Le syndicat autonome de la police a également critiqué une décision "inacceptable s'agissant notamment d'une terroriste condamnée pour le meurtre d'un policier".

    La presse italienne a fait une large place lundi aux réactions majoritairement hostiles dans la Péninsule à la décision du président français.
    "Appliquer la clause humanitaire à une terroriste condamnée pour homicide, vol et enlèvement ressemble à une mauvaise plaisanterie", commentait dans La Repubblica Isabella Bertolini du Peuple de la Liberté, le parti de Silvio Berlusconi.

    Pour Olga D'Antona, dont le mari magistrat a été tué en 1990 par les Brigades rouges, "tous les accords et conventions judiciaires sont violées" par cette décision, "sans doute prise parce que chez Sarkozy a prévalu la peur de l'impopularité".
    Les journaux italiens soulignent enfin le rôle joué dans cette décision de Nicolas Sarkozy par l'épouse du président, Carla Bruni-Sarkozy, et par sa soeur, Valeria Bruni-Tedeschi.
    "Je pense que cette femme avait déjà payé sa dette pour ce qu'elle avait fait", a expliqué la soeur de Carla Bruni au Corriere della Sera.
    "Quel avantage aurait pu apporter aux victimes et plus généralement à l'Italie qu'il y ait une mort de plus ?", s'est interrogé l'actrice.

    Condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité en 1992 et réfugiée en France depuis 1993, Marina Petrella, 54 ans, a été arrêtée en août 2007 et remise en liberté sous contrôle judiciaire un an plus tard.

    AFP -13.10.08

  • Le Grand Miracle?

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    Robert Zoellick, président de la Banque Mondiale, et DSK à Washington le 12 octobre 2008

    Les marchés européens ont nettement rebondi lundi, après une semaine de débâcle historique, alors que les pays de la zone euro commençaient à détailler leurs plans d'aide aux banques dans le cadre d'une réponse mondiale à la crise financière.

    Après la pire semaine de leur histoire, les Bourses européennes se reprenaient lundi: à 11H45 GMT, Londres gagnait 4,23%, Paris 5,58% et Francfort 6,75%.

    Imitant le plan de sauvetage britannique annoncé la semaine dernière, les Européens ont commencé à dévoiler lundi des montants spectaculaires pour soutenir leur secteur financier. Mot d'ordre affiché: mesures choc et coordination exemplaire.

    L'Allemagne, première économie européenne, a débloqué 480 milliards d'euros, dont 80 milliards pour recapitaliser des établissements en difficulté et 400 milliards pour garantir les échanges interbancaires.

     

    Ce soutien en deux volets (garanties aux crédits interbancaires jusqu'au 31 décembre 2009 et recapitalisation des banques menacées de faillite), déclinable dans chaque pays en fonction des besoins, avait été décidé par les dirigeants de l'Eurogroupe dimanche à Paris. Il vise à réamorcer la pompe du financement, qui est pratiquement tombée à l'arrêt et menace de paralyser l'économie.

    Selon le quotidien Le Monde, la France garantirait 300 milliards d'euros jusqu'à fin 2009.

    Comme espéré, le marché des prêts entre banques, dont le blocage est au coeur de la crise, se détendait lundi à la mi-journée. Les taux à trois mois déclinaient, signe que les établissements financiers étaient moins réticents à se prêter de l'argent.

    A Paris, cependant, le titre de la banque Société Générale a décroché brutalement lundi à la mi-séance plombé par des rumeurs d'augmentation de capital. L'action Société Générale a plongé momentanément avant de se reprendre.

    Aucun montant global n'a été avancé pour l'ensemble des mesures européennes, qui font écho au plan Paulson de 700 milliards de dollars adopté début octobre par les Etats-Unis et concrétisent les engagements pris vendredi soir au G7 de Washington.

    Les réunions du G7 et de l'Eurogroupe "nous préparent à une nationalisation progressive, partielle ou totale, du secteur bancaire", ont estimé des analystes de Global Equities.

    Londres a brisé ce tabou le premier lundi en annonçant qu'il investirait jusqu'à près de 50 milliards d'euros dans trois des plus grandes banques du pays, RBS, HBOS et Lloyds TSB, provoquant leur nationalisation de fait.

    Au terme d'opérations de refinancement massives, le gouvernement pourrait détenir jusqu'à 60% du capital de la Royal Bank of Scotland (RBS), au sein de laquelle il pourrait réclamer jusqu'à trois postes d'administrateurs.

    La RBS a d'ailleurs annoncé que son président Tom McKillop allait quitter son poste, tout comme son directeur général et le directeur du département "marchés mondiaux".

    Le gouvernement pourrait prendre aussi jusqu'à 43,5% au sein du groupe constitué par la fusion de Lloyds TSB et HBOS.

    De son côté, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé lundi une action concertée de plusieurs instituts d'émission - BCE, Banque d'Angleterre et Banque nationale suisse, auxquelles pourrait s'associer la Banque du Japon - pour alimenter les marchés en dollars avec des montants illimités.

    "Les banques pourront emprunter le montant qu'elles veulent au cours de ces opérations" à 7, 28 et 84 jours, a précisé la BCE, soucieuse d'envoyer un signal fort aux marchés.

    "Je pense que nous avons maintenant une réponse complète à la crise et je pense que le marché va refléter cela", s'était félicité dès dimanche le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn.

    "Il n'y a pas de raison aujourd'hui, ni pour les déposants, ni pour les intervenants sur le marché, ni pour les chefs d'entreprises de craindre quelque chose", a-t-il ajouté lundi.

    Mais les dirigeants européens redoutent que les aides massives aux banques choquent l'opinion publique. La population, déjà victime de la crise à travers l'inflation et le chômage, "pourrait" avoir l'impression de payer à la place des coupables.

    "Il ne s'agit pas de faire des cadeaux aux banquiers, il s'agit de faire en sorte que les consommateurs, les investisseurs puissent continuer à fonctionner d'une façon rationnelle", a souligné lundi le président de l'Eurogroupe et Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker. "Les banques qu'on assistera devront payer", a-t-il ajouté.

    Par ailleurs, le FMI, à l'instar des dirigeants européens, a l'intention de tirer les leçons de la crise en vue de réformer un système financier qui a démontré ses faiblesses.

    "Ce que je constate aujourd'hui, c'est que le marché laissé à lui-même est parti dans le mur" et la crise a montré la nécessité de "réorganiser le système", a déclaré lundi M. Strauss-Kahn.

    Le Premier ministre britannique Gordon Brown a aussi réclamé une vaste réforme du système financier international dans le cadre d'un "nouveau Bretton Woods", la conférence sur la régulation financière tenue aux Etats-Unis en 1944.

    L'Américain Paul Krugman, économiste spécialiste des échanges commerciaux et de la mondialisation, qui s'est vu décerner lundi le prix Nobel d'économie, a d'ailleurs rendu hommage au plan d'action de M. Brown qui a inspiré les Européens. Il s'est même demandé si le Premier ministre britannique "n'avait pas sauvé le système financier mondial".

    Partout dans le monde, les gouvernements s'efforçaient de rassurer épargnants et investisseurs.

    Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a ordonné lundi à son gouvernement d'accélérer la mise en place du plan anti-crise financière pour qu'il parvienne au plus vite au consommateur.

    Les marchés asiatiques ont bien rebondi lundi: Hong-Kong a clôturé sur un bond de 10,2%, la Bourse chinoise de Shanghai a gagné 3,65%, Sydney 5,55% et Séoul 3,79%.

    A Tokyo, après le krach historique de la semaine dernière (-9,62% vendredi et -24,33% sur la semaine), la Bourse était fermée pour cause de jour férié.

    Dans le Golfe, les Bourses étaient nettement en hausse lundi, celle de Ryad, la plus importante du monde arabe, gagnant 8,2% à mi-séance.

    AFP. 13.10.08

    Le Veau d'or est sauvé mais à quel prix pour les populations? 

     

     

     

     

  • La fête des Tabernacles en Israël

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    Soukkas à Jérusalem

    Proche-Orient: Israël boucle la Cisjordanie pour neuf jours

    L'armée israélienne a décidé d'imposer un bouclage total de la Cisjordanie à partir de dimanche minuit à l'occasion de Soukkot (la fête juive des Tabernacles ou des Cabanes), selon un communiqué militaire. Il est prévu pour neuf jours.

    Cette mesure, ordonnée pour des raisons sécuritaires par le ministère de la Défense, restera en vigueur jusqu'au 21 octobre à minuit, précise le texte.

    Elle ne concerne toutefois pas les cas humanitaires et certaines catégories professionnelles.

    Romandie news (ats / 13 octobre 2008 00:08)

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    Hag haSoukkot (Hébreu חג הסוכות, "fête des Cabanes" ou des Tabernacles, souvent appelée « Fête des Tentes »), plus simplement Soukkot ou Souccot, est l’un des trois festivals du judaïsme.

     Durant cette fête, la Torah prescrit aux Juifs de résider, prendre leurs repas, voire dormir dans une soukka, qu’ils auront construite eux-mêmes, et ce dès la fin de Yom Kippour. Toute la famille commencera dans un esprit de réjouissance la construction de la soukka, dans le jardin, sur le balcon ou dans tout autre lieu décent à ciel ouvert.

     La soukka doit être construite selon des règles et des proportions précises, et le toit en est l'élément le plus important. À défaut, une caravane sera utilisée, à condition qu'elle soit non résidentielle. Il est de coutume de la décorer en y accrochant des fruits, par exemple, et en l'arrangeant de manière à la considérer comme un lieu d'habitation.


  • Les enfants en danger: Julie, 5 ans, s'enfuit de la piscine...

    Un père de famille a décidé de porter plainte contre le club de natation de sa fille pour « soustraction à une obligation légale compromettant la santé des enfants ».

    Mercredi, Julie, 5 ans et demi, avait quitté seule la piscine de Bourgoin-Jallieu (Isère) et traversé toute la ville pour rejoindre la maison de ses grands-parents, à plus de 5 kilomètres de là, sur la commune de Ruy-Montceau.

    Ces derniers ont eu la surprise de voir arriver leur petite-fille à pied, sous une pluie battante.


    « Elle aurait pu tomber sur un détraqué »

     

    Le grand-père raconte : « Elle a débarqué à la maison vers 11 h 30. On s’est tout de suite demandé ce qu’elle faisait là, sans son papa. Elle n’a pas su répondre. Ma femme l’a séchée car elle était trempée.
    Elle l’a prise dans ses bras pour la réconforter. Dix minutes plus tard, son père est arrivé, affolé. Il cherchait Julie partout et il ne savait pas qu’elle était chez nous. On se demande toujours comment Julie a fait pour trouver la route jusqu’à chez nous. C’est une énigme. »

     Le père de Julie avait déposé la fillette et son frère à l’entrée de la piscine Tournesol de Bourgoin vers 9 h 30 pour un cours de natation. Que s’est-il passé ensuite ? C’est le mystère.

     

    Selon ses grands-parents, Julie se serait trompée de cours et aurait intégré un groupe qui finissait sa séance. Le maître-nageur aurait alors demandé aux enfants de regagner les vestiaires. Julie, qui venait pourtant à peine d’arriver, se serait alors exécutée. Et elle aurait décidé de repartir seule, sans son frère, de la piscine. L’enquête dira si cette version correspond à la réalité.


    Lorsque le père de Julie vient rechercher sa fille vers 10 h 30, il ne la trouve pas dans les vestiaires. Pire, il constate qu’elle a été signalée comme « absente » du cours. Paniqué, il prévient la police et se met à chercher sa fille dans tout Bourgoin. Finalement, un passant lui précise qu’il a vu une enfant marcher en direction de Ruy-Montceau.


    Au club de natation, on plaide non-coupable. « La prise en charge des enfants par les éducateurs se fait au bord du bassin, pas à l’entrée de la piscine ou dans les vestiaires. C’est aux parents de vérifier que leur enfant se trouve bien au bord du bassin au moment où le maître-nageur fait l’appel.


    Le policier qui est venu à la piscine l’a d’ailleurs rappelé au père de Julie », insiste Cédric Marez, responsable technique du club. Mais le père de la fillette ne veut rien savoir. Il estime que le club de natation a commis une faute en laissant repartir seule sa fille. « Elle aurait pu tomber sur un détraqué », clament les grands-parents de Julie.

    Aujourd'hui en France -12.10.08

  • Agression raciste: ils menacent de brûler le libraire et incendient son magasin

    L’incendie criminel qui a ravagé hier matin la librairie Mille-Pages du quartier des Chênes a provoqué un électrochoc parmi les habitants de cette cité sensible d’Ermont (Val-d’Oise). Les habitués du centre commercial ont découvert les dégâts avec colère et inquiétude.

    La vitrine est brisée sur le trottoir, l’intérieur du Mille-Pages est dévasté. « Il n’est pas blessé le monsieur ? » demande une cliente, effarée. « Ce n’est pas possible… » soupire-t-elle.

     

    A 6 h 30, le gérant de la librairie réceptionne la livraison des journaux. Mais Jérôme, 45 ans, est "attendu" par trois hommes cagoulés, il est bousculé par ses agresseurs qui l’ont forcé à rentrer dans sa boutique par la porte située à l’arrière du magasin. Ils l’ont ensuite aspergé d’essence et menacé de lui mettre le feu s’il ne leur cédait pas sa caisse. Le libraire s’est exécuté, abandonnant à ses agresseurs les 50 en sa possession. Les auteurs ont ensuite jeté de l’essence dans la boutique et y ont mis le feu avant de prendre la fuite, abandonnant leur victime. Le libraire a été intoxiqué par les fumées. Il a été évacué vers l’hôpital d’Eaubonne par les pompiers qui ont limité le sinistre à la librairie, empêchant la propagation du feu au reste du centre commercial.

    Multiples tentatives d’intimidation

    Regroupés devant les barrières de sécurité, les résidants des Chênes confient leur ras-le-bol. « Des choses comme cela, ça ne donne pas envie de rester », confie même le boulanger dont la boutique est voisine de la librairie. D’autres connaissent bien la victime et confient qu’il avait déjà subi des menaces. « C’est quelqu’un qui ne se laisse pas faire », indiquait devant le magasin Frédéric, client du Mille-Pages. « Il avait été menacé à plusieurs reprises. On lui avait promis de lui mettre le feu. » Une autre cliente confirme. Autant d’éléments sur lesquels les policiers de l’antenne de Cergy de la DRPJ de Versailles, saisis du dossier sur instruction du parquet de Pontoise, vont se pencher.

    En attendant, les habitants vont devoir se passer de leur librairie-presse un certains temps. « Il ne rouvrira pas, reprend la cliente. Sa femme m’a dit qu’elle ne voulait plus que son mari risque sa vie ici. »

    Nombre de résidents dénoncaient hier la difficulté de vivre aux Chênes. « Le quartier devient de plus en plus difficile », insiste une habitante qui explique que la librairie est devenue un lieu de rassemblement des jeunes. Cela devient même « invivable », pour une autre, depuis le printemps. « Nous sommes en prison chez nous, il est impossible de sortir. Les halls sont squattés, nous nous faisons insulter, menacer. Dans la cité, il y a une grande souffrance générale. » Elle attend du maire une réponse : celle concernant un autre logement. Ailleurs.

    Aujourd'hui en France - 12.10.08