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  • Cloaca maxima

    Les plaintes s'accumulent dans l'affaire «des carnets secrets» d'Yves Bertrand, ancien directeur des Renseignements généraux de 1992 à 2004.

    Après celles déposées par l'avocat de Nicolas Sarközy et par l'homme d'affaire Jean-Noël Tassez pour «dénonciation calomnieuse», c'est au tour de Lev Forster, conseil de Charles Pasqua de déposer plainte pour les mêmes motifs.

    Selon le Point, le 20 juillet 2000, Yves Bertrand avait mentionné dans ses brouillons : «Fric RPF, géré par Tomi au Gabon. Vient d'être  créée au Gabon la société Pari mutuel urbain gabonais». Le RPF était à l'époque le Rassemblement pour la France dont le leader était Charles Pasqua. Celui-ci souhaitait se présenter à l'élection présidentielle en 2002 face à Jacques Chirac. Tomi était un proche de Pasqua et un associé de Robert Feliciaggi dans le monde des jeux. En janvier 2001, Bertrand inscrivait dans son carnet le nom de Feliciaggi qui aurait versé «3 à 4 millions de francs» à l'ancien ministre de l'Intérieur.

    Lundi, le parquet de Paris devrait se prononcer sur l'ouverture ou non d'une enquête préliminaire après le dépôt de ces plaintes.

    leparisien.fr- 17.10.08

  • Sarközy exige le retrait de sa poupée "vaudou": on ne sait jamais...

    Poupée vaudou de sarkozy et royal.jpg

    Nicolas Sarközy, via son avocat Thierry Herzog, désapprouve et s'oppose fermement à la parution du Manuel vaudou Nicolas Sarkozy, disponible en librairie depuis le 9 octobre. Il menace même de poursuites si ces produits ne sont pas retirés de la vente.

    La semaine dernière, une maison d'édition avait lancé la vente de deux livres sur Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Ces deux courts ouvrages étaient accompagnés, pour chacun, d'une poupée vaudou à l'effigie des deux finalistes de la dernière présidentielle, avec des aiguilles permettant de «piquer» ces petites figurines.

    «Nous avons reçu un courrier recommandé de l'avocat de Nicolas Sarkozy, explique l'attaché de presse de «K&B», la maison d'édition qui commercialise le manuel vaudou Nicolas Sarkozy. Il nous menace de poursuites judiciaires si nous ne retirons par le produit».

      Dans un communiqué, «K&B» affirme, déjà, son refus de retirer ces poupées de la vente: «Compte tenu de l'aspect humoristique du projet, des personnalités politiques et publiques que représentent Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, les Éditions K&B estiment être dans leur bon droit et n'entendent donner suite à aucune demande de retrait des librairies, qu'elles jugent totalement disproportionnée.  La jeune maison d'édition est aujourd'hui déterminée à faire vivre ces projets qui ont nécessité des mois d'élaboration et de travail.»

  • Les députés européens invités à ne pas se loger dans des hôtels de passe...

    Une quarantaine d'eurodéputés de pays scandinaves ont lancé une campagne demandant que le Parlement européen s'engage à ne pas utiliser pour ses élus des hôtels ayant recours à des prostituées ou diffusant des films pornographiques.

     
    "C'est une question sérieuse, importante", a déclaré vendredi le porte-parole du Parlement, Jaume Duch, en indiquant que le président du Parlement Hans-Gert Pöttering avait reçu une lettre en ce sens de 37 élus.

    Dans cette missive, les eurodéputés demandent que le Parlement européen "n'utilise que les hôtels qui donnent la garantie que l'établissement n'est pas impliqué dans le commerce du sexe" et que des consignes écrites en ce sens soient données "à tout le personnel", députés et fonctionnaires.

    Le Parlement, qui se réunit alternativement à Bruxelles, où il travaille le plus clair du temps, et à Strasbourg en France, son siège officiel, s'alignerait sur les pratiques des pays scandinaves, font valoir les initiateurs de la campagne.

    Les pays du Conseil Nordique (Danemark, Finlande, Islande, Norvège et Suède) ont pris une telle décision en 2006.

    Les eurodéputés jugent nécessaire de ne pas encourager la prostitution, en soulignant le rôle qu'elle joue "dans le crime organisé" et s'indignent de "l'augmentation de la traite des êtres humains" qui voit notamment "des jeunes femmes de pays pauvres être vendues comme esclaves sexuelles dans l'industrie de la prostitution".

    L'une des signataires, la Suédoise Hélène Goudin, a indiqué qu'il s'agissait aussi d'interdire aux élus et à leurs collaborateurs les hôtels qui diffusent des films pornographiques dans leurs chambres.

    "Nous sommes de manière générale contre l'exploitation des femmes", a-t-elle expliqué à l'AFP. "L'Union européenne est une Union de valeurs et nous pensons que nous devrions avoir un consensus à ce sujet".

    AFP. 17.10.08

     

  • Pour les gourmands: une spécialité du Limousin

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    Le creusois est un gâteau pur beurre aux noisettes dont la recette, rédigée sur un parchemin du XVe siècle, a été retrouvée en 1969, lors de travaux réalisés dans une ancienne habitation monacale.

    Très vite, certains pâtissiers du département ont décidé de se regrouper au sein d'une association pour faire de ce gâteau aux noisettes une spécialité régionale.

  • Les "carnets secrets" d'Yves Bertrand leur font peur

    La plainte de Nicolas Sarközy contre l'ancien patron des RG Yves Bertrand à la suite de la publication dans la presse d'extraits de ses "carnets secrets" pourrait être suivie de celles de plusieurs autres personnalités
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    Yves Bertrand

    Le chef de l'Etat a ouvert la voie en déposant jeudi une plainte contre le directeur des Renseignements généraux (DCRG) de 1992 à 2004, pour notamment "dénonciation calomnieuse".

    Cette plainte était toujours "à l'étude" vendredi au parquet de Paris qui peut décider de la classer ou d'ouvrir une enquête préliminaire. La dénonciation calomnieuse est punie de cinq ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.

    Couvrant une période 1998-2003, les carnets manuscrits de l'ancien DCRG ont été saisis lors d'une perquisition dans le cadre de l'affaire Clearstream. L'hebdomadaire Le Point a publié le 8 octobre des extraits de ces 23 carnets qui fourmillent "d'indiscrétions" et de détails sur des affaires politico-financières récentes, la vie privée et publique du Tout-Paris et des hommes politiques.

    Me Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, a expliqué que la plainte pour dénonciation calomnieuse visait uniquement M. Bertrand dans la mesure où il aurait transmis les "allégations" contenues dans ces carnets à l'Elysée, Matignon et l'Intérieur.

    "M. Sarközy agit ainsi comme il l'a fait en janvier 2006, en étant le premier homme politique à porter plainte dans l'affaire de dénonciation calomnieuse Clearstream, avant que Laurent Fabius ou Dominique Strauss-Kahn par exemple ne lui emboîtent le pas", a relevé auprès de l'AFP Me Herzog.

    "Ca ne tient pas debout", a répliqué M. Bertrand, pour qui le chef de l'Etat "porte plainte contre des brouillons, des brouillons qui en plus étaient sous scellés, et qui ont été piqués".

    M. Bertrand est attaqué sur un autre front avec la plainte déposée vendredi par l'homme d'affaires et de médias Jean-Noël Tassez. "Nous visons les propos prêtés à Bertrand selon lesquels M. Tassez a versé de l'argent à M. Sarkozy (Angolagate - ndb), a expliqué Me Barratelli, avocat de M. Tassez.

    L'affaire a également trouvé un écho politique avec la tribune publiée jeudi dans Le Point par l'ancien Premier ministre Lionel Jospin qui relève "le nombre extravagant (trente-trois) de rendez-vous" qu'Yves Bertrand "aurait eus avec Dominique de Villepin" entre janvier 2001 et octobre 2002.

    "Il apparaît clairement que ce haut fonctionnaire indélicat et nuisible a été maintenu en fonction et protégé par le président Jacques Chirac pendant douze ans", a déclaré M. Jospin à LCI. Comme on lui demandait si on devait à M. Bertrand la divulgation de son passé trotskiste, Lionel Jospin a répondu: "Je pense qu'il y a eu volonté de malveillance à mon égard".

    L'ancien Premier ministre Edouard Balladur a justifié la plainte déposée par Nicolas Sarközy. "Il faut tout faire pour mettre un point d'arrêt à un certain nombre de pratiques détestables et je dirais même méprisables", a déclaré M. Balladur à Canal +. "Tout n'est pas permis sous prétexte qu'on est dans la vie publique ou dans la vie politique.  Ce n'est pas parce qu'il est président de la République en exercice qu'il n'a pas le droit de se défendre", a-t-il dit.

    M. de Villepin a justifié en retour ses entretiens avec M. Bertrand par le fait qu'en période de cohabitation (1997-2002), l'Elysée devait être "régulièrement" informé des "grandes questions" telles que la menace terroriste.

     

  • Prison "hors les murs": une dangereuse utopie!

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    La surpopulation carcérale est un vrai problème. Les prisons françaises n'ont jamais été aussi pleines. Plus de 63 800 criminels et délinquants y sont incarcérés, pour 50 756 places. C'est à ce problème urgent qu'a décidé de s'attaquer le gouvernement à la rentrée.
    Or le projet de loi présenté lundi 28 juillet par la garde des sceaux, Rachida Dati est contradictoire. Il prévoit de poursuivre la construction de nouveaux centres de détention, Mais, dans le même temps, il entend désengorger les prisons en développant les peines alternatives à l'incarcération, notamment pour les personnes en attente de jugement et les condamnés à de courtes peines. Il s’agit de développer l'assignation à résidence et de généraliser le bracelet électronique (GPS), qui existe depuis 1997.

     

    « Nous proposons une nouvelle conception de la prison : une prison moderne, digne, et une nouvelle vision de la privation de liberté avec la prison "hors les murs". Le fait de condamner, de sanctionner, de priver de liberté peut prendre d'autres formes que l'emprisonnement » a déclaré Madame Dati dans un entretien au journal Le Monde fin juillet.

    Cette idée, prétendument moderne, d'abolir les murs de la prison a de quoi surprendre. Elle fait étrangement écho à ces lobbys qui, au nom des droits de l'homme, militent contre la répression et pour l'abolition des prisons. Le simple terme de « prison hors les murs » employé par Madame Dati, a pour effet de brouiller les frontières entre la société et l'espace carcéral. Non seulement on fait sortir les détenus de prison, mais on introduit la prison dans la vie des gens, au cœur même des familles.

    En 2005, on a inauguré à la maison centrale de Poissy (Yvelines) le domicile en prison avec la création d' unités de vie familiale, des appartements privatifs construits à l’intérieur de la prison, qui permettent aux détenus de recevoir leur famille pour une durée de 6 à 72 heures ! Aujourd'hui on crée la prison à domicile...

    D'un point de vue politique, quel message donne-t-on à entendre aux délinquants ? Ne faut-il pas au contraire réaffirmer clairement le principe de la séparation et de la privation physique de liberté pour ceux qui choisissent délibérément de rompre le pacte social ? Jusqu'à preuve du contraire, la prison reste le procédé le plus sûr pour neutraliser un individu dangereux.

     

    L'un des arguments invoqués par le Gouvernement est qu'un condamné placé sous surveillance électronique coûte 22 euros par jour contre 63 euros par jours pour une détention en établissement pénitentiaire. Mais peut-on réduire une question aussi grave à une affaire de porte-monnaie ? Oui aux économies et à la réduction des dépenses publiques mais non à l'affaiblissement des fonctions régaliennes de l'Etat.

    Si l'on veut faire des économies, il faudrait commencer par arrêter d'engloutir des centaines de millions d'euros dans des politiques préventives qui ont fait la preuve de leur échec. En effet, les investissements du ministère de la Justice en faveur des « travailleurs sociaux » impliqués dans les programmes dits de prévention, de rééducation et de réinsertion, privent le système carcéral, des budgets dont il a pourtant cruellement besoin pour construire de nouveaux établissements pénitentiaires.

    Il faut savoir que le budget annuel de l’administration pénitentiaire est passé de 150 millions d’euros en 1981 à 1,2 milliards d’euros en 2001 et à 2,4 milliards d’euros en 2008. Cette explosion est due, en majeure partie, aux dépenses liées aux activités socio-éducatives et culturelles entreprises depuis l'arrivée au pouvoir de François Mitterrand. Des centaines de bibliothèques et de salles de spectacles ont été construites dans les prisons depuis 1981. Photographes, comédiens, écrivains, musiciens, peintres, chanteurs, et « artistes » en tout genre se produisent constamment dans les prisons aux frais du contribuable, sans que rien ne viennent prouver qu'ils aient un quelconque effet bénéfique sur la réinsertion des détenus.

    C'est pourquoi la seule question qui compte aujourd’hui, à nos yeux, est celle de déterminer la meilleure stratégie pour contraindre les individus violents à réduire leur activité. Il en va du droit fondamental de chaque citoyen à la sécurité. La prison à domicile peut-elle aussi efficacement défendre l'ordre public et garantir la sécurité des personnes que l'enfermement ? Il est permis d'en douter.

    En effet, un tel projet, en donnant la priorité à la réinsertion par rapport à la punition, risque d'affaiblir considérablement le sens de la peine. Une peine dite « alternative » à la prison est-elle encore une peine ? De telles innovations profitent d'abord et avant tout aux délinquants et aux criminels. Elles facilitent l’exécution de leurs peines qui perdent ainsi une partie notable de leur pouvoir de dissuasion. En privant la sanction de son caractère rigoureux autant qu’exemplaire, on crée un sentiment d'impunité, avec pour corollaire immédiat, l'augmentation de la criminalité.

    Comme l’a montré Gary Becker, prix Nobel d’économie en 1992, si la criminalité augmente, c’est que le crime paie. Le criminel se détermine en fonction de la réalité qu’il constate. Or les taux de crimes impunis, de peines non appliquées et de libérations anticipées sont les véritables signaux qui incitent ou non à l’activité criminelle. Le choix de privilégier des alternatives à la prison risque fort d'être reçu comme un signal d'encouragement pour les délinquants.

    Certes, le projet précise que la prison « hors les murs » concernera uniquement les détenus passibles d'une condamnation à moins de deux ans de prison. Mais cela n'enlève rien à la gravité de l'affaire. Les petits délits et les agressions en tout genre ne doivent en aucun cas être sous-estimés par la justice. Ils peuvent constituer de très graves atteintes aux droits des personnes, d'autant plus graves qu'ils touchent majoritairement les personnes les plus modestes. Voler le portefeuille d'une grand-mère est loin d'être anodin, quand on sait que beaucoup de personnes âgées ne touchent que quelques centaines d'euros par mois de pension. Le vol dans les magasins porte préjudice aux petits consommateurs qui verront le prix des services et de leurs produits familiers augmenter. En outre, la petite délinquance fait le lit d'une économie souterraine qui alimente la grande criminalité, celle de la drogue, des mafias et du terrorisme.

    Mais nombre de magistrats considèrent cette petite délinquance comme secondaire et peu digne d'intérêt. A leurs yeux, les délits financiers sont beaucoup plus intéressants. Ils rêvent de mettre en examen de grands patrons, un ministre...

     

    Enfin, si le taux d’occupation des prisons tourne autour de 130 %, c'est aussi et surtout parce que les militants des droits de l’homme s’opposent à toute construction de nouvelle prison, au nom de la lutte contre le « tout-répressif ». Ce type de militantisme procède en fait de l'utopie d'un monde parfait, dans lequel il suffirait que les citoyens soient socialisés et bien instruits pour que toute tentation de faire le mal soit repoussée. On connait le mot de Victor Hugo : « ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons ». Sur le plan de la pure efficacité, la répression reste la meilleure des préventions, ce qui n'empêche pas, loin de là, d'ouvrir des écoles.

    Selon l’Observatoire International des Prisons (OIP), un lobby d'extrême gauche extrêmement actif, « la France ne manque pas de places de prison ou de surveillants, elle a trop de détenus ». Ce qu'ils réclament, sous couvert des droits de l'homme, c'est l’abolition des prisons : zéro détenu, zéro prison.

    Un tel discours est indéfendable, et ce pour 3 raisons :

    1° Il laisse croire que les détenus sont des victimes

    2° Il occulte le droit des vraies victimes à une justice équitable

    3° Il néglige la question, pourtant centrale, de la sécurité publique.

    Il faut au contraire affirmer clairement que :

     

    1° c'est la société, c'est-à-dire le citoyen de base, qui doit être « protégée » au maximum, quand bien même cela entraînerait des désagréments pour les détenus.

    2° qu'il n'est par principe pas souhaitable que les criminels soient réintégrés dans la société, sauf exception. En aucun cas le « bénéfice du doute » ne doit leur être accordé.

    3° qu’il est hors de question d’assurer aux criminels détenus un séjour « gratifiant ». En effet, la dureté du quotidien en prison doit participer à l’aspect « dissuasion » de la peine.

    4° Que le développement d'un parc pénitentiaire digne de ce nom constitue la véritable priorité d'une politique pénitentiaire responsable.

     


    Institut pour la Justice, août 2008

    www.institutpourlajustice.com

    NdB: Je recommande la lecture de tous les articles de ce site

     

     

  • Anne-Lorraine Schmitt: le combat d'un père

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    Philippe Schmitt lance un « référendum sur la justice».
    Famille Chrétienne n° 1604 du 11 au 17 octobre 2008 p. 15


    Au lendemain de l'assassinat de sa fille Anne-Lorraine dans le RER D le 25 novembre 2007 par un violeur récidiviste, Philippe Schmitt annonçait son intention de se battre pour la prévention de la récidive.
    Il est devenu, le 28 juin, président du Comité d'orientation de l'Institut pour la justice, qui veut «défendre le droit de tous à bénéficier d'un système judiciaire juste et équitable ». C'est dans ce cadre qu'il vient de lancer un « référendum sur la justice ». Neuf questions visant à sensibiliser citoyens et dirigeants aux dysfonctionnements de la procédure pénale » : « Je les ai découverts à l'occasion de l'assassinat d'Anne-Lorraine, et j'en suis atterré. Beaucoup ignorent ces problèmes, par exemple que la perpéuité n'existe pas. Or la justice est rendue au nom du peuple français, il faut qu'il soit au courant ».

    Déjà 15 000 signatures ont été recueillies depuis juillet. « Un très bon résultat », que Philippe Schmitt a l'intention de faire connaître à Nicolas Sarkozy et aux parlementaires. « Pour protéger mes filles cadettes, et toutes les autres », explique-t-il, avouant qu'il ne se passe pas un moment sans qu'il pense à Anne-Lorraine. « Cela n'a rien à voir avec une démarche de vengeance, car quelle que soit la peine à laquelle sera condamné son présumé assassin, cela ne nous la rendra pas. »
    Institut pour la justice
    57 rue d'Amsterdam -75008 PARIS
    Tél: 01.40.16.57.63


  • L'Ecureuil imprudent... en pleine crise!

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    La banque mutualiste française Caisse d'Epargne a perdu "de l'ordre de 600 millions d'euros" dans un "incident" boursier pendant la semaine du 6 octobre marquée par le krach, a-t-elle annoncé vendredi dans un communiqué.
    "L'incident" s'est produit au sein de la division "dérivés actions" dans le cadre des activités pour compte propre, par opposition aux activités pour le compte de clients, de la Caisse nationale des Caisses d'Epargne (CNCE), organe central du groupe mutualiste.

    Il a été décelé "dans le cadre des procédures habituelles de contrôle", selon le communiqué.

    La ministre de l'Economie Christine Lagarde a demandé à la Commission bancaire, l'autorité de tutelle des banques, de "diligenter une mission de contrôle" à la Caisse d'Epargne,

    Selon une source proche du dossier, l'équipe en charge des dérivés actions n'a "pas respecté" certaines limites en termes de montants investis sur ce marché en dépit des "instructions" qui leur avaient été données "compte tenu des conditions de marché".

    La banque a été contrainte de "solder cette position" alors que les marchés étaient en pleine tourmente, a-t-on ajouté.

    "Compte tenu de son niveau de fonds propres, plus de 20 milliards d'euros, et de son importante liquidité, cette perte n'affecte pas la solidité financière du groupe et n'a aucune conséquence sur la clientèle", assure la banque.

    En juin 2008, la Caisse d'Epargne avait pris la décision de fermer progressivement d'ici le début 2009 son activité pour compte propre, jugée trop risquée, a-t-on précisé.

    La perte est intervenue pendant la semaine où le groupe Caisse d'Epargne a annoncé son intention de se marier avec le groupe Banque Populaire pour former la deuxième banque française.

    Le directeur financier de la CNCE devrait être limogé tandis que des sanctions ont déjà été prises contre l'équipe responsable de cet "incident", soit une "demi-douzaine" de personnes au total, a précisé la source proche du dossier.

  • Hommage à Jose Antonio Primo de Rivera

    http://fr.youtube.com/watch?v=AA3JKJtW4lA

    Jose Antonio Primo de Rivera, fondateur de la Phalange, né en 1903, mort fusillé par les Rouges en 1936.

  • Le juge Garzon veut un Nüremberg du franquisme

    Le juge Baltasar Garzon a ouvert jeudi une instruction sur les dizaines de milliers de "disparus" de la guerre civile et du franquisme oubliés dans des fosses communes, bravant la loi d'amnistie qui a jeté un voile pudique sur cette page noire de l'Histoire de l'Espagne.

    Le parquet espagnol fera appel de cette décision, jugeant notamment que les crimes visés sont prescrits par la loi d'amnistie espagnole votée en 1977 au nom de la réconciliation nationale, deux ans après la mort du dictateur Francisco Franco, a-t-on indiqué de source judiciaire.

    Le juge Garzon estime au contraire dans un procès verbal dont l'AFP a obtenu copie que "toute loi d'amnistie qui cherche à blanchir un crime contre l'humanité sera nulle de plein droit".

    Dix ans après s'être rendu célèbre en faisant interpeller l'ex-dictateur chilien Augusto Pinochet à Londres, le juge madrilène s'est déclaré compétent pour enquêter sur la disparition de 114.266 personnes pendant la guerre civile espagnole (1936-39) et les premières années de la dictature (1939-75).

    Il a ainsi ordonné l'ouverture de fosses communes dans 19 localités, dont celle proche de Grenade (sud) où est enterré le poète Federico Garcia Lorca, fusillé par les franquistes en 1936. La famille du poète s'y était jusqu'à récemment toujours opposée.

    Le juge Garzon réclame dans un délai de dix jours des certificats de décès du général Franco et de 34 hauts responsables de son régime, afin de pouvoir déclarer l'extinction de l'action pénale à leur encontre.

    Mais il dévoile son intention d'engager d'éventuelles poursuites contre d'ex-dirigeants, entre 1936 et 1951 (période sur laquelle veut enquêter le juge), de la Phalange, un parti d'extrême-droite allié à Franco, en demandant au ministère de l'Intérieur de vérifier si certains sont encore en vie.

    Il s'agit de la première enquête judiciaire jamais ouverte sur ces faits par la justice espagnole, qui s'est reconnue en 2005 une compétence universelle pour juger des crimes contre l'humanité et de génocide commis hors de ses frontières, notamment au Chili, en Argentine, au Guatemala ou au Rwanda.

    Le "pacte du silence" jusqu'ici en vigueur au sein de la société espagnole a été fortement remis en cause depuis le début des années 2000 par des associations de familles de victimes, qui avaient demandé au juge d'enquêter sur la disparition de proches en localisant les corps et en éclaircissant les circonstances de leur mort.

    Sous la pression de ces associations, le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero a fait adopter en 2007 une loi de réhabilitation des victimes du franquisme qui a été critiquée par la droite.

    Le juge Garzon avait entrouvert début septembre la porte à son enquête, en demandant des informations sur les disparus du franquisme à diverses institutions: ministères, municipalités, Eglise catholique ou encore "Valle de los Caidos", le mausolée où reposent Franco et des milliers de victimes de la Guerre civile.

    Le magistrat motive sa décision en estimant que les disparitions forcées de l'époque constituent de possibles délits de "détention illégale permanente", donc non prescrits, "dans un contexte de crimes contre l'humanité", même si cette qualification n'a été fixée en droit que lors des procès des criminels nazis de Nuremberg, après la Seconde guerre mondiale.

    Selon la branche espagnole d'Amnesty International, la décision du juge représente "un signal d'espoir" pour les familles et donne "corps à l'obligation pour l'Etat espagnol d'enquêter".

    AFP. 16.10.08