«Quelle haine a pu motiver un tel acte ? »
Les enquêteurs continuent d’explorer toutes les pistes en épluchant un à un les dossiers traités par l’avocat spécialisé dans l’immobilier en France et à l’étranger. Sur le plan technique, les policiers étudient aussi les dizaines de milliers d’appels téléphoniques passés ce jour-là dans le quartier et la vidéosurveillance des stations de métro et des commerces alentour. Quant aux colis déposés ce matin-là devant la porte du cabinet, un seul, censé contenir le whisky préféré d’Olivier Brane, renfermait l’explosif. Des recherches ont été menées sur Internet pour tenter de retrouver un éventuel fabricant. En vain. D’autres vérifications ont été faites sur le contenu des autres paquets, champagne et chocolats. Reste cet énigmatique message sous enveloppe : « En souvenir d’une affaire immobilière compliquée. Bon Hanouka (NDLR : fête juive) », qui pose plus de questions qu’elle n’amène de réponses. « L’enquête n’a certes pas encore donné de résultat, mais la brigade criminelle continue à travailler de façon extrêmement efficace » dit Me Forster.
Hier, Amèle, une des 3 filles de Jacqueline Ben Bouali, nous confiait : « Pourquoi ? Quelle haine a pu motiver un tel acte ? Nous sommes épuisés de nous poser tous les jours ces mêmes questions. Ça envahit notre quotidien, nous avons besoin de savoir, c’est trop pesant. On est très marqués par sa disparition brutale, notre père pleure chaque nuit en silence. » Elle se dit rassurée par la détermination de la juge à faire la lumière sur cet attentat - qui demeure à ce jour une énigme.


