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  • Paris Foot Gay: Rama Yade est scandalisée!

    La secrétaire d'Etat aux Sports Rama Yade a estimé que le communautarisme n'avait pas sa place dans le sport, en réaction au refus d'une équipe de Créteil composée de musulmans de jouer contre un club portant le nom de "Paris Foot Gay". "Mais où va-t-on là ? s'est exclamée Rama Yade, interrogée par des journalistes. Si ça continue, on va refuser de jouer contre des noirs, des juifs. Le communautarisme n'a pas sa place dans le sport."

    Les dirigeants du Créteil Bébel ont envoyé samedi un courriel à ceux du Paris Foot Gay pour annuler en ces termes une rencontre prévue : "Désolé, mais par rapport au nom de votre équipe et conformément aux principes de notre équipe, qui est une équipe de musulmans pratiquants, nous ne pouvons jouer contre vous". "

    Ce n'est pas une attitude républicaine de refuser de jouer pour des motifs de religion", a dit Rama Yade. "Le sport, c'est la fraternité, et j'ai été très choquée."

    Le Figaro - 06.10.09

  • Le juge van Ruymbeke passé sur le gril

    Le juge Renaud van Ruymbeke, poursuivi devant le Conseil de la magistrature pour sa gestion de l'affaire Clearstream, a été mis sur le gril, mardi devant le tribunal correctionnel de Paris, où il n'intervenait pourtant qu'en tant que témoin.

     
    "Je suis totalement étranger à l'affaire Clearstream", a martelé quatre heures durant le magistrat, fines lunettes et cravate bleu ciel.

    "A l'époque, j'étais dans le brouillard. C'est facile de refaire l'histoire des années après. Je travaillais sur l'affaire des frégates, le reste je n'avais pas à m'y intéresser. Je n'en étais pas saisi", a encore témoigné ce moustachu de 57 ans devenu une figure emblématique de la justice financière en instruisant notamment l'affaire des frégates de Taïwan, où il s'est heurté à de nombreuses reprises au secret-défense.

    C'est dans le cadre de cette affaire qu'il a été contacté par Jean-Louis Gergorin en avril 2004, par l'intermédiaire de l'avocat Thibault de Montbrial.

    Alors vice-président d'EADS et aujourd'hui co-prévenu au procès Clearstream, Gergorin se dit menacé de mort : il a des révélations à faire sur l'existence d'un réseau de corruption, étayées, selon lui, par des listings bancaires issus de la chambre de compensation Clearstream, sur lesquels figurent des noms de personnalités qui y détiendraient des comptes occultes.

    Intrigué, le magistrat rencontre alors à deux reprises au domicile de l'avocat, Jean-Louis Gergorin, un homme "très brillant, convaincu et convaincant", qui lui semble "de bonne foi".

    Problème, le responsable d'EADS refuse de témoigner sous X, craignant pour sa sécurité. "J'étais bloqué", témoigne le magistrat. "C'est vrai qu'à un moment donné, M. Gergorin me dit: "comment est-ce qu'on fait ?" Je lui réponds: "Ca ne me concerne pas, vous voyez avec votre avocat". Je prends à part Me Montbrial : "vous faites ce que vous voulez, ce n'est pas mon problème".

    Quelques jours plus tard, le 3 mai, il reçoit un premier courrier anonyme. L'affaire de dénonciation calomnieuse est lancée.

    Trois courriers suivront : l'un, le 14 juin, concerne des "centaines de noms qui n'ont rien à voir avec les frégates", dont celui de Nicolas Sarkozy. Le juge les verse au dossier des frégates, les rendant ainsi accessibles à "Thales et à ses avocats".

    Or à l'époque, Me Thierry Herzog, aujourd'hui avocat de Nicolas Sarkozy, est conseil de Thales. A ce titre, certains avocats des prévenus ont suggéré mardi, à demi-mots et sans jamais citer son nom, qu'il en avait profité pour avertir Nicolas Sarkozy qu'il figurait dans les listings.

    Des insinuations qui ont provoqué une vive querelle parmi les avocats, bagarre soldée par une rapide intervention du bâtonnier élu.

    Autre zone d'ombre abordée mardi : le silence de Philippe Marland, directeur de cabinet du ministre de la Défense, et de Michèle Alliot-Marie.

    Tenus régulièrement informés par le général Rondot de son enquête sur les listings Clearstream, ils n'ont en effet jamais pris la moindre initiative pour stopper la machination.

    M. van Ruymbeke a confirmé mardi que ni M. Marland ni son ministre ne l'avaient jamais appelé pour l'avertir de cette enquête parallèle.

    Ce n'est qu'en 2005 que les résultats des commissions rogatoires internationales lancées par le juge l'ont amené à douter de la véracité des listings. Mais il taira l'identité du "corbeau" Gergorin jusqu'en mai 2006.

    Un silence, ajouté aux rencontres hors procédure avec Gergorin, qui ont entraîné son renvoi devant le CSM.

    "Je n'ai jamais convenu avec Jean-Louis Gergorin de procéder par courriers anonymes", c'est lui qui a choisi d'agir ainsi, s'est défendu mardi M. van Rumbeke, certain d'avoir fait son travail "le plus sérieusement possible".

    AFP. 06.10.09

     

  • Football et homosexualité

    Les dirigeants du Paris Foot Gay ont demandé à leur ligue, la Commission Football loisirs (CFL), de sanctionner un club amateur de Créteil qu'ils accusent d'homophobie après le refus de cette équipe de jouer contre eux, des incriminations rejetées par le Créteil Bébel.

     

    Le Paris Foot Gay, qui dénonce une décision homophobe du club de Créteil, envisage de porter plainte si celui-ci continue "dans ce sens là", a indiqué mardi à l'AFP le président et cofondateur de l'association Paris Foot Gay, Pascal Brethes, confirmant une information de France Bleu Ile-de-France.

    Le PFG devait disputer dimanche un match contre le Créteil Bébel. Mais, la veille, il a reçu un courriel de l'équipe adverse en ces termes : "Désolé, mais par rapport au nom de votre équipe et conformément aux principes de notre équipe, qui est une équipe de musulmans pratiquants, nous ne pouvons jouer contre vous, nos convictions sont de loin plus importantes qu'un simple match de foot, encore une fois excusez-nous de vous avoir prévenu si tard".

    Pour Pascal Brethes, qui souhaite des sanctions, ce message "très choquant" tombe sous le coup des lois interdisant le racisme et l'homophobie.

     Se défendant de toute homophobie et voyant dans la médiatisation de cette affaire un "sacré tremplin" pour le PFG, le dirigeant du Créteil Bébel, Zahir Belgharbi, a de son côté expliqué à l'AFP que pour lui, c'est "le nom" du PFG qui posait problème et pas que l'équipe compte des homosexuels dans ses rangs.

    "Je ne suis pas homophobe, je ne suis pas intégriste, ça ne me dérange pas de jouer avec des gays, mais pas avec un club" portant un tel nom, a déclaré M. Belgharbi.

    "Nous, on a fait des efforts pour rester neutres - on ne s'appelle pas le football club islamique par exemple - pourquoi d'autres" veulent-ils s'afficher "comme les porte-drapeau d'une idéologie", a-t-il poursuivi, ajoutant : "Moi, tout ce que je veux, c'est jouer au football".

    Le Paris Foot Gay n'est "pas un club communautariste, c'est d'abord une association qui lutte contre l'homophobie dans le football", ouverte aux "hétéros et aux homos", a précisé Pascal Brethes. "Nous travaillons avec des clubs professionnels, comme le PSG, pour faire évoluer" les choses.

    Quant à l'équipe elle-même, elle comporte "des noirs, des blancs, des beurs, toutes religions confondues", a-t-il ajouté.

    "Tout ça est navrant à notre époque, mais en même temps, ça va faire réagir", a estimé l'ancien milieu de terrain du PSG Vikash Dhorasoo, parrain du PFG depuis 2006. "Les ligues et les fédérations font semblant de lutter contre les discriminations et le racisme", a ajouté l'ex-international français.

    Selon le président de la CFL, Jacques Stouvenel, une réunion du comité directeur, prévue le 13 octobre, statuera sur les suites à donner à cette affaire, "avertissement ou exclusion".

    "Nous avons huit équipes gay dans le championnat et nous n'avons jamais eu de problème. On joue tous en bonne intelligence", a-t-il ajouté.

    SOS Racisme a manifesté son "indignation". Quant à la Ville de Paris, elle a apporté son soutien au PFG "dans sa lutte contre l'homophobie et pour le dépassement des préjugés".

    AFP. 06.10.09

  • Pédophilie, tourisme sexuel: le FN veut le renvoi de Mitterrand

    Le Front national (FN) a poursuivi  sa campagne contre Frédéric Mitterrand, en exigeant de Nicolas Sarkozy le renvoi de son ministre de la Culture, en raison de ses écrits sur le tourisme sexuel.

    Dans une motion de son bureau politique, le parti de Jean-Marie Le Pen réclame au président de la République, "par respect de la morale et des principes républicains, de prendre ses responsabilités en demandant à son ministre de démissionner".

    A l'origine de cette indignation, le livre "La mauvaise vie", ouvrage à succès publié en 2005 par M. Mitterrand, dans lequel ce dernier raconte des épisodes vécus de tourisme sexuel, ce que le parti qualifie d'"ignobles écrits".

    Selon la vice-présidente du parti, Marine Le Pen, cet ouvrage "pose une tache indélébile sur l'ensemble du gouvernement". "Qu'est-ce qu'on peut dire aux délinquants sexuels quand Frédéric Mitterrand est encore ministre de la Culture ? ", a-t-elle lancé, après avoir lu un large extrait du livre incriminé, lors de l'émission Mots Croisés sur France 2 lundi soir.

    Le Figaro - 06.10.09

  • Le ministère suisse de la Justice contre une libération provisoire de Polanski

    Le ministère suisse de la Justice, opposé à une libération provisoire de Roman Polanski, a recommandé au Tribunal pénal fédéral de Bellinzone (sud) de rejeter le recours du cinéaste détenu en Suisse depuis plus d'une semaine, a annoncé le ministère mardi à l'AFP.

      "Nous avons demandé hier (lundi) au Tribunal pénal fédéral de Bellinzone de rejeter le recours de M. Polanski", a expliqué un porte-parole du ministère, M. Folco Galli.

    "L'argument principal est que nous sommes persuadés qu'il existe un grand danger de fuite" en dehors du territoire suisse, a-t-il ajouté, précisant que le ministère avait décidé quant à lui de ne pas prendre en considération le deuxième recours déposé par les avocats du cinéaste franco-polonais.

    Les avocats de Roman Polanski, arrêté le 26 septembre à son arrivée en Suisse sur mandat d'arrêt américain, avaient déposé le 29 septembre des demandes de mise en liberté en même temps que deux recours auprès du ministère de la Justice et du Tribunal de Bellinzone (sud).

    AFP. 06.10.09

  • Trois prix Nobel de physique

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    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

    Le prix Nobel de physique 2009 a été décerné mardi à trois "maîtres de la lumière" anglo-saxons, le pionnier de la fibre optique Charles Kao et le duo George Smith et Willard Boyle qui a révolutionné l'image numérique.

    Charles Kao, Américain et Britannique né en Chine il y a 75 ans, a déterminé il y a plus de 40 ans comment transmettre la lumière sur des grandes distances via la fibre optique, a indiqué le comité Nobel.

    Cette découverte est à la base d'une majeure partie des transmissions téléphoniques et informatiques actuellement réalisées dans le monde à la vitesse de la lumière.

    Willard Boyle, 85 ans, de double nationalité canadienne et américaine et l'Américain George Smith, 79 ans, ont eux été récompensés pour leur mise au point en 1969 du capteur d'image numérique CCD ("dispositif à couplage de charge"), considéré comme l'oeil électronique des appareils photos et vidéo numériques.

    Le capteur "a révolutionné la photographie, la lumière pouvant être capturée électroniquement à la place du film", souligne le comité Nobel.

    Le comité qualifie les trois scientifiques, tous à la retraite, de "maîtres de la lumière", car leurs travaux ont permis "la création de nombreuses innovations pratiques pour la vie de tous les jours et apporté de nouveaux outils pour l'exploration scientifique".

    Willard Boyle a souligné que cette invention du CCD est à l'origine de la mise au point des centaines de millions d'appareils numériques vendus ces dernières années à travers le monde.

    "Je me vois tous les jours quand je me promène, je vois tous ces gens utiliser ces petits appareils photos numériques", a-t-il expliqué dans une communication au comité Nobel juste après l'annonce.

    "Même si ce ne sont pas exactement nos CCD, ils en sont à l'origine, donc nous sommes ceux, je suppose, qui avons été à la source de cette profusion de petits appareils utilisés à travers le monde", a-t-il dit.

    La plupart des appareils photos numériques actuels utilisent un capteur CMOS plus efficace, même si le CCD est toujours utilisé dans la haute technologie.

    Le capteur a également eu des applications médicales, avec la prise de vues d'images de l'intérieur du corps humain et de photographies extrêmement nettes de lieux lointains dans l'espace ou au fond des océans.

    "La part la plus importante de notre invention, qui m'a touché personnellement, c'est lorsque la mission sur Mars est arrivée à la surface de Mars et qu'elle a utilisé un appareil photo comme le nôtre et que nous avons vu la première fois la surface" de la planète rouge, a-t-il expliqué.

    Quant à Charles Kao, ses découvertes "ont ouvert la voie à la technologie de la fibre optique qui est aujourd'hui utilisée dans quasiment toutes les communications téléphoniques et de données", note le comité Nobel.

    Quatre ans après ses calculs, la première fibre optique a été fabriquée en 1970.

    Aujourd'hui, "si nous devions déployer toutes les fibres optiques du globe, nous aurions un seul fil de plus d'un milliard de kilomètres -de quoi faire plus de 25.000 fois le tour de la planète- et cela augmente de milliers de kilomètres chaque heure", souligne le comité Nobel.

    Dans chaque catégorie, le prix Nobel est accompagné d'une récompense de 10 millions de couronnes suédoises (980.000 euros) à partager entre les lauréats.

    AFP. 06.10.09

  • Clearstream: le témoignage du juge van Ruymbeke

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    Le juge Renaud van Ruymbeke le 6 octobre 2009
    (Cliquez sur la photo pour la voir en entier)

    Le juge d'instruction Renaud van Ruymbeke a témoigné mardi au procès Clearstream que Jean-Louis Gergorin lui était "apparu totalement de bonne foi" lorsqu'il l'avait approché et lui avait remis anonymement les faux listings bancaires au printemps 2004.

    "M. Gergorin m'est apparu totalement de bonne foi. Il y a deux éléments objectifs qui confortent sa bonne foi: c'est lui qui a exigé de me rencontrer (avant de transmettre les listings, ndlr), je ne peux pas penser une seconde qu'il se tire une balle dans le pied", affirme le magistrat.

    En transmettant des courriers anonymes avec "des numéros de comptes, il me donne les moyens de vérifier qu'ils sont vrais ou faux", ajoute-t-il.

    Tout commence fin avril 2004 quand un avocat, Me Thibault de Montbrial, vient trouver le juge d'instruction alors empêtré dans une enquête sur des commissions versées en marge de la vente de frégates à Taïwan.

     "Il me dit, voilà, je connais un haut dirigeant d'une des principales sociétés d'armement qui connaît les comptes que vous cherchez dans le dossier des frégates. Ca passe par Clearstream. Ce monsieur veut absolument vous rencontrer", sans apparaître "pour des raisons de confidentialité et surtout de sécurité", raconte le juge van Ruymbeke.

    Intrigué, le magistrat rencontre alors à deux reprises au domicile de l'avocat, Jean-Louis Gergorin, vice-président d'EADS, un homme "très brillant, convaincu manifestement de ce qu'il dit".

    M. Gergorin lui décrit alors un système de comptes occultes utilisés par des oligarques russes pour recevoir des commissions dans l'affaire des frégates.

    "J'ai eu l'impression qu'il était sincère et croyait en ce qu'il disait", juge M. van Rumbeke.

    Problème, le responsable d'EADS refuse de témoigner sous X, craignant pour sa sécurité.

    "J'étais bloqué. C'est vrai qu'à un moment donné, M. Gergorin me dit "comment est-ce qu'on fait?" Je lui réponds "Ca ne me concerne pas, vous voyez avec votre avocat". Je prends à part Me Montbrial: "vous faites ce que vous voulez, ce n'est pas mon problème"".

    Quelques jours plus tard, le 3 mai, il reçoit un premier courrier anonyme. L'affaire de dénonciation calomnieuse est lancée.

    Suit un deuxième courrier le 14 juin qui concerne des "centaines de noms qui n'ont rien à voir avec les frégates".

    "Je le verse au dossier (des frégates, ndlr), tout le monde y a accès", notamment "Thales et ses avocats", glisse-t-il à plusieurs reprises, évoquant sans le nommer Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy au procès Clearstream.

    Ce courrier mentionne les noms de Jean-Pierre Chevènement, Alain Madelin et Dominique Strauss-Kahn, trois hommes politiques qui ont pris contact avec lui.

    "Il y avait un quatrième homme politique que je n'avais pas vu", car il s'agissait des noms "Nagy et Bocsa". "Un enquêteur m'a dit que cela correspondait à l'identité" de Nicolas Sarkozy "ou de son père. Il ne s'est jamais manifesté".

    Nicolas Sarkzoy a expliqué en octobre 2006 avoir été à tort mis en cause "sur la base du mensonge d'un corbeau qui s'était allié avec un juge".

    Le juge van Ruymbeke, qui a martelé mardi être "étranger à l'affaire Clearstream" et estime n'avoir fait que son travail de juge, a été renvoyé devant le Conseil supérieur de la magistrature pour répondre de son attitude dans ce dossier.

    Le CSM se prononcera sur une éventuelle sanction à la fin de la procédure de dénonciation calomnieuse.

    AFP. 06.10.09

     

  • Une jeune femme violée dans le Marseille-Vintimille

    Une étudiante italienne de 23 ans qui avait pris place dimanche matin dans le TER -Vintimille a été victime d'un dans les toilettes du train et un suspect interpellé aux Arcs () a été placé en garde à vue, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

    La jeune fille, domiciliée à Riese Pio X , province de Trévise, dans le nord-est de l'Italie, a été violée à plusieurs reprises par un individu qui a pris la fuite, après lui avoir volé son téléphone portable et son argent, selon la même source.

     Entre la gare de Carnoules et Les Arcs (Var), la victime est parvenue à alerter un contrôleur qui n'a pas pu intercepter l'agresseur, ce dernier réussissant à quitter le train en gare des Arcs. Mais il a été rattrapé un peu plus tard.

    C'est grâce à une sacoche qu'il aurait perdu dans sa fuite que les gendarmes ont finalement pu l'interpeller, à la gare où il était venu réclamer l'objet perdu. Le suspect a été placé en garde à vue sur instruction du parquet de Draguignan dans l'attente des investigations en cours.

    Ses photos ont été transmises aux policiers italiens pour être soumise à la victime. La même démarche a été entreprise auprès des personnels en service dimanche dans le train Marseille-Vintimille.

    Le parisien - 05.10.09

     

  • Affaire Clearstream ou affaire Dreyfus bis?

    L'affaire Clearstream, ses acteurs, ses mises en scènes, ses moments de lyrisme. Cette semaine, Patrick Devedjian, ministre de la Relance, a oublié de se taire. Il a comparé Nicolas Sarkozy à Alfred Dreyfus. Il fallait oser…

    "Ça n'a peut-être pas la dimension de l'affaire Dreyfus ni sa connotation, mais dans le mécanisme, c'est exactement la même chose : la falsification d'un bordereau en vue de faire accuser un innocent." (Patrick Devedjian - 1er octobre 2009)

     Le procès de l'affaire Clearstream est une bonne occasion pour les politiques en mal de grandes causes de laisser libre cours à leur grandiloquence. Et depuis quelques jours, certains ne se gênent pas pour effectuer des racourcis très limite… en comparant Clearstream à l'affaire Dreyfus. Quel est le lien entre les deux histoires? On cherche encore. l'affaire Dreyfus se déroulait sur fond d'antisémitisme. Ce qui n'est pas le cas de Cleartream. Et surtout, qui est le Dreyfus de 2009, l'innocent injustement accusé?

    Que Dominique de Villepin, qui est le véritable accusé dans cette affaire, soit comparé à Dreyfus et se mette au « J'accuse » de circonstance, soit.
    Mais Sarkozy franchement… Pourtant, Devedjian craque, et dans le Monde du 1er octobre, il assimile le président au célèbre accusé. Sarko, c'est tout de même celui qui a porté plainte, non ?

    1894. Dreyfus se retrouve mêlé à une sombre affaire de trahison. Il porte plainte contre l'armée française pour diffamation, et il est défendu par le meilleur avocat du coin. L'armée française, à la barre, tente de se défendre. L'enquête prouve que le bordereau mettant Dreyfus en cause était bien un faux, que Dreyfus était accusé à tort. L'armée française est embêtée, tente de réduire sa peine au maximum, les généraux ne veulent pas aller au bagne, mais, en même temps, ils sentent bien que le procès n'est pas gagné. Emile Zola témoigne pour Dreyfus. Il est plutôt convaincant.

    L'armée française est donc condamnée. Avilie, déshonorée, discréditée, la Grande Muette se voit dans l'obligation de se taire pour de bon. Période de confusion, de flou, de chaos. L'armée se trouve réduite aux soldats, les seuls qui n'ont pas pâti de l'affaire. Autogestion. La face de la France en est toute changée.

    Comment ça, c'est n'importe quoi? Ce n'est pas plus absurde que le fait d'assimiler Sarkozy à Dreyfus. Pour une raison toute simple d'ailleurs: on ne réécrit pas l'Histoire.

    Marianne - 02.10.09