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  • VIDEO De quoi Finkielkraut a-t-il peur?

    http://www.dailymotion.com/video/xar0rp_alain-finkielkraut-france-inter_news

    Nicolas Demorand reçoit dans le 7/10 de France Inter, Alain Finkielkraut, philosophe, professeur à l'école Polytechnique (08h20 - 09 Octobre 2009).

    EXTRAIT:

    Alain Finkielkraut: Il (Frédéric Mitterrand) dit cette «Amérique me ferait… me fait peur», mais moi c’est cette France qui me fait peur aussi! Le soutien n’était pas maladroit! Il avait quelque chose d’évident! Tout le monde savait que Polanski avait euh… était accusé euh de détournement de mineur, il est euh… incarcéré en Suisse, les français disent, «ça suffit, on ne fait pas ça!» Et… Que se passe-t-il? Que se passe-t-il? Les internautes protestent. Et à ce moment-là, tout le monde a peur! Et on va faire la chasse aux électeurs. Hein? On va faire la chasse… Parce que on veut, rester proche du peuple! Même quand le peuple montre ce visage absolument effrayant, et tout le monde fait fi avec une cruauté extrême, une cruauté épidémique, de l’histoire de Roman Polanski. Souvenons-nous quand même de ce qu’il a vécu! Il est un enfant du ghetto de Cracovie! Sa mère a été déportée et assassinée par les nazis! Il a vécu le cauchemar du communisme! Il a vécu le cauchemar de la tragédie américaine! L’assassinat de Sharon Tate dont il a eu  lui-même à répondre auprès d’une presse à scandale qui disait qu’il avait inspiré euh… les assassins avec son film Rosemary's Baby, il a traversé tout ça! Et tout le monde s’en fiche! Mais dans quel monde vit-on? Cette planète me fait peur. Je le disais au début, je le redis maintenant.

    Nicolas Demorand: Vous pensez quelque chose a basculé en France vraiment, Alain Finkielkraut, ces quinze derniers jours?

    Alain Finkielkraut: Ben… Peut-être pas! Nous verrons bien si vous voulez… C’est un phénomène de contagion mimétique. Peut-être les gens finiront-ils par se réveiller ou peut-être au contraire euh… vais-je moi-même, à mon tour pour ce que j’ai dit, être à mon petit niveau, lynché comme les deux personnes dont nous parlons.

  • Houria Bouteldja: la haine et le racisme anti-blanc

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    Née en Algérie en 1974
    « Aussi douloureux que cela puisse être ressenti par les écorchés du drapeau et les thuriféraires d’une France éternelle et gauloise : NOUS TRANSFORMONS LA FRANCE. En d’autres termes, elle aussi, S’INTEGRE à nous. Certes en y mettant le temps, mais nul besoin d’une conspiration fomentée par les masses arabo-négro-berbères, ni d’un quelconque complot ourdi par des cellules dormantes de barbus-le-couteau-entre-les-dents.

      La France ne sera plus jamais comme dans les films de Fernandel. Notre simple existence, doublée d’un poids démographique relatif (1 pour 6) africanise, arabise, berbérise, créolise, islamise, noirise, la fille aînée de l’Eglise, jadis blanche et immaculée, aussi sûrement que le sac et le ressac des flots polissent et repolissent les blocs de granit aux prétentions d’éternité. »

     Houria Bouteldja (Les Indigènes de la République) - 15 septembre 2009

  • Pour signer la pétition en ligne: "Jean Sarkozy, renoncez à postuler au poste de président de l'EPAD"

    Rien de plus simple!

    http://www.mesopinions.com/Jean-Sarkozy--renoncez-a-postuler-au-poste-de-president-de-l-EPAD-petition-petitions-fdc75d89c604d782a5b2198681c67f26.html

  • Polanski: son avocat est "inquiet" pour sa santé

    Me Hervé Temime, avocat français du cinéaste Roman Polanski arrêté le 26 septembre à l'aéroport de Zurich (Suisse) sur mandat américain, s'est déclaré dimanche "inquiet" de l'état de santé de son client auquel il a rendu visite vendredi.

    "Je suis inquiet par son état de santé, je l'ai trouvé très abattu, c'est un homme de 76 ans" a déclaré l'avocat à l'AFP.

    "Dans l'attente des suites de la procédure judiciaire, il s'est engagé à rester en Suisse s'il était remis en liberté", a ajouté l'avocat, précisant que M. Polanski "ne réclamait aucune immunité artistique" .

    "Le cinéaste est très touché de tous les soutiens qu'il reçoit, il sait aussi que certains soutiens sont contre-productifs", a déclaré l'avocat sans vouloir préciser quels soutiens étaient visés par cette déclaration.

    AFP. 11.10.09

  • Pétition contre Jean Sarkozy: déjà 4000 signatures

    Une pétition en ligne demandant à Jean Sarkozy de renoncer à postuler à la présidence de l'établissement public d'aménagement de La Défense (Epad), faisait état dimanche soir de plus de 4.000 signatures, a constaté une journaliste de l'AFP.

      La pétition, lancée jeudi après-midi par Christophe Grébert, bloggeur et conseiller municipal (MoDem) de Puteaux, demande au fils du président de la République, âgé de 23 ans, de "renoncer à postuler à la présidence de l'Epad".

    Christophe Grébert précise que "cette nomination commence à faire le tour du monde. La presse britannique s'en donne à coeur joie et l'affaire permet même à la télévision chinoise de se moquer du népotisme français".

    "Jean Sarkozy, qui n'a pas terminé ses études et n'a pas d'expérience professionnelle, n'a aucune légitimité à prendre la direction de La Défense", a-t-il dit à l'AFP.

    Le conseiller municipal de Puteaux appelle Jean Sarkozy, conseiller général des Hauts-de-Seine, "à ne pas se laisser faire, par cette guerre entre les clans Balkany et Devedjian, qui le pousse vers une fonction qu'il n'est pas à même d'assumer".

    "Cela ne fera de bien à personne, ni à lui-même ni à la population", a encore souligné Christophe Grébert.

    La pétition sera remise à Jean Sarkozy avant le 4 décembre, date du conseil d'administration de l'Epad qui élira son nouveau président.

    Christophe Grébert espère recueillir 10.000 à 15.000 signatures.

    AFP. 11.10.09

  • Mondialisme: des "fraudes considérables " lors de l'élection présidentielle afghane

    Kai EIDE le 11 oct à Kaboul.jpg
    Kai Eide le 11 octobre à Kaboul

    Le numéro un de l'ONU en Afghanistan Kai Eide, accusé par son ex-adjoint d'avoir couvert des fraudes électorales, a reconnu dimanche pour la première fois qu'elles avaient été "considérables" à la présidentielle afghane, dont le résultat devrait tomber cette semaine.

    Visiblement furieux, M. Eide avait organisé une conférence de presse pour répondre à son ancien adjoint Peter Galbraith, récemment démis de ses fonctions, qui l'accuse d'avoir tenté de cacher des preuves de fraude à la présidentielle.

    Preuve que la communauté internationale resserre les rangs sous l'orage, Kai Eide était entouré des ambassadeurs américain, britannique, français et allemand à Kaboul, ainsi que de représentants de l'UE et de l'Otan, auxquels les journalistes n'ont pas été autorisés à poser des questions.

    Dans un communiqué, la présidence de l'Union européenne a dit "soutenir totalement la mission d'assistance de l'ONU en Afghanistan (UNAMA)" et son chef Kai Eide. Samedi, Washington avait déjà cru bon d'affirmer son "plein soutien" à ce dernier.

    "Dans un certain nombre de bureaux de votes dans le sud et le sud-est, il y a eu des fraudes considérables, mais pas que là. (...) L'étendue des fraudes est en train d'être déterminée", a dit M. Eide.

    Les observateurs afghans et internationaux ont signalé de nombreuses irrégularités lors du scrutin, majoritairement au profit du président sortant Hamid Karzaï.

    Selon des résultats préliminaires, M. Karzaï mène avec 54,6% des voix, contre 27,8% à l'ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah.

    Les résultats définitifs, après examen des bulletins de vote suspectés frauduleux, devraient être annoncés dans la semaine.

    Tendu, M. Eide a déclaré: "certaines accusations étaient basées sur des conversations privées tenues pendant que (Galbraith) était invité dans ma maison. Ma position est que les conversations privées doivent rester privées".

    La publicité entourant le renvoi de M. Galbraith et les accusations portées par ce dernier "ne sont pas seulement des attaques personnelles contre moi et mon intégrité, mais ont affecté l'ensemble du processus électoral", a-t-il déploré.

    Peter Galbraith, renvoyé le 30 septembre, était immédiatement passé à l'offensive, voyant dans cette décision un "terrible signal" quant à la volonté réelle de l'ONU de lutter contre les fraudes...

    Les désaccords entre les deux hommes avaient commencé avant même le scrutin. Et lorsque les preuves de fraude devinrent "très graves", M. Galbraith affirme que M. Eide avait refusé que ces informations, contenues dans un document secret de l'ONU, soient diffusées, même aux ambassadeurs occidentaux à Kaboul.

    Il a également dit que 30% des voix de M. Karzaï étaient frauduleuses, rejoignant en cela les observateurs de l'Union européenne; ceux-ci ont jugé que 1,5 million de bulletins étaient "suspects", dont 1,1 auraient profité à M. Karzaï et 300.000 à M. Abdullah.

    Pour M. Eide, il est impossible de connaître la proportion de votes frauduleux, les investigations des autorités électorales étant en cours.

    Il a nié être intervenu pour dissimuler des fraudes, ajoutant que la mission de l'ONU était "de soutenir le processus, pas d'influencer le résultat".

    M. Abdullah, premier opposant de M. Karzaï qu'il accuse de fraudes à grande échelle, a déclaré dimanche être "convaincu de la transparence" des enquêtes sur les fraudes.

    Il a estimé que les enquêtes entraîneraient suffisamment d'annulations de bulletins frauduleux pour nécessiter un second tour entre lui et M. Karzaï.

    Si un second tour était nécessaire, il devra être organisé très rapidement, car de nombreuses régions d'Afghanistan seront bientôt inaccessibles à cause des dures conditions hivernales.

    AFP. 11.10. 09

     

  • Obama s'engage pour les droits des homosexuels dans l'armée, pour leur mariage, etc...

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    Le président Barack Obama au dîner annuel de la campagne pour les droits humains, le 10 octobre 2009 à Washington

    WASHINGTON — Barack Obama s'est engagé à mettre fin à la loi qui condamne les gays au silence dans l'armée alors que se rassemblaient dimanche à Washington des milliers de défenseurs des droits homosexuels qui militent depuis longtemps pour cette abrogation et pour le droit au mariage.

    Organisée par la plus grande association américaine de défense des droits lesbiens, gays, bisexuels et transsexuels, la Campagne pour les droits de l'homme (HRC), la "Marche nationale pour l'égalité" doit les mener vers la Maison Blanche et le Capitole, siège du Congrès américain.

    Des manifestants avaient commencé à converger tôt dans la matinée dans le centre de la capitale fédérale derrière des pancartes affirmant "nous ne sommes pas des citoyens de seconde zone", a constaté un journaliste de l'AFP.

    Les homosexuels américains entament cette marche en ayant obtenu la veille l'engagement du président américain Barack Obama pour l'abrogation de la loi "Ne rien demander, ne rien dire" qui oblige les militaires gays à taire leur orientation sexuelle sous peine d'être exclus de l'armée.

    "Je vais mettre fin à la loi "Ne rien demander, ne rien dire", c'est mon engagement envers vous", a déclaré M. Obama dans un discours prononcé lors d'un dîner rassemblant 3.000 militants de la cause homosexuelle.

    "Nous ne devrions pas punir des Américains patriotes qui se sont portés volontaires pour servir ce pays. Nous devrions louer leur volonté de montrer tant de courage et de désintéressement au nom de leurs concitoyens, spécialement quand ils combattent dans deux guerres", a-t-il expliqué.

    La loi avait été adoptée en 1993 au début de la présidence de Bill Clinton après un très vif débat. Elle avait pour objectif de mettre fin à la discrimination basée sur l'orientation sexuelle lors du recrutement militaire mais avait été très mal accueillie par l'état-major, l'opposition républicaine et une vaste partie de l'opinion publique américaine.

    Alors qu'elle devait protéger les gays, elle a abouti depuis 16 ans au renvoi d'environ 13.000 soldats qui avaient évoqué leur homosexualité ou ont été dénoncés, selon le Réseau de défense juridique des militaires (SLDN).

    Mais le président américain n'a donné samedi aucun calendrier d'abrogation, une promesse de campagne que les militants gays lui reprochent de faire traîner. "N'ayez aucun doute sur la direction que nous prenons et sur le but que nous voulons atteindre", a insisté M. Obama.

    L'administration américaine n'a jamais caché que l'abrogation de "Ne rien demander, ne rien dire" viendrait dans un deuxième temps, plaçant ses priorités sur la relance économique, les guerres en Afghanistan et en Irak et la réforme du système de santé.

    Le président de la Campagne pour les droits de l'homme (HRC), Joe Solmonese a insisté samedi sur "la grande impatience" des militants mais a reconnu que les homosexuels n'avaient "jamais eu un allié aussi solide à la Maison Blanche".

    Pour lui, il ne faut pas "confondre le travail effectués ces dix derniers mois avec la rhétorique haineuse" de l'administration de George W. Bush.

    Autre revendication majeure de la marche de dimanche: le mariage homosexuel, autorisé dans six Etats sur 50 et formellement interdit dans la Constitution de 29 autres aux Etats-Unis.

    Samedi, M. Obama s'est aussi prononcé pour que les couples homosexuels mariés puissent bénéficier des mêmes avantages fédéraux que les couples hétérosexuels, ce qui n'est pas aujourd'hui légalement le cas.

    La semaine dernière, la chambre des représentants a élargi la loi sur les "crimes haineux" aux crimes motivés par l'orientation sexuelle ou par l'identité sexuelle.

    AFP. 11.10.09

     

     

  • Le centre ville de Poitiers a été vandalisé par un "collectiif anti-carcéral"

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    Membres du collectif anti-carcéral
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    Centre ville de Poitiers

    Dix huit personnes, dont des militants «ultra-gauche» ont été interpellés samedi à () après des violences qui n'ont pas fait de blessés dans le ville alors que se déroulait un festival de spectacles de rue.

    Dix-huit interpellations, dont certaines «en marge de la manifestation» de militants «ultra gauche», ont été faites samedi, a-t-on indiqué au commissariat de police de Poitiers.

    Un peu plus tôt dans la soirée, la préfecture de la Vienne avait fait état de sept arrestations.

     Près de 300 militants se réclamant d'un "collectif anti-carcéral" ont investi samedi le centre ville, masqués et cagoulés, et ont brisé une vingtaine de vitrines, des abribus, des cabines téléphoniques.

    «Nous avons eu une opération commando de la mouvance ultra-gauche», a indiqué la directrice de cabinet du préfet, Anne Frackowiack. «Plus importante» que prévue, avec des militants venus d'autres départements, «nous avons été surpris par la violence et l'organisation», a-t-elle ajouté.

    Un rassemblement prévu au départ contre le transfèrement de détenus

    «Il y avait énormément de monde en ville, tout d'un coup ils ont sorti leurs masques au milieu de la foule et sont partis en direction de la prison», jetant des projectiles sur les policiers et brisant du mobilier urbain, mais «sans faire de blessés», a-t-elle précisé.

    Outre les bris de vitrines, plusieurs monuments ont été tagués, comme le Baptistère Saint-Jean, l'un des plus anciens monuments chrétiens de France, a constaté une correspondante.

    Le rassemblement était prévu initialement pour protester contre un transfèrement de détenus, prévu dimanche, entre l'ancienne et la nouvelle prison de la ville, selon plusieurs blogs de la mouvance anarchiste. Les concerts du festival «Les Expressifs» prévus samedi soir ont été annulés, a ajouté Anne Frackowiack, de craintes de nouveaux débordements.

    Le Parisien - 11 octobre 2009

  • Jeanne Jugan a été canonisée ce matin

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    Portrait de Jeanne Jugan par Léon Brune

    Au jeune marin qui la demandait en mariage, Jeanne Jugan avait répondu : « Dieu me veut pour lui. Il me garde pour une oeuvre qui n’est pas connue. » Cette oeuvre à laquelle la fondatrice de la Congrégation des petites soeurs des pauvres consacrera sa vie, c’est l’engagement auprès des personnes âgées démunies. Une oeuvre exemplaire de générosité qui vaut ce matin à soeur Marie de la Croix (son nom de religieuse) d’être proclamée sainte par Benoît XVI à .

    Cent trente ans après sa , son oeuvre lui a survécu avec un succès qu’elle n’imaginait sans doute pas. Aujourd’hui implantée sur les cinq continents, dans trente-deux pays, du Bénin à l’Inde, en passant par la et le Chili, la Congrégation des 2 710 petites soeurs des pauvres accueille 13 232 personnes âgées dans 202 maisons de retraite.

    En France, près de 4 000 hommes et femmes âgés vivent dans les 49 maisons gérées par les petites soeurs, à Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Rennes, Amiens…


    Née le 25 octobre 1792, dans une humble famille de pêcheurs au hameau des Petites-Croix, près de Cancale (Ille-et-Vilaine), Jeanne Jugan perd son père en mer à l’âge de 4 ans. Sa mère élève donc seule les quatre enfants. Dès 16 ans, Jeanne est obligée de travailler en tant qu’aide-cuisinière puis aide-soignante à l’hôpital de Saint-Servan (Ille-et-Vilaine), près de Saint-Malo. Sa vocation est née : elle veut servir Dieu et les pauvres. C’est pourquoi, à 25 ans, ayant fait voeu de chasteté, elle rejoint une association de laïques consacrées qui vient en aide aux plus démunis, le Tiers-Ordre du Coeur de la Mère admirable.

    « Un modèle pour nous aujourd’hui »

    C’est à 47 ans que Jeanne Jugan trouve la voie qui la conduira à la sainteté.

    Un soir de l’hiver 1839, elle ouvre sa demeure à une vieille femme aveugle et infirme, Anne Chauvin, à qui elle donne son lit avant d’aller dormir au grenier. Arrive une deuxième personne âgée puis une troisième… En 1843, à une époque où il n’est question ni de pensions ni de maisons de retraite, une quarantaine de vieillards sont pris en charge dans un ancien couvent de Saint-Servan par la Congrégation des servantes des pauvres dont Jeanne Jugan est élue supérieure.


    Victime de l’ambition dévorante du prêtre qui l’avait aidée jusque-là, la religieuse est destituée de sa charge dès décembre 1843 par l’abbé Le Pailleur, désireux de passer à la postérité comme fondateur de la Congrégation. Reléguée à la quête (ce qui ne l’empêchera pas d’ouvrir une maison de retraite à Rennes puis à Dinan), cette femme de caractère répond à l’injustice par le silence, fidèle à l’une de ses devises : « Il faut aimer beaucoup le bon Dieu, le pauvre et s’oublier soi-même. » En 1852, elle est déchargée des relations avec les donateurs et reléguée parmi les novices à qui elle n’aura de cesse de transmettre son message de charité, jusqu’à sa mort le 27 août 1879, à 86 ans, dans la maison-mère de la Congrégation à Saint-Pern (Ille-et-Vilaine). « Elle a vécu sa mise à l’écart avec beaucoup de sérénité et sans amertume », rappelle soeur Marie-Elisabeth, responsable des novices à Saint-Pern (Ille-et-Vilaine).


    Non sans rappeler l’engagement phare de la religieuse : « Elle a su répondre à l’amour de Dieu par des gestes très concrets envers les personnes âgées. » Alors qu’un nouveau scandale de maltraitances a éclaté cette semaine dans une maison de retraite à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), le message de soeur Marie de la Croix est plus que jamais d’actualité, renchérit mère Caroline, supérieure de la maison de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) où vivent 72 retraités « de toutes religions » et 14 soeurs : « Par son enseignement, à savoir le respect de la dignité des personnes âgées, elle est un modèle pour nous aujourd’hui. »

    « Morte dans l’oubli »

    Dans son homélie de béatification en 1982, Jean-Paul II déclarait : « Jeanne Jugan avait reçu de l’Esprit comme une intuition prophétique des besoins et des aspirations profondes des personnes âgées. »

    Canonisée ce matin place Saint-Pierre, à Rome, au cours d’une messe à laquelle assistera François Fillon, la bienheureuse rejoint, six ans après la béatification de mère Teresa, la grande assemblée des saints de l’Eglise catholique. Robe noire et voile gris, 300 petites soeurs des pauvres (dans chaque maison, une religieuse a été tirée au sort pour aller à Rome) assisteront au premier rang à la canonisation de la fondatrice de leur congrégation. L’évêque de Pontoise, Mgr Jean-Yves Riocreux, qui concélébrera l’office avec Benoît XVI et d’autres prélats, rend hommage à cette grande figure du catholicisme : « Jeanne Jugan est morte dans l’oubli. Mais son oeuvre et son message d’attention, matérielle et affective, aux personnes âgées, lui ont survécu. »

    A lire : « Sainte Jeanne Jugan. Tendresse de Dieu pour la Terre », Eloi Leclerc, Desclée de Brouwer, 2009, 4 €.

    Le Parisien - 11 octobre 2009

     

     

  • Harmonie du soir

    Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
    Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
    Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir;
    Valse mélancolique et langoureux vertige!

    Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
    Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige;
    Valse mélancolique et langoureux vertige!
    Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

    Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
    Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir!
    Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;
    Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

    Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
    Du passé lumineux recueille tout vestige!
    Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
    Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir!

    Les Fleurs du mal - Spleen et Idéal

     Charles Baudelaire (1821-1867)

  • Lettre ouverte à Frédéric Mitterrand

    Frédéric Mitterrand sur FR2 jeudi dernier dans un extrait de l’émission Vivement Dimanche qui sera diffusé dimanche prochain (je le cite de mémoire) :

    «En tant que ministre de la Culture, je ne dois jamais abandonner les artistes quels que soient les faits qui leur sont reprochés. Je ne dois pas abandonner un artiste dans la tourmente sans lui donner les moyens de se défendre. »

    Lettre ouverte à Frédéric Mitterrand :

    Monsieur le Ministre,

    Compte tenu de vos déclarations sur France Télévision, comment se fait-il que vous n’ayez pas soutenu l’artiste de talent Dieudonné lors de son dernier procès qui a eu lieu ce mois-ci pour cause de sketch (je souligne qu’il est normal pour un humoriste de faire des sketches) ? Dieudonné est dans la tourmente depuis plusieurs années, dans l’impossibilité de travailler normalement et en proie à une avalanche continue de procès et d’obstructions en tous genres. Il fait l’objet d’agressions physiques (ainsi que ses enfants) et de menaces de mort (également sur ses enfants). Il est sans aucun moyen de se défendre puisqu’il ne bénéficie même pas d’un droit de réponse alors qu’il est régulièrement condamné et traîné dans la boue par les médias et la classe politique.

    Pourquoi n’avez-vous pas soutenu l’artiste Dieudonné comme cela serait, selon vos propres propos, votre rôle de ministre de la Culture ? Vous êtes, de toute évidence, biaisé quant aux artistes que vous choisissez de soutenir et cela porte un nom : la discrimination.

    Se pourrait-il que pour vous un artiste que le CRIF a dans le nez ne mérite pas votre soutien de ministre de la Culture (pour ceux qui l’ignorent encore, le CRIF est cette organisation communautariste et sioniste qui tient l’Etat français par les c…) ? Se pourrait-il que pour vous un artiste criminel (Polanski) soit plus moralement et politiquement défendable qu’un artiste qui se bat pour la liberté d’expression et d’opinion et contre la pensée unique (Dieudonné) ? Se pourrait-il que pour vous Dieudonné se situe carrément en dehors de la République ? Ou, pire, se pourrait-il que pour vous un artiste nègre ne soit tout simplement pas un artiste ? Pour vous, défendre ‘les artistes’, oui ; défendre les artistes criminels, oui ; mais défendre l’artiste Dieudonné : NON !!! Il m’apparaît évident que le CRIF ne vous en a pas donné l’autorisation….

    Dans l’affaire Polanski, vous avez publiquement qualifié les faits reprochés au réalisateur "d’histoire qui n’a pas vraiment de sens"… Rappelons tout de même qu’il est question d’agression sexuelle sur mineure avec administration de drogue comme circonstance aggravante. Comment qualifiez-vous les faits reprochés à Dieudonné par les médias et la classe politique, à savoir la simple présence de Monsieur Faurisson, historien, sur la scène du Zénith ? Autant que je sache, Monsieur Faurisson n’a jamais été condamné à ne pas se présenter sur une scène de spectacle, ni Dieudonné à ne pas l’inviter. Votre réponse est très attendue.

    Une citoyenne

    Altermédia Info - 10.10.09