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  • Le portrait du maréchal Pétain à la mairie de Gonneville-sur-Mer

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    CAEN — Le maintien d'un portrait de Philippe Pétain dans une mairie d'une petite commune du Calvados fait bondir les historiens et certains élus, tandis que le préfet interpellé par la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) consulte ses juristes.

    Le préfet Christian Leyrit a indiqué mercredi qu'il "attendait le point de vue des juristes" sur ce dossier. Il a précisé avoir appelé le maire SE de Gonneville-sur-mer Bernard Hoyé pour lui parler de ce portrait et lui suggérer "de l'enlever".

    Le conseil municipal de cette commune de 600 habitants, dont la moitié de résidents secondaires, s'est prononcé samedi pour le statu quo, a rappelé le maire au préfet.

    "Ce tableau est là depuis des décennies. Pétain apparaît dans une galerie de portraits des chefs de l'Etat français, qu'il soit controversé ou pas, je n'ai pas à prendre partie, contrairement à la Licra qui n'est pas objective", a déclaré à l'AFP le 5 janvier cet avocat de profession.

    Désormais, le maire ne souhaite plus communiquer après l'attaque "lamentable" dont a fait l'objet l'avocat de la Licra à Caen, à la suite de ses déclarations publiques dans cette affaire.

    Ce dernier, Me Daniel Badache, a retrouvé sur le mur de son cabinet un fac similé d'une affiche de propagande du régime de Vichy, avec la photo du maréchal soulignée d'une question: "Etes vous plus français que lui ?".

    L'avocat dont le père, résistant, juif et d'origine lituanienne naturalisé français en 46, a été déporté à Auschwitz, "ne croit pas que M. Hoyé soit antisémite. Simplement il commet une erreur juridique".

    "C'est complètement insensé. Pétain n'a rien à faire dans une galerie de portraits de présidents de la République dans une mairie, c'est lui qui a supprimé la République pour mettre en place un Etat dictatorial" et raciste, ajoute Jean Quellien, professeur à l'université de Caen et spécialiste de la Seconde guerre mondiale.
    Le directeur scientifique du Mémorial de Caen Stéphane Simonnet dit de son côté être "tombé de sa chaise".

    En réponse, M. Hoyé assure aussi que d'autres mairies affichent des portraits de Pétain.

    Le président de l'association des maires ruraux de France, Vanik Berberian, lui, a indiqué à l'AFP avoir déjà vu des galeries de portraits de présidents de la République dans les mairies, mais "jamais" de Philippe Pétain.

    A Gonneville-sur-mer, certains habitants soutiennent leur maire, en mettant en avant le Pétain vainqueur de Verdun, mais la décision municipale ne fait pas l'unanimité. 
    M. Hoyé est en revanche soutenu par la députée UMP de sa circonscription Nicole Ameline. "La figure du maréchal Pétain a sa place à la mairie, comme ont leur place dans notre mémoire les moments les plus douloureux comme les plus glorieux de notre histoire", a fait savoir l'ancienne ministre à l'AFP par le biais d'une porte-parole. 
    Alliance - 22.01.10

  • Haïti: nouveaux renforts US

    De nouvelles troupes américaines sont arrivées en Haïti pour participer aux opérations de secours, renforçant le contingent qui devrait atteindre les 20.000 hommes avant la fin du week-end, a annoncé aujourd'hui le Commandement sud-américain (Southcom).

    Sont arrivés sur place, où se trouvaient déjà quelque 13.000 soldats américains, le 24e corps expéditionnaire des Marines et une unité d'intervention amphibie basée à Nassau, a-t-on précisé de même source.

    Le 24e corps expéditionnaire comprend notamment des hélicoptères lourds CH-53, un avion hybride de transport MV-22 Osprey, un bataillon d'infanterie de près de 1.200 hommes et plusieurs unités capables de mener des missions médicales ou de transport, selon le Southcom.

    Ces troupes devaient initialement être déployées en Europe et au Moyen-Orient mais décision a été prise de les réaffecter par le chef d'état-major interarmées, l'amiral Michael Mullen, compte tenu des "besoins urgents incessants" d'aide humanitaire en Haïti, selon l'armée américaine.

    Le Figaro - 23.01.10

  • Violences en famille...

    Une adolescente de 16 ans risque de perdre un oeil pour avoir chatté sur MSN. Surprise sur son ordinateur en décembre, elle a été battue et enfermée, chez elle, dans la cité des Raguenets à Saint-Gratien (Val d'oise). Avec l’assentiment des parents, musulmans rigoureux, ses deux frères auraient corrigé la victime. Les quatre mis en cause auraient tenu un conseil de famille pour éviter les répercussions judiciaires.

    Hier, les frères et les parents ont été déférés devant un magistrat du parquet de Pontoise, dans le cadre d’une procédure ouverte pour violences volontaires, séquestration de plus de sept jours et privation de soins.
    C’est après une visite chez un ophtalmologiste, en ayant enfin pu quitter l’appartement environ un mois après les violences, que l’enquête a été enclenchée. L’adolescente, qui souffrait d’un oeil, a pu consulter un spécialiste qui n’a pas manqué de relever les traces de coups. La jeune victime risque de perdre l’oeil blessé.

    Enfermée pendant huit jours dans des conditions pénibles

    Au mieux, selon certaines informations, elle conserverait une vue très diminuée. Il était évoqué hier une acuité visuelle de seulement un dixième. Le spécialiste a aussitôt fait un signalement et ainsi lancé la procédure.
    Les policiers du commissariat d’Enghien, saisis de l’affaire sur instruction du parquet, ont ouvert une en préliminaire qui a débouché, mercredi, sur l’interpellation des parents de la victime et de ses deux frères. L’un d’eux, âgé d’une trentaine d’années, serait plus particulièrement soupçonné. Ils l’auraient enfermée huit jours dans l’appartement, dans des conditions pénibles.
    « Ce qui s’est passé est insupportable, en
    , au XXIe siècle. On n’ôte pas un oeil à son enfant à cause de la religion. Les parents doivent aujourd’hui comprendre qu’il s’agit d’un acte très grave », confiait hier soir la maire de Saint-Gratien, Jacqueline Eustache-Brinio.

    Le parisien - 23.01.10

  • "Boat people": la LDH invoque le droit d'asile

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    Les envahisseurs
    (Cliquez sur la photo)

    Alors que les 124 clandestions qui ont échoué sur une plage corse ont été dirigés samedi vers des centres de rétention situés sur le continent, la Ligue des droits de l'homme a déploré samedi que le droit d'asile ne leur ait pas été proposé.

    Le représentant en Corse de la LDH, André Paccou, a indiqué qu'un rendez-vous avait été fixé avec le préfet samedi à 9 heures et que des avocats d'Ajaccio étaient prêts à s'occuper des réfugiés.

     Le préfet de région Stéphane Bouillon avait déclaré auparavant s'être entretenu plusieurs fois par téléphone avec André Paccou vendredi soir.

    «Le premier geste fort (du ) pour revaloriser les centres de rétention est d'y mettre 38 enfants dont neuf nourrissons et des femmes enceintes qui vont être privés de liberté», a déclaré ce dernier lors du départ d'un premier groupe de clandestins. Il a estimé que le préfet avait «transformé le gymnase (ndlr de Bonifacio, en Corse-du-Sud, où ont été accueillis vendredi les clandestins) en local de rétention».

    Le collectif anti-raciste Ava Basta (Cela suffit) a regretté l'évacuation des 124 personnes et indiqué qu'il aurait souhaité «qu'elles bénéficient de l'hospitalité et de la solidarité dont les Corses ont su faire montre par le passé». «Nous demandons que les familles ne soient pas séparées et que l'on donne à chacun la possibilité de faire les démarches de la demande d'asile sans instruction hâtive», déclare Ava Basta dans un communiqué.

    Le parisien - 23.01.10

     

     

  • La France dépotoir - ce ne sont pas des clandestins mais des "réfugiés"

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    A Bonifacio
    (Cliquez sur la photo)

    Le groupe de réfugiés découverts vendredi matin sur une plage proche de Bonifacio (Corse-du sud), après avoir été débarqués par des passeurs, a été progressivement transféré ce samedi, à partir de 8 heures, vers des centres de rétention situés sur le continent.

      Les évacuations se sont déroulées dans l'ordre, sans incident, selon le maire Jean-Charles Orsucci.

    Les 124 personnes - 57 hommes, 29 femmes et 38 enfants - ont été emmenées à bord d'autocars militaires, escortés de véhicules de gendarmerie, vers la base aérienne de Ventiseri-Solenzara (Haute-Corse), à environ 80 km de Bonifacio, pour être transférées sur le continent à bord de trois avions. Une femme victime d'un léger malaise a été transportée un peu plus tard dans un fourgon de gendarmerie, a indiqué le maire de Bonifacio.

    Un premier groupe de 60 personnes transférées

    Deux avions de la Sécurité civile transportant chacun dix personnes ont décollé vers 10h30, un troisième transportant quarante personnes a décollé peu après.«Ils seront répartis sur un ensemble de centres de rétention dans le Sud où les familles et les enfants en bas âge peuvent être accueillis», aprécisé le préfet de région, Stéphane Bouillon. Les 64 autres personnes doivent être transférées dans l'après-midi.

    Les réfugiés vont être répartis entre les centres de rétention de Nîmes, Toulouse, Marseille, Rennes, et Lille, les familles n'étant pas séparées. Vingt d'entre eux sont arrivés à la mi-journée au centre du Canet, près de Marseille.

    Auparavant, le groupe a passé la nuit dans un gymnase de Bonifacio, où sesont poursuivies leurs auditions. Une centaine de policiers, gendarmes, pompiers mais aussi des médecins et des associations avaient été dépêchés sur place. Pris en charge par la Croix-Rouge, ils devaient subir des examens médicaux. Pour justifier leur transfert, le préfet de Corse, Stéphane Bouillon, expliquait sur info que «le gymnase de Bonifacio n’est pas adapté pour recevoir et accueillir des familles avec des enfants».

    «Des Syriens se disant Kurdes» selon le préfet

    C'est la première fois que des réfugiés arrivaient ainsi par la mer en Corse. Le groupe est composé de 57 hommes, 29 femmes (dont cinq sont enceintes) et 38 enfants (dont plusieurs nourrissons), ainsi qu'une personne handicapée. Ces clandestins sans papiers auraient été débarqués d'un bateau par des passeurs, sans doute jeudi soir, «mais peut-être depuis plus longtemps», selon la préfecture de Corse. Ils ont été découverts au petit matin sur une plage isolée d'une réserve naturelle située entre Bonifacio et Pianottoli-Caldarello, à l'extrême sud de la Corse, non loin de la Sardaigne.

    Le préfet a précisé que ces clandestins étaient «des Syriens se disant Kurdes». «Ils disent avoir fait un périple en plusieurs étapes à travers la Méditerranée. Ils ont été amenés jusqu'en Corse à bord d'un cargo, a-t-il poursuivi. Ils sont arrivés sur la côte probablement à l'aide de petites embarcations.» Certains de ces clandestins, toutefois, affirmaient venir de pays du Maghreb.

    Les passeurs activement recherchés

    En écho aux déclarations du ministre de l'Immigration Eric Besson, le préfet a indiqué que le groupe avait été «visiblement» débarqué «par des passeurs que nous recherchons activement». Il a confirmé que des vérifications étaient en cours sur un bateau. Il s'agirait d'un navire russe ou ukrainien, selon la source proche du dossier qui a ajouté que les réfugiés ont payé leur voyage avec de la monnaie syrienne.

    Une information judiciaire a été ouverte par le parquet d'Ajaccio pour «entrée et séjour d'étrangers en situation irrégulière en bande organisée». «Tous les adultes sont interrogés en tant que témoins. Ces gens s'expriment avec une relative facilité, presque tous en arabe», selon le préfet.

    Un dispositif de recherches en mer

    Un important dispositif aérien, maritime et terrestre avait été mis en place vendredi pour s'assurer que d'autres réfugiés ne se trouvaient pas sur des embarcations ou dans d'autres criques.

    La France n'avait pas connu d'arrivée massive de réfugiés par la mer depuis février 2001. A l'époque, un navire transportant 910 Kurdes s'était échoué près de Saint-Raphaël (Var). Fin 2008, le tribunal correctionnel de Draguignan avait condamné 8 Syriens et un Libanais, reconnus coupables d'avoir organisé le transport et le débarquement clandestin de ces Kurdes, à des peines d'un à dix ans de prison. 

     Le parisien - 23.01.10