Nouvelles du front - Pierre VIAL
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Nouvelles du front - Pierre VIAL
Un rapport de la flotte russe du Nord [transmis au gouvernement du Venezuela] indiquerait que le séisme qui a dévasté Haïti est clairement « le résultat d’un essai par l’US Navy de son arme sismique ».
La Flotte du Nord observe les mouvements et activités navales états-uniennes dans les Caraïbes depuis 2008, lorsque les Etats-Unis annoncèrent leur intention de reconstituer la Quatrième flotte dissoute en 1950. La Russie y avait répondu un an plus tard en reprenant dans cette région les exercices de sa flotte constituée autour du croiseur atomique lance-missiles Pierre le Grand, interrompus depuis la fin de la Guerre froide.
Depuis la fin des années 70, les Etats-Unis ont considérablement avancé leurs recherches sur les armes sismiques. Selon ce rapport, ils utilisent désormais des générateurs impulsionnels, à plasma et à résonance combinés à des bombes à onde de choc [1]
Le rapport compare deux expériences conduites par la marine états-unienne la semaine dernière : un tremblement de terre de magnitude 6,5 alentour de la ville d’Eureka en Californie, qui n’a pas fait de victimes, et celui des Caraïbes qui a fait au moins 140 000 morts.
Ainsi que l’indique le rapport, il est plus que probable que l’US Navy avait une pleine connaissance des dommages que cette expérience était susceptible de causer à Haïti. C’est pourquoi, la Navy avait positionné à l’avance sur l’île le général P. K. Keen, commandant en second du SouthCom (Commandement du Sud), pour superviser les opérations de secours prévisibles.
Concernant l’objectif final de ces expérimentations, indique le rapport, il s’agit de la planification de la destruction de l’Iran par une série de tremblement de terre afin de neutraliser l’actuel gouvernement islamique.
Selon le rapport, le système expérimental des Etats-Unis (High frequency active auroral research program, dit « HAARP ») permet également de créer des anomalies climatiques afin de provoquer des inondations, des sécheresses et des ouragans [2]
Selon un rapport précédent, les données disponibles coïncident avec celles du tremblement de terre de magnitude 7,8 sur l’échelle de Richter survenu au Sichuan (Chine), le 12 mai 2008, également causé par des ondes électro-magnétiques HAARP.
On observe une corrélation entre les activités sismiques et la ionosphère, caractéristique de HAARP :
1. Les tremblements de terre dans lesquels la profondeur est linéairement identique dans la même faille, sont provoqués par une projection linéaire de fréquences induites.
2. Des satellites coordonnés permettent d’engendrer des projections concentrées de fréquences dans des points déterminés (des Hippocampes).
3. Un diagramme montre que des tremblements de terre considérés comme artificiels se propagent linéairement à la même profondeur
| Localisation | Date | Profondeur |
| Venezuela | 8 janvier 2010 | 10 km |
| Honduras | 11 janvier 2010 | 10 km |
| Haïti | 12 janvier 2010 | 10 km |
Les répliques ont également été observées aux environ de 10 km de profondeur.
Après le tremblement de terre, le Pentagone a annoncé que le navire hôpital USNS Comfort, qui se trouvait ancré à Baltimore, a rappelé son équipage et fait cap vers Haïti, bien qu’il puisse s’écouler quelques jours jusqu’à l’arrivée du bateau. L’amiral Mike Mullen, chef d’état-major interarmes, a déclaré que les Forces armées des États-Unis préparaient une réponse d’urgence au désastre.
Le général Douglas Fraser, commandant en chef du SouthCom, a indiqué que des bâtiments des Gardes-côtes et de la Navy ont été dépêchés sur place, bien qu’ils aient du matériel et des hélicoptères en nombre limité. Le porte-avions polyvalent USS Carl Vinson a été envoyé de Norfolk (Virginie) avec une dotation complète d’avions et d’hélicoptères. Il est arrivé à Haïti le 14 janvier après-midi, a ajouté Fraser. Des groupes additionnels d’hélicoptères se joindront au Carl Vinson, a t-il poursuivi.
L’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID), intervenait déjà à Haïti avant le séisme.
Le président Obama a été informé du tremblement de terre à 17 h 52, le 12 janvier, et a ordonné le secours au personnel de son ambassade et l’aide humanitaire nécessaire à la population.
Conformément au rapport russe, le département d’État, l’USAID et le SouthCom ont débuté l’invasion humanitaire en déployant 10 000 soldats et contractants, à la place de l’ONU, pour contrôler le territoire haïtien après le « tremblement de terre dévastateur expérimental ».
[1] Voir « Les armes sismiques » par Jean-Pierre Petit, 1er mars 2006.
[2] Le Programme HAARP : science ou désastre ?, par Luc Mampaey, Groupe de recherches et d’information sur la paix et la sécurité (Bruxelles, 1998).
Alterinfo - 22 janvier 2010
Une hypothèse à prendre avec prudence, mais que l'on ne peut pas exclure
http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafIlG0.html
Christine Bah et son mari sont les "parents" d'un petit Haïtien de 2 ans et demi prénommé Mickenson. Ils ont obtenu le jugement d'adoption en novembre dernier et devaient se rendre en Haïti dans deux semaines pour aller chercher leur petit garçon. Mais le terrible séisme qui a frappé l'île mardi en a décidé autrement... S'ils savent que Mickenson a survécu à la catastrophe, ils vivent désormais dans l'attente de le voir, de le faire rapatrier en France.
22 janvier 2010
Ce sont les habitants de Paragano, près de Bonifacio, qui les ont découverts sur la plage, vendredi matin. Une centaine de migrants sont arrivés, sans être remarqués, sur la rive d'une réserve naturelle située à l'extrême sud de la Corse, non loin de la Sardaigne. Le groupe comprend 124 migrants : 57 hommes, 29 femmes dont cinq enceintes, 29 enfants et neuf nourrissons.
Selon le maire de Bonifacio interrogé par RTL, ils étaient calmes, mais «réservés et fatigués». Les autorités leur ont distribué nourriture et eau. Les réfugiés ont commencé à être transférés dans un gymnase à Bonifacio. Services de secours, associations et médecins étaient sur place et des traducteurs ont également été dépêchés. Leur état de santé ne semble présenter aucun risque.
Sans papiers, leur nationalité n'a pas pu être établie avec certitude mais ces réfugiés, qui ont emporté avec eux peu de bagages, se présentent comme des kurdes venant de Syrie, d'Irak ou comme des Tunisiens. Aucun ne parle le français et seulement une poignée maîtrise un peu l'anglais. L'une des réfugiés a indiqué à la Croix-Rouge que le groupe avait embarqué en Tunisie. Le ministre de l'Immigration Eric Besson a affirmé que la situation de chacun des migrants serait examinée «au cas par cas». Eric Besson va aussi proposer à la présidence espagnole de l'Union européenne d'organiser un sommet de crise sur l'immigration clandestine.
Les ministères de l'Intérieur et de l'Immigration ont dépêché dix fonctionnaires spécialisés de l'Office central pour la répression de l'immigration irrégulière et l'emploi d'étrangers sans titre (Ocriest) en Corse, pour auditionner les clandestins. Ces agents, accompagnés, de leurs interprètes, assisteront les agents de la Police aux frontières (PAF) et les gendarmes locaux dans leur enquête pour retrouver le réseau de passeurs qui a convoyé ces familles jusque sur le littoral français.
Les circonstances et la date de leur arrivée demeurent floues. Le groupe «aurait été débarqué par des passeurs, sans doute jeudi soir mais peut-être depuis plus longtemps», a indiqué la préfecture de Corse. Pour celle-ci, l'isolement de la plage expliquerait que les clandestins n'aient été découverts que vendredi matin. Des traces de campement ont été découvertes sur la plage : restes de nourriture, feu de camp, sacs en plastique.Un bateau susceptible de les avoir débarqués a été identifié. Naviguant dans les eaux internationales, il doit être contrôlé par les douanes italiennes vendredi après-midi. Le parquet d'Ajaccio a ouvert une information judiciaire pour «aide à l'entrée et au séjour d'étrangers en situation irrégulière en bande organisée».
Le Figaro - 22.01.10
Ils devraient arriver ce soir à 20 heures à l'aéroport de Roissy, après une escale en Martinique. Trente-trois petits orphelins haïtiens, en attente d'adoption, âgés de 1 à 6 ans, sont partis jeudi soir de Port-au-Prince dans un avion qui va les amener vers leurs familles adoptives. L’information a été confirmée jeudi soir par l'ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret, en direct dans le magazine Envoyé spécial sur France 2.
Ces enfants possédaient tous des dossiers complets avant le séisme et étaient juste en attente d'un visa. Rien ne s'opposait donc à leur départ. Depuis le séisme, les parents adoptifs dans le désarroi, ont lancé des appels pour que les enfants arrivent en France au plus vite. Dès mercredi, Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille, annonçait qu'un premier avion arriverait avec des enfants avant la fin de la semaine.
Une cinquantaine d'autres enfants pourraient partir bientôt
Le même jour, Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, interpellé par les familles adoptives pour accélérer les procédures, avait insisté pour expliquer que rien ne pouvait se faire dans la précipitation, afin de ne pas risquer d'accusation d'enlèvement. Seuls les enfants dont les dossiers d'adoption étaient parfaitement bouclés pouvaient partir. L'Unicef avait d'ailleurs lancé un appel en ce sens, demandant notamment que les nouvelle adoptions internationales soient gelées, le but étant déjà après le séisme de faire toutes les recherches possibles pour tenter de réunir les familles.
Le Parisien - 22.01.10
Après ce premier départ, l'ambassadeur Didier Le Bret a évoqué, «à très court terme», celui d'une «petite cinquantaine d'enfants dont les procédures d'adoption étaient quasiment achevées».«Ca va être la deuxième vague de départs» et «il faut l'organiser dans des conditions de sécurité, il faut un minimum de personnel accompagnant», a-t-il dit.
Les services français de l'adoption ont déjà connaissance de 394 enfants haïtiens, dont les dossiers ont fait l'objet d'un «jugement» de la justice haïtienne, et qui devraient donc être transférés de manière échelonnée et ordonnée en France, avait annoncé jeudi le Quai d'Orsay.
Le président sénégalais Abdoulaye Wade a déclaré dimanche vouloir favoriser le «retour» des Haïtiens en Afrique, en offrant une terre à ces descendants d'esclaves, après le séisme meurtrier qui a frappé mardi l'île caraïbe, dans un entretien à la radio France Info.
«La récurrence des calamités qui tombent sur Haïti m'amène à proposer une solution radicale: créer en Afrique, quelque part, avec des Africains bien entendu, avec l'Union africaine, un espace, à déterminer avec des Haïtiens, pour y créer les conditions de retour des Haïtiens», a dit le président sénégalais.
Estimant que ce «retour» pourrait se faire «en une seule fois» ou en plusieurs voyages s'il concernait plusieurs pays, il a jugé important de «donner cette opportunité» aux Haïtiens.
«Ils n'ont pas choisi d'aller dans cette île et ce ne serait pas la première fois que des anciens esclaves ou leurs descendants soient ramenés en Afrique. C'est le cas du Liberia, où ils ont dû s'intégrer à la population locale pour former aujourd'hui la nation libérienne», a affirmé M. Wade.
«Notre devoir, c'est de leur reconnaître le droit de revenir sur la terre de leurs ancêtres», a-t-il insisté.
«Alors maintenant, le problème est de savoir comment et qui va supporter tous ces frais», a-t-il poursuivi, rappelant la responsabilité historique des pays européens dans la déportation d'Africains réduits en esclavage aux Amériques, tout en se disant opposé au principe de la réparation, car «l'eslcavage est irréparable».
Selon le porte-parole du président sénégalais, Mamadou Bamba Ndiaye, également interrogé par la radio, le Sénégal est prêt à offrir des terres aux candidats haïtiens: «Si ce ne sont que quelques personnes, nous leur offrirons un toit et un bout de terre. S'ils viennent en masse, nous leur donnerons une région».
Cyberpresse CA - 17.01.10
Les responsables religieux ont présenté aujourd'hui leurs voeux au président de la République à l'Elysée et parlé du voile intégral, le représentant de l'islam Mohammed Moussaoui redisant son opposition à une loi d'interdiction.
En sortant de cette rencontre qui a duré plus d'une heure, le président du CFCM (Conseil français du culte musulman) s'est dit "réservé sur une loi générale qui interdirait le voile intégral sur la voie publique" mais a déclaré attendre les préconisations de la mission parlementaire.
Le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France (CERF) et archevêque de Paris, a d'abord dit que comme responsable catholique, il n'avait pas à se prononcer sur le sujet du voile. Mais, "en tant que citoyen", il s'est déclaré "réticent à l'idée que les pouvoirs publics s'occupent de la façon dont on s'habille, ou alors ils doivent s'occuper aussi de la façon dont on se déshabille". S'ils s'occupent du voile intégral, "que disent-ils des publicités de femmes nues sur les 4x4?", s'est-il interrogé.
"Différencier l'Islam et les extrémistes" (Mgr Vingt-Trois)
Le Grand Rabbin de France Gilles Bernheim, questionné lui aussi au sujet du voile a répondu qu'"il ne lui appartient pas de prendre position sur cette question qui concerne les musulmans" de même qu'il ne comprendrait pas qu'un imam prenne position sur des questions rabbiniques. Selon lui, le port du voile traduit "une peur devant ce qui apparaît comme une trop grande libéralisation des moeurs".
Par ailleurs, le cardinal Vingt-Trois a dit avoir exprimé sa préoccupation sur le sort des chrétiens au Proche-Orient. Le Grand Rabbin Bernheim a exprimé "le souhait de la communauté de participer au débat sur l'identité (...) de participer à une meilleure compréhension de l'identité française". Il a également exprimé son souci du dialogue entre les communautés juive et musulmane, de "faire la différence entre l'islam dans son ensemble et les extrémistes".
Le pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France, le métropolite orthodoxe grec Emmanuel et le président de l'Union des bouddhistes de France Olivier Wang-Genh, également reçus à l'Elysée, n'ont pas fait de commentaire à l'issue de la rencontre.
Le Figaro - 21.01.10
Le camp de Zgoda était un camp de concentration administré par les autorités communistes polonaises.
Il était à l'origine une section du camp d'Auschwitz, basé à Świętochłowice, ouvert en 1943. Son nom allemand était KZ Eintrachthütte.
En février 1945, après avoir été libéré par l'Armée rouge, le camp et ses infrastructures ont servi pour interner officiellement des prisonniers de la Wehrmacht, mais en réalité une forte proportion de civils allemands (y compris femmes et enfants) et de Polonais. Selon l'Institut de la mémoire nationale, entre 6 000 et 10 000 personnes y furent détenues jusqu'à sa fermeture en novembre 1945, systématiquement torturées, parfois par Salomon Morel lui-même). Les mêmes sources évaluent à 1 855 le nombre de morts tués personnellement par ce dernier et par sa maîtresse. Cependant, de nombreux témoignage font état de près de 100.000 déportés ayant transité dans ce camp de la mort pour un bilan total inchiffrable mais oscillant entre 20.000 et 40.000 morts.
Il était administré par le Służba Bezpieczeństwa. Le directeur du camp, Salomon Morel, a fui à Tel Aviv à la chute du communisme. Les autorités polonaises ont depuis demandé son extradition, pour l'inculper pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, jusqu'à sa mort le 14 février 2007.
Wikipédia
Il n’est pas toujours très amusant d’être lycéen. Surtout quand on vous impose un voyage scolaire, à la mauvaise saison, en Pologne… et de surcroît, non pas pour découvrir les trésors culturels de ce pays, mais pour visiter le camp d’Auschwitz dans le cadre d’un « projet pédagogique sur l’Antisémitisme et la Mémoire ».
Un tel voyage a été vécu par une classe de première du lycée Jean Jaurès de Montreuil. Il faisait froid, il y avait de la neige, les exposés des guides étaient répétitifs et lassants… Quelques élèves, qui se demandaient bien ce qu’ils faisaient là, se sont dissipés. Un a lancé un trait d’esprit pour faire s’esclaffer ses camarades, d’autres se sont lancés des boules de neiges, d’autres encore ont chahuté et fait des grimaces. En temps normal, il n’y aurait pas eu là de quoi fouetter un chat.
Mais tout cela s’est passé à Auschwitz, la « vanne » ne pouvait donc être – de la part d’un adolescent de 17 ans… – qu’un « propos antisémite » justifiant un passage en conseil de classe et une exclusion définitive de l’établissement. Le chahut et les « attitudes désinvoltes » (selon les termes mêmes des enseignants) ont été, quant à eux, qualifiés de profanation d’un « lieu de mémoire hautement symbolique et témoin de la tragédie des Juifs d’Europe » et eux aussi sanctionnés.
Il semble, de surcroît, que ce ne soit que le début des sanctions, et le volet scolaires de celles-ci risque bien, demain, d’être suivi d’un volet judiciaire.
En effet, le grand humaniste et pédagogue, Sammy Ghozlan, qui préside le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme a déclaré dans un communiqué largement diffusé : « Nous demandons au Procureur de la République d’engager des poursuites pénales à l’encontre de ces mineurs et de leurs parents civilement responsables. Nous demandons qu’il soit procédé à des vérifications salutaires, du contexte culturel dans lequel ces adolescents vivent afin d’identifier et de combattre tout ce qui véhicule et influe leurs préjugés. » Il y aura donc la sanction scolaire, la sanction pénale et financière, puis l’inquisition à domicile…
Tout cela rappelons le, non pas pour de dangereux criminels, mais pour des jeunes adolescents « gonflés » par une activité obligée.
Accessoirement, il n’est pas inutile de savoir que celle-ci était financée avec les impôts des habitants d’Ile-de-France, comme si il n’y avait rien de mieux à faire avec ceux-ci.
Mais admettons qu’il soit judicieux de gaspiller dans de tels voyages l’argent que nous avons tant de mal à gagner et que ceux-ci aient un intérêts historique pour les lycéens. Alors, allons jusqu’au bout du raisonnement et montrons leur tous les camps. En Pologne, on pourrait par exemple faire d’une pierre deux coups et visiter, parmi d’autres, sis dans la même région, le camp de Zgoda.
Il fonctionna à partir de 1945 et les éditions Akribea viennent de lui consacrer un livre (1), œuvre de Sepp Jendryschik. Les prisonniers y étaient des membres de la minorité allemande de Silésie, des Polonais anticommunistes et des Tziganes et leurs tortionnaires, dirigés par un coreligionnaire de Sammy Ghozlan du nom de Salomon Morel, leur firent subir de telles tortures et mauvais traitements que plusieurs milliers décédérent en quelques mois.
On n’a quasiment jamais parlé de cela en France, mais CBS consacra à Zgoda un dossier en 1993 et un journaliste américain – d’origine juive polonaise précisons le – fit un certain nombre de recherches qui lui permirent d’écrire un livre : The Wrath of Salomon. Tant et si bien qu’un scandale éclata et que le tortionnaire Salomon Morel fut, bien tardivement, poursuivi par la justice polonaise. Il lui échappa en émigrant … en Israël !
Mais, j’ai un affreux doute dans mon esprit, il se pourrait bien que tous les morts ne soient pas égaux et que les Allemands, les Polonais et les Tziganes de Zgoda, tout aussi innocents que les juifs d’Auschwitz, ne méritent ni voyage scolaire ni devoir de mémoire.
Pourquoi ? Prudemment je laisserai à mes lecteurs le soin de répondre…
Christian Bouchet
1 – Disponible à librad.com ou dans les bonnes librairies.
Altermédia Info - 17 janvier 2010