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  • Crimes de guerre à Gaza: les enquêtes internes menées par Israël ne sont pas jugées crédibles

    L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch accuse Israël de n'avoir pas suffisamment enquêté sur les crimes de guerre que son armée est accusée d'avoir perpétrés durant l'offensive à Gaza, l'an dernier. Lancée officiellement pour stopper des tirs de roquettes contre Israël, l'opération "Plomb durci" avait fait, du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, 1400 morts, pour la plupart des civils, côté palestinien, selon des sources médicales locales, et 13 côté israélien.

    Dans une résolution adoptée le 5 novembre, l'Assemblée générale de l'ONU avait donné trois mois à Israël et aux Palestiniens pour ouvrir des enquêtes sur les allégations de crimes de guerre commis lors du conflit, contenues dans le rapport de la Commission d'enquête du juge sud-africain Richard Goldstone. Le rapport Goldstone, commissionné par l'ONU, recommandait la saisine de la Cour pénale internationale si Israël et les Palestiniens n'annonçaient pas d'ici fin janvier leur intention de mener des enquêtes "crédibles" sur la conduite du conflit.

    Enquêtes sur 150 incidents

    Israël a depuis lors communiqué un rapport où il est fait mention d'investigations lancées sur 150 incidents séparés, dont 36 font l'objet d'une enquête criminelle. Deux officiers supérieurs ont reçu un blâme et une seule condamnation a été prononcée, selon l'armée : contre un soldat qui avait volé une carte de crédit. Mais Human Rights Watch, qui précise avoir rencontré le 4 février des juristes de l'armée israélienne, assure que ceux-ci ne l'ont pas convaincue que les enquêtes internes de Tsahal sont "impartiales et approfondies" et qu'elles "concernent les directions politiques et militaires dont les décisions ont entraîné des morts de civils à l'encontre des lois de la guerre".

    "Il est crucial de mener une enquête indépendante pour comprendre pourquoi autant de civils ont été tués et pour pouvoir poursuivre les responsables d'attaques illégales", a déclaré dimanche un responsable de HRW, Joe Stork. Les enquêtes internes de l'armée "ont concerné surtout des soldats qui avaient désobéi aux ordres sur les règles d'engagement de l'armée, sans se préoccuper si ces ordres ne violaient pas les lois de la guerre", a-t-il estimé. L'ONG relève pour sa part la "mort de 53 civils dans 19 incidents au cours desquels l'armée israélienne a apparemment violé les lois de la guerre".

    Du côté des Nations-Unies, c'est toujours l'expectative : jeudi, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré n'être pas en mesure de déterminer si Israël et les Palestiniens s'étaient ou non conformés à l'exigence de l'ONU d'ouvrir des enquêtes indépendantes et crédibles sur cette opération militaire. Dans un rapport transmis à l'Assemblée générale de l'ONU, il a déclaré qu'à ce stade, "aucune détermination ne peut être faite sur la mise en oeuvre par les parties concernées de la résolution" 64/10 de l'Assemblée générale.

    Par TF1 News (Avec agences) le 07 février 2010
  • Vaudou en Haïti

    Les vaudouistes de l'«île magique», qui baigne dans le syncrétisme, veulent profiter des bouleversements provoqués par le tremblement de terre pour sortir de l'ombre et obtenir leur reconnaissance.

    L'histoire court d'une tente de fortune à l'autre sur le Champ de Mars, la grande place de Port-au-Prince transformée en camp de réfugiés. La nuit, dans l'obscurité du bivouac dénué d'électricité, un loup-garou vient sucer le sang des rescapés endormis. La rumeur n'a rien de surprenant dans un pays où l'imaginaire vagabonde. En Haïti, un homme peut enlever sa peau pour se transformer en dindon avant de reprendre son allure ordinaire le lendemain. Et un chauffeur peut donner un brusque coup de volant pour éviter un zombie qui traverse la route. «Ici, personne ne décède de mort naturelle. Il y a toujours une explication magique», constate avec amusement le professeur Jean William Pape, le patron du centre antisida de la capitale.

    Les raids du loup-garou du Champ de Mars ont en revanche le don d'énerver Max Beauvoir, le «chef suprême de la religion vaudoue en Haïti». «Cette fable est importée par les évangélistes occidentaux, tonne-t-il. Il n'y a jamais eu de loup sur notre île, ni en Afrique d'où nous venons.» Max Beauvoir a de la prestance. Les cheveux gris, il porte un boubou sur son pantalon et chausse des mocassins de qualité. C'est un hougan, un grand prêtre. On l'appelle aussi ati. «Cela veut dire le grand arbre de la forêt dont l'ombre protège les petits. Ses grandes branches servent de reposoir aux oiseaux qui le souillent, mais heureusement la pluie le lave», développe le grand prêtre.

    Les grands jours, il endosse son costume d'apparat. Les dernières fêtes, celles de Makaya, remontent à fin décembre. Elles étaient consacrées aux bains. Une occasion de se purifier pour l'année à venir. Les prochaines, celles de Papa Loco, sont prévues en mars. On rendra hommage à l'esprit qui administre le «péristyle de Mariani», le lieu de culte fondé par Max Beauvoir.

     

    «La justice divine est implacable »

     

    Mais ce calendrier bien ordonné est bouleversé par le tremblement de terre. Une partie du temple s'est effondrée. Par chance, le potomitan, le sanctuaire où se déroule le rituel, est intact. Le prêtre vaudou permet au visiteur de le traverser. «Il est désacralisé hors cérémonie», précise-t-il. Le «labo», comme l'appelle Max Beauvoir, chimiste de formation, a également pris un coup. Le hougan soigne dans cette pièce, par des techniques mystérieuses, l'âme de ses visiteurs. Il guérit par exemple un patient par le transfert de sa maladie à un animal. Il procède aussi à des offrandes. Mais la volière s'est disloquée. Les blanches colombes qui servent aux sacrifices se sont envolées.

    Assis sur les marches du temple, un artisan restaure une statue abîmée par le séisme. Elle représente un homme courbé à tête de bouc portant sur ses épaules un macaque. «Elle est très dangereuse», prévient-il. «Il voulait dire que la justice divine est implacable», rectifie le hougan sans s'étendre sur le sujet. Il préfère parler de l'effigie en bois de cousin Zaka, la divinité du travail, d'Ogou, le dieu des cataclysmes et de Dambala, la canne en bois représentant le dieu serpent. Ce dernier présente la particularité de priver de la parole ou de l'usage de ses jambes la personne qu'il «possède».

    «On se considère comme fortunés. Les temples vaudous ont mieux résisté que les églises et la cathédrale. Ils sont toujours debout. J'ai présenté mes condoléances aux représentants catholiques et protestants qui ont tellement souffert», déclare Max Beauvoir en rappelant que ses homologues, l'archevêque de Port-au-Prince et le pasteur des églises protestantes, ont péri dans la catastrophe. Le hougan attribue la résistance des lieux de culte vaudou à leur rusticité, mais aussi à une sélection naturelle. «La nature a remis les choses à flot en nous frappant, estime-t-il. Nous avons une société injuste depuis la mort de l'empereur en 1806 ( le général Dessalines, premier chef de l'État après l'indépendance, NDLR). Le Vatican et les grandes puissances occidentales se sont ligués pour que les chrétiens travaillent à l'effacement du vaudou, la religion des origines. Tout cela doit changer. Le tremblement de terre marque le début d'une nouvelle ère.»

    Max Beauvoir prend souvent un ton et des postures de tribun. Il se considère, à l'instar des évêques, comme le haut représentant d'une communauté religieuse qu'il veut imposer sur la scène nationale. En quête de notoriété, il aime montrer la galerie de photos qui décore la salle de réunion de sa communauté. Sur l'un des clichés, il pose aux côtés de Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies. Lundi, le président René Préval l'a reçu dans son bureau pour préparer avec lui les cérémonies œcuméniques d'hommage aux victimes prévues le 12 février, un mois jour pour jour après le séisme. «Nous organiserons en parallèle des célébrations de recueillement autour des divinités du courage, de la force et de l'amour», annonce le hougan.

    Max Beauvoir s'inscrit dans un courant réformateur du vaudou. Il veut faire d'une pratique occulte éclatée en de multiples communautés et familles une institution comme les autres. Une démarche contestée, voire redoutée par de nombreux observateurs. «Ce choix fait entrer le “vaudouisme” sur le marché des religions en concur­rence avec le christianisme, l'hindouisme ou l'islamisme, relève Guy Maximilien, historien des religions. Beauvoir est un hougan qui a suivi une initiation, mais il est à sa manière un usurpateur, car le vaudou a toujours fonctionné sans direction unique.»

    Le vaudou est la survivance des manifestations rituelles des anciens esclaves déportés d'Afrique. C'est un culte plutôt complexe, avec son panthéon de divinités, les lwa. «Ces entités mystérieuses et puissantes procèdent du premier émerveillement et du premier effroi de l'individu devant la nature. Elles éveillent encore aujourd'hui les parties archaïques de l'homme auxquelles poésie et religion s'adressent», explique Guy Maximilien, qui est aussi un spécialiste du sanscrit.

    Mesurer l'influence du vaudou sur la société est, selon lui, impossible. Car il faudrait marier les contraires. Confession de l'ombre, il attire et repousse. «Je crois que bien peu de Haïtiens redoutent d'adhérer au vaudou en tant que religion, mais qu'ils ont peur de sa magie», résume William Seabrook dans L'Ile magique, un livre culte paru en 1929 et préfacé par Paul Morand. C'est que le vaudou ouvre la boîte aux fantasmes avec ses personnes transformées en zombies, sa magie noire, ses empoisonnements, ses poupées plantées d'aiguilles, ses coups de poudre. Ses défenseurs se considèrent comme les victimes d'une entreprise de diabolisation. «Satan est une création chrétienne. Nous n'avons rien à voir avec ça», tranche Max Beauvoir.

     

    Religion de l'intime

     

    Plasticien renommé, Patrick Vilaire a exposé voici quelques années à la Fondation Cartier à Paris. En 2008, il a présenté à Amsterdam une œuvre prémonitoire intitulée : Le Potomitan ou l'échelle de Richter. La sculpture en métal montre l'axe central du sanctuaire d'un temple ébranlé. La colonne qui fait la liaison entre le serviteur et le Dieu est maintenue par des mains tendues. «En réalisant cette œuvre, je voulais dire qu'on allait vers un gros problème. Il y a chez nous un déséquilibre dans notre culture dû à une politique et à une économie qui ont conduit au désastre», dit-il. Il ajoute : «Le séisme a détruit le bâti physique et moral. Il a écrasé les lieux de culte. Il est vécu par la masse des croyants comme une punition divine. Les gens pensent que les dieux vaudous ont exprimé leur colère.»

    Patrick Vilaire est une sorte d'athée mystique. Au lendemain du tremblement de terre, il est allé avec quelques amis dans les charniers pour sortir des corps des fosses communes et leur donner une sépulture plus acceptable. Il extrayait des cadavres, les enveloppait et les portait en terre. Puis il plantait une croix sur le monticule. Dans le rite vaudou, les défunts sont considérés comme une enveloppe charnelle qui mérite le respect. Leur départ doit se faire dans la dignité. Selon la tradition, l'esprit des morts rejoint la mer. À en croire Max Beauvoir, qui a construit son temple sur la côte, «une âme revient seize fois sur la terre pour huit vies en homme et huit vies en femme. Puis elle devient un pur esprit qui circule à la vitesse de la lumière et protège les vivants».

    Les vaudouistes sont convaincus que certains disparus de la tragédie du 12 janvier vont se réincarner en novembre, mois dédié au culte des ancêtres. Ce sera l'occasion pour les défunts de faire passer des messages et pour les vivants de poser des questions. Les pratiquants se réuniront en famille. Le revenant prendra possession d'un participant. Comme chaque année, ces fêtes des morts seront présidées par Baron Samedi, la divinité des morts, et sa femme, Grande Brigitte. Elles seront animées par les guédés. «Ce sont des êtres insupportables qui ne souffrent pas les règlements. Ils orchestrent des danses lascives que les catholiques désavouent», note Élisabeth, l'épouse du hougan de Port-au-Prince. Dans le temple, une statue symbolise ces retrouvailles : elle représente une femme enlaçant un squelette.

    Le Figaro - 03.02.10

  • Des femmes soldats israéliennes brisent le silence

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    Des femmes qui servent dans l’armée de l'entité sioniste, témoignent de leur participation à l’humiliation systématique des Palestiniens, à la violence, au vol et à l’assassinat de personnes innocentes et même d’enfants.

    « Dans l’armée israélienne, une femme doit se montrer "meilleure" que les hommes. Lorsqu’elle humilie un Palestinien, elle doit donc le faire plus fort. »

    Neuf mois après avoir publié la confession sans fard de soldats de Tsahal (l’armée de l’Etat hébreu) ayant participé à l’offensive de janvier 2009 dans la bande de Gaza, l’organisation non gouvernementale israélienne « Brisons le silence » vient de rendre public le témoignage de cinquante femmes soldates postées à différents barrages de Cisjordanie durant leur période d’« obligation militaire » (deux ans). Quelques-unes ont également servi à Erez, le principal point de passage avec la bande de Gaza.

    Sous le couvert de l’anonymat, ces témoins racontent les mauvais traitements infligés quotidiennement aux Palestiniens désireux de franchir un barrage pour se rendre d’un point à un autre de la Cisjordanie, les vols d’argent ou de marchandises perpétrés par ceux qui sont censés les contrôler, ainsi que la complicité ou le désintérêt d’une hiérarchie qui cherche avant tout à se couvrir. Publicité

    « La procédure voulait que lorsqu’on laissait un Palestinien qui avait eu l’autorisation de se rendre en Israël retourner dans la bande de Gaza via Erez, on l’emmenait à l’écart sous une tente et on le battait », raconte une soldate fraîchement démobilisée. La « correction » durant une vingtaine de minutes se déroulait en présence des officiers commandant l’unité et à en croire l’ONG, « les femmes n’étaient pas les dernières à frapper ».

    Le rapport de « Brisons le silence » fait du bruit en Israël. La radio publique lui a d’ailleurs consacré un long débat quelques heures à peine après sa publication. Plusieurs soldats ou ex-soldats intervenant à l’antenne ont accusé l’ONG de « monter en épingle des faits isolés car il est évident qu’il y a des brebis galeuses partout ». D’autres ont estimé qu’il s’agissait d’un ramassis de mensonges puisque « Tsahal est la seule armée disposant d’un code d’éthique ». Ce qui en fait « l’armée la plus morale du monde » a estimé le vice-premier ministre Elie Yshaï en préambule au Conseil du cabinet de dimanche.

    Mais les témoins de « Brisons le silence » ont maintenu leurs propos. L’un d’entre eux a cité le cas d’un enfant en bas âge qui avait pour habitude de narguer les soldats basés à Hébron (Cisjordanie) et qui leur lançait parfois des pierres. Convoqué par l’unité de police militaire « Sachlab », le bambin a subi un interrogatoire en règle au cours duquel son bras a délibérément été cassé.

    Selon une femme officier dans le Corps des gardes-frontière, les violences seraient souvent provoquées par l’ennui. Postée dans la région de Jénine où elle surveille le mur de séparation, cette soldate affirme que ses collègues, qui n’ont rien à faire, inventent souvent des agressions. « Ils affirment par radio que des Palestiniens leur ont lancé des pierres ou se sont montré agressifs et en donnent une description vague. Ce qui leur permet ensuite d’interpeller n’importe quel « suspect » pris au hasard afin de défouler leur stress sur lui. »

    Parfois, ce « défoulement » va tellement loin que les victimes en meurent. Parmi les cas cités figure celui d’un enfant de 9 ans abattu d’une balle dans l’abdomen après qu’il eut tenté de grimper le long du mur de séparation. Un autre enfant tué par des snipers à proximité de la colonie de Goush Etzion n’avait lui non plus pas grand-chose à se reprocher mais les soldats qui l’ont tué se sont arrangés pour inventer une histoire qui les couvrait."

    Source : http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3841480,00.html

    Traduction en Français : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/03f26b90-0eb0-11df-a273-20709365d5eb
    VOXNR - 02.02.10

  • VIDEO Discours de Fillon devant le CRIF - Appel à la lutte contre l'antisémitisme sur le Net

    http://www.dailymotion.com/video/xc4ner_francois-fillon-devant-le-crif-le-d_news

    Le discours de la honte

    François Fillon, premier ministre d’un gouvernement présidé par un homme qui n’a fait que tromper ses électeurs et trahir le pays qui a accueilli ses ancêtres, fait allégeance au CRIF et à Israël.

    Fillon s’indigne que l’internet puisse être utilisé pour exprimer des vérités non conformes à celles de la propagande. Il estime aussi que l’expression de sentiments antisémites et une atteinte à la liberté et à la démocratie. Il veut donc restreindre la liberté sur Internet afin de ne pas laisser les ennemis de la liberté s’exprimer librement. Il faut comprendre. Il fait aussi les louanges de la démocratie israélienne alors que son gouvernement supprime une à un les quelques libertés qui restent aux Français.

    Fillon qui, quand il oublia de mentir, affirma être à la tête d’un Etat en faillite, qui n’est pas en mesure de trouver les fonds pour subvenir aux besoins des Français, alors que de nombreux Français dorment dans la rue, promet de financer tous les caprices du CRIF, y compris une rente pour les orphelins de guerre, si ces derniers sont Juifs.

    Il promet de mettre la France et sa diplomatie au service d’Israël et de son lobby. Il affirme que la sécurité d’Israël est la priorité absolue pour la France. Il ne semble vraiment pas comprendre qu’il est premier ministre d’un gouvernement qui devrait être au service de la France et des Français.

    Il veut aussi aider "notre" compatriote Shalit. Shalit est l’un de ces Français qui ignore l’être. Il a été fait prisonnier de guerre alors qu’il combattait pour une armée étrangère. Ce n’est donc pas à la France de s’occuper de son sort.

    Fillon prétend vouloir combattre le communautarisme, mais il plaide allégeance à la communauté; combattre l’antisémitisme, mais il n’hésite pas à faire l’amalgame entre les Français d’origine ou de confession juive et les lobbies au service du seul Etat pratiquant encore l’apartheid.

    Altermédia Info - 07.02.10

  • Le hangar a été entièrement évacué dimanche

    Le hangar de Calais occupé depuis samedi soir par une centaine de migrants et une vingtaine de militants altermondialistes de No Border a été entièrement évacué dimanche vers 16H30 par les forces de l'ordre, selon une militante altermondialiste.

     
     «Ils ont tout pété, ils sont rentrés de force. Il n'y avait plus de migrant à l'intérieur», a crié Hélène, une militante de No Border, encadrée par deux policiers qui l'évacuaient du local.

    Le quartier autour du hangar a été entièrement bouclé depuis 15H30 par une dizaine de camions de CRS venus en renfort du Touquet et qui se sont postés à chacune des trois rues qui permettent d'accéder au hangar, en interdisant l'accès aux migrants ainsi qu'à la presse.

    Un grand bruit de verre cassé

    Avant que la jeune femme ne sorte avec les policiers, un grand bruit de verre cassé a retenti à l'extrémité de la rue où étaient massés les journalistes, ainsi qu'une vingtaine de migrants qui assistaient à la scène. Au moment de l'évacuation, il ne restait plus qu'une dizaine de militants et les derniers migrants avaient quitté les lieux alors que le bâtiment était encadré par les CRS, selon Valentin, un joint par téléphone avant l'évacuation.

    Environ 90 migrants et une vingtaine de militants altermondialistes ont passé la nuit de samedi à dimanche dans le hangar, sous surveillance policière.

    La police entourait toujours dimanche ce hangar loué par «SOS soutien ô sans-papiers» et dans lequel une centaine de migrants avaient réussi à pénétrer samedi après-midi, à l'appel de l'association altermondialiste No Border.

    Le Parisien -07.02.10

  • Le hangar de Calais: les migrants, les altermondialistes, Besson et Morano...

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    Altermonialistes évacués du hangar
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    Les migrants après une distribution de repas
    (Cliquez sur les photos pour les voir en totalité)

    Le hangar occupé samedi soir par une petite centaine de migrants à Calais n'abritait plus, dimanche en début d'après-midi, qu'une dizaine de migrants avec des militants altermondialistes. Vers 14h, une cinquantaine de migrants partis à une distribution de repas ont essayé de regagner le hangar mais en ont été empêchés par une vingtaine de CRS qui avaient barré la rue, sans échange de coups.

    Samedi soir, accompagnés de militants altermondialistes, les migrants avaient forcé l'entrée du bâtiment, devant lequel une quinzaine de policiers étaient postés. Des policiers et environ 75 CRS avaient ensuite été appelés en renfort pour boucler le quartier autour du bâtiment loué par l'association «SOS soutien ô sans-papiers».

    «Le sous-préfet nous a demandé d'évacuer les lieux, nous promettant en échange qu'aucune interpellation de migrants ne serait faite. Mais les migrants, eux, ne veulent pas bouger», expliquait samedi soir Rodolphe Nettier, de «SOS soutien ô sans-papiers».

    Besson : il n'y aura pas de «nouvelle jungle»

    Dimanche matin, les membres du s'étaient relayés pour condamner cette occupation : «L'Etat ne laissera pas se reconstituer un lieu qui servirait de base arrière aux filières mafieuses de l'immigration clandestine à proximité du port de Calais», a déclaré le ministre de l'Immigration dans un communiqué, réaffirmant sa «détermination» à «ne pas laisser se créer de nouvelle jungle ou de nouveau Sangatte sur le territoire français».

    Même détermination pour la secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano : «Nous ne laisserons pas des personnes aller dans les bois ou s'installer dans des hangars. Nous voulons une immigration qui soit digne. Il y a des procédures pour tous ceux qui sont candidats au statut de réfugié politique. Ces procédures doivent être respectées», a-t-elle insisté, sur Radio J.

    Un hangar prévu pour le stockage de matériels

    Le hangar de 600 mètres carrés a été loué il y a quelques semaines par l'association «SOS soutien ô sans-papiers», qui en a ensuite confié la gestion aux militants altermondialistes d'une autre association, No Border. Ceux-ci n'ont jamais caché leur intention de s'en servir comme hébergement pour les migrants. Cependant, ce hangar, destiné à la base au stockage de matériels, n'est pas aux normes pour recevoir du public, a fait valoir la préfecture du Pas-de-Calais.

    Depuis la fermeture du centre d'hébergement et d'accueil d'urgence humanitaire administré par la Croix-Rouge de Sangatte en 2002, les migrants sont dispersés sur le littoral en attendant de pouvoir passer en Angleterre.

    Le parisien - 07.02.10

  • Les mécanismes et les acteurs de l'escroquerie

    Le système mis en place autour de la société de placements immobiliers Apollonia reposait sur son fondateur, ses commerciaux, les notaires et les banques. Voici les principaux mécanismes et acteurs de l’escroquerie mise au jour par l’enquête judiciaire.

    1 Le principe général
    Des commerciaux prennent contact avec des clients en leur proposant d’investir dans des projets immobiliers neufs aux quatre coins de la .

    Les clients doivent acheter des appartements en empruntant de l’argent aux banques. En contrepartie, on leur garantit que les revenus locatifs de ces appartements couvriront le remboursement de leur prêt.  Mais entre des prêts faramineux et des appartements surévalués au moment de leur construction, les investisseurs se sont tous retrouvés avec des mensualités dépassant très largement les revenus procurés par les loyers. Résultat, un endettement moyen de 3 millions d’euros par client.

    2 Le rôle de la famille Badache
    La maison mère de l’escroquerie est une société familiale. Apollonia, société de conseil et , était en effet dirigée par Jean Badache et sa femme Viviane. Leur fils Benjamin était officiellement le PDG de la structure. Lors de sa mise en examen il a expliqué qu’Appolonia avait un rôle d’« agence immobilière ». La famille Badache aime l’immobilier. Témoins, leur chalet dans la très chic station helvète de Crans-Montana, évalué à 7 millions d’euros, et un riad à Marrakech au Maroc, sans oublier la demeure familiale de Cassis (Bouches-du-Rhône) où ils vivent toujours : 1 300 m 2 habitables dans une villa de luxe équipée d’une pièce secrète, façon bunker. Aujourd’hui, la justice s’intéresse à ces biens familiaux et a bloqué les comptes bancaires des Badache en Suisse.

    3 Des commerciaux efficaces
    Lorsque Apollonia démarre en 1999, les commerciaux ne proposent « que » l’achat de trois ou quatre biens immobiliers, mais très vite leurs offres sont plus importantes. « Ils étaient parfaitement rompus à l’exercice, se souvient une victime. Un premier contact était pris par téléphone. Ils parlaient de capitalisation pour la retraite et de défiscalisation.  Ils insistaient si vous refusiez. » Lors du premier rendez-vous, le commercial exhibe sa voiture, souvent une berline de luxe. Une fois le client ferré grâce au « manuel de l’embrouille » (lire encadré), la machine peut se mettre en place.
    Les commerciaux répètent souvent la même phrase : « Ne vous en faites pas, on s’occupe de tout. » A tel point que certains iront jusqu’à falsifier des relevés de comptes bancaires transmis par leurs clients à destination des banques prêteuses.  Le jour de la signature avec le notaire, il y avait souvent un ultime numéro de prévu : « Les gens d’Apollonia faisaient vraiment très sérieux, jusqu’à tancer le notaire qui arrivait en retard. Avec le recul, on se dit que tout ça devait être programmé », relate aujourd’hui une victime.

    4 Des notaires peu scrupuleux
    Les commerciaux d’Apollonia n’auraient sans doute pas pu escroquer des milliers de personnes. Des notaires pas trop regardants sur la légalité de leurs actions étaient nécessaires. Trois sont actuellement mis en examen et incarcérés.
    Selon le dossier d’instruction : certains actes ont été rédigés et signés dans un hôtel parisien, à l’aéroport de Toulouse, dans une cafétéria de Tarbes ou, pire, dans une chambre d’hôpital de Briançon. Sauf que tout acte notarié doit être signé dans l’étude d’un notaire « aux heures d’ouverture ».
    En garde à vue, un notaire a été confronté à un acte signé de sa main soi-disant rédigé dans son étude d’Aix-en-Provence. Or, le client, médecin, se trouvait ce jour-là à Paris.  Après avoir nié, le notaire a dû avouer. Selon un proche de l’enquête, les notaires auraient empoché des millions d’euros en participant au système Apollonia. Les avocats des trois notaires mis en examen dénoncent de leur côté leur placement en détention et ont déjà demandé leur remise en liberté.

    Le Parisien - 07.02.10

     







     
     

     

  • Apollonia: une gigantesque arnaque immobilière portant sur plus d'un milliard d'euros

    On leur a vendu la « bonne affaire », le « placement de père de famille ». Ils sont aujourd’hui ruinés et endettés sur plusieurs générations. « Ils », ce sont les victimes de l’affaire Apollonia, une gigantesque arnaque au placement évaluée à 1 milliard d’euros que sont en train de décortiquer deux d’instruction marseillais.

    Le principe était séduisant : proposer aux clients de capitaliser pour leur retraite en leur faisant acheter des biens immobiliers neufs qui s’autofinançaient par l’argent des loyers. Le tout en défiscalisant.

    La complicité des banques

    « Ce n’est pas une escroquerie traditionnelle, c’est un système organisé, une machine créée dans le but d’endetter les gens avec, au bout, des personnes peu scrupuleuses qui se font de l’argent sur le dos des investisseurs », prévient d’emblée M e Jacques Gobert, l’avocat qui défend l’association des victimes. « Des familles sont plongées dans des tragédies absolues », souffle-t-il.
    L’an dernier, les enquêteurs de la police judiciaire de Marseille se sont attaqués au premier cercle de l’arnaque, des investigations qui ont abouti aux mises en examen de Jean Badache, l’homme fort d’Apollonia, ses proches ainsi que des commerciaux de la société. Mais la procédure s’est accélérée ces dernières semaines. Trois notaires des Bouches-du-Rhône ont à leur tour été mis en examen et incarcéré aux Baumettes. L’enquête ne va pas s’arrêter là.
    Avec les policiers de Marseille, les enquêteurs de la Division nationale des investigations financières (DNIF) cosaisis du dossier s’intéressent au comportement de plusieurs banques, notamment le , le Crédit agricole et le Crédit immobilier de France. « Leur responsabilité est engagée », assène Me Jacques Gobert. Des banques qui auraient prêté des millions d’euros dans des conditions souvent obscures et au mépris parfois des règles les plus élémentaires de la profession. Deux juges marseillais décideront bientôt si l’affaire Apollonia peut se transformer en scandale bancaire.

    Le Parisien - 07.02.10

  • Le bon réflexe

    Un gendarme a tiré à 3 ou 4 reprises avec son arme de service sur une voiture en fuite qui venait de renverser son collègue vendredi en milieu de soirée à Marcoussis (Essonne), a-t-on appris samedi en fin de journée auprès de la gendarmerie et d'une source judiciaire. Le gendarme renversé, souffrant de contusions et de plaies ouvertes, a été hospitalisé à Orsay (Essonne). Les médecins lui ont prescrit 20 jours d'incapacité totale de travail (ITT), indique la même source. Il est ressorti de l'hôpital en fin de nuit.

    Vendredi, vers 22h15, appelés pour un problème de voisinage, les deux militaires de la gendarmerie de Nozay (Essonne) ont croisé deux voitures roulant à vive allure dans les rues de Marcoussis. L'une d'elles s'est arrêtée et les gendarmes ont fait de même pour procéder à un contrôle routier. Alors que l'un d'eux se portait à hauteur du conducteur, le second militaire s'est posté de l'autre côté du véhicule. C'est à ce moment que le conducteur a démarré, a donné un coup de volant et a renversé le gendarme se trouvant du côté passager. Son collègue a alors sorti son arme et tiré à 3 ou 4 reprises. Le tireur ne sait pas si ses tirs ont touché ou pas le véhicule en fuite.

    Le plan épervier a été déclenché. L'enquête a été confiée à la Section de recherche (SR) de la gendarmerie de Paris.

    Le Figaro - 06.02.10