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  • En Allemagne la mode néonazie joue à cache-cache...

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    Un policier au cours d'une perquisition
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    DRESDE — Runes germaniques, mythologie viking ou combinaisons de chiffres: en Allemagne, une certaine mode soigne l'ambiguïté pour contourner la loi stricte interdisant tout ce qui évoque le nazisme.

    Parquet clair et paysages nordiques aux murs sont de rigueur chez Thor Steinar, une boutique située près de la grande artère commerciale de Dresde (est), où des milliers de sympathisants d'extrême droite sont attendus samedi pour leur traditionnel défilé à la mémoire des quelque 25.000 victimes du bombardement allié de février 1945.

    Les vêtements semblent de qualité, avec des prix en conséquence: un sweat-shirt à capuche pour homme côute dans les 80 euros. Urbain et sportif, le style cible une clientèle jeune.

    "La sous-culture d'extrême droite s'est très fortement modernisée à partir des années 1990, elle s'est ouverte à la société de consommation, à la culture pop", constate Rainer Erb, spécialiste de l'antisémitisme et des codes néo-nazis à l'Université technique (TU) de Berlin.

    Pourtant, les motifs de certains vêtements Thor Steinar suscitent l'interrogation. "Ultima Thulé" peut évoquer une île septentrionale légendaire, mais aussi le berceau de la race aryenne, selon l'idéologie nazie. "Nordmark" était une province moyenâgeuse d'Allemagne du Nord, mais aussi le nom d'un camp de travail forcé pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Les coïncidences sont la marque de fabrique de Thor Steinar, qui se garde de revendiquer une couleur politique.

    Son premier logo, une combinaison de deux runes qui rappelait l'emblème SS, avait déchaîné une bataille judiciaire. Un tribunal a finalement estimé en 2005 que leur association n'était pas en soi un signe nazi, et ne pouvait donc être condamnée. Aujourd'hui l'ancien logo s'affiche de nouveau sur certains vêtements.

    "Ce fut un triomphe" pour l'extrême droite, dont la créativité est affûtée par "ce jeu du chat et de la souris" avec la justice, déplore Rainer Erb.

    L'extrême droite, elle, joue volontiers les victimes: "De plus en plus de chiffres, de lettres et de symboles sont interdits", déplore Kai Pfürstinger, chef d'un groupe de jeunes nationalistes qui organise la marche de Dresde.

    Cela reflète "la maladie de l'Etat de droit sur le sol allemand", commente-t-il.

    Des codes chiffrés offrent des possibilités infinies pour contourner la loi. "Heil Hitler" devient ainsi "88" (le "H" étant la 8e lettre de l'alphabet), un chiffre fréquemment utilisé dans les pseudonymes sur internet.

    Il existe plus de 150 symboles au sens plus ou moins caché pour exprimer une orientation de droite radicale, selon la dernière estimation d'une association allemande de lutte contre l'extrême droite. Elle en recense chaque année davantage, à l'école, en discothèque ou dans les stades.

    "C'est de la provocation d'adolescents qui cherchent à s'orienter, ils aiment ce qu'aime leur bande. Au bout d'un moment ils passent généralement à autre chose, peu d'entre eux se radicalisent vraiment. Plus une scène grandit, plus son message politique se dilue", relativise M. Erb.

    Il n'empêche que le parti néo-nazi NPD profite de ce bain de jouvence, notamment dans l'ex-Allemagne de l'Est: l'an dernier aux élections régionales de Saxe près de 14% de ses électeurs étaient âgés de 18 à 25 ans, une proportion supérieure à celle de tous les autres partis.

    Toujours plus tourné vers les jeunes: le NPD vient d'être autorisé par l'office allemand de protection de la jeunesse à distribuer gratuitement un CD à sa gloire à la sortie des écoles du pays.

  • CHARD

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  • L"Iran a enrichi un premier lot d'uranium

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    Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a annoncé jeudi 11 février que Téhéran avait produit un premier lot d'uranium enrichi à 20%, ont rapporté les médias internationaux.

    Mahmoud Ahmadinejad a fait son annonce devant des milliers de manifestants réunis pour le 31e anniversaire de la révolution islamique.

    La situation autour du programme nucléaire iranien s'est détériorée après que Téhéran a officiellement notifié à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) son intention de lancer dès mardi l'enrichissement dans son usine à Natanz.

    Mardi, le directeur de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi, a déclaré que l'Iran avait lancé l'enrichissement de l'uranium à 20%.

    Immédiatement après cette déclaration, la France et les Etats-Unis ont préconisé de nouvelles sanctions contre la République islamique.

    L'Iran dispose de 1,5 tonne d'uranium faiblement enrichi dont le taux d'enrichissement doit être porté à 20% pour relancer le réacteur de recherche à Téhéran.

    Auparavant, l'AIEA et les Six médiateurs internationaux sur l'Iran (Russie, Etats-Unis, Chine, Grande-Bretagne, France, Allemagne) avaient proposé à Téhéran d'échanger son uranium faiblement enrichi contre de l'uranium enrichi. Téhéran n'a pas rejeté cette offre mais les parties ne parviennent pas à se mettre d'accord sur les modalités de cet échange.

    L'Occident soupçonne l'Iran de mettre au point l'arme nucléaire sous couvert de programme civil. Téhéran rejette catégoriquement ces accusations, affirmant que son programme nucléaire s'assigne pour objectif de satisfaire les besoins du pays en énergie.

    Alter Info - 13.02.10

  • Kiss-in: les homos s'estiment menacés par les "intégristes catholiques"

    Kiss in couople.jpg

    PARIS - La présidente du centre LGBT (Lesbien, Gai, Bi et Trans) de Paris et Ile-de-France, Christine Le Doaré, a dénoncé samedi des "menaces d'intégristes" catholiques qui ont visé un projet de "kiss-in contre l'homophobie" prévu dimanche sur le parvis de Notre-Dame de Paris.

    Dans un communiqué Mme Le Doaré explique que ce "kiss-in" proposé à l'occasion de la Saint Valentin par un groupe d'étudiants a été déplacé du Parvis de Notre Dame à la Fontaine Saint Michel (Vème arrondissement) "car les organisateurs ont reçu des menaces d'extrémistes religieux et, selon la préfecture de police, la sécurité de ce happening ne pouvait être assurée".

    L'Inter-LGBT estime qu'"aucune force réactionnaire ne devrait ainsi pouvoir imposer son point de vue et compromettre une sympathique action de visibilité" et que les organisateurs "n'auraient pas du céder aux intimidations des extrémistes religieux catholiques" et auraient dû en revanche "exiger une protection policière efficace".

    "A Saint Michel au milieu des étudiants et des touristes c'est acceptable, ailleurs, et devant Notre Dame, c'est scandaleux et dangereux !", ironise Christine Le Doaré, qui appelle à soutenir ce "kiss-in contre l'homophobie" désormais prévu dimanche à 14H00 place St-Michel.

    Le même jour, SOS-Racisme organise également à 15H00 un "kiss-in" devant la Fontaine Saint Michel pour "dénoncer la suspicion systématique" visant les ressortissants étrangers.

    L'Express - 13.02.10

  • L'art dégénéré s'expose à Nice

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    L'artiste fait valoir que ses cochons tatoués passent à la postérité, les défenseurs des animaux ne l'entendent pas de cette oreille... L'exposition «Dessins et maquettes», du plasticien belge Wim Delvoye, qui ouvre au public samedi au Mamac (Musée d'art moderne et contemporain de Nice), risque de voir son vernissage perturbé vendredi, à 18 heures, par ses détracteurs indignés.

     

    L'un des volets de l'exposition met en scène sept des cochons naturalisés, que Wim Delvoye a élevés et tatoués dans une ferme située en Chine, près de Pékin. «Sauvés de l'industrie agro-alimentaire, les porcelets sont anesthésiés pour être tatoués. De leur vivant, les bêtes sont choyées, traitées comme des stars, libres de leur mouvement et filmées en continu. Une fois mortes, elles sont naturalisées», explique le musée sur son site internet.

    «Bien que la démarche de l'artiste puisse être perçue comme dérangeante voire provocatrice, elle sert néanmoins à poser le débat sur la question de l'exploitation animale», poursuit la présentation du Mamac.

    La section controversée, déjà «montrée dans 30 à 40 musées», représente seulement «un cinquième de l'exposition» par ailleurs consacrée à l'architecture gothique et au thème de la crucifixion, précise le directeur Gilbert Perlein. Selon lui, la polémique s'explique par «une relative méconnaissance du dossier : tout le monde pense qu'ils sont vivants, qu'ils ont été martyrisés...». Gilbert Perlein dénonce ce qu'il qualifie de «rappel à l'ordre moral».

    De leur côté, les détracteurs de l'exposition déplorent que l'artiste «utilise l'animal comme si c'était un simple objet». Didier Le Gall, vice- du Mouvement écologiste indépendant (MEI) en charge de la condition animale, dénonce «la souffrance que le tatouage, fait sous anesthésie légère, implique» et demande le retrait des cochons. La Fondation se dit elle aussi «profondément choquée».

    Wim Delvoye est devenu célèbre notamment pour son installation Cloaca, dite «machine à caca», qui représente un laboratoire scientifique produisant intégralement le processus de la digestion.

    Le parisien - 13.02.10

  • Les Indiens Mohawks veulent chasser les Blancs de leur territoire

    http://www.lefigaro.fr/international/2010/02/13/01003-20100213ARTFIG00186-les-indiens-mohawks-ne-veulent-plus-des-blancs-.php

  • Les Kurdes manifestent à Strasbourg- Menaces sur le gazoduc européen

    Plusieurs milliers de Kurdes (plus de 15.000 selon les organisateurs, 6.500 selon la police) ont manifesté samedi à Strasbourg pour réclamer la libération de l'ancien chef du parti séparatiste PKK Abdullah Öcalan, détenu en Turquie depuis 1999.
    Cette manifestation était organisée par la Fédération des associations kurdes en France (Feyka).

    Venus massivement et en famille d'Allemagne, de Belgique, des Pays-Bas ou de Suisse, les manifestants ont défilé derrière des banderoles réclamant la "liberté pour Öcalan" et une "solution démocratique pour la question kurde". "Nous voulons un Kurdistan autonome. La vie de 40 millions de personnes est en jeu", a déclaré Faruk Doru, l'un des porte-paroles de la Feyka.

    Selon lui, l'Union européenne a tout intérêt à trouver une solution rapidement.
    "Le projet de gazoduc européen Nabucco (qui doit acheminer à partir de 2013 le gaz de la mer Caspienne à l'Europe, ndlr) passe par le Kurdistan. Il ne pourra pas fonctionner si le problème kurde n'est pas réglé
    ", a estimé Faruk Doru.

    Le Figaro - 13.02.10

  • Croissant tordu

    Des inconnus ont dégradé la nuit dernière le croissant métallique qui surplombe la mosquée d'Obernai (Bas-Rhin), un acte de vandalisme qui ne s'apparenterait "pas à une action islamophobe", selon la gendarmerie.

    Quatre jeunes d'une vingtaine d'années sont montés sur le toit du bâtiment et ont tordu le support du croissant métallique - symbole de l'islam -, a indiqué la gendarmerie.
    Alertés par un voisin, les gendarmes se sont rendus sur place mais les jeunes avaient pris la fuite. Une enquête a été ouverte.

    "Cela s'apparente beaucoup plus à une immaturité qu'à une action islamophobe", d'après les premières constatations de la gendarmerie. De son côté, le Conseil français du culte musulman (CFCM) s'est élevé "contre ce nouvel acte de provocation et de haine irrationnelle", dans un communiqué.

    La mosquée d'Obernai, inaugurée en janvier 2009, avait déjà fait l'objet de dégradations. En septembre 2008, avant son inauguration, la grande vitre de la salle de prière avait été brisée par un bloc de grès et le croissant installé sur le toit arraché.

    Le Figaro - 13.02.10

  • 5000 Néonazis réunis à Dresde

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    (Cliquez sur la photo)
    DRESDE, 13 fév 2010 | Quelque 5.000 néonazis se sont rassemblés samedi après-midi à Dresde (est de l'Allemagne) pour le 65e anniversaire du bombardement de la ville par les forces alliées, tandis qu'une chaîne humaine a réuni 10.000 contre-manifestants pour dénoncer cette "marche funèbre".


    AFP | 13.02.2010 | 16:42

    Quelque 5.000 néonazis se sont rassemblés samedi après-midi à Dresde (est de l'Allemagne) pour le 65e anniversaire du bombardement de la ville par les forces alliées, tandis qu'une chaîne humaine a réuni 10.000 contre-manifestants pour dénoncer cette "marche funèbre".

    Vers 16H00 (15H00 GMT), environ 5.000 extrémistes de droite étaient réunis sur leur lieu de rassemblement, devant la gare Neustadt, où étaient prononcés des discours, contre 1.300 en début d'après-midi, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la police locale.

    La police a par ailleurs rapporté "quelques incidents, dont des attaques contre des policiers" de la part de "manifestants violents", sans donner plus de détails.

    Non loin de là, de l'autre côté du fleuve Elbe, des contre-manifestants avaient formé en début d'après-midi "une chaîne humaine de 10.000 personnes", à l'initiative notamment de la maire de la ville, Helma Orosz, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la mairie de Dresde.

    Cette chaîne humaine, qui s'est formée en début d'après-midi pendant une heure et demie, était une action "symbolique" visant à défendre l'idée d'une "ville ouverte au monde, opposée à la violence et à la xénophobie", a-t-il souligné.

    Par ailleurs, "plus de 10.000 personnes participent encore à des actions de blocages" destinées à empêcher les néonazis d'accéder à la place du rassemblement", a déclaré à l'AFP Stefan Thiele, porte-parole de l'organisation antifasciste "Dresde sans nazis", qui regroupe des personnalités des milieux politique, artistique et syndicaliste.

    Grâce à ces actions menées sur des routes et des voies ferrées entre la gare principale et le quartier de Dresde-Neustadt, "la marche néonazie n'a pas les mêmes proportions que par le passé", a estimé M. Thiele.

    Au moins 6.500 extrémistes de droite étaient attendus à cette manifestation, selon les estimations de la police locale, qui a déployé un important dispositif pour éviter les heurts entre manifestants.

    La manifestation organisée chaque année en février à Dresde est l'une de celles où se rassemblent le plus grand nombre de néonazis allemands pour leur traditionnelle "marche funèbre" en hommage aux quelque 25.000 victimes civiles des bombardements alliés sur la ville, les 13 et 14 février 1945.

    La Saxe, l'Etat régional de Dresde, est celui d'Allemagne où le parti néonazi NPD est le mieux implanté avec huit députés au Parlement régional.

     

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    25.000 morts officiellement...

     Les 13 et 14 février 1945, trois vagues successives de bombardements britanniques et américains ont visé Dresde.

     Le centre-ville baroque vieux de plusieurs centaines d'années a été presque complètement détruit.

     Les avions alliés ont lâché sur la ville 1478 tonnes de bombes explosives et 1182 tonnes de bombes incendiaires.

     Le nombre de victimes, des civils pour le plus grand nombre, a pendant longtemps été incertain.

     En 2008, une commission officielle a avancé le bilan maximal de 25.000 morts, alors que les estimations des universitaires faisaient précédemment état de 135.000 tués.

     Ce fut l'un des actes militaires alliés les plus contesté et discuté, après la guerre.

    RSR ch - 13.02.10