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  • MEMOIRE de la Shoah: Vichy complice, Pie XII savait...

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    Le Nouvel Observateur du jeudi 4 mars 2010 consacre un grand dossier à la Shoah, dont voici deux articles par Laurent Lemire:
     
    Vichy complice
     
    Le 20 janvier 1942, à la conférence de Wannsee, les dignitaires nazis mettent au point les grandes lignes de la solution finale destinée à l’extermination des juifs d’Europe. Le 1er février 1942, Maurice Papon est nommé secrétaire général de la préfecture de Gironde, à Bordeaux, en zone occupée. De juillet 1942 à juin 1944, 11 convois transportent de Bordeaux à Drancy près de 1 600 juifs, qui seront ensuite acheminés vers Auschwitz.
     
    Les documents produits lors du procès de Maurice Papon en 1998 ne laissent planer aucun doute sur son action. Le 2 avril 1998, la cour d’assises de la Gironde l’a condamné à dix années de réclusion criminelle pour complicité de crimes contre l’humanité. Au cours des audiences, Maurice Papon s’est toujours défendu d’avoir vraiment connu les plans des nazis en n’ayant fait que son travail de fonctionnaire. Mais les documents infirment ses déclarations. Ainsi, le 28 juillet 1942, Maurice Papon demande à l’intendant de police régional d’aviser les autorités allemandes que les juifs Robert Goldenberg, Viktor Braun et Léon Librach ont bien été transférés à Drancy.
     
    Du côté du gouvernement de Vichy, la responsabilité est encore plus nette. Le 2 juillet 1942, René Bousquet, secrétaire général de la police dans le gouvernement Laval, et le général SS Karl Oberg, commandant de la police et du SD – le service de sécurité – allemands, signent un accord de coopération en matière de politique antijuive. Deux jours plus tard, le 4 juillet, Pierre Laval suggère que les rafles n’épargnent pas les enfants de moins de 16 ans pour assurer le "regroupement des familles", ce que les Allemands ne réclamaient pas. Mesure d’un cynisme terrifiant, expliqueront certains historiens, car Pierre Laval ne voulait surtout pas avoir à faire avec les enfants des victimes après la guerre. Lors de la rafle du Vél’d’Hiv’ des 16 et 17 juillet 1942, 12 884 juifs sont arrêtés, dont 4 051 enfants…
     
    Face à la réprobation qui commence à poindre dans la population française et aux interrogations qui surgissent, le 2 septembre 1942, Laval rencontre Oberg. Objectif : se mettre d’accord sur une "convention de langage" en réponse aux questions concernant la destination des juifs. "Il a été convenu que le président Laval communique en réponse à de telles questions que les juifs transférés de la zone non occupée aux Autorités d’Occupation sont transportés pour être employés au travail dans le gouvernement général". Laval qui n’a rien voulu savoir s’en tiendra à cette version de juifs emmenés en Pologne pour y cultiver les terres de leur futur Etat…
     
    Donc l’Etat français et ses principaux responsables, Pétain, Laval et Darlan, savaient. Ni plus ni moins que les autres Etats. Dès 1942, les hommes de Vichy se doutaient d’un "terrible secret", selon la formule de l’historien américain Walter Laqueur, sans pouvoir, dans un premier temps, imaginer l’ampleur de ce qui se déroulait puisqu’il n’y a jamais eu dans la Révolution nationale de projet d’anéantissement physique des juifs. Mais le régime pétainiste y a participé en mettant l’administration et la police françaises au service des Allemands. Par la suite, à mesure que la solution finale se précisait, elle devint secondaire à leurs yeux puisque la machine à détruire était en marche et que rien ne semblait pouvoir l’arrêter. Par son antisémitisme officiel et sa politique d’exclusion, Vichy l’a alimentée en se retranchant derrière la raison d’Etat et le vocabulaire mis au point par les nazis pour ne pas avoir à en parler.
     
     
    Dès 1942, le Vatican savait...
     
    Rome, 16 octobre 1943. Les autorités allemandes organisent une rafle sous les fenêtres du pape Pie XII : 1 020 juifs sont déportés vers Auschwitz pour y être exterminés. Seize d’entre eux, dont une femme, reviendront. Qu’a fait le Vatican ? Qu’a entrepris Eugenio Pacelli (1876-1958), ce juriste à la politique tortueuse, devenu pape le 2 mars 1939 sous le nom de Pie XII, aux prises avec un IIIe Reich qui ne l’appréciait guère et qui n’a envoyé aucun représentant à son couronnement ? Le souverain pontife serait intervenu auprès des autorités allemandes avant la rafle, mais aucun document, à ce jour, ne le prouve. Reste donc l’imperturbable silence, curieux mélange de précaution et de peur qui met mal à l’aise depuis plus de soixante ans.
     
    En 1963, la pièce du dramaturge allemand Rolf Hochhuth, "le Vicaire", met ouvertement en cause Pie XII sur la scène publique. Face au tollé, Paul VI demande à des historiens de faire le point. Cela donne onze gros volumes parus en 1997 qui ne calment rien. Deux ans plus tard, Jean-Paul II demande la même chose à six historiens juifs et catholiques. Là encore l’unanimité ne se fait pas. Les mêmes silences posent toujours problème. Le fameux message de Noël 1942 que le Vatican présente comme une référence implicite au génocide ne suffit pas à convaincre. Pie XII y évoque "ces centaines de milliers de personnes qui, sans aucune faute de leur part, parfois seulement en raison de leur nationalité ou de leur race, sont vouées à la mort ou à l’extinction progressive". Il atteste seulement que dès 1942 le Vatican comme les Alliés savaient ce qui se tramait en Europe. En novembre, Rome envoya à Washington des informations confirmant l’utilisation des chambres à gaz.
     
    En 2005, le livre de l’historien britannique John Cornwell signe une condamnation sans appel de la politique du Vatican à cette époque. Il a intitulé sa biographie de Pie XII, "le Pape et Hitler". Il installe ainsi la confusion entre le fait d’avoir été un pape à l’époque de Hitler et un souverain pontife à la botte du Führer, surtout lorsque l’on sait que les deux hommes se méprisaient. Hitler avait même envisagé de faire enlever Pie XII en 1943 pour servir d’otage en échange de la libération de Mussolini…
     
    A force de diplomatie, l’action du pape est devenue invisible aux yeux des historiens et du grand public. Bien sûr, le Vatican a hébergé 477 juifs italiens, dont le grand rabbin de Rome et 4 000 autres ont été accueillis dans diverses institutions dont la résidence papale de Castel Gandolfo. Mais la volonté de Benoît XVI de voir son pâle prédécesseur rejoindre le cortège des saints a de quoi surprendre.
     
    CRIF - 04.03.10

  • Gordon Brown le sioniste veut changer la loi...

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    Le Premier ministre britannique Gordon Brown propose de modifier les conditions d'émission des mandats d'arrêt internationaux pour crimes de guerre, après la polémique avec "Israël" sur le mandat contre l'ex-chef de la diplomatie israélienne Tzipi Livni, c'est ce qu'a rapporté jeudi le Daily Telegraph.
       
    "La seule question à mes yeux est de savoir si notre objectif est servi au mieux par un processus selon lequel un mandat d'arrêt pour les crimes les plus graves peut être émis sur la base de preuves les plus minces", écrit le chef du gouvernement dans une tribune.
     
    "Comme nous l'avons observé, il existe maintenant un risque significatif qu'une telle disposition soit exploitée par des organisations ou des individus pour des motifs politiques", écrit le Premier ministre britannique.
     
    Dans sa tribune, le chef du gouvernement propose de remettre au Parquet la responsabilité de l'émission de ces mandats d'arrêt.
     
    Brown soumettra, ce jeudi, des modifications de la loi à une commission parlementaire, selon le Daily Telegraph.
     
    Livni, citée par le Daily Telegraph, a salué la décision de Brown, qualifiant d'"absurde" le mandat à son encontre. Livni qui était à la tête de la diplomatie israélienne durant l'offensive contre Gaza, avait annulé une visite prévue à Londres en décembre dernier, de crainte d'être arrêtée après qu'une cour britannique eut émis un mandat d'arrêt à son encontre, basé sur une plainte d'activistes palestiniens.
     
    Notons que les juges britanniques peuvent émettre des mandats d'arrêt internationaux pour crimes de guerre en se fondant sur les dispositions de la Convention de Genève de 1957 et sans l'aval du Parquet.
    Alter Info - 04.03.10

  • Tarascon: le policier toujours dans le coma - Sarkozy à son chevet

    Christophe Coycault, le policier grièvement blessé à Tarascon (Bouches-du-Rhône) dans la nuit de mardi à mercredi lors d'un contrôle routier, était toujours jeudi soir dans un état critique à l'hôpital Nord de Marseille.

      Plongé dans un coma artificiel, ce père de deux enfants, âgé de 34 ans, a été percuté par un automobiliste lors d'un contrôle routier. Dans l'après-midi, s'est déplacé à son chevet, une «occasion de rendre hommage aux forces de l'ordre et que chacun comprenne que ces gens font leur travail dans des conditions très difficiles».

     Les deux suspects mis en examen

    Du côté de l', le procureur de la République d'Aix-en-Provence, Olivier Rothé a annoncé que les deux occupants de la voiture qui a heurté le policier allaient être mis en examen. Le chauffeur du véhicule, qui s'était enfui à pied avant la collision avec le policier, est inculpé de «défaut de permis de conduire, refus d'obtempérer, conduite après avoir fait usage de produits stupéfiants et défaut d'assurance», a indiqué le magistrat. Il se serait soustrait au contrôle car il n'avait pas de permis valable. Le chauffard, né en 1982 avait déjà condamné à neuf reprises, en particulier pour défaut de permis de conduire, usage de stupéfiants, et vol aggravé, selon une source proche de l'enquête.

    Le passager qui, selon les premières investigations aurait pris le volant et écrasé le policier avant de se sauver à pied, devait être mis en examen pour «tentative d'homicide volontaire sur un fonctionnaire de la police nationale». Selon une source proche de l'enquête, ce suspect, né en 1984 et de nationalité algérienne, bénéficiait d'un titre de séjour temporaire et avait été plusieurs fois condamné notamment pour infractions à la législation sur les stupéfiants. Le parquet devrait requérir la détention dans les deux cas.

    «Une nouvelle fois un fonctionnaire de police paie un très lourd tribut»

    Au sortir d'une rencontre à l'Hôpital Nord de Marseille avec la famille du policier, le président de la République a déclaré : «Une nouvelle fois un fonctionnaire de police paie un très lourd tribut» à cause de «deux délinquants chevronnés dont je souhaite qu'ils assument durement les responsabilités qui sont les leurs». «J'espère que la justice décidera des conséquences des actes de ces agresseurs très sévèrement», a-t-il ajouté. «Je leur ai donné des consignes de sortir de leur commissariat, d'aller au contact, de ne pas laisser faire les voyous», a-t-il poursuivi, soulignant que le policier avait «payé cher» d'avoir fait preuve de la réactivité demandée.

    La veille, David-Olivier Reverdy, représentant régional du syndicat Alliance, deuxième organisation chez les gardiens de la paix avait expliqué que «la multiplication de ces incidents suscite l'inquiétude des policiers».

    Dimanche en Dordogne, un motard avait percuté et tué un gendarme en refusant de s'arrêter à un contrôle routier. Il a été mis en examen et écroué. Le 27 décembre, un policier de 51 ans était décédé après avoir été renversé par deux malfaiteurs en fuite à la suite d'un cambriolage à Montévrain (Seine-et-Marne), suscitant une vive émotion des syndicats de police.

    Le Parisien - 04.03.10

  • Une cinquantaine de navires bloqués par les glaces en mer Baltique

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    (Cliquez sur la photo)
    Une cinquantaine de navires, dont des ferries avec des milliers de passagers, sont bloqués jeudi soir dans les glaces de la mer Baltique et la plupart ne pourront pas être dégagés avant plusieurs heures, ont annoncé les autorités maritimes suédoises.
    "Quelque 50 navires marchands attendent les secours de brise-glaces et nous avons eu jusqu'à six gros ferries bloqués mais nous avons réussi jusqu'à présent à en dégager deux", a précisé à l'AFP Johny Lindvall, de l'unité des brise-glaces de l'Administration maritime suédoise.

    Ces ferries assurent la liaison entre la Suède et la Finlande sauf le Regal Star, bloqué depuis mercredi 23h00 GMT alors qu'il se dirigeait vers l'Estonie, a-t-il ajouté.
    La plupart des navires sont pris dans les glaces par fort vent à l'entrée de l'archipel de Stockholm qui compte quelque 24 000 îles où les températures sont négatives depuis la mi-décembre dans un hiver inhabituellement très rigoureux.
    Dans une première information l'agence suédoise TT avait annoncé que 2.630 passagers de deux gros ferries de la compagnie Viking line, le Isabella et le Amorella, étaient bloqués. L'agence a révisé leur nombre à 1.841 passagers et précisé que l'un des deux ferries, le Isabella, avait été dégagé.
    "Nous n'avons jamais vu autant de bateaux bloqués depuis les années 80", a affirmé Johny Lindvall.
    Deux brise-glaces sont arrivés dans la zone où sont paralysés les ferries tandis qu'un troisième les rejoignait après avoir secouru des cargos plus au nord de la Baltique, dans la baie de Botnie, a-t-il ajouté.
    "Mais il n'y parviendra pas avant minuit, au plus tôt, et ils (les 4 ferries) resteront bloqués jusqu'à demain matin au moins", estime-t-il.
    Le directeur de Viking line Jan Kaarström a expliqué que sa compagnie était bien équipée pour affronter les glaces et que tous les passagers à bord étaient saufs.
    Plusieurs des cargos sont bloqués dans l'étroite baie de Botnie où la glace est plus épaisse ainsi qu'autour des îles Aaland, entre la Suède et la Finlande.
    Les ferries ont été piégés à l'entrée de l'archipel de Stockholm où la glace, par plaques, est mouvante et "où il est difficile de naviguer", selon Lindvall.
    Les gros ferries sont généralement bien équipés pour tracer leur route à travers les fines couches de glace qui recouvrent souvent la mer Baltique. Pour cette raison sans doute nombre d'entre eux ont ignoré l'alerte de l'Administration maritime suédoise diffusée cette semaine, selon Ulkf Gullne de l'unité des brise-glaces.
    "Le problème de ces gros ferries c'est qu'ils pensent pouvoir affronter la glace. Ils ont des moteurs extrêmement puissants mais cette fois c'est trop difficile pour eux", a-t-il dit à la radio publique suédoise.
    Le directeur de Viking line a cependant affirmé à l'agence TT que ses deux ferries avaient déjà quitté le port de Stockholm lorsque l'alerte a été lancée.
    AFP. 04.03.10







  • Grèce, Espagne, Portugal... la crainte d'une contagion

    Grèce, Espagne, Portugal… après le séisme de 2008, ces Etats, cibles ces dernières semaines d’une vague spéculative, sont aujourd’hui confrontés à un tsunami économique. Au point que le Premier ministre grec, Giorgos Papandréou, évoque une « situation de guerre ». Hier, sous la pression de Bruxelles, il a demandé aux Grecs un nouvel effort, de 4,8 milliards d’euros, pour soulager le budget de l’Etat dont la dette abyssale atteint 300 milliards d’euros.

     
     Gel des et des retraites, report de l’âge de la retraite à 63 ans… les 700 000 fonctionnaires grecs vont devoir tirer un trait sur leur quatorzième mois de salaire. A côté, les taxes sur l’essence, le tabac, l’alcool et les produits de luxe vont bondir de 20 %. Un plan choc « insupportable » pour les syndicats qui préparent la riposte.

     La crainte d’une contagion

    En Espagne, où le taux de chômage atteint déjà 20 %, le gouvernement Zapatero veut repousser l’âge de la retraite de 65 ans à 67 ans et le patronat défend l’idée d’un nouveau contrat de travail moins protecteur. Confronté lui aussi à un déficit public historique (143 milliards d’euros), le Portugal renoue avec les privatisations et réductions d’effectifs dans son budget 2010 qui doit être voté le 12 mars. La crainte d’une contagion s’étend au-delà des pays les plus fragiles. Ainsi, Londres s’inquiète du recul de l’économie et de la monnaie britannique...

    Le Parisien - 04.03.10

  • La Grèce malade de l'Union Européenne

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    Georges Papandreou

    Sous la pression conjointe de l'Union européenne et des marchés, le gouvernement grec a présenté une série de hausses de taxes, concernant notamment la TVA, pour réduire la dette du pays. L'Allemagne s'est félicitée du plan présenté. La Grèce pourrait se tourner vers le FMI pour lui demander son aide.

    Le gouvernement grec n'avait guère le choix. Sous l'œil inquisiteur de Bruxelles et sous la pression des marchés, Athènes a présenté mercredi matin une série de nouvelles mesures représentant 4,8 milliards d'euros d'économie, soir 2% du PIB. Berlin «salue» les nouvelles mesures d'austérité et se dit «convaincue qu'elles envoient un signal clair de confiance», a déclaré mercredi un porte-parole de la chancelière Angela Merkel. Christine Lagarde, ministre française de l'Economie, a salué pour sa part ces mesures «solides et tangibles».

    Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, et la Commission européenne se sont aussi félicités du nouveau train de mesures. «Cette annonce confirme l'engagement du gouvernement grec à prendre toutes les mesures nécessaires pour atteindre les objectifs de son programme» d'économies, et «en particulier à s'assurer que l'objectif d'une réduction du déficit de 4% du PIB en 2010 sera atteint», a déclaré le président de la Commission José Manuel Barroso.

     

    Hausse de la TVA

     

    Il s'agit pour moitié de hausses de taxes d'une part et de baisse des dépenses de l'autre. Côté recettes, sont concernés le tabac et l'alcool (+20%), ainsi que la TVA qui passera de 19% à 21%. De quoi renflouer les caisses de l'Etat à hauteur de 2,4 milliards d'euros de recettes supplémentaires.

    La baisse des dépenses publiques passera par une réduction de 60% du quatorzième mois des fonctionnaires et de 30% du treizième. Les retraites du secteur public seront gelées (1,7 milliard d'euros d'économies).

    Mardi soir, le premier ministre Georges Papandreou avait prévenu que la situation «catastrophique» des finances publiques justifiait des «mesures sévères», seules à même d'éviter une «banqueroute». Le gouvernement s'est engagé début 2009 à réduire le déficit public de 12,7% du PIB en 2009, à 8,7% en 2010. Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, en visite à Athènes lundi, avait demandé au gouvernement de prendre des mesures supplémentaires afin de remplir ces objectifs.

    Le gouvernement grec avait annoncé en janvier un plan d'économies de 10 milliards d'euros. La moitié, soit 5 milliards, devait être réalisée grâce à la croissance économique. Trop risqué et pas réaliste, selon les experts mandatés par Bruxelles, qui ont donc réclamé pour 5 milliards d'euros supplémentaires d'économies. Ce qu'ils ont obtenu finalement ce mercredi.

    Fort de cette nouvelle preuve de bonne volonté, Georges Papandreou commencera vendredi une tournée internationale par une visite à Berlin. Il recontrera ensuite Nicolas Sarkozy à Paris dimanche avant de s'envoler pour Washington, où il devrait s'entretenir avec Barack Obama. Son voyage aux Etats-Unis pourrait être aussi l'occasion pour la Grèce de se rapprocher du FMI.

     

    Le FMI comme solution

     

    Le premier ministre grec envisage en effet de se tourner vers le Fonds monétaire international (FMI) si l'Union européenne ne lui apporte pas son aide, rapporte l'agence Reuters citant un responsable gouvernemental. «Le premier ministre a fait savoir lors du conseil des ministres qu'il existait une option pour la Grèce consistant à se tourner vers le FMI si l'UE ne lui apportait pas son soutien», a ainsi déclaré le responsable qui a assisté au conseil des ministres.

    En réponse, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a assuré mercredi en conférence de presse que «nous devons faire preuve de solidarité au sein de l'Union européenne» en faveur de pays en difficulté comme la Grèce, «personne n'est opposé à cela». Mais il s'est refusé à préciser les moyens qui pourraient être mis en oeuvre.

    Le Figaro - 04.03.10

  • Israël: des laïcs demandent à la justice de reconnaître le "peuple israélien"

    La Cour suprême a examiné jeudi un recours d'intellectuels laïcs israéliens pour autoriser l'inscription de la mention "israélien" sur les registres d'état civil, au lieu de "juif", "arabe", "russe", ou autre comme c'est le cas aujourd'hui. La Cour a mis son jugement en délibéré sur cette question portant sur l'existence d'un peuple israélien et touchant aux bases de la création de l'État hébreu.

    L'association "Je suis Israélien", qui a recueilli plusieurs milliers de signatures sur une pétition, réclame depuis plusieurs mois que la mention "israélien" soit inscrite sur les registres d'État civil. Les militants de l'association veulent être reconnus comme membres du "peuple israélien" et refusent toute autre mention d'appartenance à un groupe national, quel qu'il soit. Il y a 134 groupes nationaux reconnus par la loi israélienne, parmi lesquels des minorités religieuses.

    20 % de la population d'Israël est non juive

    "Il est absurde que l'État d'Israël soit quasiment le seul État du monde à ne pas reconnaître l'existence d'un peuple israélien puisqu'il refuse à ses citoyens d'être inscrits comme tels", a déclaré à l'AFP le président de l'association "Je suis israélien", le linguiste Uzi Ornan. "Il est grand temps de faire la différence entre l'appartenance à un groupe ethnique ou religieux et au peuple israélien", a souligné Uzi Ornan. L'avocate de l'association, Yoëla Harshefi, a fait valoir devant la Cour que le registre du ministère de l'Intérieur comprenait des références à des groupes nationaux qui n'ont aucune valeur légale dans le monde comme "arabe", ou même "nationalité inconnue" ou encore "peuple inconnu", mais pas "israélien".

    Les représentants de l'État ont affirmé en revanche que la justice n'avait pas à trancher sur ce type de question qui touche à l'identité de l'État et relève selon eux du Parlement. Ils ont demandé à la Cour suprême de rejeter l'appel des pétitionnaires, comme l'avait fait auparavant le tribunal du district de Jérusalem. La Cour suprême, sous l'autorité de sa présidente Dorit Beinisch, a mis le jugement en délibéré. Sur le fond, le ministère de l'Intérieur, traditionnellement aux mains de partis religieux, s'oppose à la mention "peuple israélien" du fait qu'elle recouvre juifs et non-juifs, et donc porte atteinte au caractère juif de l'État.

    Depuis plusieurs années, la mention "nationalité" ne figure plus sur les cartes d'identité, mais seulement sur les registres d'état civil et les certificats de naissance.

    Toutefois, les cartes d'identité différencient entre juifs et non-juifs, en mentionnant pour les seuls juifs la date de naissance selon le calendrier hébraïque. Israël comprend environ 1,5 million de citoyens non juifs sur 7,3 millions d'habitants : 1,2 d'Arabes et 300.000 immigrés d'ex-URSS.

    Le Point - 04.03.10

  • Yvelines: le voleur frappe un enfant de 2 ans

    Les enfants ne sont plus épargnés par les violences contre les personnes. Ce midi, une jeune mère de famille a été victime d'un à la portière aux Mureaux (Yvelines). La conductrice patientait à un situé à l'entrée de la ville, à deux pas de la cité sensible des Musiciens, lorsqu'un adolescent âgé d'une quinzaine d'années a brisé la vitre du côté passager pour lui voler son sac à main.

    La jeune femme s'est accroché à son sac.

     

    Comme elle ne lâchait pas, son agresseur s'est retourné vers son fils de 2 ans et n'a pas hésité à frapper le bambin aux jambes. Immédiatement, la mère a lâché son sac à main et son agresseur s'est sauvé en direction de la cité avec son butin.

    Le garçonnet ne souffre pas de blessures, mais il a été extrêmement choqué par l'agression. A l'arrivée de la police, il hurlait. Les du commissariat des Mureaux ont immédiatement quadrillé le secteur. L'enquête se poursuit.

    Le parisien - 04.03.10
     

  • VIDEO Le Pen au salon de l'agriculture

    http://www.dailymotion.com/video/xcg6tr_salon-de-l-agriculture-front-nation_news

    Le Front National s'est rendue au salon de l'agriculture le mercredi 3 mars 2010 en compagnie de plusieurs tête de liste dont notamment Marie-Christine Arnautu, candidate FN en Ile-de-France. Elle a pu rencontrer plusieurs exploitants et producteurs locaux pour les soutenir clairement sans langue de bois. L'accueil fut chaleureux et réel!

  • Honteux: deux députés allemands suggèrent à la Grèce de vendre ses îles!

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    (Cliquez sur la carte pour l'agrandir)

    D’après une information diffusée par Reuters, on apprend que deux députés allemands, de la coalition de droite au pouvoir en Allemagne, ont eu le culot de suggérer à la Grèce de vendre ses îles afin de résorber au plus vite sa dette !

    Après la France à la découpe Sarkozyste, le système allemand présidé par Angela Merkel soulève le voile …

    C’est le quotidien Bild qui a repéré ces propos tenus par les députés Josef Schlarmann, membre de la CDU de la chancelière Angela Merkel, et Frank Schäffler, expert en finances publiques chez les libéraux du FDP.

    Le quotidien précise d’ailleurs qu’Angela Merkel, qui reçoit son homologue grec George Papandréou vendredi à Berlin, « ne peut promettre aucune aide à la Grèce« . Le Bild d’en rajouter une couche avec le titre de son article : « Vendez vos îles, vous les Grecs endettés ! Et vendez l’Acropole aussi !« 

    « Ceux qui sont insolvables doivent vendre tout qu’ils ont pour payer leur créditeurs. La Grèce possède des bâtiments, des entreprises et des îles inhabitées, qui pourraient tous être utilisés pour résorber la dette« , précise Josef Schlarmann.

    Un message est plutôt clair à l’attention des Grecs. La solidarité Européenne Mondialiste aurait-elle des limites ? Enfin non, lorsqu’il s’agit de faire disparaitre les nations au profit d’une idéologie pour un gouvernement mondial…

    NPI - 04.03.10

  • Forte avancée de l'extrême droite aux Pays-Bas

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    Geert Wilders a 46 ans

    Le Parti pour la liberté du député Geert Wilders est arrivée en tête mercredi à Almere et deuxième à la Haye, dans les deux seules villes où il se présentait aux municipales.

    Le scrutin avait valeur de test à trois mois des élections législatives anticipées. Il est plutôt réussi pour le député d'extrême droite Geert Wilders. Mercredi, son mouvement, le Parti pour la liberté (PVV), est arrivé en tête aux élections municipales à Almere et deuxième à La Haye, selon des résultats partiels publiés jeudi. En baisse par rapport à 2006 (58,56%), le taux de participation a atteint 56%, selon une estimation de l'institut Synovate.

    Le PVV, qui se présentait dans ces deux villes seulement, participait pour la première fois à des élections locales depuis sa création en 2006. Le parti de Geert Wilders a ainsi obtenu 21,6% des suffrages à Almere, une ville dortoir de 187.000 habitants située à l'est d'Amsterdam. «Ce qui est possible à La Haye et Almere est possible dans tout le pays. C'est un tremplin pour notre victoire», s'est réjoui le député, dont le parti totalise 9 sièges sur un total de 39 à Almere.

    Le PVV, qui affirme vouloir «lutter contre l'islamisation des Pays-Bas», y devance ainsi le parti travailliste (PvdA). Ce dernier, qui était arrivé en tête aux précédentes élections municipales en 2006, obtient 17,6% des votes soit sept sièges, selon les résultats de 96 des 98 bureaux de vote de la commune.

     

    L'extrême droite déjà bien présente aux européennes de 2009

     

    A La Haye, siège du gouvernement, le parti de Geert Wilders a décroché la deuxième place, derrière le premier parti, le PvdA. Le PVV détient désormais 8 sièges de conseillers municipaux, contre 10 pour le PvdA.

    Mais le parti travailliste n'est pas le seul à devoir se méfier de cette montée en puissance de l'extrême droite. Dans les sondages, le Parti de la liberté devance ou talonne également le parti chrétien-démocrate (CDA), principal parti de la coalition de centre-gauche. Ce dernier avait démissionné le 20 février, victime de ses dissensions sur une éventuelle prolongation de la mission des Pays-Bas en Afghanistan, souhaitée par l'Otan.

    Le PVV n'en est pas à sa première percée. Déjà aux élections européennes de juin 2009, le parti de Geert Wilders avait obtenu 16,7% des voix, arrivant ainsi deuxième derrière le CDA. Il avait alors fait son entrée au parlement européen. Il détient également 9 sièges de députés sur 150 à la chambre basse du parlement néerlandais.

    Selon un sondage réalisé mercredi à la sortie des urnes par l'institut Synovate, si le scrutin avait été une élection législative, le PVV arriverait en troisième position, avec 24 sièges, contre 9 actuellement. Le CDA de l'ancien premier ministre Jan Peter Balkenende resterait le premier parti avec 29 sièges de députés, mais il en perdrait 12. Il continuerait de devancer le parti travailliste qui obtiendrait 27 sièges contre 33 actuellement.

    Le Figaro - 04.03.10