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  • Aude: un retraité narbonnais lapidé par des jeunes

    Le retraité de 67 ans est tombé dans le coma quelques jours après l’agression. Depuis hier matin, Guy Trilles, 67 ans, est dans le coma. Victime d’un arrêt cardiaque, le paisible retraité narbonnais est soigné au service réanimation de l’hôpital de la ville. Les médecins à son chevet ont engagé le pronostic vital.

    Le sexagénaire a été victime d’une agression particulièrement choquante. C’était le soir du dimanche 18 avril. Guy Trilles, qui a été peintre employé aux services techniques de la mairie de Narbonne, aujourd’hui à la retraite, décide d’aller promener son petit caniche. Mais, juste au bas de son immeuble situé rue Émile-Eudes, non loin du quartier "sensible" de Saint-Jean Saint-Pierre, il est violemment pris à partie par une bande de jeunes.

    Son fils Frédéric raconte : « L’un des jeunes lui a crié : "Aujourd’hui c’est ton tour !" Ils lui ont jeté des pierres. Mon père s’est retourné et leur a demandé : "Mais qu’est-ce que je vous ai fait ?" Il a alors pris une pierre en pleine figure. Il a saigné durant trois heures. Son œil gauche était atteint. » Le malheureux a été conduit dans une clinique pour être soigné, avant de regagner son domicile. Mais plus rien n’était pareil pour Guy Trilles. « Il était vraiment en état de choc, explique son fils. Il ne comprenait pas cette agression complètement gratuite. Il s’est senti mal. Mon père ne mangeait plus et ne dormait plus. Il vomissait tout le temps. »

    Quelques jours plus tard, le sexagénaire, dont l’état de santé s’était sérieusement dégradé, est allé consulter son médecin traitant. Qui, vu son état, a immédiatement décidé d’appeler les sapeurs-pompiers. A son arrivée aux urgences de l’hôpital, Guy Trilles a fait un arrêt cardiaque. « Pendant 48 minutes, ils ont essayé de le réanimer, indique son fils. En vain. Mon père avait attrapé un staphylocoque. Plusieurs organes étaient touchés. Le foie, les reins. Il a dû être placé sous respirateur artificiel et un appareil remplace ses reins. Aujourd’hui, il dépend des machines. »


    La famille de la victime a déposé une plainte au commissariat de Narbonne. On ne savait pas, hier soir, si les agresseurs avaient été identifiés. Si l’on s’en tient à ce qu’a crié la bande (« Aujourd’hui, c’est ton tour ! »), cette lapidation en pleine rue ne serait pas la première.

    Le Midi Libre - 23/04/2010

     

  • Autriche: un vote test - Barbara Rozenkranz

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    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)
    Le dimanche 25 avril, c’est-à-dire demain, les Autrichiens désigneront leur président. Leur choix est limité car seuls deux candidats se présentent à leurs suffrages. L’un, le social-démocrate Heinz Fischer, est le candidat unique de tous les partis du système. L’autre, Barbara Rosenkranz, porte les couleurs du Parti autrichien de la liberté.

    Agée de 51 ans, identitaire,  libre-penseuse, Barbara Rosenkranz est véritablement « le chien dans le jeu de quille » et sa candidature a suscité une frénétique campagne de dénonciation où se sont retrouvés côte à côte le cardinal-archevêque de Vienne, Christoph Schönborn, qui a estimé qu’aucun catholique ne pouvait voter pour une « telle personne », et la communauté juive qui l’a dénoncée comme un « rat de cave nazi ». Il est vrai que cette femme a tout pour déplaire aux ligues de vertu. Son look tout d’abord : elle est la plupart du temps vêtue de la tenue traditionnelle autrichienne. Sa vision de la femme et de la famille ensuite : elle a été mère à dix reprises et elle n’a de cesse de dénoncer le féminisme comme « une voie erronée » qui conduit à une humanité désexualisée. Ses idées religieuses enfin : elle a donné à ses enfant des prénoms germaniques particulièrement enracinés (tels Mechthild, Hildrun, Arne ou Sonnhild) et aucun d’entre eux n’a été baptisé, chaque année elle organise dans sa demeure campagnarde une grande fête pour le solstice d’été et elle refuse de verser sa part d’impôt qui correspond au denier du culte (perçu dans les pays concordataire germanique par l’État).

    S’il n’y avait que cela, la candidature de Barbara Rosenkranz pourrait encore, à l’extrême limite, être acceptable par l’establishment et les biens pensants. Mais, il y a pire ! Son époux par exemple. Horst Rosenkranz était, en effet, quand Barbara l’a connu tout sauf un modéré et elle même ne fait pas mystère que le père de ses enfants fut un dirigeant majeur du Parti national-démocrate autrichien (interdit pour « nostalgie »… en 1988) puis du parti Un cœur pour les nationaux et qu’il fut tête de file de la coalition électorale Non à l’invasion migratoire en 1990. Depuis, Horst Rosenkranz s’est calmé. Il a renoncé à l’activisme, mais il n’a pas cessé d’écrire ce qu’il pense et il publie la revue Les Faits où il n’a de cesse de dénoncer l’immigration incontrôlée et « les poncifs éculés des prétendus crimes de la Wehrmacht et des horreurs des camps ». Barbara Rosenkranz partage sans doute beaucoup de ses idées in pectore. Ainsi, a-t-il fallu un tollé qui a duré plusieurs jours dans les médias et dans le monde politique, pour qu’elle se décide à déclarer – sous serment tant la pression était forte – qu’elle ne militait pas pour l’abolition de la loi qui, en Autriche, réprime les activités néonazies ou les opinions révisionnistes, tout en précisant que cependant, elle considérait que, « certaines parties » de cette loi, étaient attentatoire à la liberté d’opinion.

    Le droit de vote s’exerçant dès seize ans en Autriche, il reste à savoir comment cette personnalité indomptable et très carrée sera perçue par les jeunes générations. Dans l’immédiat les sondages sont particulièrement flous et la candidate du FPO recueille, selon les instituts, de 19 à 26 % des intentions de vote. Ce qui est déjà, on en conviendra, énorme…

    Lionel Placet

    NP Info - 24/04/2010

  • L'Arménie commémore le génocide mais ménage la Turquie

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    Au mémorial à Erevan - (Cliquez sur la photo)
    L'Arménie a commémoré vendredi le 94e anniversaire des massacres commis sous l'Empire ottoman, en soulignant que la question de la reconnaissance de ce génocide par la Turquie ne ferait pas obstacle au rapprochement en cours entre les deux pays. "Il n'y a pas de prescription pour les crimes contre l'humanité, ni dans les souvenirs des gens ni dans l'Histoire. (...) Il s'agit de rétablir la justice historique", a déclaré le président arménien Serge Sarkissian. "L'Arménie va continuer à militer pour une reconnaissance internationale du génocide." Toutefois, ce processus "n'est pas dirigé contre le peuple turc", a-t-il ajouté, sur fond d'amorce d'un rapprochement entre les deux pays ces derniers mois, après des années de tensions. "La reconnaissance du génocide par la Turquie n'est pas une condition préalable à l'établissement de relations bilatérales."

    Étape importante, les deux pays sont tombés d'accord mercredi sur une "feuille de route" en vue d'une normalisation de leurs relations, au cours de discussions entreprises avec la médiation de la Suisse. Le vice-président américain, Joe Biden, a appelé Serge Sarkissian pour le féliciter de cet accord et a rappelé "le soutien de l'administration américaine à l'Arménie et à la Turquie dans ce processus". Ce réchauffement a été permis par une visite historique du président turc, Abdullah Gül, à Erevan, en septembre 2008, à l'occasion d'un match de football entre les deux pays. Les massacres et déportations de 1915-1917 ont fait plus d'un million et demi de morts selon les Arméniens, 300.000 à 500.000 selon la Turquie, qui récuse la notion de génocide. Ils ont également poussé des milliers d'Arméniens à fuir vers ce qui est actuellement l'est de la Turquie.

    Reconnaissance du génocide par les États-Unis ?

    Ankara n'entretient pas de relations diplomatiques avec Erevan depuis l'indépendance de l'Arménie, en 1991, en raison des divergences sur la question des massacres. Signe que la question continue de mobiliser la population en Arménie, des milliers de personnes ont gravi, vendredi, sous le soleil, une colline de la capitale Erevan pour déposer des fleurs et des couronnes devant un monument dédié aux victimes des massacres. Les commémorations rassemblent chaque année des dizaines de milliers de personnes, dont beaucoup d'Arméniens de la diaspora qui reviennent à Erevan pour l'occasion.

    Selon les analystes, de nombreux d'Arméniens soutiennent les efforts de leur gouvernement pour renouer le fil du dialogue avec la Turquie, dans l'espoir qu'une ouverture de la frontière mette fin à une longue période d'isolement économique de leur pays. Nombre d'entre eux espèrent aussi que le nouveau président américain Barack Obama va tenir sa promesse de campagne de reconnaître le génocide, dans une déclaration sur l'Arménie, vendredi, à la Maison-Blanche. Mais le président Gül a laissé entendre vendredi qu'il ne s'attendait pas à ce que ce soit le cas. "Il est désormais mieux informé sur toutes ces questions", a dit ce dernier, qui avait rencontré Barack Obama début avril.
    Le Point - 24/04/2010

  • Tsahal tire sur des Palestiniens dans la bande de Gaza

    Trois Palestiniens et une Maltaise ont été blessés aujourd'hui par des tirs de l'armée israélienne alors qu'ils manifestaient dans la bande de Gaza, près de la frontière avec Israël, selon des sources médicales et des témoins palestiniens.

    Quelque 150 manifestants, dont six étrangers, protestaient contre l'interdiction faite par l'armée israélienne à des agriculteurs palestiniens de s'approcher de la clôture frontalière.

    A cet effet, l'armée a décrété une "zone tampon" de 300 mètres de profondeur, tirant à vue en direction de toute personne s'approchant de la frontière.

    La Maltaise, âgée de 28 ans, est membre d'International Solidarity Movement (ISM), un groupe de solidarité avec les Palestiniens. Selon un communiqué d'ISM, elle a été blessée à la jambe alors qu'elle filmait la manifestation à l'est du camp de réfugiés d'Al-Maghazi, à une centaine de mètres de la clôture frontalière.

    Le Figaro - 24/04/2010

  • Chili : décès à 88 ans d'un ex-caporal nazi

    L'ex-caporal nazi Paul Schaefer, fondateur de l'enclave allemande Colonia Dignidad au Chili, est décédé à 88 ans samedi à Santiago de problèmes cardiaques, dans l'hôpital de la prison où il purgeait une peine pour "abus sexuels et torture", a-t-on appris de source pénitentiaire.

    Le Figaro - 24/04/2010

  • L'avocat de Polanski implore la Suisse...

    La Suisse, qui doit statuer sur l'extradition vers les Etats-Unis de Roman Polanski, "doit rendre une fois pour toute sa liberté" au cinéaste, a affirmé samedi son avocat Hervé Témime après le refus d'une cour d'appel de Californie de le rejuger en son absence.

    "Aujourd'hui, il appartient aux autorités suisses, hors du vacarme et des pressions intolérables de l'opinion mal informée de dire le vrai et de rendre une fois pour toute sa liberté à Roman Polanski", déclare l'avocat.

    Le réalisateur franco-polonais, accusé par la justice américaine de "relations sexuelles illégales" avec une mineure en 1977, est assigné à résidence dans son chalet à Gstaad (Suisse) dans l'attente d'une décision de la justice suisse de l'extrader ou non vers les Etats-Unis.

    Les autorités suisses avaient indiqué en février qu'elles ne statueraient pas sur l'extradition du cinéaste franco-polonais avant une décision définitive de la justice américaine sur un jugement par contumace. Or jeudi, une cour d'appel de Californie a refusé à Roman Polanski de pouvoir être jugé en son absence.

    Pour Me Témime, "la déception est d'autant plus grande qu'elle est inattendue dans la mesure où la même cour d'appel avait "recommandé" que Roman Polanski puisse être jugé "in absentia"".

    Le Figaro - 24/04/2010

  • Sodome et Gomorrhe manifestent contre le Vatican

    Une centaine de personnes se sont rassemblées samedi à Paris à l'appel d'une association d'homosexuels devant le palais de Tokyo (XVIe arrondissement) pour dénoncer les propos du numéro deux du Vatican liant homosexualité et pédophilie. A l'appel de l'Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT) les manifestants ont voulu "dénoncer les propos scandaleux venus du Vatican, étant donné que c'est le numéro deux du pape qui les a tenus", a déclaré à l'AFP Daniel Meyer trésorier de l'organisation.

    Pendant un peu plus d'une heure, ils ont scandé des slogans dont "Vatican, Etat homophobe" ou "Oui à la capote, non à la calotte". Au milieu du rassemblement, un militant qui a souhaité rester anonyme a jugé que "le message venu du Vatican est haineux". "C'est une atteinte à la communauté homosexuelle", a-t-il ajouté.

    Le cardinal Tarcisio Bertone, numéro deux du Vatican, avait déclaré début avril au Chili: "Nombre de psychologues, de psychiatres ont démontré qu'il n'y avait pas de relation entre célibat et pédophilie, mais beaucoup d'autres ont démontré, et m'ont dit récemment, qu'il y avait une relation entre homosexualité et pédophilie".

    "Les propos tenus par le cardinal Bertone nous ont profondément blessés (...) en plus cet amalgame n'a aucun fondement ni scientifique ni médical", s'est offusqué Patrick Sanguinetti, co-président de l'Association David & Jonathan. Bien que mouvement homosexuel chrétien, "ça ne nous empêche pas d'être opposés à certaines positions du Vatican", a-t-il poursuivi.

    Le rassemblement qui devait initialement se tenir devant la Nonciature a été délocalisé non loin de là devant le palais de Tokyo après que les organisateurs eurent appris que des "organisations d'extrême droite" comptaient y organiser une contre-manifestation, a précisé M. Meyer.

    L'Inter-LGBT regroupe une soixantaine d'associations de défense des droits des personnes homosexuelles et de lutte contre les discriminations.

    Le Figaro - 24/04/2010

  • L'affaire du niqab au volant rebondit Place Beauvau

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    (Cliquez sur la photo)
    Le ministre de l'Intérieur souhaite déchoir de sa nationalité française l'époux de cette femme, qu'il soupçonne de polygamie et de fraude aux aides sociales.

    L'affaire du voile rebondit place Beauvau. Réagissant à la verbalisation le 2 avril, à Nantes, par la police, d'une femme de 31 ans, parce qu'elle conduisait en portant un voile intégral, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a écrit vendredi à son collègue à l'Immigration, Eric Besson. Dans ce courrier, auquel a eu accès Le Figaro, il lui révèle que, selon ses informations, l'époux de cette femme «appartiendrait à la mouvance radicale du Tabligh et vivrait en situation de polygamie, avec quatre femmes dont il aurait eu douze enfants. Au demeurant, chacune de ces femmes bénéficierait de l'allocation de parent isolé.»

    L'hôte de la place Beauvau poursuit : «J'ajoute, en outre, que ces quatre femmes porteraient le voile intégral.» Et le ministre de conclure : «J'ai demandé au préfet de la Loire-Atlantique de faire, sans délai, toutes les diligences utiles, auprès du parquet et des services sociaux, pour réprimer, le cas échéant, les faits de polygamie et de fraude aux aides sociales qui ont été signalées. Je vous serais très reconnaissant, en outre, de bien vouloir faire étudier les conditions dans lesquelles, si ces faits étaient confirmés, l'intéressé (NDLR : l'époux) pourrait être déchu de la nationalité française».

     Vendredi, la conductrice avait donné une conférence de presse, où elle affirmait éprouver un «sentiment d'injustice» pour avoir reçu une amende de 22 euros par un motard de la police qui estimait que porter un voile intégral au volant affecte la vigilance du conducteur.

    Le Figaro - 24/04/2010