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  • VIDEO Les personnes âgées, premières victimes de l'insécurité

    http://videos.tf1.fr/jt-13h/les-personnes-agees-premieres-victimes-de-l-insecurite-5856747.html

    Près de 12% des crimes et délits sont commis sur des personnes de 60 ans et plus. Les personnes âgées sont victimes des deux tiers des vols avec ruse et près d'un tiers des cambriolages. Beaucoup se sentent vulnérables.

  • Villiers-le-Bel: le témoin des émeutes demande protection

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    A un mois de l'ouverture du procès des tireurs présumés des émeutes de Villiers-le-Bel (Val d'Oise), le témoin clé du procès réclame une protection policière. Christopher, 21 ans, dénonce les menaces et les intimidations dont il explique faire l'objet depuis deux ans, précisément depuis son témoignage devant le juge d'instruction impliquant des accusés.

     

    Aujourd'hui, son , Me Gilbert Collard, a annoncé qu'il allait déposer lundi une plainte avec constitution de partie civile. «Nous allons saisir un juge d'instruction pour savoir qui est à l'origine des menaces que subit Christopher. Depuis qu'il se plaint d'être menacé, rien n'a été fait» assure l'avocat. «S'il s'avère qu'il y a eu effectivement des menaces, je porterai plainte contre les services de police pour non assistance à personne en danger. La police aurait pu le mettre sous protection. Depuis deux ans, ce jeune homme est persécuté. Il est obligé de se cacher. Il y a un vrai problème.»

    Christopher doit témoigner devant la cour d'assises du Val-d'Oise qui jugera, à partir du 21 juin prochain, les tireurs présumés des émeutes de novembre 2007. Il est l'un des rares témoins de ce procès qui n'a pas déposé sous X. Aujourd'hui, il assure qu'il sera bien présent. «Je ne retire rien de ce que j'ai dit devant le juge. C'est toute la vérité.» Me Collard ajoute : «je l'accompagnerai pour montrer que je suis à ses côtés.»

    Le Parisien - 18/05/10

  • Voile intégral: pugilat dans un magasin de Trignac

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    TRIGNAC (NOVOpress) –
    La recrudescence du voile intégral (niqab, burqa) dans les rues françaises (2 000 officiellement contre aucune il y a dix ans), inquiète les Français. La présence d’une musulmane portant cette tenue dans un magasin de Trignac (Loire-Atlantique) a été à l’origine d’une violente altercation le week-end dernier. Samedi, une avocate de Saint-Nazaire, accompagnée de sa fille, croise dans les allées du commerce une jeune islamiste, intégralement voilée.

    Exaspérée par ce signe visible de l’islamisation de la France, la mère de famille lance courageusement à voix haute, à l’adresse de sa voisine : « Vivement la loi pour qu’on ne voit plus de Belphégor ». Allusion directe au débat sur l’interdiction du port de la burqa en France et à l’inquiétante créature du feuilleton de Claude Barma, Belphégor ou le Fantôme du Louvre, diffusé dans les années 1960. La victime de cette manifestation islamiste aurait également dit à la femme voilée : « Va dans ton pays ! ».

    Rapidement, le ton monte et une bagarre éclate. La fille de l’avocate est giflée. Elle a porté plainte pour violence ainsi que sa mère. L’islamiste, elle, a porté plainte pour injure à caractère racial, ethnique et religieux. L’angle d’attaque des partisans de l’islamisation de la France est clair : toute critique du phénomène est assimilée à une « discrimination ». L’affaire de Trignac confirme symboliquement que la progression de l’islam en France est source de divisions et de violences.

    Le site 20minutes.fr précise, à la suite de la parution d’un sujet relatant les faits, qu’ « en raison des débordements que suscite ce type d’article, la rédaction a décidé de fermer les commentaires. Merci de votre compréhension » … Qui a dit que cet enjeu de civilisation n’intéressait pas les Français ?

    NOVOpress - 18/05/10

    Ndb: la femme en niqab est une Française d'origine

     

     

  • Des missiles américains en Pologne le 26 mai

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    Missile Patriot - (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)
    La cérémonie d'accueil des premiers missiles américains Patriot en Pologne aura lieu le 26 mai à Morag dans le nord du pays, a annoncé mardi le porte-parole du ministère polonais de la Défense, Janusz Sejmej. "Les cérémonies liées à la première rotation de la batterie de missiles Patriot" de défense anti-aérienne "se dérouleront le mercredi 26 mai à Morag", une base militaire située à 60 km de l'enclave russe de Kaliningrad, a indiqué M. Sejmej dans un communiqué.

    Le service de presse du ministère s'est refusé mardi à d'autres précisions.
    Le 21 avril, le ministère polonais de la Défense avait annoncé le déploiement "vers le 24 mai" des premiers Patriot en Pologne pour une installation "temporaire", sans préciser sa durée. La Pologne a ratifié en février un accord sur le futur statut régissant le stationnement de troupes américaines sur le sol polonais (SOFA), qui a ouvert la voie au déploiement de missiles Patriot.

    Les Etats-Unis ont abandonné en septembre 2009 leur projet d'installation en Europe centrale d'éléments de leur bouclier antimissile, qui prévoyait d'installer d'ici à 2013 un radar puissant en République tchèque associé à dix intercepteurs de missiles balistiques de longue portée en Pologne. Le projet de bouclier américain de l'administration de George W. Bush avait suscité la colère de la Russie qui y voyait une arme dirigée contre elle.

    L'administration Obama a esquissé depuis un nouveau projet. Selon Washington, la nouvelle version vise à contrer des missiles non plus de longue mais de courte et moyenne portée après une réévaluation de la menace iranienne. Dans le cadre du projet de bouclier antimissile, la Pologne s'était fait promettre aussi par les Etats-Unis l'installation sur son sol de missiles Patriot, de manière rotative dans un premier temps.
    Le Figaro - 18/05/10

  • Israël bloque les médicaments et le matériel médical pour Gaza

    L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a exigé aujourd'hui qu'Israël mette immédiatement fin au blocus de la bande de Gaza, dans une résolution adoptée par ses membres réunis pour leur Assemblée annuelle. "La 63e Assemblée mondiale de la santé exige qu'Israël, la puissance occupante, mette fin au bouclage du territoire palestinien occupé, et en particulier à la fermeture des points de passage de la bande de Gaza occupée", indique la résolution.

    Le blocus est "à l'origine de la pénurie de médicaments et de fournitures médicales qui y règne", poursuit le document initié par l'Algérie, le Bahreïn, le Bangladesh, Cuba, la Libye, le Koweït, le Nicaragua, Oman, le Pakistan et le Venezuela. La résolution réclame également qu'Israël "garantisse un passage sûr et sans entraves aux ambulances palestiniennes ainsi que le respect et la protection du personnel médical, conformément au droit humanitaire international".

    Elle appelle en outre l'Etat hébreu à faciliter "le transit et l'entrée des médicaments et du matériel médical dans le territoire palestinien occupé", poursuit le document.
    Les Etats-Unis ont voté contre cette résolution, estimant qu'un tel document était "plutôt de nature à attiser des tensions" sans pour autant "jeter de ponts". L'UE s'est quant à elle abstenue. L'Espagne, s'exprimant en son nom, a expliqué qu'elle aurait souhaité un "texte plus équilibré" qui mette davantage "l'accent sur les questions sanitaires".

    Chaque année, la question palestinienne est l'objet de vifs débats lors de l'Assemblée générale de l'OMS. En 2009, les membres de l'organisation onusienne avaient déjà voté une résolution identique, exigeant que l'Etat hébreu lève "immédiatement le blocus du territoire palestinien occupé".

    Le Figaro - 18/05/10

  • Un historien amateur tire des Nazis de l'oubli

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    La Kommandatur d'Ersbruck - (Cliquez sur la photo)

    Comme de nombreux Allemands, Thomas Auburger, 46 ans, s'est plongé dans l'histoire de sa famille pendant la guerre. Au fil de ses recherches, l'historien amateur a mis au jour des documents inédits sur la Gestapo de Nuremberg.

    Le temps presse. Tandis que le nonagénaire John Demjanjuk, accusé de complicité dans l'assassinat de 27 900 Juifs entre 1942 et 1943, fait face à ses juges à Munich, les Allemands sont lancés dans une course contre l'oubli. Au nom des victimes, au nom de la mémoire, ils veulent connaître l'identité des bourreaux nazis, savoir ce qu'ils sont devenus après la guerre, juger, peut-être, les rares survivants, avant que la mort ne fauche les derniers coupables et les ultimes témoins.

    Thomas Auburger, 46 ans, responsable de la formation des apprentis chez un fabricant de machines-outils, incarne bien cette exigence. Cet historien amateur se décrit comme "un représentant de la génération des petits-enfants, celle qui se penche sur son histoire familiale sous le régime nazi". Ce sont justement des photos d'époque de son grand-père, retrouvées voilà huit ans, qui l'ont incité à entamer ses recherches.

    "Pendant ces huit années, j'ai été obsédé par la question de savoir si mon aïeul, qui avait été gardien dans un camp de concentration de janvier à mai 1945, s'était trouvé du côté des criminels en uniforme." Il n'est pas le seul à être hanté par le passé. "Je suis fréquemment sollicité par des enfants ou des petits-enfants de nazis et de victimes qui souhaitent en savoir plus", indique-t-il.

    Cette quête personnelle s'est muée en plongée dans les archives d'époque. "J'ai essayé d'obtenir des informations auprès des membres de ma famille, poursuit Thomas Auburger. En vain. Voilà pourquoi j'ai entamé une longue quête à travers les documents aujourd'hui disponibles en Allemagne, de Nuremberg à Berlin, de Munich à Ludwigsburg [NDLR: siège du Centre national d'enquêtes sur les crimes de guerre nazis et des archives fédérales]."

    Le hasard l'a mis sur les traces d'anciens membres de la Gestapo de Nuremberg - cette fameuse police secrète d'Etat, créée par Hermann Göring en 1933 et condamnée après guerre en tant qu'"organisation criminelle", symbole de la terreur et de l'arbitraire nazis.

    L'an dernier, Thomas Auburger a eu la main heureuse: dans un dossier oublié des archives de Nuremberg, ouvertes au public depuis 2004 seulement, il a découvert l'organigramme complet de la Gestapo locale en 1945, dont le fief s'étendait de Wurtzbourg, au nord-est de la Bavière, jusqu'à Karlsbad, en République tchèque. Sur ces quatre feuilles au format A4, soigneusement pliées, une main anonyme a couché plus de 130 noms, accompagnés des attributions respectives de chacun. Rédigé au camp d'internement américain d'Hersbruck le 1er octobre 1945, ce document aurait été établi par un ancien gestapiste, désireux de se concilier les bonnes grâces des vainqueurs. Ironie de l'histoire: la plupart des gestapistes de la ville ont tranquillement réintégré la police après la guerre.

    Le 8 mai 2010, Thomas Auburger a présenté le résultat de ses recherches devant l'Académie de Nuremberg. Grâce à l'organigramme et aux informations glanées dans les archives, l'historien amateur compte bien reconstituer l'intégralité de la Gestapo de Nuremberg, dont le dernier chef, le lieutenant-colonel Hartmut Pulmer a dirigé la police secrète de Rennes (Ille-et-Vilaine) entre 1942 et 1944. Un travail de longue haleine puisque son ordinateur contient 6000 noms... Son ambition? "Donner le nom de chacun de ces criminels, présenter leur photo et leur parcours, ce qui était impossible jusqu'à présent." Quant à son grand-père, dont il a minutieusement suivi les traces, rien n'indique qu'il se soit rendu coupable de crime de guerre.

    L'Express - 17/05/10

  • Expulsé "en urgence absolue" par la France, Ali Vakili Rad rentre en Iran

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    L'Iranien Ali Vakili Rad, condamné à perpétuité en France pour l'assassinat en 1991 de Chapour Bakhtiar, dernier Premier ministre du Chah, est parti mardi vers son pays après avoir bénéficié d'une libération anticipée.

     

     

    Selon son avocat Sorin Margulis, la demande de libération conditionnelle de l'Iranien Ali Vakili Rad a été acceptée mardi par un tribunal d'application des peines. Après 18 ans de détention, l'assassin de l'ancien Premier ministre du Chah Chapour Bakhtiar, en 1991, va pouvoir rentrer à Téhéran, le ministre de l'Intérieur français Brice Hortefeux ayant signé lundi un arrêté d'expulsion. (Reuters/Jacky Naegelen)

    La décision du tribunal d'application des peines de Paris intervient deux jours après le retour, dimanche à Paris, de Clotilde Reiss, universitaire française accusée d'espionnage, retenue pendant presque un an à Téhéran.

    Le gouvernement français conteste tout marchandage mais l'opposition de gauche estime qu'il existe forcément un lien.

    Moins de trois heures après la décision du tribunal, Ali Vakili Rad a quitté la prison centrale de Poissy (Yvelines), avec une forte escorte policière, vers l'aéroport d'Orly.

    En vertu d'un arrêté d'expulsion "en urgence absolue" signé lundi par le ministère de l'Intérieur, il a été placé par les policiers dans un vol régulier direct pour Téhéran, qui a décollé en milieu de journée, a dit son avocat Sorin Margulis.

    Condamné en 1994 par les assises de Paris à perpétuité avec une période de sûreté incompressible de 18 ans, Ali Vakili Rad, 51 ans, a purgé un peu plus du minimum de sa peine.

    "Il n'y aucun rapport de main tendue entre cette mesure de libération conditionnelle et la libération de Mme Reiss", a dit Me Margulis, qui assure que son client projette de travailler dans une "agence de voyages".

    UN "EFFET D'AUBAINE" ?

    Il y eu peut-être "effet d'aubaine" pour l'Iranien, selon l'avocat. "Mais ça ne peut pas être interprété comme un échange", a-t-il dit aux journalistes.

    Arrêté en Suisse en 1992, Ali Vakili Rad faisait partie d'un commando de trois hommes qui avait assassiné Chapour Bakhtiar à coups de couteau le 6 août 1991 à Suresnes (Hauts-de-Seine).

    Le parquet, qui ne s'est pas opposé à la libération conditionnelle - fait inhabituel concernant l'auteur d'un acte de terrorisme n'ayant purgé que le minimum de sa peine - a publié un communiqué soulignant que la loi avait été appliquée et que c'est un tribunal indépendant qui avait statué.

    Bernard Valero, porte-parole du Quai d'Orsay, a démenti l'existence d'un échange, lors de son point de presse habituel.

    "Dans notre pays la justice est indépendante. Je continue donc à affirmer qu'il n'y a eu aucun lien, aucun marchandage, aucun échange, aucune tractation de quelque nature que ce soit entre la libération de Clotilde Reiss et la décision qu'a prise aujourd'hui ce tribunal", a-t-il dit.

    Le tribunal d'application des peines avait différé sa décision à deux reprises, en février et mars, préférant attendre l'arrêté d'expulsion du ministère de l'Intérieur.

    Clotilde Reiss, accusée d'espionnage et de participation aux manifestations de juin 2009 ayant suivi la réélection contestée du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, est revenue dimanche à Paris après avoir été condamnée à une amende de 285.000 dollars.

    Un ancien membre de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services secrets) affirme que la Française effectuait des tâches de renseignement, mais le gouvernement français le dément catégoriquement.

    DES PRÉCÉDENTS HISTORIQUES

    Mahmoud Ahmadinejad avait demandé à Paris, dans un entretien à France 2 diffusé en décembre 2009, de faire des gestes pour les détenus iraniens. Nicolas Sarkozy avait répondu alors qu'il n'en était pas question, parlant de "chantage".

    La libération d'Ali Vakili Rad est la seconde décision favorable à Téhéran en deux semaines, après l'arrêt le 5 mai de la cour d'appel de Paris refusant l'extradition vers les Etats-Unis de l'ingénieur iranien Majid Kakavand.

    Washington lui reproche des achats jugés frauduleux de matériels électroniques militaires, mais la cour française a jugé que ces achats ne contrevenaient pas à la loi française.

    L'histoire judiciaire a connu plusieurs épisodes de libérations controversées d'Iraniens. En 1987, le retour en Iran, avec l'aval d'un juge français, d'un interprète iranien soupçonné de participation à des attentats, Wahid Gordji, avait déclenché une tempête politique.

    Gilles Boulouque, le magistrat qui avait rendu cette décision, très critiqué ensuite, s'est suicidé en décembre 1990.

    En 1990, le Libanais Anis Naccache, condamné à perpétuité pour une première tentative de meurtre sur Chapour Bakhtiar en 1980, avait été gracié par le président Mitterrand et libéré.

    L'Express - 18/05/10

     

     

  • VIDEO - Plus de 60 ans après, une Palestinienne retrouve sa maison à Jérusalem-Ouest

     
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    Diana Safieh devant la maison de sa famille le 14 mai 2010 à Jérusalem-Ouest
    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)
    JERUSALEM | Diana Safieh avait 7 ans lorsque par une nuit du printemps 1948, sa famille quitta sa maison de l'ouest de Jérusalem, craignant les combats entre forces juives et arabes. Aujourd'hui, à presque 70 ans, la Palestinienne veut revoir la maison familiale.

     "Mon père disait: "Jamais nous ne quitterons Jérusalem", raconte à l'AFP cette élégante dame pleine de vie, issue de la grande bourgeoisie chrétienne de Jérusalem.

    Samedi, les Palestiniens sont en deuil. Ils marquent le 62e anniversaire de la "Nakba" ("catastrophe" en arabe): l'exode de centaines de milliers d'entre eux qui accompagna l'expiration du mandat britannique en Palestine et la proclamation de l'Etat d'Israël.

    Mme Safieh se souvient que le matin du 13 mai 1948, elle cueillait encore des fleurs pour les offrir aux soeurs de Saint-Joseph.

    "Si nous avions su que nous ne reviendrions plus, nous aurions fait autre chose", sourit-elle. La maison, les meubles, tout a été perdu, affirme-t-elle, tout comme l'argent et les bijoux déposés à la banque.

    Les mois précédents, la panique s'était emparée des voisins. Un à un, ils avaient abandonné leurs maisons, effrayés par les violences. "Le 13, c'était devenu insupportable", témoigne Mme Safieh.

    Au milieu de la nuit, la petite Diana et son frère Jean sont réveillés par leur père. Toute la famille s'engouffre dans la voiture, direction le couvent de Saint-Joseph, où une tante de Mme Safieh est religieuse.

    Le 14, l'Etat d'Israël est proclamé. Le lendemain débute la première guerre israélo-arabe.

    Pendant trois mois, la famille Safieh reste chez les soeurs, avant de se décider, comme beaucoup, à aller à Beyrouth. Mais après neuf mois dans la capitale libanaise, Emile, le père, décide qu'il est temps de regagner Jérusalem. La famille s'installe dans l'est de la Ville sainte.

    Plus de 760.000 Palestiniens --estimés aujourd'hui à près de 5 millions avec leurs descendants-- ont été poussés à l'exil lors de la création d'Israël, fuyant les combats, l'avancée des forces juives ou chassés de leurs maisons.

    "Nous avons eu beaucoup de chance", reconnaît Mme Safieh, dont les deux frères vivent à l'étranger. "Nous n'avons pas fini dans un camp de réfugiés, et nous avions les moyens de voyager, de nous éduquer".

    Aujourd'hui, elle habite à Beit Hanina, dans le secteur oriental à majorité arabe de Jérusalem. Elle n'a revu sa maison qu'une seule fois, avec ses parents en 1967, un épisode douloureux. Depuis, Emile et Odette sont décédés. Aujourd'hui, elle veut retrouver la demeure familiale située dans le quartier juif cossu de Baqaa, à Jérusalem-Ouest.

    "Je ne sais pas si je la reconnaîtrai. En 1967, il y avait un palmier, la maison voisine avait un toit de tuiles", confie-t-elle, un peu anxieuse.

    Les noms des rues ont changé, des étages ont parfois été ajoutés aux maisons de pierre, des drapeaux israéliens flottent aux fenêtres.

    Après plusieurs passages en voiture, et quelques espoirs déçus, Mme Safieh s'approche d'une maison à deux étages. "Mon coeur me dit que c'est ici", murmure-t-elle.

    C'est une photographie en noir et blanc, la représentant avec ses parents et son petit frère dans leur jardin, qui lui permet de s'en assurer: le fer forgé de la fenêtre est resté le même.

    Mme Safieh est submergée par l'émotion. "Mon Dieu...", soupire-t-elle, les larmes aux yeux. Elle est heureuse d'avoir retrouvé sa maison mais pense à la "blessure" de ses parents, elle "imagine leur souffrance".

    "Je souhaite à ceux qui habitent (la maison) le bonheur parce que ce n'est pas de leur faute. Qu'ils prient pour ceux qui sont partis", dit-elle avec fatalisme.

    Cette visite impromptue n'est pas du goût de la famille israélienne habitant la maison. "Allons nous-en. Ce n'est pas la peine de discuter", Mme Safieh s'éloigne. "Les gens importants dans ma vie sont partis. Le reste vit à l'étranger. Il faut aller de l'avant".

    TRIBUNE DE GENEVE - 17/05/10


  • Photos de la Parade de l'OM à Marseille

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    Sur le Vieux-Port

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    Liesse avec drapeau algérien et fumigènes
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    Devant la mairie de Marseille
    (Cliquez sur les photos pour les voir en totalité)
    Photos André CHAN
    Ces photos ont été prises le dimanche 16 mai 2010 sur le Vieux-Port et devant la mairie de Marseille lors de la Parade de l'OM célébrant la victoire du Club en championnat de France