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  • Le service civique pour les jeunes: une idée de Martin Hirsch - Le travail rend libre

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    Martin Hirsch au centre - (Cliquez sur la photo)

    Neuf domaines d'«actions prioritaires pour la nation» ont été définis. Les volontaires, âgés de 16 à 25 ans, seront payés 440 euros par mois. 

    Le service civique est désormais officiellement lancé. L'agence chargée de le mettre en œuvre a été installée mardi par le ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives, Marc-Philippe Daubresse. Voté à l'unanimité le 25 février par les députés, le service civique vise à «renforcer la cohésion nationale et la mixité sociale». Il vient remplacer le «service civil» proposé en 2006 pour compenser la suppression du service militaire, mais qui n'a jamais rencontré son public. «Nous n'aurons pas de troisième chance», a prévenu mardi Martin Hirsch, qui préside l'agence. 

    Qui est concerné ?

    Tous les jeunes âgés de 16 à 25 ans pourront s'engager sur une période de six à douze mois. «Ils sont déjà 3 500 à avoir déposé un CV sur le site Internet de l'agence», a précisé mardi Martin Hirsch. Dix mille jeunes doivent ainsi être recrutés en 2010. Après une montée en charge progressive sur cinq ans, l'objectif est d'attirer 10% d'une classe d'âge dès 2014 - c'est-à-dire 75 000 jeunes volontaires. Une indemnité mensuelle de 440 euros, financée par l'État, leur sera versée. Une bourse de 100 euros pourra s'ajouter à cette indemnité, en cas de difficultés financières ou d'éloignement important. Les jeunes engagés auront par ailleurs droit à une aide de 100 euros pour couvrir repas et transports. Leur sécurité sociale sera intégralement financée par l'État. «Le service civique pourra être valorisé dans le cursus étudiant», a ajouté mardi Francis Godard, président de l'université de Marne-la-Vallée.

    Pour quelles missions ?

    Neuf domaines d'«actions prioritaires pour la Nation» ont été retenus. Il s'agira par exemple de participer à la mise en place d'un festival culturel, de mener des actions de lutte contre l'illettrisme, de sensibiliser les élèves sur les conduites à risques ou encore d'accompagner des personnes âgées dans des sorties culturelles… En mars, les onze premiers volontaires du service civique se sont, eux, envolés pour Haïti où ils mènent des activités éducatives avec les Scouts de France. À l'avenir, l'agence sera chargée de faire émerger des missions adaptées, mais qui devront respecter l'esprit du dispositif. «Chaque fois qu'une grande politique publique sera lancée, les volontaires devront être sollicités», remarque Martin Hirsch. Exemple : l'implication de volontaires dans les relais pour la réussite scolaire, récemment annoncés par Nicolas Sarkozy.

    Qui accueillera les jeunes volontaires ?

    Associations, collectivités territoriales, fondations à but non lucratif, fédérations, mutuelles ou syndicats… Toute structure susceptible de proposer une mission d'intérêt général pourra demander l'agrément requis, qui sera renouvelé tous les deux ans. Le service civique ne doit pas être un simple stage : un tuteur, désigné au sein de chaque structure d'accueil, sera chargé de suivre le jeune dans l'accomplissement de sa mission. Le volontaire devra aussi être accompagné dans une réflexion sur son projet d'avenir et suivre une «formation civique et citoyenne», dont le programme sera défini par l'agence. Les associations bénéficieront d'un soutien de 100 euros par mois, versé par l'État, pour assurer cet encadrement.

    Une obligation de mixité

    Les structures devront veiller à la diversité des profils des volontaires, en proposant des missions accessibles aux moins qualifiés. «Pour ces jeunes, le service civique est un tremplin pour l'avenir, témoigne Stéphane Cazade, le directeur d'Unis-Cité. Des jeunes en échec, inactifs depuis plusieurs mois, se réinsèrent après leur mission. Certains font une formation courte ou se réorientent. D'autres trouvent un emploi.» D'après l'expérience de l'association, 10 % des jeunes décrochent cependant avant la fin du contrat.

    Le Figaro - 18/05/10

  • Un nouveau fléau à Gaza: les générateurs au fioul qui tuent

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    Livraison de générateurs au fioul - (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

    A Gaza, où les stigmates de la guerre sont toujours visibles, un nouveau danger a fait son apparition: les générateurs d'électricité au fioul "made in China", qui ont tué plus de 100 Palestiniens en moins de 18 mois.

    Pour faire face aux fréquentes coupures de courant, les Gazaouis se sont rués sur ces engins ramenés d'Egypte par les tunnels de contrebande souterrains qui traversent la frontière entre les territoires palestinien et égyptien.

    Mais si ces générateurs fabriqués en Chine ont amené un peu de lumière aux Gazaouis, régulièrement confrontés à des coupures d'électricité pouvant durer jusqu'à 16 heures de suite, ils ont aussi endeuillé de nombreuses familles.

    "Des gens ont été tués en les allumant pendant qu'ils fumaient une cigarette, ou bien ils ne se sont pas rendu compte des risques d'émissions de monoxyde de carbone", affirme Karl Shembri, de l'ONG Oxfam, qui tente d'apprendre aux Gazaouis comment utiliser les machines en toute sécurité.

    L'an dernier, 87 personnes sont mortes dans des incendies provoqués par des générateurs ou asphyxiées par des émissions de monoxyde de carbone, selon Mouawia Hassanein, le chef des services d'urgence de la bande de Gaza.

    Vingt-trois autres ont été tuées au cours des quatre premiers mois de 2010.

    Oxfam a distribué 20.000 brochures à des hôpitaux, écoles et autres lieux publics, qui indiquent la procédure à suivre pour une utilisation sans risque des générateurs.

    Les coupures sont loin d'être nouvelles dans l'enclave, mais elles ont été particulièrement fréquentes cette année, augmentant la demande pour ces générateurs relativement bon marché.

    Pour le mouvement islamiste Hamas, qui a pris le contrôle de la bande de Gaza en juin 2007, c'est Israël qui est responsable de cette situation, en imposant au territoire un blocus renforcé ces derniers mois par la décision de l'Egypte de garder sa frontière avec Gaza fermée quasiment en permanence.

    Depuis que le Hamas est au pouvoir, l'Etat hébreu a limité la quantité de fioul industriel destiné à la bande de Gaza, ce qui a contraint la seule centrale électrique du territoire à diminuer de façon drastique sa production de courant.

    AFP. 19/05/10

  • Un beau geste

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    Elvis Costello (de son vrai nom Patrick MacManus Declan)

    JERUSALEM — Elvis Costello, figure influente du rock anglais depuis les années 1980, a annulé deux concerts prévus en Israël en invoquant l'"humiliation" des Palestiniens par les autorités israéliennes.

    "C'est après une réflexion considérable que je suis dernièrement arrivé à la décision que je dois me retirer des deux concerts prévus en Israël le 30 juin et le 1er juillet", a affirmé M. Costello sur son site internet.

    Elvis Costello devait présenter son dernier album, "Secret, Profane & Sugarcane" (2009) dans l'amphithéâtre de Césarée, au nord de Tel-Aviv, au bord de la Méditerranée.

    "Je ne peux que croire que le public des concerts prévus aurait compté beaucoup de gens qui questionnent les politiques de leur gouvernement sur la colonisation et déplorent les conditions qui vont jusqu'à l'intimidation, l'humiliation ou bien pire à l'encontre des civils palestiniens au nom de la sécurité nationale", a-t-il ajouté.

    La ministre israélien du Sport et de la Culture, Limor Livnat, a fustigé la décision de Costello: "Un artiste qui boycotte ses fans en Israël ne mérite pas de se produire devant eux", a-t-il déploré dans un communiqué.

    AFP. 18/05/10

     

  • Clotilde Reiss nie "toute relation" avec la DGSE

    PARIS — Clotilde Reiss, l'universitaire française rentrée dimanche à Paris après avoir été retenue dix mois en Iran, "dément catégoriquement" à l'AFP tout lien avec la DGSE, qualifiant les affirmations d'un ancien membre du service de renseignements français de "mensonges".

    Elle déplore le "climat de suspicion" depuis son retour de Téhéran, autour des propos d'un ancien membre de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) affirmant qu'elle était liée aux services secrets.

    "Je déments catégoriquement les propos mensongers d'anciens membres de la DGSE. Je n'ai jamais été en relation avec des services de renseignements. Je ne connais pas les personnages qui prétendent que j'y aurais un matricule", écrit-elle dans un texte transmis mercredi à l'AFP.

    "Je suis choquée de trouver un climat de suspicion dans mon pays alors que c'est ce que j'ai vécu en Iran", a ajouté au téléphone la jeune universitaire, retenue durant dix mois en Iran, accusée d'atteinte à la sécurité nationale notamment pour avoir participé à des manifestations contestant la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009.

    Lundi, Pierre Siramy, de son vrai nom Maurice Dufresne, ancien cadre de la DGSE, a jeté le trouble en affirmant que "Clotilde Reiss a travaillé pour la France". "Ce n'est pas une espionne. C'est un contact de notre représentant à Téhéran. Elle faisait des rapports sur des éléments d'ambiance et dans le domaine de la prolifération nucléaire. Elle l'a fait volontairement, elle savait parfaitement ce qu'elle faisait", a-t-il déclaré sur Europe 1, des propos immédiatement infirmés par le gouvernement français.

    AFP. 19/05/10

     

  • Loi anti-burqa: un "voile intégral" jeté sur l'immigration!

    La ministre de la s’explique sur le projet de loi visant à interdire le port de la burqa.

    Quel est le sens de ce projet de loi ?
    MICHÈLE ALLIOT-MARIE.
    Dans une période perturbée par la mondialisation, la économique, la montée du communautarisme, il est nécessaire de réaffirmer les valeurs humaines et humanistes qui fondent notre vivre-ensemble.

    Ce sont des valeurs de la République et de la qui garantissent le maintien du pacte social français.

    Comment s’articulera la loi ?
    Le premier volet concerne ceux qui dissimulent leur visage dans l’espace public, le second ceux qui contraignent une personne, en raison de son sexe, à se dissimuler le visage. Le texte prévoit une amende de 150 pour les femmes qui porteraient le voile intégral dans l’espace public. Nous avons prévu un délai de six mois consacré à la mise en oeuvre d’actions pédagogiques avant l’application de la mesure. Nous comptons sur les forces de l’ordre, le Conseil français du culte musulman (CFCM), les associations en lien avec les mairies pour sensibiliser ces femmes et leur expliquer que le port du voile contrevient aux principes républicains. Dans notre esprit, les femmes sont plutôt victimes. L’idéal serait même que les sanctions n’aient pas besoin de leur être appliquées. En revanche, nous prévoyons de sanctionner d’un an d’emprisonnement et de 15 000 d’amende, ceux qui forcent ces femmes à sortir intégralement voilées.

    Le Conseil d’Etat vient d’émettre un avis défavorable au texte…
    Le Conseil d’Etat n’a pas voulu déjuger sa position antérieure. Pour autant, « l’incertitude » n’est pas une position juridique. Je pense pour ma part que le texte trouve un juste équilibre entre les différents principes de notre Constitution. C’est un équilibre difficile, justement parce qu’il est au croisement de plusieurs principes également essentiels : la liberté individuelle, l’égalité entre hommes et femmes, le respect de la dignité des femmes et des règles de vie en société. Que je sache, cependant, l’interdiction de se promener nu dans la rue n’est pas contestée au nom de la liberté individuelle.

    Pourquoi prôner l’interdiction globale et non, comme le proposent les parlementaires socialistes, une interdiction ciblée sur les services publics ?
    Parce que c’est plus clair ainsi, sinon où commence et où finit l’interdiction ? Une banque est-elle un service public ou privé ? La démocratie se vit partout à visage découvert.

    On peut quand même imaginer que cette loi sera difficile à appliquer…
    Nous comptons beaucoup sur le CFCM ou des associations pour jouer un rôle de pédagogie et de médiation. Quant aux forces de l’ordre, l’interdiction globale leur facilitera la tâche. Des exceptions sont prévues (raisons médicales, carnaval…)

    Cette loi ne risque-t-elle pas de stigmatiser l’ensemble des musulmans, voire de mettre la France en porte-à-faux vis-à-vis des pays où l’islam est la principale religion ?
    Notre pays n’est pas le seul à s’engager dans cette voie. Des Etats islamiques ont, eux aussi, banni cette pratique. C’est même interdit à La Mecque. Le président du CFCM a lui-même souligné qu’aucun texte coranique ne prescrit le port du voile intégral.

    Mais on ne peut pas nier que c’est une loi conçue contre la burqa !
    Le texte part de la réflexion sur le port du voile intégral. Sa portée est plus générale.

    Vous-même, vous avez évolué sur l’opportunité de légiférer…
    Je me suis interrogée, je ne le cache pas. Ce n’est pas un sujet facile. Des parlementaires de toutes tendances ont très majoritairement estimé qu’il fallait une loi. Je suis convaincue qu’il faut envoyer un message fort.

    Vous avez été choisie pour présenter ce texte. Considérez-vous que c’est un cadeau empoisonné ?
    C’est un honneur et une marque de confiance. Je ne l’avais pas demandé, mais ce choix répond à la logique puisque nous agissons pour faire appliquer les principes de la Constitution.

    Le Parisien - 19/05/10

     

     

  • Intégralement voilées, des femmes "libres" affirment qu'elles ne respecteront pas la loi

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    (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

    MONTREUIL (Seine-Saint-Denis) — Pour "défendre leur liberté", des femmes portant le voile intégral ont clamé devant la presse leur opposition à une loi d'interdiction, affirmant qu'elles ne la respecteraient pas.

    "Au lieu de laisser parler le gouvernement pour nous, le laisser dire que nous sommes des femmes soumises à l'homme, nous, on parle aux médias", lance Kenza. Elle s'exprime lors d'une réunion organisée par la mosquée de Montreuil, à la veille de l'examen en Conseil des ministres mercredi du projet de loi interdisant le port du voile intégral.

    Face aux journalistes, cinq femmes de toute la France sont intégralement couvertes de noir, gris ou marron, certaines portent des gants, une un petit voile cachant ses yeux. Elles ont le caractère bien trempé et un discours bien rôdé.

    Elles dénoncent une loi "liberticide". "Comment on appelle un Etat qui oblige à s'habiller comme il le veut?", interroge Kenza, avant de répondre : "Une dictature, on nous impose une dictature!".

    "Si la loi est votée, je ne l'enlèverai pas", clame Najat. "On sait que tout ça, c'est pour les élections", poursuit-elle. "Les amendes, c'est pour renflouer les caisses, je ne les paierai pas. Le stage de citoyenneté? Qu'ils aillent le faire eux-mêmes", lâche cette femme. Le projet expose les contrevenantes à une amende de 150 euros et/ou un stage de citoyenneté.

    "Si une amende est donnée, on fera des recours auprès des commissions des droits de l'Homme au nom de la laïcité", prévient Kenza.

    Pour Karima, 31 ans, intégralement voilée depuis 16 ans, "il est impossible de l'enlever". "Je me sens à l'aise dans mon niqab", dit-elle.

    Mais, tout en rêvant de Londres et des femmes qui s'y voilent comme elles le souhaitent, elles n'envisagent pas d'émigrer. Najat est française, née en France, de mère française : "Apparemment, je dérange mais ce sont les plus gênés qui doivent s'en aller, je n'ai pas à partir".

    "C'est aberrant d'avoir à quitter le pays de la liberté pour pratiquer notre liberté", renchérit Karima.

    Elles répètent que ce voile est une prescription coranique, contrairement à ce qu'affirment des responsables de l'islam, à l'instar du Conseil français du culte musulman (CFCM), qu'elles condamnent vivement.

    "Dire: "Tu ne peux pas porter le voile, ça revient à dire tu ne peux pas pratiquer ta religion ", estime Karima. "Nous ne sommes pas soumises à l'homme mais à notre Seigneur", dit Kenza.

    Et toutes de mettre en avant leur "libre-choix" et d'affirmer "ne pas connaître de femmes, que le mari, le frère ou le père obligerait à porter le voile".

    Elles décrivent un quotidien plus difficile depuis l'apparition de la "polémique", parlant de phrases violentes, de menaces, d'agressions. "Je connais des "soeurs" qui ne sortent plus, pas à cause de leur mari, mais parce qu'elles ne veulent pas faire face aux gens", selon Oum Khir.

    Elles reconnaissent que beaucoup de voilées ne prennent pas la parole, alors que, elles, sont devenues des habituées des médias, énumérant les télé où elles sont passées. Difficile donc de savoir si elles et leur discours sont représentatifs des quelque 2.000 femmes intégralement couvertes en France.

    AFP. 19/05/10

  • Crash de l'avion polonais: des inconnus dans le cockpit

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    Militaires russes près de l'épave du Tupolev le 10 avril 2010
    D'autres personnes que l'équipage de l'avion du président polonais Lech Kaczynski étaient dans le cockpit quelques minutes avant la catastrophe aérienne et le capitaine avait bien été prévenu que le brouillard était trop épais pour atterrir, ont annoncé mercredi les enquêteurs.

    Le comité d'aviation interétatique, chargé des enquêtes sur les accidents d'avion en ex-URSS, a exclu toute défaillance technique ou attentat, laissant entendre que les facteurs météo et humains étaient à l'origine de l'accident qui a coûté la vie aux 96 occupants du Tupolev-154 dont Kaczynski et son épouse.

    "Il a été établi que dans le cockpit se trouvaient des personnes qui n'étaient pas membres de l'équipage", a déclaré Tatiana Anodina, chef du comité lors d'une conférence de presse.

    "La voix de l'une d'entre elles a été identifiée, l'autre, ou les autres, doivent encore être identifiées par la partie polonaise", a-t-elle ajouté. Mme Anodina n'a précisé ni l'identité de la personne identifiée ni le contenu des conversations.

    Mais l'agence polonaise PAP a rapporté de son côté qu'une des deux voix ne faisant pas partie de l'équipage enregistrées dans le cockpit était celle du commandant en chef de l'armée de l'air, Andrzej Blasik. PAP a cité une source anonyme proche de l'enquête.

    Le représentant polonais, Edmund Klich, a pour sa part indiqué à la presse qu'il ne "pensait pas" que la présence dans le cockpit de personnes étrangères à l'équipage soit à l'origine de la catastrophe. "Cela a eu lieu de 16 à 20 minutes avant l'impact avec le sol. Je ne pense pas que cela ait influencé de manière décisive le cours des événements, mais il s'agit là de mon opinion personnelle et toutes les circonstances seront claires après la fin de l'enquête".

    Mme Anodina a pour sa part confirmé des conclusions annoncées en avril, soulignant qu'il n'y avait eu ni défaillance technique, ni explosion, ni incendie à bord de l'appareil de fabrication russe. D'autre part, elle a souligné que l'équipage avait été prévenu des mauvaises conditions météo.

    "La commission technique a très clairement établi qu'il n'y a eu ni attentat, ni explosion, ni feu à bord, pas plus qu'une panne de l'équipement aérotechnique. Les moteurs fonctionnaient jusqu'à l'impact avec le sol", a-t-elle ajouté.

    "L'équipage a reçu à temps les données sur la situation météo et les aéroports alternatifs" où l'avion polonais aurait pu atterrir, a souligné Mme Anodina.

    Alexeï Morozov, chef de la commission technique du Comité a pour sa part souligné que l'équipage, des militaires de carrière, n'avait "pas été entraîné" pour conduire un Tupolev et avait "été formé quelques jours avant le vol".

    "Lors de la communication avec le contrôleur aérien de l'aéroport de Smolensk-Severnyï (ouest de la Russie), ce dernier a prévenu à deux reprises que l'aéroport était dans le brouillard, que la visibilité était de 400 mètres et que les conditions d'accueil n'étaient pas réunies", a-t-il déclaré.

    M. Morozov a aussi insisté sur le fait que "durant le vol", l'avion du président polonais avait été averti "à plusieurs reprises" que les conditions pour atterrir étaient "inférieures au minimum requis".

    "Cette information a été transmise par les contrôleurs aériens de Minsk (Bélarus) et de Smolensk ainsi que par l'équipage d'un avion Yak-40 de l'armée de l'air polonaise qui avait atterri à Smolensk-Severnyï", a-t-il ajouté.

    Le capitaine de l'avion polonais parlait en russe avec les contrôleurs de Smolensk et "son niveau était suffisant", selon M. Morozov.

    La catastrophe est survenue le 10 avril alors que la délégation polonaise se rendait à Katyn pour rendre hommage à des milliers d'officiers polonais abattus il y a 70 ans sur l'ordre de Joseph Staline.

    Le Point - 19/05/10

  • USA: la justice ordonne l'expulsion d'un ancien Nazi en Autriche

    WASHINGTON, 18 mai 2010 | Un juge fédéral américain a ordonné mardi l'expulsion vers l'Autriche de Anton Geiser, 85 ans, qui a reconnu avoir été gardien aux camps de concentration nazis de Sachsenhausen et Buchenwald pendant la Seconde Guerre mondiale, a annoncé le ministère américain de la Justice.


    AFP | 18.05.2010 | 22:07

    Un juge fédéral américain a ordonné mardi l'expulsion vers l'Autriche de Anton Geiser, 85 ans, qui a reconnu avoir été gardien aux camps de concentration nazis de Sachsenhausen et Buchenwald pendant la Seconde Guerre mondiale, a annoncé le ministère américain de la Justice.

    Arrivé d'Autriche aux Etats-Unis en 1956, l'homme avait été naturalisé six ans plus tard.

    "Lors d'une procédure à l'issue de laquelle sa citoyenneté américaine lui a été retirée, en 2006, il a admis sous serment avoir été gardien au camp de concentration de Sachsenhausen, près de Berlin, la plus grande partie de 1943", a précisé le ministère dans un communiqué.

    Il a aussi reconnu lors de la même audience avoir "été gardien au camp de concentration de Buchenwald de la mi-novembre 1943 jusqu'au 11 avril 1945", a-t-il ajouté.

    TRIBUNE DE GENEVE - 18/05/10

  • VIDEO Francis Poulenc - Le Dialogue des Carmélites

    http://www.youtube.com/watch?v=P85S_70oSOk

    Francis Poulenc, né le 7 janvier 1899 à Paris où il est mort le 30 janvier 1963, est un compositeur et pianiste français, membre du groupe des Six. Il composa Le Dialogue des Carmélites en 1957.