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  • "Campeones!" L'Espagne exulte! - Espagne/Pays-bas: 1 à 0 en prolongation

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    A Madrid
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    La Coupe du monde brandie par Iker Casillas
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    Andres Iniesta a marqué le but de la victoire
    (Cliquez sur les photos)

    "Campeones! Campeones!": une clameur survoltée s'est élevée dimanche soir dans toute l'Espagne, sacrée championne du Monde de football pour la première fois de son histoire après la victoire à l'arraché de la "Roja" en finale contre les Pays Bas (1-0 a.p.) à Johannesburg.

    Dans le centre de Madrid, des fumigènes rouges ont illuminé le ciel du "Fan Park" où 150.000 à 250.000 supporteurs, presque tous habillés du maillot de la "seleccion", agitaient des milliers de drapeaux espagnols sang et or, quand Iniesta a marqué le but libérateur à la fin de la prolongation.

    Des "Viva España!" "Espagnols, Espagnols, Nous sommes Espagnols!" ont jailli à l'unisson de millions de foyers, bars et places surchauffées du pays, dans un concert indescriptible de klaxons et de vuvuzelas.

    Des millions d'Espagnols s'apprêtaient à fêter ce triomphe historique pendant toute cette nuit d'été caniculaire, avant le retour triomphal de la bande à Iniestia qui défilera lundi soir en autobus découvert dans le centre de la capitale espagnole.

    France-Soir - 11 juillet 2010

  • Finale du Mondial: deux équipes mono-ethniques sur le sol de la nation "arc-en-ciel"

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    Equipe d'Espagne
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    Equipe des Pays-Bas - (Cliquez sur les photos)
    Majoritairement mono-ethniques, les Pays-Bas et l’Espagne, disputeront ce soir la finale de la Coupe du monde sur le sol de la rainbow nation qui, comme chacun sait, est la démonstration parfaite de l’échec du multiculturalisme (racisme anti-Blanc et meurtres récurrents, guerre des gangs permanente et pauvreté abyssale, chasses à l’étranger, etc.).

    Ajoutez à cela le fait que voir l’équipe des Pays-Bas disputer un tel match sur la terre élue par les pionniers néerlandais, les Afrikaners, au 17ème siècle, est un formidable clin d’œil historique.

     Entre cette finale historique et l’effondrement jouissif de l’équipe de France, composée de mercenaires cosmopolites et de petits caïds de cités amateurs de prostituées mineures, cette Coupe du Monde nous aura offert un formidable spectacle. Alors : merci les Bleus… Et merci les Blancs!

     

     Source : Recounquista. Les jeunes Identitaires de Provence.

    NOVOpress- 11 juillet 2010

     

  • "Faits & Documents" en difficulté lance un nouveau site

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    Courrier de Faits & Documents à ses abonnés :

    1) Après plusieurs années d’absence sur le réseau d’Internet, nous venons enfin d’ouvrir un nouveau site internet : www.faitsetdocuments.com

    2) Nous avons également inauguré un site pour notre librairie associée la Librairie Facta (4, rue de Clichy, 75009 Paris. Tel : 01 48 74 59 14) avec plusieurs milliers de livres à vendre en ligne : www.librairie-facta.com

    3) Notre situation est difficile. Nous n’arrivons plus à compenser par de nouveaux abonnements les non-réabonnements (décès, lassitude, difficultés financières, etc…). Nous avons perdu 15 % de nos abonnés depuis le début de 2010. Merci de tenter de nous faire connaître afin de stopper cette érosion ».

    De notre côté l’appel est lancé.

    NPI - 11 juillet 2010

  • Un professeur de La Réunion risque la révocation pour propos racistes

    PARIS — Patrick Karam, délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer, a annoncé vendredi avoir demandé au ministre de l'Education Luc Chatel une sanction disciplinaire contre un professeur en poste à La Réunion ayant tenu des propos racistes.

    En réponse, Luc Chatel lui a assuré que l'académie de la Réunion allait engager "une procédure disciplinaire qui pourra au vu des faits, prononcer la révocation définitive" de Serge Copy, précise M. Karam dans un communiqué.

    Ce professeur de lettres modernes en poste dans le département d'outre-mer aurait déclaré lors d'une audience au tribunal correctionnel de Saint-Denis de La Réunion: "Je suis blanc et de toute façon, ici c'est des nègres et toutes des p...".

    "Il est intolérable que des personnes qui tiennent un tel discours puissent exercer dans la fonction publique, plus particulièrement en outre-mer où la population est fortement métissée", estime le délégué interministériel, qui précise avoir demandé que M. Copy quitte l'académie de la Réunion.

    "Cette affaire a provoqué à raison de vives protestations au sein de la population locale, et ce, d'autant plus que les éléments à charge contre le professeur sont saisissants", justifie Patrick Karam.

    AFP. 11 juillet 2010

  • Ce n'est pas un scoop!

    Rapport IGF : Eric Woerth n'est pas intervenu dans le dossier fiscal de Mme Bettencourt. (Nouvelobs.com)

    Et les Français (en plein déclin) vont le croire!

    Ils ne savent pas que l'Inspection générale des finances (IGF) n'est pas INDEPENDANTE du ministère de l'Economie et du Budget et qu'elle dit ce qu'ON lui demande de dire!

    11 juillet 2010

     

     

  • 71% des Français pensent que la France est en déclin

    Plus de sept Français sur dix (71%) estiment que la France est "en déclin", même si elle dispose de "beaucoup d'atouts" aux yeux de 79% d'entre eux, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.

    L'institut a repris pour cette enquête les questions posées il y a cinq ans, en 2005, après le rejet par référendum de la Constitution européenne.

    A 71%, les Français voient la France "en déclin", soit cinq points de plus qu'en 2005 (66%). 28% expriment un sentiment contraire.

    Invités à dire si la France a "beaucoup d'atouts", 79% répondent positivement (contre 21%). Ce chiffre reste élevé mais recule de dix points par rapport au sondage de 2005, où 89% des personnes interrogées avaient répondu oui. Les Français sont très légèrement plus nombreux (70% contre 69% en 2005) à penser que le pays "est capable de se réformer". 30% pensent le contraire.

    Une forte majorité (62%) des personnes interrogées considèrent que la France "manque de confiance en elle", un chiffre en baisse de trois points par rapport à 2005. Elles sont en revanche une minorité (46% contre 54%) à estimer que la France "constitue un modèle pour de nombreux pays". En 2005, 59% le pensaient. Enfin 43% des Français jugent que leur pays "vit dans le passé" (50% en 2005).

    Le Figaro - 11 juillet 2010

  • L'ombre de Mladic plane sur Srebrenica

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    Ratko Mladic inspecte ses troupes en 1996 - (Cliquez sur la photo)

    Le principal responsable de ce massacre, dont le 15e anniversaire est célébré dimanche, est toujours introuvable. 

    Ratko Mladic, l'ex-général serbe bosniaque responsable du massacre de Srebrenica, échappe toujours au Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie. Ses carnets de guerre viennent d'être rendus publics, mais lui demeure introuvable. Dimanche, seule son ombre planera au-dessus des cérémonies durant lesquelles seront enterrés les restes de 775 des quelque 8 000 victimes trucidées par les forces serbes bosniaques, il y a quinze ans, le 11 juillet 1995.

    En présence des présidents serbe, Boris Tadic, croate, Ivo Josipovic, monténégrin, Filip Vujanovic, et du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, plusieurs dizaines de personnes sont attendues au centre mémorial de Potocari, près de Srebrenica, dans l'est de la Bosnie-Herzégovine.

    Ces cérémonies se tiennent trois mois après l'adoption, fin mars, par le Parlement serbe, d'une résolution condamnant «avec la dernière vigueur» ce massacre, le plus grave commis en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Après des années de refoulement, la Serbie a commencé à retrouver un peu de sa mémoire collective. Le mot de «génocide» ne peut toutefois pas encore être énoncé officiellement à Belgrade, alors qu'il est employé par la justice internationale. La Serbie sait cependant que pour avancer vers l'adhésion à l'Union européenne, elle doit lâcher ses anciens criminels de guerre.

     

    Jusqu'au-boutisme 

     

    Pour génocide, l'ex-général serbe de Bosnie, Radislav Krstic, bras droit de Mladic, a été condamné en 2004 à 35 ans de prison. Vujadin Popovic et Ljubisa Beara ont écopé de la perpétuité, le 10 juin dernier. L'ancien leader politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, arrêté en juillet 2008 à Belgrade, est encore jugé par le TPI.

    Manque toujours à l'appel Ratko Mladic. Dans ses carnets de guerre, l'ex-général est fort discret sur le massacre de Srebrenica. Au fil des pages se dévoile en revanche son jusqu'au-boutisme. Alors que Belgrade le presse de participer à un compromis avant de tout perdre, il écrit, en majuscules : « REFUSER LE PLAN, POURSUIVRE LA GUERRE» . Nous sommes en 1994. Un an avant le génocide de Srebrenica.

    Le Figaro - 11 juillet 2010

  • Paris: poignardé mortellement pour une cigarette (?)

    Est-ce la canicule qui a échauffé les esprits dans la nuit de jeudi à vendredi dans le XVème arrondissement de Paris ?  Une heure du matin, il fait encore plus de 30 degrés dehors. Samir, un jeune homme de 31 ans est assis avec deux amis sur un banc de la place du Comtat-Venaissin, un secteur très résidentiel entre la rue Lecourbe et l'avenue Félix-Faure. Le restaurant coréen à quelques mètres a déjà fermé. La rue est déserte. Un homme s'approche du trio. Il demande une cigarette. Samir et ses amis refusent. Le ton monte : « De ma fenêtre ouverte, raconte un adolescent dont l'appartement donne sur la place, j'ai entendu des voix fortes vers une heure du matin, un peu comme des types qui rentrent saouls, je n'ai pas fait attention... »

    Agresseurs en fuite

    Quelques minutes plus tard, l'inconnu revient, lui aussi accompagné de deux amis. Un couteau est sorti, puis c'est la confusion. Samir part en courant, rue des Frères-Morane. Il est rattrapé quelques dizaines de mètres plus loin. C'est à ce moment qu'il reçoit un coup de couteau dans le dos, sur le côté gauche. Samir poursuit tout de même son chemin, mais s'écroule place Etienne-Pernet, à côté de l'église Saint-Jean-Baptiste de Grenelle. Il est 1h13, les secours arrivent. Le jeune homme est soigné sur place puis transporté à La Pitié Salpêtrière. Son pronostic vital est engagé. Il meurt une heure plus tard.

    Le 3ème district de police judiciaire a été saisi de l'enquête. Les deux amis de Samir ont été entendus dans la nuit, mais les trois autres hommes, dont l'auteur du coup de couteau, n'ont pas été arrêtés. Les conditions de l'altercation restent encore mystérieuses. Rien hier ne permettait de dire que Samir connaissait ses agresseurs. En revanche, le trentenaire qui habitait non loin de là avait eu à faire avec la police il y a trois ans, pour des violences volontaires.

    France-Soir - 11 juillet 2010

  • VIDEO LISZT - Arturo Benedetti Michelangeli - Concerto n°1 Part.2

    http://www.youtube.com/watch?v=JDN0Pu_37G8

    Arturo Benedetti Michelangeli joue le concerto pour piano et orchestre n ° 1 en mi bémol R455 . Partie 2 - Quasi Adagio
    Orchestre de la Suisse Romande / Ernest Ansermet . 1939, Genève.

    10 juillet 2010

  • (2) Sous les ordres du ministre!

    Suspense: sanction ou pas sanction?
    Mais en vérité, nul ne l'ignore: ce faux suspense est une vraie comédie de communication. Car le rapport sera vide. Et le chef de l'Etat le sait par avance.

     

    A cela, il y a une première explication: pour conduire une telle enquête, à charge et à décharge, il n'y a qu'une autorité indépendante qui pourrait avoir la compétence et l'autorité requises. Ou pour être plus précis, il n'y a qu'un juge d'instruction indépendant qui pourrait mener l'affaire à bien, sans qu'elle suscite la suspicion.

     

    Car l'IGF, elle, n'est pas un corps indépendant. C'est un service de contrôle, placé sous l'autorité directe du ministre de l'économie et du budget. Cela n'enlève rien aux talents et aux compétences, ni même à l'intégrité, des inspecteurs des finances qui composent ce corps. Mais c'est le principe de fonctionnement de ce service prestigieux, rappelé par le service Internet de Bercy: «L'Inspection générale des finances est placée sous les ordres directs du ministre chargé de l'économie et du budget.» L'expression est on ne peut plus claire.

     

    Le constat ne change donc rien à la qualité des hommes: ils sont dans une relation hiérarchique, et ne bénéficient pas d'un statut d'autonomie. Ils n'ont pas même le statut d'indépendance dont bénéficient les magistrats financiers de la Cour des comptes.

     

    Dans le cas concret, la personnalité de Jean Bassères, qui est le chef du service de l'Inspection des finances, n'a donc guère d'importance. Toute la petite galaxie de la sarkozie a beau rappeler à grand roulement de tambours que l'intéressé était en d'autres temps proche de Laurent Fabius, devenu d'un seul coup pour la droite un gage absolu de moralité et de rectitude, il reste que la carrière du haut fonctionnaire est entre les mains de celui qui lui a confié la mission. Sa carrière, ses éventuelles promotions ou nominations...

     

    C'est même plus grave que cela. Ce n'est pas à proprement parler une mission à l'IGF qui a été confiée par François Baroin; c'est une mission confiée intuitu personnae à son chef de service, Jean Bassères.

     

    Or, cette pratique-là, de l'aveu d'un ancien directeur connu d'une administration centrale du ministère des finances, est sans véritable précédent. D'ordinaire, le chef de l'Inspection peut être saisi mais dans un calendrier beaucoup moins serré et le travail de l'IGF est beaucoup plus collectif. Là, non. Jean Bassères a été enfermé dans un tête-à-tête confidentiel avec le ministère du budget. Imagine-t-on qu'un haut fonctionnaire, pour respectable qu'il soit mais soumis à une hiérarchie et astreint à une obligation de réserve, puisse donc défier le chef de l'Etat? Cette mission n'aurait jamais dû être confiée à l'Inspection des finances.

     

    C'est si vrai que les rapports les plus sensibles de l'Inspection – Mediapart en a recueilli plusieurs témoignages – font fréquemment l'objet d'un va-et-vient entre le service de l'IGF et les cabinets ministériels concernés. En certaines circonstances, des phrases sont revues, corrigées, amendées. Alors pourquoi ce type de pratiques interviendraient-elles pour des rapports qui n'intéressent personne mais seraient proscrites pour un rapport qui porte sur une affaire d'Etat?

     

    A tous ces arguments, il faut encore ajouter un autre, qu'il ne faut pas négliger. Comme toutes les administrations, l'Inspection travaille sur pièces. En clair, elle collecte les documents afférents aux affaires sur lesquelles elle travaille, les étudie et en tire les enseignements nécessaires.

     

    Mais dans l'hypothèse où des interventions se seraient produites, pour peser dans un sens ou un autre, sur un dossier fiscal, qui peut croire qu'il en resterait une trace écrite? Imagine-t-on un ministre du budget assez indélicat pour intervenir dans un dossier fiscal mais aussi assez maladroit pour le faire par écrit? Qui peut douter que si des consignes ont un jour été données, c'est oralement qu'elles auraient pu l'être. Ce qui conduit encore et toujours à la même conclusion: il n'y aurait qu'un juge d'instruction, épaulé par les services de police adéquats, qui le cas échéant pourrait accumuler les témoignages, recueillir les pièces, enquêter. Mais ce n'est pas le métier ni la compétence de l'IGF.

     

    Voilà le paradoxe: dans l'immédiat, pour faire la lumière dans l'affaire Bettencourt-Woerth, il y a d'un côté le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, qui diligente les enquêtes policières – lequel procureur est connu pour sa proximité avec Nicolas Sarkozy, et de l'autre, l'Inspection des finances, dont ce n'est pas la fonction. Mais il n'y a toujours aucun juge d'instruction indépendant saisi.

    Logiquement, le rapport de l'Inspection des finances, qui devait initialement être rendu public vendredi 9 juillet et dont la publication a comme par hasard été différée à lundi, juste avant l'intervention présidentielle du chef de l'Etat sur France 2, est fortement critiqué avant même d'être connu. Dans un chat sur LeMonde.fr, vendredi, le député socialiste Arnaud Montebourg faisait ainsi ce constat: «Nous avons demandé une enquête de la part d'un organisme indépendant sur les passe-droits fiscaux qui semblent avoir été offerts à plusieurs familles titulaires de très hautes fortunes: la famille Bettencourt ou la famille Wildenstein. On nous a sorti une mission de l'Inspection générale des finances qui répond aux instructions de l'actuel ministre du budget, et qui donc est totalement liée aux intérêts du pouvoir.»

    L'association Transparence Internationale, qui lutte contre la corruption, conteste, elle aussi par avance, l'objectivité de ce rapport. «L'IGF opère sous l'autorité directe de Bercy, elle ne dispose d'aucun des attributs d'une autorité d'enquête indépendante», relève son président Daniel Lebègue. L'avis de ce dernier retient particulièrement l'attention, car il est une autorité morale de la place financière de Paris. Ancien directeur du Trésor et ancien directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, il s'agit de l'un des meilleurs connaisseurs des arcanes du ministère des finances.

     

    L'affaire est donc cousue de fil blanc. S'il faut par avance retenir quelque chose de ce rapport, c'est que l'Elysée ne veut surtout pas qu'une autorité indépendante mène l'enquête sur cette affaire d'Etat.

    MEDIAPART - 10 juillet 2010

     

     

  • (1) Eric Woerth: le rapport cousu de fil blanc de l'Inspection des finances...

     

    Mais pourquoi diable Nicolas Sarkozy a-t-il eu la malencontreuse idée d'enrôler l'Inspection générale des finances (IGF) pour tenter d'obtenir d'elle une sorte de caution morale, attestant qu'Eric Woerth, du temps où il était ministre du budget, n'est intervenu en aucune façon, directement ou indirectement, pour freiner ou empêcher une enquête fiscale sur Liliane Bettencourt ?

    L'initiative est doublement détestable. Parce que la ficelle est un peu grosse et que le dénouement est par avance connu: il n'y aura rien dans ce rapport ; et de ce rien, le chef de l'Etat cherchera à tort à tirer argument. Et puis aussi parce que le chef de l'Etat va ainsi ternir l'image d'un grand corps de l'Etat, qui a mieux à faire, dans ses missions de contrôle et d'inspection, que de servir de supplétif au pouvoir dans une affaire d'Etat.

     

    La ficelle est un peu grosse. Nul ne s'en cache. Dans la majorité, c'est un secret de Polichinelle : le rapport de l'Inspection, rendu public lundi 12 juillet, ne révélera rien de nature à embarrasser si peu que ce soit Eric Woerth et naturellement l'Elysée. Avec la finesse qu'on lui connaît, c'est le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, qui a le premier vendu la mèche. «Une fois remis le rapport de l'inspection générale des finances, tout le monde devra se taire et certains devront s'excuser publiquement auprès de M. Woerth», a-t-il claironné le 1er juillet sur France Inter, en commentant l'annonce faite le jour précédent par le ministre du budget François Baroin, de la commande d'un rapport à l'IGF pour établir la preuve de l'absence d'intervention de son prédécesseur dans le dossier fiscal de Liliane Bettencourt.

     

    Mais, en la matière, Frédéric Lefebvre n'était comme souvent que la voix de son maître. Le 7 juillet, Nicolas Sarkozy est entré lui aussi dans la danse pour suggérer qu'il ne sortirait rien de ce fameux rapport de l'IGF. Rien en tout cas qui puisse l'embarrasser. Comme l'a rapporté une dépêche AFP, reprise sur de nombreux sites Internet (ici, celui du Point.fr), le chef de l'Etat s'est dit ce jour-là «assez confiant», sur le fait que l'Inspection générale des finances (IGF) «ne trouvera pas de faute» imputable à Éric Woerth dans la gestion du dossier fiscal de Liliane Bettencourt, tout en n'excluant pas de «sanctionner» le ministre dans l'hypothèse inverse. « J'ai souhaité que l'Inspection générale des finances examine les 6.500 dossiers qui sont passés par le cabinet d'Éric Woerth pendant qu'il était ministre du Budget » (mai 2007-mars 2010), a déclaré le chef de l'État, selon des participants à la réception des députés Nouveau Centre à l'Élysée. « Je ne sais pas du tout ce que le rapport va dire. S'il y a faute, je sanctionnerai (Éric Woerth), et s'il n'y a pas faute, je ne vois pas pourquoi je le sanctionnerais. Mais je suis assez confiant sur le fait que (l'IGF) ne trouvera pas de faute », a-t-il ajouté, selon ces témoins.

     

     MEDIAPART - 10 juillet 2010

  • Manifestation à Barcelone pour la Nation catalane

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    Plus d'un million de personnes se sont rassemblées à Barcelone pour réclamer une plus grande autonomie de la Catalogne et pour protester contre une récente décision de justice interdisant à cette région espagnole de se qualifier de "Nation".
    Selon la police, 1.100.000 manifestants prenaient part au défilé. La Gran Via et le Paseo de Gracia étaient noirs de monde. Au dessus de la foule étaient brandis des drapeaux catalans et des banderoles proclamant "Nous sommes une Nation".
     Environ 1.400 organisations -partis politiques, syndicats, associations culturelles et commerciales- avaient appelé leurs membres à manifester, selon Daniel Jove, porte-parole des organisateurs.
    Le Figaro - 10 juillet 2010
     

  • Bettencourt: le dossier Florence Woerth a été saisi

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    Florence Woerth

    La police s'est emparée vendredi du dossier professionnel de l'épouse du ministre du Travail. Une saisie qui intervient après l'ouverture d'une troisième enquête préliminaire pour «blanchiment de fraude fiscale».

    Le dossier professionnel de Florence Woerth, épouse de l'actuel ministre du Travail Eric Woerth, a été saisi vendredi par la police dans les bureaux du gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, écrit samedi le Journal du dimanche. Une information confirmée dans la soirée par une source proche de l'enquête. La police s'est notamment emparée des bulletins de salaire de Florence Woerth, qui gagnait 180.000 euros par an, ainsi que des échanges de courriers entre la salariée et son patron. Ce dernier était ainsi mécontent de la voir également siéger au conseil d'administration d'Hermès. Les perquisitions à la société de Patrice de Maistre, située à Neuilly, ont duré toute la journée de vendredi.

    Florence Woerth a démissionné fin juin de la société de Patrice de Maistre, Clymène, qui gère les actifs de l'héritière de L'Oréal, la troisième fortune de France et 17e fortune mondiale avec 17 milliards d'euros. Elle y avait été embauchée fin 2007 à l'époque où Eric Woerth était ministre du Budget. Quelques semaines plus tard, ce dernier remettait la Légion d'honneur à Patrice de Maistre. Au-delà des accusations de conflit d'intérêts, l'ex-ministre du Budget est soupçonné dans cette affaire de n'avoir lancé aucun contrôle de la milliardaire, alors que Bercy aurait reçu début 2009 des éléments dévoilant des opérations d'évasion fiscale de Liliane Bettencourt.

    Sur les enregistrements clandestins de conversations privées de l'héritière de L'Oréal, Patrice de Maistre affirme notamment avoir embauché Florence Woerth à la demande de son mari : «J'avoue que quand je l'ai fait, son mari était ministre. Il m'a demandé de le faire. Je l'ai fait pour lui faire plaisir».

     

    Une troisième enquête préliminaire

     

    La saisie du dossier Florence Woerth intervient alors que le parquet de Nanterre vient d'ouvrir une troisième enquête préliminaire de police pour «blanchiment de fraude fiscale». Cette denière visera notamment les pratiques d'évasion fiscale évoquées sur les enregistrements. Sur ces bandes, Patrice de Maistre parle ainsi de transférer les avoirs suisses vers Singapour ou l'Uruguay. L'existence de l'île d'Arros aux Seychelles, acquise un temps par Liliane Bettencourt via le Liechtenstein, est également abordée au cours de ces conversations.

    Deux autres enquêtes préliminaires ont été ouvertes sur cette affaire, dont une sur les supposées remises d'argent à des hommes politiques par Liliane Bettencourt et son mari André, ancien élu et ministre de droite décédé fin 2007. En cause notamment : un versement présumé de 150.000 euros à Eric Woerth, trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, évoqué jeudi devant la police par Claire Thibout, ex-comptable de la milliardaire.

    Cette dernière a par ailleurs expliqué qu'elle était chargée de retirer en espèces de fortes sommes destinées à des hommes politiques, sans avoir vu directement les remises de fonds, a rapporté le parquet. Chantal Trovel, ancienne secrétaire particulière d'André Bettencourt, le défunt mari de l'héritière de L'Oréal, a confirmé ce point aux policiers jeudi lors d'un interrogatoire, selon son avocat, Me Antoine Gillot. Et le conseil de préciser : «Elle a confirmé que des enveloppes d'argent étaient remises à des hommes politiques et que tout le monde le savait dans la maison Bettencourt».

    Le Figaro - 10 juillet 2010