Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Scandaleux! Ils tuent un homme et sont remis en liberté!

     

    Roger Correia avait 57 ans. Il vivait avec son épouse et son fils dans une rue tranquille d’un petit lotissement situé à la sortie de Bar-sur-Aube où la vitesse est limitée à 30 km/h.

    Dimanche dernier,  Roger Correia était devant chez lui, disant au revoir à des membres de sa familles. Une voiture passe, « comme une flèche ». L’homme leur crie « C’est une zone à 30 ici, on roule à 30 ! »

    Que n’a-t-il fait ! Le véhicule fait marche arrière, les trois occupants en descendent et prennent à partie Roger Correia et sa famille. Quand la police arrive, le père de famille qui a été roué de coups est à terre, il décèdera à l’hôpital.

    Entre-temps, les trois occupants de la voiture, âgés de 25 à 30 ans et « issus de l’immigration », sont arrêtés et placés en garde à vue.

    L’Est-Éclair de ce jour nous apprend que « Les trois hommes interpellés après avoir frappé à mort un père de famille de 57 ans, dimanche, ont été entendus au tribunal et laissés libres » ! Y compris celui « qui serait le plus impliqué d’après les sources proches du dossier ayant été mis en examen pour coups mortels et violence en réunion », et qui répond au doux nom d’ Ibrahim Genc…

    Et le quotidien de rendre compte de certains détails sur le comportement des meurtriers : «  « C’est lui qui nous a cherchés ! », tempêtait, mardi, un des trois passagers du véhicule, entouré d’un groupe de copains sur les marches du tribunal. Il ruminait à voix haute, se plaignant de ne pas avoir « bouffé » pendant deux jours en garde à vue, fulminant contre les « keufs ». Et, au centre des allées et venues devant le palais de justice, il s’en prenait haut et fort à la mémoire de la victime en termes injurieux. »

  • Le sauvetage de l'euro nous mène tout droit à un scénario à la grecque

     

    Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National

    La multiplication des plans de « sauvetage » de la zone euro est en train de précipiter la France dans la spirale infernale de la dette, en témoigne le nouvel alourdissement du déficit de l’Etat en mai. Par idéologie, Nicolas Sarkozy, le président de la dette (+ 400 milliards depuis le début du quinquennat !), continue de plomber les finances nationales.

    Depuis 2010, notre pays a déjà versé près de 9 milliards d’euros à la Grèce. Les deux derniers versements à ce pays, effectués en janvier et en mars 2011, expliquent en large partie l’augmentation du déficit de l’Etat, porté à 68,4 milliards d’euros fin mai, soit davantage qu’en 2010, année déjà catastrophique.

    Il est grand temps que Nicolas Sarkozy s’interroge sur la politique de sauvetage « à tout prix » de l’euro qu’il impose aux Français avec la complicité du PS, sans vote ni débat.

    Les plans de sauvetage qui se succèdent depuis des mois, à destination de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal, de l’Espagne demain, ne servent à rien. Ils sont sans fin, et ne font qu’aggraver la situation économique et sociale de ces pays en les plongeant dans la récession, la dette et le chaos social. Nous avons suffisamment de difficultés en France, de misère et de chômage, pour exiger que l’argent des Français aille aux Français, plutôt qu’à des banques et à des créanciers internationaux.

    Marine Le Pen, Présidente du Front National, juge parfaitement irresponsable la politique du gouvernement Sarkozy, soutenue par le PS, qui enferme la France dans le cercueil de l’hyper-endettement. Nos enfants et nos petits-enfants n’ont pas à payer les choix absurdes de nos dirigeants !

    La crise de la zone euro doit être traitée d’une toute autre façon, juste et efficace : cessons de déverser pour rien des dizaines de milliards dans un trou sans fond, et prenons le problème à la racine : l’euro.

    Soyons pragmatiques, acceptons la fin de l’expérience désastreuse de l’euro et rendons-nous à l’évidence : cette monnaie est vouée à disparaître. Nous ferions mieux d’anticiper cette disparition, et de préparer dans le bien de tous une transition en douceur, plutôt que de nous acharner à sauver la monnaie unique et de creuser nos dettes.

  • Air France: repas 100% halal pour le personnel salarié

     

    Un tract syndical distribué aux salariés d’Air France dénonce un véritable « apartheid religieux » dans les cantines du personnel à Orly (91) et à Roissy Charles De Gaulle (95). Selon le document « la restauration serait 100 % halal au T2F et le T2E serait réservé aux autres ».

    Le tout avec l’accord de la CGT, le syndicat majoritaire, qui a expliqué de manière « agressive » que servir des repas halal « ne gênerait pas les non musulmans, qui ne le savent pas, car cela ne change pas le goût ».

    Pour d’autres, il s’agit d’une violation de la laïcité et une dérive communautariste dangereuse qui pourrait s’avérer, à terme, « une vraie bombe à retardement » !

  • Marseille: une vingtaine de jeunes attaquent un train de marchandises après avoir bloqué un TER

    Spectaculaire attaque de train la nuit dernière, à Marseille. Après avoir bloqué les voies à l'aide de caddies et de poutres métalliques, une vingtaine de jeunes encagoulés et armés de barres de fer ont pillé un wagon de marchandises. Selon une information d'Europe 1, le convoi transportait des céréales et des meubles. Montant du butin : inconnu ce matin.

     

    "On croyait ces attaques d'un autre âge désormais révolues après la mise en place de mesures de sécurité. C'est presque le retour au temps des diligences attaquées". David-Olivier Reverdy, représentant du syndicat de police Alliance, n'y croit toujours pas! Et pourtant, la nuit dernière, à Marseille, une vingtaine de jeunes des quartiers nord de la ville ont bien interprété une scène digne d'un western spaghetti. 

    Des chariots et des poutres métalliques
    Il est 21 h, à hauteur de la cité sensible du Ruisseau Mirabeau. Le TER reliant Marseille à Miramas via la Côte Bleue percute un caddie qui avait été déposé sur la voie. D'autres chariots et des poutres métalliques composent se barrage artisanal. Le choc est brutal. La locomotive est suffisamment endommagée pour empêcher tout nouveau départ. Les 26 passagers se retrouvent bloqués et peuvent voir par la fenêtre "des individus encagoulés le long des voies" rapporte la SNCF. Ils seraient une vingtaine.


    Ils bloquent un train pour en piller un autre
    L'angoisse parcourt le wagon mais visiblement les malfaiteurs ont autre chose en tête. Ces voies sont également utilisées pour le transport de fret. Et justement, quelques minutes après le premier impact, un train de marchandises se présente sur la voie. C'est ce second convoi qui est en fait visé. Selon une information d'Europe 1, il transporte des céréales et des meubles. Plusieurs wagons sont ouverts et des cartons dérobés. Le préjudice exact devrait être déterminé en cours de matinée.

     
    La police arrive trop tard
    La police a été prévenue dès le début de ce spectaculaire braquage de train. Quand les agents sont arrivés sur place, ils n'ont pu que constater les dégâts. Pas une interpellation. Même pas une trace des malfaiteurs.

     Et les passagers ? Les 26 voyageurs ont dû cheminer le long des voies sur 500 m jusqu'à un passage à niveau où ils ont été pris en charge par des taxis, une opération qui a duré une heure et demie. Mais personne n'a été blessé.

    Source Le Télégramme - 08/07/11

  • Le bon chasseur et son amie Juliette

    sipa_rex40112083_000032.jpg Juliette sanglier.jpg

    Juliette - (Cliquez sur la photo)

    Les histoires d'amour ne finissent pas toujours mal. C'est le cas de l'épisode romanesque entre Jean-Claude et Juliette. Un homme et un animal. Un ancien chasseur et une laie. 

    Elle est "heureuse"

    Il y a trois ans, Jean-Claude Martin recueille une «sanglier femelle», qui était tombée dans un trou. Il est ému par ce petit marcassin promis à une mort certaine. Le coup de foudre est alors immédiat. Encore bébé, et pesant à peine 800 grammes, Juliette, comme il l'a prénommé, était incapable de s'en sortir toute seule. L'ancien chasseur adopte la bête et la nourrit au biberon. Il la laisse vivre en propriété, et tant pis pour les usages.

    Aujourd'hui, la laie pèse plus de 100 kilos et vit dans un enclos. Jean-Claude a bel et bien rangé le fusil, et Juliette est devenue son animal de compagnie, une bête qui ne le quitte plus. « Elle me suit partout, c'est une petite femelle qui joue au ballon, elle a sa place dans la maison avec le chien » assure l'ancien chasseur qui ajoute : « Nous vivons ensemble en quelque sorte. Tous les matins, je lui donne des madeleines, deux ou trois sucres, deux pommes et le soir je lui donne de l'herbe ». Pour l'homme, aucun doute, Juliette est « heureuse ».

    Le préfet doit autoriser son client à détenir la laie

    Sauf que les autorités voulaient les séparer. Les ennuis de l'animal sauvage avaient commencé en 2010, lorsque des gardes de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage l'avaient verbalisé avant de transmettre le dossier à la justice.

    Fort heureusement, dans cette histoire originale et touchante, le tribunal correctionnel de Valence a finalement relaxé vendredi ce chasseur repenti, poursuivi pour détention d'animal sauvage. « Jean-Claude Martin est soulagé car il avait lié un lien affectif très fort avec sa laie qui aurait été vouée à une mort certaine si elle lui avait été retirée ». Le préfet de la Drôme doit désormais autoriser son client à détenir la laie. 

    Mais l'animal devrait, selon toute vraisemblance, rester avec son maître. Les deux êtres pourront continuer leurs balades. Dans la forêt et dans la vie. Et Juliette, la mascotte du village, pourra continuer à donner de l'affection à la personne qui lui a sauvé la vie. L'amour est sans limite. Dans un sketch des inconnus, il y a une vingtaine d'années, le trio d'humoristes parodiait les bons et les mauvais chasseurs. Il y a également ceux qui possèdent un grand coeur.

    Source France-Soir - 08/07/11

  • La veille de son arrestation, DSK aurait invité séparément deux employées du Sofitel dans sa suite

    dsk_frotte_main.jpg

    (Cliquez sur la photo)

    La nuit précédant son arrestation pour crimes sexuels, Dominique Strauss-Kahn aurait invité, séparément, deux employées féminines du Sofitel de New York à le rejoindre dans la désormais célèbre suite 2806.

    Une autre inconnue serait montée dans sa chambre
    De nouveaux témoignages semblent confirmer l'appétit sexuel vorace de Dominique Strauss-Kahn. Deux employées de l'hôtel Sofitel de Manhattan auraient, selon le New York Times, affirmé à la police avoir été invitées, séparément, par l'occupant de la chambre 2806 à venir dans sa suite, ce qu'elles auraient refusé de faire.

    Les deux femmes auraient tour à tour décliné l'invitation du Français. Le quotidien mentionne également qu'une caméra de vidéosurveillance a filmé cette même nuit du 13 au 14 mai M. Strauss-Kahn monter dans un ascenseur vers 1h20 avec une femme qui ne travaillait pas à l'hôtel. Cette inconnue a pu être identifiée mais selon le New York Times qui cite une source policière, elle aurait refusé de répondre aux questions des enquêteurs sur le but de sa visite.

    Au petit matin, l'économiste était vraisemblablement seul dans sa chambre puisqu'à 9h24, il n'a commandé qu'un seul petit-déjeuner...

    Le procureur souhaite poursuivre l'enquête
    Il y a une semaine jour pour jour, après la libération sur parole de l'ancien directeur du FMI, de nombreux spécialistes misaient sur un non-lieu rapide, mais la rencontre de mercredi entre les avocats de la défense et le procureur n'a rien donné. Pire, Cyrus Vance espèrerait finalement poursuivre ses investigations. Selon une source proche du dossier, il aimerait disposer de deux ou trois semaines supplémentaires pour enquêter et ainsi tenter de re-crédibiliser le témoignage de la plaignante.

    L'épilogue de la première affaire DSK pourrait donc se faire attendre alors que la deuxième affaire, française cette fois, est désormais lancée avec l'ouverture par le parquet de Paris d'une enquête préliminaire sur la plainte pour tentative de viol déposée par Tristane Banon.

    Source News 352 - 08/07/11

  • A Roissy, des pro-palestiniens interdits d'embarquement pour Tel Aviv

    http://www.leparisien.fr/international/a-roissy-des-pro-palestiniens-interdits-d-embarquement-pour-tel-aviv-07-07-2011-1524493.php

    07/07/11

  • Et si la défense de DSK s'effondrait?

    La femme de chambre a été pilonnée considérant que son témoignage était devenu caduc parce qu'elle avait menti. Toute cette attaque repose sur deux choses : ses mensonges révélés par une lettre du procureur Vance publiée par le New York Time et des informations connexes (prostituée, différend tarifaire) par, entre autres le New York Post. Les mensonges avérés prennent le pas sur tout le reste et au moins deux points : les éléments médico-légaux et la permanence de ses déclarations sur le fait lui-même. Surtout il faut tenir compte du coup de théâtre que les analyses des clés magnétiques confirmeraient la version initiale de la femme de chambre et crédibiliserait fortement son témoignage d'agression !

     Si les mensonges de l'une doivent entrer en ligne de compte pour son accusation, alors les mensonges de l'autre aussi. Ce qui est tout à fait extraordinaire dans cette histoire c'est que l'énorme mensonge de la défense de DSK dans les premières heures n'existe plus. Lui aurait donc le droit de mentir sans que cela ne change rien à sa crédibilité. Aucun journal, aucun article, ni même le procureur, ne reprend ce mensonge pourtant énorme.

    Ce qui est tout à fait extraordinaire aussi, c'est qu'au début de l'affaire, les journaux et les conversations étaient pleines de ce mensonge. Les complotistes, les défenseurs de DSK nous clamaient que c'était impossible car les horaires ne collaient pas. Souvenez-vous en. DSK n'était plus là quand cette histoire s'était passée. Si vous ne vous en souvenez pas, ce serait que vous ne lisiez pas Internet car c'était un des points primordiaux débattus avec rage. Tout devait prouver que DSK au moment des faits ne pouvait l'avoir fait car il avait un alibi. Les caméras, le déjeuner avec sa fille, son heure de départ, tout devait prouver qu'il n'y était pas. Tous ceux qui m'attaquent quand je veux que tout soit mis dans les deux plateaux de la balance m'accusent évidemment de vouloir charger DSK, parce que eux ne veulent peut-être pas charger la femme de chambre y compris au risque de déformer les lettres, les conversations enregistrées et occulter le mensonge de DSK, et pas qu'un petit, un énorme.

    La défense de DSK dans les premières heures, avant que les tests ADN ne disent le contraire, était donc que DSK n'avait pu avoir fait quoi que ce fût parce qu'il n'était pas là. Il n'avait même pas rencontré cette femme de chambre au moment des faits. Jusqu'au soir du 16 mai la défense, le mensonge donc, de DSK était celle-ci (RMC) :  : EXCLUSIF - L'alibi de DSK pour s'innocenter


    Selon des informations exclusives RMC, les avocats de DSK auraient reconstitué son emploi du temps. Il aurait quitté l'hôtel avant l'heure supposée de l'agression de la femme de chambre. La défense s'apprêterait à fournir des preuves.

    Selon nos informations ce lundi matin, les avocats de DSK auraient reconstitué son emploi du temps. Il aurait quitté l’hôtel vers midi, soit une heure avant l’heure de l’agression supposée de la femme de chambre. Il aurait à ce moment-là demandé sa note et rendu les clefs à la réception. D'après Le Monde, Dominique Strauss-Kahn aurait en fait son check-out de l'hôtel entre 12h28 et 12h38, et les policiers new-yorkais ont ramené l'heure de la présumée agression à 12h, et non plus 13h. […]

    Une femme peu séduisante...

    Autre information RMC, la défense se penche sur la personnalité et la vie de la victime présumée pour tenter de prouver qu’elle aurait eu un intérêt matériel à se présenter en tant que telle. Les avocats auraient été surpris, lors de la comparution, de voir arriver une jeune femme très peu séduisante. Encore une fois il s’agit de la version de la défense.

     La toute première défense de DSK a donc été de fournir un alibi voulant prouver par là qu'il n'était pas là au moment des faits. Le revirement n'a eu lieu que devant les faits : les traces d'ADN. Cette défense est bien évidemment contradictoire avec la seconde version de "relation consentie". Ainsi en est-il que ce mensonge devient quantité négligeable, ou disparaît de la circulation, ne rend pas le témoignage de DSK douteux. C'est pour le moins assez étonnant pour ne pas dire complètement injuste. On ne cesse de répéter qu'aux USA le mensonge est un quasi péché capital, celui de DSK n'est plus rien. Disparu.

    A ce mensonge oublié et pourtant primordial s'ajoute deux autres points qu'il serait bon de regarder de plus près. Aux mensonges révélés et avérés de la femme de chambre se sont ajoutés d'autres accusations dont une qui est de façon assez ambiguë un élément de défense de DSK qui serait que cette dernière seraient une prostituée. C'est le New York Post qui l'a annoncé avec comme source des enquêteurs de la défense de DSK. Le NouvelsObs : Benjamin Brafman et William Taylor, sans nier une relation sexuelle entre DSK et la femme de chambre, affirment "qu'il n'a pas été question d'argent".Les avocats américains de Dominique Strauss-Kahn ont démenti dimanche 3 juillet toute relation tarifée entre leur client et la femme de chambre du Sofitel qui l'accuse d'agression sexuelle, dénonçant les informations du tabloïd New York Post.


    Le quotidien new-yorkais affirme dimanche que l'accusatrice de 32 ans, dont la loi américaine interdit de révéler l'identité, se livrait "régulièrement" à la prostitution et que l'ancien directeur général du FMI "avait refusé de la payer" après leur relation sexuelle le 14 mai dans la suite 2806 du Sofitel.

    "Pas de dispute"

    Elle était "bien au courant de son statut de VIP" et comptait bien en tirer profit, selon le tabloïd, citant une source non-identifiée proche de la défense de DSK.

    L'équipe d'avocats de DSK, emmenée par Benjamin Brafman et William Taylor, a fermement démenti ces allégations.

    "Il n'y a pas eu de dispute entre les parties parce qu'il n'a pas été question d'argent", déclarent les avocats dans un communiqué.

     Le New York Post aurait-il donc menti ? Il faut prendre cet élément très au sérieux, je veux dire la déclaration des avocats comme quoi il n'y a pas eu de dispute parce qu'il n'a pas été question d'argent. Toutes les explications peuvent être entendues. Il y a pu y avoir relation sexuelle consentie. Cependant cette petite information a de lourdes conséquences. Tout d'abord, vous souvenez, ce qui en avait choqué plus d'un, les avocats de DSK avaient dit que la femme de chambre était si peu séduisante que cela les avait surpris. Ceci voulait dire que DSK n'avait, lui si beau et à la musculature d'Apollon, aucune raison de s'intéresser à un laideron. Il faudra alors nous expliquer pourquoi il a eu, alors, une relation sexuelle avec elle. Il faudra nous expliquer pourquoi, si n'était pas question d'argent et si elle était une prostituée, elle a accepté de faire une fellation. En effet pour quelles raisons objectives l'a-t-elle fait et consentante ? Serait-elle une fanatique de DSK ? Serait-elle une droguée de la fellation ? Cette information de relation consentie sans question d'argent met par terre, au moins, en partie la défense de DSK. Soit elle est une prostituée et on comprend son geste consenti et elle demande de l'argent, soit il n'y a pas de demande d'argent et alors la relation consentie devient de plus en plus problématique, soit il y a eu demande et c'est un mensonge de DSK, et si elle est prostituée c'est punissable par la loi. Si c'est un piège, alors il faudrait qu'elle soit extra-lucide car c'est un miracle que DSK soit arrêté avant son départ. La plainte ayant été déposée peu de temps avant son départ, si DSK n'oublie pas son portable - oubli dont les complotistes niaient la réalité qui pourtant fut reconnu par DSK lui-même et ses avocats et qui avait été réellement oublié au Sofitel - , jamais il n'est arrêté. Ce petit détail qu'oublient nombre de complotistes et de défenseurs du piège. Du moins pour la partie arrestation aux USA. Sans cette chance (dans le sens de la possibilité de l'arrêter), jamais DSK n'aurait pu être appréhendé sur le sol américain.

    Ce qu'il faut ajouter aussi c'est que cette dénégation des avocats du rapport tarifé met en cause les autres informations du New York Post puisqu'elles viennent des mêmes sources : les enquêteurs de la défense de DSK.

    Il est apparu que les faits matériels, médico-légaux, ne prenaient plus aucune importance aux yeux des journalistes. Le sperme sur les murs et au sol. S'ils sont incontestables et sans explication valable pour une relation consentie, deviennent alors trafiqués. Sinon c'est qu'ils entrent dans la constitution de preuves pour un piège. Pourquoi pas ? Mais alors pourquoi, s'il y a volonté de piège, ne pas avoir immédiatement appelé le service de sécurité, porté plainte dans la minute et tenter de faire arrêter dans l'heure DSK ? Certes on peut dire qu'elle est très subtile, qu'elle préfère jouer la comédie, attendre qu'on la trouve pour rendre crédible sa version. Elle voudrait donc laisser du temps à DSK pour s'échapper. Etrange, non ? Si la déstabilisation à la suite d'une agression peut expliquer l'irrationalité des gestes, la combine, elle, doit être beaucoup plus rationnelle. Ensuite il est sans doute préférable de faire du chantage - si c'est pour son intérêt personnel - que de porter plainte avec tous les aléas que cela représente. Il y a aussi un autre témoignage que l'on oublie. Il s'agit de celui du garçon d'étage qui a déclaré que la chambre était vide. Elle n'est donc pas entrée sachant DSK dans la chambre mais parce qu'elle la croyait vide. Ou alors il faut supposer que ce garçon est complice avec la femme de chambre et qu'il a témoigné en mentant lui aussi. Si cette version est la vraie, il ne peut plus y avoir de piège. Reste la prostituée qui profite de l'aubaine, mais là cela coince avec la défense de DSK qui nie toute demande d'argent. Il ne reste plus que la seule hypothèse si c'est consentie que le charme de DSK est tel qu'il se fait faire une fellation par une femme qui est laide. Sans doute pour faire oublier sa laideur, sans doute car c'est un privilège immense de faire une fellation à un des hommes les plus puissants de la planète.

    Mais alors cela pose le problème des preuves médico-légales : le sperme sur les murs et au sol, les ecchymoses constatées par l'hôpital au vagin, la déchirure d'un tendon de l'épaule, le collant déchiré. On peut dire que tout cela a été fait a posteriori pour accréditer la thèse de la vengeance ou du piège ou de la tentative d'extorsion de fond, mais cela ne va pas avec l'affirmation du garçon d'étage. Admettons qu'elle se soit violentée elle-même (assez difficile pour le tendon), acceptons qu'elle ait gardé en bouche le sperme pour plus tard, des minutes plus tard venir le recracher - car jamais la défense de DSK n'a dit que DSK avait vu cette femme cracher le sperme quand il était là (ce point n'a en tout cas, à ma connaissance pas été révélé dans la presse) - là où la police l'a trouvé. Tout est possible, mais peu crédible. Cela ne colle bien évidemment pas avec une préméditation. Et il faudrait qu'elle soit d'un machiavélisme olympique en plus. Pourquoi pas ? Il reste enfin un détail. Celui du sperme sur son uniforme. Le Sofitel n'est pas un bouge de quartier et je suppose - il faudra demander à BHL - que les femmes de chambre doivent être impeccables. Je suppose aussi que ce doit être dans la culture de l'entreprise et qu'une femme de chambre négligée ne fait pas faire de vieux os dans cet hôtel et ne peut pas y être restée trois ans. Elle accepterait donc une relation volontairement, éblouie par DSK, et il y aurait du sperme sur son uniforme qu'elle n'aurait pas protégé. Elle aurait alors volontairement accepté que son uniforme soit taché au risque que cette tache se voit et qu'elle soit négligée. Si en revanche elle n'est pas consentie et faite par violence, cela devient plus crédible.

    Pourquoi donc le mensonge énorme de DSK n'est-il pas aussi important que les mensonges de la femme de chambre ? Pourquoi ce mensonge ne rend-il pas moins crédible son affirmation de relation consentie ? Pourquoi y a-t-il contradiction entre les affirmations des avocats de DSK et les déclarations du New York Post ? Pourquoi cette dénégation des avocats de demande d'argent ne mettrait-elle pas en doute les autres informations du NYP ? Comment alors expliquer toutes les contradictions entre cette version consentie sans demande d'argent et tout le reste, notamment pour quelle raison elle aurait accepté.

    Comment expliquer un piège quand le garçon d'étage lui dit que la chambre est vide, quand sans l'oubli du téléphone DSK n'aurait pas été pas arrêté à temps, quand il faudrait garder en bouche le sperme pendant toute la durée du nettoyage d'une chambre tout en faisant un travail physique ? DSK l'a-t-il vu cracher ou non ? Mais voici une petite bombe: les cartes mangnétiques accréditent totalement la thèse de la femme de chambre. Elle n'a donc pas menti sur ce point ! Le Figaro : Or, selon les informations du Figaro, l’analyse des cartes magnétiques de l’hôtel apportent des précisions sur la chronologie de cette fin de matinée du 14 mai. Elle accrédite le récit initial de la Guinéenne.

    Voici le déroulement des faits tel que l’ont reconstitué au Figaro des sources new-yorkaises.

    Les expertises des cartes magnétiques donnant accès aux chambres montrent que l’employée ne serait pas allée faire le ménage dans une autre chambre avant de déclarer l’agression, comme le laissait entendre la dernière version. D’après les relevés de ces cartes, saisis dans les ordinateurs de l’hôtel, la femme de chambre a nettoyé la suite 2820, au 28ème étage, avant d’entrer dans la suite 2806, au même étage, à 12h06. Elle croise alors un employé du room service qui lui indique que la voie est libre.

    Puis, après 12h26, la clé magnétique de l’employée ouvre successivement la suite 2820 - pendant une minute au plus - puis la 2806. Le scénario serait donc le suivant : Nafissatou Diallo, après avoir quitté précipitamment la suite occupée par DSK, se réfugie dans la chambre 2820 qu’elle sait inoccupée, avant d’être trouvée par la responsable de son étage. Sa supérieure hiérarchique la conduit alors dans la 2806 pour qu’elle lui explique ce qui vient de se produire et qu’elle reprenne ses esprits. Telle est la version donnée d’emblée aux enquêteurs par la responsable d’étage du Sofitel et par Nafissatou Diallo. Mais la confirmation par les cartes magnétiques n’est parvenue que tardivement à l’accusation. Selon le site Daily Beast, ce n’est que vendredi que le procureur Cyrus Vance a reçu les résultats des expertises. Mais il avait alors déjà rendu publics ses doutes sur la crédibilité de la femme de chambre… A l’origine, seules les données sur les passages dans la suite 2806 avaient été expertisées, a confié au Figaro une source proche de l’enquête.

    Il est très facile de dire que je n'écris qu'à charge contre DSK. Et pourtant à aucun moment les mensonges de la femme de chambre ne sont occultés ni niés, ni dans cet article ni dans le précédent. En revanche le mensonge de DSK, lui est nié par certains, les contradictions de la défense de DSK n'ont strictement aucune importance pour eux. Il est nécessaire de rétablir les plateaux de la balance et ne pas oublier ce qui est connu depuis le début de cette histoire. Pourquoi a-t-il donc tenté au début une défense par alibi voulant prouver qu'il n'était pas là si tout était clair et facilement explicable ? A ce jour nous n'avons pas de réponse à cette question, et pis ce mensonge a disparu de la circulation. Et pourtant il peut y avoir une explication qui tienne la route. Pourquoi pas ? Il peut y avoir des explications qui nous disent pourquoi toutes ces contradictions dans la défense de DSK. J'en vois une : une relation tarifée c'est aussi la prison ou au moins une condamnation. Vaut mieux décrédibiliser suffisamment la femme de chambre pour que le procureur abandonne toutes poursuites afin d'éviter une négociation qui imposerait la reconnaissance de la prostitution - ici par opportunité - et donc peut-être de la prison. A cela pourrait s'ajouter la violence du refus de payer - violence aussi susceptible de condamnation - et la vengeance comme le dit le NYP. Mais cela est contredit par les avocats de DSK. Mis à part cette seule explication qui se tient - avec cependant des problèmes avec les preuves médico-légales, mais pas incompatibles et aussi le problème du sperme gardé dans la bouche alors qu'il a bien fallu que la femme de chambre demande son dû - , tout le reste pour moi est peu crédible. Il y a des mensonges des deux côtés, il y a des contradictions des deux côtés, mais on ne relève que peu les uns au détriments des autres. Une hypothèse crédible est qu'il y aurait eu une agression, qu'ensuite la plainte ayant été déposée la femme de chambre devant le tel emballement médiatique, se posant la question du maintien de sa plainte y a vu une opportunité financière. Cette hypothèse répond à de nombreuses questions : les incohérences de DSK, l'appel téléphonique qui - ce que l'on occulte aujourd'hui - est aussi pour demander conseil puis de déclarer que DSK est riche et que donc elle sait ce qu'elle fait en maintenant sa plainte, et correspond à l'ambivalence potentielle de la femme de chambre à la fois perturbée par l'agression mais également - comme il ressort de sa fausse déclaration fiscale et de rémunération pour dans les deux cas en retirer un bénéfice - profiter de l'occasion pour toucher le pactole. Cette hypothèse est pour moi compatible avec tous les faits connus.

    Mais si on répond à toutes les questions que soulèvent le mensonge et les incohérence de DSK, il n'y a pas de problème pour que je change d'opinion qui est que DSK est un possible coupable, ce qui n'est en rien incompatible avec la présomption d'innocence, qui n'est d'évidence absolument pas accordée à la femme de chambre qui, elle,  est jugée, condamnée et fusillée. Cette possible culpabilité, cette hypothèse, n'est pas la culpabilité comme je l'ai toujours dit. Je n'ai fait et ne fais qu'être étonné des incohérences et mensonge qui aujourd'hui n'ont pas de réponses. Les anathèmes et insultes ne changeront rien aux faits.

    Si les mensonges, dont un aujourd'hui est remis en cause et un de plus importants, et les contradictions de la femme de chambre devaient faire s'effondrer l'accusation, alors le mensonge et les incohérences de DSK devraient faire s'effondrer sa défense.

    Source AGORA VOX - 05/07/11