Mardi, la commission judiciaire du Sénat a adopté à l'unanimité un texte autorisant l'inhalation d'azote sans oxygène comme méthode prioritaire d'exécution. Pour passer, la loi doit encore recevoir l'approbation du Sénat et de la Chambre des représentants dans leur intégralité, avant d'être soumise au vote des deux assemblées.

Les parlementaires souhaitent anticiper une éventuelle interdiction des injections létales par la Cour suprême des États-Unis, qui a décidé de se pencher sérieusement sur cette problématique "suite à une campagne très importante d'associations et de lobbys la jugeant inhumaine", éclaire Déborah Coeffier, journaliste à Libération.

L'Oklahoma deviendrait l'unique État américain à recourir prioritairement à un procédé introduit en 1924 puis progressivement abandonné aux USA à partir des années 70. Actuellement, seuls l'Arizona, la Californie, le Missouri et le Wyoming autorisent l'utilisation de la chambre à gaz, mais ne s'en sont plus servis depuis 1999, dans l'Arizona, rapporte Slate.

Mourir heureux?

La technique proposée présente toutefois une "nouveauté" : le condamné inhalerait de l'azote pur et non plus du cyanure d'hydrogène, considéré comme un poison. "Cette méthode n'a encore jamais été testée sur des humains, mais est utilisée pour l'euthanasie d'animaux" explique Déborah Coeffier.

"D'après les scientifiques, ce produit plonge l'individu dans une espèce d'euphorie. Il part alors complètement dans les vapes et meurt, disons, heureux. Mais cette affirmation est évidemment à prendre avec des pincettes."

La Cour suprême devrait rendre son verdict fin avril. (A.V.)