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  • Emmanuel serait bien le fils de Clara Rojas et d'un guerillero

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    Clara Rojas
     Le parquet général de Colombie a déclaré vendredi, sur la base de tests ADN, qu'il y avait "une très forte probabilité" que le garçonnet recueilli par une institution publique soit Emmanuel, l'enfant de Clara Rojas, otage de la guérilla des Farc depuis 2002.

    Il y a des "concordances", des "traits communs" qui montrent une "très forte probabilité" que l'enfant "appartienne à la famille Rojas", a déclaré le procureur général, Mario Iguaran, au cours d'une conférence de presse convoquée à Santa Marta (nord).

    "Sur le plan scientifique, on a observé que l'ADN de Juan David Gomez (nom que porte l'enfant recueilli par l'institution) a une compatibilité absolue avec celui de la famille de Mme Clara Gonzalez", la mère de Clara Rojas, a expliqué le procureur.

    Les tests ont été effectués en comparant des échantillons sanguins de l'enfant et d'autres prélevés sur la mère et un frère de Clara Rojas, qui se trouvaient ces derniers jours à Caracas où ils attendaient la libération promise de trois otages de la guérilla, dont le petit Emmanuel.

    "Ce que concluent les études scientifiques c'est qu'il y a une beaucoup plus forte probabilité que Juan David appartienne à la famille de Mme Clara Gonzalez plutôt qu'à une autre famille", a ajouté le procureur, précisant qu'il ne s'agissait toutefois que d'un test "préliminaire" qui sera vérifié en Europe.

    De son côté Fabrice Delloye, ex-mari d'Ingrid Betancourt, détenue depuis 2002 par les Farc, a estimé que la présence probable à Bogota d'Emmanuel est dans le contexte actuel "la seule bonne nouvelle".

    "L'accord humanitaire a pris un sale coup", a-t-il expliqué, en référence à l'échec de l'opération humanitaire visant à récupérer trois otages des Farc ainsi qu'à l'appel jeudi du chef de la guérilla marxiste, Manuel Marulanda, à une "offensive générale" en Colombie.

    Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) avaient promis le 18 décembre de libérer Clara Rojas, son fils Emmanuel né en captivité et l'ancienne parlementaire Consuelo Gonzalezas, et de les remettre au président vénézuélien Hugo Chavez ou à une personne qu'il aurait désignée.

    Mais l'opération a échoué et le président colombien Alvaro Uribe a affirmé qu'une des raisons était que les Farc ne détenaient plus le petit Emmanuel, né il y a trois ans et demi d'une relation consentante entre Mme Rojas et un guérillero.

    Les Farc avaient déclaré, dans un message rendu public lundi par le président vénézuélien Hugo Chavez, que les trois otages ne pouvaient pas être libérés en raison d'opérations de l'armée colombienne dans la zone où ils devaient être récupérés par une mission internationale aéroportée.
    Clara Rojas, l'assistante d'Ingrid Betancourt, aurait eu donc une liaison consentie avec un guerrillero des FARC... Les choses ne sont pas simples non plus côté otages... 

  • Une citation de Saint-Exupéry...

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    Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944)
    " La prosternation dégradante devant la médiocrité de l'individu, devant la bêtise ou l'ignorance."

  • Le Dakar est annulé en raison du terrorisme en Mauritanie

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    En Mauritanie, 10 janvier 2003
    Pour la première fois depuis sa création, en 1978, l'épreuve du Dakar a été annulée pour des raisons de sécurité, a annoncé, vendredi 4 janvier, Amaury Sport Organisation, organisatrice de l'épreuve. L'annulation avait été annoncée en fin de matinée par le site Internet de L'Equipe, propriété du groupe Amaury, puis par Daniel Bilalian, directeur des sports de France Télévisions, un des partenaires de la course.

    "Après différents échanges avec le gouvernement français – en particulier le ministère des affaires étrangères – et compte tenu de ses fermes recommandations, les organisateurs du Dakar ont pris la décision d'annuler l'édition 2008 du rallye", affirment les organisateurs, évoquant des "menaces directes lancées contre la course par des mouvances terroristes".

    "On en est à deux recommandations de prudence du gouvernement et je pense que la menace sur la traversée de la Mauritanie est bien réelle au-delà du brigandage qu'on a pu connaître dans les années précédentes, a confirmé M. Bilalian sur l'antenne d'Europe 1. Là, c'est effectivement une menace armée de groupes déterminés, voire kamikazes." 
     

    Vendredi matin, le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, avait fermement répété, sur RTL, la mise en garde des autorités françaises aux organisateurs de la course. Celle-ci intervenait après l'assassinat de quatre touristes français, le 24 décembre en Mauritanie, lors d'une attaque attribuée par les autorités à l'islamisme radical, et la mort de trois soldats mauritaniens le surlendemain, qui ont fait naître des craintes sur la sécurité des participants.

    La possibilité d'éliminer le passage des coureurs en Mauritanie n'a pas pu être retenue. Huit des quinze étapes de la course devaient s'y dérouler et le désert de dunes mauritanien était annoncé comme le sommet sportif de la course qui devait pénétrer dans le pays le 11 janvier pour n'en sortir que le 19, veille de l'arrivée. "Le Dakar sans la Mauritanie, ce n'est plus le Dakar", résumait à Lisbonne le motard David Casteu, 2e au classement général l'année passée.

    Par le passé, des ajustements du parcours avaient dû être adoptés pour des raisons de sécurité. En 2007, des menaces du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC, algérien) avaient contraint les organisateurs à annuler deux étapes, la boucle Néma-Tombouctou-Néma. En 2006 et 2000, des ponts aériens avaient été mis en place pour éviter le nord du Mali et le Niger. Mais c'est la première fois depuis la création du Dakar, en 1978, que l'épreuve doit être annulée.
    Un jour, on interdira le Tour de France pour les mêmes raisons...  Il ne restera  possible que leVendée Globe,  l'America's Cup...
  • Les vieux Français au cocotier!

    Selon les associations, la vie de 150.00 personnes âgées est menacée.

    Dossier réalisé par Isabelle Horlans et Virginie Belle, le vendredi 4 janvier 2008.

    Les établissements accueillants des personnes âgées et dépendantes avaient jusqu’à la fin de l’année pour signer un conventionnement avec l’Etat et le conseil général. 1.700 ont refusé, dénonçant des baisses budgétaires. Pendant ce temps, les malades souvent âgées et leurs familles attendaient l’annonce du plan Alzheimer.

    La convention tripartite s’établit entre l’Etat, le conseil général et l’établissement. Son principe : la négociation. L’objectif : médicaliser les maisons de retraite et améliorer la prise en charge des personnes âgées et dépendantes.

    Initiée depuis sept ans, elle devrait être signée par les 7.000 établissements accueillants des personnes âgées en France avant le 31 décembre 2007. Pourtant, ils sont 2.000 à ne pas l’avoir fait. 300 ne respectant pas le cahier des charges n’ont pas eu l’agrément. Les 1.700 autres ont refusé, dénonçant des baisses de budgets pouvant nuire au bon fonctionnement de leurs établissement.

     Pour Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées, « 150.000 personnes âgées sont menacées d’être moins bien traitées en ce début d’année car les budgets de certains établissements dans lesquels elles résident vont être autoritairement diminués », dénonce-t-il conjointement avec plusieurs associations spécialisées dans la prise en charge des personnes âgées. Du côté du ministère dy Travail et de la Solidarité, on se défend d’avoir amputé le budget des établissements. « C’est impossible ! » explique un conseiller technique de Valérie Létard, secrétaire d’Etat à la Solidarité. « Le but du conventionnement est d’augmenter les budgets pour améliorer la prise en charge. " 

    "En moyenne, ils ont augmenté de 40 % après avoir signé. 1.700 établissements n’ont pas signé, pour d’autres raisons, peut-être y a-t-il eu des incompréhensions entre les parties, des délais administratif trop long… Mais dans le pire des cas, les budgets seront stables. Aucune instruction n’a été donnée pour une baisse de budget. » Pour 2008, la hausse des moyens devrait permettre de créer 10.000 places supplémentaires. Concernant les 1.700 établissements qui n’ont rien signé, le ministère espère que tous l’auront paraphé d’ici la fin de l’année. « Leur crédit ne pourront évoluer qu’à cette condition », ajoute-t-il.
    Laurent Pédelaborde, directeur d’établissement dans le Pays basque, a pourtant bien vu son budget diminué de 186.000 euros… Pendant ce temps, les promesses non tenues du gouvernement étaient pointés du doigt  pour ne pas avoir respecté les délais du plan Alzheimer, attendu le 1er janvier. Hier, en fin d’après-midi, le porte-parole de Nicolas Sarközy, David Martinon, répondait à l’inquiétude des familles de malades en assurant que le Président sera « en situation d’annoncer les principales mesures du plan » Alzheimer dans « la deuxième quinzaine de janvier ». Les attentes concernant le grand âge suscitent dans la population beaucoup d’attente et l’espoir est grand de voir aboutir toutes les grandes mesures engagées depuis l’an dernier.
    "Liberté, égalité, fraternité"... la devise républicaine n'est pas respectée pour les "sous-chiens"! Salauds de vieux!
    (FRANCE-SOIR)

     

  • Les prioritaires de la loi DALO

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    Toufik

    Ils sont des milliers à déposer, en ce moment, leur dossier dans les préfectures ou les Caisses d'allocations familiales, dans le cadre de la toute nouvelle loi sur le droit au logement opposable. Leur but : obtenir enfin une habitation décente.

    Ils dorment dans un hôtel insalubre, squattent chez des amis ou mettent en péril leur santé dans un taudis privé. Tous rêvent d'un « chez-soi ». Tous misent sur la loi sur le droit au logement opposable (Dalo) entrée en vigueur le 1er janvier et qui doit leur garantir, dans un avenir proche, un toit décent.

    Depuis deux jours, préfectures et Caisses d'allocations familiales (CAF) de l'Hexagone voient affluer des milliers de mal-logés venus chercher le formulaire nécessaire pour monter un dossier. Nous en avons rencontré hier après-midi à la préfecture de Paris. La loi Dalo s'adresse, dans un premier temps, à six catégories prioritaires dont les personnes sans logement, menacées d'expulsion sans relogement ou celles logées dans des locaux impropres à l'habitation. Les premiers cas seront étudiés ces prochaines semaines, par des commissions mises en place dans chaque département. Si aucune solution n'est avancée, les demandeurs auront le droit de déposer un recours devant le tribunal administratif à partir du 1er décembre 2008. Les appartements, qui peuvent être proposés, relèvent du « contingent préfectoral », soit 60 000 disponibles pour... 600 000 candidats potentiels. Autant dire que la loi Dalo pourrait rester lettre morte sans une sortie de terre massive de HLM. Hier, la ministre du Logement Christine Boutin s'est dite prête à « utiliser tous les instruments à sa disposition », comme la réquisition, la préemption ou le recours au parc privé, « pour que le bug soit aussi petit que possible ».


    MALIKA vit dans un hôtel payé par l'Etat 4 712 € par mois


    Depuis un an, Malika, 39 ans, son mari, barman en CDI, et leurs quatre enfants, âgés de 3 ans et demi à 13 ans, prennent leurs quartiers dans trois chambres d'un hôtel touristique de Paris. « Cela coûte une fortune : 4 712 € par mois. Plus des trois quarts de cette somme sont pris en charge par l'Aide sociale à l'enfance de Paris.

    Il me reste à payer 1 163 €. Mais, avec les allocations logement, cela me revient à 400 €. C'est incroyable ce gâchis d'argent public. C'est pas de l'argent que je sors de ma poche, mais ça me fait quand même mal au coeur », témoigne celle qui ne veut pas que l'on reconnaisse en photo son visage parce que ses « gamins ont honte de leur sort ». Elle mise sur son dossier droit au logement opposable qu'elle est venue retirer hier après-midi. « En me proposant un logement à loyer modéré, c'est l'Etat qui ferait de sacrées économies et toute ma famille qui retrouverait un peu de confort. »

    TOUFIK, électricien de 39 ans, qui habite avec sa famille un logement insalubre

    Un logement HLM, il en a déjà un. Mais il le trouve exigu et dans un état qui laisse sérieusement à désirer. « Il fait 28 m 2 et se trouve dans le XIème arrondissement de Paris.

    Avec mes deux enfants de 4 et 9 ans, on n'a pas de place. En plus, c'est humide en hiver et il y a des moisissures. Or, mon fils est allergique », décrit Toufik, 39 ans, Français d'origine algérienne. En quête de changement depuis cinq ans, cet électricien qui « gagne bien sa vie » postule plus que jamais pour un « toit avec de l'espace ». « Un F3 bien au sec, ça ferait l'affaire. » Ahmed, 53 ans, lui, rêve d'un deux-pièces. Suite à une séparation, ce décorateur (1 800 € par mois) a quitté le domicile conjugal. Dans l'hôtel de Montreuil (Seine-Saint-Denis) où il a posé ses valises il y a un an, il ne peut « pas faire la cuisine » et recevoir dignement ses enfants âgées de 13 et 18 ans. Celui qui n'a « pas de dettes, paie chaque mois des impôts et, en trente ans, n'a jamais eu d'impayés de loyer » a écrit au maire de Paris et à celui du XXème pour les alerter sur sa situation. Sans suite concrète.


    SKANDERS, 30 ans, ingénieur au chômage


    Il est à la recherche d'un emploi, ingénieur en aéronautique fraîchement diplômé d'un master de l'Ecole nationale de l'aviation civile (Enac) de Toulouse. Elle, est, depuis un mois, vendeuse dans une boulangerie. Mariés depuis deux ans, Skanders, 30 ans, Algérien qui a une carte de résident, et Sandrine, 24 ans, fille d'une femme de ménage et d'un chauffeur-livreur, vivent chez la maman de monsieur dans le XIème arrondissement de Paris.

    « Ma mère se désespère. Sans elle, on serait à la rue. On est cinq dans 40 m 2 . On dort dans le salon, on n'a pas du tout d'intimité », résume Skanders, cravate et chaussures bien cirées. Trouver un toit dans le privé lui paraît, pour l'instant, mission impossible. « J'ai pas de boulot et pas de garant. Alors forcément, les propriétaires se méfient », regrette le érémiste bac + 6... Le couple espère entrer dans les critères du droit au logement opposable. « Bien sûr, il y a plus de demandes que d'offres. Mais, bon, faut être optimiste, on demande juste un F 2. »


    SAMIA, 35 ans, agent administratif, vit à 6 dans le deux-pièces de sa soeur


    A l'entrée de la préfecture où la devise républicaine « Liberté, égalité, fraternité » saute aux yeux, Samia, 35 ans, arrive avec un épais dossier de demandes de logement social dans son sac et un ventre très rond, enceinte de neuf mois. « Je peux accoucher d'une seconde à l'autre. Si je mets au monde mon garçon à la préfecture, peut-être qu'ils me trouveront enfin un toit », confie-t-elle, sans rire.

    Huit ans qu'elle attend désespérément un appartement. Pour l'heure, cette agente administrative dans un hôpital, en CDD, survit avec son fils de 13 ans chez sa soeur, dans un deux-pièces du XVIIIème arrondissement. « On est six. Mon enfant, qui est en 5ème , fait ses devoirs à la cuisine ou, quand c'est pas possible, au McDo. C'est pas facile pour se concentrer. » En 2006, la commission d'attribution des HLM lui a envoyé une réponse négative. « A la mairie, on m'a dit qu'il fallait patienter et renouveler ma demande. Mon frère, lui, m'a conseillé de les harceler et de ne pas perdre espoir ». La loi Dalo, c'est sa « dernière chance ». « Je suis sur le point de craquer."

    (Le Parisien 04.01.08)

    Il existe pour ceux qui n'ont pas la nationalité française une autre solution: le retour dans leur pays d'origine. Nul n'est obligé de "souffrir" en France dans un appartement jugé trop petit, insalubre, plein de moisissures...

  • Crime barbare dans l'Hérault

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    Une sexagénaire a été retrouvée morte mercredi matin, dans son appartement de Montagnac, un village de l'Hérault. Le corps de cette employée communale à la retraite était lardé de plusieurs dizaines de coups de couteau.

    «Une incroyable barbarie ». C'est l'expression qui vient naturellement à l'esprit des proches du dossier pour évoquer le calvaire qu'a subi Jacqueline Lagneau, dans la nuit de mardi à mercredi à son domicile dans le quartier historique de Montagnac (Hérault). Selon les premières constatations, cette grand-mère de 68 ans a reçu au moins trente coups de couteau.

    Son corps a littéralement été lacéré. Des examens complémentaires étaient en cours hier soir pour confirmer des soupçons d'agression sexuelle sur la victime.

    Le corps sans vie a été découvert mercredi 2 janvier vers 9 heures du matin par un proche accompagné du kinésithérapeute qui venait régulièrement à son domicile pour la soulager de douleurs aux jambes. La porte était fermée à clef et le petit studio avec terrasse situé rue de la Corderie ne portait pas de trace d'effraction. Hier, pendant toute la journée, les gendarmes de la section de recherche de Montpellier ont ratissé les vieilles rues de ce gros bourg en quête de témoignages sur le ou les visiteurs susceptibles d'avoir été aperçus en train de s'introduire dans l'appartement.


    A priori, mardi soir, Jacqueline était seule à son domicile. Elle vivait ici depuis quelques mois seulement après avoir déménagé de la maison qu'elle occupait précédemment dans la même commune. Bénéficiant juste d'une petite retraite d'employée communale, elle ne possédait ni fortune ni biens immobiliers.

    Elle partageait sa vie depuis une quinzaine d'années et la mort en 1990 de son mari avec Moktar, un ressortissant d'origine algérienne. « Pour ce geste, nous n'avons aucune explication. Ma mère menait une vie sans histoires. Elle se déplaçait difficilement, sortait rarement sauf pour faire ses courses. Elle nous semblait sous l'emprise psychologique de l'homme dont elle partageait la vie. Nous ne pouvions plus la rencontrer hors de sa présence à lui ou de son beau-fils. Il avait tout fait pour la couper de sa famille », estime Bruno Lagneau, un des fils de Jacqueline. En fait, la sexagénaire vivait depuis des années dans un contexte familial dégradé, encore aggravé par une bagarre entre Moktar et les fils de Jacqueline qui avait fini en novembre dernier devant le tribunal correctionnel de Béziers (Hérault). A priori, Moktar se trouvait en Algérie au moment où le meurtre a été perpétré et les gendarmes vérifient avec soin les emplois du temps de tous ses proches.

    Hier soir, aucune piste n'était mise en avant par les enquêteurs et personne ne parvenait à imaginer un mobile susceptible d'expliquer l'acharnement dont a été l'objet cette femme qui menait une vie paisible depuis bientôt trente ans à Montagnac.

     Entretien avec Nathalie Lagneau, une des filles de la victime:

    Quelle femme était votre mère ?

    Nathalie Lagneau. Maman était à la retraite. Avant, elle travaillait comme agent d'entretien à la mairie de Montagnac. Ma mère a eu cinq enfants et treize petits-enfants. Notre père, peintre en bâtiment, est mort en 1990. Plus tard, maman a eu un nouveau compagnon qui partageait son temps entre l'Algérie et Montagnac.

    Que faisait-elle de ses journées ?

    Vous savez, elle ne sortait pas beaucoup à cause de ses problèmes de santé. Elle avait du mal à se déplacer. Elle quittait juste sa maison pour ses courses. Chaque année en novembre, je l'emmenais à la fête foraine. Ma mère n'avait pas beaucoup de loisirs. C'était une personne douce, qui aimait bien plaisanter.


    Quand l'avez-vous vue pour la dernière fois ?

    Je suis passée la voir chez elle le 31 décembre. Ma mère était dans son canapé, on a joué avec ses trois chats, Pompon, Pompounette et Mickeytte. Je lui ai souhaité la bonne année et je suis partie vers 19 h 30. Elle était seule. Son compagnon était absent. On devait se revoir mercredi.

    Avez-vous une idée de ce qui a pu se passer ?

    Non. Mon frère Jean-Yves pense que c'est un crime crapuleux. Maman touchait la pension d'ancien combattant de notre père et sa petite retraite. Mais elle n'avait jamais d'argent chez elle. Je ne comprends pas qui a pu lui faire ça. Jean-Yves dit que les pompiers ont été très choqués en découvrant son corps. Maman ne méritait pas ça. J'espère qu'ils vont vite retrouver le criminel et qu'il va le payer cher.

    (Le Parisien 04.01.08)

  • La bague au doigt

    Pour son anniversaire (39 ans le 23 décembre) et comme cadeau de Noël, Nicolas Sarközy a offert à Carla Bruni-Tedeschi une bague splendide surmontée d'un diamant rose. Il l'a achetée, semble-t-il, chez Dior.

    Et Carla a offert pour Noël à son nouveau compagnon une montre suisse - de marque Patek Philippe- en or gris.

    (Source Le Parisien 03.01.08)

    Bling bling!

  • Les FARC reprennent l'offensive

    Le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), Manuel Marulanda, demande à ses troupes de "commencer à préparer les conditions d'une offensive générale" contre le gouvernement du président colombien Alvaro Uribe. Ce message de fin d'année, daté du 24 décembre, a été publié jeudi 3 janvier par l'Agence bolivarienne de presse (ABP), proche de la guérilla.

     


    "Il faut profiter de la crise générale que traverse le gouvernement et de la fatigue de certaines unités militaires", affirme le guérillero, âgé de 77 ans. Il juge nécessaire de mener "des actions armées sur les routes, dans les hameaux, les centres urbains, les villages et les casernes sans laisser de trêve à l'ennemi".

     

    Le fondateur de la guérilla, en rébellion contre les autorités depuis 1964, ne fait aucune allusion à l'opération humanitaire visant à remettre trois otages au président vénézuélien Hugo Chavez, qui a capoté en début de semaine, quand les FARC ont indiqué que des opérations de l'armée les empêchaient de libérer la collaboratrice d'Ingrid Betancourt Clara Rojas, son fils né en captivité et une ancienne députée.

    Mais il rappelle que les FARC demandent la démilitarisation des municipalités de Florida et Pradera, dans le sud du pays, afin d'organiser un échange entre plus d'une quarantaine d'otages, dont Ingrid Betancourt, et quelque 500 guérilleros emprisonnés. "Si le président Uribe avait fait procéder à un retrait militaire à Florida et Pradera, le problème aurait été réglé depuis des années. Et ainsi, personne n'aurait perdu, tout le monde aurait gagné", estime Manuel Marulanda. Le chef de l'Etat colombien s'est toujours opposé à une telle démilitarisation, estimant qu'elle permettrait à la guérilla d'étendre ses positions.

    (Le MONDE 04.01.08)

  • Montebourg écrit à son "ami" Kouchner...

    La perfidie de cette lettre et sa lucidité au vitriol n'est pas pour nous déplaire...

     Arnaud Montebourg affirme que Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, doit démissionner au plus vite du gouvernement, où il ne joue qu'un "tout petit rôle de figurant".

    Dans une "lettre à un ami perdu dans Disneyland" qui doit paraître jeudi dans Le Nouvel Observateur, Montebourg, s'adressant directement à Kouchner, juge que "la rupture de Nicolas Sarkozy dans laquelle tu as voulu jouer te laissera sur le carreau, en loques et seul au monde".

    Le député de Saône-et-Loire, qualifiant le ministre d'"ami", juge que la politique étrangère de Sarkozy "est l'exact contraire de tes valeurs et de tes choix".

    Pour Montebourg, "Sarkozy veut la photo avec tes ennemis historiques et moraux, et toi, il ne te reste qu'à tenir la chandelle". "Ce n'est pas toi le véritable ministre des Affaires étrangères, mais l'omnipotent patron de la cellule diplomatique de l'Elysée, Jean-David Levitte, qui fait nommer les ambassadeurs, construit les stratégies, représente le président et négocie dans ton dos", assène Montebourg. Ce qui est parfairment exact!

    "Jusqu'où l'humiliation devra-t-elle faire entrer son mauvais parfum dans la tête pour que tu réagisses enfin?", interroge-t-il encore. Pour lui, Kouchner joue un "tout petit rôle de figurant". Il ne voit qu'une "seule explication": "tu as un accord politique avec ton nouveau maître le président Sarkozy pour te faire accepter ce que ton amour-propre rend inacceptable".

    Pour lui, "ce ciment atlantiste qui t'unit à Sarkozy serait donc celui qui te maintient à flots dans cette pitoyable comédie, qui commence à Disneyland mais finit dans la tragédie d'une guerre incontrôlable, peut être mondiale". "Si c'est ce sinistre dessein qui te fait composer ainsi avec toi-même, je préfère te dire que tu ne t'en relèveras jamais", lance Montebourg qui conclut par: "Le mieux pour toi-même et pour la France serait que tu prépares ta sortie" et ta "lettre de démission".  Excellent conseil!

     

    (Source L'EXPRESS)

  • Des apparts pas chers pour les sénateurs...

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    Le 17 décembre 2007, au moment même où l'affaire de l'appartement du directeur de cabinet de Christine Boutin défraie la chronique, les présidents de groupe du Sénat reçoivent un fax de leur direction du budget. Cette note, dont LCI.fr s'est procuré une copie, indique "qu'un appartement ILN (immeuble à loyer normal, ndlr) attribué au Sénat par l'Office Public d'Aménagement et de Construction de Paris (OPAC), est libre actuellement". Il s'agit d'un deux pièces-cuisine de 52 m² situé boulevard Auguste Blanqui dans le 13e arrondissement de Paris et loué 707,18 euros par mois.
     
    On est certes loin des 190 mètres carrés de l'appartement du directeur de cabinet de la ministre du
    logement dans le très chic 5e arrondissement de Paris. Cependant, le loyer semble en dessous du prix du marché. Il est loué pour 13,60 euros du mètre carré contre, selon le site du PAP, une moyenne de 25 euros pour cet arrondissement avec un plus bas à 18 euros du m². Plusieurs sites d'agences immobilières louent des produits similaires en moyenne 300 euros plus cher. 
     
     
    Le document du Sénat invite les présidents de chaque groupe politique à faire circuler la note à tous les
    sénateurs qui devront, s'ils sont intéressés, se faire connaître auprès de la direction du budget du Sénat avant le samedi 19 janvier. "Il n'y vraiment pas de quoi fouetter un chat", estime une source proche du dossier au Sénat qui a requis l'anonymat. "En raison d'une participation à des investissements et d'une convention conclue en 1952", indique une note du Sénat diffusée ce jeudi à la suite de questions de journalistes semble-t-il un peu trop curieux, "l'Opac de Paris avait attribué au Sénat, 28 logements HLM et 9 logements dits 'immeubles à loyers normaux' (ILN)". Mais en 2006, les 28 logements HLM ont été remplacés par des ILN, en raison de l'incompatibilité des ressources des sénateurs avec ce type de logement. Les Sénateurs auraient-ils eu mauvaise conscience ?

    36 logements, 7 loués
     
    A ce jour, l'institution dispose de 36 appartements parisiens et ce, jusqu'en 2017. Toutefois, sur ces 36
    logements, seuls 7 sont occupés (voir encadré) : 4 par des sénateurs -dont la majorité d'origine d'Outre-Mer, précise le Sénat - et 3 par des fonctionnaires (2 secrétaires et un agent de lingerie). Car, si aucun sénateur ne se manifeste lorsqu'un appartement se libère, ce dernier est proposé aux fonctionnaires du Sénat. Mais pas aux assistants parlementaires. "Tous les appartements occupés se situent dans le 13e arrondissement et sont de petites surfaces, donc rien à voir avec le standing des logements de fonctions des conseillers d'Etat dans un immeuble du 6e arrondissement", se défend cette même source. Quant au montant des loyers inférieur à celui du marché, "c'est vrai mais c'est le cas pour tous les appartements ILN de l'Opac, pas seulement pour les sénateurs", poursuit-elle.
     
    Ces élus bénéficient d'une indemnité de résidence de 162 euros par mois intégrée à leurs 6110 euros d'indemnités parlementaires. S'ils souhaitent acheter un appartement, ils peuvent également obtenir un prêt au
    logement pour un taux moyen de 2% sur un montant plafonné à 75.000 euros, selon les informations du site du Sénat. "Mais vous savez, ces offres d'appartements de l'Opac intéressent peu de personnes en réalité". Sur les 36 appartements, les 29 qui sont non occupés auraient été remis à la libre disposition de l'OPAC.
     
    Contacté jeudi par LCI.fr, un président de groupe du Sénat affirmait ne pas avoir pris connaissance de cette note avant de partir en vacances et n'avoir jamais entendu parler de ces
    logements. "Quand je suis à Paris, je dors dans mon bureau au Sénat", assure-t-il. Le service de presse de l'OPAC de Paris était quant à lui injoignable en cette période de trêve hivernale.  Selon nos informations, aucun candidat ne se serait montré intéressé à ce jour par l'appartement du boulevard Blanqui.

     Liste des logements ILN occupés par le Sénat (source Sénat)

     Type  Adresse  Occupant  Surface  Prix au m²  date d'entrée
     T2  51 bd Auguste Blanqui
    Paris 13
     libéré en 2007
    et actuellement
    proposé aux
    sénateurs
     52m²  13,59€  2002
     T2  67 rue Vergniaud
    Paris 13
     Agent de lingerie  50m²  9,62 €  2002
     T3  185 bd Vincent Auriol
    Paris 13
     sénateur  55m²  N.C  1992
     T3  120 bd Vincent Auriol  sénateur  62m²  8,48 €  2003
     T3  120 bd Vincent Auriol  sénateur  74m²  9,58€  2005
     T3  27, rue du Javelot  secrétaire
    administratif
     75m²  9,44€  2007
     T1  155 rue du Château
    des Rentiers
     sénateur  39m²  10,82€  2007

     

    (Source LCI.fr)