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  • La génération de la Nakba

    Cette année, soixante ans se sont écoulés depuis la Nakba (catastrophe). Soixante ans depuis que nous, Palestiniens, sommes devenus des réfugiés. Plus de six millions de réfugiés palestiniens vivent encore loin de leurs villages, de leurs villes et de leurs cités, suite à l’invasion sioniste qui les a déracinés de leur patrie en 1948.

    Des générations sont nées, ont grandi et sont mortes dans les camps de réfugiés, mais la communauté internationale continue d’ignorer les droits politiques des réfugiés palestiniens.

    Ce qui m’attriste en tant que réfugié – je suis né et j’ai grandi dans un camp de réfugiés et je me bats pour ne pas y mourir – c’est que la génération de la Nakba est en train de mourir. Dans les camps, il ne reste plus que quelques personnes qui ont encore le souvenir de la vie dans les villages qui nous ont été volés. Elles ne sont que quelques-unes à pouvoir encore raconter comment c’était d’être déraciné et d’être envoyé vivre dans une tente dans un camp de réfugiés. Une partie de mon travail, dans l’histoire orale et les projets des médias au Centre culturel et communautaire à Ibdaa, dans le camp de réfugiés de Dheisheh, est d’interviewer des gens et de récolter les témoignages et les récits qui n’ont pas encore été enregistrés, afin que, lorsque ces personnes mourront, leurs souvenirs et leurs récits ne meurent pas avec elles.

    En cette année du soixantième anniversaire, je suis venu ici aux Etats-Unis pour finir mes études et compléter un stage en travaillant avec le Middle East Childrens’s Alliance (MECA) [Association des enfants du Moyen-Orient]. Avant de partir je m’étais promis que pendant ce séjour, je ferais de mon mieux pour susciter la prise de conscience au sujet de la Nakba, et d’aborder la question de ce que ces soixante ans ont signifié pour le peuple palestinien.

    Depuis que je suis ici, j’ai constaté que les Américains sont très occupés, ils sont nombreux à avoir deux emplois, leurs pensées sont occupées par leur vie quotidienne. La plupart des gens sont soit indifférents, soit n’ont pas le temps d’y réfléchir, soit encore n’ont pas envie de savoir ce qui est en train de se passer en Palestine, en Irak ou dans le reste du monde. Cela me rappelle ce que m’a dit mon oncle Mahmoud juste avant mon départ.

    Mon oncle Mahmoud appartient à la génération de la Nakba. Il a 78 ans maintenant, et a vécu dans le camp de réfugiés de Dhegisheh pendant soixante ans. Il avait dix-huit ans lorsqu’il a été déraciné du village de Jirash, à l’ouest de Jérusalem, qui est maintenant vide et que le gouvernement israélien a transformé en une réserve nationale. Mon oncle est malade. Il ne peut plus bouger ni se déplacer. J’ai été lui rendre visite avant de quitter la Palestine et le camp de Dheisheh parce que je craignais qu’il ne décède pendant mon séjour aux Etats-Unis. Je lui ai dit que j’allais en Amérique pour étudier, et que j’allais prendre avec moi une de nos clés familiales [clés des maisons qu’ils ont dû fuir]. Il m’a demandé pourquoi, et je lui ai expliqué que je la montrerais aux Américains et que je leur raconterais : comment nous avions des maisons et des villages ; comment nous en avions conservé les clés, bien que nos maisons furent détruites, il y a soixante ans ; comment nous gardions encore un droit à cette terre. Après un moment il me répondit avec une moue ironique : « Quoi ? Les Américains ? Qu’est-ce que notre situation peut bien leur faire ? ». Je lui avais répondu qu’il était important, puisque le gouvernement américain soutenait l’occupation israélienne, de faire connaître aux Américains notre situation et nos droits politiques, et il a rétorqué : « Je vis dans ce camp de réfugiés depuis soixante ans, j’ai vu des gens de partout dans le monde, y compris des Américains, venir nous voir. Mais rien ne change. Nous sommes encore dans le camp. » Il est persuadé que les gens sont indifférents à la souffrance des réfugiés palestiniens et à notre désir de retourner dans nos terres.

    Mon oncle a été le premier à m’amener à notre village détruit de Zakariah, et aussi au village d’origine de ma mère, Jirash, également détruit. C’est lui qui m’a appris l’histoire de ce qui s’est passé en 1948. Il a été à mes côtés lorsque je faisais visiter le camp à des délégations d’écoles venues d’Europe, des Etats-Unis et même d’Israël, et c’est lui qui leur expliquait l’histoire de la Nakba.

    Mon oncle était fermier au village, ensuite, en tant que réfugié, il est devenu ouvrier. Lorsque lui et sa famille ont fermé la porte de leur maison, ils ont pris la clé, car ils pensaient qu’ils reviendraient quelques jours plus tard, dès que les violences auraient cessé. Dans le camp, mon oncle a refusé d’ajouter un étage à sa maison, même si sa famille grandissait. Il insistait sur le fait que ce bâtiment était provisoire, et qu’un jour il retournerait chez lui dans son village. Pendant sa vie dans le camp, il a vu les colonies israéliennes engloutir des terres palestiniennes ; il a vu la construction de murs et de prisons, et beaucoup de gens se faire tuer. Il a perdu un fils au cours de la première Intifada en 1989. A cette époque, le camp même de Dheisheh est devenu une prison entourée d’une barrière de huit mètres de haut, avec une seule entrée et sortie. Maintenant c’est l’ensemble de la Palestine qui est devenue une prison. Mon oncle Mahmoud a passé l’entièreté de sa vie dans cette prison.

    Le mois passé, le président états-unien Georges Bush s’est rendu en Palestine pour des négociations de dernière minute avant de quitter la Maison Blanche. Il a passé tout près de notre camp lorsqu’il est allé visiter l’Eglise de la Nativité à Bethléem. Mais, une fois de plus, il a dénié le droit au retour des réfugiés palestiniens. Il ne se rend pas compte à quel point les réfugiés palestiniens sont engagés pour ce droit. Il n’a jamais rencontré mon oncle, ni les centaines d’enfants qui apprennent la force et l’engagement pour le droit au retour de leurs aînés. La génération de mon oncle a passé leurs clés à la génération suivante, qui a fait de même. Ma mère est décédée, il y a vingt ans. Elle m’avait demandé d’enterrer ses restes au village quand nous y retournerions. Ceux qui restent encore de la génération de la Nakba s’en vont. Au lieu de rêver de rentrer dans leur patrie, ils rêvent d’y être un jour enterrés. Leurs enfants, comme moi, et la génération suivante, celle des enfants qui sont nés et jouent dans les rues et dansent à Ibdaa, portent maintenant les lourdes clés de la maison de leurs familles, ils continuent à lutter pour leurs droits et leur rêve de rentrer chez eux.

     

     (Ziad Abbas est journaliste et co-directeur du Centre culturel et communautaire de Ibdaa, dans le camp de réfugiés de Dheisheh, en Palestine. Il est actuellement étudiant aux Etats-Unis et travaille dans la Middle East Children’s alliance (MECA) [Association des enfants du Moyen-Orient].)

  • Salon du livre: baisse des entrées

    165.300 visiteurs en six jours. Le Salon du livre de Paris 2008, dont Israël était l'invité d'honneur, enregistre une baisse de fréquentation de 8% par rapport à 2007, selon le Syndicat national de l'édition (SNE).

    Les entrées payantes sont en forte baisse (-17%), ainsi que les entrées gratuites, réservées notamment aux plus jeunes (-18 ans et étudiants, -29%). Les scolaires ont été 14% de plus que l'an dernier à visiter le Salon, qui note un léger recul du nombre des professionnels du livre (-4%).
       
    Des appels au boycott de pays arabes et musulmans, dont le Liban, avaient précédé l'ouverture du salon du livre, en raison de la présence d'Israël. Mais ils n'ont eu que peu d'effet sur le nombre de participants.
       
    D'importantes mesures de sécurité avaient en revanche été prises, provoquant de longue files d'attente aux entrées du Parc des expositions.
       
    Vendredi, l'inauguration du salon par le président israélien Shimon Peres avait été marquée par la chute d'un panneau, qui a fait plusieurs blessés légers, lors d'une bousculade sur le stand d'Israël. Et une alerte à la bombe a entraîné dimanche l'évacuation de 20.000 personnes pendant plus d'une heure.
           
    En 2009, l'invité sera le Mexique.

    (Libération 24 mars 2008)

  • 4.308 soldats américains tués en Irak en 5 ans

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    Retour au pays...
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    Soldats américains à Bagdad

    Un nouveau seuil a été franchi après la mort de quatre militaires dimanche.

    C'est un macabre décompte. Le nombre de militaires américains tués depuis le début de la guerre en Irak a atteint la barre symbolique des 4000 morts, cinq ans après le début de l'intervention américaine à Bagdad. Un bilan déploré par le vice-président américain Dick Cheney, en visite actuellement en Israël, qui a déclaré regretter « toute victime » américaine dans ce conflit. Réaction similaire du côté de George W. Bush, qui a appris avec «chagrin» le nombre de G.I. tués en Irak. Toutefois le président américain «porte la responsabilité des décisions qu'il a prises, et il porte aussi la responsabilité de continuer à se consacrer à réussir» a souligné la Maison-Blanche.

    D'après le site icasualties.org, le total des pertes de la coalition menée par Washington s'élève désormais à 4.308 morts, dont 4.000 Américains, 175 soldats britanniques et 133 membres d'autres contingents. Le nombre de blessés avoisine lui les 29.314 Américains dont un tiers resteront mutilés et infirmes.

    Environ 40% des tués ont péri dans des attentats, le plus souvent suite à l'explosion d'engins piégés au passage de leurs patrouilles à pieds et véhicules. Ces bombes artisanales, connues sous l'acronyme d'IED (Improvised Explosive Device) ont fait des ravages dans les rangs américains, forçant le Pentagone a déployé des véhicules de nouvelle génération aux blindages toujours plus performants.

    Des morts oubliés

     

    Côté irakien, le nombre de tués est sans commune mesure avec les pertes américaines. Même si aucune comptabilité précise existe sur le bilan des victimes irakiennes, les évaluations évoquent pour le moment entre 80.000 et jusqu'à un million de morts depuis 2003.

    En février, Ivana Vuco, chargé de la question des droits de l'homme pour la mission d'assistance de l'ONU en Irak, avait admis que faire le bilan des morts civils était «un problème énorme». «Certains incidents ne nous sont même pas signalés», avait-elle assuré devant la presse.

    En janvier, le gouvernement irakien et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont publié des estimations allant de 104.000 à 223.000 tués depuis le début des opérations militaires en mars 2003. Selon le site indépendant Iraq Body Count, le chiffre des tués s'inscrit dans une fourchette de 80 à 90.000, dont plus d'un quart, 24.000, ont été tués en 2007.

    (Le Figaro - 24 mars 2008)

  • Renforcement de la présence militaire française en Afghanistan

    "Sarközy notre président guerrier et se donnant de plus en plus des allures napoléoniennes renforcerait notre présence militaire en Afghanistan selon le « Times ». Décision que notre bouillant président devrait annoncer lors du prochain sommet de l’OTAN de Bucarest le 2 avril 2008.

    Nous nous imaginons la satisfaction de cette organisation internationale guerrière et coloniale et surtout celle des USA qui sont en train de perdre pied face à la résistance afghane qui refuse l’occupation de son pays. Sarközy veut leur faire un cadeau en envoyant de jeunes Français se faire tuer dans un combat d’occupation d’une terre étrangère.

    Nous sommes également étonnés d’apprendre par la presse d’outre-manche une décision qui devrait nous concerner en premier lieu.Est-ce la nouvelle démocratie sarkozienne qui préfère nous apprendre par la presse anglaise des décisions qu’il prend sans nous consulter en essayant de nous mettre devant le fait accompli?Est-ce la nouvelle façon de faire de la politique de proximité ?Est-ce cela la nouvelle sarkomanie : envoyer nos jeunes se faire tuer pour satisfaire des vœux de l’OTAN et des USA ?

    Un nouveau bataillon, d’un millier d’hommes accompagné d’un paquet de forces spéciales devrait bientôt partir pour lutter contre les « Taliban » J’aimerais bien qu’on me dise comment reconnaître un « Taliban » lors de bombardements de villages ou de massacres de population comme cela se pratique souvent en Afghanistan ? Ont-ils une couleur spéciale ou bien portent-ils un insigne ou une écriture sur le front ?

    Nous rappelons qu’il y a déjà 2200 soldats français engagés sur le théâtre d’opérations afghan alors que les Afghans ne nous jamais rien fait.

    Ce renforcement du contingent français a été mis à l’ordre du jour du sommet franco-britannique qui aura lieu cette semaine à Londres. Nous devons exiger un référendum d’initiative populaire afin de faire savoir que nous sommes en désaccord avec cette décision de notre bouillant président.

    Le peuple Afghan ne nous a jamais rien fait.
    L’ancien président Jacques Chirac a refusé de s’engager dans la guerre de colonisation de l’Irak, le nouveau doit nous dégager de celle de l’Afghanistan."
    (Source: Voxnr - 24 mars 2008)
    Sarközy ne sait rien refuser à l'OTAN! Il s'agit de préparer les Français à une guerre contre l'Iran et d'amasser des troupes... De toute manière, avec Sarközy, c'est la volonté américaine et israélienne qui triomphera! Référendum ou pas.

  • Manifestations à Olympie contre le JO de Pékin

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    Pauvre flamme sacrée d'Olympie, qui sert maintenant les pires intérêts mondialistes! Flamme d'Occident, qui n'a rien à faire en Asie!

    Des militants de l'association Reporters sans Frontières (RSF) ont réussi à perturber lundi la cérémonie d'allumage de la flamme des jeux Olympiques de Pékin, malgré un important dispositif policier déployé à Olympie, dans le sud de la Grèce.

    Trois hommes, dont le secrétaire général de RSF, Robert Ménard, ont tenté de s'approcher de la tribune pendant le discours du responsable chinois du Comité d'organisation des jeux (Bocog), Qi Liu.

    L'un d'eux a eu le temps de déployer une banderole sur laquelle était inscrit "Boycottez le pays qui piétine les droits de l'Homme". Un autre a crié de derrière la tribune officielle "liberté, liberté".

    Ils ont été aussitôt interpellés.

    "Nous continuerons des actions comme ça jusqu'au 8 août", date de l'ouverture des jeux de Pékin, a promis Robert Ménard, joint au téléphone par l'AFP dans les locaux de police de Pyrgos, à 80 km d'Olympie.

    "Ce que l'on veut, c'est que les chefs d'Etats étrangers boycottent la cérémonie d'ouverture des jeux. Nous n'avons rien contre les JO, rien contre les athlètes. Nous alertons les Etats sur le fait que la Chine est la plus grande prison du monde", a poursuivi le dirigeant de l'ONG française.

    Sur les images par la télévision publique grecque Net, on discerne un mouvement de foule vers la tribune, avant que les caméras ne passent en plan serré sur Qi Liu.

    La télévision chinoise a suspendu brièvement la retransmission, sans explication, peu après le début du discours du responsable de Pékin, pour diffuser des images d'archives du site d'Olympie et d'une torche.

    Le gouvernement grec a condamné l'incident, dénonçant un acte n'ayant "aucune relation avec l'esprit olympique".

    "Je pense que c'est toujours triste lorsqu'il y a des manifestations, mais elles étaient non-violentes et c'est la chose la plus importante", a réagi le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge.

    Alors que des voix se sont élevées dans le monde pour condamner l'attitude de Pékin au Tibet, lors de la dure répression d'émeutes, le patron du CIO a jugé qu'il ne voyait pas se dessiner d'"élan" sur la scène internationale pour un boycott des jeux.

    "La plupart des grands dirigeants politiques ne veulent pas de boycott. Bush ne veut pas de boycott, Sarközy ne veut pas de boycott, Brown ne veut pas de boycott (...) Je respecte le jugement des organisations de défense des droits de l'homme mais elle ne sont pas représentatives de leurs pays", a-t-il dit.

    Depuis Washington, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a néanmoins appelé la Chine à adopter une politique plus "viable" au Tibet, impliquant un dialogue avec le dalaï lama.

    Et le président  Nicolas Sarközy a appelé à "la retenue et à la fin des violences par le dialogue au Tibet", dans un message adressé à son homologue chinois Hu Jintao.

    Peu après la fin de la cérémonie, une dizaine de militants de la cause tibétaine, certains barbouillés de peinture rouge, se sont allongés dans une rue d'Olympie, où ils ont chanté des slogans hostiles au gouvernement chinois, avant d'être délogés par la police grecque.

    Un défenseur de la cause tibétaine, Tenzin Dorjee, responsable de l'association Etudiants tibétains pour un Tibet libre, basée à New York, a été arrêté par la police alors qu'il s'apprêtait à conduire une "action" à Olympie, avant d'être relâché quelques heures plus tard.

    Quelques milliers de personnes assistaient à la cérémonie sur le site du sanctuaire antique autrefois dédié à Zeus. Le public était uniquement composé d'officiels, de journalistes et de personnes munies de tickets, l'accès au site ayant été strictement encadré.

    Des éclaircies ont permis d'allumer la torche à l'aide d'un miroir parabolique poli recueillant directement les rayons du soleil, comme le veut la tradition.

    La flamme a été ensuite transmise au premier relayeur, le Grec médaillé d'argent de taekwondo au JO de 2004 à Athènes, Alexandros Nikolaidis, pour démarrer un périple de 137.000 km à travers les cinq continents.

  • BRUNO GUIGUE LIMOGE PAR MAM

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    Bruno Guigue, haut fonctionnaire

    Joint hier soir au téléphone, Bruno Gigue nous livre son point de vue : « C'est une décision discrétionnaire du gouvernement sur laquelle je ne ferai aucun commentaire. J'en prends acte. Je ne suis pas violemment anti-israélien, ça ne veut rien dire.

    Je pense seulement que la paix au Proche-Orient passe par l'application du droit international. Est-ce un délit ? Je fais des analyses géopolitiques depuis dix ans. Je le fais en dehors de mes fonctions. Je le fais sans les mentionner et en dehors du département où sont mes fonctions. Il s'agit d'une matière qui n'a rien à voir avec l'activité professionnelle qui est la mienne et les responsabilités que j'exerce localement. J'ai été le premier surpris par la médiatisation excessive de cette affaire, qui n'est pas de mon fait. »

    (Le Parisien -24 mars 08)

  • La baisse des impôts n'aura pas lieu malgré les promesses de Sarközy

    Le gouvernement ne tiendra pas les engagements de Nicolas Sarközy sur la diminution des impôts et des cotisations sociales. Contrairement à ce qu'avait promis le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, le taux de prélèvements obligatoires français ne sera pas ramené à celui de la moyenne de la zone euro. Il eût fallu, pour ce faire, le réduire de quatre points de PIB et trouver les 68 milliards d'euros annoncés.

     

    Le CPO propose de simplifier les règles qui leur sont applicables, en alignant notamment les régimes fiscaux des bénéfices non commerciaux (BNC) et des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Le Conseil souligne également le caractère très inégalitaire du régime des indépendants et relève que les revenus des professions libérales, qui se versent le plus gros de leur rémunération en dividendes plutôt qu'en salaires, échappent à une partie non négligeable des prélèvements sociaux. Le conseil préconise donc d'établir "un système plus juste et plus équilibré" en mettant fin au plafonnement des cotisations d'assurance-maladie et en encadrant davantage les arbitrages entre dividendes et rémunérations.

     

    L'exercice est devenu impossible : le ralentissement de la croissance risque de compromettre les chances de la France de tenir ses engagements européens de réduction du déficit public et de la dette. Vendredi 21 mars, dans un communiqué sur "les mécomptes de la droite", le Parti socialiste a souligné que "le projet de budget 2008 adopté à l'automne dernier était fondé sur des paramètres économiques et financiers aujourd'hui totalement erronés" et que la détérioration de la situation économique "aura de graves conséquences sur les recettes".

     

    Depuis plusieurs semaines déjà, la ministre de l'économie, Christine Lagarde, qui est chargée de la revue générale des prélèvements obligatoires (RGPO), admet mezza voce conduire ses réflexions en partant de l'hypothèse d'une stabilisation du taux de prélèvements obligatoires (PO). Présenté le 20 mars, le dernier rapport du Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), consacré à la comparaison des taux de prélèvement entre pays développés, a apporté de l'eau à son moulin : s'il "ne cautionne en aucun cas le caractère inéluctable de leur hausse", il relativise aussi le discours sur la nécessaire baisse de la pression socio-fiscale. Les prélèvements obligatoires, fait-il valoir, "ne peuvent se comparer d'un pays à l'autre sans prendre en considération les dépenses qu'ils financent, c'est-à-dire en tenant compte de la place de services publics et des transferts sociaux dans l'économie" des pays.

    Au lendemain des élections municipales et cantonales, le ministre du budget, Eric Woerth, s'est engagé : "Nous n'augmenterons pas les impôts. Nous n'augmenterons pas la CSG, nous n'augmenterons pas la TVA", a-t-il déclaré le 19 mars dans l'émission "Face à nous" Public Sénat-Le Parisien-Le Nouvel Observateur, en précisant qu'il y avait "d'autres manières de faire" que d'augmenter la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS).

    En quelques mois, le débat fiscal français s'est donc complètement déplacé : la question n'est plus de réduire les prélèvements, mais bien, comme l'opposition le martèle, de savoir s'il est encore possible de ne pas les augmenter. Signe de ces difficultés, la RGPO, un chantier pourtant censé être le pendant, sur la fiscalité, de la révision générale des politiques publiques, a pris beaucoup de retard.

    Officiellement, le cabinet de la ministre de l'économie poursuit ce travail. Il doit aboutir, "à l'horizon de quelques semaines", à un état des lieux de la fiscalité française et à des propositions pour la rendre plus compétitive. Mme Lagarde souhaite pouvoir peser sur le contenu du projet de loi de finances triennal (2009-2011). Bercy assure avoir besoin encore d'"un peu de temps" pour retravailler le prérapport de l'inspection des finances, tout comme Eric Besson, secrétaire d'Etat à l'évaluation des politiques publiques, qui n'en finit pas de peaufiner son propre état des lieux.

    En réalité, entre les travaux du Conseil d'analyse économique, ceux du Conseil des prélèvements obligatoires et de la Cour des comptes, le gouvernement dispose d'une surabondance de rapports sur le système fiscal. La nette diminution de l'impôt sur le revenu, pourtant le plus progressif, la place prise par les contributions sociales et les cotisations effectives, qui représentaient en 2005 "une petite moitié (46%) de l'ensemble des prélèvements", ou l'accroissement du poids de l'impôt sur les sociétés, sont connus depuis des lustres.

    Le problème est ailleurs : il porte sur la teneur politique du message sur la fiscalité que souhaite faire passer l'exécutif, après avoir fait voter à l'été 2007 des baisses d'impôts de l'ordre de 14 milliards d'euros en régime de croisière jugées favorables aux plus riches (bouclier fiscal, allégements des droits de succession, détaxation des heures supplémentaires). L'absence de marge de manœuvre du gouvernement devrait le conduire à s'en tenir à un réaménagement de la fiscalité sur les entreprises dans un sens plus favorable aux PME. Il ne devrait pas toucher à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), dont les libéraux de l'UMP réclament la suppression au motif qu'il constitue une exceptionfrançaise en Europe. Reste à savoir s'il pourra éviter d'augmenter la TVA pour financer la protection sociale et tenir le déficit public dans des limites acceptables pour Bruxelles.

    (Le Monde - 24 mars 2008)

  • Bruno Gollnisch: communiqué de presse

     

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    De Bagdad à Mitrovica

    Kouchner ou l’apprenti sorcier de la politique étrangère

    Nous apprenions ce lundi 17 mars que des soldats français étaient blessés par des citoyens serbes en voie d'épuration ethnique au Kosovo, berceau de leur Nation.

    M. Kouchner est pour l’indépendance du nouvel Etat kosovare, corrompu et créé en violation flagrante du droit international. Nos alliés traditionnels serbes et nos soldats en paient et continueront à en payer le prix fort.

    L’Irak, au temps de Saddam Hussein, était un régime autoritaire, mais tous ses habitants pouvaient y vivre sans oppression religieuse. M. Kouchner a soutenu l’invasion de l’Irak par des troupes étrangères. Nous apprenons aujourd’hui qu’il compte faire venir en France 500 Chrétiens d’Irak persécutés.

    Le chaos engendré par l’occupation de l’Irak depuis 5 ans, au prétexte de la démocratie, ce sont les Irakiens dans leur ensemble, et les Chrétiens en particulier, qui en font les frais.

    De la guerre du Viet-Nam à aujourd'hui, M. Kouchner s'est fait une spécialité : choisir le mauvais camp d'abord, gémir sur les victimes de ses choix politiques ensuite. C'est l'incendiaire qui se fait pompier.

    Blog de Bruno Gollnisch - 19 mars 2008

    http://www.gollnisch.com/

  • Molosses en liberté: une femme attaquée au Creusot

    L'attaque s'est produite samedi en début d'après-midi au Creusot, s'il faut en croire le Journal de Saône-et-Loire, qui révèle l'affaire. Une femme de 65 ans, Yvette Charleux, qui promenait son Yorkshire sur la rue Foch, s'est trouvée face à deux chiens, décrits sans plus de précision comme des "chiens d'attaque". Toujours selon le journal, les deux molosses n'étaient ni en laisse, ni muselés ; ils auraient accouru depuis un square situé de l'autre côté de la rue pour se jeter sur elle.

    "J'ai crié, j'ai hurlé de peur et de douleur. Le propriétaire des chiens n'était pas loin, mais personne dans la rue n'est intervenu", a témoigné la victime dans le Journal de Saône-et-Loire. Témoignage plus accusateur encore dans Creusot-Infos : "Il y avait un maître avec les chiens. Sans doute leur propriétaire. Il s'est sauvé avec ses deux chiens", a affirmé la victime. Dans ce journal, elle évoque en revanche deux gros chiens, "un noir et un blanc", sans préciser s'il s'agissait de chiens d'attaque.

    Les molosses ne la visaient pas directement, semble-t-il, mais en voulaient à son Yorkshire. Blessée alors qu'elle avait pris le petit animal dans ses bras pour le protéger, elle a été brièvement hospitalisée. Gravement mordue à la main gauche, elle devra de nouveau subir des examens mardi à l'hôpital.

    Des chiens d'attaque "en liberté totale"

    "Heureusement que je portais un gros anorak qui m'a protégée", a également raconté Yvette Charleux dans le Journal de Saône-et-Loire. Son petit chien, lui, n'aura pas eu sa chance : il est mort dans l'attaque. "Ils ont tué mon petit Filou. Mais ils auraient très bien pu se jeter sur un enfant", a-t-elle également témoigné dans Creusot Infos.

    Après avoir reçu la visite de la police, prévenue dès son agression, elle compte déposer plainte mardi. Et déjà, elle a dénoncé dans les colonnes du Journal de Saône-et-Loire : "De très nombreux chiens d'attaque se promènent dans le quartier. Ils sont en liberté totale. Depuis quelque temps, je n'osais plus sortir le soir sur la rue Foch". Elle affirme n'avoir rien dit jusqu'à ce jour "par peur des représailles". Elle aurait d'ores et déjà reçu un appel du maire, qui lui aurait proposé de la rencontrer dans la semaine.

    LCI.fr -23 mars 2008

    A qui appartiennent ces chiens sans laisse ni muselière, qui attaquent les passants en pleine rue?

    Pourquoi cette dame a-t-elle peur des "représailles"? Qui sont ces propriétaires de chiens capables d'exercer des représailles sur les passants qui portent plainte?

    MAM a eu beau parler de "mesures", c'était du vent, comme d'habitude!