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  • Au Vatican, le cardinal Renato Martino...

    Au Vatican, le cardinal Renato Martino, ministre de la Justice et de la Paix, a estimé dans un entretien que la bande de Gaza "ressemble de plus en plus à un camp de concentration".

    Dénonçant ces propos, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien, Ygal Palmor, a accusé le cardinal d'employer des termes "tirés de la propagande du Hamas".

    Israël affirme que son offensive vise à contraindre le Hamas à mettre fin aux attaques à la roquette, qui ont tué quatre israéliens depuis le 27 décembre.

    AFP.07.01.09

  • La France a froid, le sud est paralysé, et des sans-abri meurent...

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    Marseille le 7 janvier 2009

    Le sud de la France était paralysé par la neige, mercredi, tandis que le reste du pays continuait de souffrir du froid après une nuit jugée "la plus glaciale de l'hiver". Deux sans-abri sont morts.

    A Lille (nord), le corps d'un homme de 32 ans a été retrouvé mercredi dans un parc public du centre-ville, où ce sans-abri est mort probablement de froid, selon les pompiers. A Bobigny, en région parisienne, un homme apparemment sans domicile fixe a été découvert mort d'hypothermie dans la cave d'un immeuble.

    Météo France a levé la vigilance orange sur les Hautes Alpes mercredi après-midi, mais a maintenu jusqu'à minuit Les Alpes de Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse en alerte pour la neige et le verglas.

    La nuit de mardi à mercredi, qualifiée de "nuit la plus glaciale de l'hiver" (jusqu'à -20 dans les Ardennes), a laissé place en journée sur tout le pays à un froid mordant (-1 à Paris, -5 dans l'est).

    Il faut remonter à 1997 pour trouver des températures plus froides en janvier à Paris et à 1985 pour la Picardie.

    En Belgique, où les températures ont chuté jusqu'à moins 20°C, un homme d'une trentaine d'années est mort de froid.

    La neige est tombée en abondance sur les Bouches-du-Rhône (20 à 40 cm, y compris sur le littoral), 5 à 10 cm sur l'ouest du Var ainsi que sur le Vaucluse, paralysant le trafic TGV, autoroutier et aérien dans la région de Marseille.

    Les intempéries ont privé 12.000 foyers des Bouches-du-Rhône d'électricité.

    Les préfets des Bouches-du-Rhône et du Var ont pris des arrêtés interdisant l'accès à l'ensemble du réseau autoroutier des Bouches-du-Rhône et d'une partie du Var, en raison des fortes chutes de neige.

    Environ 550 véhicules avec leurs occupants étaient bloqués à la mi-journée sur les deux autoroutes au nord de Marseille, selon les marins-pompiers de Marseille qui procédaient au ravitaillement des automobilistes immobilisés.

    Un carambolage dû à la neige et impliquant vingt véhicules --13 voitures et 7 poids lourds-- s'est produit dans l'après-midi sur l'A7, à 15 km de Montélimar (Drôme), faisant un blesser léger et entraînant la fermeture de l'autoroute dans le sens sud-nord.

    Le trafic ferroviaire en Paca était aussi très perturbé. Dans l'après-midi, la SNCF a indiqué avoir profité d'une accalmie "pour assurer quatre allers et retours TGV entre Paris et Marseille et une navette TER" entre Marseille et Toulon.

    Selon ses estimations, la SNCF table sur "une reprise progressive des circulations pour les trains au départ ou à destination de Marseille".

    La circulation était délicate sur les routes secondaires de l'arrière-pays niçois où il est tombé 20 à 30 cm de neige depuis mardi soir à partir de 400 mètres, selon la gendarmerie.

    La frontière franco-italienne est fermée depuis mardi soir aux poids lourds.

    L'Ile-de-France n'était pas épargnée. La circulation automobile y était parfois difficile mercredi matin sur les axes routiers secondaires.

    A Roissy-Charles-de-Gaulle, les vols au départ et à l'arrivée enregistraient une demi-heure de retard en moyenne mercredi après-midi en raison des intempéries rencontrées dans certains aéroports européens.

    Plusieurs vols, en provenance ou à destination de Marseille et de Milan (Italie) notamment, ont été annulés, selon Aéroports de Paris (ADP).

    De nombreux départements ont annoncé des mesures d'urgence en faveur des SDF. Mardi, le ministère du Logement avait fait savoir qu'en plus des 99.000 places d'hébergement habituellement prévues pour les sans-abri, "11.000 places supplémentaires pouvaient être mobilisées en cas de grand froid", dont "près de 6.000 en Ile-de-France".

    Pour la deuxième journée consécutive, il n'y avait pas mercredi de transports scolaires dans de nombreux départements dont la Vienne, la Mayenne,l'Oise et la Somme.

    Par ailleurs, plusieurs départements du nord ont suspendu, ou sont en passe de le faire, la chasse à certaines espèces d'oiseaux en raison du froid.

     

  • Ces photos qui dérangent Israël...

    Isréliiens regardant les bombardements.jpg
    Jeunes Israéliens observant les bombardements sur Gaza à la jumelle...
    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)
    *
    Petite fille retrouvée décapitée après le carnage dans une école de l'ONU - 06.01.09  (ndb: photo supprimée
    pour le respect dû aux morts)
    *
    Cette guerre n'est pas "la nôtre"? Non, ce n'est pas la nôtre, mais dans la mesure où nous sommes des êtres humains doués d'une conscience et d'une sensibilité, nous ne pouvons pas demeurer indifférents à ces massacres d'enfants innocents et nous en faire les complices: ayons au moins le courage de regarder  ces photos.
    D'autres images de ce qui se passe REELLEMENT à Gaza:

  • Carnage dans une école de l'ONU: l'ONU dément formellement la version de Tsahal

    Des militants palestiniens ont-ils tiré à partir de l'école de l'Onu sur les soldats israéliens ? Non, affirme l'Onu. La riposte de Tsahal avait fait 43 morts mardi après-midi.

    L'armée israélienne l'affirme désormais: des militants palestiniens ont bien utilisé le site de l'école de l'Onu pour tirer au mortier sur les troupes de Tsahal. Mercredi matin, le colonel Olivier Rafowicz, un porte-parole de l'armée, a même donné l'identité de deux des tireurs. Il s'agirait d'Imad et de Hassan Abou Askhar, qui ont été tués par la riposte des soldats israéliens.

    Initialement, l'armée déclarait "qu'apparemment, les tirs venaient de l'école".
    L'Onu dément la présence de combattants palestiniens et demande une enquête indépendante pour déterminer s'il y a eu "crime de guerre". L'Onu rappelle que ses écoles, signalées par le drapeau de l'Onu, servent de centres d'accueils pour les réfugiés et que les autorités israéliennes avaient été prévenues de leur présence sur le site visé par l'artillerie de Tsahal.

    D'autre part, une version différente est confiée à Ouest-France:

    Le correspondant d'Ouest-France, Radjaa Abou Dagga, est retourné sur les lieux du drame, mercredi matin. Il a rencontré le père d'Imad Abou Askhar qui lui a donné une version différente de celle des Israéliens.


    Selon le père d'Imad, il n'y a aucun membre de sa famille qui porte le nom de Hassan. Quant à Imad, qui a bien péri lors de la riposte israélienne, il s'agirait d'un enfant de 12 ans.

    Cet enfant aurait été tué alors qu'"il jouait dans la cour de l'école avec des enfants de réfugiés", rapporte notre correspondant qui s'est fait confirmer cette version par des voisins.

    Cette tragédie a, en tout cas, suscité un élan de compassion dans les médias israéliens. Le quotidien Haaretz a même publié une "prière pour les enfants de Gaza" écrite par l'un de ses éditorialistes, alors que d'autres journaux s'interrogaient ouvertement sur la responsabilité de Tsahal.
    Ouest-France - 07.01.09

  • Fin du juge d'instruction: interview de Christophe Regnard

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    LCI.fr : Nicolas Sarkozy pourrait annoncer dès cet après-midi la suppression du juge d'instruction, cela vous surprend-il ?
    Christophe Régnard, ancien juge d'instruction et président de l'Union syndicale de la magistrature : Il y a de quoi être doublement surpris. Sur la forme, d'abord, car il existe actuellement une commission de réflexion, mise en place par Rachida Dati, qui doit rendre le mois prochain ses premières conclusions sur cette question précise du juge d'instruction. Il est donc étonnant que le chef de l'Etat annonce des mesures avant même la remise de ce rapport. Cela étant, on pourrait s'en accommoder si, sur le fond, la situation n'était pas aussi grave. Car l'idée même de transférer des pouvoirs qui appartiennent à un juge indépendant à un autre magistrat, du parquet, qui ne l'est pas, représente une atteinte grave aux libertés publiques.
    LCI.fr : Quelles seraient les conséquences directes sur les conditions de l'instruction ?
    C.R. : Actuellement le juge d'instruction n'intervient que dans 5% des affaires judiciaires. C'est peu, mais cela représente tous les dossiers les plus compliqués et les plus graves en matière de crimes et d'affaires correctionnelles. C'est parce qu'il est indépendant et qu'il n'a de compte à rendre à personne qu'il est saisi de ces affaires. Il est une garantie pour les citoyens. Si on transfère cette compétence au parquet, il va y avoir un gros problème car ce dernier est complètement dépendant du pouvoir politique, par sa nomination et par sa structure hiérarchique. Cela veut dire que demain, les mêmes affaires devront être traitées par quelqu'un qui sera sous la mainmise directe des hommes politiques en place.
    LCI.fr : Cela signifierait-il la fin des enquêtes dites "sensibles" ?
    C.R. : C'est évident qu'avec un tel système il ne pourra plus y avoir d'enquêtes sur des affaires politico-financières, ou de santé publique, ou sur toute autre affaire où des politiques pourraient se voir mis en examen. Se pose également la question de l'action publique. Si on supprime les juges d'instruction, je ne vois pas bien vers qui les parties civiles pourront se tourner pour que l'enquête puisse être menée si le parquet refuse de se saisir. Alors que les victimes sont mises au cœur de toute la procédure pénale par Rachida Dati depuis 18 mois, la réforme préconisée va nuire à leurs droits !
    LCI.fr : Ce n'est pas la première fois qu'est envisagée la suppression du juge d'instruction. Sa double casquette de juge et d'enquêteur est critiquée depuis longtemps. Tout comme certains abus de pouvoir. Il y a eu l'affaire d'Outreau, mais aussi l'affaire Philippis, plus récemment…
    C.R. : C'est un vieux serpent de mer. On en parlait déjà en 1988. A l'époque, il n'y avait pas encore eu l'affaire d'Outreau. Et Mireille Delmas-Marty (ndlr : pénaliste, professeur au collège de France) qui avait mené d'importants travaux sur cette question, avait mis l'indépendance du parquet comme corollaire à la suppression du juge. Le post-Outreau est donc un faux argument. D'autant que depuis, des améliorations ont été apportées. Des pôles de l'instruction ont été créés depuis 9 mois et début 2010, il devait y avoir une nouvelle étape de franchie, à savoir la collégialité de l'instruction. On n'a même pas tiré le bilan de tout cela que l'on décide de tout casser.
    La vérité, c'est que le pouvoir politique en place veut se payer le juge d'instruction parce qu'il a dans les années 80-90 fait preuve de beaucoup d'allant pour poursuivre et condamner les hommes politiques et un certain nombre de grands patrons, comme il le faisait avec des citoyens lambdas. Nicolas Sarkozy veut lui régler son compte définitivement. Alors on nous invente tout un tas d'excuses hypocrites. La réalité, c'est qu'on a récemment eu la grâce partielle de Jean-Charles Marchiani. Et maintenant, on s'arrange pour qu'il ne puisse plus jamais être inquiété puisqu'il ne pourra plus jamais y avoir d'enquête. Le parquet ne peut être indépendant vu les atteintes
    massives faites à l'institution judiciaire depuis 18 mois.
    LCI.fr : c'est-à-dire ?
    C.R. : Jusque là, on n'avait jamais vu un procureur convoqué à la Chancellerie pour répondre de propos tenus à l'audience, on n'avait jamais vu des magistrats entendus à 3 heures du matin pour rendre compte sur des décisions qu'ils ont pu rendre, on n'avait jamais vu des procureurs généraux venir rendre compte de décisions prises par des juges du siège, donc indépendants… Tout ceci a créé une situation explosive dans le corps judiciaire. Il faut ajouter à cela une réforme du Conseil supérieur de la magistrature dans laquelle les magistrats deviennent minoritaires, ce qui est un exemple unique dans les démocraties dans le monde. Visiblement, on raye complètement  de la carte le troisième pouvoir, au profit de l'exécutif. C'est scandaleux. Et nous resterons vent debout contre une réforme qui paraît contraire aux intérêts de nos concitoyens.

    LCI.fr : Pour pallier la disparition du juge d'instruction, il est envisagé que les enquêtes judiciaires soient confiées au parquet, sous le contrôle d'un magistrat du siège, appelé "juge DE l'instruction"...
    C.R. : C'est un leurre ! Le contrôle du parquet ne pourra être que formel. L'intérêt du juge d'instruction, c'est qu'il assure le suivi d'un dossier dans la continuité. Le juge "de" l'instruction n'interviendra que de manière ponctuelle, pour autoriser une perquisition, une écoute téléphonique, ordonner ou pas une expertise... Comme l'a dit mardi le juge antiterroriste Gilbert Thiel, le juge "de" l'instruction va se transformer en "tamponneur". Submerger par le nombre de dossiers, il se contentera d'apposer son paraphe sur ce qu'on lui demandera de signer. Je le répète, c'est un leurre, les garanties offertes en parallèle n'existent pas.

    LCI.fr : L'autre syndicat de magistrats, le SM, ainsi que de nombreux avocats, ne s'opposent pas, voire sont favorables à la suppression du juge d'instruction, à la condition expresse que le parquet devienne indépendant. Pas vous ?
    C.R. : C'est une question à laquelle je n'ai même pas envie de répondre. Le parquet en France, sauf nouvelle réforme de la Constitution, n'est pas indépendant. Il est nommé par le pouvoir politique. Tout ce qui pourrait être proposé dans le contexte actuel, avec le pouvoir actuel, serait un marché de dupe.

    LCI.fr : Le SM appelle à un boycott du discours de Nicolas Sarkozy devant la Cour de
    cassation ce mercredi. Et vous ?
    C.R. : Non, je serai présent pour entendre exactement ce qu'il va se dire. Pour ensuite pouvoir réagir.

  • Sarközy veut supprimer le juge d'instruction

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    Dati le 7 janvier 2009 

    Nicolas Sarközy a annoncé mercredi son intention de supprimer la fonction du juge d'instruction, magistrat indépendant et l'un des piliers du système pénal français depuis près de 200 ans, pour en faire un "juge de l'instruction" qui ne serait plus chargé des enquêtes.

     

     

    A l'occasion de la rentrée de la Cour de Cassation, le chef de l'Etat a confirmé des informations parues dans la presse, en estimant qu'il était "temps que le juge d'instruction cède la place à un juge de l'instruction, qui contrôlera le déroulement des enquêtes mais ne les dirigera plus".

    Oter au juge d'instruction ses pouvoirs d'enquête reviendrait à les transférer aux seuls magistrats du parquet, hiérarchiquement soumis au ministère de la Justice.

    Selon M. Sarközy, "le juge d'instruction en la forme actuelle ne peut être l'arbitre". "Un juge en charge de l'enquête ne peut raisonnablement veiller, en même temps, à la garantie des droits de la personne mise en examen", a-t-il plaidé.

    Le président a insisté sur la nécessité de placer "le contradictoire au coeur de tout" dans le cadre d'une justice "plus soucieuse des libertés" et "plus adaptée aux évolutions de la police technique et scientifique".

    "A l'heure de l'ADN, la procédure pénale ne peut plus avoir pour seul socle le culte de l'aveu. Elle doit avoir le culte de la preuve", a-t-il affirmé, invoquant la mise en place d'un "habeas corpus à la française", référence à l'antique procédure anglo-saxonne protégeant contre les détentions arbitraires.

    Ainsi, le chef de l'Etat a annoncé sa volonté d'instaurer une "audience collégiale publique" pour le placement en détention provisoire, ce qui entraînerait la disparition du juge des libertés et de la détention (JLD), créé par la loi sur la présomption d'innocence en 2000.

    Cette proposition était l'une des recommandations en 2006 de la commission parlementaire chargée d'enquêter sur le fiasco de l'affaire d'Outreau.

    Dans le même esprit, il a également appelé de ses voeux "une audience publique sur les charges" reprochées aux personnes poursuivies.

    Cette réforme qui devra être "engagée dès cette année", intervient moins d'un an après la mise en place en mars des pôles de l'instruction, une innovation également consécutive à Outreau, censée renforcer les droits de la défense.

    Par ailleurs, M. Sarközy a confirmé son intention de dépénaliser la diffamation, en la transformant en une faute donnant à la victime un droit à "réparation" financière.

    Avant même d'avoir été officiellement annoncé par le chef de l'Etat, ce projet a suscité un tollé dans l'opposition qui dénonce une atteinte à l'indépendance de la justice, alors qu'à droite, certains réclament le temps du débat.

    M. Sarközy veut "mettre désormais des juges directement sous contrôle du pouvoir politique", a jugé le porte-parole du PS Benoît Hamon.

    "Extrêmement choquant, dangereux", ce projet risque "d'ébranler ce qui a fait l'équilibre de la société française", a jugé de son côté le président du Mouvement démocrate François Bayrou.

    Une centaine d'avocats et de juges d'instruction, munis de pancartes sur lesquelles on pouvait notamment lire "procureur = justice dépendante du politique = justice à deux vitesses" pour protester contre la suppression du juge d'instruction, ont tenté d'approcher la Cour de Cassation, située dans le palais de Justice de Paris, mais en ont été empêchés par la police.

  • Offensive suspendue pendant trois heures quotidiennement...

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    Livni et Olmert, marchand de tapis de bombes

    Israël a décidé d'interrompre quotidiennement dès ce mercredi ses bombardements sur Gaza pendant trois heures "pour des raisons humanitaires", à la suite d'une initiative égyptienne et au lendemain d'une journée particulièrement meurtrière pour les civils.

    "Je peux confirmer qu'il y a une cessation des activités offensives en ce moment afin de faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire, permettre à la population de se réapprovisionner, et faciliter le travail des organisations non gouvernementales", a indiqué à l'AFP un porte-parole militaire, Peter Lerner.

    Selon lui, 80 camions transportant de l'aide humanitaire ainsi que l'approvisionnement en carburants devaient entrer à Gaza mercredi.

    Un porte-parole de l'armée a indiqué que les bombardements sur Gaza cesseraient quotidiennement pendant trois heures à partir de 11H00 GMT.

    Une source au ministère de la Guerre a précisé que cette suspension concernait Gaza-ville et ses environs seulement et non pas toute la bande de Gaza. Un porte-parole du Hamas a fait savoir que le mouvement ne prévoyait pas de tirer de roquettes sur le territoire israélien pendant cette pause.

    Quelques heures plus tôt, le cabinet du Premier ministre Ehud Olmert avait annoncé qu'Israël ouvrirait mercredi un couloir humanitaire "afin de prévenir une crise humanitaire dans la bande de Gaza".

    Israël semble ainsi répondre favorablement à une initiative du président égyptien Hosni Moubarak destinée à mettre fin aux combats entre les troupes israéliennes et le Hamas, entrés dans leur 12e jour.

    M. Moubarak a détaillé son initiative en trois points mardi soir à Charm-el-Cheikh lors d'une conférence de presse avec le président français Nicolas Sarközy.

    Ce plan prévoit notamment "un cessez-le-feu immédiat pour une période limitée" afin de permettre l'ouverture de corridors humanitaires et la poursuite des efforts égyptiens en vue d'une trêve permanente.

    Il préconise aussi une rencontre israélo-palestinienne en Egypte pour éviter une répétition de l'escalade actuelle et "remédier à ses causes", y compris la sécurisation des frontières de la bande de Gaza, en vue d'une réouverture des points de passage.

    La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, qui participe aux débats du Conseil de sécurité de l'ONU à New York pour une résolution mettant fin aux hostilités, a salué l'initiative de M. Moubarak et promis d'y donner suite.

    Israël a annoncé qu'il considérait "positivement" un dialogue avec l'Egypte basé sur l'initiative de M. Moubarak. A Paris, M. Sarközy, qui a achevé mardi une tournée régionale, s'est félicité de "l'acceptation" par Israël du plan.

    Sur le terrain, les attaques israéliennes ont baissé d'intensité ces dernières heures après une journée sanglante au cours de laquelle des dizaines de civils ont été tués, dont une cinquantaine dans des écoles de l'ONU touchées par les frappes.

    L'ONU a démenti mercredi la présence de combattants dans une des écoles où plus de 40 personnes ont péri.

    Une petite fille a été retrouvée décapitée devant une de ces écoles.

    Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, attendu la semaine prochaine au Proche-Orient, a qualifié de "totalement inacceptables" les attaques contre les écoles.

    Mercredi matin, avant la pause, 16 Palestiniens dont cinq enfants ont été tués dans des bombardements, dans différents secteurs du territoire, selon des sources médicales palestiniennes.

    L'offensive israélienne a coûté la vie à au moins 689 Palestiniens, dont 220 enfants, et fait quelque 3.000 blessés depuis son lancement le 27 décembre, selon le dernier bilan des services d'urgence.

    Le cabinet de sécurité israélien s'est réuni à Jérusalem pour discuter des suites de l'opération.

    Les agences humanitaires ont dénoncé une crise humanitaire "totale" dans le territoire pauvre et surpeuplé. L'offensive a provoqué de graves pénuries de denrées, de carburant et d'eau courante ainsi que des coupures d'électricité.

    Dix mille habitants du territoire risquent en outre d'être inondés par des eaux usées, suite à l'effondrement du système d'égouts provoqué par les bombardements israéliens, a averti mercredi la Banque Mondiale.

    Sept soldats israéliens ont été tués depuis le début de l'offensive selon Israël.

    AFP. 07.01.09

  • Hyperborée à Marseille!

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    Avenue du Prado - midi (photo EB)
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    Jardins - 8 heures du matin  (photo GM)
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    Aux Caillols à 11 heures du matin (photo ZL)

  • VIDEO Les sans-logis dans le froid glacial

    http://www.dailymotion.com/video/x7y5t0_sdf-dans-le-froid-glacial-sous-leur_creation

    La France en 2009 laisse les plus pauvres d'entre nous passer l'hiver sous de petites tentes, dans la neige...

    Ayons une pensée pour eux!

  • Editorial de Christian Bouchet : "Nous sommes tous des Gazaouis!"

    Le presse annonce ce matin (5 janvier) que le chiffre de 500 morts palestiniens aurait été dépassé à Gaza.

    500 morts, c’est beaucoup…

    Mais pour bien comprendre l’importance de ce nombre, il importe de le mettre en perspective.

    La population de Gaza n’est que de 1,5 millions habitant, ce qui fait que si l’on extrapole le chiffre des 500 assassinés par l’armée de l’entité sioniste à la population française et à celle des USA cela équivaudrait à 20.000 morts en France et à 100.000 aux Etats-Unis…

    Ainsi donc, en 2009, après des années d’un blocus inhumain, après une semaine de
    bombardements, une des plus puissantes armées au monde peut attaquer un territoire surpeuplé et y massacrer impunément qui bon lui semble.

    Ce crime de guerre est rendu possible grâce à la complicité de l’Union Européenne : la
    décision du Conseil - sous présidence française - du « rehaussement » des relations entre l’Union et l’entité sioniste alors que la classe politique israélienne était lancée dans une surenchère électorale guerrière a été, à juste titre, comprise comme un « permis de tuer ». La réception de Tzipi Livni à Paris par Sarkozy et Kouchner fut de même un encouragement à l’agression.

    Ce crime de guerre est rendu possible par l’éternelle complicité des Etats-Unis qui n’ont
    jamais cessé de surarmer l’entité sioniste et de la renflouer financièrement, tout en permettant, du fait de leur droit de veto à l’ONU, à ses dirigeants, civils ou militaires, qui violent sans arrêt le droit international et se rendent coupables régulièrement de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, de bénéficier d’une impunité totale devant les instances internationales.

    Ce crime de guerre est rendu possible enfin grâce à l’atonie volontaire des médias et des leaders d’opinions de l’Occident qui maintiennent l’opinion publique dans la torpeur.
     En France, par exemple, les mêmes qui se scandalisent et qui mobilisent à tout va quand la porte d’une synagogue est taguée ou quand un militants de la LDJ est bousculé, les mêmes qui dénoncent Dieudonné ou Jean-Marie Le Pen comme des individus mettant en péril la démocratie, observent au mieux une réserve qui ne leur est pas habituelle, au pire ne cachent pas leur satisfaction et continuent leur désinformation médiatique.

    Il ne viendrait à l’idée d’aucun de ceux qui déclaraient au lendemain du 11 septembre « Nous sommes tous des Américains » de proclamer aujourd’hui « Nous sommes tous des Gazaouis ». C’est pour ma part ce que je fais, c’est ce que je convie tous mes amis à faire. A défaut de pouvoir s’engager plus, utilisons les symboles et les quelques moyens militants qui sont à notre portés. Boycottons les produits de l’entité et faisons campagne pour ce boycott. Manifestons et poussons nos proches et relations à manifester. Faisons entendre dans ces manifs les vrais slogans radicaux et non pas ceux politiquement corrects des amis de Buffet et Besancenot.

    En ce début d’année, le slogans « A Paris, comme à Gaza, Intifada ! » que certains d’entre nous scandaient à la fin du siècle dernier est plus que jamais d’actualité.
    Christian Bouchet - 5 janvier 2009 - (Voxnr)