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  • La demi-soeur posthume d'Anne Frank raconte sa propre histoire

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    INTERVIEW - Survivante d'Auschwitz-Birkenau, Eva Schloss témoigne de son expérience de la barbarie nazie dans un livre publié pour la première fois en France. Après la guerre, sa mère épousa Otto Frank, le père de la petite adolescente juive.

    Eva Schloss a 80 ans. L'âge qu'aurait eu Anne Frank aujourd'hui si elle avait survécu aux horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Comme elle, Eva a vécu avec sa famille à Amsterdam où elle a immigré dans les premiers mois du conflit depuis son Autriche natale. Elle a même côtoyé la jeune juive dont le «Journal», publié en 1947, a connu un succès mondial. Le jour de ses 15 ans, elle est déportée car juive avec ses parents et son frère. Eva passera huit mois à Auschwitz-Birkenau. Elle en sortira vivante ainsi que sa mère. Cette dernière épousera quelques années plus tard Otto Frank, le père d'Anne, qui a aussi perdu sa femme et son autre fille dans les camps. Eva Schloss devient alors la demi-sœur posthume d'Anne Frank.

    Au milieu des années 80, Eva décide de livrer son expérience de l'horreur nazie dans un livre autobiographique. Depuis, elle parcourt le monde pour témoigner notamment auprès des plus jeunes. Entretien.

    lefigaro.fr. - Qu'est-ce qui vous a conduit à écrire ce livre ?

    Eva SCHLOSS. - Quarante ans après la guerre, je croyais que les hommes avaient appris à ne plus haïr, ne plus avoir de préjugés. Il n'en était rien. En Angleterre, par exemple, les populations noires ou musulmanes étaient victimes d'attaques racistes. Je souhaitais changer ces comportements, montrer aux jeunes les conséquences tragiques que ceux-ci pouvaient entraîner. J'ai été amenée à prendre la parole en 1986 lors d'un colloque organisé sur Anne Frank à Londres. C'était la première fois que je racontais mon expérience en public. J'ai lâché tout ce que j'avais retenu depuis des années. Même en privé, j'en parlais très peu.

    Vous revenez longuement sur votre expérience des camps. Qu'est-ce qui vous a permis d'en sortir vivante ?
    J'ai eu de la chance. J'étais jeune et en bonne santé, je voulais vivre. Je n'ai jamais cessé d'espérer. Mais la chance est pour beaucoup. Tous les survivants des camps ont eu de la chance. Dans mon cas, c'est la rencontre de ma cousine, Minni. Elle m'a sauvé la vie. (Cette infirmière à Birkenau évitera à la mère d'Eva d'être exterminée et soutiendra les deux femmes pendant leur détention).

    Dans la préface de votre livre, vous dites ne pas croire en la bonté humaine. C'est une phrase terrible …
    J'ai vu des choses incroyables commises par les Allemands. Des gens bien éduqués, à qui nous n'avions fait aucun mal, et qui nous ont traité moins bien que des animaux. Ces gens-là pouvaient désobéir. Je continue aujourd'hui à penser qu'il y a des mauvaises personnes mais aussi beaucoup de bonnes personnes. J'ai donc un peu changé d'avis.

    Vous avez côtoyé Anne Frank. Quelle image gardez-vous d'elle ?
    Je l'ai connue quant elle avait entre 11 et 13 ans. C'était une petite fille normale, très vivante. Elle se croyait très importante, aimait être entourée. Mais surtout, elle parlait beaucoup. On la surnommait «Madame couac-couac» (elle imite le bec d'un canard). Elle avait un mois de moins que moi, mais semblait plus mûre. Anne aimait que les garçons la regardent. De mon côté, c'est l'expérience des camps qui m'a fait grandir, notamment lorsqu'il a fallu veiller sur sa mère. À 15 ans, j'étais une adulte.

    Quelle a été la réaction d'Otto Frank, le père d'Anne, en apprenant l'existence du journal écrit par sa fille ?
    Il a toujours su qu'elle écrivait mais ne savait pas que ce journal avait été conservé. Cet événement l'a sauvé. Sans cela, il se serait laissé aller. Avec ce livre, sa petite fille était toujours avec lui.

    Comment analysez-vous le succès de cet ouvrage ?
    D'abord je n'ai pas compris car c'est le livre d'une petite fille. C'était le premier livre à propos de la Shoah. Mais ce n'était pas la Shoah, car il n'aborde pas les choses affreuses qui se sont passées dans les camps. Dans les années cinquante, le public voulait connaître un peu de cet épisode. Mais pas trop. Beaucoup de jeunes se sont aussi retrouvés dans ce récit : à travers l'évocation des conflits avec les parents, l'éveil à la sexualité …

    Depuis 1986, vous témoignez de votre expérience à travers le monde, notamment auprès des enfants. Comment réagissent-ils ?
    Ils comprennent les choses. Beaucoup sont originaires de pays qui ont connu la guerre (en Afrique ou en ex-Yougoslavie par exemple). Dans les années 40, on pouvait dire «cela n'existe pas», mais maintenant on voit tout au cinéma, à la télévision.

    Que vous inspirent les déclarations de ceux qui remettent en cause l'existence du génocide juif ?
    Je ne crois pas que ces personnes - souvent des intellectuels - croient vraiment à ce qu'ils disent. Beaucoup de preuves attestent de la réalité de la Shoah.

    En fin d'entretien, Eva Schloss nous a présenté des papiers d'identité établis au nom de sa mère par les autorités nazies autrichiennes, conservés par ses soins. Voir la séquence.

    * L'histoire d'Eva, Les Mémoires de la demi-soeur d'Anne Frank, Le Cherche midi, 287 pages, 17 €.

    VOIR AUSSI :

    » Le site Internet d'Eva Schloss

    Le Figaro - 14 octobre 2009
  • Les Africains accusent le réchauffement climatique et exigent des "réparations et dédommagements"...

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    Un "puits" au Tchad
    Cadavre de vache
    Pesée d'un enfant malnutri

    Terres incultivables, saison des pluies détraquée, agriculteurs contraints à l’exode…l’Afrique est aujourd’hui le continent le plus touché par le réchauffement climatique. A deux mois du sommet de Copenhague et avant la Journée mondiale de l’alimentation de vendredi, les chefs d’Etat africains viennent d’exiger des « réparations et dédommagements » aux pays industrialisés, principaux pollueurs de la planète.


    Selon la Banque mondiale, les pays "en développement" vont supporter 80 % des dégâts occasionnés par le changement climatique alors qu’ils ne sont à l’origine que de 30%des émissions de gaz à effet de serre.Ce matin à P, l’association Action contre la faim (ACF) déploiera place du Palais- Royal une grande toile recouverte du mot « faim ». Une manière de rappeler aux pays riches que « le nombre de victimes de la faim a doublé en trente ans » et que, d’ici à 2015, 375millions de personnes seront affectées chaque année par des catastrophes naturelles d’origine climatique. C’est déjà le cas au Kanem, à l’ouest du , où ACF a ouvert plusieurs centres de santé pour venir en aide aux enfants souffrant de malnutrition.

    Depuis un mois, le ciel est désespérément bleu et la chaleur accablante au Kanem. Les dernières gouttes d’eau sont tombées mi-septembre et déjà les herbes sont grillées par le soleil. Le long des routes poussiéreuses de cette région sahélienne, située à l’ouest du Tchad, des centaines de cadavres de vaches jonchent encore les pâturages, victimes du manque de nourriture et d’une saison sèche torride. Même certains chameaux n’ont pas résisté. De nombreuses oasis sont à sec. Au centre de santé d’Amdoback, où l’association Action contre la faim (ACF) fournit de l’aide alimentaire à 160 villages, Ali, 50 ans, paraît désespéré : « Avant les années 1970, la saison des pluies était normale et les gens pouvaient compter sur leurs vaches et leurs chèvres pour obtenir du lait et du beurre, confie l’homme ridé. Mais maintenant, les pluies d’été arrivent une année sur deux en retard, la chaleur est accablante toute l’année et le bétail meurt en masse. Même les gazelles, les pintades, les hyènes et les chacals ont quitté la région. »

    « Le désert progresse »

    A l’Office national du développement rural de Mao, le chef-lieu du Kanem, Mbaïbaroum se demande quand « la nature retrouvera son cours normal ». Et l’agronome de détailler : « Il y a trente ans, il pleuvait en moyenne 300 mm d’eau pendant la saison des pluies. Cette année, on en a mesuré 134 mm, le sol est nu et les bras valides fuient l’agriculture. » Représentant de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture au Tchad, Mamoudou Diallo estime que les villageois subissent de plein fouet les effets du dérèglement climatique. « Le réchauffement de la planète, les gens le vivent déjà ici. Cette année, la pluviométrie a baissé de 60 % dans certaines zones. »
    Dans son « palais » de Mao, le sultan du Kanem, âgé de 84 ans, désespère de voir ainsi la terre de son enfance s’appauvrir. « On ne peut plus planter de bananes, d’oranges ou de mangues dans nos jardins, explique le vieil homme. Chaque année, le désert progresse, de nouvelles couches de sable s’effondrent sur les ouadis (NDLR : les oasis) . Jadis, il suffisait de creuser à deux mètres pour puiser de l’eau mais aujourd’hui, il faut aller la chercher à cinq ou dix mètres de profondeur. »

    Si les animaux paient chaque année un tribut de plus en plus lourd à la sécheresse, les enfants sont eux aussi victimes de ce manque d’eau et de nourriture. Au centre de santé d’Amdoback, ACF a admis 2 806 enfants victimes de malnutrition entre le mois de janvier et le mois de juin. Ce jour-là, le thermomètre affiche 39,7 o C et ils sont une cinquantaine à s’abriter à l’ombre protectrice d’un grand acacia.

    « Migrants climatiques »


    Certaines femmes ont marché une nuit entière pour faire peser leurs nourrissons et repartir avec quelques sachets de Plumpy’nut, une pâte prête à consommer à base d’arachide utilisée en cas de famine. Blotties dans les bras de leur mère, les jumelles de Kadija souffrent de diarrhées et de conjonctivite, deux signes précurseurs de malnutrition.
    Comme beaucoup de femmes du Kanem, Kadija a dû se résoudre à voir partir son mari au sud du pays pour trouver du travail et de quoi nourrir les sept enfants du couple. De plus en plus d’anciens agriculteurs désertent ainsi leur terre pour tenter leur chance en ville. Au Tchad, on les appelle les « migrants climatiques ». « Mon mari était cultivateur depuis quinze ans, mais il a dû quitter sa terre qui ne donnait plus rien à cause du manque de pluie. Maintenant il m’envoie régulièrement de l’argent, de l’arachide et du lait », confie Kadija, qui n’a que deux mois de réserve de mil pour tenir jusqu’à la prochaine récolte l’été prochain.
    Désespérés de voir les herbes se faner toujours plus tôt et le désert gagner sur leurs pâturages, un tiers des éleveurs du Kanem ont déjà jeté l’éponge et quitté la région depuis les années 1970.
    Source: Le parisien - 14 octobre 2009
    Au temps de la colonisation, le "changement climatique" n'existait pas...
  • Viol dans un train aux Mureaux: plus belle la vie!

    Train aux Mureaux

    Neuf "jeunes", âgés de 16 à 19 ans, ont été interpellés, mardi matin aux Mureaux (), dans le quartier sensible de la Vigne Blanche avant d'être placés en garde à vue dans les locaux de la sûreté départementale des Yvelines à Viroflay. Un dixième adolescent, âgé de 17 ans, a été arrêté ce mercredi après-midi.

     Ils sont soupçonnés d’avoir agressé, volé et violé, une lycéenne de 18 ans en avril 2009, au petit matin dans un train, entre les gares de Poissy et des Mureaux. « Ce sont tous des types connus pour des agressions dans les trains», précise une source proche de l’affaire. Mais aussi pour outrage, rébellion, extorsion, violence et séquestration.
    Ils ont été identifiés grâce aux images de vidéosurveillance de la gare et une stratégie de recoupements de faits réalisée par les enquêteurs.

    Depuis le début de la garde à vue les suspects ont commencé à passer aux aveux. «Ce sont de mauvais gars. Ils n’ont aucun remord et considèrent les femmes comme de la viande, confie une source proche de l’affaire. Ils expliquent que "la jeune fille s’est approchée d’eux pour leur demander une cigarette" et qu’ils ont voulu aller plus loin. Ils ont commencé à la frapper, la tripoter puis l’ont violée. L'un d'eux a fouillé son sac pour lui voler son téléphone portable et son baladeur.»

    Trois des dix interpellés auraient violé la lycéenne. L'un d'entre eux a reconnu le , ce que confirment des prélèvements ADN. D'autres garçons sont soupçonnés d'attouchements. Ils seront présentés jeudi matin devant un juge d'instruction de en vue d'une mise en examen.

    Le parisien - 14 octobre 2009 

    Qu'est-ce qu'on attendait pour les arrêter puisqu'ils étaient "connus"?

     

  • Mélenchon a dénoncé une campagne "infâme" contre Mitterrand

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    Jean-Luc Mélenchon

    Le fondateur du Parti de gauche (PG), Jean-Luc Mélenchon, a qualifié dimanche d'"infâme" la campagne lancée à l'encontre du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, estimant que le porte-parole du PS Benoît Hamon avait "parlé trop vite" sur son compte.

    "Je ne suis pas quelqu'un qui a la moindre complaisance pour M. Frédéric Mitterrand, qui n'est ministre que parce qu'il s'appelle Mitterrand", a lancé l'ancien sénateur socialiste sur Europe 1.

    Pour autant, la campagne dont le ministre fait l'objet procède d'un "système infâme, qui s'appelle le pilori. C'est Quasimodo, on a trouvé l'affreux de la scène", a-t-il poursuivi.

    Frédéric Mitterrand "a écrit un livre il y a quatre ans qui s'appelle "La Mauvaise vie". C'est peu dire, il ne s'appelle pas "La bonne vie" ou "Qu'est-ce qu'on rigole en Thaïlande"", a-t-il poursuivi.

    "C'est quelqu'un qui a le goût de l'auto-détestation, qui raconte pendant tout un livre pourquoi il ne s'aime pas et raconte sur lui ce qu'il y a de pire. Et on ressort ça quatre ans après et aussitôt ressort l'armée des jeteurs de pierres !", a-t-il encore dit.

     Jugeant que la vice-présidente du Front national Marine Le Pen, à l'origine de cette campagne, avait été "à la hauteur de ce que sont les pratiques du Front national", il a déploré que le Parti socialiste ait suivi le mouvement.

    "Benoît Hamon a parlé trop vite parce que le devoir d'un responsable politique, sur des questions aussi graves que la justice, c'est de savoir se tenir", a jugé Jean-Luc Mélenchon.

    AFP. 11.10.09

  • Des millions d'euros détournés par des associations caritatives

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    (Cliquez sur la photo)

    Dix-sept associations caritatives à but non lucratif sont dans le collimateur de la justice. Le parquet de a ouvert en mars une information judiciaire contre X pour « escroqueries aggravées » et « abus de confiance aggravé » visant ces différentes structures.

     
     Deux juges d’instruction du pôle du tribunal de ont été désignés pour conduire ces investigations et tenter de déterminer la destination réelle des millions d’euros collectés par ces associations depuis plusieurs années.

    Les magistrats et les policiers de la brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) saisis de l’enquête s’intéressent plus particulièrement aux fondateurs et aux dirigeants de ces associations domiciliées pour la majeure partie d’entre elles aux Etats-Unis. « Plusieurs n’ont qu’une simple adresse en France, correspondant à une domiciliation d’entreprise, confie une source proche de l’affaire. La plupart semblent avoir été dupliquées sur un modèle unique. Seul l’objet social ou la mission ont été modifiés. De multiples investigations sont en cours pour remonter la piste des organisateurs de ce système. »

    Si les dirigeants de ces structures caritatives sont plus particulièrement visés par les enquêteurs, ceux-ci minimisent largement le rôle qu’auraient joué les quelques employés français de ces associations. « Ils sont sans doute de bonne foi, ajoute-t-on dans l’entourage de l’enquête. Ils sont convaincus du bien-fondé de leur action. ». Ainsi, Jeannette, la responsable française de l'Association mère Térésa pour les enfants (AMTE) explique ne pas «gérer les chèques».

    Une escroquerie «d’ampleur internationale »

    Mais la question essentielle posée par l’enquête reste la destination des millions d’euros de dons qui auraient été détournés des caisses de ces organisations caritatives. Une kyrielle de sociétés intermédiaires, chargées par exemple de la rédaction des courriers appelant aux dons et également basées aux Etats-Unis, seraient ainsi impliquées dans cette escroquerie « d’ampleur internationale », selon une source judiciaire.

    Il convient de souligner qu’en octobre 2008, l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) avait mis en évidence le fonctionnement trouble de deux associations aujourd’hui suspectées de détournements de fonds par la justice. Depuis, elles semblent avoir été mises en sommeil.

    Les structures visées par l'enquête

    L’enquête ouverte par le procureur de la République de Paris vise 17 associations :
    Association Mère Teresa pour les enfants (Amte) ; Association pour la recherche sur le diabète (ARD) ; Association pour la recherche sur la dégénérescence maculaire liée à l’âge (ARDMLA) ; Association internationale pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer (Airma) ; Ligue européenne contre la maladie d’Alzheimer (Lecma) ; Mission d’aide mondiale (MAM) ; Mission médicale internationale (MMI) ; Cancer et résilience (CER) ; Fonds de recherche et de soutien pour le cancer du sein (FRSCS) ; Doctors with a Mission (Dwam) ; Opération sauvetage enfants (OSE) ; Agir pour les enfants du monde (AEM) ; Village du monde pour enfants (VMPE) ; Pain et eau pour l’Afrique (PEA) ; Nourriture du monde (NDM) ; Hopegivers France, rebaptisée Lumière d’espoir ; World assistance (WA).

    Le parisien - 14 octobre 2009

    Escroquerie à la charité chrétienne...

  • Le petit-fils de Staline a perdu son procès en diffamation

    Le petit-fils du dictateur soviétique Josef Staline a perdu mardi le procès pour "atteinte à l'honneur" qu'il avait intenté au journal d'opposition russe Novaïa Gazeta à la suite de la publication d'articles sur les crimes du petit père des peuples.

    Le tribunal de Moscou qui examinait l'affaire depuis la mi-septembre a débouté Evguéni Djougachvili de sa plainte, a rapporté l'agence Ria Novosti, précisant que le jugement serait rendu public ultérieurement.

    A l'annonce du jugement, une partie des personnes réunies dans et devant la salle d'audience ont applaudi, tandis que d'autres ont accueilli la décision en hurlant "Honte", selon l'agence.

    M. Djougachvili réclamait à Novaïa Gazeta 10 millions de roubles (230.000 euros) de dommages-intérêts après la publication en avril d'un article sur les "crimes" de l'ancien dictateur soviétique.

    Dans son article, le journaliste Anatoli Iablokov avait écrit que Staline avait signé personnellement les ordres d'exécution de citoyens soviétiques et de plusieurs milliers de prisonniers polonais abattus par le NKVD (ancêtre du KGB, services secrets de l'ex-URSS) à Katyn, en Russie, en 1940.

    Le Figaro - 13 octobre 2009

  • L'UE hausse le ton face au blocage tchèque

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     Fisher et Barroso le 13 octobre à Bruxelles
    (Cliquez sur la photo)

    La Commission européenne a haussé le ton mardi à l'égard du président tchèque eurosceptique et de ses tentatives de bloquer le traité de Lisbonne, mais l'UE risque de n'avoir d'autre choix que de céder du terrain pour sauver ce texte jugé vital pour son avenir.

    "J'espère vraiment que la République tchèque va remplir ses obligations" en achevant la procédure nationale de ratification du traité "et que des obstacles artificiels ne seront pas posés à ce stade", a déclaré le président de l'exécutif européen José Manuel Barroso à la presse à Bruxelles.

    Il s'exprimait après une entrevue avec le Premier ministre tchèque Jan Fischer.

    Le Portugais, visiblement très remonté, a exhorté le président Vaclav Klaus à ne pas prendre le reste de l'Europe en otage et à respecter "les valeurs et principes" de l'UE.

    Le gouvernement tchèque a déjà signé le traité de Lisbonne et les deux chambres du Parlement l'ont ratifié. Mais il manque encore la signature de M. Klaus, devenu aujourd'hui chef de l'Etat.

    Europhobe, adversaire déclaré du texte, dans lequel il voit les germes d'un Etat supranational, il a décidé de monnayer chèrement son paraphe.

     D'une part, il veut attendre que la Cour constitutionnelle de son pays se prononce sur un recours contre le traité déposé par ses amis politique. La juridiction a annoncé mardi qu'elle se pencherait dessus le 27 octobre, deux jours avant un sommet des dirigeants de l'UE à Bruxelles.

    Surtout, il demande à présent une dérogation à la Charte des droits fondamentaux européens -qui fait partie du traité- à l'image d'exemptions obtenues en 2007 par la Grande-Bretagne et la Pologne.

    Son objectif: "empêcher que des descendants d'Allemands des Sudètes, expropriés au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, puissent s'appuyer sur la Cour européenne de justice pour demander réparation".

    Le chef du gouvernement tchèque, qui gère les affaires courantes du fait de la crise politique dans son pays et est politiquement affaibli, veut tenter d'obtenir une concession à l'égard de son imprévisible président lors du sommet des 29 et 30 octobre.

    Mais quelle forme prendre-t-elle? Si le président Klaus insiste pour avoir une garantie juridiquement aussi contraignante que celles octroyées à Londres et Varsovie, cela obligerait à recommencer les procédures de ratification dans toute l'UE. Ce qui est impensable.

    Une solution de compromis envisagée passerait par une simple déclaration des dirigeants des 27 pays de l'UE fin octobre pour rassurer le président Klaus. Quitte à ce que son poids juridique soit augmenté ultérieurement.

    Il n'est toutefois pas certain d'une part que cela suffise à l'intéressé, d'autre part que tous les Etats de l'UE acceptent de faire un geste à son égard par crainte de créer un précédent dangereux en cédant à un chantage.

    Mais le président Klaus est en position de force car le feu vert des 27 pays de l'UE est indispensable pour permettre au traité de Lisbonne d'entrer en vigueur.

    Or, c'est le président tchèque qui tient fermement le dernier stylo. Il peut théoriquement tenir en haleine le reste de l'UE jusqu'au retour au pouvoir au printemps 2010 des conservateurs britanniques, qui ont promis d'enterrer le traité de Lisbonne s'il n'est pas encore pleinement ratifié à cette date.

    Déjà, le calendrier prévu à l'origine pour la mise en oeuvre du traité est chamboulé.

    Les nominations aux postes emblématiques prévu par le texte, dont celui de président de l'UE, ne pourront se faire comme escompté fin octobre, mais au mieux en novembre, voire en décembre, soulignent des diplomates.

    AFP. 13.10.09

     

  • Mitterrand en faveur d'une "culture de l'intime"...

    Le ministre de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand, s'est prononcé mardi matin pour une politique culturelle permettant "l'accès de chacun à tout ce qui pourra constituer son musée imaginaire", plutôt "qu'une culture pour tous".

      S'exprimant à l'ouverture d'un colloque consacré aux politiques culturelles organisé jusqu'à jeudi à l'Opéra Comique à Paris, dans le cadre du 50e anniversaire du ministère, M. Mitterrand a estimé que "la culture est du domaine de l'intime".

    "Le rêve d'une culture unique pour tous, comme on parle de pensée unique, appartient, il me semble, au passé nationaliste de l'Europe", a ajouté le ministre de la Culture devant plusieurs anciens ministres de la culture et des acteurs culturels français et étrangers.

    Indiquant qu'il a fait de la transmission des savoirs une de ses priorités, Frédéric Mitterrand a défendu la mise en place d'une éducation artistique et culturelle à l'école.

    "Cette réforme peut être un véritable levier d'Archimède de notre dynamisme culturel. Cet enseignement doit gagner en légitimité et en considération dans les examens nationaux", a-t-il souligné.

     A propos d'internet, il s'est déclaré "abasourdi par la guerre à outrance et d'arrière-garde qui est faite parfois, comme si ce média était une sorte de peste technologique".

    Le ministre souhaite donner une nouvelle impulsion à la bibliothèque numérique européenne avec la constitution prioritaire d'une porte d'entrée unique du patrimoine sur internet.

    Le ministre de la Culture a invité à réfléchir sur la lutte contre les inégalités d'accès à l'art et à la culture dans un contexte de crise économique et sociale, et au rayonnement de l'héritage culturel dans un contexte mondialisé "où dominent les industries culturelles pilotés par des grands groupes multinationaux".

    AFP. 13.10.09

    La mauvaise Culture...