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  • Bizutage et agressions sexuelles à Poitiers

    Quatre lycéens de 17 ans ont été mis en examen pour agression sexuelle lors d'un bizutage sur des élèves plus jeunes dans un internat de Poitiers, un phénomène relativement rare dans l'enseignement secondaire, mais qui perdure dans le supérieur.

      Quatre lycéens internes de 17 ans ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire pour l'agression sexuelle de quatre élèves plus jeunes, lors d'un bizutage, dans un lycée de Poitiers, selon une source judiciaire.

    Le parquet de Poitiers a ouvert une information pour "agression sexuelle en réunion", à la suite d'une plainte des parents des jeunes victimes, âgées de 15 à 16 ans, et de la direction du lycée Bois-d'Amour. Ils sont tous internes. Les faits se sont déroulés début septembre.

    Le bizutage leur aurait imposé de siffler la Marseillaise pendant que leurs aînés leur compressait les parties génitales et qu'un autre élève leur enfonçait un doigt entre les fesses alors qu'ils étaient toujours habillés.

    Les quatre jeunes mis en examen ont dit avoir reproduit ce qu'ils avaient eux-même subi, a indiqué la même source, confirmant une information parue dans Le Parisien.

    La direction de l'établissement a annoncé "avoir pris des mesures et des sanctions". Les lycéens impliqués ont été suspendus de l'internat, selon une source proche du dossier.

    "Ces faits sont graves et sont à condamner avec la plus grande fermeté. Une procédure judiciaire est en cours, la commission de discipline de l'établissement a pris des sanctions contre les auteurs, soupçonnés de "violence sexuelle en réunion", ce qui est grave", a déclaré à l'AFP le ministre de l'Education nationale M. Chatel.

    Le bizutage, interdit depuis une loi de juin 1998 initiée par Ségolène Royal, alors ministre déléguée à l'enseignement scolaire, est relativement rare dans le second degré.

    Selon le ministère, 11,6 incidents graves (violence verbale, physique, sexuelle, racket, port d'armes, atteintes aux biens, happy slapping...) pour 1.000 élèves ont été enregistrés dans les collèges et lycées pendant l'année 2007-08.

    Les violences sexuelles constituaient 1,9% de ces incidents déclarés, le bizutage 0,4%.

    "Les violences sexuelles sont exceptionnelles dans le second degré", selon la direction générale de l'enseignement scolaire du ministère.

    Le bizutage est plus courant dans l'enseignement supérieur, traditionnellement dans les "classes prépas", les facultés de médecine ou établissements militaires, et ont parfois lieu sous le couvert de "week-end d'intégration".

    "Nous travaillons en étroite liaison avec les associations. Nous avons été alertés sur quelques situations depuis la rentrée et avons empêché des actions de bizutage envisagées", indique-t-on au ministère de l'Enseignement supérieur.

    "La vigilance est de mise chaque année, nous avons eu deux ou trois cas l'an dernier", a-t-on indiqué de même source.

    Mais les cas révélés pourraient n'être que la partie émergée de l'iceberg, car selon les associations, la loi du silence perdure. "Les chefs d'établissements et les enseignants n'interviennent pas assez", explique Marie-Françoise Henry, présidente du Comité national contre le bizutage.

    AFP. 15.10.09

    Bizutage halal?

  • Les Italiens ont-ils payé les talibans?

    Les Italiens ont-ils payé les talibans pour se préserver d'attaques en Afghanistan ? Des informations du Times, démenties officiellement, ont semé le trouble jeudi en France car ces pratiques pourraient expliquer la mort de 10 soldats dans une embuscade, en août 2008.

    La France et l'Italie ont fermement démenti jeudi les affirmations du quotidien britannique.

    Selon The Times, les services secrets italiens auraient versé des dizaines de milliers de dollars aux commandants talibans et à des chefs de guerre locaux pour maintenir en paix la région de Saroubi, dont les militaires italiens avaient la responsabilité avant d'être remplacés par les Français.

    Pas informés de ces pratiques, les Français auraient eu une perception erronée, sous-évaluée, du risque dans la zone. Et un mois après en avoir pris le contrôle sécuritaire, dix d'entre eux périssaient à 50 km de Kaboul, lors d'une attaque de talibans, suscitant une immense émotion en France.

    Le journal, qui cite des responsables militaires occidentaux, établit un lien direct entre les paiements aux talibans, l'ignorance par les Français de ces versements, et la mort des soldats français.

    A Paris, le porte-parole de l'état-major des armées, l'amiral Christophe Prazuck, a assuré jeudi "ne disposer d'aucun élément permettant de confirmer ces informations". Il les a jugées "non fondées", tandis que l'Otan à Kaboul déclarait ne pas être au courant.

    Le gouvernement italien a, lui aussi, qualifié ces allégations de "totalement infondées".

    "Le gouvernement Berlusconi n'a jamais autorisé ni consenti aucune forme de paiement d'argent aux membres de l'insurrection talibane en Afghanistan, et n'a pas connaissance d'initiatives de ce type du gouvernement précédent", a indiqué la présidence du Conseil italien dans un communiqué.

    "Il suffit de rappeler que dans la première moitié de l'année 2008, les contingents italiens déployés en Afghanistan ont subi de nombreuses attaques, dont une spécifiquement dans la zone du district de Saroubi, le 13 février 2008", qui a coûté la vie à un officier, a-t-il ajouté.

    Le Times fait cependant état d'une démarche diplomatique, en juin 2008, de l'ambassadeur américain à Rome, à la suite d'allégations sur des paiements italiens aux talibans.

    A Kaboul, un haut gradé afghan a assuré jeudi à l'AFP que "beaucoup de pays de l'Otan", dont l'Italie, payent les insurgés pour que leurs soldats ne soient pas attaqués. Cette pratique est selon lui répandue à grande échelle, sauf chez les Britanniques et les Américains.

    En France, l'opposition socialiste a immédiatement appelé le gouvernement à s'expliquer: "C'est très grave si c'est exact et je demande tout de suite que le ministre de la Défense (Hervé Morin) vienne dans les prochains jours devant la commission de la Défense pour expliquer et nous dire ce qu'il a comme informations", a déclaré Jean-Marc Ayrault, chef du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

    Depuis le début de son engagement en Afghanistan en 2001, la France a perdu 36 soldats. Environ 3.000 militaires français y sont actuellement engagés.

    Joël Le Pahun, le père d'un des dix soldats tués dans l'embuscade d'août 2008, a confié à la radio RTL que ces informations constituaient "un coup de massue". "Ca ajoute encore de la douleur à la douleur. Ca rouvre une plaie qui n'est toujours pas fermée", a-t-il dit.

    "Si effectivement, mais cela toujours au conditionnel, les Italiens ont fait ça, ça ne grandit ni leur armée ni leur gouvernement", a-t-il commenté. "Ca s'appelle de la lâcheté".

    AFP. 15.10.09

  • VIDEOS "Mon copain Rachid", un court-métrage pour pédophiles avec la participation de Frédéric Mitterrand

    http://www.youtube.com/watch?v=iGJhaq_H7NM

    http://www.youtube.com/watch?v=t5ReligHrtQ (avec Frédéric Mitterrand)

    Ce film n'aurait certainement pas provoqué de vagues en temps normal. Mais remis dans le contexte de "l'affaire Polanski" et de "l'affaire Mitterrand", il devrait  faire parler de lui...

    "Mon Copain Rachid", c'est quoi ? Il s'agit d'un court-métrage réalisé par Philippe Barassat en 1997 selon Imdb et en 1998 selon Allociné. Le film est lui-même issu d'une série de quatre courts métrages, "Folle de Rachid en transit sur Mars".

    Dans la version ciné de ce court-métrage, et pas dans la version TV présentée ci-après, Frédéric Mitterrand lit un texte de Camus.

    Alors où est le problème ? Le problème, c'est que le film parle d'un gamin fasciné par la "grosse bite" de son copain arabe adolescent, Rachid. Il finira par payer pour la voir et la caresser. Le court-métrage est ainsi présenté sur Allociné: Eric est fasciné par le sexe énorme de son ami Rachid. Apparaissent alors des sentiments troubles faits d'admiration, d'envie, voire d'amour. Rachid cède aux désirs d'Eric et lui montre son "chose" en échange de bonbons puis d'argent. Jusqu'au jour où Eric ne peut plus payer.

    Dans son intervention sur Europe 1 jeudi soir, la vice-présidente du Front national Marine Le Pen a évoqué la participation du Ministre de la Culture au court-métrage "Mon copain Rachid, qui "sous prétexte d'art est un court métrage de pédophilie enfantine". Marine Le Pen avait déjà lancé la polémique autour du livre de François Mitterrand "La Mauvaise Vie".

    Le Post - 09.10.09

     

     

  • Mgr Richard Williamson poursuivi en Allemagne

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    Mgr Williamson est né le 8 mars 1940 en Angleterre
    La justice allemande a annoncé aujourd'hui qu'elle engageait des poursuites contre l'évêque catholique intégriste Richard Williamson pour des propos négationnistes tenus lors d'une émission à la télévision suédoise en janvier.

    Le parquet de Ratisbonne (sud) a demandé au tribunal de la ville de condamner ce prélat de l'organisation catholique intégriste Fraternité Saint Pie X pour "incitation à la haine raciale", a expliqué le président du tribunal, Johann Plöd. Le magistrat n'a pas voulu préciser quelle peine recommandait le parquet, mais il devrait s'agir d'une simple amende. Si le tribunal accède aux demandes de poursuite du parquet, l'ecclésiastique aura le choix entre accepter l'amende ou la contester, ce qui donnerait lieu à une audience.

    Lors d'un entretien diffusé le 21 janvier par la chaîne publique suédoise SVT, Richard Williamson avait dit croire "qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz. Je pense que 200.000 à 300.000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz".
    Le Figaro - 15 octobre 2009

  • 25ème suicide à France Telecom

    Un ingénieur de France Télécom de 48 ans, en arrêt-maladie depuis un mois sur les conseils de son médecin du travail, s'est pendu jeudi à son domicile à Lannion (Côtes-d'Armor), selon la direction, ce qui porte à 25 le nombre de suicides dans l'entreprise en près de deux ans.

      Cet ingénieur du centre R et D de Lannion, marié et père de famille, "s'est pendu à son domicile ce matin", a expliqué à l'AFP un porte-parole de la direction.

    "Il était en arrêt-maladie depuis un mois sur les conseils du médecin du travail", a-t-il ajouté, en soulignant que Didier Lombard, le PDG de France Télécom, était "profondément affecté" par ce geste et se rendait "immédiatement" sur place.

    Il s'agit du vingt-cinquième suicide dans le groupe depuis février 2008 et du deuxième sur le site de Lannion. Un autre salarié, technicien au centre de recherche, s'était donné la mort dans la nuit du 29 au 30 août dernier, sans laisser de message expliquant son geste. Il s'agissait alors du vingt-deuxième suicide.

     Les syndicats de France Télécom (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC/Unsa, Sud) ont appelé jeudi le personnel à "agir sous toutes les formes, et notamment des assemblées générales" le 20 octobre, jour de la prochaine séance de négociation sur le stress au travail, estimant notamment que les personnels étaient "toujours en danger". Pour les syndicats, "c'est intolérable et inacceptable.
    AFP. 15.10.09
  • Turquie: crise avec Israël à cause d'une série télévisée jugée "antisémite"!

    Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman va convoquer l'ambassadeur de Turquie en Israël afin de protester contre la diffusion d'une série par la télévision publique turque accusée "d'incitation à la haine anti-israélienne".

      "Le ministre a demandé la convocation de l'ambassadeur turc en Israël afin de protester contre la diffusion d'une série télévisée qui incite à la haine anti-israélienne à la télévision d'Etat turque", a indiqué mercredi soir un communiqué des Affaires étrangères.

    "Le ministre estime que la diffusion d'une telle série incite au plus haut point à la haine, et qui plus est sous le parrainage de l'Etat", a accusé le communiqué.

    "Cette série n'a pas le moindre rapport avec la réalité et présente les soldats israéliens comme des tueurs d'enfants palestiniens. Elle ne mérite pas d'être diffusée même dans un pays ennemi d'Israël et sûrement pas dans un pays entretenant de pleines relations diplomatiques avec Israël", a ajouté le texte.

     Les chaînes de télévision israéliennes ont diffusé mercredi soir des extraits d'une série hebdomadaire de la TV publique turque TRT1 intitulée "Ayrilik" ("Séparation") dans laquelle on voit notamment un soldat israélien tirer délibérément en souriant sur une fillette qui s'écroule morte.

    Une autre scène présente l'image d'une balle au ralenti tirée par un soldat de Tsahal qui atteint de plein fouet un autre petit Palestinien.

    Les relations entre Israël et la Turquie se sont vivement tendues ces derniers mois après les critiques sans précédent du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan contre Israël en raison de l'offensive contre la bande de Gaza l'hiver dernier, qui a fait plus de 1.400 morts, selon des sources médicales palestiniennes.

    Cette tension s'est traduite par la décision d'Ankara d'annuler des manoeuvres aériennes qui étaient prévues à partir de lundi en Turquie et auxquelles devait participer l'aviation israélienne.

    La Turquie, pays majoritairement musulman au régime laïque, est le principal allié d'Israël dans la région depuis la signature par les deux pays d'un accord de coopération militaire en 1996, mais elle entretient des liens étroits avec les Palestiniens.

    "Il existe une coopération entre la Turquie et Israël dans les domaines militaire, commercial, économique et autres, mais il y existe actuellement des sensibilités diplomatiques que l'on doit prendre en compte", a expliqué mercredi M. Erdogan.

    AFP. 14.10.09

    Voilà une série télévisée qui ne sera pas diffusée en France!

     

  • Polanski: Jamie Foxx se serait fait justice lui-même

    L'acteur (ndb: noir) américain Jamie Foxx, oscarisé pour son incarnation au cinéma de Ray Charles dans "Ray", a suggéré qu'il se serait fait lui-même justice si sa fille de 15 ans avait été violée par le réalisateur Roman Polanski, dans un entretien au magazine Parade.

    Si sa fille de 15 ans avait été victime d'une agression sexuelle, "Roman Polanski serait porté disparu. Point final. Il n'y aurait même pas de procès", a expliqué Jamie Foxx. "Mais c'est mon opinion personelle et cela ne doit pas être compris comme un appel, parce que je pense que la justice doit faire son travail", a toutefois nuancé Jamie Foxx.

    Roman Polanski a été arrêté en Suisse le 26 septembre sur mandat américain pour des "relations sexuelles illégales" (sodomie) avec une adolescente de 13 ans, en 1977.

    Le Figaro - 14 octobre 2009

  • La peur des représailles?

    Les cinq personnes qui avaient été interpellées mardi soir à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), soupçonnées d'avoir «passé à tabac» un policier, ont été libérées.

    Elles ont été présentées ce mercredi au fonctionnaire tout juste sorti de l'hôpital. Selon une source judiciaire, la confrontation a été vaine : il n'en a reconnu aucune.

     Les faits remontent à mardi, vers minuit, dans un quartier populaire de Champigny. Le policier hors service, gardien de la paix de 34 ans en poste à Paris, promenait son chien, près de chez lui, quand une voiture roulant à vive allure l'a surpris.

    «Il aurait fait signe de la main à l'automobiliste de ralentir comme n'importe quel citoyen l'aurait fait. Eux sont sortis du véhicule et auraient commencé à le frapper pour des raisons qui restent à déterminer. L'agent a décliné sa fonction et ils ont doublé alors d'agressivité. ils l'ont passé à tabac. Leur haine a redoublé d'agressivité», raconte au Parisien.fr, Laurent Martin de Frémont, du syndicat SGP-FO regrettant qu'il n'y ait «plus de respect de l'autorité». Mardi soir, le policier craignait de ne plus pouvoir se servir de ses membres inférieurs.

    Selon une source judiciaire, la bagarre a éclaté «avant qu'il ne fasse état de sa fonction» de policier et les coups auraient «ensuite redoublé» lorsqu'il en a fait état. Secrétaire général de l'Union SGP/Unité police (1er syndicat de gardiens de la paix) Nicolas Comte a dénoncé, dans un communiqué, cette «agression sauvage» due «au seul fait d'appartenir à la police nationale». Pour Thierry Mazet, du syndicat Alliance (2e syndicat), il faut «des peines exemplaires» pour ce genre d'agression qui visait «délibérément» un policier.

    Le parisien - 14 octobre 2009

  • Le lac

    Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
    Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
    Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
    Jeter l'ancre un seul jour ?

    Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
    Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
    Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
    Où tu la vis s'asseoir !

    Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
    Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
    Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
    Sur ses pieds adorés.

    Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
    On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
    Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
    Tes flots harmonieux.

    Tout à coup des accents inconnus à la terre
    Du rivage charmé frappèrent les échos ;
    Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
    Laissa tomber ces mots :

    " Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
    Suspendez votre cours :
    Laissez-nous savourer les rapides délices
    Des plus beaux de nos jours !

    " Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
    Coulez, coulez pour eux ;
    Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
    Oubliez les heureux.

    " Mais je demande en vain quelques moments encore,
    Le temps m'échappe et fuit ;
    Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
    Va dissiper la nuit.

    " Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
    Hâtons-nous, jouissons !
    L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
    Il coule, et nous passons ! "

    Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
    Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
    S'envolent loin de nous de la même vitesse
    Que les jours de malheur ?

    Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
    Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
    Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
    Ne nous les rendra plus !

    Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
    Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
    Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
    Que vous nous ravissez ?

    Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
    Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
    Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
    Au moins le souvenir !

    Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
    Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
    Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
    Qui pendent sur tes eaux.

    Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
    Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
    Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
    De ses molles clartés.

    Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
    Que les parfums légers de ton air embaumé,
    Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
    Tout dise : Ils ont aimé !

    Alphonse de Lamartine (1790-1869)

  • Russie: relance de la démographie et refus de l'immigration

    La situation démographique russe était catastrophique avec au moins trois avortements pour une naissance et une baisse de population de 760 000 habitants par an en 2005.

    Sous l’impulsion de Dimitri Medvedev, le gouvernement russe a lancé un grand plan pour la santé et la famille : primes universelles à la naissance, avantages fiscaux et crédits ou aides pour payer les loyers.

    Dans son discours au Conseil de la Fédération en mai 2006, l'ex-président Vladimir Poutine a confirmé la mise en place d'une politique nataliste. Cette politique permettrait notamment aux mères de bénéficier d'une « prime de maternité » importante (250 000 roubles, soit 10 000 $, pour la naissance d'un second enfant et 300 000 roubles (12 000 $) pour le troisième). De plus, depuis février 2006, des « certificats de naissance » ont été introduits dans les maternités : remplis lors de la naissance d'un enfant, ils permettent à la mère de toucher sa « prime de maternité », et à la sage-femme de bénéficier d'une « prime d'assistance » de 10 000 roubles (450 $) pour chaque enfant né dans son service.

    En 2007, le président de l'époque, Vladimir Poutine a déclaré dans un discours que 2008 serait l'« Année de la famille ». D'énormes affiches ornèrent les rues de Moscou en 2008.

    Les résultats ne se sont pas fait attendre. Le taux de natalité a bondi de 8 % en 2007, la mortalité baissé de 5 % et, pour la première fois depuis la fin de l'URSS, la baisse de la population est enrayée.

    La taux de natalité en 2009 pourrait être encore plus haut.

    Par ailleurs le gouvernement russe a décidé de ne pas suivre les recommandations de l’ONU qui lui proposent d’importer un million de migrants par an.

    Source: Pour une école libre au Québec -07.10.09

  • Jean Sarközy et l'EPAD: un décret repoussé par l'Elysée aurait permis à Devedjian de garder son mandat jusqu'à 70 ans

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    Il fallait faire de la place pour le fils du Président...
    (Cliquez sur les photos)

    Pourquoi Patrick Devedjian n'a-t-il pu poursuivre son mandat à la tête de l'Epad au-delà de 65 ans ?  On commence à en savoir plus. Interrogé sur des informations de presse selon lesquelle le Sénat, puis Matignon, auraient essayé de faire passer une disposition permettant au ministre de la Relance de prolonger son mandat, Luc Chatel a répondu : "Je n'ai pas d'éléments sur le fond", mais "il y a des règles. A 65 ans, on cesse ses fonctions à la tête d'un établissement public. Elles valent pour tout le monde. Le gouvernement ne souhaite pas modifier, pour un cas particulier, l'âge  de départ en retraite de dirigeants d'établissements publics", a-t-il ajouté.
     
    Or, selon l'AFP, un projet de décret levant la limite des 65 ans pour présider à l'aménagement de la Défense a été retoqué à l'Elysée. Un premier décret prévoyant la fusion de deux établissements publics des Hauts-de-Seine - Epad (Défense) et Epasa (Seine-Arche) -, sorti de Matignon en juillet, incluait une disposition permettant de présider le futur organisme au-delà de 65 ans, selon une source départementale proche du dossier.

    Devedjian désirait poursuivre
     
    Une source autorisée à la région Ile-de-France a également assuré à l'AFP que les services du Premier ministre avaient préparé un projet pour repousser cette limite d'âge. Cela aurait permis à Patrick Devedjian, ministre de la Relance et président du  conseil général des Hauts-de-Seine, de rester en place à la tête de l'Epad élargi, jusqu'aux élections cantonales de 2011. Selon un élu de gauche siégeant comme administrateur à l'Epad, interrogé par  l'AFP, Patrick Devedjian, désireux de se maintenir, avait formulé une demande en ce sens.
     
    Mais selon la source proche du dossier dans les Hauts-de-Seine, "après être passé à l'Elysée, le projet de décret" sur la fusion ne comportait plus la disposition levant le verrou de l'âge. Le projet de décret de fusion de l'Epad, qui couvre les 160 hectares du quartier d'affaires, et de l'Epasa, chargé d'urbaniser 320 hectares sur la zone voisine de Nanterre, est actuellement soumis pour consultation aux collectivités locales concernées. Elles examinent également un autre décret élargissant le périmètre "d'intérêt national" administré par l'Etat à d'autres portions de Nanterre et à La Garenne-Colombes. Actuellement le quartier de La Défense s'étend essentiellement sur les communes de Puteaux et Courbevoie. Le conseil municipal de Courbevoie, bien qu'à majorité UMP, a voté lundi soir contre ces projets de décret, jugeant notamment qu'ils n'avaient pas fait l'objet de concertation.

    Contactée par l'AFP sur cette affaire de décret, la présidence n'a pas souhaité faire de commentaire. "Le président ne cédera en aucun cas à la pression médiatique", a confié mercredi à l'AFP un ministre, sous couvert de l'anonymat. "Je ne lâcherai pas", a, selon un de ses interlocuteurs, déclaré mercredi en petit comité le chef de l'Etat.

    LCI. fr - 14.10.09