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  • La France perd un méga-contrat nucléaire aux Emirats - Un gros revers pour Sarközy

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    Les Coréens ont emporté ce contrat d'au moins 20 milliards de dollars face au consortium français emmené par EDF, GDF, Areva et Total. C'est une nouvelle déconvenue pour l'EPR.

    C'est un revers pour la filière nucléaire française, qui a fait de l'EPR sa vitrine internationale. Dimanche, le consortium mené par EDF et GDF Suez s'est fait souffler un méga-contrat pour la construction de quatre centrales nucléaires aux Emirats arabes unis. L'Agence émiratie de l'énergie nucléaire a préféré l'offre d'un consortium (incluant Samsung, Hyundai, Doosan Heavy Industries, Westinghouse, Toshibapour), dirigé par la compagnie sud-coréenne publique Kepco, pour un contrat de 20,4 milliards de dollars, première tranche d'une commande pouvant atteindre 40 milliards.

    Rapidement, EDF, GDF Suez, Total, Areva, Vinci et Alstom ont «pris acte» de la décision émiratie, soulignant la qualité de leur offre et «l'avance de l'EPR en matière de sûreté». La porte n'est cependant pas totalement fermée : l'Agence émiratie a fait savoir qu'elle pourrait commander ultérieurement «des centrales nucléaires additionnelles» et que «les discussions se poursuivaient avec les autres soumissionnaires».

     

    Une ultime baisse de prix

     

    La plupart des acteurs de la filière nucléaire française se battaient pour ce contrat depuis deux ans. En janvier 2008, alors que le président Nicolas Sarkozy menait une tournée dans les pays du Golfe, Areva, GDF Suez et Total avaient annoncé leur candidature pour la construction à Abou Dhabi de deux EPR (réacteurs nucléaires de troisième génération) d'une puissance de 1.600 mégawatts chacun, dans le cadre d'une alliance inédite. Puis EDF avait été appelé en mai à la rescousse afin de renforcer les chances de succès du projet français, handicapé par les déboires du chantier de l'EPR finlandais d'Areva.

    C'est sur ordre de l'Elysée, qui a fait du développement du nucléaire civil une de ses priorités, que l'électricien était venu en renfort d'un de ses principaux rivaux dans l'énergie, GDF Suez. Il s'agissait alors pour EDF, opérateur du plus grand parc nucléaire au monde, d'apporter une simple assistance technique. Mais il devait finalement prendre la tête du consortium, avec le dépôt d'une nouvelle offre à la clé et des ajustements de prix, jusqu'à 10% moins cher, qui n'ont pas suffi.

    Le contrat a été signé en présence du président des Emirats arabes unis, cheikh Khalifa Al-Nahyane, et de son homologue sud-coréen, Lee Myung-bak, en visite à Abou Dhabi. «Nous nous engageons pleinement […] à procurer de l'électricité aux Emirats en utilisant de l'énergie nucléaire sûre et pacifique», a déclaré le président de KEPCO, Kim Ssang-su. Il a estimé à 60 ans la durée de vie de la première centrale nucléaire aux Emirats Cette centrale «sera opérationnelle jusqu'en 2077», a-t-il dit.

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    » BLOG - Un revers pour la «diplomatie des contrats» de Nicolas Sarkozy

    Le Figaro - 27.12.09

       
  • Encore un vent de panique à bord! Un Nigérian était aux toilettes...

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    Le vol de Delta a été accueilli par des ambulances et la police.
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    Un deuxième Nigérian a été arrêté après s'être enfermé de longues minutes dans les toilettes. Le FBI a levé l'alerte.

    Durant près d'une heure, les Américains ont cru revivre une nouvelle tentative d'attentat. Dimanche, les télévisions ont indiqué qu'un deuxième Nigérian avait été maîtrisé par l'équipage et arrêté à l'issue du même vol 253 entre Amsterdam et Detroit. Alors qu'elles diffusaient les images de l'avion, un Airbus A 330 aux couleurs de Delta entouré d'ambulances, de nombreux véhicules de polices et de bus sur le tarmac de l'aéroport, un porte-parole de la Maison-Blanche indiquait que le président américain Barack Obama était tenu informé de la situation.

    Selon des responsables de la sécurité cités par Associated Press et Reuters, cet homme ne constituait pourtant pas une menace pour l'appareil et l'équipage. Il s'agirait d'un homme d'affaires qui, malade, se serait enfermé «un long moment» aux toilettes, selon CNN, et aurait «haussé le ton» par la suite. Contrairement à Umar Farouk Abdulmutallab, arrêté alors qu'il tentait d'activer un dispositif explosif, il n'était en possession d'aucune charge, ni sur lui, ni à proximité.

    Signe d'une certaine prudence deux jours après la tentative d'attentat contre le vol de la Northwest Airlines, l'équipage a demandé une assistance d'urgence à son arrivée à Detroit, avait rapporté peu avant les confirmations officielles la chaîne de télévision CNN. «Il y avait un passager qui donnait de la voix, et par précaution l'équipage a demandé aux forces de l'ordre de venir à la rencontre de l'avion» au sol, a confirmé Susan Elliott, une porte-parole de Delta. Une heure plus tard, le FBI a finalement levé l'alerte.

       
  • Le 14 Juillet, "une sorte de grande fête africaine"...

    L'ancien ministre français Jacques Toubon, secrétaire général du "cinquantenaire des indépendances africaines" prévu le 14 juillet 2010 à Paris, a annoncé aujourd'hui à Nouakchott que des contingents des armées de 14 anciennes colonies françaises participeraient aux festivités.

    "Le président [Nicolas] Sarközy souhaite faire un défilé militaire où des unités des armées de chaque pays participeraient", a déclaré à la presse Jacqus Toubon, après avoir été reçu par le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz. "Nous voulons que le 14 juillet (2010), fête de la France, soit une sorte de grande fête africaine après un demi-siècle d'indépendance", a-t-il ajouté.

    Un sommet des chefs d'Etat de 14 pays qui furent des colonies françaises est également programmé à cette occasion, a-t-il annoncé. "L'importance de cette période a fait penser au président Sarközy que l'année 2010 est une occasion qui pouvait éclairer, renouveler et refondre la relation entre la France et ces 14 états africains, pour nous tourner vers l'avenir", a-t-il ajouté.

    Le Figaro 27.12.09

  • Un Nigérian explosif!

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    Umar Farouk Abdulmutallab
    Le Nigérian de 23 ans accusé d'avoir tenté de faire exploser en vol un avion reliant Amsterdam à Detroit (nord des États-Unis) vendredi, au moyen d'un puissant mélange explosif, a comparu samedi devant le juge, qui lui a officiellement lu l'acte d'accusation. Umar Farouk Abdulmutallab, fils d'un riche banquier, décrit par un ancien professeur comme un étudiant "très brillant" aux idées radicales, a été inculpé pour "avoir tenté de détruire un avion Northwest Airlines en approche finale de l'aéroport de Detroit le jour de Noël, et avoir introduit un explosif à bord de l'appareil", a indiqué un communiqué du ministère de la Justice.

    Le juge Paul Borman s'est rendu à l'hôpital de Detroit et lui a lu l'acte d'accusation au cours d'une audience de 20 minutes. Le suspect a été admis dans cet établissement pour des brûlures consécutives à sa tentative d'activer de la penthrite, un puissant explosif, pour faire sauter l'Airbus A330 qui transportait 278 passagers et 11 membres d'équipage. Selon des journalistes autorisés à assister à l'audience, il était menotté à un fauteuil roulant et portait des bandages aux poignets et sur les mains. Il a déclaré au juge ne pas avoir les moyens de se payer un avocat et s'en est vu commettre un d'office.

    Selon des témoins et l'ordonnance d'inculpation, Abdulmutallab a avoué avoir injecté à l'aide d'une seringue un liquide chimique dans une poudre, qu'il avait cachée sur sa cuisse, pour tenter de faire exploser l'avion. Ce procédé lui aurait permis de passer sans difficulté les contrôles de l'aéroport d'Amsterdam-Schipol, jugés très sérieux, où il se trouvait en transit en provenance de Lagos, en possession d'un visa américain, selon la police néerlandaise. Le jeune homme a également affirmé avoir été entraîné par des membres d'Al-Qaeda au Yémen, selon d'autres responsables de services de sécurité, cités par des médias.

    Jasper Schuringa, ce Néerlandais "héros" du vol 253

    Selon les témoignages des passagers recueillis par le FBI, une quarantaine de minutes avant l'atterrissage, Abdulmutallab s'est rendu aux toilettes, où il est resté une vingtaine de minutes. "En retournant à son siège, il s'est plaint d'avoir mal à l'estomac et a mis une couverture sur lui", a indiqué le ministère américain de la Justice. Les passagers ont ensuite entendu des bruits "semblables à l'explosion de pétards" et ont vu le feu prendre sur une paroi de l'avion et une jambe de pantalon du suspect. Un passager néerlandais, Jasper Schuringa, devenu le "héros" du vol 253, s'est alors jeté sur lui. "Je lui ai sauté dessus, j'ai essayé de le fouiller à la recherche d'explosif et puis j'ai pris une espèce d'objet qui était déjà en train de fondre et de fumer, et j'ai essayé de l'éteindre", a-t-il raconté sur CNN.

    Jasper Schuringa s'est brûlé à une main en essayant d'éteindre le feu. D'autres passagers ont amené des couvertures et de l'eau, puis l'équipage a fourni un extincteur. Le jeune Nigérian, grièvement brûlé à une jambe, a été fermement ceinturé. Un haut responsable américain a confirmé à l'AFP que le père du jeune homme, Umar Mutallab, avait contacté le mois dernier l'ambassade américaine au Nigeria "pour dire son inquiétude quant à la radicalisation de son fils", qui avait reçu un visa pour les États-Unis en juin 2008, au moment où "il n'y avait pas d'information particulière" à son sujet. Le haut responsable a indiqué que le suspect était inscrit depuis novembre dans une vaste base de données officielle de 550.000 personnes susceptibles d'avoir un lien, quel qu'il soit, avec le terrorisme, mais n'était pas classé parmi les 4.000 personnes interdites de vol vers les États-Unis.

    Interrogé par l'AFP, le père, 70 ans, ancien ministre et ex-président du conseil d'administration de la First Bank of Nigeria, s'est déclaré "bouleversé" par le geste de son fils, qui s'était éloigné récemment de sa famille. Selon Michael Rimmer, un de ses anciens professeurs de la British School de Lomé, au Togo, en 2001, peu avant l'invasion de l'Afghanistan par l'armée américaine, le suspect, alors adolescent, soutenait les talibans au pouvoir à Kaboul. Malgré cela, Abdulmutallab était "le rêve de tout professeur - il était très assidu, enthousiaste, très brillant, très poli", a-t-il déclaré à la BBC. Il a ensuite fait des études d'ingénieur à l'University College de Londres (UCL) entre 2005 et 2008.

    En mai, il a tenté de retourner au Royaume-Uni, mais les services d'immigration britannique lui ont refusé un visa d'étudiant parce que l'établissement où il prétendait vouloir étudier était jugé fictif, selon une source gouvernementale à Londres. La tentative d'attentat a entraîné un durcissement immédiat des mesures de sécurité dans les aéroports , notamment européens, avec la fouille au corps de tous les passagers en partance pour les États-Unis ou des contrôles supplémentaires des bagages à main.
    Le Point - 27.12.09

  • L'ombre de Carla Bruni sur une nomination à la Cul-ture...

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    Cliquez!
    Carla Bruni a-t-elle inspiré la nomination de François Baudot comme inspecteur général de l'administration des affaires culturelles (IGAC) ? L'affaire agite les hauts fonctionnaires de la Rue de Valois qui, depuis quelques semaines, pestent contre ce coup de pouce, à leurs yeux injuste.

    François Baudot est, en effet, le parrain d'Aurélien, fils de Carla Bruni. Sa nomination au tour extérieur est une prérogative de l'exécutif. Autrement dit, il n'a pas besoin de passer les concours administratifs. Âgé de 60 ans, cet ancien journaliste (au magazine Elle ), touche-à-tout des nuits parisiennes, auteur de nombreux ouvrages sur l'histoire de la mode ou des arts décoratifs, trouve ici un poste tranquille pour faire la soudure avant sa retraite... La rémunération d'un IGAC en début de carrière est de l'ordre 5.000 euros mensuels, primes comprises. Il n'aura pas le temps de progresser.

    Le 9 décembre, dans une note que Le Point s'est procurée, Serge Lasvignes, secrétaire général du gouvernement, informe le directeur général de l'administration et de la fonction publique du fait que le président de la République et le Premier ministre "se proposent de nommer M. François Baudot inspecteur général des affaires culturelles au tour extérieur". Il y joint le CV de l'intéressé et demande à son interlocuteur de saisir la commission ad hoc chargée d'émettre un avis.

    Avis négatif de la commission

    Or, le 15 décembre, la commission chargée d'apprécier l'aptitude de François Baudot à exercer les fonctions d'inspecteur général a émis un avis (unanimement) négatif ! Cette éminente commission était présidée par Hubert Blanc (conseiller d'État), lequel était entouré de Sophie Moati (conseillère maître à la Cour des comptes), Patrick Olivier (chef du service de l'Inspection générale de l'administration des affaires culturelles) et deux inspecteurs généraux (Michel Berthod et Jean-Sébastien Dupuit). Frédéric Mitterrand n'est pas lié par cet avis négatif et encore moins Nicolas Sarkozy et François Fillon. Néanmoins, sur le coup, la nomination - qui devait être officialisée le 16 décembre - est retirée de l'ordre du jour du Conseil des ministres, pour y être inscrite, plus discrètement, à la veille des fêtes...

    Frédéric Mitterrand ne peut pas refuser grand-chose à Carla Bruni. Il doit d'avoir obtenu la direction de la Villa Médicis aux relations communes qu'il possède avec la première dame. Mais son ministère grince des dents... En effet, depuis l'application de la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux, Frédéric Mitterrand mène une politique de rigueur qui bouscule sa haute administration et les agents du ministère et des musées... Or la nomination de François Baudot est la quatrième à l'IGAC cette année pour deux départs à la retraite, soit l'inverse de la règle prônée par Bercy. Ce qui vaut pour les simples agents ne vaut donc pas pour les nominations décrétées par le gouvernement... La CGT est à l'affût de ce genre de faux pas.

    Un livre sulfureux

    Le CV de François Baudot n'est pourtant pas honteux : diplômé des Beaux-Arts de Paris et de l'école Camondo, il fut architecte d'intérieur entre 1975 et 1980. Il occupe ensuite les fonctions de commissaire adjoint de l'exposition "Arts et Industries au Musée national des monuments français", etc. Alors, pourquoi cet avis négatif ? En fait, selon nos informations, la commission a été effarouchée par l'autre parcours de François Baudot, celui qu'il a livré lui-même, l'été dernier, dans un livre-confession, L'Art d'être pauvre , paru chez Grasset et dans lequel il remercie Carla Bruni-Sarkozy.

    Dans un style voisin de celui de Frédéric Mitterrand - la mélancolie et le remord en moins -, Baudot y narre sa jeunesse dissolue, son aventure au sein du Palace, la boîte de nuit branchée des années 1980, et diverses expériences intimes. Ce livre licencieux circule depuis deux mois dans les allées du pouvoir, où l'on s'attendait à un recasage de François Baudot soit au Palais de la découverte soit ailleurs...
    Le Point - 26.12.09

  • Ils viennent remplacer les Français

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    Un grand sourire, un regard brillant de joie et une sérénité visible sur les traits de son visage. Fatoumata Kamarako a changé au point qu’on se demande s’il s’agit bien de la même femme qu’il y a quelques mois. « On est heureux, glisse-t-elle. C’est notre premier Noël au chaud ! Les enfants sont contents. Ils ont chacun leur chambre et s’épanouissent.

    »
    Hier, Fatoumata et Mohamed s’apprêtaient à passer leur premier réveillon de Noël dans des conditions normales, avec leurs trois enfants, dans un appartement chauffé et confortable. Le grand luxe après cinq années passées dans un squat, au 300, boulevard Charles-de-Gaulle à Villeneuve-la-Garenne. Un squat dont les occupants 35 familles ivoiriennes ont été évacués en août dernier par la préfecture pour être relogés dans des appartements après un séjour à l’hôtel.

    « C’est formidable d’aller à la salle de bains quand on veut »


    En pleins préparatifs de Noël, Fatoumata s’affairait dans son F4 vêtue d’une simple robe d’intérieur, des claquettes aux pieds. Un confort qui lui était devenu étranger. Dans son salon où trône le sapin de Noël et ses boules colorées, la mère de famille raconte son bonheur. Celui de « de pouvoir faire la cuisine », par exemple. « Et de se doucher. C’est formidable d’aller à la salle de bains quand on veut, sourit encore Fatoumata. Au 300 (NDLR : le squat), il fallait attendre son tour. » A condition d’avoir charrié des litres et des litres d’eau avant de commencer la toilette.
    Les deux petits, 14 mois et 4 ans, sont nés alors que leurs parents vivaient dans ce squat. L’aîné avait été confié à une parente à pour lui permettre de suivre sa scolarité. « Maintenant, lui aussi vit avec nous. C’est le bonheur », renchérit Mohamed, le mari de Fatoumata. C’est grâce à la ténacité et à l’implication de cet homme que toutes les familles ivoiriennes du 300 ont pu s’en sortir.
    Désigné « délégué principal » des squatteurs par ses compagnons d’infortune, c’est lui qui a discuté avec les autorités depuis 2004, notamment Alain-Bernard Boulanger, maire UMP de Villeneuve. « Il s’est engagé pour régulariser ceux qui étaient en situation irrégulière et nous reloger. Nous avons établi une liste de 35 familles. Moi, je me suis engagé à ce qu’il n’y ait pas de problème… mais j’ai été parfois tenté de baisser les bras. » Fatoumata abonde : « Je lui ai dit plusieurs fois de tout arrêter, mais il s’est accroché. » « J’ai bien fait, reprend Mohamed. J’ai toujours su qu’on s’en sortirait. »
    Vers midi hier, tandis qu’il partait prendre son poste d’agent de sécurité sur les Champs-Elysées un emploi qu’il a assuré même en vivant dans le squat , Fatoumata s’apprêtait à se mettre en cuisine pour recevoir dignement ses invités : « Des amis qui étaient avec nous au 300. »
    Le Parisien - 25.12.09
  • Violentes manifestations à Téhéran

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    A Téhéran le 27 décembre 2009
    (Cliquez sur la photo)

    Des affrontements ont éclaté dimanche matin entre la police et les opposants au président iranien Mahmoud Ahmadinejad. La France condamne les violences commises «contre de simples manifestants».

    Nouveau bain de sang à Téhéran. Au moins cinq manifestants, dont le neveu de l'opposant Mir Hossein Moussavi, ont été tués dimanche matin dans la capitale iranienne, lors de très violents affrontements entre des milliers d'opposants au président Mahmoud Ahmadinejad et les forces de l'ordre, selon des sites d'opposition. Alors que la police iranienne a d'abord démenti cette information, la télévision officielle a fait état dans l'après-midi de «plusieurs morts», sans autre précision.

    Trois des victimes auraient été tuées par des «tirs directs» de «forces militaires» près du «pont du collège» sur l'avenue Enghelab, la grande artère traversant Téhéran d'est en ouest où se sont concentrées dimanche toutes les manifestations, a indiqué le site Rahesabz. Un quatrième manifestant a été tué un peu plus loin, a ajouté le site sans donner de précisions sur les circonstances de sa mort. Le neveu de Mir Hossein Moussavi ferait partie des victime. Il aurait été atteint d'une balle dans la région du coeur.

     

    Des «arrestations arbitraires»

     

    Dans un communiqué, le Quai d'Oray a condamné dimanche après-midi «les arrestations arbitraires et les violences» commises à Téhéran «contre de simples manifestants».

    L'opposition, qui accuse le pouvoir de fraude massive lors de l'éléction de juin, avait appelé à de nouvelles manifestations dimanche matin dans le centre de Téhéran, en marge des rassemblements prévus pour l'Achoura, la journée de deuil religieux commémorant la mort de l'imam Hossein, figure centrale de l'islam chiite. «Nous nous battrons, nous mourrons mais nous reprendrons l'Iran», ont scandé les manifestants. Et de poursuivre: «C'est le mois du sang, et les bassidjis vont tomber», dans une double allusion au mois de deuil de Moharram, dont l'Achoura est le point culminant, et aux miliciens largement utilisés ces derniers mois par le gouvernement contre les manifestations.

    Malgré une présence policière massive, des milliers de personnes se sont donc rassemblées le long de l'avenue Enghelab, théâtre en juin des grandes manifestations qui avaient suivi la réélection contestée du président iranien. Mais la police est rapidement intervenue pour les disperser, utilisant des gaz lacrymogènes et les chargeant violemment. Les opposants au pouvoir auraient répliqué en jetant des pierres et en incendiant des poubelles pour se protéger et bloquer les rues. Sans succès. Les milliers de partisans d'Ahmadinejad ont profité de leur dispersion pour organiser une contre-manifestation sur l'avenue. Ils scandaient des slogans favorables au guide suprême iranien, l'atyatollah Ali Khamenei, selon ces sources.

    L'opposition était déjà parvenue samedi à mener plusieurs manifestations de moindre ampleur à Téhéran. Ces manifestations ont toutes été violemment dispersées par la police, qui a procédé à de nombreuses arrestations.

    Le Figaro - 27.12.09

  • La lettre "bouleversante" de Polanski à BHL

    Voici le verbatim de la lettre adressée par au philosophe Bernard-Henri Lévy :

    «C'est vrai, ce que vous avez dit, cher Bernard-Henri Lévy, lors de vos interventions dans la presse suisse --je suis moi-même bouleversé par le nombre de témoignages de sympathie et de soutien que j'ai reçus dans la prison de Winterthour et que je continue à recevoir ici, dans ce chalet de Gstaad où je passe les fêtes avec mon épouse et mes enfants.

     

    Il y a là des messages de voisins et d'autres qui viennent de gens de toute la Suisse, et, au-delà de la Suisse, du monde entier. J'aimerais pouvoir, à chacun, dire le bien que cela fait, quand on est enfermé dans une cellule, d'entendre, chaque matin, en recevant le courrier, ce murmure de la voix humaine et de la solidarité. Chacun de leurs mots ont été, pour moi, dans les moments les plus sombres, et sont toujours dans ma situation actuelle, pleins de réconfort et de raisons d'espérer.

    J'aimerais pouvoir leur répondre à tous. Mais c'est impossible, il y en a trop. Avez-vous une idée de la façon dont je pourrais le faire? Peut-être votre revue, La Règle du Jeu, qui m'a soutenu dès le premier jour? Peut-être diffuser ces quelques lignes que je vous adresse? Je ne sais pas. Je vous laisse faire.

    Joyeuses fêtes de fin d'année à vous, aux vôtres --et, à travers vous, à tous ces amis anonymes que je découvre jour après jour et qui m'ont tant aidé.

    Amitié.

    Roman Polanski»

    Le parisien - 27.12.09

  • Selon un universitaire ukrainien, Israël aurait fait venir 25 000 enfants pour récolter leurs organes

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    Couverture du journal antisémite nazi "Der Stürmer" représentant un prétendu crime rituel 
     (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
    Après celle du tabloïde suédois "Aftonbaladet", une nouvelle accusation de meurtres israéliens aux fins de vol d’organes souille la campagne présidentielle ukrainienne. J’ai mis en rouge le pire. (Menahem Macina).
       

    04/12/2009

     
    Texte original anglais : "Ukraine academic: Israel imported 25,000 kids for their organs".


    Traduction française : Menahem Macina pour upjf.org


    Des récits figurant sur plusieurs sites Web ukrainiens prétendent que, ces deux dernières années, Israël a fait venir dans le pays quelque 25 000 enfants ukrainiens dans le but de récupérer leurs organes.

    L’affirmation, émise par un professeur de philosophie et écrivain ukrainien, lors d’une conférence prétendument académique qui a eu lieu à Kiev, il y a cinq jours, est la plus récente expression d’une vague d’antisémitisme dans le pays. Elle se produit quelques mois après qu’un tabloïd suédois ait publié un article prétendant que des soldats de Tsahal avaient tué des civils palestiniens pour s’emparer de leurs organes.

    Les Juifs, Israël et l’antisémitisme sont devenus les thèmes majeurs de la campagne pour les élections présidentielles en Ukraine, à l’occasion de laquelle certaines personnalités font des déclarations antisémites et d’autres les condamnent. Certains candidats, y compris un Juif et quelqu’un dont ses rivaux affirment qu’il est Juif, accusent un troisième rival – le Premier ministre, Yulia Tymoshenko – d’introduire de l’antisémitisme dans la course à la présidence.

    « Le système politique ukrainien est une parodie de démocratie », affirme le Grand Rabbin Berel Lazar.

    Vyacheslav Gudin a fait aux trois cents participants de la Conférence de Kiev le récit détaillé de la recherche infructueuse d’un Ukrainien sur le sort de quinze enfants qui avaient été adoptés en Israël. Les enfants, a affirmé Gudin, ont, de toute évidence, été récupérés par des centres médicaux, dans lesquels leurs organes ont servi de "pièces de rechange". Selon Gudin, il est essentiel que tous les Ukrainiens soient mis au courant du génocide qu’Israël est en train de perpétrer.

    Au programme de la conférence, dont certains participants appartenaient au mouvement des droits slaves, figuraient également deux professeurs qui faisaient la promotion d’un livre accusant les "Sionistes" d’être responsables de la famine de 1930 ainsi que de l’état actuel déplorable du pays.

    Beaucoup de sites Web ukrainiens ont reproduit les discours sans les mettre en contexte. En réponse à une demande de la Communauté juive du pays, la police ukrainienne enquête sur l’un des sites Web - du nom de ZUBR -, qui ont répercuté les discours.

    Entre temps, des Ukrainiens ont manifesté mardi devant l’Ambassade d’Israël à Kiev pour protester contre une lettre signée par 26 membres de l’Assemblée condamnant ce qu’ils décrivaient comme des remarques antisémites émises par le candidat à la présidence, Sergey Ratusshniak. Les manifestants scandaient : « L’Ukraine n’est pas la bande de Gaza », pour signifier qu’ils considéraient que ces députés essayaient de prendre le contrôle de leur pays.

    La lettre envoyée le mois dernier aux dirigeants ukrainiens exprimait la crainte qu’une « nouvelle vague d’antisémitisme en Ukraine ait atteint son paroxysme avec l'habilitation de Ratushnyak, l'actuel maire de Uzhgorod, à être candidat à la présidence ». Au cours de sa campagne pour la direction de la mairie, Ratushnyak avait imputé la responsabilité de l'Holocauste aux Juifs, affirmant qu'ils avaient volé des biens allemands, et mettant en garde contre le danger que la même chose se produise en Ukraine.

    Malgré le fait que les manifestants ne se présentaient pas comme des partisans de Ratushnyak, des photographies de la manifestation ont été mises en ligne sur le site Web du candidat peu de temps après la manifestation.

     

    Lily Galili

     

    © Haaretz

     

    Mis en ligne le 4 décembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org

     

    (UPJF: Union des patrons et professionnels juifs de France)

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    Le Premier ministre ukrainien Yulia Tymoshenko
  • Meurtre d'un prêtre à Moscou - L'islam, religion de tolérance...

    Un groupe islamiste du Caucase russe a revendiqué l'assassinat à Moscou fin novembre d'un prêtre orthodoxe, critique à l'égard de l'islam, dans une lettre diffusée aujourd'hui par Kavkazcenter.com, un site proche des mouvements rebelles de la région.

    Le père Danil Syssoev, 35 ans, a été tué le 20 novembre dans l'église Saint-Thomas (dans le sud de la capitale) par un homme portant un masque anti-grippe, qui a tiré quatre fois sur sa victime.

    "Un de nos frères, qui n'a jamais été au Caucase, a prêté serment à l'émir des musulmans Abou Oussman (ex-président indépendantiste tchétchène Dokou Oumarov, ndlr), en exprimant son souhait d'exécuter le maudit Syssoev", indique la lettre publiée par Kavkazcenter.com.

    Dokou Oumarov s'est proclamé en 2007 émir et chef de tous les mouvements rebelles actifs dans le Caucase du nord. Il est considéré par les autorités russes comme l'ennemi n°1 dans cette région instable du sud de la Russie.

    Le processus de l'"exécution a été filmé avec un portable", ajoute ce document.
    Le groupe prévient que "chacun qui osera ouvrir sa bouche en Russie pour dénigrer l'islam et les musulmans peut partager le sort de Syssoev".

    Le père Daniel était critiqué par des organisations musulmanes russes pour ses commentaires sur l'islam. Une journaliste musulmane avait porté plainte contre lui pour insulte à l'islam.

    Le Figaro - 26.12.09