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  • Sarkozy et Fillon appellent au "sang-froid"

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    Pourquoi fait-il les cornes?

    Nicolas Sarkozy a appelé, mercredi, son camp au "sang-froid" face à l'affaire Bettencourt, qui l'éclabousse désormais en plus d'Éric Woerth. De son côté, François Fillon assure que l'exécutif ne cédera pas à l'"agitation". "Je veux que vous sachiez qu'avec le président de la République, nous ne céderons pas à cette agitation", a affirmé le Premier ministre en recevant quelque 140 parlementaires UMP à Matignon.

    Il a souligné que Nicolas Sarkozy était "maître de son calendrier, de ses choix" pour décider d'un remaniement ministériel, réclamé jusque dans les rangs de la majorité. Il ne s'agit pas de la "priorité politique", a martelé François Fillon. Alors que le parquet de Nanterre a décidé d'enquêter sur des déclarations explosives d'une ex-employée de Liliane Bettencourt, l'affaire, dénoncée à gauche comme un "scandale d'État", a fait irruption à la table du Conseil des ministres.

    Le président Sarkozy y a appelé les membres du gouvernement au "sang-froid" et à se concentrer sur leur travail, sans tenir compte du climat politique suscité par l'affaire, a rapporté le porte-parole du gouvernement Luc Chatel. Le chef de l'État a réaffirmé au passage un soutien sans faille au ministre du Travail qui présentera le 13 juillet la réforme des retraites en Conseil des ministres. Dans l'après-midi, c'est tout le bureau politique de l'UMP qui a témoigné de cette solidarité en présence de M. Fillon.

    Mardi, les déclarations au site Mediapart de Claire Thibout, l'ex-comptable de l'héritière de L'Oréal, avaient fait monter d'un cran la tension, autour de ce dossier où se mêlent soupçons d'évasion fiscale et de financement politique illégal. Claire Thibout a affirmé qu'Éric Woerth aurait reçu 150.000 euros en liquide au printemps 2007, en tant que trésorier de l'UMP, pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Elle a également mis en cause le chef de l'État, selon elle, "habitué" de la table des Bettencourt du temps où il était maire de Neuilly-sur-Seine, et qui aurait reçu, lui aussi, "son enveloppe".

    Des allégations vivement démenties par les intéressés - de la "calomnie" visant à "salir", a dit Nicolas Sarkozy mardi. Du "procès d'intention", a renchéri mercredi François Fillon, alors que les principaux ténors de la majorité y sont allés de leur "ras-le-bol !", "y'en a marre !"

    "Cela fait trois semaines que, tous les jours, j'entends des torrents d'insultes, des torrents de haine, alors que je n'ai rien à me reprocher", a dit Éric Woerth mardi soir sur TF1, entre colère et émotion, parlant d'une situation "insupportable" pour lui et sa famille. Autre élément nouveau sur le versant judiciaire : le journaliste Edwy Plenel, fondateur de Mediapart, a dit son intention de porter plainte en diffamation après que Xavier Bertrand (UMP) a qualifié de "méthodes fascistes" la couverture de l'affaire par son site Internet.

    Ce site "me rappelle dans son comportement une certaine presse des années 30", a affirmé Christian Estrosi (Industrie), alors que Nadine Morano s'en était prise dès mardi soir au travail des journalistes, de même que Xavier Bertrand. "Où est l'État de droit, la présomption d'innocence, où est le contradictoire, le droit de la défense ? a lancé, mercredi, le ministre de la Défense Hervé Morin (Nouveau Centre). Face à ce front uni, le PS, accusé mardi par François Baroin de "faire le jeu de l'extrême droite", n'a pas désarmé. "Il faudrait des actes pour sortir de cette crise de régime", a estimé Jérôme Cahuzac, jugeant que, pour cela, le chef de l'État a "deux solutions" : "soit il dissout, soit il remanie le gouvernement".

    Le Point - 07 juillet 2010

  • Sionisme: le Trésor américain aide à l'implantation des colonies dans les Territoires occupés

    Alors que le premier ministre extrémiste Benjamin Netanyahu est reçu à la Maison-Blanche, le New York Times publie un article soulignant que tandis que le président américain tente de convaincre le régime israélien de mettre un terme à la construction de colonies juives en Cisjordanie, le Trésor américain offre des crédits d’impôt aux groupes qui font des dons pour aider les Juifs à établir une présence permanente dans les territoires occupés par ce même régime.

    Toujours selon le Times, au moins 40 groupes Américains ont recueilli plus de 200 millions de dollars en dons déductibles d’impôts pour des implantations juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est au cours des dix dernières années.


    Ces dons servent à la construction de synagogues, d’écoles et de centres récréatifs, mais aussi à l’achat de chiens de garde, de vestes pare-balles et autres équipements destinés à protéger des implantations illégales aux yeux même du régime israélien.


    Selon des sources du régime israélien, ces implantations couvrent aujourd’hui 42% de la Cisjordanie. Une grande partie des colonies ont été construites sur des territoires arrachés à des propriétaires palestiniens, et ce, au mépris d’une interdiction de la Cour suprême israélienne.

    IRNA - 07 juillet 2010

  • Des fonds israéliens pour une mosquée française - Editorial de Christian Bouchet

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    « L’intégration, c’est quand des catholiques appelleront leur enfant Mohamed », telle est la déclaration qu’a faite, le 1er juillet dernier, sur Canal Plus, au cours de l’émission Le news show, Martin Hirsh (dont les enfants se momment Raphaëlle, Mathilde et Juliette), ancien président d’Emmaüs France, président de l’Agence du service civique et ancien Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté.

    Une telle proposition laisse sans voix. Et l’on ne peut que s’interroger sur la confusion intellectuelle de son auteur, à moins que celui-ci soit tout simplement … sincère ! Dans ce cas, il n’aurait fait qu’exprimer, d’une manière sans doute naïve, l’opinion d’une partie de l’hyper-classe à laquelle notre homme appartient.

    Cette intégration un peu particulière, un autre représentant de l’hyper-classe à quant à lui choisi de la faciliter. Il s’agit du richissime agent immobilier et promoteur franco-israélien Robert Harush qui a décidé, comme nous en informe le site Ynet de financer la reconstruction d’une des deux mosquées de Montereau (77).

    Il est assez étrange qu’il ne soit pas venu l’idée, à cet intéressant personnage qui vit à Ashkelon, ville où les musulmans sont bien moins lotis qu’à Montereau puisque l’unique mosquée de la commune a été expropriée par l’État et transformée en musée, de financer la construction d’un lieu de culte musulman dans sa cité de résidence. Tout au contraire, à Ashkelon, comme nous le précise Ynet, il a fait construite « la plus grande et la plus grandiose synagogue de la ville », ainsi qu’un bâtiment pour les bains rituels.

    Mais, comme il le déclare lui-même, Robert Harush est « las de la haine » et il a décidé de faire quelque chose « pour rapprocher les peuples » et pour aider à leur « cohabitation ». En toute logique, il a donc décidé d’investir une somme considérable pour entièrement rénover une mosquée … en France !

    Dans les pays anglo-saxons, on nomme réflexe NIMBY (not in my backyard) ce comportement qui consiste à imposer aux autres, au nom du bien commun, ce que l’on n’est absolument pas prêt à accepter pour soi…

    Alors, de Martin Hirsch à Robert Harush, de celui qui voudrait que l’on baptise nos enfants Mohamed, mais qui nomme les siens Raphaëlle, Mathilde et Juliette, à celui qui subventionne une mosquée chez nous tout en construisant une synagogue « chez lui », il y a une logique claire qu’il faut être aveugle pour ne pas voir, et stupide pour ne pas comprendre…
    Christian Bouchet
    VOXNR - 06 juillet 2010

  • Seine-Saint-Denis: le préfet demande aux policiers de ne pas poursuivre les mini-motos!

    Le préfet de Seine-Saint-Denis a demandé aux policiers du département de ne pas poursuivre les conducteurs de deux roues, du genre des mini-motos ou des quads, mais plutôt de les identifier pour les interpeller ultérieurement, a-t-on appris mercredi auprès de la préfecture.

    L'objectif est d'éviter les accidents lors de ces courses-poursuites.

    Le préfet Christian Lambert a recommandé aux services de police de la Seine-Saint-Denis d'identifier les conducteurs de ces deux roues, de les interpeller ultérieurement, et de rechercher et saisir ces véhicules, notamment lors des opérations de police dans les immeubles.

    Vingt-cinq deux roues (véhicules volés, quads, mini-motos...) ont ainsi été saisis en juin, selon la préfecture.

    Comme les quads non-immatriculés, les mini-motos sont interdites de circulation sur la voie publique. De plus, en mai 2008, le parlement avait renforcé la législation en matière de vente et d'utilisation des mini-motos.

    Très prisées par les jeunes, particulièrement lors des beaux jours, les mini-motos excèdent souvent les riverains pour les nuisances sonores qu'elles engendrent et sont régulièrement à l'origine d'accidents.

    Le Point - 07 juillet 2010

  • Bettencourt/Woerth: la police retrouve la trace du retrait de 50.000€ évoqué par l'ex-comptable

    PARIS — La police a retrouvé la trace du retrait de 50.000 euros à la BNP le 26 mars 2007 évoqué par l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt, selon qui cette somme était destinée à Eric Woerth, alors trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy, affirme mercredi Le Monde.

    Selon le site internet du quotidien, les réquisitions faites par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP) ont permis de retrouver la trace de ce retrait.

    L'ancienne comptable de la femme la plus riche de France affirme que M. Woerth aurait reçu 150.000 euros en liquide au printemps 2007, en tant que trésorier de l'UMP, pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

    L'ancienne comptable Claire Thibout a affirmé aux policiers qu'à la demande de Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt, elle avait remis 50.000 euros à Mme Bettencourt et que M. de Maistre lui avait indiqué que cet argent était destiné à Eric Woerth.

    Cette somme de 50.000 euros provenait d'un retrait le 26 mars 2007 dans une agence BNP de l'avenue de la Grande armée à Paris, selon elle.

    Tant M. de Maistre que M. Woerth ont démenti ces allégations.

    AFP. 07 juillet 2010

  • CHIMULUS

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  • La drôle de succession de Daniel Wildenstein

    Guy Wildenstein, un donateur de l’UMP, est soupçonné d’avoir caché des milliards au fisc. Une avocate a écrit plusieurs courriers au ministre du Budget. Sans réponse.

    Une fortune de 3 milliards d‘euros a été volontairement dissimulée aux services fiscaux français. C’est ce qu’affirme haut et fort Sylvia Wildenstein, la veuve du célèbre marchand de tableaux et propriétaire de chevaux de course Daniel Wildenstein, décédé en 2001 à Paris, qui est en conflit avec sa belle-famille.

    Après l’affaire Bettencourt, ce dossier embarrasse Eric Woerth, ancien ministre du Budget, qui a des liens avec Guy Wildenstein, le fils de Daniel Wildenstein. Or l’avocate de sa belle-mère, Me Claude Dumont-Beghi, a adressé plusieurs courriers sur cette affaire très sensible aux services fiscaux de Paris, les 7 avril, 4 mai et 9 juin 2009. Pas de réponse.

    Elle a donc écrit au directeur général des Finances publiques, Philippe Parini, et au ministre du Budget, Eric Woerth, le 12 juin 2009 puis le 7 septembre 2009. Toujours pas de réponse. Dans ces courriers - dont le JDD a pu prendre connaissance -, l’avocate détaille pourtant l’existence de plusieurs trusts - des entités juridiques basées dans des paradis fiscaux - où a été abritée l’immense fortune des Wildenstein, à l’abri du fisc.

    Des liens étroits avec Eric Woerth

    D’après les recherches effectuées par Sylvia Wildenstein et Me Dumont-Beghi, la déclaration faite au fisc lors du décès de Daniel Wildenstein a été incroyablement minorée: elle a été fixée à 42 millions d’euros seulement. Or Daniel Wildenstein – "de nationalité française, résident français et décédé en France", rappelle l’avocate – était considéré comme le premier marchand de tableaux au monde, et sa fortune était colossale. Outre son écurie de chevaux de course, il possédait des milliers de tableaux de maître…

    Sa célèbre galerie à New York et l’immeuble qu’il y possédait, ainsi que son gigantesque ranch au Kenya, seraient aujourd’hui gérés par le David Trust, basé à Guernesey. Sa propriété aux îles Vierges, son élevage de pur-sang et ses écuries en Irlande seraient nichés au sein de SonsTrust, également basé à Guernesey. Par ailleurs, un mystérieux Delta Trust, basé aux îles Cayman, gérerait une quantité inconnue de tableaux et d’œuvres d’art. Enfin, Sylvia Wildenstein a découvert que son mari, avec qui elle a vécu pendant près de quarante ans, avait créé pour elle un Sylvia Trust aux Bahamas, doté de 19 toiles de Bonnard. Ce trust était destiné à subvenir aux besoins de son épouse si elle lui survivait, mais celle-ci n’y a toujours pas accès. "On a profité de l’état de faiblesse de ma cliente après le décès de son mari pour lui faire signer des papiers et lui faire renoncer à la succession", accuse la pugnace Me Dumont-Beghi.

    "Il n’y a eu aucune intervention d’Eric Woerth dans ce dossier"

    Quoi qu’il en soit, la personnalité de Guy Wildenstein, ainsi que ses solides relations, nourrissent les soupçons de sa belle-mère sur le zèle très relatif dont ferait preuve le fisc dans cette affaire.

    L’héritier des Wildenstein est, en effet, un des membres fondateurs de l’UMP, et un mécène du Premier Cercle, la structure qui regroupe les 400 grands donateurs du parti présidentiel, et qui est présidée par Eric Woerth. Guy Wildenstein, qui réside à New York, y a rencontré Eric Woerth pendant la campagne présidentielle, ainsi qu’à Paris lors d’une réunion du Premier Cercle. Les deux hommes se croisent aussi sur les champs de courses, notamment à Chantilly.

    Que fait le fisc dans l’affaire Wildenstein? Les informations très précises envoyées par Me Dumont-Beghi ont-elles été suivies d’effet malgré la proximité entre Guy Wildenstein et Eric Woerth? "Quand on reçoit ce type de courriers, on regarde les renseignements et on les exploite. C’est le cas dans cette affaire, répondent au JDD les services de Philippe Parini, le directeur général des Finances publiques. Mais on ne peut pas vous dire s’il y a une enquête ou un contrôle en cours, c’est le secret fiscal."

    Autre réponse assez proche: "Il n’y a eu aucune intervention d’Eric Woerth dans ce dossier", assure un proche collaborateur du ministre. "C’est un dossier complexe, avec des contestations juridiques. Les trusts en question ont plusieurs statuts différents, ce qui est compliqué. Une expertise a été demandée à l’administration pour voir quelles sont les règles fiscales applicables." Rien ne dit que le dossier évoluera. Selon un syndicaliste de Bercy, "il est extrêmement difficile pour nous d’obtenir des informations officielles dans les pays où sont logés les trusts. Ce type d’ingénierie financière est très difficile à démonter, c’est ce qui permet aux hyper riches de transmettre leur fortune et d’éviter de payer des impôts".

    Le JDD - 06 juillet 2010

  • Nicodème: le procureur évoque l'hypothèse d'un jeu qui aurait mal tourné...

    Dernière info: 18h25: Le procureur confirme que la mort de Nicodème est accidentelle, et évoque l'hypothèse d'un jeu qui aurait mal tourné.

    «Il s'agit d'un accident tragique.» Le procureur de la République de Saint-Malo a confirmé ce mardi après-midi que la mort du petit Nicodème ne résultait pas d'un «geste malveillant». L'enfant serait mort rapidement après sa disparition, selon l'autopsie pratiquée lundi, qui a confirmé son décès par noyade dans la fosse septique située derrière la maison de ses grands-parents.

    Mais dans cette affaire, l'enquête devra encore mettre en lumière des éléments peu clairs. Notamment au sujet de la lourde dalle qui recouvrait la fosse où le corps du petit garçon de 22 mois a été retrouvé lundi. Une «expertise technique» devait être menée concernant cette dalle circulaire d’environ quinze kilos. Les enquêteurs cherchent à déterminer si le seul poids du petit garçon a pu suffire à la faire basculer. Le mystère plane en effet toujours autour de cette pièce de béton, tous les témoins indiquant n'avoir vu la fosse que couverte.

    Un frère de Nicodème entendu

    Le magistrat a affirmé que l'hypothèse d'un jeu ayant mal tourné «n'est pas à exclure». Quatre enfants, les trois frères aînés de Nicodème et une cousine, se trouvaient au domicile des grands-parents au moment de la disparition. Les parents de la petite victime, ainsi que ses grands-parents, à savoir les quatre adultes présents au moment de la disparition, ont tous été entendus, de même que l'un des trois frères de Nicodème.

    «Dans ces circonstances,
    l'humain doit évidemment entrer en ligne de compte», avait indiqué ce mardi matin le chef d'escadron Le Ravallec, cité par le Télégramme. Reste à savoir si les autres enfants, qui sont les derniers à avoir vu Nicodème en vie, seront en état de témoigner. «Ces auditions peuvent donc éventuellement être repoussées si nécessaire», a prévenu le gendarme.

    20minutes.fr - 06 juillet 2010