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  • Les voeux de Dominique Venner pour 2012

    Les voeux de Dominique Venner pour 2012 
      
     

    Le 1er janvier de cette année 2012 rappelle d’abord que, dans tous les pays d’Europe nous avons fêté Noël, autre nom pour le Solstice d’Hiver qui fut célébré en Europe des millénaires avant l’ère chrétienne. Cette fête nous fait souvenir que nous, Européens, fils des Hyperboréens de la légende apollinienne, venons de loin et que nous sommes indestructibles, en dépit des périls qui se dessinent à l’horizon et en dépit de la perversion des oligarchies dominantes.

    N’ayant pas de civilisation de rechange, c’est à la mienne et à sa tradition que je m’attache. Elle m’a fait ce que je suis. Elle a façonné mon être, une certaine façon d’exister, de sentir, de penser, de me comporter devant la vie et devant la mort, l’amour et le destin.

    Intimement conscient de ce que je dois d’essentiel à mes origines, je justifie et soutiendrai toujours le droit fondamental de tous les autres humains à posséder leur propre patrie, leur culture, un enracinement qui permet d’être soi, chez soi, et de ne pas être rien.

    C’est aussi pourquoi je m’insurge contre ce qui me nie. Je m’insurge contre l’invasion silencieuses de nos villes, je m’insurge contre la négation de la mémoire européenne. Je dois à celle-ci de m’avoir transmis des exemples de tenue, de vaillance et de raffinement venus du plus lointain passé, celui d’Hector et d’Andromaque, d’Ulysse et de Pénélope. Menacé comme tous mes frères européens de périr spirituellement, cette mémoire est mon bien le plus précieux.

    Il est nécessaire aussi, à l’aube de cette année 2012 de rappeler les fondamentaux de toute vie humaine au-delà des croyances de chacun. Dans leur diversité, les hommes n’existent que par ce qui les distingue, clans, peuples, nations, cultures, civilisations, et non par ce qu’ils ont en commun. Seule leur animalité est universelle. La sexualité est commune à toute l’humanité autant que la nécessité de se nourrir. En revanche, l’amour comme la gastronomie ou l’art du thé sont le propre d’une civilisation, c’est-à-dire d’un effort millénaire de création dans le mystère de la continuité de soi. L’amour entre deux personnes de sexe opposé, tel que le conçoivent les Européens, et qu’a magnifié l’amour courtois à partir du XIIe siècle, est déjà présent de façon implicite dans les poèmes homériques à travers les personnages contrastés d’Hélène, Hector, Andromaque, Ulysse et Pénélope. De même, la perception forte de ce qu’est une personne, l’existence politique de cités libres et en armes, l’idée fondamentale aussi que les hommes ne sont pas étrangers à la nature, qu’ils en épousent le cycle de renouvellement perpétuel incluant la naissances et la mort, qu’enfin du pire peut surgir le meilleur, ce sont là un ensemble de particularités constitutives qui s’affirment déjà dans les deux poèmes d’Homère qui nous offrent nos modèles.

    Même quand ils ne le savent pas, les individus et les peuples ont un besoin vital de tradition et de civilisation propres, c’est-à-dire de continuités apaisantes, de rites, d’ordre intériorisé, et de spiritualité. Nous, Européens, avons tous besoin de beauté, notamment dans les petites choses. C’est le sens des fêtes familiales ou amicales que nous avons tous célébrées. Mais la perception que nous en avons change selon les civilisations, tissées elles-mêmes d’hérédités spécifiques aux sources mystérieuses.

    Ayant ces réalités à l’esprit, on peut poser comme principe qu’il n’y a pas de réponse universelle aux questions de l’existence et du comportement. Chaque peuple, chaque civilisation a sa vérité et ses dieux également respectables. Chacun apporte ses réponses, sans lesquelles les individus, hommes ou femmes, privés d’identité, donc de substance et de profondeur, sont précipités dans un trouble sans fond. Comme les plantes, les hommes ne peuvent se passer de racines. Mais leurs racines ne sont pas seulement celles de l’hérédité, auxquelles on peut être infidèle, ce sont également celles de l’esprit, c’est-à-dire de la tradition qu’il appartient à chacun de retrouver.

     Dominique Vennner

     

    [cc] Novopress.info, 2012, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine

  • C.D. FRIEDRICH (1774-1840)

    untitled.bmp CDF.jpg

    Soir sur la mer Baltique  - 1831

    (Cliquez sur le tableau pour l'agrandir)

  • VIDEO - Lajos Marton à propos de l'attentat du Petit-Clamart

    http://www.dailymotion.com/video/xf9anw_lajos-marton-a-propos-de-l-attentat_news

    (pas de code embed)

    05/01/12

  • Suicide de Pauline, 12 ans - L'adolescente était-elle harcelée à son collège? Sa mère accuse

    Comment expliquer l'inexplicable ? L'acte de désespoir commis par Pauline, cette très jeune fille de 12 ans mettant fin à ses jours, lundi soir près de Lens, d'un coup de fusil de chasse, n'a pas encore été expliqué.

     Pour la mère de la victime, cependant, l'adolescente était victime de harcèlement dans son collège. Elle a dit attendre « qu'on reconnaisse que c'est à cause de ça que ma fille s'est donné la mort et que ça ne se reproduise plus. Qu'une gamine soit tellement harcelée, tellement mise à bout qu'elle en vienne à mettre fin à ses jours. »

    Elle affirme en outre avoir prévenu cinq ou six fois l'encadrement du collège du harcèlement dont la jeune fille était a priori victime. « Il y a des gamins qui l'ont traînée par terre, ils lui ont craché au visage, ils la bousculaient dans les escaliers, lui tiraient sa chaise à la cantine. Il y a eu énormément de choses », a-t-elle déclaré, évoquant un certificat médical du 8 novembre mettant en évidence des traces de coups dans le dos de la collégienne.

    Y a-t-il alors manquement de la part de la direction du collège Jean-Jaurès, où était scolarisée l'adolescente ? Assurément selon la mère de la victime, qui a annoncé avoir porté plainte contre le directeur du collège. Une information démentie par le procureur de la République de Béthune, Brigitte Lamy, indiquant que la mère avait fait part de son intention de porter plainte mais qu'elle ne l'avait pas encore fait. Le principal, quant à lui, assure que la collégienne ne s'était jamais plainte de harcèlement.

    Une cellule psychologique a été mise en place au collège...  

    Cliquez ici !
    Source Actu France-Soir - 04/01/12
  • Varsovie: publication d'un calendrier antisémite - La distribution a été arrêtée

     

    La Municipalité de Varsovie a présenté, le 29 décembre 2011 dernier, ses excuses suite à la publication d'un calendrier à contenu antisémite et en a arrêté la distribution.
     
    Une affiche anti-juive figurait en effet sur le calendrier de l'année 2012 distribué par la municipalité aux habitants de Varsovie. Selon la presse locale, «Les fonctionnaires n'y voyaient aucun mal». Sur l’affiche d’avant-guerre illustrant le calendrier, on pouvait voir un soldat, armé d’un lance-flammes, exterminant des rats en fuite, affublés de papillottes et de kippas et portant des Maguen David.
     
    Photo : D.R.
     
    Source : le Forum de Coordination pour la Lutte contre l’Antisémitisme
     
     
     Le Crif - 04/01/12
  • UMP: promis j'arrête la langue de bois ?

    « Je peux comprendre que beaucoup de Français (…) soient tentés par les sirènes du Front National a déclaré M. Copé. Mais il faut comprendre que voter pour le FN aura pour effet mécanique de favoriser la gauche, qui ne veut pas réduire les déficits mais augmenter les impôts, qui veut abroger notre législation sur les peines planchers et les mineurs multirécidivistes, qui n’a pas voté la loi contre la burqa et qui promet le droit de vote aux étrangers pour favoriser le vote communautaire… Autant d’idées qui sont à l’exact opposé de ce que veulent les Français tentés de voter pour Marine Le Pen: qu’ils aient bien tout cela en tête. »

    Pour le grand malheur des sarkozystes, ce que les Français ont surtout « bien en tête »,  c’est l’absence de différences majeures entre l’UMP et le PS sur des questions aussi essentielles que le devenir de notre pays au sein du conglomérat européiste et de  son inféodation au mondialisme.

    Faut-il rappeler aussi  que la poursuite de l’immigration massive est prônée au sein même de l’UMP ? Qu’il est entré chaque année depuis 2007 sur notre territoire et en toute légalité plus d’immigrés non européens (environ 200 000 par an) que sous le gouvernement Jospin ? Que la majorité présidentielle n’a pas souhaité revenir sur le droit du sol, mettre réellement fin au regroupement familial, à la fabrication à la chaîne de Français de papier ?

    Faut-il rappeler que si le droit de vote n’a pas été accordé aux étrangers non communautaire par la  majorité présidentielle  -alors même que M. Sarkozy et de nombreux cadres UMP y sont favorables- c’est sous la pression des électeurs du FN…et par peur de la sanction des urnes ?

    Faut-il rappeler que  la délinquance violente est  en hausse constante depuis 2002 ? Que les Français qui en état de légitime défense tirent sur leurs agresseurs sont mis en prison, que policiers, pompiers, agents des services publics sont toujours caillassés et molestés par la racaille des banlieues dans lesquelles nos compatriotes « baissent les yeux et descendent des trottoirs » quand ils croisent les « bandes » ?

    Faut-il-rappeler comme nous le faisions le 6 décembre dernier que c’est Nicolas Sarkozy qui a supprimé la loi –trop rarement appliquée- permettant d’expulser un criminel étranger du territoire national une fois sa peine exécutée, appelée bien improprement selon la terminologie gauchiste « Double peine » ? Que la loi sur les peines planchers -qui peuvent être assorties en tout ou partie du sursis…- est sans effet puisque le texte comporte une dérogation de « circonstances exceptionnelles » systématiquement appliquée par les juridictions (loi du 10 juillet 2007).

    Faut-il rappeler que c’est ce gouvernement Fillon qui a passé de un à deux ans la durée d’emprisonnement qui peut être prononcée sans que le condamné ne mette un seul jour les pieds en prison (loi pénitentiaire), que des multirécidivistes et autres violeurs dangereux sont toujours remis en liberté, malgré les textes de loi qui s’accumulent mais faute de volonté politique ?

    Ce que nos compatriotes reprochent plus largement à l’UMP ce sont ses mensonges, son double langage, son incapacité à dire la vérité. Bref, le personnel politicien ferait bien de méditer cette sentence de Lao-Tseu : « Les paroles vraies ne sont pas agréables, les paroles agréables ne sont pas vraies. » Sans langue de bois…

    Blog de Bruno Gollnisch -  04/01/12

  • Manifestation contre la venue de Marine Le Pen à Saint-Denis (93)

    Lu sur l’Humanité.fr :

     

    L’Humanité relaie un appel à manifester contre la venue de Marine Le Pen à Saint-Denis (93) le 08 janvier

    « Marine Le Pen, dégage ! »
    Front national à Saint-Denis : NON !

    Les habitant-e-s de Saint-Denis refusent la politique de la peur et de la haine du Front National.

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    La diversité de notre ville est sa richesse ! (…) La venue de Marine Le Pen à La Plaine Saint-Denis est une véritable provocation

    Malgré les opérations de communication, le projet politique du FN est plus que jamais raciste et autoritaire: Racisme, Islamophobie, Antisémitisme, Sexisme, Homophobie, politique anti-sociale au service des plus riches et restriction des libertés… Son tournant social est une fiction

    La stratégie du FN est de diviser la population, de désigner l’autre, l’étranger, comme responsable de tous les problèmes de la société.
    Le FN n’apporte aucune réponse au chômage, à la précarité, au mal-logement…
    Au lieu de combattre les causes de la crise économique, le FN cherche à diviser les travailleurs pour remettre en cause nos droits et libertés.

    Saint-Denis est une ville populaire qui, de tout temps, a accueilli de nouveaux habitant-e-s venus des quatre coins du monde.
    La diversité de notre ville est sa richesse !

    La venue de Marine Le Pen à La Plaine Saint-Denis (Dock Pullman-Eurosites), est une véritable provocation.
    Ne restons pas sans réagir face au développement des idées racistes et autoritaires de l’extrême droite !
    Unissons-nous pour faire reculer la bête immonde !

    Contre le FN, résistance !

    Manifestation dimanche 8 janvier

    RDV à 13h, Métro Porte de Paris, Ligne 13

    Collectif Dionysien contre le Front National et l’extrême droite :
    Apeis, CGT Plaine Commune, Collectif Antiraciste, Coordination 93 de lutte pour les sans papiers, FASE, MRAP, Mouvement de la Paix, NPA, PCF, PS, Rasl’Front, Snuipp, diversEs citoyennes et citoyens…

    Défrancisation.com - 04/01/12

  • La Hongrie se rebiffe

    untitled.bmp V Orban.jpg

    Viktor Orban accélère le pas pour « renationaliser » l'économie hongroise.

    Même sous le feu de la Commission européenne, du Fonds monétaire international (FMI) et des agences de notation, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, n'est pas prêt à plier. Il poursuit sa « renationalisation » de l'économie, quitte à accentuer les tendances centrifuges au sein d'une Union européenne en crise.

    Quarante-huit heures après une lettre du président de la Commission, José Manuel Barroso, qui sommait M. Orban de « retirer » deux projets de loi jugés contradictoires avec le traité de l'Union, le ministre hongrois des affaires étrangères, Janos Martonyi, a annoncé, mercredi 21 décembre, que le gouvernement comptait faire adopter avant Noël au Parlement les deux textes, qui touchent l'indépendance de la banque centrale et la politique fiscale.

    Le même jour, l'agence Standard and Poor's dégradait en catégorie spéculative la note attribuée à la dette de la Hongrie, en évoquant les « politiques publiques imprévisibles » menées à Budapest. La première de ces « lois fondamentales » - inscrites dans la Constitution - prévoit de fusionner le directoire de la Banque nationale de Hongrie (MNB) avec un Conseil monétaire élargi, où le président de la banque centrale verrait ses prérogatives réduites. Un amendement propose que le Parlement puisse limoger des membres du Conseil monétaire lorsque ceux-ci « agissent contre l'intérêt du pays » Ce dispositif vise l'actuel président de la MNB, Andras Simor : il vient encore de relever à 7 % les taux d'intérêt directeurs, les plus hauts au sein de l'Union.

    L'autre projet de loi impose une majorité parlementaire des deux tiers pour décider de tout changement dans la fiscalité - ce qui empêcherait les nécessaires ajustements en cas de dérapage du déficit ou de la dette. « Je vous recommande instamment de retirer (ces) deux projets de loi fondamentale », écrit M. Barroso dans sa lettre à Viktor Orban, car ils contiennent des éléments « qui pourraient être en contradiction avec le traité de l'Union » et la Commission « a des doutes sérieux sur leur compatibilité » avec la législation européenne.

    Bruxelles a trouvé un angle d'attaque majeur contre un gouvernement sourd à toute critique. Le 16 décembre, à la demande du commissaire européen chargé des finances, Olli Rehn, une délégation du Fonds monétaire international (FMI) a quitté la Hongrie avant d'avoir rencontré ses interlocuteurs officiels, marquant sa désapprobation à l'égard du projet de loi sur la banque centrale. Le FMI ne retournera à Budapest pour y discuter d'une nouvelle ligne de crédit sollicitée par le gouvernement hongrois, insiste-t-on à Bruxelles, que lorsque ces questions seront éclaircies. Quelques jours plus tôt, c'est la commissaire à la justice, Viviane Reding, qui s'inquiétait, dans une lettre au gouvernement de Budapest, de la mise au pas du système judiciaire.

    Déficit de confiance

    Face à ce tir de barrage, amplifié par les griefs de Washington, Budapest semble adopter la même tactique qu'un an plus tôt, lors du tollé ayant accueilli sa loi sur les médias : feindre de reculer pour mieux sauter dès que l'attention internationale s'est fixée ailleurs. Diplomate, M. Martonyi promet que des modifications seront introduites dans les lois sur la banque centrale et la fiscalité, pour les mettre au diapason des règles communautaires.

    Mais les dirigeants du Fidesz, le parti conservateur au pouvoir, ne cachent pas l'enjeu de la manoeuvre : pouvoir puiser dans les réserves en devises du pays - 35 milliards d'euros - au cas où les négociations pour un nouveau prêt du FMI tourneraient court. Ayant déjà mis la main sur 11 milliards d'euros des fonds de pension privés, le gouvernement s'apprête à nationaliser ceux des 100 000 personnes ayant préféré rester dans ce système de cotisation, au risque de perdre leurs droits à une retraite d'Etat.

    En écho à M. Barroso, la Banque nationale de Hongrie relève pourtant que le principal problème ne vient pas d'un manque de liquidités, mais d'un déficit de confiance dans la politique de M. Orban.

    Joëlle Stolz
    Le Monde.fr
    23/12/2011

    Correspondance Polémia – 03/01/2012

  • Complot contre Poutine - Une étape cruciale de la stratégie américaine

     

    Il faut faire sauter le verrou russe.

    C’est devenu l’obsession de Washington. La Russie et son retour en puissance constituent, désormais, l’obstacle principal à la réussite de la stratégie américaine de contrôle du monde, par ses ressources énergétiques. Car les Américains, tout en étant conscients de leur affaiblissement, restent, cependant, toujours persuadés qu’ils ont une mission messianique de domination du monde. Pour son bien. 



    Nouvelle stratégie

    Mais, l’échec, au regard des objectifs visés, des interventions militaires en Irak, puis en Afghanistan, a engendré une nouvelle stratégie plus subtile et plus efficace. Il s'agit d’une subversion des régimes considérés comme hostiles. Cela ne concerne évidemment que les régimes autoritaires, et non totalitaires comme nous l’avons déjà analysé à l'occasion de la succession coréenne. 

Ce sera les « l’insurrection démocratique », comme en Libye ou en Syrie. Il s'agit là de mouvements ethniques ou religieux, mettant en cause le pouvoir établi et demandant la démocratie pour établir leur propre domination. Les rebellions se transforment, rapidement, en guerres civiles que l’on appuie militairement, directement comme en Libye, indirectement comme en Syrie. En Russie est appliquée la « déstabilisation électorale », celle qui suit un vote. Le scrutin est, dès le lendemain, qualifié, par les Américains et leurs alliés internationaux ou de l’intérieur, comme «contesté et controversé ». On finance alors des opposants qui tentent de tenir la rue devant des médias acquis. Cela a déjà été réalisé en Ukraine. Cela a été tenté en Iran. C'est à l’œuvre actuellement en Russie. Ce qui étonne, chaque fois, c’est la naïveté des régimes visés par ces procédés connus et leur incapacité à empêcher leur déclenchement.

    Déstabilisation de la Russie de Poutine

    L’indispensable domination énergétique du monde pour ralentir un déclin inévitable passe par la déstabilisation de la Russie de Poutine et la mise au pouvoir, à Moscou, d’un régime normalisé. En effet, des pays arabo-musulmans à l’Asie centrale, quel est le véritable obstacle à l'impérialisme libéral et énergétique américain ? La Russie puissance. Une Russie assimilée à un homme: Poutine. Il faut donc faire sauter Poutine. 


Transporter l'énergie à travers l'Europe. Une preuve, parmi d'autres, de l'instrumentalisation préméditée?

    Une photo

    Une photo qui a fait le tour du monde. Un visage représente les « manifestants de la liberté »: celui d’une vieille femme ridée, une ex-communiste forcément, nostalgique de Staline et des goulags. Un drôle de visage, tout de même, pour le combat démocratique. 


Une photo qui a fait le tour du monde. Elle brandit une photo de Poutine, un cliché numérisé du dirigeant vieilli, blanchi et ridé. Or la vieille n’a sans doute jamais vu un ordinateur. Et si elle en a vu un, elle est bien incapable de s’en servir. L’image numérique a donc été préparée par des officines technologiques. Cette seule photo prouve la manipulation des contestataires et confirme les accusations du Kremlin sur la main des Américains dans les manifs anti-Poutine. Comme Washington préfère les Islamistes à Moubarak, ils semblent prêts à ramener les Soviétiques pour en finir avec Poutine. Une politique à courte vue pour les intérêts immédiats des USA, qui s’est payée au prix fort en Afghanistan, où l'Islamisme a été joué contre le soviétisme. Décidément, les dirigeants américains ne tirent leçon de rien.

    Parfois, les ennemis de mes ennemis peuvent être mes pires ennemis aussi. 

La stratégie de la déstabilisation par le vote, possible dans les régimes autoritaires, est efficace. Mais elle peut échouer, comme en Iran. Si elle échoue en Russie, on peut faire confiance à Poutine pour en tirer les leçons et tenter, par tous les moyens, de se venger de ceux qui, de toute évidence, veulent sa peau, au moins politique.

    Jean Bonnevey
    Metamag.fr
    26/12/2011

    Les intertitres sont de la rédaction

    Voir :
    Réflexion sur la révolution des neiges en Russie 

    Correspondance Polémia – 03/01/2012

    Image : photo truquée - manipulation

     

  • Bonne année à la diversité dans la fraternité ! par Claude Lorne

      

    Alléluia ! Toute périlleuse qu’elle s’annonce, l’année 2012 a commencé sous les meilleurs auspices. Dans son allocution de la Saint-Sylvestre, le chef de l’Etat avait promis de nous « protéger », il a tenu parole. Le réveillon, dont on redoutait feu et flammes, a été d’une sérénité irénique. Du moins à en croire le ministre de l'Intérieur selon lequel la France a « passé le cap du Nouvel An dans le calme et sans incident notoire ». Claude Guéant se rengorge donc : « Seulement 251 interpellations ont été nécessaires contre 501 en 2011, 405 en 2010 et 288 en 2009 et « seuls huit membres des forces de l'ordre ont été blessés au cours de la nuit » – et encore, rassurons-nous, « légèrement ». Une peccadille par rapport aux soixante mille policiers, CRS et gendarmes déployés. Quant aux voitures brûlées (une quarantaine recensées par la presse locale à Mulhouse et à Strasbourg, une quinzaine à Creil, autant à Montpellier, dix-sept à Nice, dix à Caen, etc.), on n’en connaîtra pas le nombre total car, comme l’a indiqué le ministre, « aucun chiffre ne sera communiqué ». Non pas, comme les mauvais esprits pourraient l’imaginer, pour empêcher le bon peuple de connaître la vérité à quelques mois de la présidentielle (et des législatives où M. Guéant sera candidat à Boulogne-Billancourt, secteur de tout repos pour l’UMP) mais pour une raison très morale : il s’agit « d’éviter toute surenchère ou compétition entre villes » : une stratégie rappelant furieusement celle du mari cocu qui, ayant surpris Madame et son amant sur le canapé du salon, choisit… de vendre le canapé !

    Cherchez l’intrus

    Dormez donc, bonnes gens, M. Sarkozy vous protège cependant que prévalent « contre la crise rire, métissage et proximité ». Tel était en effet, sur deux pages, le gros titre du Journal du dimanche qui publiait le 1er janvier son palmarès annuel des « cinquante personnalités qui comptent le plus pour les Français » et qu’ils « trouvent les plus sympathiques ». En tête de ce « Top JDD » : la pléiade Yannick Noah, Zinedine Zidane, Omar Sy (la révélation sénégalaise du film Intouchables), l’inoxydable Simone Veil, le comique et comédien judéo-marocain Gad Elmaleh, l’acteur Jean Dujardin et le guignol Jamel Debbouze. Cherchez l’intrus : Dujardin, bien sûr !

    Ce sondage a été réalisé par l’Ifop, dont la vice-présidente est toujours Mme Laurence Parisot, présidente du Medef et accessoirement signataire d’un (médiocre) pamphlet anti-Le Pen, Un piège bleu Marine (Calmann-Lévy éd.), d’ailleurs contesté par de nombreux patrons opposés au mélange des genres. Les questions ont-elles été bidonnées ou « l’échantillon représentatif de 1018 personnes âgées de 15 ans et plus » est-il en réalité fort peu représentatif du pays réel, les adolescents, qu’on sait particulièrement perméables à la propagande médiatico-scolaire, ayant été sondés de préférence afin d’obtenir le résultat voulu ? Ce résultat réjouit en tout cas le sociologue de gauche Jean Viard. Commentant dans le JDD ce « Top 50 » qui traduirait « un désir d’affection et de fraternité », il soutient qu’ « un projet politique qui s’appuierait sur ces figures symboliques pour construire un “nous” qui intègre la diversité ouvrirait des voies positives ».

    Drôles de « symboles » !

    Des figures symboliques, mais de quoi sinon de communautarismes antagonistes ? Ainsi l’octogénaire Simone Veil a-t-elle, en sa qualité de présidente honoraire de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, obtenu le 27 décembre du premier ministre François Fillon un don de 5 millions d’euros pour la restauration du camp d’Auschwitz-Birkenau dont la préservation exigerait la création d’un « fonds permanent de 120 millions d'euros » – nos compatriotes les plus nécessiteux apprécieront, de même que les petits retraités qui renoncent à se soigner depuis les restrictions imposées par une Sécurité sociale aux abois.

    De son côté, interrogé en octobre dernier sur RTL où il se prétendait « toujours victime de racisme », Jamel Debbouze lançait un message incendiaire à destination des banlieues et des enfants d'immigrés en les incitant à « s'énerver » et à « suivre les modèles tunisien et égyptien » afin de « regagner leur liberté ». Le 22 août, le Marocain avait déjà menacé sur M6 de « changer de crèmerie » si par malheur Marine Le Pen était élue en mai prochain. Chiche !

    Noah, humaniste mais ploutocrate

    Quant à Yannick Noah, choisi comme « la personnalité préférée des Français pour la huitième fois consécutive » ainsi que s’en félicite le site communautaire plurielles.fr en précisant que « depuis la création de ce sondage biannuel en 1988, seuls l'Abbé Pierre (16 fois numéro un) et le commandant Cousteau (20 fois premier) ont réussi à faire mieux », il est le champion du double langage et du billard à trois bandes.

    Interminablement interviewé dans L’Humanité du 16 septembre 2011 à l’occasion de la Fête de L’Huma dont il était la vedette, il déclarait ainsi que cette invitation constituait « vraiment la meilleure reconnaissance, la reconnaissance du peuple » et évoquait sa proximité idéologique avec Martin Luther King, Mandela et surtout la pasionaria noire américaine Angela Davis : « Une grande sœur. Ce sont des gens qui me stimulent, que j’admire. C’est cette image de cette femme qui lève le poing et qui est prête à affronter toute l’injustice… Qu’est-ce que l’on fait face à l’injustice ? » Et l’ancien tennisman, qui vit dans le luxe et l’encens des médias depuis sa victoire de Roland-Garros en 1983, d’ajouter, grandiloquent : « Si on parle de l’immigration, je suis en souffrance. D’autant plus en souffrance que je sais que c’est une injustice, que je sais que l’Afrique a été pillée, que le Noir a été pillé par le Blanc et maintenant que le Blanc n’en a plus besoin, il le rejette »… alors que devraient se prendre la main les « gens de toutes les couleurs, de toutes les classes sociales », des prolétaires aux nababs.

    A cette dernière catégorie l’invité de L’Huma – qui, complice, n’évoquait évidemment pas cette particularité – appartient de plein droit. Quelques jours plus tôt, le Conseil constitutionnel avait en effet rejeté la Question prioritaire de constitutionnalité que Noah lui avait soumise après avoir été débouté par le tribunal administratif dans une sombre affaire d’évasion fiscale. Depuis maintenant quinze ans, Bercy poursuit en effet le Franco-Camerounais pour un redressement fiscal concernant ses seuls revenus de 1994-1995, revenus des plus confortables puisque, pour leur dissimulation, il doit régler la modique somme de 1.037.827 euros (ramenée à un peu plus de 580.000, selon son avocat) ! Mais cet homme de cœur, tout entier dévoué à l’humanité souffrante, ne s’y résigne pas. Il annonçait donc le 20 septembre vouloir se tourner vers la Cour d'appel administrative de Paris, et, si elle le déboute à son tour, vers le Conseil d’Etat. Car pour être chanteur, « le beau Yannick », qui célèbre la mémoire de Coluche et milite (sur scène et à la télévision) pour les Restos du cœur, n’en est pas moins plus fourmi que cigale. Donc très près de ses sous.

    Et voilà les « personnalités symboliques » que, selon la presse Lagardère, idolâtreraient les Français, celles auxquelles ils s’identifieraient et dont la présence « aux Affaires » en lieu et place des politiques (les seuls nommés d’entre eux, Jacques Chirac, François Hollande et Nicolas Sarkozy, ne se classent respectivement qu’en 46e, 48e et 49e position) nous garantirait un avenir radieux. Si c’est vrai, nous sommes le peuple le plus bête du monde. Si c’est faux, il s’agit d’une monstrueuse manipulation visant à accélérer encore le complexe de culpabilité des Français et, par voie de conséquence, la substitution de population.

    Claude Lorne
    02/01/2012

    Correspondance Polémia – 03/01/2012

    Image : Yannick Noah

  • Irving Kahn, 106 ans, est le plus vieux courtier du monde !

    Un article passionnant: http://fr.news.yahoo.com/ladn-vieux-juifs-révèle-secret-longévité-074725890.html

    + VIDEO

    Yahoo!Actu - 04/01/12

  • Photo mystère n° 6

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    (Cliquez sur la photo)

  • VIDEOS - Mofettes sur le Laacher See

    En septembre 2011

    Une mofette (de l'italien mofetta, du latin mephitis, « exhalation pestilentielle ») est par définition une fissure, un trou ou un puits de taille réduite, parfois terrestre, parfois sous une source d'eau ou de sédiments ; d'origine volcanique et émanant certains type de gaz, souvent toxiques, principalement du dioxyde de carbone, mais aussi du diazote ou du méthane. Elle s'oppose notamment au fumerolles et autres phénomènes de ce type par l'absence de soufre, et généralement par un aspect, des températures et une acidité plus conventionnelle que d'autres phénomènes paravolcaniques apparentés. Ce sont surtout les exhalations parfois pestilentielles et/ou toxiques qui s'en dégagent qui les rend uniques dans l'univers des phénomènes paravolcanique.

    Ce terme est complexe puisqu'il englobe autant les lacs limniques que des sources peu chaudes brassants des sédiments à leur surface, que des suintements froids au fond de la mer ou de simples percolations au sein de sources chaudes ou de lacs près de zones volcaniques. Plus prosaïquement, de nombreux spas sont basés sur d'anciens sites volcaniques incluant des sources d'eau riches en mofettes, notamment dans des buts thérapeutiques. Généralement la température d'une mofette varie entre 20°C et 100°C, voir 150°C dans certains cas.

    Le mot « mofette » fut un ancien nom pour désigner une fumerolle. L'on appelle aussi « mofette » des fumerolles dont la température ne dépasse pas les 150°C. (Wikipédia)

    03/01/12

  • En Allemagne, le super volcan Laacher See recommence à grogner depuis 2010...

    Il s'appelle Laacher See, se cache sous les eaux du lac du même nom, en Allemagne, et sa taille peut être comparée à celle du Mont Pinatubo qui, en 1991, a créé la plus grande éruption du XXe siècle. Ce super volcan, qui entre en éruption tous les 10 à 12 000 ans, a explosé pour la dernière fois il y a 12 900 années.

     

    .. et a recommencé à grogner en 2010, selon le Daily Mail, qui fait état d'une réelle inquiétude dans la communauté scientifique. Alors, le Laacher See va-t-il exploser en 2012 et détruire toute l'Europe ? Rien n'est moins sûr...

    Une «dévastation généralisée»

    Selon le Daily Mail, le volcan Laacher See pourrait se réveiller brusquement dans les mois qui viennent. Trois raisons à cela. Premièrement, il grogne. Une activité sismologique a débuté en 2010 et les dernières secousses remontent à février 2011, avec l'enregistrement de sept tremblements de terre allant de 2 à 4,5 de magnitude. Deuxièmement, il chauffe. Des bulles de gaz provenant du magma - dioxyde de carbone (CO2) - sont encore visibles sur la rive sud et de fortes anomalies thermiques seraient enregistrées sous le lac. Enfin, il est l'heure. Ce volcan entre en éruption tous les 12 000 ans et cela fait désormais 12900 ans qu'il dort.

    Si ces hypothèses sont exactes et qu'il venait à entrer en éruption, des milliards de tonnes de cendres et de magma pourraient être éjectés, provoquant une véritable catastrophe en Europe. Les experts prévoient ainsi une dévastation généralisée, des évacuations en masse et à plus court terme, le refroidissement global par le nuage de cendres bloquant le soleil. Le Daily Mail note que le sud de l'Angleterre serait couvert de cendres. D'où l'on peu déduire que l'Hexagone aussi serait entièrement recouvert par un voile de cendre. Sauf que...


    Agrandir le plan

    Aucune preuve scientifique d'un réveil

    ... sauf que les arguments avancés par les experts du Daily Mail sont sujets à caution. Ainsi, Maxisciences relaye ce mardi le billet d'un éminent spécialiste des volcans, Erik Klemetti, spécialiste des volcans et assistant professeur de géosciences à l'université Denison aux Etats-Unis, publié sur un blog scientifique. Pour cet expert, l'intervalle d'environ 12.000 ans ne se base sur aucune source scientifique et ne permet absolument pas d'anticiper une quelconque éruption du volcan. Les émanations de dioxyde de carbone, qu'il a lui-même observées il y a cinq ans, n'ont pas plus de sens pour lui : le volcan émet ces bulles depuis des siècles et, s'il s'agit bien d'un signe que la chambre dégaze, c'est un phénomène qui arrive continuellement. Selon le site Gizmodo, le dégazage continu du volcan est même ce qui pourrait empêcher son explosion.

    Alors certes, l'explosion du Laacher See serait une catastrophe pour l'Europe. Mais pour l'instant, aucune donnée scientifique ne permet de craindre son réveil. «Il n'y a pas de preuve scientifique attestant d'un jugement dernier pour 2012. Aucune»,  ironise même le professeur Klemetti. A bon entendeur...

    Le Parisien - 03/01/12

     

  • Aujourd'hui 1500e anniversaire de la mort de sainte Geneviève

    3 janvier 2012 - 11:35

    Inutile de demander ce que fait Delanoë, cette année, pour honorer celle qui a sauvé Paris à plusieurs reprises (en 451, mais aussi en 465) et qui est la patronne de la capitale…

    Sainte Geneviève*, née à Nanterre en 423, voue très jeune sa virginité à Dieu.
    Elle est très vite remarquée par saint Germain d’Auxerre et saint Loup de Troyes, qui passent par Nanterre en 429 (elle n’a que six ans), à l’occasion de leur voyage vers la province romaine de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle). Elle mène une vie consacrée et ascétique, probablement dès ses seize ans.
    De son père, franc, dont elle est la fille unique, elle a une charge de membre du conseil municipal de Paris.
    Lors du siège de Paris par les Huns, en 451, elle convainc, aidée par sa grande force de caractère, les Parisiens de ne pas abandonner la ville (leur sauvant sûrement la vie car toute fuite aurait été très périlleuse) :
    « Que les hommes fuient s’ils veulent, et s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous, les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications. »

    De fait, Attila (pressé d’en découdre avec les Wisigoths, en Aquitaine) finit par épargner Paris.
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    Contre-info.com - 03/01/12

  • Au coeur de l'Histoire: le génocide vendéen (Reynald Secher)


    Au coeur de l'histoire : Le génocide Vendéen... par _romegas

    Livre en vente ici.

    Merci à Josselin

    Contre-info.com - 03/01/12

  • Quand Facebook coopère avec la justice...

    3 janvier 2012 - 12:27

    … Pour arrêter un vilain jeune « néonazi ». C’est une première en Autriche, Facebook a aidé l’Office de protection de la Constitution et de lutte antiterroriste (rien que ça) à identifier un jeune de 17 ans qui aurait publié des slogans antisémites sur le site du réseau social.

     « C’est la première fois que nous avons adressé une telle demande à Facebook, sur la base d’une requête du parquet, et après une série d’échanges, ils ont fourni l’identification de ce jeune de 17 ans » a déclaré le directeur de l’Office de l’État régional de Carinthie, Helmut Mayer.

    Merci à Tanguy

    Contre-info.com - 03/01/12

  • Vive la Hongrie, vive Orban! - par Yann Vallerie (Tribune libre)

     

    Vive la Hongrie, vive Orban ! Par Yann Vallerie
     
     
     

    La Hongrie subit depuis quelques jours une vague de critiques et d’hostilité sans précédents, venant des institutions internationales, notamment financières, mais également de la presse française, toujours en pointe pour dénoncer les “atteintes aux libertés” et pour surfer sur les “printemps à venir”. Nous avons d’ailleurs vu ce que les printemps arabes, portés par la presse occidentale et française en première ligne, ont donné en terme de démocratie, avec le retour des islamistes, les exactions, les bombardements sur la Libye, etc.

    Comme à son habitude dès lors que des dizaines de milliers de manifestants sortent dans la rue (laissant présumer que des millions d’autres sont chez eux et soutiennent peut être le gouvernement), on sent flotter les incitations à la révolution et les dénonciations pour “autoritarisme” ou pour “nationalisme” d’un régime qui n’écouterait pas les aboiements d’une petite minorité.

    Pour rappel, l’assemblée nationale hongroise (qui a donc constitué le gouvernement actuel), a été élue démocratiquement, par les électeurs, sur un programme qui annonçait en partie les réformes constitutionnelles et fondamentales à venir. C’est donc un peuple qui a décidé de porter Viktor Orban au pouvoir (Fidesz), avec une majorité de 2/3 de l’assemblée, avec le Jobbik (droite nationale, 58 députés) comme alliés. Et cela n’en déplaise aux occidentaux, qui ont manifestement (l’exemple récent de la Russie le montre encore) du mal à accepter que des peuples puissent souhaiter de l’autorité, du pouvoir étatique fort et surtout qu’ils refusent la mainmise actuelle des banques et des institutions internationales sur leur propre terre, leur propre pays.

    Les réactions de la presse internationale mais aussi et surtout des pays membres de l’UE à l’égard de la Hongrie ne sont pas sans rappeler le traitement dont avait été victime l’Autriche lorsque le FPÖ (droite nationale) de Jorg Haider était entré au gouvernement autrichien (menaces de sanction, boycott, traitement médiatique partial)

    Si des pays de l’Union Européenne se montrent de plus en plus hostiles à cette institution et à toute la bureaucratie européenne , c’est avant toute chose que l’UE, au lieu d’être une vraie force économique, identitaire et sociale totalement indépendante est en fait totalement à la botte des banques et du FMI et à l’écoute totale des USA, qui , malgré leur dette colossale et leur économie au bord du gouffre, semblent encore avoir toute autorité pour faire la pluie et le beau temps sur le sol européen . Ils viennent d’ailleurs, par le biais de la “chef de guerre” Hilary Clinton,  de condamner les réformes hongroises, comme ils condamnent la non reconnaissance du Kosovo par la Serbie, comme ils s’inquiètent de “dérives” autoritaires en Russie…

    D’où la tentation souverainiste dans plusieurs pays qui ont rêvé l’Europe mais qui n’y trouvent que des institutions arrogantes, non représentatives des peuples car pour le coup non élues et surtout soumises à des intérêts qui ne sont pas ceux des européens, mais bien ceux de lobbys, de groupes d’intérêts voire d’Etats étrangers qui souhaitent avant tout la “mondialisation heureuse” et le règne d’une hyper-classe mondiale destructrice des peuples et des identités.

    D’autre part, face à des peuples d’Europe de l’Ouest qui encensent en permanence “l’autre” et qui mettent en place des mesures permissives, en terme d’immigration, en terme de code de la nationalité, en terme d’éducation, en terme de politique familiale et sociale, il est rassurant de voir que de nombreux pays d’Europe de l’Est ne souhaitent pas que les rues de Budapest ou de Sofia se transforment et deviennent aussi “exotiques” que les rues de Paris, de Berlin ou de Londres, victimes d’un “grand remplacement”.

    C’est donc suivant la volonté populaire que le gouvernement hongrois a souhaité modifier la constitution, afin de se donner les moyens de pouvoir gouverner et mener des réformes sur un laps de temps plus long (les français ont peut être du mal à reconnaitre qu’un quinquennat, c’est relativement court voir inutile pour mener des réformes jusqu’à leurs termes et que 9 années permettent sans doute de faire plus).

     

    Voilà plusieurs réformes décidées par le gouvernement hongrois :

    - La “République de Hongrie”, vestige de la “République populaire de Hongrie” devient simplement “Hongrie” avec une inscription “Dieu bénisse les hongrois” qui marque avant toute chose l’appartenance religieuse ultra majoritaire des hongrois à la religion catholique.

    Cette réforme peut bien évidemment déplaire aux grands médias français, dont beaucoup de responsables de rédactions sont nostalgiques de l’Union Soviétique et/ou désireux d’effacer toute trace d’identité religieuse ou ethnique en rapport avec les Européens, cela sur le sol européen même.

    - La constitution hongroise rend “rétroactivement responsables des crimes communistes” les dirigeants de l’actuel parti socialiste (descendant du PC). Les hongrois, contrairement aux européens de l’Ouest qui “s’amusent” façon Jean Paul Sartre, à la révolution, ayant vécu ce qu’est réellement le communisme et ne voulant plus jamais vivre cela.

    Là encore, on comprend que cela déplaise à l’intelligentsia, nostalgique de l’URSS et qui n’a jamais accepté que l’on condamne les crimes communistes, qui ont pourtant coûté la vie à des dizaines de millions de personnes, faisant du communisme le totalitarisme le plus meurtrier.

    - La nouvelle constitution décrète que l’embryon est un être humain dès le début de la grossesse et que le mariage ne peut avoir lieu qu’entre un homme et une femme. Si on traduit littéralement, cela signifie que les hongrois sont opposés à l’avortement (c’est donc leur choix) et qu’ils souhaitent que le mariage reste une union “sacrée” et particulière.

    Difficile à comprendre dans des pays d’Europe qui incitent à pratiquer l’avortement aussi rapidement que l’on enfile un préservatif et qui réclament de toutes leurs forces (quand ça n’est pas déjà en vigueur, comme en Belgique) la possibilité de marier  deux personnes du même sexe, puis d’élever des enfants. Une société occidentale qui a fait du mariage un acte “consommateur”  et plus du tout sacré, qu’on peut annuler rapidement par le divorce simplifié (lire à ce propos le dernier livre de Guillaume Faye “Sexe et dévoiement” ), laissant sur le côté, victimes d’un système devenu fou, des enfants déboussolés, abandonnés et qui se veulent désormais rois. Le fait que la Hongrie refuse ce modèle de société, modèle qui détruit tout et qui entraine une perte totale des valeurs, ne plait pas à nos apprentis sorciers qui ne sont toujours pas sortis de leur révolution enfantine de Mai 68 (malgré les lourdes conséquences que nous subissons depuis de nombreuses années).

    - Les médias d’opposition au Fidesz ont été mis de côté, laissant effectivement auguré d’un contrôle de l’opinion à sens unique.

    Mais à la vue de la campagne anti-hongroise actuellement en vigueur en France et en Europe de l’Ouest, ne peut on pas là aussi parler de “médias à sens unique”, servant des intérêts bien définis et bien précis ? N’entend-on pas en permanence les mêmes discours, les mêmes analyses faites par les mêmes commentateurs toujours très “politiquement correct” (les déviants étant censurés, voir par exemple Bernard Lugan et Robert Ménard sur I-Télé, Eric Zemmour, etc.) ?

    - Enfin, terrible réforme, à venir puisque le gouvernement hongrois a simplement nommé des “commissaires” qui seront chargés de veiller au bon fonctionnement de la banque centrale. C’est cette réforme qui fait bondir l’UE ainsi que les institutions internationales, qui estiment anormal que les États fassent de l’ingérence dans leur propre politique monétaire. Et qui préfèrent sans doute que des agents des plus grosses banques mondiales comme Goldman Sachs contrôlent les politiques financières des pays, comme ils le font désormais en Grèce, en Italie ou en Belgique.

    Là encore, la presse internationale se précipite dans les bottes de ses maîtres et de ses patrons (vous avez dit presse “indépendante” ?).

     

    Pour conclure, il est sans doute regrettable pour les Européens convaincus comme moi de la nécessité d’une grande Europe fédérale, d’un axe Paris-Berlin-Moscou, que des peuples de l’Est forts en soient encore amenés à des sursauts nationalistes et aient souvent tendance à vouloir se protéger de l’ensemble de leurs voisins européens. Mais l’Europe esclave qui se construit (ou se déconstruit) actuellement sous nos yeux ne peut séduire aucun Identitaire censé.

    Et c’est peut être de la multiplication, dans toutes les régions d’Europe, de sursauts populaires, ethniques et volontaires forts, que prendra forme cette Europe de demain que nous appelons de nos vœux, pour que notre civilisation ne s’éteigne pas et pour qu’elle puisse encore rayonner de nombreuses années.

    Yann Vallerie pour Novopress France

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