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08/06/2014

Quand Jean-Marie Le Pen suggère de faire une "fournée" d'artistes critiques envers le FN

 

Dans une vidéo postée sur le site internet du Front national, retirée depuis, Jean-Marie Le Pen s'en prend directement à des artistes ayant critiqué la victoire du parti aux élections européennes. Et commet un nouveau dérapage.

               
A.S.
Le 08/06/2014 à 10:08
Mis à jour le 08/06/2014 à 14:29
     
   

    

Dans une vidéo postée sur le site du Front national, Jean-Marie Le Pen s'en prend à des artistes, et dérape.

Jean-Marie Le Pen n'a visiblement pas apprécié les critiques de certains artistes après la victoire du Front national aux dernières élections européennes. Dans une vidéo repérée par Le Lab d'Europe 1, publiée vendredi sur le site internet du Front national, avant d'être retirée samedi soir, l'ancien président du parti tacle ses cibles sans aucune retenue. A commencer par la chanteuse Madonna et l'humoriste Guy Bedos, rebaptisés pour l'occasion.

"On fera une fournée la prochaine fois"

"Monsieur Bedoche a comparé Marine Le Pen à Hitler, et Maldonna l'a accusée d'être fasciste", déclare-t-il dans cette vidéo postée dans son "Journal de bord". "Alors on va les pacser et ce sera un couple de pauvres cons", poursuit-il.

Puis Jean-Marie Le Pen intensifie son attaque lorsqu'il s'en prend, rigolard, à Yannick Noah, qui, dans une interview à BFMTV, s'est dit "insulté par le score du FN", et à Patrick Bruel, qui a déclaré qu'il ne se produirait pas dans les villes ayant élu un maire frontiste. "On fera une fournée la prochaine fois", dit ainsi Jean-Marie Le Pen au sujet des deux artistes.

Louis Aliot dénonce une "stupidité" et reçoit les foudres de Jean-Marie Le Pen

L'insatiable goût pour la polémique de l'ancien président du FN reste un gros caillou dans la chaussure de sa fille, Marine Le Pen, qui s'efforce de dédiaboliser son parti. Mais cette nouvelle sortie devrait sans nul doute provoquer des remous, et le vice-président du FN, Louis Aliot, a d'ores et déjà tenté d'éteindre l'incendie en dénonçant, auprès du Parisien, une "mauvaise phrase de plus". "S'il a bien utilisé le terme de 'fournée', c'est une mauvaise phrase de plus. C'est stupide politiquement et consternant".

Une interprétation fustigée quelques heures plus tard par Jean-Marie Le Pen. "A quel moment quelqu'un a utilisé le mot de fournée dans le sens que semblent avoir voulu croire un certain nombre? C'est dingue ça!", s'est emporté le président d'honneur du FN, sur France Info. Et d'ajouter: Je vois une réaction de Louis Aliot: s'il y a des gens de mon camp qui l'interprètent de cette manière, c'est que ce sont des imbéciles!".

De son côté, l'ancien candidat frontiste à la mairie de Paris, Wallerand de Saint-Just, est moins tranchant. Il déplore une "polémique artificielle", affirmant au Parisien que Jean-Marie Le Pen a prononcé le mot "fournée" de "façon anodine".

SOS Racisme va porter plainte

L'association SOS Racisme a quant à elle dénoncé des propos relevant "du plus crasse logiciel antisémite et non du simple dérapage", et annonce, dans un communiqué, le dépôt "dans les jours qui viennent" d'une plainte "contre cette immonde et énième sortie" de Jean-Marie Le Pen, "qui renoue là avec ses sorties sur le ministre Durafour et sur la Shoah".

Jean-Marie Le Pen a plusieurs fois été condamné pour incitation à la haine raciale ou contestation de crimes contre l'humanité, notamment pour ses propos qualifiant les chambres à gaz des camps de la mort nazis de "détail de l'histoire" ou pour un jeu de mot injurieux sur "Durafour crématoire" en 1988, visant le ministre Michel Durafour.

BFM TV

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"Fournée": pour Collard, "Jean-Marie Le Pen devrait prendre sa retraite"

 

En suggérant de faire une "fournée" des artistes qui ont récemment critiqué le Front national, le président d'honneur du mouvement exaspère même au sein de son propre parti. Sur notre antenne, Gilbert Collard lui conseille même de se retirer de la vie politique.

               
Jérémy Maccaud
Le 08/06/2014 à 14:39
Mis à jour le 08/06/2014 à 16:34
     
    
Gilbert Collard juge "intollérable" la nouvelle sortie polémique de Jean-Marie Le Pen.

"Jean-Marie Le Pen nous fait du tort". Sans détour, Gilbert Collard a réagi sur BFMTV aux nouveaux propos polémiques proférés par Jean-Marie Le Pen, fondateur et président d'honneur du Front national (FN). Pour rappel, dans la dernière édition de son "Journal de Bord", sorte d'éditorial publié chaque semaine sur le site officiel du FN, l'homme, âgé de 85 ans, a suggéré faire une "fournée" avec les artistes qui ont récemment osé critiquer son parti.

"Sur la forme, c'est inacceptable et intolérable, ça fait du mal à ceux qui les entendent et se sentent concernés, ça fait du mal au Rassemblement bleu marine et au Front national", a déploré le député du Gard, proche de Marine Le Pen.

L'heure de la retraite?

Alors que le partie d'extrême-droite n'a jamais été aussi haut placé sur l'échiquier politique français à la suite des élections européennes, Gilbert Collard a exprimé sa lassitude face à cette énième sortie de Jean-Marie Le Pen, habitué aux propos chocs depuis des années. "Je suis fatigué de ces cabrioles avec les mots qui font vraiment des bleus à l'âme", a ajouté l'avocat. "Je dis à tous ceux qui ont été blessés que je les comprends."

Interrogé sur l'intérêt pour le Front national de continuer à publier sur son site internet les chroniques hebdomadaires de Jean-Marie Le Pen, d'où a été extrait ce nouveau dérapage, Gilbert Collard a avoué que la question "doit se poser". L'avocat, qui n'est pas encarté au FN mais député du Rassemblement bleu marine, est même allé encore plus loin en appelant, à demi-mot, Jean-Marie Le Pen à se retirer de la vie politique: "Bedos (Guy, ndlr) a pris sa retraite, le roi d'Espagne a pris sa retraite et Jean-Marie ferait peut-être bien de se poser la question."

"Tout ça est exploité contre nous, pas pour nous", a poursuivi Gilbert Collard, en pointant du doigt, notamment, les journalistes, avant de conclure: "Il y a peut-être un moment où l'heure sonne de prendre sa retraite."

Jean-Marie Le Pen "va lui dire ce qu'il en pense"

Tout de suite après l'intervention de Gilbert Collard, BFMTV s'est entretenu en direct avec le principal intéressé, Jean-Marie Le Pen. Après avoir assuré qu'il ne comprenait "pas du tout" que ses propos, "proférés en tant qu'homme libre", puissent choquer certaines personnes, le président d'honneur du FN a réagi aux déclarations de l'avocat. Qualifiant "Monsieur Collard" de "pièce rapportée" qui n'est "même pas membre du Front national", le père de Marine Le Pen a annoncé qu'il allait lui dire "ce qu'il pensait" de sa suggestion de partir à la retraite.

Présent au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2002, l'homme est allé encore plus loin. Assumant totalement sa dernière sortie, Jean-Marie Le Pen a mis au défi "de trouver, au cours de ses 60 ans de vie publique, une déclaration antisémite".

BFM TV

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Bonne fête de Pentecôte !

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Heures d'Etienne Chevalier , enluminé par Jean Fouquet - Musée Condé à Chantilly

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Les Juifs d'Ukraine, la défaite de l'extrême droite et Poutine

http://fr.timesofisrael.com/les-juifs-dukraine-la-defaite...

02:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Madame Gribouille, le retour… avant le départ

 

Madame Gribouille, le retour… avant le départ.

Madame Taubira a perdu de sa superbe. Son arrogance se limite à faire la leçon aux Parlementaires qui ont des difficultés à comprendre sa loi. C’est pourtant simple. La délinquance augmente, la récidive s’amplifie. La cause est entendue : la prison est le mal d’où vient le crime. Plus se développe la surpopulation carcérale, plus le nombre de délits s’accroît. Il faut donc faire appel à des peines de substitution à la prison, en individualisant les sanctions. Il faut donc également supprimer les peines planchers. Ceux qui s’opposent à ces évidence sont de dangereux adeptes de l’idéologie sécuritaire, des crypto-fascistes qui prônent le tout carcéral.

Effectivement, la récidive est au coeur de ce texte, celle de nos gouvernants qui pratiquent la gesticulation législative en multipliant les textes avec des discours idéologiquement variés, tantôt répressifs avec les peines planchers et les rétentions de sécurité, tantôt compassionnels et d’un angélisme entêté à l’égard des malheureux détenus, avec la hausse progressive du seuil de durée d’incarcération afin d’éviter la prison. Sous Sarkozy, c’était deux ans. Sous Hollande, ce sera cinq et si on avait laissé faire les socialistes soutenus par Mme Taubira, on monterait à dix ! Le choc des discours et la continuité de l’action sont faciles à expliquer malgré l’ apparente contradiction. Une journée de détention coûte 100 Euros, le milieu ouvert 30, et le bracelet électronique 10 ! Les députés peuvent avoir des idées opposées. Bercy n’a qu’une préoccupation : faire des économies. La sécurité qu’elle soit extérieure ou intérieure n’est pas sa priorité. L’idéologie de Mme Taubira n’est que le ruban rose du paquet de laxisme économe des deniers publics et insoucieux des biens et des personnes privés qui contient notre politique pénale.

On peut donc renverser tous les arguments du gouvernement. Le simple bon sens nous suggère que si le nombre de prisonniers augmente c’est d’abord parce celui des délits et des délinquants l’a précédé.

Vous dîtes « surpopulation » ? Oui, parce que la France offre moins de places de détention que les pays comparables. Il y a 57 235 places en France contre 96 200 au Royaume-Uni, pour une population comparable. Le verre déborde parce qu’il est trop petit, pas parce qu’il est trop plein. Il y a 102 personnes détenues pour 100 000 habitants en France, 123 au Royaume-Uni, 218 en Pologne, 142 en Espagne, certes moins en Europe du Nord, mais où la criminalité est moins élevée. Car le taux d’incarcération ne tient pas seulement à l’évolution de la population, mais aussi à celle de la criminalité, en sensible croissance dans notre pays.

Vous dîtes « plus de récidives après la prison qu’après des peines différentes ». On peut raisonnablement penser que c’est parce que les Magistrats réservent déjà l’incarcération aux plus dangereux, et notamment aux récidivistes. Autant ils répugnent à l’emprisonnement pour les primo-délinquants, autant elle est fréquente en cas de récidive.

Vous dîtes : « tout carcéral ». C’est faux puisque beaucoup de condamnés le sont avec sursis et mise à l’épreuve, que beaucoup sont libérés par anticipation ou bénéficient des aménagements de peine, que beaucoup de condamnations à de la prison ferme ne sont pas exécutées. Il y a un stock de 80 à 100 000 peines de prison ferme en « attente d’exécution », faute de place. En Août 2013, la police de Dreux avait souligné la remise en liberté de trois malfaiteurs condamnés. La prison de Chartres était pleine et l’on avait appliqué la circulaire Taubira du 19 Septembre 2012. Un syndicat de magistrats avait commenté : « une non-affaire » dans la mesure où ce cas n’était pas une exception, mais la routine. La priorité n’est pas de créer des places , mais de faire de la place.

Vous dîtes : « la prison est l’école du crime. ». Globalement, l’exemple américain prouve l’inverse. Depuis qu’au début des années 90, les résultats des nouvelles pratiques policières et pénales plus répressives ont produit leurs effets, avec un taux d’incarcération de 743 détenus pour 100 000 habitants, la délinquance générale et violente, en dehors des homicides est à la baisse, et inférieure à l’européenne qui augmente, comme l’a établi une enquête italienne menée par Paolo Buonanno. Il paraît évident que le laxisme de fait qui règne dans notre pays est la première cause de la croissance de la délinquance. Si les chiffres positifs de ses prédécesseurs n’étaient pas honnêtes, en tout cas ceux de Manuel Valls étaient mauvais lorsqu’il a quitté la place Beauvau.. En Juin 2013, les cambriolages avaient crû de 5 à 14 % selon les zones, les vols avec violence de 3 à 5 %, et les vols à la tire de 13 à 35 % . A la fin de  l’année, c’était plus 7% de cambriolages en zone de police et plus 14 % en zone de gendarmerie.

La « contrainte pénale », la suppression des peines plancher ont donc deux faces. D’un côté, elles respirent l’humanisme compassionnel, de l’autre, elles justifient de ne pas étendre le parc pénitentiaire. Qu’il faille éviter la prison aux primo-délinquants, mais en appliquant systématiquement des peines de travail, y compris aux mineurs, est une orientation souhaitable. En revanche, la revalorisation de la prison est urgente. D’abord, il faut assurer la dignité et l’autorité des personnels. En priorité la prison punit et n’a pas pour but d’offrir le gîte, le couvert ou la télévision , et souvent de laisser entrer la drogue ou les téléphones portables circuler impunément. Elle ne doit pas être une passoire d’où l’on s’évade facilement au mépris de la sécurité des gardiens. En second lieu, elle restaure la personnalité du détenu en lui permettant de réparer les préjudices qu’il a causés aux personnes comme à la société. Le travail rémunéré dans ce but devrait être obligatoire, les contacts et les échanges étroitement limités ou contrôlés. La présence religieuse est souhaitable si, et seulement si, les personnes qui l’assurent sont pleinement en accord avec les objectifs de l’institution républicaine au sein de laquelle ils sont autorisés à intervenir.

La dernière loi « Taubira », comme celles qui l’ont précédée, est donc un contre-sens. La Justice pénale et l’institution pénitentiaire doivent voir leurs moyens considérablement augmenter pour remplir leurs fonctions. Les débats idéologiques stériles ne sont que des cache-misère !

NOUVELLES DE FRANCE

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EDUCATION NATIONALE : LETTRE DE CADRAGE DE LA RENTREE 2014

 

EDUCATION NATIONALE : LETTRE DE CADRAGE DE LA RENTREE 2014 - Entre démissions et abandons
 

Entre démissions et abandons



Michel Lhomme
le 07/06/2014
Récemment, nous avons appris que la capitale française serait la seule capitale européenne à ne pas retransmettre sur des écrans géants le mondial Brésil 2014. Probablement par peur des troubles à l'ordre public, en clair par peur des drapeaux algériens. En fait, la préfecture de police de Paris ne veut pas prendre le risque de pillages comme ceux de l’an dernier au Trocadéro, lorsque le PSG y fêta son titre. Le message des pouvoirs publics est limpide : trois cents voyous risquent de venir troubler ces soirées de liesse. Le gouvernement décide tout simplement de les annuler.
 
Dans ce même ordre d'idées, la SNCF a retiré tous les chariots à bagages dans les gares parce qu'ils seraient systématiquement dérobés. On imagine les soucis prochains de nos touristes ou de nos estivants dans les gares bondées de l'été. Effectivement comme pour les écrans géants, c'est une démission.
 
En fait, on ne compte plus les démissions de l'Etat. Elles touchent tous les services, la santé mais aussi la Police nationale ou la Gendarmerie nationale devenue une annexe de Bercy et un simple service commandé en uniforme et, pire peut-être pour le futur, l'Education nationale.

Une lettre de cadrage inquiétante

A ce titre, il faut absolument lire dans son intégralité et malgré la pesanteur de son jargon administratif, la lettre de cadrage de la rentrée 2014, adressée à tous les personnels de l'Education nationale par Benoît Hamon, son nouveau ministre. Là, ce n'est plus seulement une démission, c'est l'abandon. La lettre révèle en filigrane l'état présent du système et il suffit d'en souligner  les grandes orientations pour énumérer toutes ses déficiences avec l'aveu implicite qu'on ne saurait plus y remédier. 

 
Dans l'introduction, l'Education nationale constate d'abord son piètre résultat : l'accroissement des inégalités sociales et territoriales. Malgré cinquante ans de collège unique ou de politique prioritaire de la ville, les dogmes du Ministère, les inégalités se sont creusées et amplifiées. Nonobstant, nulle part, la lettre ne remet en question le Collège unique. Ensuite, la priorité est donnée à l'école primaire. Pour cela, la recette est simple : on change les programmes. Autrement dit, on les revoie à la baisse mais surtout on introduit la fumeuse pédagogie par compétences. En clair, on suggère carrément la suppression des notes qui seraient pour les élèves forcément traumatisantes et discriminantes. Les élèves sont malades quasi analphabètes alors cassons le thermomètre et on ne verra que du feu ! Citons le texte : « Pour améliorer l'efficacité des apprentissages et la confiance en eux des élèves, il importe de faire évoluer les pratiques en matière d'évaluation des élèves. Il s'agit d'éviter que l'évaluation ne soit vécue par l'élève et sa famille comme un moyen de classement, de sanction, ou bien réduite à la seule notation ». On appellera cela «l 'évaluation formative ». La suppression de tout redoublement est annoncée en seconde et en première comme la prise en charge totale par les parents de l'orientation en classe de troisième.

Le texte énumère aussi par défaut les tares du système et en particulier le taux excessif de décrochage scolaire, symptôme d'un système de plus en plus inadapté mais qui a aussi tout simplement renoncé à instruire. Le Ministère reconnaît textuellement que les conclusions de l'enquête Pisa parue en décembre 2013 ont rappelé qu'en France, les écarts de performance entre les élèves se sont creusés et que la corrélation entre le milieu socio-économique et la performance scolaire est particulièrement marquée. Pour cela, il est décidé une fois de plus de réinjecter à fonds perdus de l'argent dans les banlieues avec des REP + (Réseaux d'Education prioritaire renforcé) tout en reconnaissant au passage que le problème de la mixité sociale n'est qu'un doux euphémisme. 

 
Une autre partie de la Lettre est ensuite consacrée à la formation des enseignants. Face à la crise du recrutement ou à l'ennui des bancs scolaires, le Ministère croit au numérique éducatif. C'est sa nouvelle lubie, la prochaine panacée comme si l'informatique apprenait à penser ! C'est l'esquisse de l'Utopie 2035 d'un think tank progressiste que nous avons eu entre les mains qui envisage des collèges super-connectés où l'on imagine un pool d'enseignants réduits, des classes de soixante-dix élèves sur postes informatiques, des examens par QCM. 

Le quatrième axe que définit cette lettre de cadrage donne tout l'esprit de la prochaine « révolution »  éducative. Son mot clé : la bienveillance. Une école à la fois exigeante et bienveillante. Traduction : on dicte des directives mais on fermera les yeux sur vos résultats ou vos comportements. Le 29 mai, une circulaire elle aussi publiée au Bulletin Officiel a de fait été adressée à tous les proviseurs. Elle vise à éviter les sanctions d'exclusion, insistant sur les mesures alternatives, permettant même d'être exclu mais, de quand même venir dans l'établissement, inventant ainsi un nouvel oxymore, la « sanction inclusive»  ! 

Dans toute cette phraséologie nouvelle de la « bienveillance» , on insiste aussi sur le programme à inculquer : droits de l'homme, antiracisme, lutte contre l'homophobie, charte de la laïcité, confusion de l'histoire avec l'histoire mémorielle dite « mémoire collective» , nazisme, libération, résistance. On fait allusion à la collectivité mais de quelle collectivité parle-t-on ? En fait, l'expression est à la mode : « faire communauté» . Est-ce bien républicain que de s'exprimer ainsi ? L'idée de République n'implique-t-elle pas qu'on oppose « être universel»  et « être communauté» ? A chaque fois, on ne cesse de prendre des gants. On affirme la laïcité mais on demande à être bienveillant avec les parents ou les élèves voilés. On notera mais sans noter. 

C'est cet esprit-là, l'esprit de l'abandon. C'est cet esprit là, la bienveillance pédagogique qui est l'aveu de la démission. En fait, on ne gouverne plus. Le roi est nu. Mais qu'est-ce par définition qu'un pouvoir faible ? Un pouvoir qui n'existe plus. Quand un État renonce à ce point à exercer dans tous les domaines son autorité, parce qu’il craint les remontrances ou la réprobation, quand une autorité n'ose plus gouverner, c'est alors l'État qui se destine tout doucement au désastre et au grand enterrement. Nous ne lui enverrons pas des fleurs ! 

Illustration en tête d'article : Photographie de Doisneau
 
METAMAG

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07/06/2014

Petro Porochenko investi président d'Ukraine

Petro-Porochenko-.jpg

Le Vif

Source: Belga
samedi 07 juin 2014 à 10h26

Le milliardaire pro-occidental Petro Porochenko a été investi samedi cinquième président de l'Ukraine indépendante lors d'une cérémonie au Parlement à Kiev en présence de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement étrangers. L'espoir d'une sortie de la profonde crise politique actuelle dans le pays pèse sur les épaules du milliardaire pro-occidental.

 

Poroshenko, qui a été élu le 25 mai avec plus de 54% des voix, prend ses fonctions alors que de violents affrontements sont toujours en cours entre les forces gouvernementales et les séparatistes pro-russes dans l'est du pays, qui ont fait au moins 180 morts depuis le mois d'avril, selon des chiffres officiels.

Le nouveau président a été investi en présence de nombreux chefs d'Etat et délégations étrangères, comme le vice-président américain Joe Biden, le président du Conseil européen Herman Van Rompuyn, le président polonais Bronislaw Komorowski puis la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite.

Le président russe Vladimir Poutine n'était pas convié à l'événement, mais Moscou était représenté par l'ambassadeur Mikhail Zurabov, qui a été officiellement renvoyé à Kiev plus tôt cette année pour "des consultations".

Petro Porochenko succède à Viktor Ianoukovitch, destitué fin février après un bain de sang sur le Maïdan de Kiev et en fuite depuis en Russie, à l'issue de trois mois de contestation pro-européenne.

Lors de son discours d'investiture, le président ukrainien s'est engagé a maintenir l'unité du pays, dont l'Est est en proie à une insurrection séparatiste pro-russe. Il a ajouté qu'il refuserait tout "compromis" avec la Russie sur l'orientation européenne de son pays et sur l'appartenance de la Crimée à l'Ukraine. "La Crimée a été et restera ukrainienne", a-t-il déclaré, provoquant des applaudissements dans le Parlement. "Je l'ai dit clairement au dirigeant russe en Normandie", a-t-il ajouté. "Je ne veux pas la guerre, je ne veux pas de vengeance. Je veux la paix et je vais tout faire pour l'unité de l'Ukraine."

M. Porochenko, s'adressant aux habitants de la région industrielle russophone du Donbass, contrôlée en grande partie par les rebelles et où il compte se rendre rapidement, leur a promis de mener une décentralisation du pouvoir et de garantir l'usage libre de la langue russe. "Beaucoup d'entre vous ont senti 'les charmes' du règne des terroristes", a-t-il dit, en russe, à l'intention des habitants des régions de l'Est rebelle. "Nous ne vous abandonnerons en aucune circonstance", a-t-il poursuivi.

Le président a reconnu que le rétablissement de la paix serait impossible sans la normalisation des relations avec la Russie tout en insistant que le statut de la Crimée, péninsule ukrainienne annexée à la Russie, et l'orientation pro-européenne de l'Ukraine n'étaient pas négociables.

Il a également promis la "signature le plus vite possible" du volet économique de l'accord d'association avec l'Union européenne et l'introduction d'un régime sans visa pour les Ukrainiens. "Aujourd'hui nous revenons dans notre maison, c'est un processus irréversible. Que Dieu nous bénisse. Gloire à l'Ukraine", a-t-il conclu.

L'Otan et l'UE saluent l'investiture de Porochenko

L'investiture samedi du président ukrainien Petro Porochenko a immédiatement été saluée par l'Otan et par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, qui ont rappelé dans des communiqués séparés le soutien des deux institutions à l'Ukraine, son intégrité territoriale et sa stabilité.

"Je félicite chaleureusement Petro Porochenko pour son investiture en tant que président de l'Ukraine", écrit le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen, dans un communiqué.
"J'ai confiance dans le fait que le leadership du président Porochenko contribuera à la stabilisation du pays, en s'appuyant sur le dialogue politique sans exclusive lancé avant les élections", poursuit-il. Il rappelle que l'Otan "est en train de finaliser de nouvelles mesures complètes pour aider l'Ukraine et soutenir les réformes dans le domaine de la sécurité et de la défense du pays".
"Les Alliés de l'Otan restent fermes dans leur soutien à la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de l'Ukraine", conclut-il.

De son côté, M. Van Rompuy, qui assistait à la cérémonie d'investiture à Kiev, a "réitéré le soutien de l'Union européenne à l'Ukraine et son engagement à ses côtés".

M. Porochenko "a reçu un mandat fort pour avancer sur le chemin des réformes et faire de l'Ukraine le pays moderne et démocratique auquel ses citoyens aspirent; un pays uni et décentralisé, où chacun trouve sa place et où différentes identités et minorités sont reconnues et respectées. Un dialogue approfondi et sans exclusive jouera sans aucun doute un rôle important dans ce processus de transformation."

Sans nommer la Russie, M. Van Rompuy souligne que "le retour de l'Ukraine à la stabilité et les efforts en vue de sa croissance et de son développement profiteront à tous ses voisins". Ceux-ci "doivent aussi respecter ses choix souverains, y compris des liens plus étroits avec l'Union européenne, et son intégrité territoriale", ajoute-t-il en rappelant que "l'Union européenne se tiendra aux côtés de l'Ukraine et reste prête à coopérer avec ceux qui partagent ces objectifs de démocratie, prospérité et stabilité".

Investiture de Porochenko: réactions mitigées à Donetsk

Donetsk, place forte des séparatistes pro-russes dans l'est de l'Ukraine, les réactions à l'investiture samedi à Kiev du nouveau président Petro Porochenko étaient partagées, certains espérant l'ouverture de négociations, d'autres restant sceptiques.

"Porochenko est quelqu'un de bien. Il va peut-être réussir à régler la situation. Pas tout de suite, évidemment, mais en ouvrant des négociations avec l'est de l'Ukraine. Je crois vraiment qu'il peut trouver une solution", déclare Vladimir, 61 ans, qui loue des vélos pour enfants sur la place Lénine, au centre de Donetsk.

Une grand-mère qui vient de prendre des vélos pour ses petits-fils intervient: "Porochenko n'est pas le patron. C'est les Etats-Unis qui donnent les ordres, pas lui ! Je n'ai pas écouté son discours d'investiture, mais je suis sûre que ça ne va pas du tout s'améliorer avec lui".

"Il a été élu par l'ouest de l'Ukraine, pas par nous. Ce n'est pas notre président. Ce qui se passe à Kiev, ce n'est pas notre affaire", ajoute un père de famille, Sergueï, 48 ans.

Tatiana, 56 ans, qui promène son petit-fils, est du même avis: "Porochenko n'est pas notre président. Nous avons notre Etat à nous, la république de Donetsk, même si nous ne sommes pas reconnus pour le moment. Je veux que mon petit-fils vive dans une république indépendante, où il pourra parler russe".

Jeune mère de famille, Natacha, 32 ans, ne soutient pas du tout les séparatistes prorusses de Donetsk mais elle s'interroge sur les chances de voir le nouveau président ukrainien mettre fin au conflit meurtrier dans l'est du pays.

"J'aimerais que Porochenko vienne ici pour se mettre d'accord avec l'autre partie. Je ne sais rien de lui. Je garde espoir malgré tout, même si je vois que beaucoup de mes amis partent, surtout ceux qui ont des enfants", indique-t-elle.

Troublée par les pillages qui se sont multipliées à Donetsk après la prise du pouvoir par les séparatistes pro-russes, Tatiana espère que le nouveau président pourra restaurer un pouvoir légal dans la région: "Je veux un pouvoir légitime, élu dans un scrutin normal, pas comme ce référendum (pour l'indépendance de la région de Donetsk en mai dernier)", ajoute-t-elle.

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Ce que l’Europe doit à l’Islam

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    Le 7 juin 2014

Le dogme étouffant de la soumission à Dieu, ignorant par construction la querelle théologique essentielle du libre-arbitre et de la grâce, bride et mutile.
         

Belle opération de propagande islamique, en ce moment sur Arte, avec la série britannique « De l’Orient à l’Occident ». La culture arabo-musulmane aurait tiré l’Occident de la nuit du Moyen-âge. C’est grâce à « Al-Andalus », aux savants Avicenne et Averroès, que l’Occident a reçu l’héritage grec et a donc pu faire sa Renaissance. Voilà ce que nous serine la voix sirupeuse du commentateur, sur fond de manuscrits précieux et d’arabesques enchanteresses.

Il faut faire justice de tels propos. Certes, dans le passé, l’apport réel des arabo-musulmans à la culture occidentale a pu être minoré. A l’époque coloniale, on préférait insister sur l’infériorité des peuples présumés encore « enfants » et censés recevoir du seul Occident les Lumières du Progrès. Vision biaisée, souvent nourrie par les clichés « orientalistes ». Mais aujourd’hui, on déforme à nouveau l’Histoire. A cause de l’immigration de masse récente, on se sent obligé de fabriquer artificiellement des racines européennes musulmanes.

Le véritable lien entre les grecs et l’Occident, c’est Byzance. Nul besoin de traduction des philosophes grecs chez les élites d’un empire qui dure jusqu’en 1453. Les échanges sont constants, notamment via Venise, entre les deux moitiés de la chrétienté. Christianisme oriental et romain restent très proches sur le plan du dogme. Pourquoi les Universités du Moyen-âge seraient-elles passées par des érudits musulmans pour « découvrir » l’antiquité gréco-romaine ? L’héritage est aussi plus direct, par les pères de l’Eglise, grecs ou latins (Saint-Augustin). Le christianisme est un platonisme à l’usage du peuple, dit Marx, à juste titre.

Il est vrai que les lettrés musulmans sont de bons « passeurs », dans le temps et dans l’espace. Ils passent des manuscrits oubliés d’Aristote (et non de Platon) aux savants chrétiens. Ils passent le « zéro » indou à l’Occident. Ils propagent un certain état d’ébullition intellectuelle à d’autres milieux cultivés. Mais l’Islam ne transmet que ce qu’il veut bien transmettre. Il se refuse ainsi obstinément à passer les formes sensibles de l’art grec, puisqu’il professe l’interdit absurde de l’art figuratif (auquel n’échappent que les miniatures persanes et leurs copies ottomanes). Et l’Islam, finalement, ne se transmet pas à lui-même l’héritage grec. Si la Reconquista n’avait pas eu lieu, ni Velasquez, ni Goya n’auraient été possibles. Point de Michel-Ange en terre d’islam : il serait condamné à dessiner des motifs géométriques. De ce point de vue, comme le note Lévi-Strauss à la fin de Tristes Tropiques, l’Islam, loin d’être un trait d’union, coupe l’Europe de l’Asie.

Croyance transcendantale radicale, grandiose dans sa brutalité et sa simplicité, l’Islam est, un moment, au sommet de la spéculation abstraite, mathématique et métaphysique du Moyen-âge. Pas pour longtemps. Le dogme étouffant de la soumission à Dieu, ignorant par construction la querelle théologique essentielle du libre-arbitre et de la grâce, bride et mutile, in fine, la créativité des artistes, des philosophes, des scientifiques. L’Islam s’immobilise, dés le 13e siècle, en dépit des efforts de l’empire Ottoman pour imiter l’Occident, dans une léthargie dont seule la colonisation la réveillera, brutalement.

L’initiative démagogique d’Arte ne fera donc pas de nos jeunes des banlieues de fins lettrés, capables de traduire Aristote en arabe et en français, mais les incitera plutôt à crier à leur instit : « Zyva, bouffon, nique le christianisme ! »

Pierre de La Coste

BOULEVARD VOLTAIRE

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Le pape François dénonce « le mépris » des Italiens pour les pickpockets Roms

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07/06/2014 – ROME (NOVOpress)« Souvent les Tsiganes se trouvent aux marges de la société et ils sont parfois regardés avec hostilité et soupçon », a déploré le pape François jeudi 5 juin, lors d’une rencontre organisée par le Conseil pontifical des migrants.

« Je me souviens de tant d’occasions ici à Rome – a raconté François –, je montais dans l’autobus, quelques Tsiganes montaient, et le chauffeur disait : “Attention à vos portefeuilles”. Ça, c’est du mépris. C’est peut-être vrai, mais c’est du mépris. »

La « Fédération Roms et Sintés ensemble » s’est félicitée des propos de François et l’a remercié d’avoir attiré l’attention sur « le racisme séculaire » dont seraient victimes les Roms en Italie. Elle a cependant déploré qu’il ait employé le terme « Tsiganes ». « Il n’y a évidemment aucun doute, a expliqué Djana Pavlovic, vice-président de la Fédération, quant à sa volonté d’utiliser ce terme dans un sens positif, mais nous préférons être appelés “Roms” ».

Le pape François n’a pas précisé si, lorsqu’il prenait l’autobus, il poussait l’antiracisme jusqu’à se laisser voler son portefeuille.

Crédit image : Mihai Romanciuc, via Flickr, (cc).

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Hollande: "Keep calm and carry on , je n'ose en faire ma devise "

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Le discours de la reine

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La nouvelles provocation de Jean-Marie Le Pen (dans son Journal de bord n°366)

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http://www.leparisien.fr/politique/front-national-la-nouv...

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Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n° 366

19:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Pas-de-Calais: les lotos de Mamie Yvette

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NORD-PAS-DE-CALAIS. « J'ai fait tout ça pour aider les autres. C'est injuste ce qui m'arrive », sanglote Yvette Bert, dans son modeste appartement de Saint-Omer (Pas-de-Calais). Le monde de cette mamie de 76 ans s'est effondré lundi lorsqu'elle a appris que la la convoquait à la barre du tribunal pour avoir organisé 169 lotos en trois ans.

 
 

« C'est vrai que j'en faisais tous les dimanches, mais si j'avais pu, j'en aurais fait encore plus ! Il y a tant de gens dans le besoin », plaide celle que l'on surnomme Mamie Yvette.

Sauf que les lotos sont des exceptions à la réglementation française sur les jeux et que ses règles sont strictes. « Les lotos sont tolérés dans la limite de six par an, explique Didier Doille, chef du pôle action économique à la Direction interrégionale des douanes de Lille, au-delà, ça peut être considéré comme une activité soumise aux taxes. » L'association d'Yvette aurait engrangé 465 000 EUR de recettes, le fisc peut lui réclamer 90 000 EUR de pénalités. « Mais pas un centime n'est allé dans ma poche ! se défend Yvette, j'ai tout redistribué à des gens dans le besoin. » Elle se présentera devant le tribunal correctionnel d'Arras le 3 juillet.

 

Aujourd’hui en France

19:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Georges Marchais et l'immigration en 1981...

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Georges Marchais  - Lettre au recteur de la mosquée de Paris publiée le 6 janvier 1981 dans l'Humanité

 

Forum-Politique.org

19:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Les communistes français durant la guerre d’Indochine

 

« Félicitations au succès du Vietminh. Nous sommes de cœur avec lui. Nous envoyons aux troupes du Vietminh notre fraternel salut et notre témoignage de solidarité agissante. » (Journal communiste « L’Humanité » du 6 mars 1952)

Après le bombardement du port de Haiphong, le 23 novembre 1946, par la Marine française, le Viet Minh, dirigé par Hô Chi Minh, président de la République démocratique du Viêt Nam (dont l’indépendance a été proclamée à Hanoi le 2 septembre 1945), décide de lancer, le 19 décembre 1946, une offensive ayant pour but la « libération » de la ville de Hanoï. À 20 heures, une explosion dans la centrale électrique de la ville annonce le début de l’insurrection. De nombreux ressortissants français sont massacrés et des maisons pillées. Hô Chi Minh appelle tout le peuple vietnamien à se soulever contre la présence française : « Que celui qui a un fusil se serve de son fusil, que celui qui a une épée se serve de son épée… Que chacun combatte le colonialisme ! ». C’est le début de la guerre d’Indochine. Elle va durer huit ans.

La France avait engagé sa parole auprès du Viêt-Nam, dirigé alors par Bao Daï. Elle n’était plus un pays affrontant une rébellion nourrie par la Chine et l’URSS, elle était la représentante d’un système, le « monde libre », face à un détachement d’un régime ennemi, le « communisme ». Et le général Catroux, ancien gouverneur général de l’Indochine, d’écrire dans Le Figaro du 21 juillet 1953 : « Il n’est pas en effet loisible à la France de rompre à sa convenance le combat, parce que la guerre d’Indochine n’est pas seulement sa guerre contre le seul Hô Chi Minh, mais celle du monde libre, auquel elle est liée, contre le communisme ».

Dès le début de ce conflit, les communistes français n’eurent de cesse de procéder à une critique et à une condamnation de cette « sale guerre » qu’ils appréciaient, à l’instar d’Etienne Fajon « comme une guerre injuste, réactionnaire, menée contre la liberté d’un peuple ».

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Contre-info.com

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Le droit de vote des étrangers : Où vas-tu, République ?

Ecrit le 7 juin 2014 à 1:27 par Quentin Jacquet dans Poing de vue

 
 

Le droit de vote des étrangers : Où vas-tu, République ?

François Hollande a beau côtoyer le gaz de schiste dans les profondeurs de son impopularité, il n’en a pas moins décidé de relancer le débat sur le droit de vote des étrangers ; cinquième promesse du programme socialiste lors de la campagne présidentielle de 2012. En marge des interrogations suscitées jusque dans son propre camp, le président avait déclaré début mai : « Je n’ai pas voulu introduire ce texte avant les élections municipales, parce qu’on nous en aurait fait le reproche. Ce texte sera de nouveau proposé après les scrutins pour que, dans la préparation (des élections) qui viendront dans six ans, il puisse y avoir cette réforme. » De même, Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire général du PS, a récemment affirmé la volonté du parti à « se battre sur ce sujet ». Est-ce raisonnable ? Notre président est, politiquement parlant, un cadavre auquel il manque seulement les dernières pelletées de terre. Avec l’espoir d’attraper en vol un électorat qui, à l’évidence, est aussi réel que l’inversement de la courbe du chômage, on s’en remet donc à cette irrésistible démagogie du pauvre, annonçant la fin d’un règne qui n’a jamais véritablement commencé. Enfin… à défaut de le toucher, parlons donc du fond.

L’égalité telle qu’elle existe, dans son essence, est politique, et n’a pas vocation à embrasser les contours d’un paradigme humanitaire et sans frontières qui dépouillerait l’Etat de sa substance. Le peuple, présupposé comme unité politique, et la nation culturelle ne font qu’un. Par voie de conséquence l’assimilation, consacrée par le Code civil, est caractéristique d’une homogénéisation à l’intérieur de laquelle nationalité et citoyenneté se confondent. La distinction – ou la frontière, c’est selon – ne contredit donc pas le postulat démocratique. Au contraire, elle le rejoint. Au nom d’une certaine cohésion sociale, elle rend égales des puissances inégales et ce, tant que celles-ci ne se trouvent pas en dehors de son champ d’application. Mais au demeurant, n’en déplaise aux pastèques de la rue Chaudron, il existe bien une corrélation entre cette égalité politique et une inégalité possible. En d’autres termes, les étrangers sont exclus de ce système. L’unité de la nation repose sur différentes fondations : la langue commune, la culture, l’Histoire et, surtout, le sentiment, la volonté consciente d’appartenir à une communauté. Donner le droit de vote aux étrangers contrevient alors gravement au contrat originel qui façonne la citoyenneté française.

Exception faite des visées électoralistes, ce geste répondrait aux yeux des plus fanatiques du « parti antinational socialiste » à une forme de nécessité qui, n’est-ce pas, présiderait au sens de l’histoire. On retrouve cette éternelle conjugaison au présent d’un futur fantasmé, où l’on projette le surmoi d’une France idéale. Un véritable terrain vague où ne règnerait aucune forme tutélaire et transcendante. La raison de cette fuite en avant radicale, qui côtoie dangereusement les frontières de l’absurdité communautaire version Plus belle la vie, répond à un contexte particulier : le peuple a déçu la gauche ! Trop franchouillard, suintant la réaction, guidé par l’intolérance. Du moins aux yeux des caciques rosâtres à la fibre démocratique sans doute peu évoluée, et désireux d’atteindre la personnification ultime du régime « thèse-antithèse-foutaise ! ». Mérite-t-il pour autant cette considération rétrograde dont l’histoire a justement prouvé qu’elle constituait un point de germe à toutes les révolutions ?

On achève déjà suffisamment les Français avec cette prédisposition à l’autoflagellation généreuse. Il n’est guère le moment de détruire la seule manière de pérenniser durablement le sentiment d’appartenance commune à une République qui, jusqu’à preuve du contraire, est d’abord et avant tout nationale. Ce n’est pas la diversité qui fait la richesse de la France. C’est la France qui fait la richesse de la diversité. L’exaltation des origines donne certes sa substance à l’identité humaine. Mais le sentiment d’appartenance à une idée située au-dessus des particularismes, donnant lieu à la projection dans une réalité concrète, prévaut sur la démarcation due aux provenances. Le positif est subsumé sous l’idéel. Par conséquent, comme l’a admirablement rappelé Camel Bechikh, « on doit savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va. Mais d’où l’on vient n’est pas une destination. D’où l’on vient, c’est un point de départ. » Le point d’arrivée reste la France et les valeurs qui la portent. Et il n’est point de citoyenneté plus inacceptable, plus inconcevable, que celle qui comporte une surcharge de droits mais s’avère totalement exempte de devoirs. Le rapport honteux sur l’intégration récemment rédigé par monsieur Tuot, non dénué d’intentions politiques, essaie pourtant de rendre les Français responsables de la mauvaise intégration des immigrés. Vrai ou pas, la dépréciation progressive des exigences en la matière engage largement la responsabilité de nos élites. Celles-ci ne cachant pas leur volonté de changer en profondeur le référentiel culturel auquel une majorité des citoyens de ce pays demeure attachée. On se garde bien d’ailleurs d’évoquer le cas de ces Italiens et Polonais qui ont réalisé avec courage et respect cet effort d’assimilation ; de ces personnes, à l’instar de Malika Sorel, devenues plus françaises que les nouvelles générations de souche préférant cultiver la haine du quant à soi. De plus, à part vouloir faire délibérément monter le Front national, la volonté du président de la République ne semble liée à aucune autre forme de pensée rationnelle. Son charisme de granit breton n’aidera pas non plus à faire infléchir l’opinion des Français à son endroit. Sur le papier, cette réforme ne concernerait que les élections locales. Mais comme l’avait parfaitement compris Machiavel en son temps: « Une mutation laisse toujours une pierre d’avance pour l’édification de la suivante. » Une nouvelle pierre à l’édifice France, vraiment ? Au vu de la rénovation sur laquelle Hollande s’est engagé, celui-ci aura davantage besoin d’un marteau-piqueur…

NOUVELLES DE FRANCE

18:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Un cousin de Robert Ménard agressé à Béziers

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/06/06/97001-201406...

00:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Le Congrès Juif Mondial demande à l’Europe d’enseigner la Shoah

 

12h55

S’adressant aux médias lors d’une prière donnée en souvenir des victimes du musée Juif à Bruxelles, le président du Congrès juif mondial, Ronald Lauder, a déclaré que les récentes séries d’attaques contre les Juifs en Europe ont indiqué un manque de compréhension des citoyens de ce qu’avait été l’Holocauste.

Il a appelé à une meilleure éducation sur le sujet : « Cette cruauté est la conséquence d’un manque d’éducation, les gens doivent comprendre ce que fut la Shoah, il me semble évident que si l’holocauste était correctement enseigné en Europe, alors des actes comme celui-ci ne se produiraient pas. Les gens ont peur de parler de la Shoah à cause de l’amalgame avec le conflit israélo-palestiniens. Il est essentiel de bien enseigner la Shoah pour que les citoyens européens comprennent bien la différence entre la Shoah et la situation des palestiniens. La désinformation ne peut pas remporter ce combat »…..

Tel avivre

 

FDESOUCHE

00:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

Amours, viols et prostitution... la face cachée du Débarquement

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Pour les GI, le Débarquement fut aussi un terrain dangereux d’aventures sexuelles. Une historienne américaine s’attaque sans nuances au mythe du libérateur.

Un lupanar géant, théâtre d’une libido sans limites. Telle est la France vue par les GI, débarqués au pays des femmes faciles et des maris trompés. "L’Europe d’aujourd’hui est peuplée de petites-bourgeoises respectables qui ont, au moins une fois dans leur vie, écarté les cuisses pour le prix d’une miche de pain", confiera un vétéran américain.

En Normandie, en Bretagne, en Champagne, les boys faisaient l’amour partout, en plein jour, devant les enfants. Une épidémie de sexe qui fait la trame du livre de l’historienne américaine Mary Louise Roberts.

Le haut commandement US a voulu "vendre" le Débarquement comme une aventure érotique, seul moyen de galvaniser les soldats envoyés sous les orages d’acier d’Utah et Omaha Beach. La propagande militaire mobilise tous les poncifs sur les moeurs de la femme française, supposée libre de son corps, prête à s’offrir aux guerriers virils venus la sauver des griffes du nazisme.

Lire la suite de l’article sur lexpress.fr

E&R

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