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Blog - Page 715

  • Israël-Gaza: les négpciations s'ouvrent au Caire

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    Des soldats noirs dans l'armée israélienne

    http://www.leparisien.fr/international/israel-gaza-les-negociations-s-ouvrent-au-caire-06-08-2014-4049619.php

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  • Il y a 69 ans, les États-Unis commettaient un crime contre l’Humanité à Hiroshima

     

    Il y a 69 ans, prétextant que cette nouvelle arme allait sauver des vies étatsuniennes en précipitant la fin de la guerre, le président Truman donnait l’ordre de procéder à une frappe atomique sur le Japon, déjà en partie détruit par les campagnes de bombardement conventionnelles.

    Le 6 août 1945, le bombardier B-29 Superfortress « Enola Gay » larguait « Little Boy », la première bombe A, sur Hiroshima.

    140 000 personnes furent immédiatement pulvérisées par le feu nucléaire ou moururent suite à l’exposition aux radiations durant les 4 mois qui suivirent. Le bilan total a été établi à plus de 200 000 victimes. Des milliers de Japonais souffrirent de maladies et de malformations dans les décennies suivantes.

    Trois jours plus tard, c’est au tour de Nagasaki d’être rayé de la carte par l’US Air Force, près de 80 000 de ses habitants vont périr dans l’explosion de « Fat Man ».

    La capitulation du Japon empêcha les États-Unis de lancer une troisième bombe sur la ville de Sapporo.

    Plusieurs milliers de personnes, dont le maire d’Hiroshima, Kazumi Matsui, se sont rassemblées ce matin afin de rendre hommage aux victimes de la première bombe atomique de l’Histoire.

    E&R

  • Ebola: l'Espagne rapatrie un prêtre malade

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    Alors que l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola a tué 932 personnes en Afrique de l'Ouest depuis mars, l'Espagne va rapatrier un missionnaire espagnol âgé de 75 ans ayant contracté le virus d'Ebola au Liberia.

     

      



    Un militaire médicalisé a  décollé de la base de Torrejon (près de Madrid,Ndlr) pour le Liberia, ont annoncé les autorités espagnoles vers 13h30. L'appareil est «équipé avec les moyens nécessaires pour transporter en toute sécurité trois patients sans risque de contagion», a ajouté un porte-parole, sans préciser combien de personnes seront effectivement rapatriées. Il n'était pas en mesure de dire à quel moment l'appareil serait de retour en Espagne.

    Une fois arrivé, le missionnaire, Miguel Pajares, «ira dans un hôpital préparé pour accueillir ce type de malade» comme celui par exemple de la Paz à Madrid, a-t-il précisé. La directrice de la Mercedes Vinuesa a assuré que «la sécurité des Espagnols est garantie». «Cette nouvelle me redonne du courage. C'est formidable. Je suis content. Ça vaut la peine de lutter», a réagi le prêtre interrogé par téléphone par le journal ABC. La veille il avait expliqué à la chaîne de télévision américaine CNN : «J'ai de la fièvre. Je n'ai pas d'appétit (...), j'ai pas mal de douleurs articulaires. J'ai besoin d'aide pour aller d'un endroit à l'autre.»

    D'autres malades pourraient être dans l'avion

    Six personnes au total ont été placées à isolement dans l'hôpital de Monrovia, selon l'Ordre hospitalier de San Juan de Dios (Saint-Jean de Dieu), qui a également demandé «l'évacuation d'urgence vers l'Espagne» de deux autres de ses membres infectés, les sœurs Chantal Pascaline Mutwamene, une Congolaise, et Paciencia Melgar, une Equato-Guinéenne.

    Pour l'heure, Madrid a donné son feu vert au rapatriement du prêtre mais n'a fourni aucune information sur les autres missionnaires. La demande que nous avons est celle des Espagnols et ce qu'examine le pays c'est le rapatriement des Espagnols», a affirmé la directrice de la Santé. Parmi les six personnes placées en isolement, figure une autre missionnaire détentrice d'un passeport espagnol, Juliana Bohi, selon ABC.

    Le rapatriement suscite la polémique aux Etats-Unis

    Le rapatriement samedi d'un médecin américain
    , Kent Brantly,  infecté au Liberia a suscité la polémique. Certaines personnalités comme le milliardaire Donald Trump avaient notamment estimé que ces malades ne devraient pas être amenés aux Etats-Unis.

    Face aux critiques s'élevant contre ce rapatriement, les autorités américaines affirment être confiantes et être en mesure de protéger le public de tout risque de transmission.

    Mardi, une soignante de l'équipe de Kent Brantly, malade elle aussi, est arrivée aux Etats-Unis.  Tous deux se trouvent dans des hôpitaux spécialement équipés à Atlanta, en Géorgie, au sud-est des Etats-Unis. Ils auraient reçu une dose d'un traitement expérimental qui n'avait jamais été testé sur des humains auparavant.


    Quarante-cinq décès entre le 2 et le 4 août. Selon un bilan établi le 4 août et  diffusé mercredi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le virus Ebola a tué 932 personnes (1.700 cas d'infection), dans quatre pays d'Afrique de l'Ouest, la Guinée, le Liberia, la Sierra Leone et le Nigeria. Quelque 45 nouveaux décès entre les 2 et 4 août ainsi que de 108 nouveaux cas recensés dans quatre pays d'Afrique de l'Ouest, la Guinée, le Liberia, la Sierra Leone et le Nigeria.

    Un Saoudien présentant des symptômes d'Ebola meurt à Jeddah. Un Saoudien de retour de Sierra Leone et présentant des symptômes semblables à ceux d'Ebola est décédé d'un arrêt cardiaque mercredi matin à Jeddah (Arabie saoudite), a annoncé le ministère de la Santé de ce pays. Il sera inhumé selon les rites musulmans, mais avec des précautions édictées par les autorités sanitaires mondiales, a précisé. Des analyses ont été confiées à un laboratoire à l'étranger pour déterminer si le virus d'Ebola était en cause, mais le ministère n'a pas fait état des résultats.

    Réunion de l'OMS à Genève. Le comité d'urgence des règles sanitaires internationales de l' l'Organisation mondiale de la santé (OMS) tient mercredi et jeudi à Genève (Suisse) une réunion sur l'épidémie Ebola pour décider si elle constitue une «urgence de santé publique de portée mondiale», c'est à dire «un événement extraordinaire qui est susceptible de constituer un risque de santé publique pour d'autres Etats avec la maladie qui se répand à l'international et qui requiert potentiellement une réponse coordonnée sur le plan international».  Le comité pourrait recommander des mesures temporaires pour réduire la propagation de la maladie. Il fera connaître ses décisions vendredi.

    Le Parisien - 06 08 14

     

  • Inde: un avion d'Air India forcé de se poser à cause de la présence de rats à bord

    Un de la compagnie Air India a dû se poser lorsque l'équipage a découvert des rats dans la cabine, a rapporté mercredi le Times of India.
    L'avion parti de New Delhi faisait route vers la ville de Calcutta dans l'est. «Des rats à bord d'un avion peuvent provoquer une catastrophe s'ils commencent à ronger les câbles électriques», a déclaré un responsable de la compagnie cité par le quotidien.

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    «Si cela se produit, les pilotes peuvent perdre le contrôle des systèmes de bord, et c'est le drame», a-t-il ajouté. Air India n'était pas en mesure de confirmer l'information, mais un responsable a assuré sous le couvert de l'anonymat que la présence de rats dans les avions était «un phénomène courant» dans le monde entier. «Ils suivent les fourgons de restauration jusqu'à l'avion, attirés par l'odeur de nourriture».

    Des incidents similaires ont été rapportés en Inde en février dernier et en 2009. En 2011, un boeing 767 de la compagnie Qantas avait été immobilisé à Sydney après la découverte de rats dans l'appareil. 

        

    LeParisien.fr

  • Marseille : les rats pullulent à Plombières après la démolition d'un camp de Roms

     

    Marseille / Publié le Mercredi 06/08/2014 à 05H37
     

    Les habitants se plaignent d'une recrudescence des rongeurs depuis le départ des Roms et attendent le nettoyage du site

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    En démolissant le camp de Roms, les tractopelles ont délogé les rats qui se sont éparpillés dans le quartier.

    Photo David Rossi

     
     

    "Tout a commencé le samedi 26 juillet, deux jours après le démantèlement du camp de Roms de Plombières, on a remarqué des crottes, puis on a vu un, deux, puis plusieurs rats dans l'impasse Fernand Guigou et les rues autour. Depuis, on est envahis, raconte Michel qui réside à 50 mètres du terrain évacué. On a aménagé il y a deux ans et demi et on n' avait jamais vu un tel phénomène. Cet habitant ajoute que "les enfants ont peur. Les adultes craignent d'être mordus. Même les chats les fuient".

    Sur le blog créé par le quartier pour sensibiliser les élus, les riverains décrivent un film catastrophe. "Imaginez-vous des dizaines, voire des vingtaines de rats grimpant les escaliers des terrasses et jardins en restanque, essayant de pénétrer à l'intérieur des maisons : confrontation immédiate contre les baies vitrées, nez à nez avec ces mignons rongeurs faisant les équilibristes sur les rampes et les cordes à linges... On se croirait dans un film d'horreur de deuxième zone... sauf que là, tout se passe en réalité et ça ne fait pas du tout rire."

    Des habitants ont confié qu'ils n'osaient plus sortir le soir de peur de rencontrer ces rongeurs. "Nous sommes obligés de subir et de vivre calfeutrés dans nos maisons sans pouvoir ouvrir les fenêtres pendant ces grandes chaleurs ?"

    La cause de ce fléau se trouve juste à côté : une décharge à ciel ouvert qu'on a laissée ainsi sans débarrasser les lieux, ni dératiser les décombres après l'expulsion des Roms...

     

    C'est un paradoxe, mais dans le quartier on était plus tranquille tant qu'il y avait les Roms. Délogés de leur abri et en manque de nourriture, les rats se sont affolés et éparpillés. Las d'attendre le nettoyage du terrain les riverains, une quinzaine, se sont réunis dans un collectif pour faire entendre leur voix et ont écrit à la municipalité. "Les oubliés de Plombières sont confrontés à un nouveau fléau, en plus de celui qu'ils ont subi ces 8 derniers mois, une invasion de rats ! Vous proposez d'intervenir sur la voirie (au niveau des égouts) mais cela ne sera pas suffisant vu le nombre de ces rongeurs qui grandit la nuit venue. Qu'attendent les élus ? Nous nous sentons délaissés et ne voyons pas d'issue... Aidez-nous à remédier à cette situation insoutenable rapidement!"

    La Provence

  • L’Ukraine en guerre : témoignage ukrainien, témoignage chrétien

    Ecrit le 5 août 2014 à 9:03 par Olivier Bault dans Histoire de comprendre

     
     
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    Source : prayforukraine.wordpress.com

    « À chaque fois qu’on me pose des questions sur la guerre qui se déroule en Ukraine, j’explique d’abord que je prends partie car ne peux pas être objectif. Je suis du côté de l’Ukraine. Ce que je vais dire sera donc très subjectif. Je dis sincèrement ce que je pense de mon point de vue personnel. Les événements actuels m’incitent à une réflexion sur moi-même. Pour moi, la question fondamentale, c’est ‘Comment être chrétien en guerre », commence mon ami Andriy.

    Andriy Shkrabyuk est un Ukrainien de Lviv, marié et père de trois filles de huit mois à 10 ans, Agafia, Marta et Halchka. Chrétien orthodoxe participant également à la vie de l’Église gréco-catholique et de l’Église apostolique arménienne avec les chœurs qu’il dirige, spécialiste des chants liturgiques orthodoxes qu’il enseigne à l’Université catholique de Lviv, de langue natale ukrainienne, Andriy maîtrise aussi parfaitement le russe. Il parle très bien le polonais, la langue utilisée pour son témoignage que je retranscris ici, et connaît encore cinq autres langues. J’ai rencontré Andriy lors de vacances passées en Pologne avec le mouvement catholique Communion et Libération, des vacances auxquelles Andriy avait été invité par un prêtre du mouvement en Pologne, son ami. Voici le témoignage d’Andriy sur les événements en Ukraine :

     

    Je suis chrétien, j’aime Jésus Christ et je le le considère comme mon Sauveur. Je traite réellement sérieusement le message du Christ transmis à son Église, mais je sens que cette guerre est juste. C’est de cette perspective que je parle. De tout mon cœur, de toute mon âme et de toutes mes forces j’essaye d’être chrétien car c’est ce qui me sauve, ce qui me fait vivre.

    Chrétien, je ne peux pas me couper du destin de mon peuple. Je suis aujourd’hui en vacances en Pologne et je ressens ce pays comme un autre monde. Les gens ici ne se rendent pas compte du prix de la paix dont ils jouissent. C’est comme l’air qu’on respire. On n’y pense pas. La paix nous paraît être une chose naturelle.

    Une indépendance de façade depuis 1991

    J’aimerais très fort revenir à la situation d’avant la guerre, avant le Maïdan. Car je fais des choses qui me paraissent très importantes dans mon Église. Je traduis des textes liturgiques, j’adapte la musique liturgique du Moyen Âge et de la Renaissance aux nouvelles interprétations, pour qu’elle ne soit pas perdue. Et cela me paraissait être une mission, une vocation essentielle dans ma vie. Aujourd’hui, je n’ai plus la paix nécessaire à mon travail. Il n’y a plus dans mon pays cette sensation de « légèreté de l’être » dans laquelle nous vivions depuis le début des années 90. Nous n’avions jamais traité vraiment sérieusement notre État ukrainien. Lorsque j’ai participé à notre première révolution, pacifique, à la fin des années 80 et au début des années 90, au moment de la chute de l’Union soviétique, j’avais 18-20 ans. Il me semblait alors que nous avions obtenu l’indépendance mais que ce n’était peut-être pas tout à fait l’indépendance dont nous avions rêvé. L’indépendance obtenue par l’Ukraine en 1991 n’était pas la même indépendance que celle obtenue par exemple par la Pologne après les négociations de la « Table ronde » qui ont mis fin au pouvoir communiste. Pour nous la Pologne aujourd’hui, du point de vue politique, culturel et économique, c’est la planète Mars.

    En 1991, nous n’avons pas eu en Ukraine de Leszek Balcerowicz, nous n’avons pas eu notre Lech Walesa, nous n’avons pas eu de réformes douloureuses mais nécessaires. Nous voyons aujourd’hui que la Pologne a pris plusieurs décennies d’avance sur l’Ukraine. En Ukraine, nous avons hérité d’un État extrêmement corrompu né d’un compromis entre une nomenklatura communiste toute-puissante, qui est restée partout aux places qu’elle occupait, et qui a échangé son emprise idéologique contre des actifs économiques concrets. Des avantages matériels variés liés au fait qu’ils étaient déjà les directeurs

    Pendant la révolution du Maïdan, les statues du criminel contre l'Humanité Lénine ont été abattues par la population dans plusieurs villes d'Ukraine.

    Pendant la révolution du Maïdan, les statues du criminel contre l’Humanité Lénine ont été abattues par la population dans plusieurs villes d’Ukraine.

    « rouges » des grandes entreprises d’État, notamment dans l’est et le sud du pays. Les secrétaires du parti communiste de l’Union soviétique sont devenus les représentants du président dans leurs régions respectives. Seules les enseignes ont changé, pas l’essence de l’exercice du pouvoir en Ukraine. La situation pour les Ukrainiens de base a même empiré et pendant ces 23 ans qui se sont écoulés depuis 1991, nous avons en réalité continué de vivre dans la République socialiste soviétique d’Ukraine. Si cette République socialiste soviétique d’Ukraine a déclaré son indépendance à un moment donné de son histoire, c’est uniquement parce que la nomenklatura communiste qui la gouvernait a considéré que ce serait à son avantage. Cette nomenklatura s’est contentée de reprendre quelques demandes des rares dissidents de l’époque : elle leur a concédé un drapeau et des armoiries. Il a été plus difficile de tomber d’accord sur notre hymne national, « Chtche ne vmerla Ukraïna » (« L’Ukraine n’est pas encore morte »), et pendant 5 ans l’hymne ukrainien n’avait qu’une musique, pas de paroles.

    La dure réalité post-soviétique

    Nous vivions donc dans une réalité typiquement post-soviétique, même si cette réalité variait d’une région à l’autre. L’Ukraine occidentale a toujours été plus tournée vers l’Europe du fait de sa situation géographique. D’Ukraine occidentale, il a toujours été plus facile de traverser les frontières avec l’Europe centrale et occidentale, de trouver un consulat et d’obtenir un visa pour aller travailler avec de meilleurs salaires. Ma sœur, par exemple, est partie deux fois travailler au noir en Italie. En ce qui me concerne j’ai beaucoup de chance, une chance rare dans mon pays, d’être un intellectuel et d’avoir un poste stable à l’Université gréco-catholique de Lviv qui me permet de faire vivre ma famille en faisant ce que j’aime faire. Outre l’enseignement des chants liturgiques orthodoxes, je dirige deux chœurs, dont un à la cathédrale arménienne. En Ukraine, de nombreuses familles sont brisées à cause du départ d’un des conjoints parti travailler à l’étranger pour faire vivre les siens. Avec l’argent gagné à l’étranger, les gens se construisent des maisons dans les villages mais il n’y a souvent plus de famille unie pour y habiter.

    Avant les événements actuels, je m’étais toujours tenu éloigné la politique même si je n’ai jamais été apolitique. J’ai toujours considéré le vote aux élections comme un devoir sacré. Je me suis toujours tenu plus ou moins au courant de ce qui se passait. Néanmoins, je ne me suis jamais intéressé aux détails des multiples scandales de corruption exposés dans les médias. Chez nous, la corruption était tellement répandue et les scandales tellement énormes que cela n’avait aucun sens d’en chercher les tenants et les aboutissants.

    Toutefois, la situation a changé. Je ne peux plus être indifférent. Je ne peux plus me tenir éloigné de la politique. Car une lueur d’espoir est soudain apparue. La première lueur d’espoir, c’était il y a dix ans, en 2004, avec la Révolution Orange qui a éclaté sur fonds d’élection présidentielle falsifiée par le président Koutchma et Ianoukovytch, alors premier ministre. Comme disent mes amis, c’était le premier cri poussé par la démocratie ukrainienne naissante. Je me suis alors rendu compte qu’il y avait beaucoup de gens comme moi, des gens qui travaillaient en serrant les dents, qui espéraient que leur travail porterait ses fruits au bout de quelques décennies, et qui préféraient une Ukraine corrompue jusqu’à la moelle que pas d’Ukraine du tout. Des gens qui espéraient que peut-être leurs petits-enfants ou leurs arrières petits-enfants hériteraient d’une Ukraine meilleure.

    Les répressions brutales ont transformé de simples manifestations en révolution.

    Que s’est-il passé avec le Maïdan ? Personne ne songeait au départ à renverser le président Ianoukovytch, ce n’était pas le but des premières manifestations. C’était d’ailleurs Ianoukovytch lui-même, sous la pression des oligarques qui l’avaient porté au pouvoir et qui le soutenaient, qui avait souhaité négocier un accord d’association avec l’Union européenne puis qui y avait renoncé.

    Attention, le fait que les gens agitaient des drapeaux européens ne veut pas dire que nous sommes naïfs, que nous ne savons pas que l’Union européenne, c’est aussi de la bureaucratie et beaucoup de problèmes. Nous le savons bien. Nous savions aussi très bien que l’accord d’association ne voulait pas dire que l’Ukraine rejoindrait l’UE. Partout dans la presse, on citait la Turquie et la Palestine qui ont des accords d’association depuis très longtemps sans perspective d’adhésion. Le soulèvement du Maïdan, c’était un soulèvement pour des valeurs, pour ces valeurs qui ont été autrefois à la base de la création de la Communauté européenne. Les Ukrainiens ne rêvaient pas d’une amélioration hypothétique de leur niveau de vie si l’Ukraine se rapprochait de l’Union européenne, mais ils espéraient qu’avec ce rapprochement l’Ukraine allait changer, qu’elle ne pourrait plus à terme conserver un tel niveau de corruption.

    La langue parlée par les gens ne jouait aucun rôle au Maïdan. L’Ukraine est un pays bilingue. C’est un pays où plus de la moitié des habitants parlent le russe chez eux. Le Maïdan était en réalité plus russophone qu’ukrainophone. Nous étions là pour défendre notre vie. Sous Ianoukovytch, de nombreux petits entrepreneurs se sont vu confisquer leur business. Ces gens-là espéraient que l’accord d’association allait générer une pression sur le régime, l’obligeant à changer. Il ne s’agissait pas pour les Ukrainiens d’une révolution mais d’une évolution. Je n’arrive pas à comprendre la stratégie de répression brutale de Ianoukovytch qui a transformé cette évolution en révolution. Viktor Ianoukovytch voulait peut-être transformer son pouvoir à l’image de ce qui se passe en Biélorussie ou au Kazakhstan, car depuis l’indépendance décrétée par la nomenklatura communiste en 1991, l’Ukraine n’a jamais été totalitaire comme ces deux pays. La liberté d’expression y a toujours été plus grande. Peut-être cela est-il dû à la diversité de l’Ukraine, à ses différentes Églises par exemple. Ces différences ne permettaient sans doute pas de supprimer la liberté d’expression. Ianoukovytch semble avoir voulu changer cette situation. On a pu le voir avec les lois draconiennes adoptées en toute illégalité par le Parlement le 16 janvier 2014. Sans doute notre président était-il aussi sous la pression de Poutine.

    Une forte présence de la langue et de la culture russe dans toute l’Ukraine, pas uniquement à l’est

    Moi, ce que j’ai vu, c’est qu’il y a énormément de gens en Ukraine qui veulent que les choses changent. J’ai vu aussi une grande fraternité entre Ukrainiens. En tant qu’ukrainophone de Galicie, j’avais toujours eu une certaine réserve vis-à-vis de mes compatriotes russophones, même si j’aime beaucoup la langue russe. Or avec le Maïdan je me suis aperçu que les Ukrainiens russophones eux aussi sont majoritairement des patriotes comme moi. J’ai été agréablement surpris notamment par l’attitude patriotique des étudiants russophones à Lviv, qui viennent de toutes les régions d’Ukraine, de Kiev, de Kharkiv, de Donetsk et d’ailleurs. Je me suis alors dit qu’en Irlande peu de gens parlent le gaëlique et que ce n’est pas parce que la majorité des Irlandais parlent anglais chez eux qu’ils voudraient que leur pays rejoigne à nouveau le Royaume-Uni. Sous Poutine, la propagande du régime russe a toujours présenté l’Ukraine comme un pays divisé en deux, avec huit régions, y compris la Crimée, qui seraient à la fois entièrement russophones et tournées vers la Russie. Et si cette image est fausse, ce sont malgré tout des régions où la Russie a toujours développé sa présence.

    Même à Lviv, d’ailleurs, il n’y a que trois librairies où l’on peut trouver les grands classiques de la littérature traduits en ukrainiens, contre une dizaines de librairies russophones. Dans ma ville où la grande majorité des gens parlent ukrainien, les chauffeurs de taxi et de bus mettent des radios russophones avec de la musique russe. La présence culturelle russe est en fait très forte partout en Ukraine, pas uniquement dans les régions orientales.

    Et ce n’est pas qu’une présence culturelle. Dans le domaine militaire, Ianoukovytch avait mis des citoyens russes aux postes clés du ministère de la Défense. En Crimée, l’Ukraine s’est retrouvée complètement sans défense. Il a fallu se reconstituer une armée en très peu de temps et c’est un miracle qu’on soit arrivé au résultat actuel. Ce sont d’ailleurs toutes les structures de l’État qui sont en cours de reconstruction tellement elles étaient rongées par la corruption. Et la nouveauté, c’est que c’est la société civile qui a pris les choses en main. J’ai moi-même changé d’attitude par rapport à notre armée. Je pensais toujours que l’armée, ce sont des gens qui servent à tuer, et j’avais un certain mépris pour cette institution. Aujourd’hui je me rends bien compte que pour exister un pays doit avoir une armée. J’ai appris aujourd’hui à apprécier et à estimer nos soldats. Mes enfants leur envoient des dessins. Nos soldats qui se battent pour notre pays mettent souvent des dessins et des lettres d’enfants sous leur gilet pare-balles.

    Patriotisme ukrainien, y compris chez les russophones

    Fort heureusement, il s’est avéré que malgré la domination culturelle russe, les Ukrainiens russophones ne veulent pas pour la plupart rejoindre la Russie. Même en Crimée, si un référendum sur l’avenir de la région avait été organisé dans des conditions normales sous la supervision d’organisations internationales, en laissant du temps pour en débattre et sans la présence de militaires et de militants nationalistes venus de Russie, le résultat aurait sans doute été différent. « Je défendrai l’arme à la main [dans ma ville d’Odessa] le musée Pouchkine contre Poutine », a écrit un intellectuel ukrainien russophone à Odessa. Est-ce du nationalisme ? Non, c’est du patriotisme et le patriotisme est une bonne chose. C’est le contraire de l’individualisme égoïste. Je le répète, la plupart des Ukrainiens russophones de l’est se sentent ukrainiens et ne veulent pas rejoindre la Russie, et c’est ce qui est venu contrecarrer les plans de Poutine qui pensait le contraire.

    L’annexion de la Crimée par la Russie a en fait profondément indigné une grande partie des russophones d’Ukraine. Leur monde s’est effondré. Ils avaient toujours cru que les Russes étaient un peuple frère. Il y a beaucoup de mariages mixtes et les liens économiques étaient très forts. Aujourd’hui, l’Ukrainien russophone entend à la télévision russe que la junte de Kiev assassine dans la rue les gens qui parlent russe. Cet Ukrainien russophone sort de chez lui et voit que c’est faux. Il constate même le contraire. Il voit que les bandits qui ont pris le pouvoir dans les régions de l’est exécutent les gens qui opposent la moindre résistance. Savez-vous comment ils ont appelé leur milice dans leur république populaire autoproclamée de Donetsk et de Louhansk ? Ils appellent leur milice NKVD [comme la police politique stalinienne responsable de plusieurs millions de morts, ndlr] et ils en sont fiers !

     L’Ukraine peut gagner cette guerre.

    Je vais dire une chose qui peut paraître terrible, mais je ne veux pas d’une paix à tout prix. Je considère qu’une paix à tout prix serait une défaite pour l’Ukraine et conduirait tôt ou tard à une guerre encore pire que celle-ci. C’est difficile de dire de telles choses en tant que chrétien, mais je trouve que ce serait une erreur de revenir au cessez-le-feu décrété unilatéralement par l’Ukraine en juin, un cessez-le-feu dont les séparatistes ont profité pour s’armer et se renforcer.

    Le plus difficile pour nous, c’est de lutter contre la guerre médiatique que conduit la Russie contre nous. Nous n’avons pas, nous Ukrainiens, de médias comme ceux dont dispose la Russie pour alimenter les Ukrainiens russophones et le monde de sa propagande mensongère.

    Par ailleurs, la guerre étant localisée dans une partie de l’est du pays, il nous faut aussi mettre en œuvre très rapidement des réformes pour une nouvelle qualité de la vie et des relations dans notre État. Des réformes réussies pourront avoir un impact encore plus puissant que les armes.

    La guerre hybride menée par la Russie est d’ors et déjà un échec. Les Ukrainiens qui ont goûté au pouvoir des séparatistes, y compris la majorité de ceux qui les soutenaient au départ, sont terrifiés par leur comportement. C’était visible à Marioupol que les séparatistes ont occupé. Les habitants ont vu comment les séparatistes torturent et tuent non seulement les gens qui affichent des velléités pro-ukrainiennes, mais aussi les chefs d’entreprise qui ne veulent pas se laisser rançonner ou les simples habitants qui refusent de céder leur voiture aux groupes de séparatistes ou même tout leur argent à la « République populaire de Donetsk ». Les séparatistes sont de vulgaires bandits et leur régime rappelle le communisme de guerre sous Lénine. Maintenant que l’armée ukrainienne a repris le contrôle de Marioupol, plus personne ne songe à manifester avec des drapeaux russes. Les habitants s’identifient à l’Ukraine et veulent vivre en paix.

    Nous ne sommes pas en train de perdre la guerre, bien au contraire. Si Poutine intensifie les livraisons d’armements aux séparatistes, c’est parce qu’il voit que le territoire qu’ils occupent se rétrécit, que les forces ukrainiennes continuent leur avancée malgré les énormes carences de notre armée.

    Ce qui me fait le plus mal, c’est de savoir que 80 % des Russes soutiennent l’agression de Poutine contre mon pays. Je prie Dieu pour qu’Il ouvre les yeux et les cœurs de mes frères russes et pour qu’Il nous préserve de perdre notre humanité dans cette guerre pour l’Ukraine.

    NOUVELLES DE FRANCE

  • Jacques Bompard alerte sur la cause des chrétiens d'Irak

     Orange / Publié le Mardi 05/08/2014 à 16H59

     
     
    Le député-maire (Ligue du Sud) d'Orange, Jacques Bompard, a fait part de son soutien envers les chrétiens assyro-chaldéens et syriaques d'Irak à l'occasion d'une manifestation organisée le 8 juillet devant l'Assemblée nationale, à Paris. L'élu vauclusien veut croire que le gouvernement ne restera pas sourd face à la disparition des chrétiens d'Irak, en proie aux violences et aux exactions des terroristes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL).

    "La France a ici un rôle fondamental à jouer, affirme Jacques Bompard. Il est de son devoir d'agir et de mobiliser la communauté internationale en faveur des chrétiens d'Orient. Les peuples assyro-chaldéen et syriaque ne doivent pas être oubliés de l'histoire. Les chrétiens d'Orient doivent être secourus, assistés. Leur présence au Proche Orient est essentielle. C'est tout l'objet de l'appel que j'ai signé avec 26 collègues parlementaires. La création à l'Assemblée nationale d'un groupe d'études sur les chrétiens d'Orient permettra d'attirer l'attention sur le drame qu'ils vivent et d'encourager notre gouvernement à oeuvrer en faveur de leur protection et de la paix."

     

    La Provence

  • Une femme portant le voile intégral "agressée" par une passante sur M6

    Lors d’un reportage de M6 dans l’émission « 66 Minutes », une jeune femme portant le voile intégral a été prise à partie par une passante devant les caméras de la chaîne.

    FDESOUCHE

  • Avortement: la notion de "détresse" disparaît de la loi, sa pratique facilitée

    http://www.huffingtonpost.fr/2014/07/31/ivg-notion-detresse-disparait-loi-validee-conseil-constitutionnel_n_5638154.html

    Fait rare, ce texte, défendu par la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem, a été approuvé à l'Assemblée nationale comme au Sénat par la gauche et la plupart des centristes, tandis que la majorité des élus UMP s'était abstenue. Aucun parlementaire n'avait voté contre.

  • Poissy : la chaîne de pizzerias refuse de livrer dans les cités

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      A la suite d'incidents répétés, Domino's Pizza a décidé de ne plus se rendre dans les quartiers sensibles. Trop dangereux pour son personnel.

    Geoffrey Priol | Publié le 04.08.2014, 14h25

     

     

     

                                    

    Poissy (Yvelines), vendredi après-midi. Après plusieurs problèmes rencontrés par les livreurs, ils ne se déplacent plus à une certaines adresses. L’enseigne propose aux habitants concernés de se rendre dans un lieu public proche pour récupérer leur commande. | LP / G.P.

                    

     

     

    La consigne est affichée ostensiblement sur le comptoir de la boutique. Place Racine, avenue de la Coudraie, avenue de Beauregard... Ces lieux ne font plus partie du périmètre de livraison de Domino's Pizza situé en plein centre-ville de Poissy. Neuf adresses très précises sont ainsi estampillées « hors livraison »*. Non pas pour des raisons de distance, mais de sécurité du personnel.

     
     

     

    « Nous avons établi cette liste depuis l'ouverture de la pizzeria, en mars 2012, à la suite de problèmes rencontrés par nos livreurs », explique le gérant remplaçant de la franchise. Le dernier incident en date s'est déroulé il y a quelques mois, avenue du Maréchal-Lyautey, où une personne a tenté de voler le scooter alors que le livreur livrait la pizza. Rue Aigremont, plus question de , mais de scooter brûlé. « Et, à la Coudraie, nous avons eu notre livreur qui ne pouvait plus sortir des immeubles et personne n'a voulu lui ouvrir », poursuit le responsable.

    Si cette décision est une mesure de sécurité, pour certains habitants, elle reste intolérable. « Quand on a un commerce, on doit livrer sans discrimination, s'exclame Mohamed Ragoubi, porte-parole du collectif des habitants de la Coudraie, cité située dans les hauts de Poissy. Les habitants du quartier n'ont pas à être stigmatisés. Nous voulons savoir exactement quels incidents se sont produits à la Coudraie. » Le porte-parole attend un appel de Domino's Pizza pour trouver une solution afin que les livraisons dans le quartier reprennent.

    La pizzeria Casa Nonna n'est pas concernée, car les personnes qui ont commandé doivent récupérer sur place leur achat. En revanche, Pizza di Napoli se trouve confrontée aux mêmes problèmes que Domino's Pizza mais livre quand même. « Nous comprenons pourquoi ils choisissent de ne plus livrer à ces endroits mais, contrairement à eux, nous n'avons pas le choix, explique Rachid el-Jiebbary, gérant du point de vente à Poissy. Quand nos livreurs se font agresser, nous portons plainte, mais on y retourne quand même. Nous allons là où il y a de l'argent. »

    L'enseigne américaine essaie tout de même de trouver un arrangement avec les habitants de ces zones « hors livraison ». « On leur demande d'aller dans une rue plus loin ou de se rendre dans un lieu public comme un arrêt de bus ou une station-service », déclare le gérant actuel. Reste encore la possibilité de se déplacer soi-même pour récupérer sa commande, bien qu'il faille traverser toute la ville.

    * Rues hors livraison de Domino's Pizza : avenue Fernand-Lefebvre sauf n°80, place Racine, avenue du Maréchal Lyautey, rue Aigremont, 99-129, rue Saint-Sébastien, Beauregard, allée de la Coudraie, avenue de la Coudraie.

    Le Parisien

  • Julie Gayet a (déjà) tourné la page Hollande

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    Lu dans 20Minutes.ch :

    « Le supposé mariage de François Hollande est sur toutes les lèvres depuis plusieurs semaines, puisque le magazine Closer, qui avait révélé sa liaison avec Julie Gayet, semblait sûr de ses sources. Mais voilà qu’un autre hebdomadaire débarque avec une version toute autre.

    Le magazine Voici, qui suit apparemment l’affaire depuis un certain temps, vient de faire sa une avec les vacances de Julie Gayet en Corse. Et l’homme dans ses bras sur les photos n’est pas le président français.

    Il s’agit d’un certain Pierre Puybasset, 52 ans, avocat fiscaliste originaire de l’île de Beauté. Et leur relation ne date pas d’hier, puisqu’en mai déjà, les deux amoureux avaient été photographiés ensemble, bras dessus, bras dessous, sur un tournage. »

    NOUVELLES DE FRANCE

  • A Gaza les enfants paient cher le prix de la guerre

     
     
    Après un mois de conflit armé dans la bande de Gaza et plus de 1800 morts côté palestinien, un cessez-le-feu de 72 heures vient d’entrer en vigueur. L’armée israélienne s’est donc totalement retirée de Gaza. Elle laisse derrière elle des milliers de victimes civiles, dont de nombreux enfants : 400 morts et 40 000 en état de choc psychologique.

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    05.08.2014Par Laura Mousset
    L’armée israélienne s’est retirée de Gaza ce mardi, pour 72 heures au moins. C’est ce qu’à annoncé un porte-parole de l’armée avant d’ajouter qu’elle se déploierait "en dehors de la bande de Gaza sur des positions défensives dès l’entrée en vigueur du cessez-le-feu". Mais Israël a d’ores et déjà annoncé qu’en dépit de la trêve, elle riposterait à toute attaque dont elle ferait l’objet.

    La précédente trêve du lundi 4 août avait été entachée par la mort de plusieurs personnes dont une fillette de 8 ans, quelques minutes après le début du cessez-le-feu décrété par l’armée israélienne.

    Le conflit armé entre Israël et le Hamas, débuté le 8 juillet dernier, a fait beaucoup de jeunes victimes, la plupart âgées de moins de 12 ans, selon l’Unicef. "Il faut savoir que Gaza est l’un des endroits les plus densément peuplé au monde et que la moitié des Gazouis sont des enfants, assure Catherine Weibel, porte-parole de l’Unicef pour la Palestine. Au total 392 enfants palestiniens ont été tués dans ces affrontements, 243 garçons et 149 filles. C’est plus que durant l’opération "Plomb durci" de 2008-2009. Et le temps que l’on vérifie tous les corps, les chiffres continuent de grimper".

    En l’espace de deux semaines, trois écoles de l’ONU servant de refuge aux réfugiés palestiniens, notamment des femmes et des enfants, ont été visées par des bombes israéliennes. Des dizaines de personnes ont péri. La première école, touchée le 24 juillet, est située à Beit Hanoun, la seconde, visée le 31 juillet, se trouve à Jabaliya, et la dernière, bombardée le 3 août, est installée à Rafah. Le 28 juillet dernier, lors d’une frappe sur un camp de réfugiés de la ville de Gaza, sept enfants avaient également péri.
     
    Capture d'écran des images filmées en direct par TF1 lors du bombardement de la plage de Gaza
    Parmi les cas les plus frappants de mort d’enfants, celui du mercredi 16 juillet a marqué les esprits du monde entier. Ce jour-là, sur la plage de Gaza, quatre garçonnets palestiniens de la même famille, entre 9 et 11 ans, jouent ensemble sur le sable. C’est à ce moment-là qu’une première bombe, probablement tirée d'un navire, explose sur une cabane de pêcheurs près des jeunes garçons, sans les toucher. C'est la deuxième qui toucher les quatre enfants de plein fouet. Des journalistes de Channel 4 News, BBC, The Guardian, TF1 logeant dans un hôtel devant la plage sortent aussitôt du bâtiment et filment l’horreur, quelques minutes seulement après les bombardements. Sur les vidéos, les quatre petits corps gisent au sol, certains démembrés, d’autres complètement déchiquetés… Des civils accourent pour tenter de les sauver, mais ils décéderont tous les quatre.
    Un traumatisme indélébile

    Gaza est un champ de bataille. Des bâtiments en feu, en ruine, des corps qui jonchent le sol, des taches de sang sur les murs… La mort est omniprésente, elle est devenue la réalité des Gazaouis, le quotidien des enfants. "C’est la troisième fois en six ans que les enfants sont confrontés à la guerre, jour et nuit. Cela a complètement détruit leur sentiment de sécurité. Avant, les parents pouvaient prétendre que les bombardements n’étaient qu’un feu d’artifice, aujourd’hui, ce n’est plus possible. Les enfants savent qu’il y a la guerre, explique Catherine Weibel.
     
    Sur une photo publiée sur le site du Nouvel Obs, la petite Ansam, 9 ans, regarde, les yeux pleins de larmes, le corps de son petit frère de 4 ans, tué lors d’un bombardement. Une image forte qui traduit le traumatisme et la douleur de ces enfants qui ont déjà quitté le monde de l’insouciance. Aujourd'hui, à Gaza, environ "40 000 enfants en état de choc ont besoin d'une assistance psychologique, observe Catherine Weibel. Le travail des équipes de l'Unicef est de donner des conseils aux parents pour qu'ils rassurent leurs enfants. Il faut qu'ils arrivent à rétablir une sorte de "routine", même s'ils vivent dans des centres ou des écoles de l'ONU."

    Sur Twitter, l’adolescente gazaouie de 16 ans, Farah Baker (lire notre article), représente cette jeunesse palestinienne qui a grandi avec la guerre. Sur son compte @Farah_gazan, elle écrit : "Je suis Farah Baker, de Gaza, 16 ans. Depuis que je suis née, j’ai survécu à trois guerres et je pense que ça suffit !" (en référence aux précédentes opérations israéliennes Plomb durci (2008) et Pilier de défense (2012), ndlr). Ses témoignages ont ému le monde entier, et notamment la presse américaine, qui lui a accordé une interview sur NBC News.

    Un émoi international

    Face à l’horreur des massacres de civils, dont des centaines d’enfants, les réactions ont été nombreuses partout dans le monde. Des manifestations ont été organisées devant la Maison-Blanche, à Washington, en France, à Montréal, en Tunisie… Certaines ont rassemblé juifs et musulmans pour transmettre un message de paix et d’unité aux belligérants.

    Lors d’une interview à la chaîne Al-Jazeera, Christopher Gunness, directeur et porte-parole de l’UNRWA, fond en larmes en évoquant la situation sur place. Il ne parvient à énoncer que quelques mots : "Le droit des Palestiniens, et même de leurs enfants, est bafoué, et c’est absolument horrible". Après coup, il confiera au journal britannique The Guardian : "Ce qui me fend le cœur, c'est la souffrance des enfants, et j’étais tellement secoué par l’épouvantable attaque de l’école à Jabaliya que je ne pouvais pas me contrôler". 
    "Sur les neufs personnes tuées dans le bombardement de l'école UNRWA de Rafah à Gaza, hier, cinq étaient des enfants de 3 à 15 ans"
    Du côté de l’ONU, Ban Ki-moon, le sécrétaire général a dénoncé les actes "criminels" des Israéliens, qui visent les écoles de l’organisation internationale.

    En France, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a déclaré : "Le droit "total" d’Israël à se défendre ne justifie pas qu’on tue des enfants et qu’on massacre des civils".

    Pour Anthony Lake, directeur général de l'Unicef, interrogé par RFI, « la violence sur les enfants atteint des proportions dramatiques, tant sur le plan physique que sur le plan psychologique, mettant gravement en péril les espoirs de paix ».

    La trêve de 72h acceptée par Israël et le Hamas va permettre aux secours de pouvoir effectuer leur travail dans de meilleures conditions car jusqu’ici il n’y avait « pas de corridor humanitaire, malgré les gros problèmes de soins et d’eau potable » regrette Catherine Weibel, porte-parole de l'Unicef pour la Palestine.
     
    TV5MONDE
  • Cause toujours...

    http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/08/05/31002-20140805ARTFIG00296-gil-mihaely-le-nom-israel-empeche-de-penser-meme-les-meilleurs-penseurs.php

    FIGAROVOX/TRIBUNE - Régis Debray, Rony Brauman, Edgar Morin et Christiane Hessel ont publié une tribune dans le Monde appelant François Hollande à agir pour Gaza. Pour le directeur de la publication de Causeur l'indignation les rend aveugles à la réalité du conflit israélo-palestinien.


    Gil Mihaely, directeur de la publication de Causeur, est israélien.

  • Irak : Ces gens ont accepté de tout perdre en raison de leur foi

     

    Le Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, Mgr Michel Dubost, évêque d’Evry-Corbeil-Essonnes et Président du Conseil pour les relations interreligieuses, et Mgr Pascal Gollnisch, Directeur de l’Oeuvre d’Orient, sont de retour de leur voyage comme émissaires de l’Eglise catholique en France auprès des chrétiens d’Irak, accueillis par le Patriarche Chaldéen Louis-Raphaël Sako. Propos recueillis par Natalia Trouiller, responsable de la communication du diocèse de Lyon.

    Que souhaitiez-vous faire par ce voyage auprès des communautés chrétiennes d’Irak ?

    Mgr Dubost : Personnellement, j’avais 4 buts : tout d’abord, porter à la connaissance des catholiques irakiens l’immense souci des catholiques français à leur égard. Ensuite, nous mettre à l’écoute de ce qu’ils ont vécu et de leurs besoins immédiats. Puis aider à la mobilisation de ce qui est à faire maintenant. Enfin, aider à une réflexion à long terme sur l’avenir de l’Irak multiculturel.

    Mgr Gollnisch : Ce voyage s’inscrit dans le souci permanent des évêques de France pour les chrétiens d’Orient. Nos liens sont forts, anciens et réguliers : dans ce cadre, il y a eu la venue du patriarche des Chaldéens Mgr Louis Raphaël Ier Sako à Lyon, du patriarche des Melkites Grégoire III Laham à Paris, du patriarche copte catholique Ibrahim Isaac Sidrak, et de nombreux autres évêques orientaux qui viennent en France. On le sait peu, mais il ne se passe pas un mois sans qu’un évêque oriental ne soit reçu chez nous ! Même si ce voyage revêt un caractère particulier en raison de l’actualité, ce n’est pas un acte isolé : il s’inscrit vraiment dans la continuité du souci qu’ont les évêques français de leurs frères d’Orient. Le précédent voyage en Irak d’évêques français remonte seulement à deux ans !

    Mgr Barbarin : D’abord, il y a eu une relation personnelle avec Mgr Sako, patriarche des Chaldéens, et Mgr Youssef Thomas, archevêque chaldéen de Kirkouk, puis ces souffrances de juin et juillet avec l’invasion de Mossoul par le califat islamique autoproclamé ; nous avons alors été très régulièrement en contact, et l’idée de venir a germé naturellement, avec en ligne de mire l’idée que quand quelqu’un souffre on se fait proche de lui. J’ai demandé leurs avis au Secrétaire d’Etat, Mgr Parolin, ainsi qu’à Mgr Pontier de la Conférence des évêques de France, qui ont tous deux approuvé l’idée, et Mgr Pontier a décidé de faire de nous les porte-parole de la CEF.

    Il fallait que les chrétiens d’Irak sachent que l’on prie pour eux : c’est chose faite. Nous n’avions pas la prétention de faire des choses extraordinaires, mais toutes simples : prier, manifester notre amitié, apporter une aide matérielle…

    Considérez-vous que vous avez accompli votre mission ?

    Mgr Barbarin : Nos espérances ont été dépassées. Nous voulions écouter les gens, nous avons entendu des témoignages tous les jours, plusieurs fois par jour. Quantité d’histoires personnelles bien concrètes. Nous en avons plein les yeux, les oreilles et le cœur, à raconter ! Ce qui me touche, ce que je garde de ce voyage, ce sont 2 remarques : une du patriarche, « De jour en jour, grâce à votre venue, on voyait leur espérance grandir » ; et une de Mgr Youssef Thomas, « Avant nous étions sans voix ; maintenant, enfin, nous avons une voix».

    Mgr Dubost : Ce qui m’a beaucoup frappé, c’est de trouver des gens qui ont tout perdu en raison de leur foi : ils demandent justice, mais sans haine ni appel à la vengeance. L’immense solidarité du peuple irakien m’a aussi frappé : paroisses, écoles, salles communes, maisons, toutes les portes se sont ouvertes pour les déplacés. « Ils me demandent même ce que je veux manger !» témoignait une femme reçue dans le village de Malabrwan. Cela apporte quelque chose de fondamental dans le témoignage de la foi.

    Mgr Gollnisch : Moi ce qui me frappe, ce sont ces gens qui ont accepté de tout perdre en raison de foi. Nous n’avons reçu aucun témoignage d’apostasie, pas même une rumeur. On sent aussi que beaucoup de musulmans sont choqués par ce qui se passe à Mossoul. L’un d’eux l’a même payé de sa vie : le professeur Mahmoud Al-Asali. Nous avons été aussi les témoins complices du ministère paternel du patriarche Sako, un homme exceptionnel. On sent force des liens qui l’unissent à son peuple.

    Mgr Dubost : …et la force et le courage de cet homme qui appelle sans cesse à se battre sans les armes de la violence, et qui se fait applaudir par ces gens qui ont tout perdu !

    Mgr Gollnisch : Ce voyage nous a permis aussi de percevoir à quel point ces gens sont très proches de nous. Il y a la barrière de la langue, mais on les sent dans une grande proximité avec nous, au niveau de la foi.

    Mgr Barbarin : On a entendu l’expression de vraies souffrances, de blessures profondes : « Pourquoi ils nous persécutent ? Pourquoi ils ne nous aiment pas ? » Mais pas de désir de vengeance. De la lassitude, oui : ils ont été chassés du Kurdistan, puis de Mossoul… certains ont vécu trois, quatre, cinq exils… Ils se demandent : « Jusqu’à quand ? »

    Mgr Dubost : Il y a un dilemme profond dans le cœur de beaucoup : partir ou rester ? Le patriarche Sako leur dit : « Vous êtes libres, mais c’est notre pays ». Les personnes que nous avons rencontrées ne veulent pas partir, elles subissent l’idée de devoir partir. Ce n’est pas du tout la même chose.

    Mgr Barbarin : Nous avons été touchés aussi par ces députés chiites, sunnites qui disent : « Vous devez rester, nous avons besoin des chrétiens pour reconstruire notre pays ».

    Mgr Dubost : Ils ont perdu papiers, travail, maison, argent, bijoux, souvenirs, logement, avec une question de survie immédiate : hier nous avons vu 24 personnes logées dans une salle de classe : où seront-elles dans un mois, quand l’école fera sa rentrée ?

    Mgr Gollnisch : Contrairement aux rumeurs qui ont pu circuler, les chrétiens n’ont pas été tués. Ils ont en revanche été profondément traumatisés, atteints dans leur dignité.

    Mgr Barbarin : Une coiffeuse, qui a sauvé ses bijoux en profitant de l’heure de la rupture du jeûne de Ramadan pour quitter Mossoul est aussi abîmée que ceux qui ont tout perdu. Mais toujours cette dignité : « je veux travailler, je ne veux pas l’aumône ».

    Mgr Dubost : Le souci des enfants. Je pense à cet homme à qui on a refusé de rendre son fils tant qu’il n’aurait pas retourné la moindre de ses poches. Il a dû arracher son enfant à ses bourreaux.

    Mgr Gollnisch : Ce voyage permet aussi de remettre les pendules à l’heure : non, ce n’est pas un combat des musulmans contre les chrétiens. C’est bien plus complexe. Le dernier attentat qui ait visé les chrétiens, avant la prise de Mossoul, c’est en 2010 dans la cathédrale de Bagdad : mais depuis, il n’y a pas eu d’attentat contre eux. En revanche, il y a une bombe par semaine dans les mosquées. Certains, chrétiens ou non, irakiens ou pas, appellent à créer des zones basées sur l’ethnie ou la religion : une région sunnite, une région chiite, une région kurde, une turkmène, et pourquoi pas une enclave chrétienne (bien qu’ils soient si peu nombreux que c’est impensable). Ce n’est pas la solution. Si l’on se met à créer des enclaves monoethniques ou monoreligieuses, forcément cela débouchera tôt ou tard sur la guerre. Regardez l’exemple de la Première guerre mondiale : en 1918, on dit « plus jamais ça », et on redessine l’Europe en mettant les Italiens avec les Italiens, les Allemands avec les Allemands, etc. Le résultat ? Moins de 30 ans plus tard, une nouvelle guerre terrible. C’est obligé : si une nation se base sur une culture rigoureusement unique, elle va forcément à un moment ou à un autre réclamer tel ou tel morceau de territoire qui lui a appartenu à un moment de son histoire. La beauté et la force des chrétiens d’Orient, c’est qu’ils permettent un dialogue.

    Maintenant que vous êtes rentrés, que va-t-il se passer ?

    Mgr Gollnisch : Il y a trois niveaux d’action. Le premier, c’est l’aide d’urgence : il faut appeler aux dons des fidèles en concertation avec la Congrégation pour les Eglises orientales. Il faut trouver des structures d’accueil d’ici l’hiver. Ensuite, ce n’est pas à l’Eglise seule d’assumer des dizaines de milliers de personnes déplacées. Il faut mobiliser l’opinion et les structures internationales. Communiquer sur ce qui se passe. Enfin, on ne pourra pas faire l’économie d’un travail en profondeur qui est aussi un travail de mémoire. Il faut qu’ils écrivent ce qui s’est passé. On ne peut que remarquer que nous allons célébrer le centenaire du génocide arménien et que nous assistons à des attitudes qui s’apparentent à ce qui s’est passé. Cette fois il n’y a pas de morts, mais il y a bel et bien épuration. Ce travail de mémoire est essentiel car c’est lui qui nous aidera à ne pas considérer que la situation à Mossoul est définitive. Regardons les choses en face : Il n’y a aucun Etat islamique à Mossoul, il y a un Etat islamique autoproclamé. Ce sont des bandes qui se proclament propriétaires de Mossoul, ce sont des occupants sans titres, illégitimes. Il est hors de question de les reconnaître ni de sembler accréditer la thèse selon laquelle ils sont chez eux !

    Mgr Dubost : Cette actualité dramatique a révélé la capacité de prière des catholiques français. Il faut montrer que cette capacité est pérenne. Il faut aussi que nous réfléchissions au lien social dans notre propre pays. Si nous montrons que nous sommes capables de vivre ensemble, ce sera un témoignage pour eux. Enfin, je frappé par le nombre d’analyses basées sur du ressenti plus que sur des faits. Chacun utilise les chrétiens d’Orient contre quelque chose : contre les évêques, contre les musulmans, etc. Il nous faut nous former, et ne pas instrumentaliser. La situation à Mossoul est suffisamment tragique pour qu’on ne raconte pas n’importe quoi, par exemple que des chrétiens y ont été tués ! Nous devons éduquer à la paix en étant le plus vrai possible.

    Mgr Barbarin : Ce que je garde comme un jalon pour l’avenir, c’est le sentiment de la catholicité de l’Eglise. Dans la cathédrale de Lyon, quand j’accueille quelqu’un comme le patriarche Sako, les gens viennent en foule ; ils sont heureux. Par la diversité des langues, des rites, ils voient que l’Eglise est toujours plus grande que l’idée que nous en avons ! Et les chrétiens d’Orient, à travers leur situation si différente de la nôtre, nous renvoient comme un miroir à nos propres tentations. Le patriarche Sako écoute son peuple et partage sa souffrance, mais il combat le péché de désespoir qui les guette et il appelle ses ouailles à fonder leur espérance dans la foi. Plusieurs fois nous l’avons entendu dire : « Jonas est sorti du ventre de la baleine, Mossoul, l’antique Ninive, sortira aussi de ces ténèbres ». Cela nous parle : nous-mêmes nous risquons le même péché, lorsque nous nous lamentons que les églises sont vides, qu’il n’y a plus de prêtres, etc !

    Nous avons à être témoins de nos frères. Il nous faut raconter tout cela ! Cela va nous fortifier. Nous sommes largement gagnants dans cette rencontre. La façon dont le patriarche parle et écoute les fidèles dont il a la charge m’interroge sur ma propre manière de parler et d’écouter. C’est un vrai père, un pasteur. Grâce à lui, j’ai envie de me renouveler.

    Mgr Gollnisch : J’ai fait plus de 40 conférences sur les chrétiens d’Orient, et à chaque fois les églises étaient pleines. On sent bien que les catholiques français s’interrogent sur leur propre foi à la lumière du témoignage de nos frères irakiens. Comme l’a dit le patriarche Sako : « Vous les Français, soyez forts dans votre foi ! »

    En guise de conclusion, que diriez-vous ?

    Mgr Dubost : Soutenons l’Œuvre d’Orient. Nous avons vu l’immensité de leur travail, le réseau de liens tissés de longue haleine, l’estime dont ils jouissent sur place, l’intelligence des projets qu’ils portent. Il faut absolument les soutenir.

    RIPOSTE CATHOLIQUE

  • Les crimes de Tsahal dénoncés par d'anciens officiers

     

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    Micha, Dana, Noam, et Mikhael ont combattu pour Tsahal. Dans Paris Match, ils manifestent à visage découvert leur contestation à propos des exactions infligées dans la bande de Gaza, entre 2000 et 2009 :

    Des grenades pour faire peur
    « On déboule dans un village palestinien à 3 heures du matin et on se met à lancer des grenades étourdissantes dans les rues. Pour rien, pour faire peur. On voyait les gens se réveiller affolés… On nous raconte que cela fait fuir les éventuels terroristes. N’importe quoi… Par rotation, on faisait ça toutes les nuits. La routine. On nous disait “Bon­ne opération”. On ne comprenait pas pourquoi. »

    Voler un hôpital
    « Une nuit, nous avons l’ordre d’entrer de force dans une clinique d’Hébron qui appartient au Hamas. On confisque l’équipement : ordinateurs, télépho­nes, imprimantes, d’autres choses, il y en a pour des milliers de shekels. La raison ? Toucher le Hamas au portefeuille, juste avant les élections du Parlement palestinien, pour qu’il perde. Le gouvernement israélien avait officiellement annoncé qu’il n’allait pas tenter d’influencer cette élection… »

    « On a tué un type par pure ignorance »
    « On ne savait pas que, pendant le ramadan, les fidèles sortent dans la rue à 4 heures du matin avec des tambours pour réveiller les gens, qu’ils mangent avant le lever du soleil. On identifie un type dans une allée qui tient quelque chose, on lui crie “stop”. Là, si le “suspect” ne s’arrête pas immédiatement, la procédure exige des sommations. “Arrêtez ou je tire”, puis on tire en l’air, puis dans les jambes, etc. En réalité, cette règle n’est jamais appliquée. On l’a tué, point. Et par pure ignorance des rites locaux. »

    Les paysans en larmes
    « Nos excavateurs dressent une barrière de séparation en plein milieu d’un champ de figuiers palestinien. Le paysan arrive en larmes : “J’ai planté ce verger pendant dix ans, j’ai attendu dix ans qu’il donne des fruits, j’en ai profité pendant un an, et là, ils me le déracinent !” Il n’y a pas de solution de replantage. Il y a des compensations seulement à partir de 41 % de terre confisquée. Si c’est 40 %, tu n’as rien. Le pire c’est que peut-être demain ils vont décider d’arrêter la construction de la barrière. »

    Rendre ses galons, redevenir soldat
    « On installe des check points surprises. N’importe où, ça n’est jamais clair. Et soudain on arrête tout le monde, on contrôle leur permis. Il y a, là, des fem­mes, des enfants, des vieux, pendant des heures, parfois en plein soleil. On arrête des innocents, des gens qui veulent aller travailler, trouver de la nour­riture, pas des terroristes… J’ai dû le faire pendant cinq mois, huit heures par jour, ça m’a cassé. Alors j’ai décidé de rendre mes galons de commandant. »

    « Notre mission : déranger, harceler »
    « On est à Hébron. Comme les terroristes sont des résidents locaux et que notre mission est d’entraver l’activité terroriste, la voie opérationnelle c’est de quadriller la ville, entrer dans des maisons abandonnées, ou des maisons habitées choisies au hasard – il n’y a pas de service de renseignement qui nous pilote –, les fouiller, les mettre à sac… et ne rien trouver. Ni armes ni terroristes. Les habitants ont fini par prendre l’habitude. Ils sont irrités, dépressifs, mais habitués car ça dure depuis des années. Faire souffrir la population civile, lui pourrir la vie, et savoir que cela ne sert à rien. Cela engendre un tel sentiment d’inutilité. »

    Etc.

    NOUVELLES DE FRANCE

  • Virus Ebola : et si les Américains avaient trouvé le traitement ?

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    Publié le 05.08.2014, 09h16 | Mise à jour : 16h01

     

     

     

                                    

    Des membres de l'équipe médicale de l'association Samaritan's Purse dans un hôpital de Monrovia, le 24 juillet 2014 | Zoom Dosso

                    
     

     

    Les deux humanitaires américains ayant été infectés par le virus Ebola semblent avoir survécu après avoir reçu par injection un traitement innovant jusqu'alors uniquement testé sur des singes.

    D'après des informations révélées par CNN, le docteur Kent Brantly était proche de la il y a une semaine. Voyant son état empirer, il a demandé à parler au téléphone à sa femme. Le médecin, qui avait vu plusieurs patients mourir d'Ebola aurait déclaré : «Je vais mourir». C'est alors que les médecins lui ont administré le nouveau traitement. Son état s'est amélioré dans les heures qui ont suivi et il a même été vu en train de marcher avec une très faible aide lors de son arrivée à l'hôpital d'Atlanta, aux Etats-Unis, où il avait été rapatrié. 

    Alors qu'aucun traitement n'existe actuellement pour lutter contre Ebola, ce médicament expérimental pose de nombreuses questions. 

    D'où vient ce nouveau traitement ? Le nouveau médicament Zmapp a été développé par une compagnie de biotechnologie  Mapp Biopharmaceutical Inc de San Diego (Californie). Le remède aurait été trouvé par un programme de recherche par l'Institut National de et l'Agence de Réduction des Menaces de Défense, liée au ministère la Défense et spécialisée dans la lutte contre les menaces de types chimique ou biologique. Plusieurs gouvernements occidentaux s'intéressent depuis peu au virus Ebola qui, s'il est diffusé sous certaines conditions, représente une menace terroriste potentiellement dévastatrice. 

    Tekmira, une compagnie canadienne, a aussi signé un contrat de 140 millions de dollars (105 millions d'euros environ) avec le Département de la Défense américain pour trouver un traitement contre Ebola. Son prototype a commencé en janvier les essais cliniques suspendus depuis par l'Agence des médicaments fédérale. 



    Comment marche le Zmapp ? Le Zmapp utilise des anticorps produits par des souris infectées par le virus. Répliqués en laboratoire, ces anticorps naturellement produits par les systèmes immunitaires des mammifères sont injectés chez l'homme, dont le système immunitaire peine à réagir au virus. 

    Pourquoi les deux patients américains ont été les seuls à en bénéficier ? Alors que plus de 1 600 cas ont été répertoriés en Afrique de l'Ouest, les deux patients américains ont été les premiers à bénéficier de ce traitement qui aurait permis leur survie. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a précisé qu'elle n'avait pris aucune part dans cette décision. Les deux patients, un médecin et une aide-soignante, prévenus que le traitement n'était qu'expérimental, auraient donné leur accord. 

    Un traitement permettrait-il de limiter l'épidémie ? Pour commencer, le ZMapp ne pourrait pas être utilisé en Afrique à grande échelle. Gregory Hartl, porte-parole de l'OMS, a souligné le principe de précaution indispensable en médecine. «Pour différentes raisons, il est impossible d'utiliser un traitement non testé au milieu d'une épidémie». 

    Si toutefois il s'avérait viable et était rendu disponible aux médecins sur place, le traitement pourrait permettre de baisser le taux de mortalité qui est aujourd'hui d'environ 60% en Afrique de l'Ouest. Cependant, un vaccin serait bien plus efficace pour endiguer l'épidémie en prévoyant l'arrivée de la maladie. Mais les patients atteints d'Ebola sont parmi les plus pauvres d'Afrique et les dépenses en médicaments dans ces pays ne permettent pas aux entreprises pharmaceutiques de prévoir des profits suffisants. Résultat : très peu lancent des programmes de recherche pour un possible vaccin. 


     

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  • Israël/Gaza: coïncidence de dates

    Trois semaines entre deuil et espoir

    Jeûne du 17 Tamouz - 15 juillet 2014
    Début : 03h37 - Fin : 22h40

    Jeûne du 9 Av - 4 et 5 août 2014
    Début : 4 août à 21h04
    Fin : 5 août à 22h08

    Les trois semaines qui vont du 17 Tamouz au 9 Av sont trois semaines de deuil. Nous commémorons alors un événement qui fit chanceler le monde : la destruction du Temple à Jérusalem. Car c'est un 17 Tamouz que les légions romaines de Titus enfoncèrent la muraille d'enceinte de la ville avant que, le 9 Av, le Temple ne fut détruit.

    http://www.loubavitch.fr/

  • L'armée israélienne annonce son retrait total de la bande de Gaza

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    http://www.leparisien.fr/international/en-direct-l-armee-israelienne-annonce-son-retrait-total-de-gaza-05-08-2014-4047511.php

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  • Rumeur... Le calife al-Baghdadi serait un agent du Mossad et s'appellerait Shimon Elliot

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    http://www.wikistrike.com/2014/08/rumeur-le-calife-al-baghdadi-s-appellerait-simon-elliot-serait-juif-et-agent-du-mossad.html