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26/02/2014

Florian Philippot sur i>TELE "On ne va pas se mentir" - 25 02 14

  

 http://www.frontnational.com/videos/florian-philippot-su

 r-itele-40/

(cette vidéo s'ouvrant de façon intempestive et créant des interférences sonores, j'ai été obligée de ne mettre que le lien)

 

18:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Inauguration de la rue Mouloud Aounit à Aubervilliers

26 février 2014

En hommage à Mouloud Aounit, la municipalité d’Aubervilliers a décidé de donner son nom à la voie reliant les rues Schæffer et Crèvecoeur. Cette inauguration a eu lieu le 15 février 2014 en présence de la famille de Mouloud Aounit, du maire Jacques Salvator (PS), de la 1ère adjointe Evelyne Yonnet, et de personnalités dont « Monseigneur » Gaillot.

 

Pour rappel, ce dernier a dirigé pendant 20 ans le MRAP (« Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples »), une officine « antiraciste » et crypto-communiste qui a pour but d’éradiquer toute forme de résistance à la destruction de la France française, en multipliant les procès. Comme « SOS-Racisme ».

Communiste, Aounit n’a jamais vraiment travaillé : ayant poursuivi des études jusqu’à tard, il est devenu permanent associatif du MRAP.

Victime – contre toute attente – d’une tumeur au cerveau, il a passé l’arme à gauche en août 2012 et les médias avaient sorti les mouchoirs pour cette belle figure de citoyen républicain.
Naturellement, il avait été promu chevalier de l’ordre national du Mérite (sic) puis chevalier de la Légion d’honneur (sic).

Source Contre-info.com

18:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

La mairie de Kiev contrôlée par l'extrême-droite

 

pianisteDes militants, notamment de « Secteur droit », contrôlent toujours la mairie de la capitale ukrainienne, alors que le pays semble encore largement désorganisé.

Des journalistes gauchistes de France 2 (pardon pour le pléonasme) y font un véritable voyage en enfer et n’en croient pas leurs yeux.
Il est vrai qu’il y a un côté un peu surréaliste.

A quand la même chose à la mairie de Paris ?
Le talentueux pianiste ferait-il une tournée ?

Contre-info.com

17:59 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Marseille : frappé et agressé au couteau parce qu'homosexuel

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Marseille / Publié le Mercredi 26/02/2014 à 05H17
 

Un homme de 23 ans roué de coups lors d'une agression homophobe

 
Les trois hommes ont été placés en garde à vue au commissariat de Noailles. Le principal suspect a été écroué.

Photo serge assier

 

L'impératif de décence nous interdit de transcrire la tonalité des insultes. Pas besoin de beaucoup d'imagination pour se faire une idée des propos homophobes qui ont fusé, quand le jeune homme est passé devant ses agresseurs.

Son apparence efféminée a suffi à les pousser vers leur véritable nature. Celle de voleurs démunis du moindre scrupule qui ont frappé leur victime jusqu'à ce qu'elle leur remette son téléphone portable. Les faits, d'une rare violence, se sont produits il y a une quinzaine de jours, rue du Village (6e) à Marseille. (centre ville)

Recherché pour d'autres faits

Aux environs de 19h30, l'étudiant en architecture a croisé le chemin des quatre jeunes, tous âgés de 17 ans. Après l'avoir interpellé et insulté, ils l'ont bloqué et profité de l'absence de témoins pour mener à bien leurs basses besognes. Aux gifles ont succédé les coups de pied. Projeté au sol, le garçon a dû subir une volée de coups, arrosée d'une litanie interminable d'insultes homophobes.

L'un des délinquants a enfin sorti un couteau pour éteindre les dernières réactions de l'étudiant. En plus de l'humiliation, les agresseurs voulaient aussi obtenir le téléphone portable du jeune homme. Il a fini par le projeter sur le bitume. Les agresseurs, comme aimantés par l'objet, se sont jetés sur lui pour le ramasser et se sont enfuis en courant.

Ils faisaient partie d'un foyer

Un témoin avait assisté à la scène. Venant en aide à la victime, il a aussi pu fournir de sérieuses indications permettant de remonter jusqu'aux suspects. L'enquête a donc été confiée au Groupe de voie publique (GVP) du secteur centre, qui a vite identifié un suspect.

Le témoin avait déjà aperçu le garçon qui tenait le couteau. Domicilié dans le quartier, il était par ailleurs recherché pour une série de trois autres vols avec violences. Quant à ses complices présumés, ils faisaient partie d'un foyer, tout proche des lieux de l'agression. La semaine dernière, le GVP a donc pu arrêter les quatre hommes. Même s'ils ont tenté de nier, tous ont été mis en examen.

Les trois pensionnaires du foyer ont été placés sous contrôle judiciaire. Le principal auteur des faits a en revanche été écroué à la prison pour mineurs de la Valentine. L'enquête du GVP se poursuit pour s'assurer que la liste de ses méfaits n'est pas plus longue.

La Provence

NdB: Les hyènes à deux pattes s'en prennent toujours, à plusieurs en général,  aux personnes les plus faibles, les plus vulnérables, incapables de se défendre: 

Personnes âgées,  grands vieillards, femmes seules, jeunes  filles, étudiantes

Handicapés physiques ou mentaux

SDF, mendiants 

Homosexuels ou adolescents ayant une allure "efféminée" selon leurs critères...

Jeunes hommes seuls et blancs

etc...

Ils s'en prennent même à des animaux innocents par définition.

13:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Reportage: Marine Le Pen, "star" du Salon de l'agriculture

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http://www.lexpress.fr/actualite/politique/fn/reportage-m...

En visite bien entourée au Salon de l'agriculture, Marine Le Pen a mis en garde ce mardi le monde rural contre le traité de libre échange transatlantique, à quelques semaines d'élections européennes où le Front national pourrait briller
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/fn/reportage-m...

 

+  VIDEO

Reportage: Marine Le Pen, "star" du Salon de l'agriculture

Par , publié le 25/02/2014 à 16:54

En visite bien entourée au Salon de l'agriculture, Marine Le Pen a mis en garde ce mardi le monde rural contre le traité de libre échange transatlantique, à quelques semaines d'élections européennes où le Front national pourrait briller. 

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15

Reportage: Marine Le Pen, "star" du Salon de l'agriculture

En visite au Salon de l'agriculture, à Paris, la présidente du Front National, Marine Le Pen, a déclaré mardi "la guerre" au traité transatlantique de libre-concurrence.

 

afp.com/Martin Bureau

"Il n'y a plus qu'un mètre qui me sépare de l'Elysée". Les pieds dans le foin, Marine Le Pen ne peut pas ne pas faire la blague: elle discute tout sourire avec Gervais, le propriétaire... d'Elysée, un taureau de race bazadaise de plus d'une tonne. 

Ce mardi, la présidente du Front national est venue au Salon de l'Agriculture de la porte de Versailles à Paris avec un message "essentiel à faire passer": les eurodéputés du FN seront "les seuls à se battre contre le traité de libre échange transatlantique" que la Commission de Bruxelles négocie actuellement avec Washington. Un traité synonyme d'"euthanasie pur et simple des agriculteurs français" face à ce qui serait "la plus vaste zone de libre échange au monde". Les élections européennes sont évidemment dans toutes les têtes. 

Au côté de Marine Le Pen se tient l'économiste Bernard Monot, cadre de la Caisse des dépôts et consignations, tête de liste depuis lundi du FN en Auvergne-Centre-Limousin, région rurale s'il en est. C'est son "baptême du feu" électoral: il travaillait jusqu'à présent dans l'ombre pour le Front national, rédigeant notamment le plan de désendettement pour la présidentielle. 

Avec Marine Le Pen également, Leif Blanc, jeune délégué national à la ruralité, à l'environnement et à l'agriculture. Lui non plus ne s'éloigne pas de la présidente. Il lui souffle les éléments de langage sur les OGM, le boeuf aux hormones ou la viande lavée à l'acide lactique qui ne manqueraient pas, selon lui, de déferler sur l'Europe en cas de signature d'un traité. 

Les deux Le Pen provoquent des bousculades

Dans leur sillage, suivent l'inévitable Wallerand de Saint-Just, candidat du FN dans le 15e arrondissement de Paris, où se tient le Salon, le compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot, et sa nièce, Marion-Maréchal Le Pen. Régulièrement appelée aux côtés de sa tante, elle fait crépiter les flashes des photographes et les smartphones des badauds - ils sont nombreux à vouloir se faire prendre en photos avec les deux femmes. Tante et nièce provoquent une véritable cohue, au milieu de laquelle les visiteurs se bousculent pour serrer une main ou claquer une bise. Quelques messages d'encouragement, aucun sifflet. 

"L'accueil est excellent, on en est même surpris, glisse Marion Maréchal Le Pen, qui en est à son deuxième Salon. Cela se vérifie d'ailleurs sur tout le territoire, les gens n'hésitent pas à serrer la main de Marine, il n'y a pas de gêne. Cela rend optimiste."  

C'est le fruit, selon elle, "d'un travail de fond sur le monde agricole, amorcé depuis la présidentielle" et qui s'est traduit dans le tour de France des oubliés et le site internet france-ruralité.fr - piloté par Leif Blanc. "L'accueil est comparable à celui qu'a reçu François Hollande le week-end dernier", confirme Bernard Martin, vice-président du comité d'organisation du salon, qui guide Marine Le Pen entre les bovins, après avoir fait de même avec le président de la République samedi. "Elle comme les autres politiques écoutent attentivement les agriculteurs. Qu'est-ce qu'ils en retiennent? Ca, c'est autre chose..." 

Protéger les races françaises

Eleveur de parthenaises, Patrice trouve qu'il a eu une "bonne discussion" avec la présidente du FN. Elle ne lui a peut-être pas parlé de ses propositions, mais au moins a-t-elle écouté sa "grande inquiétude sur le libre échange". Et il a pu lui expliquer pourquoi il a "l'impression de faire partie des derniers Mohicans" en défendant une production de qualité. Même satisfaction pour Johann, qui, poule lyonnaise en mains, a raconté comment les éleveurs amateurs se battent pour "préserver les anciennes races françaises". 

A ce discours, Marine Le Pen sait prêter l'oreille. Aux rayons fruits et légumes, elle attache une coccinelle française au revers de sa veste. "Elle mange les pucerons, elle sert donc d'insecticide plus écolo. Mais elle est attaquée par les coccinelles chinoises. Elle aussi. Vous savez, les jaunes, là..." Il est à peine midi, Marine Le Pen a prévu de rester presque toute la journée. Le temps de filer d'autres métaphores. 

 
 

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Reportage: Marine Le Pen, "star" du Salon de l'agriculture

Par , publié le 25/02/2014 à 16:54

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En visite au Salon de l'agriculture, à Paris, la présidente du Front National, Marine Le Pen, a déclaré mardi "la guerre" au traité transatlantique de libre-concurrence.

 

afp.com/Martin Bureau

"Il n'y a plus qu'un mètre qui me sépare de l'Elysée". Les pieds dans le foin, Marine Le Pen ne peut pas ne pas faire la blague: elle discute tout sourire avec Gervais, le propriétaire... d'Elysée, un taureau de race bazadaise de plus d'une tonne. 

Ce mardi, la présidente du Front national est venue au Salon de l'Agriculture de la porte de Versailles à Paris avec un message "essentiel à faire passer": les eurodéputés du FN seront "les seuls à se battre contre le traité de libre échange transatlantique" que la Commission de Bruxelles négocie actuellement avec Washington. Un traité synonyme d'"euthanasie pur et simple des agriculteurs français" face à ce qui serait "la plus vaste zone de libre échange au monde". Les élections européennes sont évidemment dans toutes les têtes. 

Au côté de Marine Le Pen se tient l'économiste Bernard Monot, cadre de la Caisse des dépôts et consignations, tête de liste depuis lundi du FN en Auvergne-Centre-Limousin, région rurale s'il en est. C'est son "baptême du feu" électoral: il travaillait jusqu'à présent dans l'ombre pour le Front national, rédigeant notamment le plan de désendettement pour la présidentielle. 

Avec Marine Le Pen également, Leif Blanc, jeune délégué national à la ruralité, à l'environnement et à l'agriculture. Lui non plus ne s'éloigne pas de la présidente. Il lui souffle les éléments de langage sur les OGM, le boeuf aux hormones ou la viande lavée à l'acide lactique qui ne manqueraient pas, selon lui, de déferler sur l'Europe en cas de signature d'un traité. 

Les deux Le Pen provoquent des bousculades

Dans leur sillage, suivent l'inévitable Wallerand de Saint-Just, candidat du FN dans le 15e arrondissement de Paris, où se tient le Salon, le compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot, et sa nièce, Marion-Maréchal Le Pen. Régulièrement appelée aux côtés de sa tante, elle fait crépiter les flashes des photographes et les smartphones des badauds - ils sont nombreux à vouloir se faire prendre en photos avec les deux femmes. Tante et nièce provoquent une véritable cohue, au milieu de laquelle les visiteurs se bousculent pour serrer une main ou claquer une bise. Quelques messages d'encouragement, aucun sifflet. 

"L'accueil est excellent, on en est même surpris, glisse Marion Maréchal Le Pen, qui en est à son deuxième Salon. Cela se vérifie d'ailleurs sur tout le territoire, les gens n'hésitent pas à serrer la main de Marine, il n'y a pas de gêne. Cela rend optimiste."  

C'est le fruit, selon elle, "d'un travail de fond sur le monde agricole, amorcé depuis la présidentielle" et qui s'est traduit dans le tour de France des oubliés et le site internet france-ruralité.fr - piloté par Leif Blanc. "L'accueil est comparable à celui qu'a reçu François Hollande le week-end dernier", confirme Bernard Martin, vice-président du comité d'organisation du salon, qui guide Marine Le Pen entre les bovins, après avoir fait de même avec le président de la République samedi. "Elle comme les autres politiques écoutent attentivement les agriculteurs. Qu'est-ce qu'ils en retiennent? Ca, c'est autre chose..." 

Protéger les races françaises

Eleveur de parthenaises, Patrice trouve qu'il a eu une "bonne discussion" avec la présidente du FN. Elle ne lui a peut-être pas parlé de ses propositions, mais au moins a-t-elle écouté sa "grande inquiétude sur le libre échange". Et il a pu lui expliquer pourquoi il a "l'impression de faire partie des derniers Mohicans" en défendant une production de qualité. Même satisfaction pour Johann, qui, poule lyonnaise en mains, a raconté comment les éleveurs amateurs se battent pour "préserver les anciennes races françaises". 

A ce discours, Marine Le Pen sait prêter l'oreille. Aux rayons fruits et légumes, elle attache une coccinelle française au revers de sa veste. "Elle mange les pucerons, elle sert donc d'insecticide plus écolo. Mais elle est attaquée par les coccinelles chinoises. Elle aussi. Vous savez, les jaunes, là..." Il est à peine midi, Marine Le Pen a prévu de rester presque toute la journée. Le temps de filer d'autres métaphores. 

 
 

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En visite au Salon de l'agriculture, à Paris, la présidente du Front National, Marine Le Pen, a déclaré mardi "la guerre" au traité transatlantique de libre-concurrence.

 

afp.com/Martin Bureau

"Il n'y a plus qu'un mètre qui me sépare de l'Elysée". Les pieds dans le foin, Marine Le Pen ne peut pas ne pas faire la blague: elle discute tout sourire avec Gervais, le propriétaire... d'Elysée, un taureau de race bazadaise de plus d'une tonne. 

Ce mardi, la présidente du Front national est venue au Salon de l'Agriculture de la porte de Versailles à Paris avec un message "essentiel à faire passer": les eurodéputés du FN seront "les seuls à se battre contre le traité de libre échange transatlantique" que la Commission de Bruxelles négocie actuellement avec Washington. Un traité synonyme d'"euthanasie pur et simple des agriculteurs français" face à ce qui serait "la plus vaste zone de libre échange au monde". Les élections européennes sont évidemment dans toutes les têtes. 

Au côté de Marine Le Pen se tient l'économiste Bernard Monot, cadre de la Caisse des dépôts et consignations, tête de liste depuis lundi du FN en Auvergne-Centre-Limousin, région rurale s'il en est. C'est son "baptême du feu" électoral: il travaillait jusqu'à présent dans l'ombre pour le Front national, rédigeant notamment le plan de désendettement pour la présidentielle. 

Avec Marine Le Pen également, Leif Blanc, jeune délégué national à la ruralité, à l'environnement et à l'agriculture. Lui non plus ne s'éloigne pas de la présidente. Il lui souffle les éléments de langage sur les OGM, le boeuf aux hormones ou la viande lavée à l'acide lactique qui ne manqueraient pas, selon lui, de déferler sur l'Europe en cas de signature d'un traité. 

Les deux Le Pen provoquent des bousculades

Dans leur sillage, suivent l'inévitable Wallerand de Saint-Just, candidat du FN dans le 15e arrondissement de Paris, où se tient le Salon, le compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot, et sa nièce, Marion-Maréchal Le Pen. Régulièrement appelée aux côtés de sa tante, elle fait crépiter les flashes des photographes et les smartphones des badauds - ils sont nombreux à vouloir se faire prendre en photos avec les deux femmes. Tante et nièce provoquent une véritable cohue, au milieu de laquelle les visiteurs se bousculent pour serrer une main ou claquer une bise. Quelques messages d'encouragement, aucun sifflet. 

"L'accueil est excellent, on en est même surpris, glisse Marion Maréchal Le Pen, qui en est à son deuxième Salon. Cela se vérifie d'ailleurs sur tout le territoire, les gens n'hésitent pas à serrer la main de Marine, il n'y a pas de gêne. Cela rend optimiste."  

C'est le fruit, selon elle, "d'un travail de fond sur le monde agricole, amorcé depuis la présidentielle" et qui s'est traduit dans le tour de France des oubliés et le site internet france-ruralité.fr - piloté par Leif Blanc. "L'accueil est comparable à celui qu'a reçu François Hollande le week-end dernier", confirme Bernard Martin, vice-président du comité d'organisation du salon, qui guide Marine Le Pen entre les bovins, après avoir fait de même avec le président de la République samedi. "Elle comme les autres politiques écoutent attentivement les agriculteurs. Qu'est-ce qu'ils en retiennent? Ca, c'est autre chose..." 

Protéger les races françaises

Eleveur de parthenaises, Patrice trouve qu'il a eu une "bonne discussion" avec la présidente du FN. Elle ne lui a peut-être pas parlé de ses propositions, mais au moins a-t-elle écouté sa "grande inquiétude sur le libre échange". Et il a pu lui expliquer pourquoi il a "l'impression de faire partie des derniers Mohicans" en défendant une production de qualité. Même satisfaction pour Johann, qui, poule lyonnaise en mains, a raconté comment les éleveurs amateurs se battent pour "préserver les anciennes races françaises". 

A ce discours, Marine Le Pen sait prêter l'oreille. Aux rayons fruits et légumes, elle attache une coccinelle française au revers de sa veste. "Elle mange les pucerons, elle sert donc d'insecticide plus écolo. Mais elle est attaquée par les coccinelles chinoises. Elle aussi. Vous savez, les jaunes, là..." Il est à peine midi, Marine Le Pen a prévu de rester presque toute la journée. Le temps de filer d'autres métaphores. 

 

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afp.com/Martin Bureau

"Il n'y a plus qu'un mètre qui me sépare de l'Elysée". Les pieds dans le foin, Marine Le Pen ne peut pas ne pas faire la blague: elle discute tout sourire avec Gervais, le propriétaire... d'Elysée, un taureau de race bazadaise de plus d'une tonne. 

Ce mardi, la présidente du Front national est venue au Salon de l'Agriculture de la porte de Versailles à Paris avec un message "essentiel à faire passer": les eurodéputés du FN seront "les seuls à se battre contre le traité de libre échange transatlantique" que la Commission de Bruxelles négocie actuellement avec Washington. Un traité synonyme d'"euthanasie pur et simple des agriculteurs français" face à ce qui serait "la plus vaste zone de libre échange au monde". Les élections européennes sont évidemment dans toutes les têtes. 

Au côté de Marine Le Pen se tient l'économiste Bernard Monot, cadre de la Caisse des dépôts et consignations, tête de liste depuis lundi du FN en Auvergne-Centre-Limousin, région rurale s'il en est. C'est son "baptême du feu" électoral: il travaillait jusqu'à présent dans l'ombre pour le Front national, rédigeant notamment le plan de désendettement pour la présidentielle. 

Avec Marine Le Pen également, Leif Blanc, jeune délégué national à la ruralité, à l'environnement et à l'agriculture. Lui non plus ne s'éloigne pas de la présidente. Il lui souffle les éléments de langage sur les OGM, le boeuf aux hormones ou la viande lavée à l'acide lactique qui ne manqueraient pas, selon lui, de déferler sur l'Europe en cas de signature d'un traité. 

Les deux Le Pen provoquent des bousculades

Dans leur sillage, suivent l'inévitable Wallerand de Saint-Just, candidat du FN dans le 15e arrondissement de Paris, où se tient le Salon, le compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot, et sa nièce, Marion-Maréchal Le Pen. Régulièrement appelée aux côtés de sa tante, elle fait crépiter les flashes des photographes et les smartphones des badauds - ils sont nombreux à vouloir se faire prendre en photos avec les deux femmes. Tante et nièce provoquent une véritable cohue, au milieu de laquelle les visiteurs se bousculent pour serrer une main ou claquer une bise. Quelques messages d'encouragement, aucun sifflet. 

"L'accueil est excellent, on en est même surpris, glisse Marion Maréchal Le Pen, qui en est à son deuxième Salon. Cela se vérifie d'ailleurs sur tout le territoire, les gens n'hésitent pas à serrer la main de Marine, il n'y a pas de gêne. Cela rend optimiste."  

C'est le fruit, selon elle, "d'un travail de fond sur le monde agricole, amorcé depuis la présidentielle" et qui s'est traduit dans le tour de France des oubliés et le site internet france-ruralité.fr - piloté par Leif Blanc. "L'accueil est comparable à celui qu'a reçu François Hollande le week-end dernier", confirme Bernard Martin, vice-président du comité d'organisation du salon, qui guide Marine Le Pen entre les bovins, après avoir fait de même avec le président de la République samedi. "Elle comme les autres politiques écoutent attentivement les agriculteurs. Qu'est-ce qu'ils en retiennent? Ca, c'est autre chose..." 

Protéger les races françaises

Eleveur de parthenaises, Patrice trouve qu'il a eu une "bonne discussion" avec la présidente du FN. Elle ne lui a peut-être pas parlé de ses propositions, mais au moins a-t-elle écouté sa "grande inquiétude sur le libre échange". Et il a pu lui expliquer pourquoi il a "l'impression de faire partie des derniers Mohicans" en défendant une production de qualité. Même satisfaction pour Johann, qui, poule lyonnaise en mains, a raconté comment les éleveurs amateurs se battent pour "préserver les anciennes races françaises". 

A ce discours, Marine Le Pen sait prêter l'oreille. Aux rayons fruits et légumes, elle attache une coccinelle française au revers de sa veste. "Elle mange les pucerons, elle sert donc d'insecticide plus écolo. Mais elle est attaquée par les coccinelles chinoises. Elle aussi. Vous savez, les jaunes, là..." Il est à peine midi, Marine Le Pen a prévu de rester presque toute la journée. Le temps de filer d'autres métaphores. 

 

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En visite au Salon de l'agriculture, à Paris, la présidente du Front National, Marine Le Pen, a déclaré mardi "la guerre" au traité transatlantique de libre-concurrence.

 

afp.com/Martin Bureau

"Il n'y a plus qu'un mètre qui me sépare de l'Elysée". Les pieds dans le foin, Marine Le Pen ne peut pas ne pas faire la blague: elle discute tout sourire avec Gervais, le propriétaire... d'Elysée, un taureau de race bazadaise de plus d'une tonne. 

Ce mardi, la présidente du Front national est venue au Salon de l'Agriculture de la porte de Versailles à Paris avec un message "essentiel à faire passer": les eurodéputés du FN seront "les seuls à se battre contre le traité de libre échange transatlantique" que la Commission de Bruxelles négocie actuellement avec Washington. Un traité synonyme d'"euthanasie pur et simple des agriculteurs français" face à ce qui serait "la plus vaste zone de libre échange au monde". Les élections européennes sont évidemment dans toutes les têtes. 

Au côté de Marine Le Pen se tient l'économiste Bernard Monot, cadre de la Caisse des dépôts et consignations, tête de liste depuis lundi du FN en Auvergne-Centre-Limousin, région rurale s'il en est. C'est son "baptême du feu" électoral: il travaillait jusqu'à présent dans l'ombre pour le Front national, rédigeant notamment le plan de désendettement pour la présidentielle. 

Avec Marine Le Pen également, Leif Blanc, jeune délégué national à la ruralité, à l'environnement et à l'agriculture. Lui non plus ne s'éloigne pas de la présidente. Il lui souffle les éléments de langage sur les OGM, le boeuf aux hormones ou la viande lavée à l'acide lactique qui ne manqueraient pas, selon lui, de déferler sur l'Europe en cas de signature d'un traité. 

Les deux Le Pen provoquent des bousculades

Dans leur sillage, suivent l'inévitable Wallerand de Saint-Just, candidat du FN dans le 15e arrondissement de Paris, où se tient le Salon, le compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot, et sa nièce, Marion-Maréchal Le Pen. Régulièrement appelée aux côtés de sa tante, elle fait crépiter les flashes des photographes et les smartphones des badauds - ils sont nombreux à vouloir se faire prendre en photos avec les deux femmes. Tante et nièce provoquent une véritable cohue, au milieu de laquelle les visiteurs se bousculent pour serrer une main ou claquer une bise. Quelques messages d'encouragement, aucun sifflet. 

"L'accueil est excellent, on en est même surpris, glisse Marion Maréchal Le Pen, qui en est à son deuxième Salon. Cela se vérifie d'ailleurs sur tout le territoire, les gens n'hésitent pas à serrer la main de Marine, il n'y a pas de gêne. Cela rend optimiste."  

C'est le fruit, selon elle, "d'un travail de fond sur le monde agricole, amorcé depuis la présidentielle" et qui s'est traduit dans le tour de France des oubliés et le site internet france-ruralité.fr - piloté par Leif Blanc. "L'accueil est comparable à celui qu'a reçu François Hollande le week-end dernier", confirme Bernard Martin, vice-président du comité d'organisation du salon, qui guide Marine Le Pen entre les bovins, après avoir fait de même avec le président de la République samedi. "Elle comme les autres politiques écoutent attentivement les agriculteurs. Qu'est-ce qu'ils en retiennent? Ca, c'est autre chose..." 

Protéger les races françaises

Eleveur de parthenaises, Patrice trouve qu'il a eu une "bonne discussion" avec la présidente du FN. Elle ne lui a peut-être pas parlé de ses propositions, mais au moins a-t-elle écouté sa "grande inquiétude sur le libre échange". Et il a pu lui expliquer pourquoi il a "l'impression de faire partie des derniers Mohicans" en défendant une production de qualité. Même satisfaction pour Johann, qui, poule lyonnaise en mains, a raconté comment les éleveurs amateurs se battent pour "préserver les anciennes races françaises". 

A ce discours, Marine Le Pen sait prêter l'oreille. Aux rayons fruits et légumes, elle attache une coccinelle française au revers de sa veste. "Elle mange les pucerons, elle sert donc d'insecticide plus écolo. Mais elle est attaquée par les coccinelles chinoises. Elle aussi. Vous savez, les jaunes, là..." Il est à peine midi, Marine Le Pen a prévu de rester presque toute la journée. Le temps de filer d'autres métaphores. 

 

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03:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

La phrase du jour

« Si l'homme féconde la femme physiologiquement, celle-ci, du point de vue intellectuel, le lui rend bien.  »

Léon Daudet   (1867-1942)               

Extrait de La Femme et l'amour

03:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

En Crimée, bastion prorusse : « Kiev a été prise par des fascistes »

 

LE MONDE | 25.02.2014 à 11h07 • Mis à jour le 25.02.2014 à 16h06 | Par Louis Imbert (Sebastopol, envoyé spécial)

          

 

 

Manifestation contre le "fascisme" dans la ville industrielle de Sébastopol dans l'est russophone de l'Ukraine, le 23 février, après la nomination d'un nouveau chef de l'Etat par intérim pour succéder à Viktor Ianoukovitch.  

Sur la place de la mairie de Sébastopol, le grand port de Crimée dans l'est russophone de l'Ukraine, lundi 24 février, un colosse blond au visage rougi, essoufflé, pantelant, fend la foule. « Où est-ce qu'on s'inscrit pour la milice ? » demande-t-il. On indique à Alexeï Nitchik un stand où on s'enregistre prestement dans les brigades d'autodéfense créées ici samedi 22 février pour « défendre la ville », en miroir inversé de celles de Kiev et de l'ouest révolutionnaire.

Alors que l'Ukraine n'a pas encore de premier ministre, que l'autorité du pouvoir central reste à s'affirmer, un vide politique s'est creusé dans les provinces de l'Est. A Sébastopol, peuplée en majorité de Russes et atterrée par le « coup d'Etat » de Kiev, une foule a pris l'hôtel de ville lundi, quelques heures après que M. Nitchik a rejoint la milice. Elle y a forcé l'installation d'un nouveau maire lundi soir. La police de la ville, à peine visible autour de la foule, a laissé faire.

Le précédent maire de Sébastopol avait démissionné et quitté la ville après la débandade du pouvoir central. Son poste est sensible. La ville abrite la flotte de la mer Noire de l'armée russe. L'un des premiers gestes de M. Ianoukovitch après son arrivée au pouvoir, en 2010, avait été d'en renouveler le bail, qui court jusqu'en 2042. Pour ces raisons, le principal administrateur de Sébastopol n'est pas élu par ses habitants, mais nommé directement par la présidence.

« KIEV A ÉTÉ PRISE PAR DES GROUPES FASCISTES »

Or, de présidence « il n'y en a plus », déclarait lundi devant la mairie, Guennadi Bassov, patron du Bloc russe (Rousski Blok), un groupe radical qui milite pour le rattachement de la Crimée à la Russie, et qui trouve dans les événements actuels une audience inédite. « Kiev a été prise par des groupes fascistes, des gens en armes qui sont déjà arrivés à Kharkiv et à Donetsk », les grandes villes de l'Est, « et qui viendront chez nous si nous ne faisons rien », prévient-il.

Ce discours fait écho aux prises de position de Moscou, lundi 24 février, après le rappel de son ambassadeur à Kiev. Vladimir Poutine est resté muet sur l'Ukraine. Mais les autres messages, vers l'intérieur et l'extérieur, étaient limpides. A Moscou, sept manifestants ont été condamnés à des peines allant jusqu'à quatre ans de prison, pour avoir protesté la veille de l'investiture du président russe, le 6 mai 2012. Poutine a laissé le premier ministre, Dmitri Medvedev, exprimer les « doutes sérieux » de Moscou sur la légitimité du pouvoir central à Kiev. « Si on considère que des gens qui se baladent dans Kiev avec des masques et des kalachnikovs sont le gouvernement, alors il nous sera difficile de travailler avec un tel gouvernement », a-t- il dit.

Lire aussi : L'UE se mobilise pour éviter la faillite de l'Ukraine

Cette déclaration, à Sébastopol, a suscité un grondement de soulagement parmi les manifestants. Mais derrière les déclarations outrées des responsables russes, la position du Kremlin semble retenue. De la butte qui domine le centre-ville de Sébastopol, où siège une partie de l'état-major de la flotte russe, pas un bruit n'a filtré lundi, alors que la ville se rebellait contre les autorités de Kiev.

La rébellion, le conseiller municipal Guennadi Bassov et quelques autres l'ont lancée samedi, sur la place de l'Amiral-Nakhimov, défenseur de la ville durant le siège franco-britannique de la guerre de Crimée. Quelque 3 000 personnes ont accueilli en héros un groupe de Berkout (forces antiémeutes), revenus défaits de la bataille de Kiev. Dimanche, une dizaine de milliers de personnes s'y rassemblaient de nouveau. Des brigades d'autodéfense ont été formées. La foule a élu à main levée son nouveau maire.

UN MAIRE ÉLU À MAIN LEVÉE

L'élu est un industriel originaire de la ville, Alexeï Tchaly. L'homme réside à Moscou, où il a établi le siège de sa compagnie, Tavrida Electrics, spécialisée dans l'outillage électrique et active dans une vingtaine de pays. Sa première intervention politique remarquée en Crimée remonte à fin novembre 2013. Il louait alors la décision de Viktor Ianoukovitch de renoncer à signer l'accord d'association avec l'Union européenne pour se rapprocher de la Russie, qui sans cela, disait-il, eut fermé son marché aux industries de Crimée.

Lire notre reportage : Les Ukrainiens russophones remettent l'uniforme de l'Armée rouge

Son élection par une foule en colère n'a rien de légal, mais l'occupation par les manifestants anti-Ianoukovitch des bâtiments administratifs de Lviv, à l'ouest, en réplique sismique de Maïdan, ne l'était guère plus. Le lendemain, M. Tchaly parlementait donc avec les fonctionnaires de la mairie, afin d'établir son autorité. Guennadi Bassov, lui, barrait la porte du bâtiment avec une centaine d'hommes. Il y avait là quelques « loups gris », ces motards avec lesquels s'affiche volontiers le président russe Vladimir Poutine, très actifs en Crimée.

« Les nationalistes ukrainiens vont tout faire pour effacer notre culture, notre histoire », estime Galena Pirojenko, libraire en centre-ville et venue attendre, sous les fenêtres du conseil municipal, que les élus se prononcent sur la candidature de M. Tchaly. Mme Pirojenko, 57 ans, ne vend que des livres russes – elle estime que personne n'aurait l'idée ici de lui acheter un ouvrage en ukrainien. Elle n'a pas supporté de voir le Parlement abolir, samedi, la loi sur les langues régionales, qui accordait au russe un statut de langue officielle dans l'Est et le Sud. « Nous étions un grand peuple. Aujourd'hui nos enfants sont déjà à moitié illettrés, ils parlent mal le russe », se désole-t-elle.

Comme l'est industriel et russophone de l'Ukraine, la Crimée ne craint pas la domination russe : elle existe simplement. Les Russes représentent ici quelque 60 % de la population, pour 2 millions d'habitants. Les Russes, implantés dans la région depuis le règne de Catherine II, représentent ici quelque 60% de la population, pour 2 millions d'habitants. Alors, quand Galena Pirojenko veut expliquer sa peur, immense, de la révolution de Kiev, ses nuits passées sur Internet à zapper des images d'émeutes diffusées par les télévisions russes à celles des chaînes ukrainiennes, ses journées accrochées au poste, dans sa librairie, à la radio Svoboda (Radio Free Europe), elle parle d'abord d'histoire. Du « cadeau » fait par Nikita Khrouchtchev, de la Crimée russe à l'Ukraine en 1954. Du refus de Boris Eltsine de reprendre la péninsule après l'éclatement du bloc soviétique. Des « vingt ans d'humiliations » subies depuis.

LA CRAINTE DU DÉSORDRE

Cependant, parmi ces manifestants, c'est plus la crainte des désordres qu'on évoque qu'un désir de retour dans le giron de la Russie, porteur d'infinies complications. C'est le cas pour Vladimir Martinienko, 63 ans, ancien responsable du Parti communiste local et possesseur depuis 1991 de 5 hectares de terres à Sébastopol. M. Martinienko avait commencé à y construire une zone industrielle. Il dit avoir été victime d'un raid, téléguidé par un fonctionnaire du Parlement de Kiev, qui l'a forcé à céder le lieu, quelques années plus tard, sous la menace de « petites frappes » armées. Après treize ans de batailles en justice, M. Martinienko a récupéré son bien en 2011. « La justice avait recommencé à fonctionner sous Ianoukovitch », se félicite-t-il. Il n'avait besoin que d'investisseurs, disposait de bons appuis. Et voilà que la révolution lui est tombée sur la tête. Il manifestait dimanche pour M. Tchaly et « la stabilité ».

Lundi soir, il a fallu tordre le bras des conseillers municipaux pour obtenir cela. Certains, par crainte de Kiev, par légalisme, avaient refusé de voter l'investiture. Ils ont été sommés par la foule, plusieurs milliers de personnes à peine encadrées par quelques policiers en fin de journée, de voter de nouveau. Ils ont plié. Entre-temps, des officiers de police avaient commencé à patrouiller dans le centre-ville, à bonne distance de la mairie.

 

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Ukraine: au téléphone avec Poutine, Hollande insiste sur une "transition pacifique"

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L'ex-opposition, désormais aux manettes en Ukraine, traite déjà les dossiers chauds. Un mandat d'arrêt pour «meurtre de masse» de civils contre le déchu Viktor Ianoukovitch, porté disparu depuis samedi, a été lancé par un ministre provisoire de l'Intérieur.

 

 

Les rumeurs vont bon train. L'une d'elles insinue qu'il aurait embarqué à bord d'un navire militaire russe à Sébastopol, selon le «Spiegel» qui n'accrédite pas particulièrement cette thèse. Le devrait nommer mardi un Premier ministre et un de transition, sur fond d'échanges diplomatiques avec les Occidentaux à Kiev. 

Les Finances ont, pour leur part, annoncé que l'Ukraine, menacée par un défaut de paiement, pourrait avoir besoin de 35 milliards de dollars (environ 26,5 milliards d'euros) d'ici les deux prochaines années. De son côté, la Russie refuse de reconnaître la légitimité du nouveau pouvoir et en menace le pays de mesures de rétorsions économiques.

Face à Poutine, Hollande prône un «gouvernement de large rassemblement». Dans un entretien téléphonique, François Hollande a insisté lundi auprès du président russe Vladimir Poutine sur «la nécessité d'une transition pacifique» en Ukraine et «l'importance de veiller à l'unité et à l'intégrité territoriale du pays».  Il a aussi souligné que «la formation attendue d'un gouvernement de large rassemblement doit permettre d'organiser l'élection présidentielle et d'engager les réformes indispensables» dans ce pays. «Tout doit être fait pour qu'une aide financière soit apportée dans cette période difficile à l'Ukraine pour accompagner la modernisation économique», a-t-il poursuivi. «L'Union européenne et la Russie doivent travailler ensemble en ce sens», a demandé François Hollande qui a convenu avec Vladimir Poutine de «poursuivre leur consultations».

Timochenko partira se faire soigner en Allemagne
Comme le lui avait proposé la chancelière Merkel, Ioulia Timochenko partira  se faire soigner en Allemagne, a annoncé lundi son parti (le Parti de la Patrie) sur son site internet, deux jours après sa libération. Elle sera traitée au mois de mars, à l'hôpital de la Charité à Berlin, selon le «Spiegel».  Egérie de la Révolution orange de 2004 et ex-Premier ministre, qui souffre de hernies discales, était apparue en fauteuil roulant après sa libération surprise samedi. Angela Merkel lui a demandé samedi d'œuvrer «pour la cohésion du pays y compris avec avec les habitants de l'Est ukrainien».



Ashton, arrivée à Kiev, précède l'Américain Burns et le Britannique Hague. La haute représentante de la diplomatie européenne, Catherine Ashton  a rencontré lundi dans l'après-midi le président par intérim Olexandre Tourtchinov et s'est rendue sur le Maïdan pour y déposer des fleurs à la mémoire des 82 tués lors des violences de la semaine dernière.  Le numéro deux de la diplomatie américaine, William Burns, est attendu à Kiev mardi. Il sera accompagné de représentants du Trésor américain, lesquels «travailleront de concert avec des partenaires comme l'UE et le FMI pour discuter d'un soutien financier nécessaire» à l'Ukraine, selon le département d'Etat. La Maison Blanche s'est abstenue lundi de qualifier Olexandre Tourtchinov de président légitime a appelé à la formation d'un gouvernement de techniciens pour assurer l'intérim jusqu'à des élections. Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, se rendra «sous peu» en Ukraine, un pays qui a un «besoin urgent d'une aide financière» pour éviter une possible faillite.


Bruxelles réservé
La perspective d'une pleine intégration de l'Ukraine à l'Union européenne n'est pas à l'ordre du jour, Bruxelles, se contentant de raviver, sous conditions, l'accord de commerce et d'investissement toujours sur la table, que le gouvernement ukrainien n'avait pas ratifié en novembre et qui entraîné la révolte que l'on sait.  A peine le sentiment d'empathie pour les manifestants pro-européens ukrainiens passé, le réalisme a repris ses droits. Le ministre allemand des affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a ainsi résumé: «Une Ukraine en faillite serait un poids trop lourd, aussi bien pour son grand voisin de l'est (la Russie, ndlr) que pour l'UE». Si plusieurs Etats membres, surtout à l'est du continent - Pologne, Roumanie - sont favorables à l'intégration de l'Ukraine dans le giron européen, beaucoup d'autres dont la France, les Pays-Bas et l'Allemagne sont vent debout contre tout nouvel élargissement.
Le ministre grec des Affaires étrangères, Evangelos Venizelos, dont le pays préside actuellement l'Union européenne, s'est dit lundi favorable à l'organisation d'une conférence internationale : «Il faut éviter une guerre civile, il faut éviter l'effondrement financier et économique du pays, et il faut organiser une conférence internationale pour éviter la faillite de l'Ukraine».



Eviter la partition. A l'instar de l'Union européenne et des  Etats-Unis, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé lundi à «préserver l'unité et l'intégrité territoriale» de l'Ukraine et a dépêché un de ses conseillers à Kiev. Les pays du groupe de Visegrad (République tchèque, Hongrie, Pologne et Slovaquie) sont «fortement attachés au maintien de la souveraineté, de l'indépendance, de l'unité et de l'intégrité territoriale» du pays, ont souligné leurs chefs de la diplomatie réunis à Budapest. La communauté internationale redoute que la crise des derniers mois n'ait encore creusé le fossé entre l'est du pays russophone et russophile, majoritaire, et l'ouest nationaliste et ukrainophone. Sur le terrain cependant, les régions plus proches de Moscou ne montrent pas de signes exprimant une volonté faire sécession. L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a nommé un envoyé spécial pour l'Ukraine et proposé de créer un Groupe de contact international pour gérer cette «période de transition».

Moscou conteste la légitimité du nouveau pouvoir. La Russie a dénoncé aujourd'hui la tendance «dictatoriale et les méthodes terroristes» ainsi que les mesures «anti-russes» prises par Kiev en Ukraine. Pour Moscou, la légitimité des organes du nouveau pouvoir en Ukraine suscite «de sérieux doutes», a estimé le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev. «Si on considère que des gens qui se baladent dans Kiev en masques noirs et avec des kalachnikovs sont le gouvernement, alors il nous sera difficile de travailler avec un tel gouvernement», a-t-il ajouté, qualifiant d'«aberration», la reconnaissance du nouveau pouvoir par les Occidentaux. «Je ne sais pas quelle Constitution ils ont lue, mais il me semble que c'est une aberration de considérer comme légitime ce qui est en fait le résultat d'une révolte», a-t-il dit.
Pour Laurent Fabius, il n'y a «pas de temps à perdre» pour aider financièrement l'Ukraine car «il n'y a plus d'argent dans les caisses». A cet égard, «il y a ce qu'a promis la Russie, et il est souhaitable que nos partenaires et amis russes puissent continuer à apporter leur soutien» économique, a insisté le chef de la diplomatie française.

Les premières menaces de la Russie. Moscou augmentera les droits de douane sur les importations en provenance d'Ukraine si Kiev se rapproche de l'Union européenne, a prévenu le ministre russe de l'Economie dans un entretien paru lundi en Allemagne. «Nous disons à l'Ukraine : bien sûr vous avez le droit de choisir votre voie», a déclaré Alexeï Oulioukaev dans les colonnes du quotidien des affaires «Handelsblatt», au sujet de l'accord d'association envisagé par Kiev avec l'UE. «Mais dans ce cas nous nous verrons dans l'obligation d'augmenter les droits de douane à l'importation».

 

Le pays au bord du «précipice» financier. Le ministre des Finances par intérim Iouri Kolobov a annoncé que «l'aide macroéconomique dont a besoin l'Ukraine peut atteindre 35 milliards de dollars en 2014-2015». «Nous avons proposé à nos partenaires occidentaux d'organiser une grande conférence internationale de donateurs», a déclaré le ministre dans un communiqué. «Nous avons demandé à nos partenaires occidentaux (Pologne, Etats-Unis) l'octroi d'un crédit d'ici une semaine ou deux», a-t-il souligné sans préciser le montant du crédit demandé.

«L'Ukraine est en train de glisser dans le précipice, elle est au bord d'un défaut de paiement», avait prévenu dimanche le président par intérim Olexandre Tourtchinov, dénonçant la gestion de Ianoukovitch et de son Premier ministre, Mykola Azarov, qui, selon lui, ont «ruiné le pays». L'Union européenne se tient prête à aider l'Ukraine à honorer ses engagements financiers, sous forme de prêts «notamment via le Fonds monétaire international, et à négocier son tournant politique, a indiqué lundi le ministre britannique des Finances, George Osborne.




La traque du président déchu. Porté disparu depuis samedi, le président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour «meurtres de masse» de civils, a déclaré lundi le ministre de l'Intérieur par intérim Arsen Avakov sur son compte Facebook. «Une enquête criminelle a été ouverte pour meurtre de masse de civils à l'encontre de Ianoukovitch et de plusieurs autres fonctionnaires. Un mandat d'arrêt est lancé contre eux», a souligné le ministre. Des documents potentiellement explosifs détaillant un système de pots-de-vin organisé et une liste de journalistes à surveiller ont par ailleurs été découverts dans la très luxueuse résidence du chef de l'état déchu, dans la banlieue de Kiev.

Le Parisien - 25 02 14

 

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Il faut faire impliquer la Russie dans la recherche des moyens de sortie de la crise en Ukraine (Fabius)

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Par La Voix de la Russie | La Russie devrait être impliquée dans la recherche des moyens de sortie de la crise en Ukraine, a indiqué ce mardi le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, s’exprimant lors d’une séance à l'Assemblée nationale.

Répondant aux questions des députés, le chef du ministère français des Affaires étrangères a mis en garde contre l’opposition des différentes parties.

« L'Ukraine ne fait pas partie de l'UE, mais elle fait partie de l'Europe », a indiqué Laurent Fabius.

Toutefois, le ministre a précisé que l’UE devrait rechercher les moyens de sortie de la crise ukrainienne en collaboration avec Moscou.

« Nous avons besoin de coopérer avec la Russie », a ajouté le ministre français des Affaires étrangères.

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Manuel Valls "perd ses nerfs" avec Claude Goasguen !


Manuel Valls: "M. Goasguen, vous en venez, vous... par BFMTV

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25/02/2014

Alexandre Soljenitsyne - L'archipel du goulag - Extraits

http://www.lankaart.org/article-alexandre-soljenitsyne-l-...

"La nature humaine, si elle évolue, ce n'est guère plus vite que le profil géologique de la terre".

Lire ou relire la suite...

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Industrie de l'alimentation: six très longues minutes (vidéo)

http://fr.novopress.info/157620/industrie-lalimentation-6...

A regarder tout de même... même si on a envie de vomir...

 

 

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Passage en force sur la PMA pour les lesbiennes

« Je suis déjà depuis suffisamment longtemps en politique pour savoir que le plus court chemin n’est pas forcément la ligne droite. »
Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la destruction de la famille

Christiane TaubiraSelon RMC, le ministère de la Justice prépare une note visant à permettre l’adoption par des lesbiennes d’enfants nés par P.M.A. à l’étranger. Ce document indiquera aux juges la manière dont ils doivent interpréter le texte de la loi autorisant ledit « mariage » homosexuel.

On notera que le terrain est préparé par la « grande » presse qui multiplie les articles sur les « injustices » dont seraient victimes les homosexuels qui souhaitent adopter après avoir contourné la loi française en pratiquant des P.M.A. à l’étranger. Le Monde note ainsi la « grande disparité dans les pratiques des tribunaux«

NOUVELLES DE FRANCE

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Kissinger : "Poutine pense que l’Ukraine est une répétition de ce que nous aimerions faire à Moscou"

 

Le politologue et diplomate américain Henry Kissinger a donné une interview à CNN le 1er Février 2014, dans laquelle il affirmait que les événements en Ukraine avaient été très nerveusement perçus à Moscou et que Vladimir Poutine est convaincu qu’il s’agit d’une répétition générale de ce que les Etats-Unis aimeraient faire en Russie.

 

Henry Kissinger a été conseiller à la Défense et secrétaire d’Etat sous Richard Nixon. Il est actuellement le fondateur et le président de Kissinger Associates, une entreprise de conseil en relations internationales, qui a pour clients des firmes multinationales qu’elle assiste dans leurs négociations de contrats commerciaux avec des États.

Sources : CNN / Youtube / Le JDS

18:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

Vers une deuxième grande mosquée (municipale) à Colombes

24 février 2014

 Le conseil municipal de Colombes a voté une délibération par laquelle il met à la disposition des musulmans, pour 1 euro par an, un terrain dont la valeur est estimée à 4 millions d’euros (et sa valeur locative à 20.000 € par an).

Un riverain de ce terrain est l’église copte, qui espérait pouvoir s’agrandir…

Colombes, c’est comme en Egypte…

Le blog d'Yves Daoudal

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La Russie envoie des troupes en Crimée

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La marine russe a confirmé le déploiement de marines à Sébastopol, en Crimée. Le déploiement des troupes en Ukraine a débuté le 23 Février.

La Russie a également confirmé qu’un grand navire de débarquement, le Nikolay Filchenkov, de la flotte de la mer Noire de la Fédération de Russie basés à Temryuk (Russie), a envoyé plusieurs centaines d’hommes. Le Filchenkov a également livré dix BTR-80 et 80 véhicules blindés, selon le site internet de la Marine.

Quatre "Iliouchine Il-76", ont assuré les transports aériens de ce week-end depuis une base aérienne près de Moscou, dont notamment le transport de forces spéciales aéroportées pour la ville d’Anapa, au bord de la Mer Noire. Six hélicoptères de transport Mil MI-8 ont également été envoyés.

Selon le journal russe Izvestia, quatre navires de la ville russe de Kubinka, avec à leur bord un régiment de troupes spéciales, se dirigent actuellement vers la ville de Sébastopol.

 

Au cours du soulèvement de Kiev la semaine dernière, la Russie a discrètement envoyé l’un des principaux conseillers de Poutine, Vladislav Sourkov, pour rencontrer le dirigeant de Crimée Anatoly Mogilev, le Président législatif de Crimée Vladimir Konstantinov, et le gouverneur de Sébastopol Vladimir Yatsuboi. Des réunions ont également eu lieu à Moscou avec Sergueï Narychkine, président de la Douma d’Etat de Russie.

Le 20 Février, un fonctionnaire non identifié du gouvernement russe a déclaré au Financial Times que la Russie est prête à aller jusqu’à la guerre pour la Crimée.

"Si l’Ukraine se brise, cela déclenchera une guerre", aurait-il déclaré. "Ils vont tout d’abord perdre la Crimée, parce que nous nous y rendrons et nous la protégerons, comme nous l’avons fait en Géorgie."

Sources : Flot.com / Financial Times / Izvestia / Youtube / Le JDS

 

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24/02/2014

Journal hebdomadaire de la Voix de la Russie - 23 02 14

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La Russie ne reconnaît pas la légitimité du nouveau pouvoir en Ukraine

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Le Premier ministre russe Dimitri Medvedev a remis en cause la légitimité du nouveau pouvoir en Ukraine après la destitution du président Viktor Ianoukovitch et estimé que le reconnaître comme le font certains Occidentaux était une aberration.

Premier dirigeant russe à s’exprimer publiquement sur la chute du président Viktor Ianoukovitch et l’arrivée au pouvoir de l’opposition, M. Medvedev a jugé que la légitimité des organes du pouvoir dans l’ex-république soviétique suscitait de sérieux doutes.

"Strictement parlant, aujourd’hui nous n’avons personne avec qui parler. La légitimité de toute une série d’organes du pouvoir là-bas suscite de sérieux doutes", a-t-il dit, cité par les agences russes.

"Si on considère que des gens qui se baladent dans Kiev avec des masques noirs et des kalachnikovs sont le gouvernement, alors il nous sera difficile de travailler avec un tel gouvernement", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a, par ailleurs, fustigé l’attitude des Occidentaux face au nouveau pouvoir.

"Certains de nos partenaires occidentaux considèrent qu’il est légitime. Je ne sais pas quelle Constitution ils ont lue, mais il me semble que c’est une aberration de considérer comme légitime ce qui est en fait le résultat d’une révolte", a-t-il dit.

L’Union européenne, la Pologne, la France et l’Allemagne, ainsi que les Etats-Unis ont reconnu les décisions du Parlement ukrainien qui a destitué M. Ianoukovitch et élu un président par intérim.

Interrogé sur le rappel à Moscou de l’ambassadeur en Ukraine pour des consultations, il a expliqué que cela avait été fait car la situation sur le terrain n’était pas claire.

"Nous ne comprenons pas ce qui se passe là-bas, il y a une véritable menace pour nos intérêts, la vie et la santé de nos citoyens", a-t-il dit.

Concernant les accords économiques signés entre l’Ukraine et la Russie, il a indiqué qu’ils seraient mis en oeuvre, tout en émettant des nuances et évoquant seulement des accords juridiquement contraignants.

"Les accords qui sont juridiquement contraignants seront exécutés. Nous ne coopérons pas avec des gens concrets, des personnalités concrètes, il s’agit de relations entre gouvernements", a-t-il déclaré.

"Nous sommes des voisins, des États proches et nous ne pouvons pas faire l’un sans l’autre", a-t-il souligné.

Evoquant l’accord sur le gaz signé en décembre et qui prévoit une forte baisse des prix du gaz vendu par Moscou à Kiev, M. Medvedev a utilisé une formule équivoque.

"Les décisions dans le domaine gazier qui ont été prises ont des délais concrets de mise en oeuvre. Ce qu’il adviendra une fois que ces délais auront expiré sera à discuter avec les dirigeants des entreprises ukrainiennes et le gouvernement ukrainien, si un jour il y en a un", a-t-il dit.

Jusqu’à présent, seul le ministère des Affaires étrangères s’était exprimé sur l’Ukraine, fustigeant l’opposition et une menace sur la souveraineté de l’Ukraine.

Le président russe Vladimir Poutine a pour l’heure gardé le silence sur ce dossier.

E&R

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Censure du meeting de Laurent Louis à Bruxelles

 

23 février 2014

Triste jour pour la « démocratie » en Belgique. Alors que le député belge Laurent Louis organisait son deuxième meeting politique du mouvement « Debout les Belges ! » pour les prochaines échéances électorales de 2014, avec pour invité de prestige l’essayiste français Pierre Hillard, le mouvement s’est vu empêché de rentrer dans la salle Lumen à Bruxelles.

En effet, les propriétaires de la salle – où Laurent Louis a déjà fait son premier meeting sans aucun débordement – ont décidé de résilier unilatéralement le contrat entre les deux parties. Une vingtaine de policiers étaient présents sur les lieux afin de faire diriger la foule réunie en masse (environ 450 réservations pour ce meeting) vers la place Flagey. Le député belge aura d’ailleurs l’occasion de faire un bref discours concernant la censure qu’il subit et les enjeux auxquels le peuple belge devra faire face dans les années à venir.

E&R

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Idéologie ou concorde nationale, il faut choisir…

 

pantheon paris

« Toute guerre civile introduit l’étranger dans les affaires d’un pays » notait Jacques Bainville. Une  remarque qui s’applique  aussi bien au  terrible conflit qui ravage la Syrie  qu’aux  soubresauts violents qui ont agité ces dernières semaines une Ukraine rongée par la corruption, nouveaux lieux d’affrontements géopolitiques entre les Etats-Unis et une Russie en pleine renaissance… Esprit de guerre civile qui appartient à la mythologie d’une gauche française d’essence totalitaire et qu’elle ne parvient pas toujours à dissimuler.  « En deux ans, 84 nouvelles taxes ont été créées. Les Français ont été jetés dans la détresse. Et je conseille aux Français de mettre leur ciré car après les Européennes cela va tomber comme à Gravelotte. Le gouvernement cache de futures hausses d’impôts. »  Cet avertissement de Marine Le Pen, formulé  hier soir  lors du débat RTL-LCI l’opposant  à Arnaud Montebourg, attire l’attention sur une duplicité qui irrigue de nombreux aspects de la tortueuse politique gouvernementale. Notamment dans sa gestion/instrumentalisation de l’extrême gauche (baptisée ultra-gauche dans les médias…), dont les milices sont  utilisées (protégées par Manuel Valls avancent certains)  contre le FN pour l’entourer d’un climat de violence  anxiogène. Militants antifas qui se sont encore  livrés à de nombreux saccages  à Nantes samedi. Cette fois  lors de la  manifestation soutenue avec enthousiasme par le ministre EELV Cécile Duflot contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes… soutenu à bout de bras par le Premier ministre  Jean-Marc  Ayrault.

 Duplicité qui émaille aussi l’annonce par  François Hollande,  vendredi  au  Mont-Valérien à Suresnes (Hauts-de-Seine), et en présence de ministres, de  Lionel Jospin, Robert Badinter, Harlem Désir,  du  transfert  au Panthéon des cendres de quatre « grandes figures » incarnant  «l’esprit de Résistance». Comme nous le pronostiquions  en février 2013, Stéphane Hessel est écarté du Panthéon mais deux femmes et deux hommes, selon « l’esprit de parité »,  devraient  y faire leur entrée  le 27 mai 2015, lors de la Journée nationale de la Résistance.

 En l’espèce deux humanistes Germaine Tillion et  Geneviève de Gaulle-Anthonioz  toutes deux résistantes authentiques, toutes deux  déportées à Ravensbrück,  Pierre Brossolette au courage indéniable,  homme de gauche, franc-maçon, membre de Conseil  National de la Résistance, proche de Jean Moulin,  qui se défenestra  le 22 mars 1944 pour être certain de ne pas dénoncer ses camarades ,   et Jean Zay, ministre de l’Éducation du Front populaire, abattu  en juin 1944 par des miliciens.

 «Deux femmes et deux hommes qui ont incarné les valeurs de la France quand elle était à terre» et «autant d’exemples pour la nation», a dit François Hollande ce 21 février, date qui ne fut pas choisi au hasard mais aussi pour des raisons idéologiques. C’est en effet celle  du soixante-dixième anniversaire de l’exécution de 22 membres   du  controversé  groupe communiste FTP-Moi dit  Manouchian, qui regroupait  « immigrés » et « apatrides ».

 Ces derniers auraient été  dénoncés   par un agent de Moscou, Jean Jérôme,  qui  aurait volontairement livré aux Allemands le groupe suspect de déviationnisme  trotskiste, selon la thèse émise par Philippe Robrieux dans son Histoire intérieure du parti communiste. Un ouvrage qui rejoint les interrogations douloureuses de  Mélinée Manoukian dans son livre « Manoukian »  mais ceci est une autre histoire….

 Bref , contrairement à ce qu’ont annoncé un certain nombre de chroniqueurs, M. Hollande est  ici une nouvelle fois non pas dans le  dépassement des clivages, pour célébrer en cette période de  crise aiguë,  la «Résistance » et le «l’esprit de  sacrifice »,   mais bien dans l’idéologie. Celle là même  qui conduit ce gouvernement à célébrer encore et toujours  les heures les plus sombres qui ont suivi la défaite de 40. Et ce constate Bruno Gollnisch ,   alors que la France  commémore officiellement  cette année le centenaire de la cataclysmique  première  guerre  mondiale, jusqu’alors bien  absente du devoir de mémoire!

 Idéologie qui conduit aussi à taire le fait que la Résistance  fut très largement menée  sur le terrain  par des hommes et des femmes appartenant  à la droite nationaliste (lire à ce sujet notamment la remarquable « Histoire critique de la Résistance » de  Dominique Venner), à cette « extrême droite » honnie par  le Système. Idéologie qui  fait   entrer a contrario  au Panthéon, et comme le réclame officiellement le Grand Orient depuis  2007,  le ministre de  Léon Blum,  Jean Zay, auquel M.  Hollande avait rendu hommage le  jour de son investiture à l’Élysée en mai 2012, comme incarnation de  « la République », de « l’école de la République»,de la  «la laïcité»…

 Or, estime Paul Véglio sur le site Boulevard Voltaire, « Agnès de La Barre de Nanteuil,  ardente patriote, chrétienne exemplaire, chef scout et authentique résistante (…) officier du deuxième bureau de l’état-major départemental de l’Armée secrète », «  tuée en 1944 dans un train de déportés » à l’âge de 22 ans, « aurait mieux mérité que Jean Zay » d’entrer au Panthéon.

 Agnès de La Barre de Nanteuil ,  médaillée  de la Résistance et de la  Légion d’honneur à titre posthume,  « marraine de la XXVIe promotion de l’École militaire de Saint-Cyr-Coëtquidan (2002) «  est, avec Jeanne d’Arc, la seule femme à avoir donné son nom à une promotion de cette prestigieuse école d’officiers ». A  l’âge ou elle  s’engageait dans la résistance, Jean Zay lui, crachait sur le drapeau français. Mais contrairement à ce dernier «  aucune école publique  (ne porte le  nom d’Agnès de La Barre de Nanteuil) puisqu’elle n’était pas une résistante communiste ou athée ». A contrario, 150 établissements scolaires  ( !) porte le nom de M. Zay, tout comme  la promotion 2012-2013 de l’ ENA tandis qu’ il y a  cinq ans, la fondation maçonnique du Grand Orient de France a  crée à Sciences Po Bordeaux, une  chaire Jean Zay. 

 Dans son très médiocre  poème  Le Drapeau   écrit en 1924 à l’âge de vingt ans,  Jean Zay fustigeait  en effet celui-ci, «cette immonde petite guenille », « terrible morceau de drap coulé à ta hampe, je te hais férocement »,  « je te hais dans l’âme »,  « tu es pour moi de la race vile des torche-culs » écrivait-il notamment .

 Si le traumatisme suscité par  la  boucherie de 14-18 a suscité une forte  réaction antimilitariste,  et beaucoup  plus largement   un fort  attachement vaille que vaille au maintien de la paix -les pacifistes issus de la gauche furent d’ailleurs nombreux en 40  à soutenir le Maréchal Pétain  et Vichy…- Jean Zay fut surtout   un  militant radical-socialiste,   franc-maçon comme il se doit  (loge Etienne Dolet du Grand Orient).

 Benjamin de l’Assemblée  nationale, élu à 27 ans, ministre très dynamique non sans mérites parfois (notamment lors de son passage au ministère des  Beaux-Arts), Jean Zay fut beaucoup de choses mais certainement  pas un modèle de  résistant, malgré sa fin tragique.

 En juin 1940  il quitta  l’armée sans « l’accord de ses supérieurs », comme cela  a été pourtant  asséné dans   la légende dorée que constitue  sa biographie officielle,  pour gagner le Maroc sur le Massilia  en compagnie  de Mendès-France, Daladier, Mandel  et une vingtaine d’ autres  parlementaires – le  récit qu’en fait l’historien Jacques  Benoist-Méchin dans « Soixante jours qui ébranlèrent l’occident »  est très éclairant…. Il est arrêté le 15 août pour désertion, condamné à la déportation à vie et à la dégradation militaire. Les radicaux-socialistes ralliés à Philippe Pétain ont certainement usé alors  de leur  influence car  sa peine sera finalement  commuée en  peine de prison à Clermont-Ferrand,  jusqu’à son assassinat le 20 juin 1944.

 Rallié lui aussi à Vichy, décoré de la francisque avant de rejoindre opportunément la Résistance en 43,  François Mitterrand fut le premier chef d’Etat à rendre officiellement  hommage à Jean Zay à Orléans en 1994. Mais sans aller jusqu’à le « panthéoniser ». Un sens de la mesure, et il suffisait encore hier soir d’entendre les âneries professées par M Montebourg face à Marine hier soir pour s’en convaincre, qui  décidément,  a définitivement  abandonné les  socialistes depuis la disparition du très madré Mitterrand. Lui  au moins savait souvent  se tenir et  à quoi s’en tenir…

Bruno Gollnisch

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