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Blog - Page 871

  • Quand Fabius rend hommage au général Giap

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    Posté le 9 octobre 2013 à 21h07 | Lien permanent

     


    Un internaute réagit :

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    "Ces hommes mourant sur des civières ne sont pas des déportés à Buchenwald ou Mathausen, et pourtant avec des milliers d'autres camarades ils ont rejoint la longue cohorte des ombres et des martyrs de l'Histoire, qui appellent à un "devoir de mémoire" éternel et à l'indignation la plus vive, car le crime ici est resté impuni !

    Ces soldats français font partie des prisonniers, torturés et assassinés dans les camps du Général Giap en Indochine, plus de 30 000 n'en reviendront pas ! Puis ce sera le tour des Américains, des supplétifs indochinois, des minorités ethniques et de tous ceux qui refusant le joug communiste seront persécutés jusqu'à nos jours. Nguyen Giap vient de mourir à l'âge de 102 ans, et je doute que la paix sera facile à son âme ! Car si ce général vietnamien a marqué l'histoire de son pays pendant 40 ans luttant successivement contre les Japonais, les Français et les Américains... Il fut aussi et surtout un chef militaire impitoyable sacrifiant ses hommes sans vergogne en cherchant à écraser par le nombre l'ennemi, comme à Dien bien Phu en 1954, où la victoire n'est obtenu qu’après trois mois de combat et un effectif 10 fois supérieur en nombre ! Mais si Giap est le vainqueur incontestable de Dien Bien Phu (aidé par les généraux chinois, des erreurs stratégiques françaises et un abandon politique des soldats français) il est aussi et surtout le criminel de guerre qui organisa des camps de prisonniers qui furent le théâtre d'un programme d'extermination qui arriva jusqu'à 72% de taux de mortalité !

    Bien sûr il ne s'agit pas ici de refaire l'Histoire, ou de réclamer le prix du sang, ni même jubiler ou de sourire à la mort de ce vieillard de 102 ans, ce ne serait qu'une minable et facile expression d'un sentiment de vengeance incongru. Une page de l'histoire se tourne et il est important de s'en souvenir pour ne pas avoir à la relire une nouvelle fois. Ceci aurait du être le "fait divers" banal d'un écho d'un passé mourant à l'aube de ce nouveau siècle.

    Mais voilà que vous, Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, toute honte bue, léchant cupidement les pompes d'un pays émergent, faites l'éloge de cet assassin ! Chaque jour, votre indignation sélective nous mène à l'abreuvoir putride de la repentance communautariste, imposant votre vision partielle et donc partiale de l'Histoire. Car cet éloge, qui est une injure aux victimes de Giap constitue bel et bien un nouvel acte de trahison intolérable digne des plus infâmes collaborateurs (mais il est vrai que la gauche avec Doriot, Darnand, Laval... a de l’expérience dans le domaine !) Il y a un mois à peine, disparaissait Hélie Denoix de Saint Marc, résistant, déporté, ancien combattant d'Indochine et d'Algérie, écrivain humaniste de renom, Grand croix de la Légion d'Honneur. Cet homme, ce commandant de Légion, ce héros qui toute sa vie, sublima les souffrances vécues en leçons de sagesse et d'espérance... ce Français exemplaire, vous l'avez ignoré ! méprisé ! Votre absence a brillé aux cérémonies officielles d'hommage qui lui ont été rendues. Aujourd'hui j'ai honte de vous, de ce gouvernement de faquins et de cette France qui a oublié les chemins de la révolte et se laisse insultée et achetée par les criminels dont vous êtes les complices !"

    Michel Janva

    Le Salon Beige

  • Le Nouvel Obs fait l’apologie de la pédophilie

     

    "Il n’y a pas d’âge pour son premier rapport sexuel", par Sylvain Mimoun, gynécologue

    En consultation, des gens qui ont aujourd’hui 50 ou même 70 ans me confient qu’à un moment donné, dans leur enfance, ils ont eu une relation sexuelle (rapport ou caresses) avec quelqu’un de plus âgé, parfois un adulte. Mais ils me disent en plaisantant qu’ils n’ont pas porté plainte. Parce qu’ils ne l’ont pas vécu comme un moment traumatisant.

    Bien sûr, c’est différent de jouer à « touche-pipi » avec quelqu’un de son âge. Lorsque quelqu’un de plus âgé recherche une sexualité d’adulte avec un petit garçon ou une petite fille, l’enfant peut en garder des séquelles. Mais celles-ci peuvent être aussi bien négatives que positives.

    Les enfants ont un sexe

    [...] Les enfants ne sont pas des anges : ils ont un sexe. Souvenez-vous de vos 8 ans. Pour ma part, je pensais beaucoup au sexe. Et mes copains aussi. Aujourd’hui, le sexe n’est pas exclu du langage et de la pensée des jeunes enfants.

    En fonction de leur éducation, ils vont s’autoriser ou pas à passer à l’acte. S’ils évoluent dans un milieu acceptant, où la morale sociale ne les empêche pas d’avoir des relations sexuelles, alors ils agiront.

    Ce qui est choquant, c’est d’être choqué ! Quand on dit que les enfants pensent au sexe, c’est déjà un gros mot. Pas étonnant que l’on ait vilipendé Daniel Cohn-Bendit lorsqu’il avait jugé utile la mouvance de Mai-68 pour avoir libéré la sexualité de tout le monde, y compris des enfants. Depuis, la sexualité est partout, on pense qu’elle est libre alors qu’il existe une répression de la pensée à ce sujet.

    Lire la suite de l’article sur leplus.nouvelobs.com

     

    Lire la suite:

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-Nouvel-Obs-fait-l-apologie-de-la-pedophilie-20652.html

     

    E&R

     

  • Une immense usine à bébés va voir le jour en Inde

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Une-immense-usine-a-bebes-va-voir-le-jour-en-Inde-20654.html

     

    + VIDEO

  • Grenoble : un jeune homme poignardé et attaqué par plusieurs personnes en pleine rue

    09/10

    Mardi, vers 22 heures, un jeune homme de 27 ans a été attaqué par plusieurs individus, dans une rue de Grenoble, en Isère.

    Quand les secours sont intervenus, la victime perdait son sang en abondance. Le jeune homme avait reçu de nombreux coups de couteau aux bras, aux mains et au cuir chevelu.

    Pris en charge par les sapeurs-pompiers et les médecins du Samu, il a été transporté au service déchocage du CHU de Grenoble-La Tronche.

    Une enquête est en cours.

     
    FAITS DIVERS
  • Encore un effort, Eric !


    Après Brignoles, le bal des faux culs par rtl-fr

     

    Énumérant les diverses analyses fantasques du phénomène et les causes surréalistes invoquées par certains, le talentueux journaliste pointait alors ce qui, pour lui, explique cette ascension : les Français en ont simplement ras-le-bol de l’immigration de masse, responsable d’un « changement radical de population », voire même « de civilisation ». Clairvoyant Zemmour, qui, contrairement à la majorité de ses collègues, sait observer la France et pointe là un sentiment populaire bien réel...

    Mais que vaut cette observation en politique, si elle ne s’accompagne pas en même temps – et surtout – d’une petite analyse des causes de l’immigration ? On aimerait qu’Éric nous rappelle notamment quels en furent les principaux défenseurs dans l’histoire, ainsi que leurs motivations.

    Qui donc a organisé et promu l’immigration en France, et pourquoi ?

    E&R

     

  • Européennes: le FN en tête des intentions de vote selon un sondage IFOP

    C'est une première. Le arrive en des intentions de vote pour les européennes de 2014, selon un sondage Ifop* pour le «Nouvel Observateur» publié mercredi. 24 % des personnes interrogées indiquent avoir l'intention de voter lors du scrutin de mai 2014 pour une liste du parti d'extrême droite.



    L'UMP recueille 22 % d'intentions de vote, le PS 19%, une liste d'union UDI-MoDem 11%, le Front de Gauche 10%, EELV 6%, Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) 2%, le NPA d'Olivier Besancenot 2% et «une autre liste» 4%.

    «Pour la première fois dans un sondage d'intentions de vote portant sur une élection à caractère national, le FN devance nettement à la fois le PS et l'UMP», fait remarquer l'institut de sondage. Le FN progresse de 3% par rapport à une enquête du même type effectuée en mai dernier par l'Ifop, l'UMP gagne un point ainsi que le Front de gauche tandis que le PS perd deux points et les écologistes 1,5%.

    Tous partis confondus, la gauche reste en tête

    Il ne s'agit que d'un sondage, mais la progression du FN semble fulgurante. Lors des dernières élections européennes, en 2009, le Front national n'avait obtenu «que» 6,34% des voix.

    Le bloc des gauches (PS, Verts, Front de gauche, NPA) rassemblerait donc 37% des électeurs contre 33% pour le bloc des droites (UMP, Modem-UDI, Dupont-Aignan). Le parti de Marine le Pen, troisième, obtiendrait à lui seul 24% des suffrages. Suffisant pour bouleverser profondément l'échiquier politique français.

    Hollande explique la montée du populisme
    Pourquoi une telle montée du nationalisme et du populisme en Europe ? Selon le président de la République, le phénomène ne résulte pas de la seule crise économique. Dans une interview accordé au «Nouvel observateur» ainsi qu'à deux quotidiens belges, «Le Soir» et «De Standaard», à paraître jeudi, François Hollande évoque d'autres facteurs comme «la peur du déclin», «le rapport à l'islam» ou «le vieillissement de la population».

    «Né il y a déjà deux décennies», le nationalisme «tient au manque de perspective et de dynamique collective». «S'ajoute, selon le chef de l'Etat, la peur du déclin, alors que certains pays vivent avec douleur la confrontation à la mondialisation.» «Et puis parlons franchement, ajoute-t-il, l'Europe est associée, bien à tort, à l'ouverture des frontières et donc à l'immigration».
    Selon François Hollande, «ce qui nourrit le populisme, c'est également le rapport à l'islam», «les craintes des travailleurs face aux restructurations industrielles, la peur de beaucoup face à la montée en puissance des pays émergents, le conservatisme lié en partie au vieillissement de la population». Et «la xénophobie fait le reste».

    «Alors, sortir de la crise est nécessaire, mais il faudra faire bien davantage pour diminuer les égoïsmes nationaux et les aspirations identitaires», conclut le président de la République, confronté depuis le début de son quinquennat à une importante poussée du Front national dans plusieurs scrutins locaux.



    *Sondage réalisé du 1er au 4 octobre par internet auprès d'un échantillon de 1.893 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.

    LeParisien.fr

  • La colère de Lampedusa contre Bruxelles

     José Manuel Barroso a été hué mercredi par les habitants de l'île après la mort en mer de plus de 300 immigrés.

     
     

    José Manuel Barroso ne s'attendait certainement pas à un accueil aussi mouvementé à Lampedusa. La visite du président de la Commission européenne, mercredi, se voulait un témoignage de solidarité de l'Europe envers les habitants de la petite île de Méditerranée située aux avant-postes des filières d'émigration en provenance du Proche-Orient et de l'Afrique. Elle a été perçue par les insulaires comme une manière pour Bruxelles de se dédouaner à bon compte de ses responsabilités. Aux cris de «honte à vous», et même «assassins», des insulaires l'ont invectivé tout au long de la visite.

    Leur colère visait tout autant le président du Conseil italien, Enrico Letta, et le ministre de l'Intérieur, Angelino Alfano, qui l'accompagnaient. Il a fallu toute l'insistance du maire de Lampedusa, Giusy Nicolini, pour les contraindre à faire une brève visite au centre d'accueil provisoire des immigrés. «Pour voir de près l'immense tragédie qui se vit sur l'île», leur a-t-elle lancé. Visiblement, ils auraient préféré échapper à cette épreuve: plus d'un millier de migrants de toutes nationalités s'entassent dans cet espace réduit ne pouvant accueillir plus de 250 personnes et qui n'a jamais été reconstruit après un incendie qui l'a largement dévasté il y a deux ans.

    Excuses du gouvernement

    Un violent orage survenu ce week-end a ajouté à la détresse. Des familles entières sont contraintes de dormir sur des chaises ou allongées sur des matelas trempés.

    Les insulaires protestent tout autant contre «l'oubli» dont ils se sentent eux-mêmes victimes. Ils n'en peuvent plus d'entendre après chaque drame de la mer les mêmes discours de compassion, les mêmes promesses solennelles d'aide, l'engagement à patrouiller au large des côtes et le fait que toute barque chargée d'immigrés soit automatiquement dirigée vers Lampedusa, même si elle a été repérée en haute mer.

    Manuel Barroso a affirmé que «l'Europe ne peut pas détourner la tête». Enrico Letta a présenté les excuses du gouvernement devant les «carences» des secours, tout en annonçant des funérailles nationales pour les victimes du naufrage. Il a annoncé l'adoption immédiate de mesures urgentes: «la première portera sur l'insertion d'une quarantaine de mineurs sans parents se trouvant au centre d'accueil», a-t-il dit. Il s'est également déclaré «indigné» que les 155 rescapés du naufrage aient été inculpés «d'entrée clandestine» en Italie par un magistrat d'Agrigente.

    Les hommes-grenouilles continuent

    Les hommes-grenouilles continuent d'explorer l'épave qui gît par 45 mètres de fond. 289 cadavres ont déjà été remontés à la surface et un grand nombre de corps gisent encore dans les soutes.

    L'Italie voudrait que l'Europe s'engage davantage dans la prévention de ces drames. Mais c'est surtout sur l'accueil des immigrés pouvant bénéficier du droit d'asile politique ou humanitaire que porte la discorde. Rome demande un aménagement de l'accord de Dublin imposant aux pays d'arrivée de prendre en charge ces demandes. Or 24 des 28  pays de l'Europe restent opposés à toute modification. Enrico Letta a annoncé mercredi que l'Italie inscrirait le problème de l'émigration en tête de l'ordre du jour du Conseil européen qui se déroulera les 24 et 25 octobre 2013, sous sa présidence de l'Europe.

    LE FIGARO - 09/10/13

  • Contre l'immigration clandestine, l'Australie lance l' "Opération frontières souveraines"

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    Depuis trois semaines, les bateaux des migrants sont interceptés et renvoyés dans un délai de 48 heures.

     
     

    C'est devenu une habitude. Chaque semaine, des navires transportant des demandeurs d'asile tentent de pénétrer dans les eaux territoriales australiennes. Plus de 15000 boat people sont arrivés depuis le début de l'année. Mais avec la mise en place de l'«Opération frontières souveraines» le 18 septembre dernier, franchir le sol australien devient périlleux, voire impossible. Depuis trois semaines, les bateaux des migrants sont interceptés et renvoyés dans un délai de 48 heures, non plus sur l'île australienne de Christmas, mais dans des centres de transit sur l'île de Nauru et à Manus (Papousie-Nouvelle-Guinée). Sous escorte militaire, 334 personnes ont été transférées dans ces centres.

    Le plan anti-immigration prévoit d'autres mesures pour le moins controversées. Tony Abbott, le nouveau premier ministre, a répété pendant sa campagne électorale qu'il souhaitait acheter les vieux bateaux des pêcheurs et payer les Indonésiens afin qu'ils espionnent les réseaux de contrebande. «Nous ne demandons pas la permission de l'Indonésie, nous demandons sa compréhension», a déclaré Julie Bishop, ministre des Affaires étrangères, en marge d'un sommet de l'ONU.

    Critiques de Jakarta

    Des propos qui ont fait bondir Jakarta. Son président, Susilo Bambang Yudhoyono, a accusé le gouvernement australien de violer son territoire.

    Les critiques affluent aussi en Australie. Plusieurs organisations humanitaires dénoncent la politique migratoire. De son côté, la Coalition d'action pour les réfugiés, principale ONG australienne qui défend les demandeurs d'asile, organise régulièrement des manifestations dans les grandes villes pour protester contre la politique du gouvernement.

    Le récent naufrage d'un bateau transportant des passagers originaires du Moyen-Orient, faisant plus d'une trentaine de victimes au large de l'Indonésie, a ravivé les tensions. Les rescapés ont accusé les autorités australiennes de ne pas les avoir secourus. Le gouvernement australien a alors tenté de calmer le jeu, mais ses opposants y voient là un échec du plan anti-immigration qui ne parvient pas à dissuader les migrants.

    Dès le lendemain, Tony Abbott a rencontré le président indonésien. Il s'est dit «respectueux de la souveraineté indonésienne» et a avoué regretter certains de ses propos. Mais rien de plus n'a filtré des échanges entre les deux hommes, qui négocient en ce moment un accord bilatéral pour lutter contre l'immigration clandestine. Malgré un semblant de compromis, le ministre de l'Immigration australien, Scott Morrison, n'a rien changé à son discours lors de son dernier point presse. «Il n'y aura pas de changement de notre politique de protection des frontières. Notre détermination, nos politiques, nos engagements restent aussi forts et sont bien plus forts que jamais», a-t-il martelé .

    LE FIGARO - 09/10/13

     

  • La Shoah, thème central des législatives en Hongrie ?

     

    Hongrie. Le président du Jobbik Gábor Vona déclare que la Shoah sera un des thèmes centraux des élections législatives en Hongrie en 2014.

    Il rappelle que le Jobbik a déclaré à plusieurs reprises qu’il condamne les meurtres quels qu’en soient les auteurs, mais ne désire pas de double standard en la matière : le Jobbik refuse que la Hongrie soit désignée en tant que nation coupable et que la Shoah serve à blanchir la politique étrangère d’Israël.

    Gábor Vona estime que la Shoah va être utilisée par des politiciens du régime afin de tenter d’accroître les scores électoraux de leur parti. Gábor Vona demande de ne pas répondre à ces provocations, ce qui fournirait des munitions aux opposants aux nationalistes.

    Le Jobbik désire rappeler les événements qui ont frappé la Hongrie : traité de Trianon, Deuxième Guerre mondiale, répression de la révolution de 1956, atrocités du communisme et le fait que 500 000 Hongrois ont quitté le pays au cours des 24 années passées. Le Jobbik désire rappeler ces faits avec dignité, sans provoquer personne ou nuire à quiconque, afin de construire un meilleur futur.

     

    E&R

  • La Russie et l’Europe face à la décadence des valeurs – par Yvan Blot

     

    La Russie et l’Europe face à la décadence des valeurs – par Yvan Blot                         

     
     

    Les Romains de la décadence”, 1847, musée d’Orsay Paris – Toile de Thomas Couture 1815-1879.

    08/10/2013 – 17h00
    PARIS (Metapo Infos via Polémia) - Il appartient donc à l’Europe et à la Russie de faire front commun pour défendre les valeurs de la nation, de la démocratie, de la culture classique avec son héritage chrétien.

    Prélevée sur le site Metapo Infos, nous publions ci-dessous pour nos lecteurs une intervention d’Yvan Blot, qu’ils connaissent bien, au colloque de l’Institut de la démocratie et de la coopération, qui s’est tenu le 10 juin 2013, à l’Assemblée nationale, sur le thème « La Grande Europe des Nations : une réalité pour demain ? ». Polémia

     

    Le problème des valeurs
    Les valeurs ne sont pas une connaissance. Le vrai, le bien et le beau sont des objectifs pour l’action. Leur origine n’est pas la création par un petit père des peuples, ou par une commission interministérielle mais elle est immémoriale. L’Europe et la Russie partagent des valeurs communes parce qu’elles sont issues de la même civilisation, issue de la Grèce et de Rome, transfigurées par le christianisme. Refuser que l’Europe soit « un club chrétien », comme l’ont dit plusieurs politiciens comme Jacques Delors ou le Premier ministre turc Erdogan, revient à nier l’identité historique de l’Europe.

    Les valeurs montrent leur importance sociale à travers leurs fruits. Le meurtre ou la malhonnêteté ne sont pas généralisables. La société s’effondrerait. L’honnêteté ou le respect de la vie sont généralisables. Le fait d’avoir des enfants aussi. C’est le signe qu’on est en présence de valeurs authentiques.

    Le problème des valeurs est qu’elles ne sont pas issues de la raison comme l’ont montré des philosophes comme Hume ou le prix Nobel Hayek. Elles se situent entre l’instinct et la raison. Le XVIIIème siècle européen avec son culte de la raison et son éloge de la libération de la nature, donc des instincts, a été une catastrophe pour les valeurs. La raison, cette « crapule » comme disait Dostoïevski, a servi à justifier les instincts. Or les hommes ont une vie instinctive chaotique à la différence des animaux. L’homme a par nature besoin des disciplines de la culture, de la civilisation, comme l’a écrit l’anthropologue Arnold Gehlen. Du XVIIIème siècle à nos jours, on a assisté en Occident à la destruction des valeurs traditionnelles issues du christianisme et du monde gréco-romain. Quatre faux prophètes ont joué un rôle majeur : Voltaire, Rousseau, Marx et Freud. Au XXème siècle, les idéologies scientistes totalitaires ont provoqué des meurtres de masse au nom de la raison.

    Plus récemment, la révolution culturelle des années soixante, partie des universités américaines, a affaibli nos valeurs de façon décisive avec des slogans tels qu’« il est interdit d’interdire » ou qu’« il n’existe pas d’hommes et de femmes mais des choix subjectifs d’orientation sexuelle ».

    Le fait est que le nombre de crimes et de délits en France resté stable autour de 1, 5 millions d’actes entre 1946 et 1968 a monté depuis lors au chiffre de 4,5 millions. Le record des prisonniers est détenu de loin par les Etats-Unis d’Amérique où le nombre de meurtre par habitant est quatre fois celui de la France. Face à cette situation, les gouvernements n’ont guère réagi sauf celui de la Russie.

    Si l’on reprend les quatre causes d’Aristote matérielle, formelle, motrice et finale, on a quatre groupes de valeurs culturelles qui sont le socle de la civilisation et de la société, on a les valeurs comme normes obligatoires incarnées par l’Etat et le droit, on a les valeurs familiales qui s’étendent aussi à l’économie et enfin les valeurs spirituelles incarnées par les religions. Dans quelle situation sommes-nous par rapport à ces quatre groupes de valeurs ? L’utilitarisme américain qui réduit l’homme à une matière première de l’économie remet en cause beaucoup de nos valeurs traditionnelles.

    Les valeurs culturelles et morales
    L’Europe et la Russie ont dans ce domaine un héritage majeur, celui de l’Empire romain et des anciens Grecs. Il s’agissait de la « paidéia » (παιδεία), l’éducation de l’homme afin qu’il devienne « beau et compétent » de corps et d’âme (καλὸς κἀγαθός). D’où la recherche de l’excellence morale par l’exemple des grands hommes de l’histoire. Cette éducation humaniste, qui était aussi bien catholique que laïque en France, a été reniée. On cherche à former des techniciens et des commerciaux sans culture générale et non des citoyens autonomes. L’homme doit devenir un simple rouage de la machine économique comme l’a montré le philosophe Heidegger. On assiste à un effondrement de la culture générale et de la lecture. En même temps, le sens moral s’affaiblit, à commencer chez les élites car « c’est toujours par la tête que commence à pourrir le poisson ».

    Au nom des droits de l’homme, on sape la morale traditionnelle car on ignore la nature véritable de l’homme. Celui-ci a trois cerveaux, reptilien pour commander les instincts, mammifères pour l’affectivité (mesocortex) et intellectuel et calculateur (neocortex). En Occident, le cerveau affectif qui commande le sens moral n’est pas favorisé : il est considéré comme réactionnaire ! La morale est réactionnaire ! Seuls sont promus le cerveau reptilien (les instincts) et le cerveau calculateur (intelligence) mis au service du reptilien. Cela donne des personnalités au comportement déréglé comme un ancien directeur du FMI. Plus gravement, cette dégénérescence a produit aussi les criminels comme Hitler ou Pol Pot ! La raison au service de l’agression reptilienne, c’est la barbarie !

    Il faut réaffirmer l’importance de la morale, notamment civique, laquelle n’est pas fondée sur la raison mais sur des traditions que l’on acquiert avec l’éducation du cœur, comme l’a toujours affirmé le christianisme. C’est essentiel pour l’Europe comme pour la Russie. Nous partageons l’idéal de la personne qui recherche l’excellence, idéal issu des anciens Grecs, de l’empire romain et du christianisme.

    L’offensive contre les valeurs familiales
    A partir de mai 1968 pour la France, les valeurs familiales se sont effondrées. Le mot d’ordre de mai 68 était « jouir sans entraves » comme disait l’actuel député européen Daniel Cohn Bendit accusé aujourd’hui de pédophilie. Depuis les années soixante dix, un courant venu des Etats-Unis, la théorie du genre, affirme que le sexe est une orientation choisie. Le but est de casser le monopole du mariage normal, hétérosexuel. Depuis les mêmes années, la natalité s’effondre dramatiquement en Europe. L’Europe ne se reproduit plus et sa démographie ne se maintient en quantité que par l’immigration du tiers monde. Le tissu social se déchire par les échecs familiaux et par l’immigration de masses déracinées. La France favorise la gay pride, autorise le mariage gay et réduit les allocations familiales. Par contre, la Russie créé pendant ce temps une prime de 7.700 euros à la naissance à partir du deuxième enfant, et crée une fête officielle de l’amour de la fidélité et du mariage avec remises de décoration.

    Une idéologie venue des Etats-Unis affirme le choix de vie « childfree » (libre d’enfants) opposé à « childless » sans enfants par fatalité. Avec une telle idéologie, l’Europe contaminée est en danger de mort démographiquement. Ce fut le cas de la Russie après la chute de l’URSS mais le redressement s’affirme depuis trois ans environ.

    Il faut aussi lier les valeurs familiales et celles de la propriété et de l’entreprise. Dans le passé, la famille était la base de l’économie. Le système fiscal français démantèle la propriété et empêche les travailleurs d’accéder à la fortune par le travail. On sait grâce aux exemples allemand et suisse que les entreprises familiales sont souvent les plus efficaces et les plus rentables. Or on est dans une économie de « managers » de gérants qui cherchent le profit à court terme pour des actionnaires dispersés. L’Etat est aussi court termiste dans sa gestion et s’endette de façon irresponsable, droite et gauche confondues. Une société sans valeurs familiales est aussi une société tournée vers le court terme, qui se moque de ce qu’elle laissera aux générations futures. Là encore, l’Europe pourrait s’inspirer de la récente politique familiale russe et la Russie avec son faible endettement est un bon contre-exemple par ailleurs.

    La crise des valeurs nationales
    Le socialiste Jaurès disait : « Les pauvres n’ont que la patrie comme richesse ». On cherche aujourd’hui à leur enlever cette valeur. La patrie repose sur un certain désintéressement des hommes : mourir pour la patrie fut un idéal de la Rome antique à nos jours. La marginalisation des vocations de sacrifice, celle du soldat et celle du prêtre n’arrange rien. La classe politique est gangrenée par l’obsession de l’enrichissement personnel. La patrie est vue comme un obstacle à la création de l’homme nouveau utilitariste et sans racines.

    En outre en France surtout, on a cherché à dissocier le patriotisme de l’héritage chrétien, ce qui est contraire à tout ce que nous apprend l’histoire. L’Eglise dans beaucoup de pays d’Europe a contribué à sauver la patrie lorsque celle-ci notamment était occupée par l’étranger.

    La patrie, du point de vue des institutions politiques, est inséparable de la démocratie. Or en Europe à la notable exception de la Suisse, on vit plus en oligarchie qu’en démocratie. Ce n’est pas nouveau. De Gaulle dénonçait déjà cette dérive. Il faut rétablir une vraie démocratie, au niveau national comme de l’Union européenne, organisation oligarchique caricaturale, et ré-enseigner le patriotisme aux jeunes pour retisser un lien social qui se défait.

    La marginalisation des valeurs spirituelles
    L’Europe comme la Russie sont issues d’une même civilisation issue de l’Empire romain et du christianisme. Le christianisme est unique en ce qu’il est une religion de l’incarnation, du Dieu fait homme pour que l’homme puisse être divinisé comme l’ont dit Saint Athanase en Orient et saint Irénée en Occident. Le christianisme met donc l’accent sur le respect de la personne humaine que l’on ne peut séparer des devoirs moraux.

    Cet équilibre est rompu avec l’idéologie des droits de l’homme où les devoirs sont absents. Dostoïevski, cité par le patriarche russe Cyrillel II a montré que la liberté sans sens des devoirs moraux peut aboutir à des catastrophes humaines. De même l’égalité sans charité débouche sur l’envie, la jalousie et le meurtre comme les révolutions l’ont montré. Quant à la fraternité, sans justice, elle débouche sur la constitution de mafias, qui sont des fraternelles mais réservées aux mafieux au détriment des autres.

    L’égalité en droit des différentes religions n’est pas en cause. Mais il n’y a rien de choquant à reconnaître le rôle du christianisme dans notre histoire commune et à en tirer des conséquences pratiques. Comme l’a dit l’ancien président Sarkozy, un prêtre peut être plus efficace pour redonner du sens moral et retisser le tissu social que la police ou l’assistance sociale. Il en appelait à une laïcité positive, non anti-religieuse.

    Là encore, la Russie tente une expérience intéressante qu’il ne faut pas ignorer de collaboration entre l’Etat et l’Eglise. La destruction du rôle public des Eglises a mené au totalitarisme, à un Etat sans contrepoids moral ; il ne faut pas l’oublier.

    Redressement culturel et démocratie authentique
    Qui pousse en Occident à l’effondrement des valeurs traditionnelles ? Ce n’est certes pas le peuple mais plutôt les élites profitant de leur pouvoir oligarchique, médiatique, financier, juridique et en définitive politique sur la société. Si on faisait un référendum sur le mariage gay, on aurait sans doute des résultats différents du vote de l’Assemblée Nationale.

    Ce qui caractérise l’Europe d’aujourd’hui est une coupure croissante entre les élites acquises à la nouvelle idéologie pseudo religieuse des droits de l’homme et le peuple attaché aux valeurs traditionnelles de la famille, de la morale classique et de la patrie.

    Ce fossé, par contre, existe moins, semble-t-il en Russie où le président et le gouvernement reflètent bien la volonté populaire, quitte à être critiqués par quelques oligarchies occidentalisées. C’est pourquoi je pense, contrairement à une idée reçue, que la Russie d’aujourd’hui est sans doute plus démocratique que la plupart des Etats européens car la démocratie, c’est d’abord le fait de gouverner selon les souhaits du peuple. En Occident, les pouvoirs sont manipulés par des groupes de pression minoritaires. Ils négligent la volonté du peuple et la preuve en est qu’ils ont peur des référendums.

    La démocratie russe est jeune mais est-ce un défaut ? Une démocratie trop vieille peut être devenue vicieuse et décadente, et perdre ses vertus démocratiques d’origine pour sombrer dans l’oligarchie. La Russie est donc peut-être plus démocratique car plus proches des valeurs du peuple que nos oligarchies occidentales dont de puissants réseaux d’influence souhaitent changer notre civilisation, la déraciner, créer de toutes pièces une morale nouvelle et un homme nouveau sans le soutien du peuple. Démocrates d’Europe et de Russie ont en tous cas un même héritage culturel à défendre et à fructifier face à ces réseaux.

    Face au déclin des valeurs, déclin surtout importé d’Amérique depuis les années soixante, il appartient donc à l’Europe et à la Russie de faire front commun pour défendre les valeurs de la nation, de la démocratie, de la culture classique avec son héritage chrétien. Comme disait De Gaulle, il faut s’appuyer sur les peuples d’Europe de ‘Atlantique à l’Oural, ou plutôt à Vladivostok. Il a écrit dans les Mémoires de guerre : « Les régimes, nous savons ce que c’est, sont des choses qui passent. Mais les peuples ne passent pas ». J’ajouterai qu’il en est de même de leurs valeurs éternelles car elles sont inscrites dans la nature humaine et dans la transcendance .

    Yvan Blot

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  • Valls "en tournée" à Forbach: les réactions !


    Philippot accuse Valls de mener "une campagne... par francetvinfo

     


    Valls "en tournée" à Forbach: les réactions du... par BFMTV

  • C’était un 9 octobre…

     9 octobre 2013

    1793 : Lyon, après un siège de près de cinquante jours, capitule devant les armées de la République.
    Les Lyonnais, révoltés par la « tyrannie jacobine » et dressés contre la Convention, affamés, bombardés sans relâche par les soldats de Kellermann, se rendent à 6 heures du matin.
    La répression sera terrible ; des milliers de personnes seront massacrées par les Républicains dans les semaines qui suivent.

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  • Delon "approuve" le fait que le FN prenne "une place très importante"

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             Par Francetv info

    Mis à jour le 09/10/2013 | 14:57 , publié le 09/10/2013 | 14:39

    Après s'être exprimé sur l'homosexualité et le mariage gay, Alain Delon prend position sur le Front national. Interrogé par le quotidien suisse Le Matin sur "la percée" du parti de Marine Le Pen en France, ainsi que sur celle du MCG, le parti antifrontaliers, à Genève, l'acteur français répond, mercredi 9 octobre : "La poussée du MCG comme celle du Front national, c’est tout à fait édifiant. Edifiant parce que les gens en ont marre qu’on leur parle comme on le fait. Ils veulent de l’action, ils veulent autre chose. (...) Voilà pourquoi le FN, comme le MCG à Genève, prend une place très importante et ça, je l’approuve, je le pousse et le comprends parfaitement bien."

    "Ces partis seront-ils capables de passer des paroles aux actes ?", lui demande alors le journal. "Ils en seront capables s'ils arrivent à avoir derrière eux un électorat solide, poursuit le comédien. On ne peut pas le faire sans l'appui du peuple et sans l'appui de ceux qui sont leur soutien."

    Alain Delon évoque alors le parcours de Jean-Marie et Marine Le Pen : "Depuis des années, Le Pen père et fille se battent, mais ils se battent un peu seuls. Là, pour la première fois, ils ne sont plus seuls. Ils ont les Français avec eux. C'est important."

  • La lanceuse de javelot

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    LENI  RIEFENSTAHL - Photographies - 1935

    Leni Riefenstahl  1902-2003

     

  • Brignoles: "On exprime un ras-le-bol généralisé"

                                           

    Un commerçant de Brignoles (Var)

    Diane Andrésy | Publié le 8 oct. 2013, 07h00

              

    « Brignoles devient l’épicentre de la vie politique. Pourtant, le vote , ici, c’est pas franchement nouveau ! Regardez les problèmes d’insécurité, d’incivisme dans les rues, et vous comprendrez », assure Pierre. Commerçant à Brignoles, où le candidat du , Laurent Lopez, a recueilli 40,4 % des voix dimanche au premier tour de l’élection cantonale partielle, il assume son vote de dimanche soir… Et il « recommencera au second tour ! ».

    Dans cette commune jadis rurale de 17 000 habitants, située dans l’arrière-pays varois, près d’Aix-en-Provence, l’activité économique s’est longtemps polarisée sur les mines de bauxite qui ont fermé dans les années 1990. Aujourd’hui, Brignoles vit beaucoup du tourisme dans sa « Provence verte », mais les industries manquent. « C’est la pénurie d’activité qui provoque ce vote protestataire », commente Gérard Desprez, libraire. « Mais il faut le relativiser, car on a voté trois fois en trois ans aux cantonales à cause des recours juridiques. Les gens en ont assez. » Pour cet homme au « cœur ancré à gauche », la percée du FN est réelle, mais ne représente finalement que 17 % des inscrits. Je n’espère pas que ces 17 %-là vont décider du sort de la ville, même si le rassemblement républicain (NDLR : , PS et les Verts ont appelé hier à faire barrage au FN en votant pour le candidat UMP) va être compliqué à réaliser. »

    Sur la place centrale du Caramy, les commentaires vont bon train sous le soleil et tournent très vite autour de l’insécurité. « Notre voiture a été forcée trois fois cette année pendant la nuit. Il y en a ras le bol à la fin ! Alors on le dit comme on peut : en votant ! » assume la femme d’un commerçant. « Brignoles est devenue la banlieue d’Aix, renchérit Solange, une infirmière. Nous avons la chance d’avoir des loyers plus bas. Mais du coup, ça attire les plus pauvres et les immigrés qui trouvent refuge ici. » Comme beaucoup à Brignoles, elle dit ressentir un très « fort sentiment d’insécurité » et une tenace « impression d’abandon par les pouvoirs publics ». « On dirait une ville meurtrie par la crise », confie cette maman de deux enfants, qui espère les voir partir « dès qu’ils le pourront, car il n’y a pas d’avenir ici ».

    De racisme en revanche, il n’en est pas vraiment question. C’est en tout cas ce qu’assure Mohamed, jeune maçon d’origine algérienne. « Je ne ressens pas d’hostilité, explique-t-il, même s’il est amer : dire que près de la moitié de la ville a voté pour le FN, ça me fait mal au cœur ! Parmi les électeurs, il doit y avoir des particuliers chez qui j’ai travaillé. Je regrette de ne pas avoir été aux urnes. Dimanche, j’irai voter UMP. »

    Un pas que d’autres ne franchiront pas. « Je suis de gauche, mais de là à voter pour le candidat de droite, non… » souffle Laurent Jessika, qui a son petit avis sur la prégnance du vote frontiste : « Il suffit de peu : les poubelles pas toujours ramassées, les impôts qui augmentent, la crise qui dure… » Comme lui, beaucoup de Brignolais pensent s’abstenir de nouveau au second tour ou voter blanc. Une façon, comme pour ceux qui ont voté FN, d’« exprimer un ras-le-bol généralisé », tonne un commerçant, triste d’avoir vu peu à peu sa ville « tomber en déliquescence ». « Avant les problèmes se concentraient dans les grandes villes. Maintenant, ils se déplacent dans les communes plus éloignées, comme la nôtre. On va où comme ça ? »

     

    Le Parisien