Le 10 juin 1944, une unité de SS a massacré presque tous les habitants du petit village d'Oradour-sur-Glane situé près de Limoges dans le sud-ouest de la France. Le carnage a coûté la vie à 642 citoyens. Après avoir exécuté les hommes, les SS ont enfermé 300 femmes et enfants dans l'église avant de la faire sauter. Une seule femme a réussi à s'échapper. Après la guerre, Charles de Gaulle a visité le village martyr et a décidé qu'il devait rester tel que les Allemands l'avaient laissé.

Aujourd'hui, un nouveau village a été construit à quelques centaines de mètres, mais Oradour-sur-Glane est resté dans le même état que le 10 juin 1944.

Âgé de 91 ans, George René Boos, un Alsacien engagé volontairement dans la Waffen-SS en 1941, témoigne pour la première fois. En 1953, il avait déclaré devant le tribunal de Bordeaux avoir dirigé un peloton d'exécution. Condamné à la réclusion à perpétuité, il a été libéré en 1958.

Interrogé sur l'explosion de l'église d'Oradour, il dit ignorer la provenance des explosifs. "Écoutez, j'ai fait des recherches là-dessus pendant des années. Il y a eu une explosion. Moi, j'ai cherché dans toute la compagnie. Je me demande d'où ont pu venir les explosifs..." déclare-t-il à Paris Match.

À ce jour, on ignore toujours pourquoi Oradour-sur-Glane a fait l'objet d'un tel massacre. Le village n'était pas connu comme un bastion de la Résistance.