Nouvelliste.
 
 

À un moment où le peu de personnalités lucides restant en France est obligé de supplier, par voie de génuflexion intellectuelle, que le caractère antisémite du massacre d’une femme juive dans son appartement du XIe arrondissement, sous les yeux de la police et par un musulman, soit pris en compte, nous comprenons bien que le phénomène n’est pas cantonné à l’Hexagone, qu’une autre Europe semble émerger, réussir son pari, se construire : l’Europe islamiste sanglante.

Au moment, précisément, où l’islam pousse, grandit sur le continent, ne manquant jamais de beugler au scandale islamophobe, tout en tétant soigneusement le biberon antiraciste qui le nourrit. Ça ressemble à s’y méprendre à ces joueurs de foot se tordant de douleur dans la surface de réparation, alors qu’ils furent à peine effleurés. « Penalty ! », sifflent les chiens de garde enragés de la pensée « correcte ». L’islam lui-même semble ainsi donner raison, en lettres de sang, aux tenants de la définition « englobante » de cette religion. Amis grenouilles, bienvenue dans la marmite, pour reprendre cette fable-métaphore, l’eau n’est plus vraiment froide, pas encore brûlante, bien qu’un nombre en constante augmentation d’Européens bouffent les pissenlits par la racine, suite à leur rencontre inopinée avec Allah.

Comme le disait Rémi Brague, entre islam et islamisme, il y a différence de degré, non de nature… Il y a la dimension visible, violente, de ce « phénomène » et une autre, rampante, pernicieuse, insidieuse, vicelarde. Cette dernière passe évidemment par la politique, mais le corollaire commun aux deux est sans conteste l’esprit de sabotage-capitulation animant la civilisation européenne.

Ce qu’illustre un article de Courrier international du 2 juin, consacré à la proposition de trois théologiens protestants néerlandais de supprimer le lundi de Pentecôte et de créer un jour férié pour fêter la fin du ramadan, expliquant que « l’Aïd el-Fitr mérite de devenir un jour férié aux Pays-Bas, puisque l’islam est devenu la deuxième religion du pays ». En attendant que ce soit devenu la première – auquel cas il sera toujours temps de supprimer Noël ?

Autre exemple récent, ce conseiller municipal de La Haye, Abdoe Khoulani (Partij van de Eenheid, parti musulman), attaquant violemment un responsable du parti SGP (protestant-conservateur) Kees van der Staaij, dont le principal crime fut d’inviter un groupe d’écoliers israéliens en visite aux Pays-Bas, le traitant au passage d’« islamophobe chrétien-sioniste », et décrivant les jeunes écoliers sur sa page Facebook comme « terroristes sionistes en devenir ». Ce personnage s’était déjà illustré courant 2014 en écrivant « Vive ISIS ! » lors des premiers combats entre l’État islamique et l’armée irakienne, trouvant les réactions négatives à son égard « hypocrites », mais s’excusant toutefois plus tard. L’infiltration politique suit son cours…

 

Exemple un peu plus « ludique », pour ne pas dire comique les affres de l’excellent entraîneur de foot néerlandais van Marwijk, de son état responsable actuel de l’équipe d’Arabie saoudite, la veille d’un match de qualification capital en Australie pour la prochaine Coupe du monde : il espère de tout cœur que les joueurs mangeront avant le match, bien qu’ils soient en plein ramadan. Bon courage, Bert ! Par les temps sanglants qui courent, nous notons également l’étrange propension de nos politiques à prendre les devants dès que le sang de leurs concitoyens coule au nom d’Allah : les musulmans n’ont plus même à bouger le petit doigt pour fustiger l’islamophobie, nos politiques se chargent eux-mêmes désormais de beugler, alors que les cadavres ne sont pas mêmes froids : « Ce n’est pas l’islam ! Ce n’est pas l’islam ! »

Dans ces conditions, ne serait-il pas normal de modifier la dernière strophe de « La Marseillaise », que je propose par ailleurs de rebaptiser « La Munichoise » ?

Rampons, rampons,
Qu’not’ sang impur,
Abreuve leurs sillons !

BV

(merci à Dirk)