GAELLE MANN - Page 780
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Marine Le Pen: "François Hollande ne peut pas ne pas dissoudre l'Assemblée nationale"
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Européennes : dans le Sud-Est, la razzia Le Pen
Photo Nicolas Vallauri
Publié le Lundi 26/05/2014 à 05H52Pour son septième mandat, le leader du FN rejoint Strasbourg avec quatre colistiers. L'UMP chancelle, le PS est loin
Les élus dans le Sud-Est : FN : Jean-Marie Le Pen, Marie-Christine Arnautu, Bruno Gollnisch, Mireille d'Ornano et Dominique Martin, UMP : Renaud Muselier, Françoise Grossetête et Michel Dantin ; PS : Vincent Peillon et Sylvie Guillaume, UDI-Modem : Sylvie Goulard ; EELV : Michèle Rivasi ; FDG : Marie-Christine Vergiat.Seul élu Front national du Sud-Est en 2009, Jean-Marie Le Pen se sentira désormais moins seul au Parlement européen de Strasbourg. En obtenant 28,18 % des suffrages hier soir dans cette "eurorégion" de 11 millions d'habitants, le président d'honneur du FN fait plus que tripler son score d'il y a cinq ans (8,49 %) et sera accompagné de quatre colistiers : la Niçoise Marie-Christine Arnautu, le désormais conseiller municipal de Hyères mais ancré à Lyon depuis 30 ans, Bruno Gollnisch, la Grenobloise Mireille d'Ornano et le Savoyard Dominique Martin qui dirigeait la campagne de Jean-Marie Le Pen en 2009.À 86 ans, la locomotive frontiste entame donc un septième mandat européen sur une vague inédite, historique pour l'extrême droite. Il fait moins bien que sa fille Marine dans le Nord-Ouest (33,6 %) et que Florian Philippot dans l'Est (28,96 %), mais mieux que Bernard Monot dans le Centre (24,18 %) et Louis Aliot dans le Sud-Ouest (23,7 %), tous en tête dans leur circonscription.
Un raz-de-marée national
Un raz-de-marée national qui s'appuie dans la région sur un ancrage fort, historique, concrétisé par un groupe d'une vingtaine d'élus au conseil régional et la gestion d'un secteur de Marseille et sept villes aux municipales de mars, sur onze en France. Avec un tel score, les frontistes relèguent, comme dans une grande partie de l'Hexagone, leurs adversaires politiques sur des strapontins.
Jean-Marie Le Pen n'a pas manqué l'occasion, pour sa première déclaration hier soir, d'assimiler cette première à une sanction d'État, demandant la "dissolution de l'Assemblée nationale" et l'application d'une proportionnelle qui fait son miel européen. Et à laquelle seule l'UMP a fait mine de résister, la liste conduite par le Marseillais Renaud Muselier glanant 22,4 % des voix.Les batailles intestines de l'UMP
Il découvrira l'Europe au côté de la Lyonnaise Françoise Grossetête qui avait conduit la liste en 2009, l'emportant avec 29,34 % des bulletins. Un écart de sept points qui se traduira par la perte sèche de deux eurodéputés. Seul le maire de Chambéry (Savoie) Michel Dantin complètera la délégation. L'UMP paie, ici comme ailleurs, un discours de campagne plus anti-Hollande que pro-européen, ainsi que ses batailles intestines.
Le Parti socialiste emmené par Vincent Peillon, lui, s'effondre dans les mêmes proportions qu'en 2009, sauvant de justesse, avec 11,87 % des voix, son deuxième siège dévolu à la Lyonnaise Sylvie Guillaume. Un score encore pire que les 14,5 % d'il y a cinq ans, très loin des 28,6 % obtenus par Michel Rocard en 2004. Une gifle prévisible pour l'ex-ministre de l'Éducation nationale dans un contexte national très négatif pour la gauche.
Dans la lignée des municipales. Payant, eux, leurs divisions nationales et régionales, les écologistes qui avaient placé trois des leurs en 2009, coupent, avec un résultat de 9,6 %, leur total en deux et ne laissent que la Drômoise Michèle Rivasi à Strasbourg. Pour le Front de gauche, la soirée a été très longue. Élue en 2009 avec 5,9 %, Marie-Christine Vergiat résiste à 5,96% et sera reconduite.
Le treizième siège revient au centre droit, la Marseillaise Sylvie Goulard, tête de liste UDI-MoDem, gardant, avec 8,3% des suffrages exprimés, le siège qu'elle avait glané en 2009 dans l'Ouest. Et récupérant la place occupée ici par Jean-Luc Bennahmias (MoDem). Mais c'était avant que cet homme de gauche ne se fâche avec François Bayrou aux municipales. Une guéguerre interne de plus dans un paysage politique particulièrement déchiré. Et qui explique aussi un taux d'abstention de 57,03 %, toujours au-dessus de la moyenne nationale (56,85 %).
La Provence -
Le pape a fait à Bethléem un arrêt imprévu devant le mur de l'apartheid
Le pape François a fait un arrêt imprévu dimanche dans la ville palestinienne de Bethléem devant la barrière de séparation édifiée par Israël en Cisjordanie, ont constaté des journalistes de l'AFP et des témoins.
Le pape est descendu de sa voiture découverte pour effectuer une halte de quelques minutes au pied de ce haut mur de béton, portant par endroits des graffiti, dont certains recouverts de peinture il y a quelques jours par une entreprise israélienne, à l'emplacement d'une tour de guet.
François a accompli ce geste impromptu sur le chemin de la place de la Mangeoire, où il doit célébrer une messe, peu après une rencontre avec le président palestinien Mahmoud Abbas qui l'avait pris à témoin du "mur hideux que construit Israël par la force brutale sur notre terre".
Un couple de Palestiniens chrétiens choisis pour déjeuner avec le pape après cette messe a annoncé vendredi son intention de l'alerter sur la barrière de séparation israélienne, dont le tracé menace l'accès à leurs terres dans la vallée de Crémisan, près de Bethléem.
La Cour suprême israélienne, saisie par les habitants de la vallée de Crémisan, un foyer du patrimoine chrétien palestinien, a ordonné en février au ministère de la Défense de justifier le tracé, une nouvelle audience étant prévue le 30 juillet.
L'édification de la barrière, baptisée "mur de l'apartheid" par les Palestiniens et "clôture de sécurité" pour empêcher les attentats par Israël a commencé en 2002. Achevée aux deux tiers, elle doit atteindre à terme environ 712 km.
Son tracé se trouve à 85% en Cisjordanie, isolant 9,4% du territoire palestinien, dont Jérusalem-Est, selon l'ONU. La Cour internationale de justice (CIJ) a jugé le 9 juillet 2004 sa construction illégale et exigé son démantèlement, de même que l'Assemblée générale de l'ONU.7sur7
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Le pape François se recueille devant le mur de séparation israélien
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Européennes : large victoire du FN dans le Sud-Est comme partout en France
Publié le Dimanche 25/05/2014 à 08H00 - mis à jour le Lundi 26/05/2014 à 01H03Selon les dernières estimations, le FN serait à 28,8% dans le Sud-Est, contre 25% en France, l'UMP à 21,1% (20,6% en France) et le PS à 12,1% (14,10% en France)
Jean-Marie Le Pen (FN) arrive largement en tête dans le Sud-Est.Photo Frédéric Speich
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Marseille : le FN emmené par Jean-Marie Le Pen arrive en tête avec 30,31% des voix devant l'UMP de Renaud Muselier à 24,87% et le PS de Vincent Peillon à 12,30%. Suivent Michèle Rivasi (EELV) à 8,8% et Marie-Christine Vergiat (FdG) à 8,2% et Sylvie Goulard (UDI-MoDem) à 5,71%.0:58
Les résultats dans les Hautes-Alpes :
Jean-Marie Le Pen (FN) 24,04%
Renaud Muselier (UMP) 20,18%
Vincent Peillon (Union gauche) 12,89%
Michèle Rivasi (Europe Ecologie) 12,62%
Sylvie Goulard (UDI-MoDem) 9,63%
Marie-Christine Vergiat (Front de gauche) 6,94%0:56
Les résultats dans les Alpes-de-Haute-Provence :
Jean-Marie Le Pen (FN) 27,80%
Renaud Muselier (UMP) 20,31%
Vincent Peillon (Union gauche) 12,87%
Michèle Rivasi (Europe Ecologie) 10,41%
Marie-Christine Vergiat (Front de gauche) 8,71%
Sylvie Goulard (UDI-MoDem) 6,59%0:39
Pour Stéphane Ravier, maire de secteur FN à Marseille, "après la vague des municipales, cette déferlante des européennes attend, j'espère, le tsunami présidentiel de 2017. On sentait bien que le ras-le-bol était général et que les gens voteraient pour nous. Dans certains bureaux des quartiers Nord ou à Marignane, on est pas loin de 50%. Ceux qui ont construit cette Europe et détruit les souverainetés en subissent les conséquences. Nous, on est en alerte et on le dit depuis trente ans. Ceux qui disaient que Jean-Marie Le Pen faisaient le tour de piste de trop se sont une fois de plus trompés."
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Hollande a voté à Tulle
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Le Front National s'envole à 26 % !
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Européennes: "Un choc, un séisme, un moment grave" selon Manuel Valls
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Européennes 2014: la réaction de Bruno Gollnisch
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25% pour le Front National: la France est de retour!
C’est un score historique, un véritable séisme politique auquel nous assistons ce soir : 25 % des électeurs ont choisi de voter pour les listes Bleu marine, pour que la France soit de retour, contre l’euromondialisme et le déclin programmé par certains de notre pays. L’ensemble du paysage politique français, et même européen, est totalement bouleversé. Indéniablement, dans les semaines et les mois qui viennent, nous allons voir en France un bouleversement sans précédent. Et, d’ores et déjà, les élections à venir s’annoncent prometteuses pour le camp national derrière Marine Le Pen : les territoriales et surtout la présidentielle s’annoncent sous les meilleurs auspices.
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Près de 130 députés europhobes pourraient siéger au Parlement européen
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Européennes 2014 - Déclaration de Marine Le Pen
En duplex du siège du parti à Nanterre, retrouvez ci-dessous l’intervention de Marine Le Pen, Présidente du Front National, dans les principaux médias au soir des résultats des élections européennes qui place le FN comme le premier parti en France avec 25 % loin devant l’UMPS !
Les Français peuvent déjà compter sur environ 25 députés FN français au Parlement européen pour défendre les intérêts de la France et des Français d’abord !
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Dans l'UE, la droite en tête, poussée des extrêmes
Score historique pour l'Ukip europhobe en Grande-Bretagne, percée du parti anti-euro AFD en Allemagne, victoire de la gauche radicale en Grèce. Le scrutin européen a été marqué par la poussée des extrêmes.
Si la droite européenne semble se démarquer, ces élections européennes sont surtout marquées par une forte poussée des extrêmes, à l'image du triomphe du Front national en France. Au total, les forces anti-européennes pourraient décrocher une centaine de sièges. Pas assez pour bloquer la construction européenne, mais suffisamment pour donner de la voix et bousculer les partis traditionnels.
Selon une estimation donnée par la chaîne allemande ARD, le Parti populaire européen enregistre une vingtaine de sièges d'avance sur les sociaux-démocrates de Martin Schulz. «Le Parti populaire européen (PPE) est en train de gagner les élections européennes. Et il revendique donc la présidence de la Commission européenne», a écrit le chef de file des conservateurs européens, Jean-Claude Juncker. Le PPE était déjà le premier parti dans le Parlement européen sortant et devançait les socialistes de 80 sièges. Tour d'horizon des résultats pays par pays.
ALLEMAGNE. - Les conservateurs de la chancelière Angela Merkel sont crédités de 36% des voix. Ils compteraient près de 10 points d'avance sur les sociaux-démocrates qui enregistrent une progression historique à 27,5 %. Le nouveau parti anti-euro AFD, créé au printemps 2013, qui plaide pour une dissolution de la monnaie unique européenne devrait faire son entrée au Parlement européen. Il réalise un score de 6,5%. À noter, le parti d'extrême droite NPD était crédité de 1%, et obtiendrait tout juste un siège.
L'Allemagne, pays le plus peuplé de l'UE, envoie 96 députés au parlement européen sur 751.
AUTRICHE. -Le parti de centre-droit ÖVP arrive en tête des élections en Autriche. Ce scrutin est également marqué par une nette poussée de l'extrême droite, selon les sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote. Le FPÖ obtiendrait ainsi la troisième place avec 19,9% des suffrages, contre 12,7% en 2009. Ce parti est à la pointe des tentatives pour composer une alliance des partis nationalistes et eurosceptiques dans le prochain Parlement européen. Il espère constituer un groupe commun avec notamment le Front national français de Marine Le Pen dans le prochain Parlement européen,
GRÈCE. - La gauche radicale, dirigée par Alexis Tsipras, termine légèrement en avance sur le parti du premier ministre Antonis Samaras, selon les premières estimations de sortie des bureaux de vote publiées en Grèce dimanche soir à la clôture du scrutin européen. Le parti néonazi, Aube dorée, arrive en troisième position avec un score compris entre 8% et 10%. Ce résultat pourrait lui donner au moins deux députés sur 21.
PORTUGAL. - Le scrutin a été marqué par un rejet de la politique d'austérité du gouvernement. La coalition de centre droit au pouvoir au Portugal était largement devancée dimanche par l'opposition socialiste aux élections européennes, selon les premières projections des télévisions. Ce résultat, s'il se confirme, constitue un sérieux revers pour le premier ministre portugais Pedro Passos Coelho, à un peu plus d'un an des élections législatives prévues pour l'automne 2015.
POLOGNE. - Le parti de centre droit au pouvoir, la Plateforme civique du premier ministre Donald Tusk, est arrivé en tête avec 32,8% et 19 députés, devant Droit et Justice de Jaroslaw Kaczynski qui a obtenu 31,8% des voix (19 députés), selon un sondage à la sortie des urnes réalisé par l'institut Ipsos. Un petit parti europhobe polonais, Congrès de la nouvelle droite, est sur le point d'entrer au Parlement européen avec quatre députés, en obtenant 7,2% des voix aux élections de dimanche. La Pologne envoie 51 élus au Parlement européen.
ROUMANIE. - La Roumanie fait figure d'exception. L'alliance de centre gauche dirigée par les sociaux-démocrates au pouvoir en Roumanie sort très largement victorieuse des élections européennes avec environ 41% des voix, selon deux sondages sortie des urnes. Les libéraux arrivent en deuxième position, avec environ 14% des voix, selon ces sondages réalisés par les instituts CURS et IRES. La Roumanie, pays où l'Union européenne jouit d'un fort taux de confiance, envoie 32 élus au Parlement européen.
ANGLETERRE. - L'Ukip europhobe britannique semblait également en passe de réaliser un score historique, d'après ses résultats aux élections locales qui se déroulaient jeudi en même temps que le scrutin européen. Le scrutin ne concernait pas le Pays de Galles ni l'Ecosse et ne visait qu'à renouveler un tiers environ des conseillers municipaux. Mais il pourrait donner une indication sur le résultat des européennes, qui se sont tenues également jeudi mais dont on ne connaîtra le verdict que dimanche soir.
LE FIGARO
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Fusillade de Bruxelles: deux Israéliens, une Française et un Belge parmi les victimes
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Européennes 2014: le FN pourrait décrocher un tiers des eurodéputés français
ESSENTIEL - Le parti de Marine Le Pen obtiendrait près de 25% des voix. Une illustration de la montée des eurosceptiques dans l'Union.
# Les clés du scrutin
• Près de 400 millions d’électeurs doivent voter dans 28 pays pour élire 751 eurodéputés.
• L’abstention est attendue en hausse. Toutefois, en France, la tendance était à la baisse à 17 heures.
• En France comme ailleurs, le résultat des eurosceptiques sera scruté de près.
• Du côté des enjeux franco-français, le FN serait arrivé en tête, devant l'UMP, alors que le PS a subi une nouvelle claque après des municipales catastrophiques.
# Les premières estimations en France
L’UMP et le FN se disputaient dans les sondages la première place depuis de nombreuses semaines. Il semble finalement qu’il n’y ait pas eu match. Le Front national est arrivé largement en tête des élections en France, selon les premières estimations. Le parti de Marine Le Pen recueillerait près de 25% des voix au niveau national, de très loin son meilleur score. Deuxième avec près de 20%, l’UMP ne pourra se contenter ni du score ni du rang et doit s’attendre à vivre des jours difficiles. Quant au PS, la claque annoncée a bien eu lieu. Avec moins de 15% des suffrages annoncés, la parti majoritaire fait encore moins bien qu’en 2009.
Sur les 74 sièges promis aux élus français, Le Front national en obtiendrait de 23 à 25 au Parlement européen, l'UMP de 18 à 21 et le PS 13, selon une estimation Ipsos/Steria pour France Télévisions, Radio France, Le Point, LCP/Public Sénat, France 24.
De son côté, l'alliance UDI-MoDem obtiendrait 10% des voix, soit 6 à 8 sièges, alors qu'Europe Ecologie-Les Verts se contenterait de 9,5% des voix environ et de 6 sièges.
EUROPE 1
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Jean-Marie Le Pen demande la dissolution de l'Assemblée nationale et la démission de Valls
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Européennes: Le FN en tête avec 24,4%, l'UMP à 20,3%, le PS à 14,2%
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Européennes 2014 : de très nombreux dysfonctionnements quant à la régularité du scrutin
Communiqué du Front National
De très nombreux dysfonctionnements nous sont signalés quant à la régularité du scrutin. Cela concerne plusieurs départements. Dans de nombreux bureaux, a été notée l’absence de bulletins de vote du Front National, ou la présence de bulletins de vote du Front National ne correspondant pas à la circonscription électorale du bureau concerné.
C’est le cas par exemple dans le 3èmearrondissement de Paris, dans la ville d’Evry (Essonne), de Sainte-Geneviève des Bois (Essonne) ; c’est le cas aussi dans des communes de la Nièvre, la Seine-et-Marne, la Saône-et-Loire ou la Moselle, notamment. La multiplicité des remontées nous laisse penser que la fraude est massive.
Le ministère de l’Intérieur a choisi de tenter d’empêcher la victoire du Front National en lui interdisant simplement de concourir en certains endroits du territoire. C’est une entrave gravissime à la démocratie.
Le Front National accuse donc le gouvernement de Manuel Valls, et son ministre Bernard Cazeneuve, de truquer par les moyens les plus odieux le vote des Français. Cette manipulation industrielle du vote des Français doit être immédiatement interrompue, et les préfets doivent tout mettre en œuvre, dans des délais urgents, pour apporter dans toutes les communes de France les bulletins de vote du Front National.
Interpelé plusieurs fois depuis ce matin, le ministère de l’Intérieur n’a répondu que par un vague désintérêt, qui prouve une volonté de nuire au bon déroulement du scrutin.
Le Front National demandera de toute façon à l’issue du scrutin de faire la lumière sur les manipulations auxquelles s’est livré le pouvoir. Il consigne pour le moment la liste des communes où sont déplorées ces atteintes ignobles à la démocratie.
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Charente-Maritime : des écoliers privés de cadeau de fête des mères
Publié le 24/05/2014 à 06h00 , modifié le 24/05/2014 à 08h50 parLes enseignants des écoles publiques de la ville d'Angoulins ont décidé de ne plus préparer la Fête des mères
À l'école maternelle d'Angoulins, il n'y aura pas de cadeau pour la fête des mères © PhotoXAVIER LEOTY XAVIER LEOTYPas de collier de nouilles ou de personnage en pâte à sel à l'horizon. Car cette année, aucun cadeau de Fête des mères n'a été confectionné par les élèves des écoles maternelle et élémentaire publique d'Angoulins.
Une décision prise par les directrices des deux établissements suite aux conseils des maîtres, et portée à la connaissance des parents jeudi par un mot explicatif agrafé dans le carnet de liaison des élèves. « Le modèle de la famille française […] a beaucoup évolué. Aujourd'hui, de plus en plus de familles sont séparées, recomposées, monoparentales, homoparentales. Les situations parfois complexes ne permettent plus aux enseignants d'aborder ces manifestations dans la sérénité d'un modèle unique. »
- Des parents partagés
Du côté des parents d'élèves, nombreux sont ceux qui regrettent une telle décision. « Je suis hyperdéçue », indique cette mère de famille dont l'enfant est scolarisé en maternelle et qui a souhaité rester anonyme. « Personne ne nous a demandé notre avis. Nous sommes mis devant le fait accompli. C'est dommage et bien triste car les enfants se font toujours une joie de ramener ces petits cadeaux de l'école à la maison », poursuit cette maman qui se souvient encore du bonheur de son fils l'an dernier quand il lui a offert un pendentif pour la Fête des mères. « Je suis tombée des nues », affirme cette autre maman dont le petit garçon est en classe maternelle moyenne section. Une décision qu'elle trouve d'autant plus incohérente que son fils est rentré hier du centre de loisirs avec un cadeau de Fête des mères.
Certains parents pointent par ailleurs du doigt ce « formalisme » excessif et estiment que c'est une manière détournée de jeter la pierre aux parents divorcés ou homosexuels. « À vouloir trop prôner l'égalité, on en arrive à la double peine. Non seulement, je n'aurai pas de cadeau de Fête des mères cette année mais en plus, j'ai le sentiment, en tant que mère divorcée, d'être responsable de cette situation, explique cette autre maman d'un petit garçon âgé de 5 ans.
- Des sujets moins tabous
Certes, les parents divorcés ou homosexuels sont beaucoup plus nombreux qu'autrefois mais le sujet est aussi beaucoup moins tabou aujourd'hui. Ces évolutions de notre société devraient justement être l'occasion pour les enseignants d'expliquer les différences aux enfants. » « Cela veut-il dire que l'école d'Angoulins défend le concept de famille dite “normale ?” », interroge ce papa. Tout en reconnaissant que les enseignants se trouvent parfois confrontés à des situations délicates, certains parents estiment que la question de la multiplicité des situations familiales n'est pas un argument recevable. « Les enseignants de l'école d'Angoulins ont déjà eu à faire face ces deux dernières années à un enfant qui avait perdu un de ses parents. Et ce sera, je crois, le cas d'un autre enfant l'an prochain. C'est compliqué pour eux, mais le corps enseignant a été confronté à ces situations depuis la nuit des temps, ce n'est pas nouveau », assure une maman.
- Des familles « différentes »
« Les situations douloureuses ont toujours existé. Quand j'étais petite, un de mes petits camarades avait perdu son papa. Mais ces questions de familles différentes, nos instituteurs ne se les posaient pas. Certes, c'est peinant mais décider de ne plus faire de cadeau pour les Fêtes des mères ou des pères ne leur enlèvera pas leur chagrin et pénalisera tous les autres enfants. »
Contactée vendredi par téléphone, la directrice de l'école maternelle, Madame Target, n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet. Elle a simplement indiqué qu'elle interdisait à « Sud Ouest » de s'en faire l'écho. Quant à la directrice de l'école élémentaire Jean-Moulin d'Angoulins, elle précise que cela fait déjà plusieurs années que les cadeaux de Fêtes des mères et des pères ne se font plus régulièrement. « Cela dépend des classes et des enseignants », précise Madame Cousin, avant d'ajouter que « cette pratique n'est plus adaptée à notre société ». Quant à l'inspecteur d'académie, contacté hier après-midi, il n'a pas donné suite à nos appels.
Pour mettre tout le monde d'accord, certaines écoles en France ont décidé d'instaurer une Fête des parents. « Je trouve que c'est une bonne idée qui règle pas mal de problèmes et permet de noyer le poisson », assure ce papa angoulinois qui se prépare déjà à l'idée de ne pas avoir de cadeau pour la Fête des pères cette année.
SUD OUEST
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Fusillade à Bruxelles : le président de la LICRA belge accuse Alain Soral, Dieudonné et Laurent Louis
- Publié le : samedi 24 mai 2014
- Source : E&R
Suite à la fusillade qui a fait trois morts et un blessé grave au Musée juif de Bruxelles, Joël Rubinfeld, président de la Ligue belge contre l’antisémitisme (LBCA), a déclaré : « Ce qui s’est passé était prévisible. »
Avant même que les autorités ne concluent à un acte antisémite ou, d’ailleurs, à quelque mobile que ce soit, Rubinfeld a estimé, avec cette panoplie de mots-clefs rappelant les meilleurs tweets de Frédéric Haziza ou les discours éternels de Manuel Valls :
« Cela devait hélas arriver. Nous assistons ces dernières années à une libération de la parole antisémite. Elle reprend du poil de la bête, notamment à travers les discours de l’humoriste Dieudonné ou du député Laurent Louis.
La fusillade de ce samedi est le résultat inévitable d’un climat qui distille la haine.
Le plus important aujourd’hui est d’arrêter les responsables de la fusillade, qui, pour moi, n’est autre qu’un acte terroriste, et de les traduire en justice. Mais demain, il faudra également user de tous les moyens légaux pour faire taire les prêcheurs de haine qui ont une responsabilité dans la propagation du virus antisémite.
Il s’agit d’un combat qui ne concerne pas que la communauté juive mais l’ensemble du pays et ses valeurs fondamentales. »
Au micro de la RTBF, le lobbyiste a ajouté Alain Soral à la liste de ceux qui auraient contaminé les esprits belges et rendu possible ce triple meurtre.
Joël Rubinfeld (LBCA) : Alain Soral, Dieudonné... par cdmanonE&R