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30/05/2008

Une artère Jean-Marie Bastien-Thiry à Aix-en-Provence

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Maryse Joissains, maire UMP d’Aix-en-Provence, envisage sérieusement de dédier une artère de sa ville à Jean-Marie Bastien-Thiry :

“Pourquoi pas ?, déclare-t-elle à L’Express. Personnellement, je n’ai rien contre. Après tout, on ne peut pas lui reprocher de mauvaises actions. Il a simplement agi selon ses convictions”.

Cet officier, partisan de l’Algérie française, avait organisé l’attentat du Petit-Clamart, qui, le 22 août 1962, avait failli coûter la vie au général de Gaulle. Il avait ensuite été arrêté, condamné à mort par une cour militaire, puis exécuté en 1963. Aix-en-Provence est l’une des villes de France qui compte le plus de "rapatriés" d’Afrique du Nord.

(30 mai 2008)

Pourquoi ce terme de "rapatriés"? L'Algérie, c'étaient 13 départements français. On n'est pas "rapatrié" dans son propre pays, lequel était pour eux la France métropolitaine et l'Algérie française, qui ne faisaient qu'un jusqu'à la trahison de De Gaulle.

14/05/2008

Le décret Crémieux - 24 octobre 1870

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Isaac Adolphe Crémieux par Nadar

Le 24 octobre 1870, un décret donne la citoyenneté française aux 37.000 juifs d'Algérie.

Dans la foulée, les colons originaires d'Europe (Italie, Espagne, Malte,...) sont aussi francisés en bloc. Quant aux musulmans d'Algérie, ils sont ravalés au statut d'indigène. C'est le début d'une fracture douloureuse et irréductible entre les deux communautés.

L'une des premières décisions de la République

Le décret concernant les juifs d'Algérie est promulgué à Tours, où s'est réfugié le gouvernement de la Défense nationale qui a succédé à l'Empire après la défaite de Sedan. Il peut être considéré comme l'une des premières grandes mesures de la IIIe République.

Sa paternité en revient au ministre de la Justice, Isaac Adolphe Crémieux, l'un des chefs du parti républicain. C'est le fils d'un commerçant juif de Nîmes. Juriste et philanthrope de 74 ans, il bénéficie d'une grande réputation d'intégrité dans le pays.

En 1863, suite à l'émotion soulevée par l'affaire Mortara, il avait participé à la création de l'«Alliance israélite universelle» et avait été porté à sa présidence, avec l'objectif de protéger les juifs où qu'ils soient.

Du royaume arabe à la colonie

Dans les années 1860, prenant acte de la fin de la conquête de l'Algérie, Napoléon III préconise l'instauration d'un royaume arabe sous protectorat français, un peu comme il en ira plus tard avec le royaume du Maroc. Lui-même aurait eu le titre de «roi des Arabes».

Par le senatus-consulte (décret impérial) du 14 juillet 1865, d'une grande générosité, les musulmans d'Algérie se voient reconnaître la nationalité française sans qu'il leur soit nécessaire de renoncer à la loi coranique : «L'indigène musulman est Français, néanmoins il continuera d'être régi par la loi musulmane. Il peut sur sa demande être admis à jouir des droits du citoyen ; dans ce cas il est régi par les lois civiles et politiques de la France».

Mais le projet se heurte à l'opposition violente des colons européens. Ces derniers, qui se situent du côté de la gauche républicaine, seront parmi les plus ardents à combattre Napoléon III et à se réjouir de sa chute.

La IIIe République, qui succède au Second Empire, prend le contrepied de la politique napoléonienne en intégrant plus étroitement l'Algérie à la France. Mais avec le décret Crémieux, elle établit une discrimination inédite entre les juifs, élevés au rang de citoyens français, et les musulmans.

Une partie de ces juifs étaient établis en Afrique du Nord depuis la première diaspora, au Ve siècle avant JC et ils étaient à l'origine d'une langue aujourd'hui perdue, le judéo-berbère. Les autres étaient originaires d'Espagne d'où ils avaient été chassés en 1492, d'où leur appellation de juifs sépharades (d'après le nom de l'Espagne en langue hébraïque). La «francisation» des uns et des autres avait débuté dès le lendemain de la prise d'Alger.

Les musulmans, très majoritaires, étaient issus des populations kabyles, des envahisseurs arabes ou encore des esclaves enlevés sur les côtes européennes jusqu'au XVIIIe siècle et convertis de force. Ils restaient globalement fidèles à leurs coutumes et en particulier au droit coranique.

Exacerbation des tensions communautaires

"Pétri de bonnes intentions", le décret s'avère porteur de semences empoisonnées. Il consacre en Algérie la rupture entre les colonisés (exclusivement musulmans) et les colonisateurs, qui viennent d'Europe et auxquels s'assimilent désormais les juifs.

Dès l'année suivante, encouragé par la défaite de la France face à la Prusse, un notable musulman, le bachagha El Mokrani, soulève 250 tribus contre le gouvernement français. Sa révolte conduit le 8 avril 1871 à la proclamation de la guerre sainte par le grand maître d'une confrérie musulmane, Cheikh El-Haddad. Un tiers de la population musulmane entre alors en rébellion.

Le chef du gouvernement provisoire, Adolphe Thiers, dépose le 21 juillet 1871 un projet d'abrogation du décret Crémieux mais celui-ci est repoussé sous la pression du banquier Alphonse de Rothschild.

En France, où toute forme d'antisémitisme avait disparu sous la Restauration monarchiste et le Second Empire, le décret entraîne paradoxalement une mise en lumière des juifs. L'antisémitisme apparaît avec force sous la IIIe République, à la faveur du scandale de Panama, qui précèdera de peu l'affaire Dreyfus.

(Source: Herodote.net)

LA HONTE DE LA FRANCE: 13 MAI 58

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A Marseille, manifestation sur le Vieux-Port, le 13 mai 2008
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à Marseille, 1500 personnes ont manifesté contre la trahison
13 mai 1958-13 mai 2008 : la honte de la France

À l’heure même où les medias, pour cacher Mai 58, ne cessent de nous ressortir du Mai 68 à en vomir, Mai 68, « révolution » de petits bourgeois boutonneux qui sont devenus, sans aucune honte, de grands bourgeois « de gauche » aux poches cousues d’or, investissant tous les postes de premier plan du monde de la finance, de la politique, ou du show-bizz (encore heureux qu’ils ne jouent pas au football !),

À l’heure où la collusion entre " patrons " et " clandestins " se dévoile au grand jour, là encore sans aucune honte, au mépris des lois françaises, à l’heure où exploiteurs et "exploités" (qui gagnent chez nous, en ne faisant rien, cent fois plus que ce qu’ils ne gagneraient chez eux en trimant comme des bêtes) signent un pacte sur le dos de ces crétins (ou de ces "sous-chiens ") de Gaulois,

À l’heure où ces anciens "colonisés " viennent cracher sur la France tout en réclamant à hauts cris d’y rester et même d’y être bien accueillis,

A l’heure où le Président de tous les Français ne cesse de se répandre en repentances dès que l’occasion de battre sa coulpe lui est offerte, lui qui prétendait en vouloir finir avec cette déplorable manie "chiraquienne".

A cette heure, qui n’est peut-être pas si tardive qu’on ne croit car rien n’est irréversible, malgré ce que peuvent penser les "porteurs de valises ", " progressistes " français, collabos de ceux qui ne laissaient aux Pieds-noirs qu’une alternative : " La valise ou le cercueil ",

il est bon de rappeler dans quelles conditions les Français d’Algérie ont été chassés par les parents de ces mêmes gens, qui n’avaient aucune légitimité à réclamer l’indépendance d’un pays qui ne leur appartenait pas. L’Algérie (qui, d’ailleurs, n’avait pas de nom) appartenait aux palmiers nains, aux chacals et aux Kabyles, eux-mêmes descendants des Européens du Nord qui s’y sont fixés avant même la première colonisation, romaine.

Ceux, peu nombreux, qui ont osé réclamer cette indépendance n’étaient pour la plupart que les rejetons de ces bandes armées arabes qui dévastaient le pays au 19e siècle, qui n’ont jamais voulu ni su mettre en valeur l’Algérie, se contentant d’en ruiner les pauvres ressources de l’époque et d’utiliser ses côtes pour écumer en pillards la Méditerranée et y faire butin d’esclaves chrétiens.

Ceux qui l’ont obtenue, cette indépendance, ne faisant rien pour la mériter, ni sur les champs de bataille ni sur les champs de culture, ont signé " les accords d’Évian " avec le gouvernement français félon de l’époque qui suivait les directives de De Gaulle, et se sont empressés de bafouer lesdits accords dès le lendemain de leur signature avec le silence approbateur de ce même De Gaulle, massacrant et torturant tout Français, Européen de souche ou musulman fidèle à la France , femme, enfant ou vieillard, qui passait à portée de leurs couteaux.

Puisqu’ils étaient si jaloux de leur indépendance au point d’exterminer tous ceux qui semblaient la contester ou la compromettre, pourquoi viennent-ils donc chez nous ? L’Algérie n’est-il pas un beau territoire, ne dispose-t-il pas d’un Etat souverain, aimable et généreux avec ses ressortissants, et riche d’un pétrole que tant de pays lui envient ?

Pourquoi venir dans un pays, la France , qu’ils haïssent tant ?

Pour rappeler quelques faits d’histoire et remettre quelques pendules à l’heure, rien de mieux que le "J’accuse " de Joseph Hattab-Pacha, ancien maire de la Casbah d’Alger, dernier Président du Conseil municipal d’Alger, document qui a été distribué lors de la manifestation organisé ce 13 mai 2008 à Marseille notamment par " Devoir de mémoire " et par les collectifs des disparus, pauvres êtres enlevés lors des manifestations  " de joie " de ces brigands lorsqu’ils ont obtenu leur " indépendance ", notamment le 5 juillet 1962 à Oran. Des milliers de Pieds-Noirs et de harkis ont ainsi disparu, la plupart morts sous les tortures (découpés en morceaux, pendus à des crocs de boucher ou ébouillantés, vivants), certains, enfants jeunes à l’époque, servent encore sans doute de nos jours d’esclaves sexuels dans quelque douar. (Lire le livre de Raphaël Delpard à ce sujet : Les oubliés de la guerre d’Algérie, qui donne le témoignage de ceux qui en ont retrouvé trace).

 

                                                                                  Dragon

29/04/2008

"Points de détail ou occultation?" par Vitus

PETIT COMMENTAIRE SUR LE SILENCE ET LE SECRET DE LA FRANCE OFFICIELLE A PROPOS DU COUP D'ETAT DU 13 MAI 58

 

 

L'extermination des Français d'Algérie et des Harkis (1962) est donc UN POINT DE DETAIL DE L'HISTOIRE DE LA COLONISATION ET DE LA DECOLONISATION
 
Puisque le SILENCE et le SECRET sont requis.
 
 
Et ici il ne s'agit pas d'un propos tenu par on ne sait qui sur le sujet mais bel et bien UN CONSTAT, UNE REALITE.
 
Qui osera dire que le sort des PIEDS NOIRS et des HARKIS n'est pas un POINT DE DETAIL DE L'HISTOIRE DE LA COLONISATION ET DE LA DECOLONISATION puisque les médias et le monde politique ont l'ORDRE de ne JAMAIS EN PARLER, excepté en faisant taire les victimes de cette décolonisation ?

 

Petit rappel : Ce ne sont pas les Français d'Algérie qui décidèrent d'occuper l'Algérie turque de 1830, puis française de 1848, de 1870, de 1920, de 1936, de 1945 et de 1958.

 

Ce sont les Gouvernements de la France, monarchiques, républicains, démocratiques, libéraux, socialistes.

 

De même que les Caldoches sont majoritairement les descendants des Vaincus de la Commune de Paris, de même que les Québécois sont les descendants d'immigrés Français, les Français d'Algérie furent des surnuméraires de France, d'Italie, d'Espagne, de Malte, etc. à qui des Gouvernements français successifs ont proposé d'aller occuper la terre algérienne dépourvue de toute entité politique et nationale. Et ils y sont allés comme, au même moment, les colons américains passaient de la côte ouest des USA à la côte est en construisant - sans honte -  le grand mythe du Western.

 

En vertu de cette consigne gaulliste et communiste selon laquelle le Manteau de Noé est une obligation historique et politique à poser sur les crimes, les mensonges et la trahison de Charles De Gaulle quant à sa conquête du Pouvoir par le serment de l'Algérie Française et par la répression exercée à l'endroit de tous ceux qui le crurent, il est même indispensable de corriger cette notion inexacte de "point de détail".

 

La vérité qui convient est pire encore:

 

L'occultation totale des événements selon le témoignage des victimes de la colonisation, puis de la décolonisation, la seule version gaulliste, communiste et FLN des faits atteste formellement que tout cela:

 

n'est pas, n'a pas été "un point de détail"

mais importe qu'il s'agisse d' "un point inexistant".

 

Les  témoignages, les preuves abondent, des gaullistes eux-mêmes, de De Gaulle lui-même que la Résistance n'a pas fait gagner un jour dans la Libération de la France. Pourtant il ne se passe pas une semaine sans que le cinéma, la télévision ne rappellent que tous les Français auraient été de glorieux résistants et que Jean Moulin, Georges Bidault, Henri Frenay et le Colonel Rémy aient eu à leur disposition 40 millions de poitrines acquises à leur cause, contre les petites hordes des nazis de la Milice et l'Armée allemande bien entendu.

 

En revanche RIEN sur le Débarquement de Provence par où la Libération de la France s'est faite.

 

Rien sur l'Armée d'Afrique conduite par de Lattre de Tassigny, de Larminat, Juin, Bethouart, Goislard de Monsabert etc. RIEN sur les dizaines de milliers de tués Français d'AFN et Musulmans (Un film ! Un ! - "INDIGENES" - ) tendant à faire croire aux demeurés hexagonaux que l'Armée d'Afrique n'était exclusivement composée que de Musulmans ! partis d'Algérie et de Tunisie et arrivés, en morceaux, survivants épars, blessés, tués, disparus pour la défense de la Patrie.

 

La légende quotidienne d'une Résistance innombrable, la sourdine sur les milliers de morts du Débarquement de Normandie (le frère de ma mère, tombé à 20 ans à Ecouché le 15/8/44, sauvé par les chirurgiens américains) et RIEN sur le Débarquement de Provence (un  cousin germain de ma mère tué à Colmar à 20 ans - 3 autres cousins blessés dans leur char américain). Sans parler de mon père, héros des FFL, ayant rejoint depuis Tunis et par les moyens fournis par le Maréchal et l'Etat Français, l'USAF aux Etats Unis, par Casablanca pour participer à la Libération comme Radio Navigateur Mitrailleur dans les Bombardiers B26. Autre "détail" du vrai combat de la Libération qui vit des équipages entiers disparaître, en particulier à l'occasion de la destruction de tous les ponts du Rhin.

 

Voilà la vérité: Non pas même un point de détail, mais l'occultation pure et simple !

 

Et en suivant donc, l'occultation logique des témoins et auteurs de ce crime historique:

 

RIEN SUR LES MENSONGES, LES CRIMES ET LA TRAHISON DE CHARLES DE GAULLE A L'ENCONTRE DE CES GENEURS QUI SAUVERENT - PAR MILLIERS -  LA PATRIE DE LA BOTTE ALLEMANDE, NON PAS AVEC DES PLEURS ET DES DISCOURS, MAIS AVEC LEUR PEAU !

 

Comme Charles De Gaulle "remercia" les vrais sauveurs de la Patrie - 20 ans plus tard - en les privant de leur terre natale, en les jetant à la mer ou à la mort, en incarcérant et en fusillant les résistants héroïques de l'Algérie, en pourchassant dans la haine et la vindicte ceux qui avaient pris à la lettre ses engagements et ses promesses, les derniers gaullistes épaulés par les Collabos du FLN et par les assassins des soldats Français ne trouvent rien de mieux - depuis 46 ans - que de TAIRE le témoignage de ceux qui résument la situation en mettant le général SALAN, le Président Georges BIDAULT et le Lieutenant DEGUELDRE naturellement au même rang qu'Honoré d'ESTIENNE d'ORVES et que Pierre BROSSOLETTE.

 

Le pire inconvénient avec nos pires ennemis, (et avec le ventre mou de l’opinion commune qui n’a pas d’avis et qui ne sait rien ou presque mais qui ne craint pas de revendiquer fièrement le droit de vote)  c'est qu'il importe souvent de devoir expliquer qui furent Brossolette, d'Estienne d'Orves, Bidault, Salan et Degueldre...


 
 

Vitus

20/03/2008

"Halte au feu!" rue d'Isly 26 mars 1962

http://www.algerie-francaise.org/ailleret/halte-8bit.wav

Massacre de la rue d'Isly 26 mars I962

Enregistrement sonore d'époque

19/03/2008

MEMOIRE: LE MASSACRE DE LA RUE D'ISLY

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Morgue d'Alger après le massacre
LUNDI 26 MARS 1962 : Voilà plusieurs jours que le quartier de BAB el OUED est bouclé par l’Armée. Plus personne ne peut en sortir ni y entrer.

  Un tract OAS, provenant du Colonel Vaudrey, demande à la population d’aller vers Bab el Oued, drapeaux en tête, pacifiquement, sans arme. Le préfet Vitalis Cros interdit la manifestation et met en place un dispositif impressionnant. Avenue du 8 Novembre, des chars de 30 tonnes braquent leurs canons de 75. Square Bresson, ce sont des half-tracks et des auto-mitrailleuses. Le boulevard Carnot est rempli de CRS.

  Bizarrement, un bataillon de Tirailleurs, composé en majorité de musulmans appelés (qui avaient déjà peints en vert leurs casques), faisait partie du bouclage. Dès lors que le cessez le feu avait été proclamé et que l’indépendance était imminente, ces tirailleurs avaient le choix entre donner des gages à la rebellion où mourrir. Le chef de cette unité, le colonel Goubard, était absent, remplacé par le commandant Poupat. Ce dernier avait reçu les ordres suivants (par écrit) : arrêter la manifestation par tous les moyens, au besoin par le feu. Il transmit ces ordres à ses subordonnés en précisant que le feu devait être ouvert qu’en cas de légitime défense.

  Vers 14h45 la foule, composée d’hommes, de femmes et d’enfants, arriva aux abords de la rue d’ISLY. Ils étaient venus là en famille comme au 13 Mai 1958.

  Les manifestants butent sur un barrage de Tirailleurs commandés par le lieutenant Daoud Ouchène. Après négociations, le lieutenant laisse passer une délégation avec un drapeau en tête. Mais la foule s’engoufra dans la brèche et envahi la rue d’ISLY.

  Le commandant Poupat envoie en renfort une compagnie aux ordres du capitaine Gilet pendant que le lieutenant OUCHENE reconstitue son barrage. Le cortège de manifestants est trançonné.

  14h45 : Soudain une rafale de pistolet mitrailleur est tiré par un tirailleur situé près du bar du Derby. Cela va déclencher une fusillade qui durera plusieurs minutes. C’était la confusion et la panique générale. Les manifestants courraient dans tous les sens. Les Tirailleurs, les yeux fous, en transe, vidaient chargeurs sur chargeurs, utilisant même des balles explosives. La rue fut bientôt qu’un amas de corps sanglants et le sang coulait dans les canniveaux. Au fracas des armes s’ajoutait les hurlements de peur, les plaintes. Mais la pitié n’habitait pas les monstres qui tiraient sans discontinuer.

  "Halte au feu" criaient les manifestants encore vivants. "Mon lieutenant, faites cesser le feu, je vous en prie..."

  Combien de temps cela durera-t-il ? Difficile à dire.

  La foule subissait cette fusillade folle sans pouvoir rien faire. Des flots de prières s’élevaient de cette arène sanglante. Au milieu des plaintes, des rales et des supplications, les assassins achevaient les blessés. Voici le témoignage du Professeur Pierre Goinard de la faculté de médecine d’Alger :

  Une femme blessée, couchée par terre boulevard Laferrière, se relève. Un soldat musulman la tue d’une rafale de PM malgré l’intervention d’un officier.

  Un vieillard rue d’Isly ... le soldat musulman lui crie "couche toi, tu ne te relèveras plus.." et l’abat.

 Deux femmes blessées gisant à terre sont achevées à coup de fusil-mitrailleur.

 Une femme blessée, place de la Poste, gisait sur le dos. Un soldat musulman l’achève d’une rafale. L’officier présent abat le soldat.

Un soldat portant des bandes vertes sur son casque visait lentement : un pauvre vieux à 50 mètres courait... le coup parti ... et ce fut fini..

  Un civil, ancien de la 1ère armée, cria en direction du lieutenant Ouchène : "Vous tirez sur une foule désarmée...Halte au feu !" Et le lieutenant de répondre "Je devais faire mon devoir, j’avais des ordres..." Puis s’apercevant de la méprise le lieutenant Ouchène et le capitaine Techer hurlèrent : "Halte au feu !". Mais certains tirailleurs musulmans, hystériques et haineux, continuaient à tirer.

  Le lieutenant Daoud Ouchène que pressaient et injuriaient les civils, fondit en larmes, à bout de nerfs. Cette scène a été enregistrée par René Duval, envoyé spécial d’Europe 1.

  Il n’y eut pas que les tirailleurs musulmans pour tirer dans la foule. Il y eut : La CRS 147 à l’entrée du bd Baudin, la CRS 182 qui bloquait l’avenue de la gare, la CRS 12 qui occupait la rampe Chasseriau et les Gardes Mobiles.

  Témoignage de René Louviot : "à la fin de la fusillade à laquelle ils avaient participé, les CRS faisait lever les bras aux passants et les matraquaient sur la tête à coup de crosse...". Un peu plus loin, un garçon et deux jeunes filles portent un drapeau tricolore taché de sang. Les CRS leur disent : "Vous pouvez vous le mettre dans le cul...", d’autres faisaient un bras d’honneur.

  Le bruit de la fusillade fut remplacé par la ronde infernale des hélicoptères et le hurlement des sirènes d’ambulances.

  La scène du carnage était abominable, insoutenable. Des corps d’hommes, de femmes, d’enfants jonchaient les rues et les trottoirs, le sol était parsemé de souliers, de vêtements, de douilles. Plaintes et râles s’élevaient, les survivants étaient hébétés. L’odeur de la mort se mit à planer sur Alger.

  On chargeait les blessés dans les ambulances, les morts dans les camions militaires. Des corps qui ne demandaient qu’à rester français...

  Les plaies des victimes atteintes par des balles explosives étaient impressionnantes. Sur les lieux du carnage les survivants prenaient petit à petit conscience de l’horrible réalité de ce génocide. Leur place n’était plus dans ce monde de fous, leur place n’était plus en Algérie, elle n’était plus aussi en France.

  Les soldats progressaient en colonne le long de la rue. Une femme exangue trempait un drapeau dans une flaque de sang et leur cria "Pourquoi ... pourquoi avez vous fait cela ?..." puis elle éclata en sanglots.

  L’ Hopital Mustapha où avaient été transportées les victimes fut submergé par les familles affolées. Le plasma se mit à manquer, les Algérois retroussèrent leurs manches.

  A la morgue les corps étaient disloqués, les yeux ouverts, beaucoup de jeunes femmes, de celles qui hier encore faisait la beauté et le charme de la ville blanche. Ceux qui ont vu ce spectacle ignoble savent que la mort seule les libèrera de cette vision. 

62 morts, plus de 200 blessés dont certains handicapés  à vie

 Le siège de BAB el OUED, la tragédie du 26 MARS, le Génocide du 5 juillet à ORAN, le martyr des Harkis, les disparus..... ont fait l’objet d’un ouvrage intitulé "VERITE" que l’on peut se procurer chez l’auteur José CASTANO Parc de la MEDITERRANEE 34470 PEROLS prix 14 euros port inclus.