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  • La maladie de Gilles de la Tourette

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      LE PARISIEN EXPLOITE LA MISERE HUMAINE

    Le journal Le Parisien n'a pas hésité à diffuser sur Internet une vidéo montrant le Président Sarkozy en pleine crise de coprolalie, un des symptômes les plus douloureux de la maladie de la Tourette dont il souffre en silence depuis des années.

    Samedi, alors que Nicolas Sarkozy salue patiemment les visiteurs du Salon de l'Agriculture, il se retrouve avec une trace de lisier sur le bras droit et un homme âgé lui fait remarquer qu'il risque de le salir.

    Le stress intense de la situation provoque une légère crise de coprolalie que Nicolas arrive cependant à maîtriser douloureusement sans pouvoir empêcher un "casse toi, sale con" de s'échapper de sa bouche, avec toutefois un ton amical et bienveillant.
    (Source: 20minutes.fr.25.02.08. - Blog: Avec Agence - Décalé... pas tant que ça...)
  • Balkaniser les Balkans

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    Photo prise en 1999

      Il paraissait impossible de réduire encore plus l’ ex-Yougoslavie déjà réduite à la portion congrue, mais non: avec la reconnaissance immédiate des USA et de la majorité de l'Union Européenne, la soi-disant indépendance du Kosovo est chose faite. Peu importe que cet acte viole le droit international, la Charte des Nations Unies et les résolutions de son Conseil de Sécurité. Le fait décisif est qu’ainsi l’ont voulu les « faucons-poulets » de Washington avec le soutien d'une portion bien armée de l'OTAN et une ONU qui regardait ailleurs. Les conséquences sont inimaginables et on se souvient de la prophétique phrase d'Otto von Bismacrk à la fin du XIXe siècle : « Si la Grande Guerre éclatera, ce sera par la faute d’une quelconque maudite chose dans les Balkans ». Il en fut ainsi.

     


    L'Espagne et d'autres pays européens ont repoussé l'autoproclamation. Ainsi que la Russie, la Chine, l'Indonésie et d'autres pays avec des mouvements séparatistes que l'exemple pourrait encourager. Même la Turquie s'est plainte: si la sécession du Kosovo est bienvenue, pourquoi n'appuie t-on pas la zone turque de l'île de Chypre? Mais la Russie craint en outre qu'elle ait une portée plus vaste: le faible Kosovo indépendant se soumettrait complètement à la politique des USA qui auraient l'intention d'établir là un autre segment du bouclier anti-missiles afin de renforcer ceux de Pologne et de République Tchèque. Le Kremlin est convaincu qu'il s'agit là d'un cercle dangereux pour la sécurité de la Russie. Ne le sera t-il pas également, à tout moment, pour la sécurité de l'Europe occidentale? Le centre européen permet de surveiller aussi bien à droite qu’à gauche.

    Les USA ont commencé le travail kosovar il y a des années déjà. Belgrade a combattu contre le bras armé des séparatistes serbo-albanais, l'Armée de Libération du Kosovo (UCK), une créature de la CIA, comme Oussama Ben Laden. Cela a été reconnu par l'agence d'espionnage elle-même, qui lui a fournit entraînement, armes et argent, en particulier en 1998 et 1999, peu avant que les USA et l'OTAN bombardent l'ex-Yougoslavie durant 11 semaines. Le Département d'État qualifia officiellement l'UCK de « mouvement insurgé », bien que ses hauts fonctionnaires disaient hors micro qu'il s'agissait de terroristes. Bien sûr Milosevic n'était pas un saint, mais la minorité serbe du Kosovo n'oubliera pas le 17 mars 2004: l'UCK attaqua, tua une vingtaine de civils, brûla toutes les églises orthodoxes et laissa à la rue 60.000 serbo-kosovars. Tout cela dans l'indifférence des forces de paix de l'ONU stationnées dans la capitale Pristina et dans la province.

    W.Bush a félicité chaleureusement le Premier ministre de la nouvelle République kosovar, Hashim Thaci, leader de l'UCK converti en Parti Démocratique du Kosovo (PDK), bien que ses références ne soient pas particulièrement recommandables. « Le PDK, dirigé par Hashim Thaci, a pris le contrôle de beaucoup de municipalités à la suite de la guerre. Le parti a des liens étroits avec le crime organisé dans la province » (The Observer, 29-10-00). « L'UCK est liée à tous les cartels de la drogue connus du Moyen et Extrême-Orient. Interpol, Europol et la plupart des organismes de sécurité et de lutte contre le narco-trafic en Europe possèdent des dossiers des syndicats de la drogue qui conduisent directement à l'UCK », a souligné Michael Levine, un ancien fonctionnaire de la DEA. On estime en outre que Hashim Thaci contrôle de 10 à 15% des diverses activité délictueuses du Kosovo: contrebande d'armes et de cigarettes, vol de voitures, prostitution et autres broutilles.

    De nombreux journaux du monde ont reproduit ces derniers jours une photo célèbre prise en 1999: on y voit le chef terroriste Hashim Thaci, l'observateur de l'ONU au Kosovo et aujourd'hui ministre des Relations Extérieures de France, Bernard Kouchner, Mike Jackson, alors commandant des troupes d'occupation de l' OTAN au Kosovo, Agim Ceku, chef militaire albano-kosovar accusé de crimes de guerre par les militaires canadiens, et le général Wesley Clark, à l'époque commandant suprême de l'OTAN, unissant leurs mains pour jurer qu'ils obtiendraient l'indépendance du Kosovo. Les activités d'Hashim Thaci étaient déjà bien connues.

    Le très français Observatoire Géopolitique des Drogues a informé que l'UCK a aidé à introduire en Europe occidentale de l'héroïne et de la cocaïne pour une valeur annuelle de 2000 millions de dollars. Les agents allemands qui combattent les narco-trafiquants ont affirmé que ceux du Kosovo « lavent annuellement 1500 millions de dollars par l'intermédiaire de 200 banques privées et bureaux de change » (The Washington Times, 4-5-99). Ce sont les alliés de W. Bush dans la prétendue mission d'étendre la démocratie et la liberté dans le monde. Au passage, ce dernier a annoncé qu'il mettra son veto à tout projet de loi qui interdirait aux forces de sécurité usaméricaines d'appliquer la torture. Pourquoi pas.


     

    Source : http://www.pagina12.com.ar/diario/contratapa/13-99491-2008-02-24-html

    Article original publié le 24 février 2008

  • La liberté de pensée n'existe pas à l'Université de Poitiers

    BORDEAUX (Reuters) - Le conseil d'administration de l'université de Poitiers (Vienne) a demandé lundi au président de la République de ne pas y affecter comme professeur Benoît Fleury, l'ancien président d'une organisation universitaire d'extrême droite, le Gud.

     

    "Compte tenu de l'opposition de la communauté universitaire (enseignants-chercheurs, chercheurs, personnels Biatos, étudiants) et afin d'apaiser les tensions, le conseil d'administration de l'université de Poitiers demande au président de la République de ne pas procéder à la nomination et à l'affectation à Poitiers de Benoît Fleury", indique la présidence de l'université dans un communiqué.

    La décision a été prise à l'unanimité.

    Sorti major du concours de l'agrégation 2008 en Histoire du Droit, Benoît Fleury, 31 ans, présida le Gud (Groupe union défense) de 1995 à 2000. Ce groupuscule radical créé en 1968 a été dissout au début des années 2000.

    Environ 150 étudiants et enseignants se sont rassemblés lundi après-midi à Poitiers devant les locaux où se réunissait le conseil d'administration.

    Une pétition contre l'affectation de Benoît Fleury, représentant d'"une droite extrême nauséabonde", selon le texte, a reçu un demi-millier de signatures.

    L'Unef, Sud-Education, le MJS l'ont signée, ainsi que des personnalités comme la députée européenne Bernadette Vergnaud, les députés socialistes Jean-Michel Clément, Catherine Coutelle et Alain Claeys, et Jean-François Macaire, vice-président du Conseil régional de Poitou-Charentes.

    (Le Monde 25.02.08)

  • Sommes-nous devenus la risée de l'Europe?

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    C’est un véritable article au vitriol qu’a publié le quotidien espagnol « El pais » sur Nicolas Sarközy. Le quotidien se moque tellement du chef de l’état qu’on peut légitimement se demander quelle est aujourd’hui l’image de la France dans le monde.

    El Pais n’y va pas avec le dos de la cuillère puisque le quotidien compare Sarkozy à un grand malade : « Les Français ont un problème. Ils croyaient avoir un superprésident, un hyper­dirigeant capable de les sortir de la dépression et de la décadence, et voilà qu’ils ont écopé d’un président comme ils en ont déjà connu beaucoup d’autres : à savoir malade, limité, qu’il faut dorloter et protéger tout en s’organisant pour que la France tourne et que le gouvernement et les institutions fassent leur devoir. Nicolas Sarkozy est d’évidence atteint d’une hypertrophie probablement incurable. « 

    Pire : El Pais en vient même à se demander si la France n’a pas élu un monarque en mai dernier : « Il s’est installé sur le trône élyséen porté par son ambition personnelle et sa conception égotique de la présidence : il a par le fait encore accru les pouvoirs de la présidence. Et, une fois parvenu à ses fins, il s’est consacré à lui-même, comme un ado narcissique obnubilé par ses sentiments et ses plaisirs. Certes, le pouvoir peut en apporter beaucoup, mais la prudence conseille de ne pas trop en faire étalage. Sarkozy le téméraire fait tout le contraire et se vautre dans l’exhibitionnisme. »

    Enfin, concernant la vie privée du chef de l’état et son récent mariage avec Carla Bruni, la comparaison qu’entreprend « El Pais » parait audacieuse : «  Il n’a pleinement triomphé que dans le rôle de sultan, seigneur en son sérail, paré des atours qui passionnent un certain public – et manifestement aussi ses pairs. Mais ce triomphe-là a le don de déprimer beaucoup de Français car il rabaisse la République au niveau de la principauté de Monaco. »

     
  • Nouveau revers pour Dati et Sarközy: la rétention de sûreté

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    Vincent Lamanda et Nicolas Sarközy en mai 2007 

    Appelé à la rescousse par Nicolas Sarközy, le premier président de la Cour de cassation a accepté de se pencher sur la question de la rétention de sûreté mais a fermé la porte à toute remise en cause de la décision du Conseil constitutionnel, qui en a rejeté la rétroactivité.

      Le premier magistrat de France, Vincent Lamanda , "a accepté le principe d'une réflexion sur le problème de la rétention de sûreté et de la protection des victimes, mais il est bien évident qu'il n'est pas question de remettre en cause la décision du Conseil constitutionnel", a expliqué lundi Vincent Vigneau, chargé de mission de la première présidence.

    Le Conseil constitutionnel a estimé jeudi que la rétention de sûreté "ne saurait être appliquée à des personnes condamnées avant la publication de la loi" ou "pour des faits commis antérieurement" à cette publication.

    Ainsi, les premières rétentions de sûreté ne pourraient être prononcées que dans 15 ans au minimum. Le principe de l'enfermement à vie dans des centres spécialisés des criminels réputés les plus dangereux, après l'expiration de leur peine, n'est en effet applicable qu'aux détenus condamnés à plus de 15 ans.

    Un camouflet pour l'Elysée qui a réagi dès vendredi soir: "l'application immédiate de la rétention de sûreté aux criminels déjà condamnés (...) reste un objectif légitime pour la protection des victimes". Le chef de l'Etat a donc demandé à Vincent Lamanda "de faire toutes les propositions nécessaires pour l'atteindre", avait alors annoncé son porte-parole, David Martinon, relayé le lendemain par le président lui-même au Salon de l'Agriculture.

    "On ne contourne pas la décision du Conseil constitutionnel", "il s'agit pour nous d'améliorer" le projet de loi "sans remettre en cause la décision du Conseil constitutionnel", a expliqué lundi matin la garde des Sceaux, Rachida Dati. Elle a fait valoir que, sur la base de propositions de M. Lamanda, les modalités pourraient être "ajustées" ou "modifiées par la voie d'une circulaire, d'un décret ou peut-être par la loi".

    La fin de non-recevoir affichée lundi par Vincent Lamanda était pourtant plus que prévisible, dès lors que l'article 62 de la Constitution stipule que "les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours" et "s'imposent aux pouvoirs publics et à toute autre autorité administrative et juridictionnelle", Cour de cassation comprise.

    Il n'est pas rare que le gouvernement ne soit pas satisfait par les décisions du Conseil constitutionnel, note pour sa part Frédéric Rolin, professeur de droit public à Paris X-Nanterre.

    Mais, ajoute-t-il, "c'est la première fois qu'on saisit officiellement une autorité pour lui dire "Trouvez-moi un moyen de dire exactement le contraire de ce que vient de dire le Conseil constitutionnel". Ça, je n'ai jamais vu, ça ne s'est jamais fait dans des termes aussi frontaux."

    "Le Conseil constitutionnel a dit non de manière absolue et on cherche à rayer ce non de la carte", s'étonne l'expert, qui parle d'un comportement d'enfant "capricieux: "on ne me donne pas ce que je veux, donc je trépigne".

    Côté UMP, on tentait lundi de calmer le jeu. En saisissant M. Lamanda, Nicolas Sarközy ne voulait que "vérifier les modalités juridiques d'application" de la rétention de sûreté, a affirmé le porte-parole, Yves Jego.

    M. Lamanda, lui, s'il n'a pas suivi le conseil de l'ancien garde des Sceaux socialiste Robert Badinter, de "refuser" cette mission, a veillé à en tracer les limites.

    Selon une source judiciaire, la mission de conseil de ce haut magistrat, réputé à droite mais reconnu pour son indépendance, devrait durer trois mois.

    AFP - 25.02.08

  • Qui est Misha Defonseca?

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    Mathilde Goffart, la jeune actrice belge qui incarne Misha Defonseca

    «Survivre avec les loups» Drame de Véra Belmont avec Mathilde Goffart, Yaël Abecassis, Guy Bedos, Michèle Bernier. Durée : 1 h 58

    Juive russo-allemande, née en Belgique, Misha Defonseca est une rescapée de la Shoah au destin singulier. Partie de Bruxelles, sa ville natale, à la recherche de ses parents, déportés par les nazis, elle a traversé, seule, l'Europe et a été recueillie par des loups. Le récit autobiographique de son périple, Survivre avec les loups (Éditions XO), est porté à l'écran par Véra Belmont.

    1941: fille de Reuven (joué par Benno Fürmann), juif allemand, et de Gerusha (Yaël Abecassis), juive russe, Misha (Mathilde Goffart) a 7 ans lorsque ses parents sont déportés. Placée dans une famille qui la martyrise, elle trouve refuge chez Ernest (Guy Bedos) et Marthe (Michèle Bernier), de braves paysans qui sont arrêtés par la police française pour avoir réalisé de faux papiers. Seule, livrée à elle-même, Misha décide de partir vers l'est à la recherche de ses parents. Elle s'oriente à l'aide d'une petite boussole offerte par Ernest. Pendant quatre ans, elle va parcourir la Belgique, l'Alle­magne, la Pologne et arriver jusqu'en Ukraine. Elle vit dans les forêts, à l'abri de la fureur des hommes, volant de la nourriture et des vêtements sur son passage. Blessée, morte de froid et de malnutrition, elle est sauvée par un couple de loups qui l'intègrent à leur meute.

    Misha Defonseca a aujourd'hui 74 ans. C'est une grande dame blonde aux yeux clairs, chaleureuse, toujours intrépide, le verbe haut, des bagues à tous les doigts et un rire cristallin. Émue, elle passe sa main dans la cheve­lure poil de carotte de Mathilde Goffart, la gamine belge qui l'incarne à l'écran. Guy Bedos, qui campe Ernest, le juste qui l'a recueilli enfant, vient la saluer avec respect. Elle sort alors une pochette en soie indienne dont elle extrait un minuscule coquil­lage : la fameuse boussole donnée par Ernest qui lui a permis de trouver l'Est et son chemin.

    Exorciser ce drame

     

    «C'est mon plus précieux talisman , mon porte-bonheur, avoue Misha Defonseca. Sans cette petite boussole, je ne serais peut-être pas là pour voir mon histoire à l'écran. Véra Belmont a fait un travail d'adaptation admirable. Je me retrouve complètement dans le film. Mon côté “petit soldat” capable de s'adapter et de se débrouiller pour survivre, ma relation avec les loups, les enfants échappés des ghettos polonais rencontrés sur ma route, fusillés par les nazis, le jeune Russe qui m'a secouru en Ukraine… tout est rigoureusement exact. Véra Belmont a aussi trouvé un acteur allemand, Benno Fürmann, pour jouer le rôle de mon père, qui lui ressemblait étonnamment.»

    Soixante ans plus tard, Misha Defonseca a exorcisé ce drame à travers son livre. Elle conserve toujours au fond d'elle-même les blessures du passé: «Lorsque je suis partie sur les routes, j'avais l'espoir que j'allais retrouver mes parents et qu'ils seraient fiers de moi, avoue-t-elle. J'ai ensuite poursuivi mon chemin pour ne pas les trahir . J'étais une révoltée, détestant l'injustice. Je n'ai jamais porté l'étoile jaune. Sans ce caractère insoumis, je n'aurais probablement pas pu aller au bout de ce voyage.»

    À son arrivée en Ukraine, elle apprend que Bruxelles est libéré. Elle rentre en Belgique: «Seule, sans argent et sans parents, j'ai vécu dans la rue. Si, durant mon périple à travers l'Europe, je n'ai jamais été malade, je me suis tout de suite retrouvée à l'hôpital, atteinte de tous les maux. C'est là qu'Ernest, qui s'occupait des enfants des rues m'a retrouvée. Nous ne nous sommes plus quittés jusqu'à sa mort, un an plus tard. Devenue institutrice, je suis partie enseigner au Congo belge. Rentrée en Belgique, j'ai fait toutes sortes de petits boulots. En 1968, j'ai rencontré Maurice, mon mari. Après cinq ans passés en Hollande, je vivais toujours dans la crainte que le nazisme recommence. En 1985, mon mari et moi avons émigré aux États-Unis pour couper avec mon passé trop douloureux.»

    Misha Defonseca vit à présent dans une petite maison au fond des bois, au milieu du Massachusetts, où elle élève toutes sortes d'animaux, des chats, des chiens, des putois, des renards, des coyotes, des crabes et des bernard-l'hermite dans un terrarium.

  • Fantastique Allemagne...

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    Le lac de Königssee l'hiver dans la brume

  • Raul succède à Fidel: la dictature rouge en famille

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    QUE DE SANG SUR LEURS MAINS!

    Son "rival", le vice-président Carlos Lage, avait peu de chance de l'emporter. Le favori Raul Castro, 76 ans, a été désigné dimanche par la nouvelle Assemblée pour remplacer à la présidence de Cuba son frère Fidel, 81 ans. Ce dernier a renoncé mardi à briguer un nouveau mandat à la tête de l'Etat communiste, après 49 ans de pouvoir sans partage.

    La surprise est venue d'ailleurs. L'Assemblée a désigné au poste de vice-président, non pas l'actuel vice-président, mais l'idéologue du Parti communiste José Ramon Machado Ventura, ancien compagnon d'armes des frères Castro âgé de 77 ans. Les commentateurs s'attendaient à voir le poste de "numéro deux" revenir à Carlos Lage, 56 ans, artisan de réformes économiques limitées dans les années 1990. La désignation de Machado laisse penser que les changements à attendre ne seront pas spectaculaires.

    Fidel "consulté" sur les  "décisions majeures"

    Dans son premier discours devant le Parlement, Raul Castro a annoncé qu'il "assumait la responsabilité" de la succession confiée par son frère qui est "unique", "irremplaçable". Il continuera donc à le "consulter" pour les "décisions majeures". "Je sollicite que cette Assemblée, comme organe suprême de l'Etat, sur les décisions de grande importance pour l'avenir de la nation, surtout celles liées à la défense, la politique étrangère et le développement économique du pays me permette" de consulter Fidel Castro, a déclaré Raul Castro. Soumise à un vote immédiat, la proposition a été approuvée à l'unanimité à main levée par l'Assemblée sous les applaudissements.

    Le nouveau président a aussi dit étudier "la mise en oeuvre des idées de Fidel sur la réévaluation progressive et prudente du peso cubain". Cuba vit dans un système de double monnaie, le peso cubain "ordinaire" et le peso convertible, 25 fois plus élevé, indispensable pour nombre de produits de première nécessité. Les salaires sont payés en pesos cubains ordinaires qui en moyenne s'élèvent à l'équivalent de 12 à 15 dollars.

    L'attente des pays occidentaux

    Le président du Venezuela, Hugo Chavez, grand ami de Fidel Castro, a été le premier chef d'Etat à féliciter dimanche le nouveau président cubain. Qui à son tour l'a appelé pour saluer le peuple et les Forces armées du Venezuela. Un entretien retransmis en direct à la radio et télévision vénézuéliennes.

     Les pays occidentaux, Washington en tête, attendent du nouveau président cubain qu'il démocratise un régime communiste monolithique, en commençant par la libération des quelque 240 prisonniers politiques. Dimanche, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, évoquant "l'héritage de cinq décennies de tyranie", a pressé La Havane "d'entamer un processus de changement démocratique pacifique." Dans son discours, Raul Castro a qualifié "d'injurieuses" et ouvertement interventionnistes" ces déclarations. Plus tard, le responsable américain du département d'Etat chargé de l'Amérique latine, Tom Shannon, a jugé que la nomination de Raul Castro représentait "un potentiel de changement" pour Cuba.

    Tout en promettant des changements à Cuba pour relever son économie étouffée par la bureaucratie et un dur embargo américain, Raul Castro avait toutefois prévenu : rien de "spectaculaire". En politique, il oeuvrera à maintenir la continuité du régime et l'héritage de son frère, malgré les appels à la démocratie et à la libération des prisonniers politique de la communauté internationale et de la dissidence. Le vieux chef révolutionnaire avait déjà dû céder les rênes du pouvoir à son frère Raul, ministre de la Défense depuis 1959, il y a 19 mois, après une violente hémorragie intestinale et plusieurs opérations qui l'ont fait passer entre la vie et la mort.

    LCI.fr 24.02.08