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  • 3 600 oliviers!

    Le chef de l'État a reçu hier le président israélien, Shimon Pérès, arrivé en visite d'État en France pour cinq jours.

    RECEVANT le président israélien, Shimon Pérès, hier à l'Élysée, Nicolas Sarközy a souhaité la création d'un État palestinien viable avant la fin de cette année. « Ma conviction est claire : la meilleure garantie de sécurité pour Israël, c'est la création d'un État palestinien moderne, démocratique et viable avant la fin 2008 », a déclaré le président français à son hôte. « Les paramètres d'un règlement sont connus. Tout est désormais affaire de volonté », a-t-il ajouté. Au lendemain de l'annonce par Israël de la construction de 750 nouveaux logements dans la colonie de Givat Zeev, en Cisjordanie, le président de la République a critiqué ce type d'initiatives. « En tant qu'ami, je vous dis que la sécurité d'Israël passe par l'arrêt de la colonisation », a affirmé Sarkozy. Interrogé lors d'un point de presse, Pérès a nié qu'il s'agisse là d'une nouvelle colonie juive.

    Lors de ces entretiens, Nicolas Sarkozy a également proposé à son hôte l'aide de la France pour de grands projets de coopération. L'Union pour la Méditerranée a été évoquée. Shimon Pérès s'est félicité à cet égard que des « discussions économiques puissent préparer des discussions politiques ». En témoignage d'amitié, le président de la République a offert à son hôte quatre ouvrages de Châteaubriant * (dont une belle édition de L'Itinéraire de Paris à Jérusalem, en trois volumes). Le cadeau de Shimon Pérès était, quant à lui, aussi somptueux qu'inhabituel : 3 600 oliviers plantés sur des terrains appartenant à la prestigieuse école d'agriculture de Mikvé Israël, au sud de Tel-Aviv, fondée en 1871 à l'initiative d'Adolphe Crémieux, président du Consistoire central.

    Cérémonie à la synagogue de la Victoire

     

    Destinée à resserrer les relations franco-israéliennes, la visite d'État de Shimon Pérès sera dominée jeudi par son passage au Salon du livre. Cette manifestation, dont l'invité d'honneur est cette année Israël, est boycottée pour cette raison par plusieurs pays arabes et musulmans. Le Parc des expositions de la porte de Versailles sera placé sous haute surveillance, tandis que le chef de l'État hébreu inaugurera le salon aux côtés du ministre de la Culture, Christine Albanel. D'importantes mesures de sécurité sont prévues pour faire face à tout débordement. Shimon Pérès a déploré hier ce boycott, estimant que « celui qui décide de boycotter se punit lui-même ». « Je suis contre les autodafés, je suis contre le boycottage des livres. Tous ceux qui prétendent lire des livres, s'ils ne lisent que les livres qui leur plaisent, ne font que perdre leur temps », a-t-il estimé.

    Premier dirigeant étranger à être reçu en visite d'État depuis l'élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007, Shimon Pérès a été accueilli à Orly par la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie. Il devait se rendre hier à la synagogue de la Victoire pour une cérémonie à la mémoire des victimes de l'attentat qui a tué huit élèves d'une école religieuse de Jérusalem, jeudi dernier. Aujourd'hui, il rencontrera le premier ministre, François Fillon. Et demain, il ira à Lyon où il visitera le Centre d'histoire de la Résistance et de la déportation (CHRD).

    * Attention, erreur du FIGARO dans l'orthographe du nom: il ne faut pas confondre René de Chateaubriand avec Alphonse de Châteaubriant (auteur de: La Gerbe des forces -Grasset 1940)! Ce serait malvenu en l'occurrence...

  • Horreur à Jersey: un squelette d'enfant découvert

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    Equipe de fouilles sur les terres de l'ancien orphelinat

    Un premier squelette d'enfant a été retrouvé sous une dalle de béton. Des centaines de victimes témoignent des violences subies entre les années 1960 et 1980.

    Samedi dernier, la police de Jersey a mis au jour les restes d'un corps d'enfant enterré sous une dalle de béton derrière l'ancien orphelinat de l'île, appelé Haut-de-la-Garenne. Cette découverte macabre n'est qu'un des volets d'une grande enquête menée sur l'île anglo-normande à partir de témoignages de 160 personnes qui ont déclaré avoir fait l'objet de maltraitances, de violences physiques et sexuelles entre les années 1960 et 1980, dans plusieurs établissements accueillant des enfants. Les liens entre l'orphelinat et un pédophile connu sont aussi étudiés par la police. Pour ne rien arranger, un ancien ministre de l'île accuse les autorités de Jersey d'avoir couvert depuis des années des histoires qui auraient pu mettre à mal la réputation de l'île.

    Les enquêteurs, aidés par un chien spécialement dressé pour ce genre d'affaire, explorent deux autres caves de l'orphelinat du Haut-de-la-Garenne, murées depuis au moins vingt ans. Dans un brouillard épais et sous un très fin crachin, la grande bâtisse victorienne en pierre de taille, reconvertie en auberge de jeunesse, offre un aspect particulièrement lugubre. La présence permanente de policiers en faction ainsi que les deux grandes tentes installées le long de la bâtisse pour abriter et cacher les excavations en cours ne font rien pour atténuer l'impression de malaise.

    Le silence des autorités

     

    L'identité de l'enfant déterré samedi et les causes de sa mort, qui semble remonter au début des années 1980, ne sont toujours pas connues. Mais sa découverte a déjà eu des conséquences positives pour l'enquête menée, puisque son annonce a apparemment entraîné de nombreux autres témoignages de personnes victimes de violences à l'orphelinat. Apparemment, elles se sont tues pendant de longues années, de peur de ne pas être prises au sérieux ou par honte des sévices qu'elles ont endurés.

    D'après Lenny Harper, le chef adjoint de la police de Jersey, en charge de l'enquête, une soixantaine de personnes mentionnent l'existence d'une petite cave, où elles étaient attachées et enfermées par leurs tortionnaires, des hommes et des femmes membres du personnel de l'orphelinat. Peter Hannaford, un syndicaliste de 59 ans, a révélé que les violences «allaient du viol jusqu'à la torture. Et ça arrivait toutes les nuits, ça pouvait tomber sur n'importe qui. J'avais peur tous les soirs en me couchant».

    Ces histoires horribles choquent les 90 000 habitants de Jersey, où la criminalité est normalement très faible. «C'est évidemment mauvais pour l'île, cette histoire, explique un chauffeur de taxi. C'est mauvais pour le tourisme, mais aussi pour la réputation de l'île pour le business, pour la finance.» Effectivement, le scandale de l'orphelinat jette une ombre sur cette image d'île paisible, rurale et accueillante véhiculée par l'office de tourisme dans l'espoir de relancer une fréquentation touristique en baisse régulière depuis trente ans.

    Plus grave, l'homme à l'origine de l'enquête, le sénateur Stuart Syvert, accuse les gouvernements passés et les anciens responsables de la police d'avoir tout fait pour que l'histoire du Haut-de-la-Garenne ne sorte pas au grand jour. D'après lui, c'est parce qu'il a ressorti cette affaire, après avoir reçu des témoignages, qu'il a perdu, il y a quelques mois, son poste de ministre de la Santé. Plusieurs membres du Parlement britannique, qui n'a pourtant pas de pouvoir législatif sur l'île de Jersey, autonome en tant que dépendance de la couronne britannique, ont exprimé leur soutien à Stuart Syvert, et demandé la nomination de juges et de procureurs du Royaume-Uni pour mener les actions en justice contre les 40 suspects identifiés par la police. Cette position, critiquée à Jersey, a apparemment le soutien de Jack Straw, ministre de la Justice de Gordon Brown.

    (Le Figaro 28.02.08)

         
     
  • Persécution des chrétiens en Algérie

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    Notre-Dame d'Afrique à Alger

    Les évêques d'Algérie ont été reçus par le ministre des Affaires religieuses pour exprimer leur inquiétude face aux expulsions, radiations et condamnations qui ciblent l'Église depuis l'adoption, en février 2006, de la loi réglementant les cultes non musulmans.

    Les difficultés ont débuté il y a deux ans, avec l'expulsion d'une vingtaine d'étudiants africains qui avaient participé à une rencontre biblique à Tizi-Ouzou, en Kabylie. Au même moment, les autorités invitaient les religieux chrétiens à quitter le pays «pour raison de sécurité». En novembre 2007, des volontaires brésiliens sollicités par Mgr  Teissier, l'archevêque d'Alger, pour s'occuper des étudiants lusophones ont été expulsés à leur tour. Un mois plus tard, un directeur d'école et un instituteur, Algériens de confession chrétienne, ont été radiés de l'Éducation nationale pour «prosélytisme». L'association des parents d'élèves qui soutient les deux enseignants rappelle que l'école a eu 100 % de réussite à l'examen d'entrée en sixième pour les deux dernières années.

    Depuis quatre mois, les visas sollicités par l'archevêché sont délivrés au compte-gouttes, souvent en retard. «Ceci compromet gravement notre avenir, car sans la visite des responsables religieux des congrégations, nous n'obtiendrons aucun soutien pour les religieux travaillant en Algérie et aucun renouvellement», déplore Mgr Teissier.

    Un nouveau pas est franchi le 30 janvier 2008 lorsque le père Pierre Wallez, du diocèse d'Oran, est condamné à un an de prison avec sursis par le tribunal de Maghnia (près la frontière marocaine). On lui reproche d'avoir prié, un mois plus tôt, avec des migrants clandestins camerounais «hors d'un lieu de culte», un «délit» puni par la loi fixant les «conditions et règles d'exercice des cultes autres que musulmans». Le médecin qui accompagnait le prêtre, accusé de les avoir soignés avec des médicaments d'un centre de santé publique, a été condamné à deux ans de prison ferme. «Les médicaments ont toujours été payés par l'Église catholique à titre d'aide humanitaire», atteste pourtant l'évêque d'Oran.

    Officiellement, cette loi adoptée en février 2006 visait à garantir «la tolérance et le respect entre les différentes religions». Dans les faits, elle prévoit une peine de 5 ans de prison et une amende de 1 million de dinars (10 000 euros), contre toute personne qui «incite ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion». Révélateur d'une volonté répressive, les représentants des ministères de la Défense et de l'Intérieur, et ceux de la police et de la gendarmerie, sont majoritaires dans la commission chargée de «veiller au respect du libre exercice des cultes».

    «Âmes vendues à Jésus»

     

    Pour les autorités, ce «bouclier spirituel» vise à protéger la société contre «les menées subversives d'évangélistes américains, prélude à une intervention militaire». Des Rambo du goupillon dont la présence est montée en épingle par la presse national-islamiste, mais que personne n'a jamais rencontrés. En deux mois, une trentaine d'«enquêtes» et autres dossiers ont été consacrés aux «agressions contre l'islam dans sa propre maison». Ce «prosélytisme», dit-on, aurait déjà converti des dizaines de milliers de jeunes désœuvrés, qui auraient «vendu leur âme à Jésus» pour 5 000 euros ou un visa pour l'étranger ! Même si le nombre total de chrétiens reste symbolique et limité à quelques milliers de fidèles. Le père Gilles Nicolas, du diocèse d'Alger, ne cache pas son inquiétude : «Cette levée de boucliers n'a rien à voir avec le prosélytisme. C'est une lutte idéologique de ceux qui veulent épurer le pays de toute présence non musulmane.»

    Sur fond de luttes d'influence dans le sérail, cette «croisade» tend à faire diversion, alors que les partisans du président Bouteflika s'agitent pour imposer une révision à la hussarde de la Constitution, et permettre au chef de l'État de briguer un troisième mandat. Dans la propagande officielle, on stigmatise la Kabylie, de tout temps hostile au régime, comme un «maillon faible en voie d'évangélisation». Depuis quelques mois, des imams salafistes sont injectés dans la région par le ministère des Affaires religieuses ; leur mission : lutter contre la «menace chrétienne», les «traditions païennes» du cru, et secouer l'islam ancestral des montagnards jugé trop tiède.

    Hier, les évêques d'Algérie ont été reçus par le ministre des Affaires religieuses. Ils lui ont remis une lettre exprimant leur inquiétude face aux tracasseries qui ciblent l'Église. Ils ont aussi réaffirmé leur solidarité avec le pasteur protestant Hugh Johnson, menacé d'expulsion. «Après avoir reçu toutes les questions que nous avons exposées, le ministre nous a assuré que l'État n'avait pas la volonté de gêner l'Église catholique», affirme Mgr Teissier.

    (Le Figaro 25.02.08 et 10.03.08)

  • Interview de Shimon Pérès- extraits

    1917913298.jpgShimon Pérès, le Président israélien a donné une interview au Figaro - Extraits à propos de la France:

    Vous arriverez lundi à Paris. Pourquoi attachez-vous tant d’importance à cette visite en France ?

    Cette visite résume soixante années de l’histoire d’Israël, durant lesquelles la France a joué un rôle extrêmement important. Je suis venu lui dire merci. Je n’en avais jamais eu l’occasion auparavant. On ne peut pas oublier certaines choses. Dans l’histoire du peuple juif, Napoléon est venu à notre secours. Pendant l’Occupation, la France a sauvé beaucoup de Juifs. Et ensuite, lors de la naissance d’Israël, la France a joué un rôle majeur. Grâce à elle, nous avons pu acquérir des armes pour défendre nos vies.

    Vous êtes considéré comme le père du programme nucléaire israélien. Le fait que vous ayez réussi à obtenir de la France le transfert de sa technologie nucléaire a-t-il été décisif pour la dissuasion israélienne ?

    La suspicion que nous possédons l’arme atomique est une composante essentielle de notre dissuasion... C’est tout ce que je peux vous dire. Je ne connais aucun autre pays qui ait autant aidé Israël que la France

    Approuvez-vous l’initiative de Sarközy de faire porter par des élèves de CM2 la mémoire d’enfants victimes de la Shoah ?

    Son intention était noble : se souvenir de la Shoah et du génocide. De notre point de vue, cela a été très apprécié.

    (Source AMI-France 10 mars 08)

  • Marseille: le FN appelle à l'abstention sauf pour le 7ème secteur

    Marseille : le FN appelle à l'abstention

    Le Front national (FN) qui a obtenu plus de 8% des voix à Marseille au premier tour de l'élection municipale a appelé ses électeurs à l'abstention au second tour, à l'exception du 7e secteur où son chef de file, Stéphane Ravier, a pu se maintenir pour une triangulaire.

    "Messieurs Gaudin et Muselier (chefs de file de la liste UMP) font preuve de mépris à l'égard du FN. Ils estiment qu'ils peuvent se passer de ses quelque 20.000 électeurs dans les secteurs où nous "avons pas pu nous maintenir", a dénoncé Stéphane Ravier.

    "Je demande à ces 20.000 électeurs d'observer le même mépris dimanche au deuxième tour que celui que montrent pour eux les équipes Gaudin et Guérini", a-t-il ajouté. "Puisque nous n'existons plus, selon M. Gaudin, nous ne serons pas là non plus au 2e tour", a indiqué Stéphane Ravier.

    Source : AFP 10 mars 2008

  • Sarközy accueille Shimon Pérès en visite d'Etat à Paris

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    Lundi 10 mars 2008

    Le président de l'État hébreu inaugurera le Salon du livre, dont Israël est l'invité d'honneur, alors que plusieurs pays arabes appellent à boycotter l'événement.

    C'est à Israël que seront réservées les pompes de la première visite d'État d'un dirigeant étranger depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarközy. Shimon Pérès est arrivé pour cinq jours à Paris, où il s'est entretenu dès lundi à l'Élysée avec Nicolas Sarközy avant un dîner d'État.

    Avant lui, seuls deux présidents israéliens, Haïm Herzog, en 1988, et Moshe Katzav, en 2004, avaient eu cet honneur. L'événement traduit l'amélioration des relations entre Paris et Jérusalem, engagée il y a quatre ans après une longue période de frictions.

    Au cours de cette visite, le chef de l'État hébreu a également rendez-vous avec François Fillon. Il de­vrait aussi être reçu par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Surtout, il doit inaugurer jeudi le Salon du livre, dont Israël est cette année l'invité d'honneur avec une quarantaine d'écrivains. Un événement placé sous haute sécurité après la condamnation de cette invitation et l'appel au boycott lancé par plusieurs pays arabes. Nicolas Sarkozy, opportunément retenu à Bruxelles par un Conseil européen, ne sera pas aux côtés de son homologue, porte de Versailles.

    Insubmersible figure de proue de la scène politique israélienne, parfait connaisseur des arcanes parisiens où, dans les années 1950, il avait ses entrées au plus haut niveau (et un bureau au ministère de la Défense, rue Saint-Dominique), Shimon Pérès est l'homme de la situation : alors que l'État hébreu fête cette année son soixantième anniversaire, il vient «remercier» la France, no­tamment pour l'aide qu'elle a apportée naguère à Israël dans la création de sa force de dissuasion nucléaire dont il fut l'un des principaux artisans. Nicolas Sarkozy a, quant à lui, indiqué qu'il se rendrait en Israël en mai.

    Avec le président de la République, le dossier du nucléaire iranien sera au centre des entretiens, après le vote de nouvelles sanctions par le Conseil de sécurité de l'ONU pour contraindre Téhéran à renoncer à son programme nucléaire. Tandis que, côté américain, l'hypothèse d'une action de force semble moins probable, Israël se retrouve en première ligne. Jérusalem mise néanmoins sur l'action diplomatique menée par la communauté internatio­nale, conscient qu'une opération militaire en solo risquerait d'échouer à éradiquer complètement les installations nucléaires iraniennes.

    Réamorcer une "dynamique de paix"

     

    Après l'attentat perpétré la semaine dernière contre une école talmudique de Jérusalem-Ouest (huit morts), Nicolas Sar­kozy plaidera auprès de son hôte pour une solution politique. Car «la solution à ce conflit ne peut être que politique», insiste-t-on à l'Élysée alors que l'engrenage de la vio­lence tourne à plein, comme l'illustre également la dernière opération menée par Tsahal à Gaza.

    À Paris comme à Jérusalem, on mise sur Mahmoud Abbas pour réamorcer une dynamique de paix. C'est d'abord au chef de l'Autorité palestinienne qu'il appartient de rouvrir le dialogue avec le Hamas, juge-t-on côté français. Même si l'on admet également qu'il faudra bien renouer les contacts avec le mouvement islamiste.

    (Source Le Figaro 10 mars 08)

  • FN: la flamme vacille mais ne s'éteint pas

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        Le Front national est en mesure de se maintenir au second tour des municipales dans sept villes de plus de 30.000 habitants, dont Perpignan, Mulhouse et le septième secteur de Marseille, selon un décompte effectué par l'AFP.

    Les autres villes de plus de 30.000 habitants où le FN a réalisé plus de 10% des voix sont Calais et Hénin-Beaumont avec Marine Le Pen (Pas-de-Calais), Villeneuve-Saint-George (Val-de-Marne), Romans-sur-Isère (Isère).

    Le recul est net par rapport à 2001, où le FN (et le MNR dans certains cas) étaient en mesure de maintenir 41 listes au deuxième tour dans les villes de plus de 30.000 habitants.

    Dans les communes de 10 à 30.000 habitants, le FN peut se maintenir dans six localités supplémentaires, Bourg-de-Péage (Drôme), Cluses (Haute-Savoie), Noyon (Oise), Oignies (Pas-de-Calais), Vernon (Eure), Villers-Cotterêts (Aisne).

    Le recul du FN se lit aussi dans le nombre de conseillers municipaux élus à l'issue du premier tour dans les villes de plus de 3.500 habitants: 40, selon le ministère de l'Intérieur, contre 107 en 2001.

    Aux élections cantonales, le FN recueille 4,8% des suffrages environ, contre 6,9% en 2001.

    Mais le FN n'était présent en 2008 que dans la moitié des cantons renouvelables, contre environ 85% des cantons en 2001, ce qui fait dire aux responsables frontistes que le résultat de 2008 est au minimum équivalent à celui de 2001.

    (Le Parisien 10 mars 2008)