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  • Les "dattes exquises" d'Agrexco

    Nous apprenons que dans les locaux et sous l’égide de la mairie du 16ème arrondissement, dont le Maire est Claude Goasguen, se tiendra les 20 et 21 octobre prochain la « Vente annuelle France- Israël ».

    Durant cette vente il est annoncé, par les organisateurs eux-mêmes, qu’il sera procédé à la dégustation « d’exquises dattes de la société Agrexco », une société qui exporte, selon ses propres dires, 70% de produits issus des colonies illégales israéliennes implantées en territoire palestinien, en particulier celles installées dans la fertile Vallée du Jourdain.

    Les colonies israéliennes sont condamnées formellement par le droit international en ce qu’elles constituent une « violation flagrante » de la 4ème Convention de Genève dont l’Etat israélien est signataire (voir : avis de la Cour internationale de Justice en date du 23 juillet 2004). Il en va naturellement de même pour les sociétés israéliennes qui s’y trouvent et qui sont donc illégales.

    L’Union européenne, dans l’Accord d’association passé avec Israël, effectif depuis l’an 2000, a pris en compte ce fait en interdisant l’entrée dans l’espace européen tous les produits qui ne proviennent pas uniquement du « territoire israélien » (voir : les articles 10, 83 et le protocole 7 de l’Accord). Sont formellement exclus du bénéfice de l’Accord les produits des colonies israéliennes.

    En d’autres termes, la présence « d’exquises dattes de la société Agrexco » à l’occasion de cette vente annuelle, comme tout autre produit israélien sans traçabilité touchant aux règles d’origine, constitue une violation grave du droit international et européen. Cela rend totalement illicite cette initiative de la société coloniale « Agrexco ». Et dans les circonstances actuelles de fortes tensions, cette violation du droit se double d’une provocation politique pouvant susciter des réactions.

    C’est pourquoi nous demandons instamment aux autorités locales qu’elles signifient aux organisateurs qu’ils renoncent en particulier à cette « dégustation d’exquises dattes de la société Agrexco » qui sont volées aux Palestiniens et qui ont un goût particulièrement amer pour tous les partisans de la paix fondée sur le droit.

    Le Bureau national de l’AFPS Paris, le 18 octobre 2009

    Association France Palestine Solidarité (AFPS)

  • VIDEO NPD -Des élus d'origine étrangère invités à quitter l'Allemagne

    http://www.dailymotion.com/video/xal4dt_interview-du-leader-du-npd-a-berlin_news

    (traduction française)

     Berlin - Dans une lettre postée ce week-end, la branche berlinoise du parti d'extrême-droite NPD invite 30 politiciens locaux issus de l'immigration, déjà élus ou candidats au Bundestag dimanche prochain, à quitter le pays. Un fait sans précédent dans la politique d'Outre-Rhin.

    Pour Özcan Mutlu, d'origine turque mais de nationalité allemande, député au parlement de Berlin et candidat des Verts au Bundestag :

    « Avant je recevais des lettres racistes ou de menace, mais de la part de néonazis. C'est la première fois qu'un parti politique agit de cette manière en Allemagne. »

     La lettre incirminée était signée d'un « Commissariat chargé du retour des étrangers chez eux ». On peut notamment y lire qu'« un changement politique doit intervenir pour arrêter l'intégration politique afin de conserver la substance du peuple ». Ce que revendique Jörg Hähnel, leader berlinois du NPD, parti fondé dans les années 60 et qui a refait surface après la réunification. (Voir la vidéo)

    Suivent 5 points définissant à l'avenir les « droits » des étrangers dans le pays :

    1. Les étrangers ne peuvent obtenir un emploi que pour une période limitée et uniquement si des Allemands ne peuvent pourvoir le poste
    2. Les étrangers ne doivent plus être pris en charge par la sécurité sociale
    3. Une loi doit limiter le droit de rester dans le pays pour les travailleurs étrangers sans autorisation de travail ou sans autorisation de séjour de 3 mois
    4. Les étrangers ne doivent pas avoir de propriété sur le sol allemand. Ils peuvent seulement louer
    5. Le droit d'émettre une demande d'asile qui se trouve dans la loi fondamentale doit être annulé

    Dans la soirée de mardi, la police a effectué, sous l'ordre du procureur de Berlin, une descente dans le quartier-général du NPD, dans le quartier de Köpenick. Deux voitures et un van banalisés avec des vitres teintées étaient stationnées vers 19 heures devant les locaux de ce parti politique. Les policiers ont saisi les ordinateurs afin d'y trouver des preuves d'incitation à la haine raciale.

    Situation de vide

    Berlin est une ville sinistrée par la crise, où règnent chômage et pauvreté. Et à quelques jours des élections fédérales, le ressentiment est palpable vis-à-vis des politiques.

    Il suffit de se promener dans les rues de la capitale et de questionner ses habitants. Dans un magasin situé dans le même quartier de Köpenick, je demande à un retraité issu de l'ex-RDA en train de faire la queue ce qu'il pense de la politique de son pays et pour qui il allait voter le 27 septembre. L'homme réagit avec une certaine violence dans la voix :

    « Je voterai NSDAP, le parti nazi, si il était là, mais il n'est pas là. Le NPD.. c'est pas assez… »

     

    Une opinion qui révèle la profonde fissure entre une partie du peuple allemand et ses élus. Certains perdant espoir face à un Bundestag qui se transforme en une administration immense mais sans âme, trop éloignée. Un sentiment encore accentué par la crise économique.

    Reste tout de même que, s'il a connu certains succès lors de récentes élections locales, notamment à Berlin, le NPD est quasiment absent de la campagne législative et ne compte encore aucun élu au Bundestag.

    Rue89 - 23 septembre 2009

     

  • Clearstream: "le croc de boucher"

    Le procureur de Paris Jean-Claude Marin a requis mardi 18 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d'amende contre l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, qu'il a rendu "complice" de dénonciation calomnieuse dans l'affaire Clearstream. 

      Le procureur a requis parallèlement 2 ans de prison, dont 18 mois ferme, à l'encontre du mathématicien Imad Lahoud et 3 ans de prison, dont 18 mois ferme, à l'encontre de l'ancien vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin. Il a également requis 45.000 euros d'amende à l'encontre des deux hommes.

    Il a requis une peine de quatre mois avec sursis contre l'auditeur Florian Bourges, ainsi qu'une dispense d'amende "compte tenu de sa situation financière".

    Le ministère public a en revanche demandé la relaxe du journaliste Denis Robert, poursuivi pour recel de vol et d'abus de confiance.

    Dominique de Villepin s'est rendu "complice" de dénonciation calomnieuse dans l'affaire Clearstream "en cautionnant par son silence les agissements de Jean-Louis Gergorin", a affirmé le procureur.

    L'ancien Premier ministre a estimé que "la promesse" de Nicolas Sarkozy de le "pendre à un croc de boucher" avait été "tenue".

     
    "Je veux croire que le procureur a exprimé aujourd'hui devant le tribunal son intime conviction, il n'a pas dit la réalité des faits, je ne crois pas non plus qu'il ait dit la vérité du droit", a déclaré M. de Villepin devant la presse à l'issue de l'audience.

    "Nicolas Sarkozy avait promis de me pendre à un croc de boucher, je vois que la promesse a été tenue", a-t-il ajouté.

    A l'issue de l'audience, un des avocats de Dominique de Villepin, Me Olivier Metzner, a dénoncé devant la presse "l'inéquité" des réquisitions prises contre M. de Villepin.

    Selon lui, ces réquisitions sont le résultat "d'une belle construction intellectuelle mais ce n'est qu'intellectuel, et donc artificiel". "On vient de créer le délit de ne rien faire", a ajouté Me Metzner.

    "On s'est toujours interrogé dans ce dossier de savoir où les réquisitions écrites avaient été prises, si c'était boulevard du Palais (au palais de justice de Paris, ndlr) ou rue du Faubourg-Saint-Honoré (à l'Elysée, ndlr), vous avez peut-être eu la réponse ce soir", a conclu Me Metzner.

    Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, qui a tenté de démontrer dans son réquisitoire la complicité de Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream a fait "une démonstration implacable", a dit mardi l'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog.

    "Sur la complicité par abstention, c'est une démonstration implacable", a réagi Me Herzog, quelques minutes après que le parquet eut requis 18 mois avec sursis et 45.000 euros d'amende contre M. de Villepin pour complicité de dénonciation calomnieuse.

    Selon lui, M. Marin "a démontré a minima" qu'à partir de juillet 2004, "Dominique de Villepin savait, et a laissé faire cette action frauduleuse par son inaction".

    Comme les juges d'instruction qui ont renvoyé M. de Villepin en correctionnelle, l'avocat de Nicolas Sarkozy pense que l'ancien Premier ministre ne s'est pas seulement rendu complice en juillet 2004, mais a été "l'instigateur" de la manipulation qui a valu au président de la République de voir son nom cité dans les listings Clearstream.

    Interrogé par la presse sur le fait que le parquet n'ait pas requis d'inéligibilité contre M. de Villepin, Me Herzog a souri: "Sans vouloir faire de mauvais esprit, je crois que Dominique de Villepin n'a jamais été élu. La question de son inéligibilité ne se pose donc pas."

    AFP. 20.10.09 -19h05

     

  • Premiers coups de seringue - Bachelot s'est-elle fait vacciner?

    Bachelot à Necker.jpg
    Roselyne Bachelot assiste à la vaccination d'un médecin de l'hôpital Necker le 20 octobre
    Le vaccin utilisé pour le lancement de la campagne française de vaccination contre le virus de grippe pandémique H1N1, qui débute aujourd'hui pour le personnel hospitalier, est celui de GlaxoSmithKline (GSK). "Il nous a été livré en grande quantité, de l'ordre de 1,5 million de doses", a indiqué la ministre de la Santé Roselyne Bachelot au cours d'une conférence de presse.

    "Il s'agit d'un vaccin adjuvé qui sera pour l'instant utilisé selon une stratégie à deux injections", a-t-elle précisé. "Nous sommes tout à fait conscients que pour les adultes cette recommandation va très probablement évoluer", a indiqué la ministre, soulignant qu'elle attendait la décision des instances européennes.

    "Si une telle décision devait être rendue, c'est-à-dire une seule injection nécessaire, ce serait une très bonne nouvelle", a estimé Roselyne Bachelot. "La protection de nos concitoyens serait obtenue plus rapidement et la campagne vaccinale beaucoup plus facile à organiser", a-t-elle ajouté.
    Le Figaro - 20.10.09

  • La lettre de Guy Môquet reste obligatoire!

    Lettre de Guy Môquet.jpg

    Contrairement à ce qu'une note de service publiée au Bulletin Officiel laissait entendre, la lecture de la lettre du jeune résistant fusillé le 22 octobre est toujours de mise dans les lycées.

    La lecture dans les lycées de la lettre de Guy Môquet, jeune résistant fusillé en 1941, reste «obligatoire» le 22 octobre, anniversaire de sa mort. Le ministre de l'Éducation Luc Chatel l'a affirmé lundi, après qu'une note de service publiée au Bulletin Officiel ait laissé entendre que cette lecture était devenue optionnelle.

    Un peu plus tôt dans la journée, Jean-Louis Nembrini, directeur général de l'enseignement scolaire, avait déjà expliqué qu'il y avait eu «une ambiguïté» dans la note qui depuis avait été «corrigée». «J'ai adressé ce matin une lettre aux recteurs pour rappeler cette règle. La lecture de la lettre de Guy Môquet est obligatoire», a-t-il expliqué. «Il est demandé de lire la lettre de Guy Môquet le 22 octobre. Mais autour de cette lecture, il est recommandé aux enseignants de bâtir du sens pédagogique. Pour cela nous proposons des textes supplémentaires, qui peuvent accompagner la lecture de la lettre».

     

    Des textes de résistants de la France libre

     

    «En 2008, année où la France présidait l'Union européenne, nous avions ajouté des textes de résistants européens. Cette année, alors que l'on va célébrer le 70e anniversaire de l'appel du 18 juin, nous ajoutons des textes de résistants de la France libre», a-t-il précisé.

    Lundi matin, le ministère semblait pourtant embarrassé par la formulation elliptique de la note de service, révélée par RTL. Contacté, il expliquait que les hommages au jeune homme pouvaient bien entendu avoir lieu jeudi 22 octobre, si les enseignants le désiraient. Toutefois affirmait le ministère, les professeurs de lettres et d'histoire-géographie pouvaient aussi évoquer cet épisode de l'Histoire plus tard dans l'année lorsqu'ils aborderont en classe la Seconde Guerre mondiale. «Il est plus facile et pédagogique d'aborder cette lettre dans un ensemble historique», indiquait-t-on au ministère. On ne démentait pas non plus rue de Grenelle la formulation équivote de la note qui suggérait que pour évoquer «la jeunesse résistante», à laquelle la journée du 22 octobre est dédiée, il était possible de passer outre le texte de Guy Môquet. La note mentionnait en effet la possibilité d'organiser des rencontres entre les élèves et d'anciens résistants et d'étudier les lettres d'adieux de jeunes résistants européens

    En août 2007, la note de service instituant cette cérémonie voulue par le président de la République avait suscité la polémique. De nombreux enseignants avaient en effet refusé de se plier à une prescription du chef de l'Etat, mettant en avant «l'émotion», et accusant le pouvoir politique de «récupération». La gauche, de son côté, avait dénoncé l'occultation de l'engagement communiste du jeune résistant.


    Le Figaro - 29.10.09

  • La liberté provisoire refusée à Polanski par crainte d'une fuite hors de Suisse

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    Le chalet de Roman Polanski à Gstaad

    La justice suisse a rejeté mardi une mise en liberté provisoire du cinéaste franco-polonais Roman Polanski, emprisonné en Suisse depuis le 26 septembre dans l'attente d'une demande d'extradition des Etats-Unis, où il est poursuivi pour une affaire de moeurs remontant à 1977.

    Le Tribunal pénal de Bellinzone (sud), qui avait été saisi le 29 septembre d'un recours sur "mandat d'arrêt en vue d'extradition" assorti d'une Le Tribunal pénal de Bellinzone (sud), qui avait été saisi le 29 septembre d'un recours sur "mandat d'arrêt en vue d'extradition" assorti d'une demande de mise en liberté provisoire, a motivé sa décision par des risques "élevés" de fuite du réalisateur.

    "Vu la petite taille de la Suisse, qui permet, à partir de n'importe quel lieu, d'atteindre la frontière, notamment la France, le pays de résidence du plaignant, le risque de fuite par terre ou par air paraît particulièrement élevé", explique-t-il dans un document officiel.

    Assurant qu'une liberté provisoire est exceptionnelle dans les cas d'extradition, il fait également valoir que les "moyens" financiers de Roman Polanski lui permettent facilement de s'offrir un "avion privé ou un hélicoptère" pour fuir la Confédération "en quelques heures". Une opération d'autant plus facile que les contrôles douaniers ont été abolis entre la France et la Suisse grâce à l'espace Schengen.

    La cour, habituée à des cautions en monnaie sonnante et trébuchante, indique également qu'elle n'a pas retenu l'offre de gage du chalet de la très chic station de Gstaad (centre) appartenant au réalisateur, la jugeant "non satisfaisante".

    Elle est également restée sourde aux arguments de la défense selon lesquels Roman Polanski risque une peine maximale de 50 ans de prison aux Etats-Unis; ou encore qu'il pourrait être ruiné s'il ne parvenait pas à terminer son dernier film "Ghost".

    Au total, elle a confirmé un premier avis émis le 6 octobre par les autorités suisses, également inquiètes du risque de fuite du cinéaste.

    La justice suisse a manifestement tenu compte de la fuite des Etats-Unis de Roman Polanski il y a plus de trois décennies pour échapper à une procédure ouverte pour des "relations sexuelles illégales" avec une adolescente alors âgée de 13 ans.

    L'affaire a finalement rattrapé le cinéaste, Oscar du meilleur réalisateur (2003) et Palme d'Or à Cannes (2002) pour "Le Pianiste", il y a plus de trois semaines à son arrivée à Zurich où la police suisse, saisie d'un mandat américain, l'a arrêté et placé dans une prison à Wintherthour (est).

    Depuis, le réalisateur attend la demande officielle d'extradition des Etats-Unis, qui ont en principe 40 jours pour s'exécuter, avec un délai de 20 jours supplémentaires possibles.

    Décidés à tout entreprendre pour éviter à leur client âgé de 76 ans une détention trop longue, les avocats de Roman Polanski ont sorti leur dernière cartouche mardi.

    Ils ont annoncé leur intention de déposer un ultime recours auprès de la plus haute instance juridique helvétique, le Tribunal fédéral de Lausanne.

    "Nous allons essayer d'apporter des garanties encore plus fortes et mieux adaptées, nous allons tenter de démontrer qu'il n'y aurait aucun risque à ordonner la mise en liberté de Roman Polanski", a expliqué à l'AFP Maître Hervé Temime.

    "J'espère que le tribunal de Lausanne nous répondra dans les plus brefs délais possibles", a-t-il encore affirmé.

    La décision du Tribunal de Bellinzone porte toutefois un nouveau coup à la défense du cinéaste, qui lui-même n'est "pas au mieux de sa forme", selon Me Temime.

    Il a dû "subir des examens" dans un hôpital suisse en fin de semaine dernière pour une maladie antérieure à son arrestation, selon l'avocat qui n'était "pas sûr à 100%" mardi que Roman Polanski ait regagné sa cellule.

    AFP. 20.10.09 -  16h34

  • VIDEO Anne Lauvergeon fait de la discrimination raciale "positive"!

    http://www.youtube.com/watch?v=cLZD7xV582Y

    Anne Lauvergeon est la PDG d'AREVA

  • Le président de l'université de Toulon suspendu - Trafic de diplômes avec des étudiants chinois

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    Laroussi Ouestali dans l'enceinte du campus à Toulon
    (Cliquez sur la photo)

    Valérie Pécresse a suspendu lundi pour six mois le président de l'université de Toulon, Laroussi Oueslati, une décision rare ayant trait notamment à des présomptions d'"entrave" à une enquête sur un trafic présumé de diplômes mais fortement dénoncée par M. Oueslati.

    Le président de l'université du Sud Toulon-Var, le vice-président du conseil d'administration, Pierre Sanz de Alba, et le vice-président du conseil des études et de la vie universitaire, Yves Lucas, ont été "suspendus de leurs fonctions électives", selon un communiqué du ministère de l'Enseignement supérieur.

    Cette suspension est de "six mois", "le temps de la procédure disciplinaire en cours", a-t-on expliqué dans l'entourage de la ministre, ajoutant que "la suspension d'un président est une décision assez rare".

    A l'origine de cette affaire, une première enquête administrative commandée par Mme Pécresse avait conclu à des "irrégularités" du président dans le cadre d'un trafic présumé de diplômes au bénéfice d'étudiants chinois, après quoi la ministre avait demandé la saisine de la section disciplinaire de l'université.

    Mais compte tenu de "présomptions de dysfonctionnements internes consécutifs à l'engagement de poursuites disciplinaires à l'encontre du président", Mme Pécresse avait demandé le 30 septembre un rapport d'enquête complémentaire.

    Or selon le ministère, ce rapport "fait apparaître que le président et son équipe de direction ont entravé l'enquête administrative, avec des mises à l'écart, pressions, intimidations et menaces de représailles à l'encontre d'enseignants-chercheurs et de personnels de l'université et une saisine de documents qui peut laisser supposer une tentative de destruction de preuves".

    Interrogé lundi par l'AFP, M. Oueslati s'est dit victime d'un "procès d'inquisition", qualifiant les conclusions du rapport complémentaire d'"injustes" et "orientées" et jugeant les inspecteurs "instrumentalisés".

    "Je dénonce ce complot contre moi et mes vice-présidents. On veut atteindre un président qui n'est pas de la même couleur politique que Mme la ministre", a-t-il ajouté. Estimant "le principe de présomption d'innocence violé" et l'affaire "montée de toutes pièces", M. Oueslati s'est "interrogé sur cette suspension qui risque d'influencer l'objectivité de la section disciplinaire".

    Dimanche à l'AFP, M. Oueslati avait affirmé qu'il passerait devant la commission disciplinaire de son université "d'ici une quinzaine de jours".

    Or Mme Pécresse a décidé lundi que MM. Oueslati, Sanz de Alba et Lucas étaient renvoyés "devant la section disciplinaire d'une autre université", pas celle de Toulon, "compte tenu du climat" qui y "règne".

    La ministre a décidé que la demande de poursuites disciplinaires à l'encontre de M. Oueslati "sera complétée d'un nouveau grief, tenant à l'obstacle mis par le président au contrôle de l'IGAENR", l'Inspection qui a mené l'enquête administrative; et que cet obstacle sera "signalé" à la justice.

    Une enquête judiciaire est en effet en cours depuis fin mars à Marseille pour trafic supposé de diplômes. Deux étudiants chinois ont été écroués.

    Dans l'émission "Complément d'enquête" que France 2 doit diffuser lundi à 22h15, un étudiant chinois, sous couvert d'anonymat, dit avoir versé 3.000 euros en liquide pour entrer à l'Institut d'administration des entreprises (IAE) de l'université de Toulon, selon l'enquête faite par la chaîne.

    AFP. 19.10.09

  • Le médecin rwandais "génocideur": encore un scandale à l'UMP!

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    Eugène Rwamucyo a été suspendu par l'hôpital de Maubeuge où il exerçait
    (Cliquez sur la photo)

    Thierry Lazarro, candidat UMP aux élections régionales dans le Nord-Pas-de-Calais, avoue dans un entretien au journal Le Monde qu’il est intervenu auprès de ses amis du Ministère de l’Intérieur pour accélérer l’obtention d’une carte de séjour à un clandestin.

    Cette nouvelle affaire de passe-droit serait restée inaperçue s’il ne s’agissait pas du docteur Eugène Rwamucyo, recherché par Interpol pour génocides et crimes de guerre au Rwanda !

    Non seulement le député UMP aide à la délivrance de carte de séjour mais il le fait sans même demander un minimum d’informations sur le bénéficiaire de ce coup de pouce.

    Une simple recherche sur internet a pourtant permis à une infirmière de découvrir qu’Eugène Rwamucyo est fiché en « notice rouge », catégorie la plus élevée dans la grille d’Interpol.

    Cette affaire démontre que non seulement l’UMP n’expulse pas les criminels mais les régularise !

    Le comportement de Thierry Lazarro est indigne d’un élu de la République et démontre son irresponsabilité, mais, au-delà, c’est l’UMP qui doit s’expliquer dans cette grave affaire qui démontre une fois encore que la loi peut-être stoppée, accélérée ou contournée sur un simple coup de fil des élites.

    Après les scandales Polanski, Mitterrand, Jean Sarkozy… aujourd’hui le scandale Rwamucyo, combien d’affaires de cette sorte les Français vont-ils encore découvrir ?

    Communiqué de Marine le Pen

    Nations presse Info - 19.10.09

  • Recherché par Interpol pour crimes de guerre

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    Une information judiciaire avait été ouverte contre lui en 2008
    Il aura suffi d'une remarque désobligeante sur son poids à une patiente pour que l'affaire éclate. Le soir, elle en parle à son mari, qui pianote le nom du médecin du travail de l'hôpital de Maubeuge sur internet. Et là, surprise, le nom d'Eugène Rwamucyo apparaît à de très nombreuses reprises, notamment sur des sites de victimes du génocide perpétré au Rwanda en 1994 (800 000 morts, essentiellement des Tutsis). Mais également sur celui d'Interpol, tout simplement parce que le Dr Rwamucyo est recherché pour « génocide et crimes de guerre ».
    Sa fiche, classée rouge, (la catégorie de gravité la plus élevée) demande à toute personne disposant d'informations sur cet homme de contacter la police.


    La patiente, par ailleurs infirmière, heurtée par la désinvolture à son égard du médecin a, elle, prévenu les syndicats de l'hôpital. La suite n'a pas traîné. Jeudi, la direction de l'hôpital de Maubeuge décide la « suspension immédiate, à titre conservatoire » du médecin rwandais recruté en mai 2008.
    Qu'est-il reproché au juste à l'ancien médecin-chef du centre de santé publique de Butare au sud de Rwanda ? Le collectif des parties civiles pour le Rwanda a porté plainte contre une quinzaine de personnes vivant en France pour leur implication présumée dans le génocide perpétré entre avril et juillet 1994.
    Parmi elles, le médecin exerçant à Maubeuge.
    Impliqué, selon plusieurs organisations internationales, « dans la planification du génocide rwandais » - ce qu'il nie - Eugène Rwamucyo s'était vu refuser pour cela l'asile politique en France.
    Outre ses amitiés avec des génocidaires ou encore avec le directeur de la radio des Mille Collines dont le rôle dans l'appel aux massacres a été établi et des déclarations faites, à l'époque, le Dr Rwamucyo avait fini par obtenir une carte de séjour en France.
    La justice française n'a guère été curieuse, malgré l'ouverture d'une information judiciaire contre lui en février 2008. Peut-être va-t-elle, désormais, se montrer plus empressée à y aller voir de plus près ?

    Nord-Eclair - 18 octobre 2009