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  • VIDEO Marine Le Pen: conférence de presse sur le thème de l'identité nationale

    http://www.dailymotion.com/video/xayiif_conference-de-presse-marine-le-pen_news

    Conférence du 28 octobre 2009

  • VIDEO A propos de Salah Hamouri, franco-palestinien détenu en Israël depuis 4 ans... Sarkozy a oublié ses promesses!

    http://www.dailymotion.com/video/xb31pm_francois-cluzet-parle-de-salah-hamo_news

  • Attali et les communautés juives dans le monde

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    Ha'Aretz : N'y a-t-il pas un problème antisémite en France ?
    Jacques Attali : Non, il n'y a aucun problème. Affirmer le contraire est un mensonge, un pur mensonge. Il y a évidemment des antisémites, dont certains sont très connus, mais ce n'est pas un problème d'ampleur nationale.

    Ha'Aretz : Beaucoup de Juifs français n'ont-ils pas tendance à émigrer en Israël ? Et nombre d'entre eux n'expliquent-ils pas leur choix par le climat antisémite qui existe en France ?
    Jacques Attali : Je crois que ce n'est tout simplement pas vrai. C'est de la propagande, de la propagande israélienne. Certains Juifs français viennent passer deux semaines de vacances à Tel-Aviv, pour ensuite retourner à Paris ou ailleurs. D'autres Juifs français achètent un appartement en Israël, tout comme certains Britanniques achètent des maisons dans le sud de la France, et ce pour la même raison : y passer leurs vacances. Depuis dix ans, les Israéliens prennent leurs désirs pour des réalités. Ils pensent que la situation en France est un tel désastre que les Juifs préfèrent venir s'installer en Israël. C'est une propagande dangereuse que de faire croire aux gens que la situation en France est si catastrophique. Il est absolument vital que Juifs et Arabes aient des rapports normaux en France. C'est vital pour ce pays, mais aussi pour Israël et pour le reste du monde. Les relations judéo-arabes en France sont d'une importance stratégique : si juifs et musulmans ne peuvent vivre en paix dans ce pays, ils ne vivront en paix nulle part.

    Ha'Aretz : Donc, pour vous, il n'existe pas d'antisémitisme dans la communauté musulmane de France ?
    Jacques Attali : Absolument pas. Les musulmans de France essaient à tout prix d'éviter ce piège. Bien entendu, ils sont opposés à la politique israélienne dans les Territoires palestiniens. Je ne dis pas qu'il n'y a aucun incident. Il y a des fous dans toutes les catégories sociales. Mais le problème n'est pas politique, et les incidents qui surviennent sont de nature marginale.

    Ha'Aretz : Pendant l'opération "Plomb durci" à Gaza, durant l'hiver 2008-2009, des cocktails Molotov ont été jetés sur des synagogues et des institutions juives de France, leurs murs ont été recouverts de graffitis antisémites. Selon les chiffres du Congrès juif européen, le nombre d'incidents antisémites a été multiplié par trois.
    Jacques Attali : Ecoutez, je ne suis pas ici pour défendre la France, mais pour vous livrer mon opinion : tout ceci n'est que du vent. A ma grande déception, vous, en tant que journaliste israélien, ne m'interrogez pas sur les enjeux internationaux qui vous concernent, mais sur l'image caricaturale que vous vous faites de la France.

    Ha'Aretz : Pensez-vous que le conflit israélo-palestinien va finir par rompre les liens entre la diaspora juive et les Israéliens ?

    Jacques Attali : Le vrai risque, c'est de voir s'éteindre les communautés juives de par le monde, pas de voir disparaître Israël. Il est une évidence stratégique que personne n'aime aborder ouvertement : s'il veut survivre, Israël a besoin d'une communauté juive nombreuse et enracinée dans le monde entier. Or Israël a une vision stratégique très pauvre de la judéité. Cette problématique n'est pas seulement israélienne, mais propre à notre monde globalisé. La France peut s'appuyer sur ses 3 millions de Français qui vivent à l'étranger, la Chine peut compter sur ses 100 millions de nationaux expatriés. Tant que, pour vous, on ne pourra être juif que selon la Halakha [la loi judaïque], la tendance dominante au mariage mixte et au melting-pot finira par détruire le peuple juif. Israël et le judaïsme traditionnel vont devoir se poser la question de la conversion. Il va falloir adopter une conception active de la conversion. Quiconque a un parent juif, a été élevé dans une famille juive ou veut vivre en tant que juif doit pouvoir être accepté et reconnu comme juif, sinon la communauté juive disparaîtra.
    Ha'Aretz - 26 octobre 2009

  • Vols alimentaires en hausse dans les magasins

    « Les temps sont rudes alors parfois, c’est vrai, je pique des trucs à manger dans les supermarchés », reconnaît Emmanuel, un père trentenaire habitant le sud de la . Installé dans un petit village de l’Hérault, ce professeur de musique en fin de droits a effectué en juillet une demande pour toucher le RSA (revenu de solidarité active).

    Mais pour l’instant la Caisse d’allocations familiales bloque encore les 450 par mois auxquels il peut prétendre. Alors, alternant depuis des années les périodes fastes et les mois de galère, ce père divorcé va se servir une fois par mois chez et Intermarché, pour améliorer le quotidien de son fils.
    « Cela a commencé quand un jour je suis passé à la caisse sans payer des articles que j’avais mis dans un sac à part. Je n’avais pas l’intention de voler mais personne ne m’a rien demandé », se souvient Emmanuel. Quand on a un gamin, c’est plus fort que soi. On a parfois envie d’acheter de bons produits pour ne pas lui donner des pâtes tous les jours. »


    Un peu gêné, cet homme explique qu’il fait ses courses avec un sac isotherme suspendu au chariot. « J’y mets du fromage à la coupe, de la viande, du beurre, des yaourts, des glaces, etc. Quand j’arrive vers la sortie, je cherche une caissière qui a l’air débordée. Je pose les articles sur le tapis et je fais mine d’avoir oublié l’existence de mon sac isotherme. Cela à tous les coups. Au pire, je peux toujours prétexter une étourderie. » Montant de ces larcins ? « Entre 30 et 70 à chaque fois que je fais les courses », calcule Emmanuel. Et la mauvaise conscience dans tout ça ? « Je sais que ce n’est pas bien, mais je me dis que les supermarchés n’en mourront pas…, explique maladroitement ce père divorcé. En plus, je ne prends que de la nourriture et jamais dans les commerces de proximité. »

    Le parisien - 10 novembre 2009

     

     

  • VIDEO Adoption par un couple de lesbiennes - la déchéance de la France - les droits de l'enfant bafoués

    http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafIQdg.html


    Après dix ans de lutte, Emmanuelle B., une institutrice homosexuelle, va pouvoir adopter un enfant. Le tribunal administratif a ordonné mardi au conseil général du Jura de délivrer «dans un délai de 15 jours» un agrément d'adoption à l'institutrice, qui vit en couple avec Laurence depuis 20 ans.

  • Netanyahu reçu par Sarközy le 11 novembre: une provocation!

    Les Verts ont estimé que la visite de Benjamin Netanyahu à Paris était une "véritable provocation" et déploré que Nicolas Sarkozy soutienne "ceux qui construisent un autre mur de la honte", 20 ans après la chute du Mur de Berlin.

    M. Sarkozy, qui recevra M. Netanyahu mercredi à 17H30, "a choisi le 11 novembre, date symbole de paix entre les peuples, pour recevoir le Premier ministre israélien. Cette date est doublement symbolique pour le peuple palestinien car c’est la date anniversaire de la mort d’Arafat à Paris", écrit Djamila Sonzogni, porte-parole des Verts.

    "Cette initiative est une véritable provocation, voire une injure, pour toutes celles et ceux qui se battent pour une paix juste et durable au Proche-Orient", poursuit-elle, y voyant un "soutien sans condition du gouvernement Sarkozy au gouvernement d’extrême droite israélien".

    Nicolas Sarkozy "célèbre la chute du Mur de Berlin mais soutient ceux qui construisent un autre mur de la honte", critiquent-ils, appelant à manifester mercredi sur les Champs-Elysées à 17h00.

    Le Figaro - 10 novembre 2009

  • Mur de Berlin: Fillon pris en flagrant délit de mensonge!

    Le Journal officiel atteste de la présence à l'Assemblée nationale de François Fillon le 8 novembre 1989, contredisant la version du premier ministre qui affirmait hier que ce jour-là il se trouvait à Berlin, avant d'y croiser Nicolas Sarkozy le lendemain.

    Lors d'un déplacement à Thionville lundi, le chef du gouvernement a affirmé qu'entre le 7 et le 10 novembre il était en visite à Berlin et qu'il y avait bien rencontré l'actuel chef de l'Etat dans la soirée du 9 novembre, quand les autorités est-allemandes ont ouvert les passages du Mur de Berlin.

    Plusieurs témoignages viennent de remettre en question la présence de Nicolas Sarkozy ce jour-là, et le récit des événements qu'il a livré sur sa page Facebook, photo à l'appui.

    "J'étais à Berlin depuis le 7 novembre, je participais à un colloque organisé à la fois par l'Allemagne de l'ouest et l'Allemagne de l'est sur les relations est-ouest", avait indiqué François Fillon qui était alors député et membre de la commission de la Défense à l'Assemblée nationale, en espérant clore la polémique.

    Mais selon le compte-rendu de la 2e séance de l'Assemblée nationale en date du 8 novembre 1989, révélé par le site internet de Libération, François Fillon se trouvait dans l'hémicycle ce jour-là, apostrophant notamment Pierre Bérégovoy, alors ministre de l'Economie et des finances en ces termes: "on vous pose une question, répondez".
    Interrogé sur cette discordance par l'AFP, Matignon a indiqué "s'en tenir aux commentaires" du premier ministre.

    Dans son récit, François Fillon expliquait aussi avoir rencontré dans la soirée du 9 novembre une équipe de TF1 conduite par Ulysse Gosset, ce que ce dernier a démenti dans les médias.

    Mais le Premier ministre a rectifié lundi soir sur cette même chaîne, en expliquant avoir "confondu", peut-être avec un autre journaliste, Patrick Bourrat. Ce dernier, grand reporter, est décédé en décembre 2002 lors d'un reportage.

    Le Figaro - 10 novembre 2009

  • Le refroidissement de la Terre

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    Ancien ministre de l’Education et membre de l’Institut de physique du globe, Claude Allègre prépare un ouvrage à paraître prochainement chez Plon dont le titre provisoire est « L’imposture climatique ».

    Pourquoi dénoncez-vous une imposture climatique ?
    Claude Allègre. Je ne remets pas en cause le changement climatique actuel et je nie pas que la banquise fonde ou que les glaciers de montagne diminuent.

    Mais je ne crois pas à la thèse du réchauffement climatique qui n’est pas prouvée scientifiquement et ne repose que sur des prédictions infondées. Les faits me donnent d’ailleurs raison, puisque la planète s’est légèrement refroidie depuis dix ans.

    Les scientifiques du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) ne sont pas de votre avis...
    Faux. Certains estiment que nous sommes en train de traverser une période de refroidissement qui pourrait durer vingt ou trente ans. Et si vous lisez en détail les 1 000 pages du dernier rapport du Giec, vous constatez que les experts sont plutôt prudents. Mais à la fin, leurs conclusions sont toujours alarmistes et sans nuances. Et pour cause ! Ils ont reçu des milliards pour faire leur recherche. C’est un lobby de spécialistes méteo du monde entier qui travaille dans un intérêt .

    Que dire aux réfugiés climatiques victimes de la montée des eaux ?
    L’homme s’adaptera à nouveau. Parler de réfugié climatique est stupide : si les îles du Pacifique et les deltas s’enfoncent, c’est à cause d’un phénomène géologique. On mélange tout pour faire peur. Au Moyen Age, les glaces du Groeland étaient moins étendues.

    La conférence de permettra d’y voir plus clair ?
    Je suis d’accord sur un point : il faut tenter de réduire nos émissions de CO2 car cela acidifie les océans. Mais instaurer des quotas d’émissions de carbone ne sert à rien. Personne ne les respectera, comme pour le protocole de . Pensez-vous que la Chine, qui construit une centrale à charbon par semaine, va s’arrêter. Et pensez-vous que le Congrès américain, qui ne veut pas mettre à genoux l’économie, acceptera de voter une réduction massive de ses émissions ? Pour toutes ces raisons, le sommet de Copenhague sera selon moi un énorme échec.

    Faut-il pour autant baisser les bras ?
    Il faut économiser l’énergie. Mais à quoi bon paniquer les gens, interdire à tout-va et instaurer des taxes. Innovons en développant la voiture électrique, le nucléaire et les programmes de séquestration de carbone. Le problème des écologistes comme Nicolas Hulot est qu’ils n’ont à la bouche que les mots désolation, déclin de l’homme et mort de la planète.
    Le Parisien - 10 novembre 2009
  • Marine Le Pen a le vent en poupe: renouveau ou fin du FN?

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    Surfant sur les polémiques qui ont empoisonné l'Elysée, Marine Le Pen, qui vient de s'emparer du grand débat sur l'identité nationale, poursuit son irrésistible ascension au Front national dans l'espoir d'en incarner le renouveau.

    Ses sorties fracassantes sur Frédéric Mitterrand puis Jean Sarkozy ont conforté l'idée que la benjamine des filles de Jean-Marie Le Pen a déjà perçu son avance sur héritage dans la succession à la tête du parti, ouverte lors de son congrès prévu d'ici au moins un an.

    Vent en poupe, la vice-présidente du FN vient de réussir son entrée inédite dans un sondage (Ifop) sur la présidentielle, accrochant la quatrième position avec 11%. Légèrement mieux que son père en 2007 (10%).

    "J'ai la chance d'avoir vécu quarante ans à côté d'un monstre politique. Cela m'a vaccinée contre la surdimension de l'ego", assure à l'AFP cette avocate de 41 ans, qui veut sortir le FN du "ghetto de l'immigration".

    Plus de dérapage sur la seconde guerre mondiale: cette mère de famille séparée reconnaît que le message qu'elle incarne passe d'autant mieux dans l'opinion qu'elle est "moins diabolisée".

    "Sauf coup de théâtre, la succession est pliée. Marine en est à son galop d'essai pour la présidentielle mais elle risque d'hériter d'un champ de ruines", rappelle à l'AFP Jean-Yves Camus, spécialiste de l'extrême droite.

    "Le FN a peut-être une carte à jouer avec elle, à condition de tout remettre à plat, jusqu'à son nom. Est-elle prête à cela ? Rien ne l'indique", poursuit-il.

    Des responsables de tous bords admettent en tout cas ses "bons coups politiques", appelant à combattre le FN comme à l'époque de sa splendeur, dans les années 90.

    Crédité de 9% (+3) à moins de cinq mois des régionales dans le baromètre Opinionway, le parti semble en mesure d'imposer des triangulaires en Paca et Nord-Pas-de-Calais, deux régions où les listes seront défendues par les Le Pen, respectivement le père et la fille.

    "Pas d'emballement, nous n'avons pas vu le signe d'un frémissement significatif de l'opinion en faveur du FN", affirme un proche conseiller de l'Elysée.

    Mais en privé, un poids lourd du gouvernement affirme que Nicolas Sarkozy, la popularité en berne à mi-mandat, "n'a pas renoncé à tuer le FN". "Si le FN revit, on sera dans une situation plus difficile", reconnaît un collègue.

    Et le ministre de l'Immigration Eric Besson n'a pas caché qu'avec son débat sur l'identité nationale, il comptait "piquer un certain nombre de valeurs" que Le Pen ne devrait pas "naturellement porter".

    L'annonce du débat a remis en selle le FN et confirmé l'ascendant de la fille sur son père, proche de la retraite à 81 ans, puisque c'est elle qui a immédiatement demandé - en vain - une audience au chef de l'Etat sur ce sujet.

    "Pour la forme, elle en avait parlé d'abord à Jean-Marie, mais il lui a laissé le champ libre. Il est temps que Marine s'impose, c'est notre locomotive", confie à l'AFP un membre du bureau politique du FN.

    En lançant un site sur l'identité nationale pour "concurrencer" celui du gouvernement et recevoir tous les "messages censurés par Besson", elle n'a pas raté son coup. Les internautes y soulignent que "c'est Marine qui se tape tout le boulot".

    "Marine a parfaitement intégré notre rôle tribunicien, en se faisant l'écho de ce que veut entendre le peuple", admet son père, au grand dam de la vieille garde emmenée par Bruno Gollnisch, résigné à l'"omniprésence médiatique" de sa rivale.

    Ancien cadre du parti, dont il claqué la porte pour cause de "préférence familiale", Carl Lang n'y croit pas et prédit "la fin du cycle avec un FN normalisé" incarnée par Marine Le Pen.

    AFP. 10.11.09

  • Feu vert à l'adoption homosexuelle: pauvres enfants!

    Le tribunal administratif a ordonné mardi au conseil général du Jura de délivrer "dans un délai de 15 jours" un agrément d'adoption à Emmanuelle B., une enseignante homosexuelle, une injonction à laquelle le conseil général a accepté de se plier, après 10 ans de lutte.

     
    "C'est génial, on nage dans le bonheur", s'est exclamée l'institutrice, encore "sous le coup" de ces deux annonces.

    "La justice a été juste, elle a étudié notre dossier et non pas le débat", a dit Laurence R., la compagne d'Emmanuelle, elle aussi très émue.

    "C'est vraiment une très grande joie. Je suis heureuse car tous les arguments que le conseil général avait avancés, c'était du pipeau! ", a-t-elle ajouté.

    "Il s?agit là d?une belle victoire contre l'homophobie, alors que les propos et les comportements homophobes demeurent vivaces dans notre société", a réagi Me Caroline Mécary, avocate d'Emmanuelle B.

    Le tribunal a suivi fidèlement l'avis du rapporteur public qui lui avait demandé lors de l'audience du 13 octobre d'annuler la décision du conseil général et de lui enjoindre d'accorder son agrément dans les 15 jours, "sous astreinte de 100 euros par jour de retard".

    Les juges administratifs ont estimé que les motifs retenus par le président du conseil général du Jura ne permettaient pas de "justifier légalement la décision de rejet de la demande d'agrément pour l'adoption présentée par Mme B.".

    Depuis 1989, Emmanuelle, 48 ans, a bataillé jusque devant la cour européenne des droits de l'Homme pour obtenir le droit d'adopter un enfant, se heurtant au refus obstiné du conseil général.

    Les juges européens lui ont donné raison en condamnant la France pour discrimination sexuelle en janvier 2008.

    Emmanuelle B. réitérait alors sa demande d'adoption et se heurtait de manière incompréhensible au printemps 2008 à un nouveau refus. Le conseil général invoquait "des différences notables (au sein du couple) dans le projet d'adoption, notamment au niveau de l'âge de l'enfant" à adopter.

    Dans sa décision mardi, le tribunal administratif a balayé ces motivations, estimant que "les conditions d'accueil offertes par la requérante sur le plan familial, éducatif et psychologique correspondent aux besoins et à l'intérêt d'un enfant adopté".

    Les juges administratifs s'appuient notamment sur les rapports des travailleurs sociaux "favorables à la demande d'agrément pour adoption" et soulignent que le couple formé par Mme B. et sa compagne "présente une solidité certaine".

    La Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) a également rendu le 5 octobre un avis estimant "discriminatoire" le refus de la collectivité territoriale du Jura.

    La décision du tribunal administratif a été saluée comme une "grande victoire" par le député-maire Vert Noël Mamère, qui avait en 2004 symboliquement célébré un mariage entre deux hommes dans sa mairie de Bègles (Gironde).

    Les associations de lutte contre l'homophobie, comme SOS homophobie et l'interassociative lesbienne, gaie, bi et trans Inter-LGBT, ont demandé que le gouvernement ou le Parlement valident par la loi le droit d'adopter pour les couples homosexuels.

    Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a répété que l'exécutif n'était "pas favorable" à une telle mesure.

    Malgré la forte médiatisation de leur affaire, Emmanuelle B. et sa compagne entendent préserver leur anonymat. "Maintenant, on va pouvoir suivre le parcours normal, parfois difficile, des autres gens qui cherchent à adopter. La suite, elle nous appartient et nous avons pas l'intention de la médiatiser", a déclaré Emmanuelle B.

    AFP. 10.11.09

     

  • Sarközy appelle à abattre "les autres murs"!

    A Berlin sarkozy sous parapluie blanc.jpg
    Discours devant la Porte de Brandebourg

    Le président Nicolas Sarkozy a affirmé que la chute du Mur de Berlin, dont on célébrait lundi le 20e anniversaire dans la capitale allemande, sonnait "comme un appel à abattre les murs qui, à travers le monde, divisent encore des peuples".

    "Si je suis heureux d'être ici, c'est que la chute du mur de Berlin sonne aujourd'hui comme un appel, un appel à nous tous à combattre les oppressions, à abattre les murs qui, à travers le monde, divisent encore des villes, des territoires, des peuples", a affirmé le président Sarkozy devant la Porte de Brandebourg, symbole de la division de Berlin.

    "Le 9 novembre 1989, vous les Berlinois, vous avez bouleversé le monde en réalisant votre rêve qui était un rêve de liberté", a lancé le président français devant une centaine de milliers de personnes réunies, malgré la pluie, devant le plus célèbre des monuments allemands.

    "Ce sont les Berlinois qui ont détruit ce Mur de la honte que tout le monde croyait indestructible", a-t-il ajouté.

    Selon lui, c'est "le message que l'Europe réconciliée est fière de porter et d'incarner dans le monde".

    "Voilà pourquoi les Européens ressentent aujourd'hui dans leurs coeurs ce que les Berlinois chantaient, au soir du 9 novembre il y a vingt ans: "wir sind Brüder, wir sind Berliner"" ("nous sommes frères, nous sommes Berlinois"), a-t-il conclu en allemand.

    Le discours prononcé par Nicolas Sarkozy a été en grande partie inaudible en raison de la traduction allemande qui l'a recouvert aux deux-tiers.

    Il a été retransmis en direct, comme les autres discours des personnalités politiques présentes à Berlin, sur les chaînes de télévision, notamment les chaînes françaises.

    La retransmission était assurée par le télédiffuseur hôte, la chaîne de télévision allemande ZDF.

    En raison d'un problème technique indéterminé, les deux-tiers du discours, d'une durée de 3 minutes 40 secondes en tout, ont été recouverts par la traduction allemande.

    AFP. 09.11.09

    Ce parapluie blanc me fait penser à quelque chose, d'habitude beaucoup plus petit...

  • Et le Mur de la Honte en Palestine?

    Mur en Palestine.jpg
    9 novembre 2009 - le mur du camp d'Al-Amari près de Ramallah
    (Cliquez qur la photo)

    Des Palestiniens ont abattu lundi un obstacle en béton construit le long de la barrière de sécurité érigée par Israël en Cisjordanie occupée, au moment où l'Allemagne fêtait avec éclat le 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin.

    Cette opération symbolique a été menée par quelques dizaines de Palestiniens, aidés par des activistes pro-palestiniens étrangers opposés à cette barrière, a constaté un photographe de l'AFP.

    La barrière est présentée par les Israéliens comme une "clôture antiterroriste" qui sert à les protéger des attentats, mais les Palestiniens la qualifient de "mur de l'apartheid".

    "Un groupe d'environ 150 militants s'est rendu au mur près (du point de passage) de Qalandiya et en a abattu une partie pour le 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin", a déclaré à l'AFP Abdallah Abou Rahma, un activiste palestinien.

    L'armée israélienne est immédiatement intervenue et a dispersé les manifestants qui ont riposté en jetant des pierres. Deux Palestiniens ont été arrêtés, selon le photographe de l'AFP.

     

    "Aujourd'hui marque le 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin et le premier jour d'une semaine de résistance au Mur de l'Apartheid en Palestine et autour du globe", a affirmé l'organisation "Stop the Wall" dans un communiqué.

    Cette barrière de sécurité aura, lorsqu'elle sera entièrement construite, une longueur de 709 kilomètres, dont 85% seront établis en Cisjordanie, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

    A ce jour, 60% de son tracé final ont été construits, selon l'agence onusienne, qui précise que la barrière, une fois terminée, empiètera sur 9,5% de la Cisjordanie.

    L'ONU estime que ce mur a des conséquences humanitaires dramatiques sur la vie quotidienne des Palestiniens.

    Dans un avis rendu le 9 juillet 2004, la Cour internationale de justice (CIJ) a estimé que "la construction par Israël, puissance occupante, du mur en territoire palestinien occupé, notamment dans et autour de Jérusalem-est, est contraire à la loi internationale".

    AFP. 09.11.09