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Conférence du 28 octobre 2009
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Conférence du 28 octobre 2009
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« Les temps sont rudes alors parfois, c’est vrai, je pique des trucs à manger dans les supermarchés », reconnaît Emmanuel, un père trentenaire habitant le sud de la France. Installé dans un petit village de l’Hérault, ce professeur de musique en fin de droits a effectué en juillet une demande pour toucher le RSA (revenu de solidarité active).
Mais pour l’instant la Caisse d’allocations familiales bloque encore les 450 € par mois auxquels il peut prétendre. Alors, alternant depuis des années les périodes fastes et les mois de galère, ce père divorcé va se servir une fois par mois chez Carrefour et Intermarché, pour améliorer le quotidien de son fils.
« Cela a commencé quand un jour je suis passé à la caisse sans payer des articles que j’avais mis dans un sac à part. Je n’avais pas l’intention de voler mais personne ne m’a rien demandé », se souvient Emmanuel. Quand on a un gamin, c’est plus fort que soi. On a parfois envie d’acheter de bons produits pour ne pas lui donner des pâtes tous les jours. »
Un peu gêné, cet homme explique qu’il fait ses courses avec un sac isotherme suspendu au chariot. « J’y mets du fromage à la coupe, de la viande, du beurre, des yaourts, des glaces, etc. Quand j’arrive vers la sortie, je cherche une caissière qui a l’air débordée. Je pose les articles sur le tapis et je fais mine d’avoir oublié l’existence de mon sac isotherme. Cela marche à tous les coups. Au pire, je peux toujours prétexter une étourderie. » Montant de ces larcins ? « Entre 30 et 70 € à chaque fois que je fais les courses », calcule Emmanuel. Et la mauvaise conscience dans tout ça ? « Je sais que ce n’est pas bien, mais je me dis que les supermarchés n’en mourront pas…, explique maladroitement ce père divorcé. En plus, je ne prends que de la nourriture et jamais dans les commerces de proximité. »
Le parisien - 10 novembre 2009
http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafIQdg.html
Après dix ans de lutte, Emmanuelle B., une institutrice homosexuelle, va pouvoir adopter un enfant. Le tribunal administratif a ordonné mardi au conseil général du Jura de délivrer «dans un délai de 15 jours» un agrément d'adoption à l'institutrice, qui vit en couple avec Laurence depuis 20 ans.
Les Verts ont estimé que la visite de Benjamin Netanyahu à Paris était une "véritable provocation" et déploré que Nicolas Sarkozy soutienne "ceux qui construisent un autre mur de la honte", 20 ans après la chute du Mur de Berlin.
M. Sarkozy, qui recevra M. Netanyahu mercredi à 17H30, "a choisi le 11 novembre, date symbole de paix entre les peuples, pour recevoir le Premier ministre israélien. Cette date est doublement symbolique pour le peuple palestinien car c’est la date anniversaire de la mort d’Arafat à Paris", écrit Djamila Sonzogni, porte-parole des Verts.
"Cette initiative est une véritable provocation, voire une injure, pour toutes celles et ceux qui se battent pour une paix juste et durable au Proche-Orient", poursuit-elle, y voyant un "soutien sans condition du gouvernement Sarkozy au gouvernement d’extrême droite israélien".
Nicolas Sarkozy "célèbre la chute du Mur de Berlin mais soutient ceux qui construisent un autre mur de la honte", critiquent-ils, appelant à manifester mercredi sur les Champs-Elysées à 17h00.
Le Figaro - 10 novembre 2009
Le Journal officiel atteste de la présence à l'Assemblée nationale de François Fillon le 8 novembre 1989, contredisant la version du premier ministre qui affirmait hier que ce jour-là il se trouvait à Berlin, avant d'y croiser Nicolas Sarkozy le lendemain.
Lors d'un déplacement à Thionville lundi, le chef du gouvernement a affirmé qu'entre le 7 et le 10 novembre il était en visite à Berlin et qu'il y avait bien rencontré l'actuel chef de l'Etat dans la soirée du 9 novembre, quand les autorités est-allemandes ont ouvert les passages du Mur de Berlin.
Plusieurs témoignages viennent de remettre en question la présence de Nicolas Sarkozy ce jour-là, et le récit des événements qu'il a livré sur sa page Facebook, photo à l'appui.
"J'étais à Berlin depuis le 7 novembre, je participais à un colloque organisé à la fois par l'Allemagne de l'ouest et l'Allemagne de l'est sur les relations est-ouest", avait indiqué François Fillon qui était alors député et membre de la commission de la Défense à l'Assemblée nationale, en espérant clore la polémique.
Mais selon le compte-rendu de la 2e séance de l'Assemblée nationale en date du 8 novembre 1989, révélé par le site internet de Libération, François Fillon se trouvait dans l'hémicycle ce jour-là, apostrophant notamment Pierre Bérégovoy, alors ministre de l'Economie et des finances en ces termes: "on vous pose une question, répondez".
Interrogé sur cette discordance par l'AFP, Matignon a indiqué "s'en tenir aux commentaires" du premier ministre.
Dans son récit, François Fillon expliquait aussi avoir rencontré dans la soirée du 9 novembre une équipe de TF1 conduite par Ulysse Gosset, ce que ce dernier a démenti dans les médias.
Mais le Premier ministre a rectifié lundi soir sur cette même chaîne, en expliquant avoir "confondu", peut-être avec un autre journaliste, Patrick Bourrat. Ce dernier, grand reporter, est décédé en décembre 2002 lors d'un reportage.
Le Figaro - 10 novembre 2009
Ancien ministre de l’Education et membre de l’Institut de physique du globe, Claude Allègre prépare un ouvrage à paraître prochainement chez Plon dont le titre provisoire est « L’imposture climatique ».
Pourquoi dénoncez-vous une imposture climatique ?
Claude Allègre. Je ne remets pas en cause le changement climatique actuel et je nie pas que la banquise fonde ou que les glaciers de montagne diminuent.
Surfant sur les polémiques qui ont empoisonné l'Elysée, Marine Le Pen, qui vient de s'emparer du grand débat sur l'identité nationale, poursuit son irrésistible ascension au Front national dans l'espoir d'en incarner le renouveau.
Vent en poupe, la vice-présidente du FN vient de réussir son entrée inédite dans un sondage (Ifop) sur la présidentielle, accrochant la quatrième position avec 11%. Légèrement mieux que son père en 2007 (10%).
"J'ai la chance d'avoir vécu quarante ans à côté d'un monstre politique. Cela m'a vaccinée contre la surdimension de l'ego", assure à l'AFP cette avocate de 41 ans, qui veut sortir le FN du "ghetto de l'immigration".
Plus de dérapage sur la seconde guerre mondiale: cette mère de famille séparée reconnaît que le message qu'elle incarne passe d'autant mieux dans l'opinion qu'elle est "moins diabolisée".
"Le FN a peut-être une carte à jouer avec elle, à condition de tout remettre à plat, jusqu'à son nom. Est-elle prête à cela ? Rien ne l'indique", poursuit-il.
Des responsables de tous bords admettent en tout cas ses "bons coups politiques", appelant à combattre le FN comme à l'époque de sa splendeur, dans les années 90.
Crédité de 9% (+3) à moins de cinq mois des régionales dans le baromètre Opinionway, le parti semble en mesure d'imposer des triangulaires en Paca et Nord-Pas-de-Calais, deux régions où les listes seront défendues par les Le Pen, respectivement le père et la fille.
"Pas d'emballement, nous n'avons pas vu le signe d'un frémissement significatif de l'opinion en faveur du FN", affirme un proche conseiller de l'Elysée.
Mais en privé, un poids lourd du gouvernement affirme que Nicolas Sarkozy, la popularité en berne à mi-mandat, "n'a pas renoncé à tuer le FN". "Si le FN revit, on sera dans une situation plus difficile", reconnaît un collègue.
Et le ministre de l'Immigration Eric Besson n'a pas caché qu'avec son débat sur l'identité nationale, il comptait "piquer un certain nombre de valeurs" que Le Pen ne devrait pas "naturellement porter".
L'annonce du débat a remis en selle le FN et confirmé l'ascendant de la fille sur son père, proche de la retraite à 81 ans, puisque c'est elle qui a immédiatement demandé - en vain - une audience au chef de l'Etat sur ce sujet.
"Pour la forme, elle en avait parlé d'abord à Jean-Marie, mais il lui a laissé le champ libre. Il est temps que Marine s'impose, c'est notre locomotive", confie à l'AFP un membre du bureau politique du FN.
En lançant un site sur l'identité nationale pour "concurrencer" celui du gouvernement et recevoir tous les "messages censurés par Besson", elle n'a pas raté son coup. Les internautes y soulignent que "c'est Marine qui se tape tout le boulot".
"Marine a parfaitement intégré notre rôle tribunicien, en se faisant l'écho de ce que veut entendre le peuple", admet son père, au grand dam de la vieille garde emmenée par Bruno Gollnisch, résigné à l'"omniprésence médiatique" de sa rivale.
Ancien cadre du parti, dont il claqué la porte pour cause de "préférence familiale", Carl Lang n'y croit pas et prédit "la fin du cycle avec un FN normalisé" incarnée par Marine Le Pen.
AFP. 10.11.09
Le tribunal administratif a ordonné mardi au conseil général du Jura de délivrer "dans un délai de 15 jours" un agrément d'adoption à Emmanuelle B., une enseignante homosexuelle, une injonction à laquelle le conseil général a accepté de se plier, après 10 ans de lutte.
"La justice a été juste, elle a étudié notre dossier et non pas le débat", a dit Laurence R., la compagne d'Emmanuelle, elle aussi très émue.
"C'est vraiment une très grande joie. Je suis heureuse car tous les arguments que le conseil général avait avancés, c'était du pipeau! ", a-t-elle ajouté.
"Il s?agit là d?une belle victoire contre l'homophobie, alors que les propos et les comportements homophobes demeurent vivaces dans notre société", a réagi Me Caroline Mécary, avocate d'Emmanuelle B.
Le tribunal a suivi fidèlement l'avis du rapporteur public qui lui avait demandé lors de l'audience du 13 octobre d'annuler la décision du conseil général et de lui enjoindre d'accorder son agrément dans les 15 jours, "sous astreinte de 100 euros par jour de retard".
Depuis 1989, Emmanuelle, 48 ans, a bataillé jusque devant la cour européenne des droits de l'Homme pour obtenir le droit d'adopter un enfant, se heurtant au refus obstiné du conseil général.
Les juges européens lui ont donné raison en condamnant la France pour discrimination sexuelle en janvier 2008.
Emmanuelle B. réitérait alors sa demande d'adoption et se heurtait de manière incompréhensible au printemps 2008 à un nouveau refus. Le conseil général invoquait "des différences notables (au sein du couple) dans le projet d'adoption, notamment au niveau de l'âge de l'enfant" à adopter.
Dans sa décision mardi, le tribunal administratif a balayé ces motivations, estimant que "les conditions d'accueil offertes par la requérante sur le plan familial, éducatif et psychologique correspondent aux besoins et à l'intérêt d'un enfant adopté".
Les juges administratifs s'appuient notamment sur les rapports des travailleurs sociaux "favorables à la demande d'agrément pour adoption" et soulignent que le couple formé par Mme B. et sa compagne "présente une solidité certaine".
La Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) a également rendu le 5 octobre un avis estimant "discriminatoire" le refus de la collectivité territoriale du Jura.
La décision du tribunal administratif a été saluée comme une "grande victoire" par le député-maire Vert Noël Mamère, qui avait en 2004 symboliquement célébré un mariage entre deux hommes dans sa mairie de Bègles (Gironde).
Les associations de lutte contre l'homophobie, comme SOS homophobie et l'interassociative lesbienne, gaie, bi et trans Inter-LGBT, ont demandé que le gouvernement ou le Parlement valident par la loi le droit d'adopter pour les couples homosexuels.
Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a répété que l'exécutif n'était "pas favorable" à une telle mesure.
Malgré la forte médiatisation de leur affaire, Emmanuelle B. et sa compagne entendent préserver leur anonymat. "Maintenant, on va pouvoir suivre le parcours normal, parfois difficile, des autres gens qui cherchent à adopter. La suite, elle nous appartient et nous avons pas l'intention de la médiatiser", a déclaré Emmanuelle B.
AFP. 10.11.09
Le président Nicolas Sarkozy a affirmé que la chute du Mur de Berlin, dont on célébrait lundi le 20e anniversaire dans la capitale allemande, sonnait "comme un appel à abattre les murs qui, à travers le monde, divisent encore des peuples".
"Si je suis heureux d'être ici, c'est que la chute du mur de Berlin sonne aujourd'hui comme un appel, un appel à nous tous à combattre les oppressions, à abattre les murs qui, à travers le monde, divisent encore des villes, des territoires, des peuples", a affirmé le président Sarkozy devant la Porte de Brandebourg, symbole de la division de Berlin.
"Le 9 novembre 1989, vous les Berlinois, vous avez bouleversé le monde en réalisant votre rêve qui était un rêve de liberté", a lancé le président français devant une centaine de milliers de personnes réunies, malgré la pluie, devant le plus célèbre des monuments allemands.
"Ce sont les Berlinois qui ont détruit ce Mur de la honte que tout le monde croyait indestructible", a-t-il ajouté.
Selon lui, c'est "le message que l'Europe réconciliée est fière de porter et d'incarner dans le monde".
Le discours prononcé par Nicolas Sarkozy a été en grande partie inaudible en raison de la traduction allemande qui l'a recouvert aux deux-tiers.
Il a été retransmis en direct, comme les autres discours des personnalités politiques présentes à Berlin, sur les chaînes de télévision, notamment les chaînes françaises.
La retransmission était assurée par le télédiffuseur hôte, la chaîne de télévision allemande ZDF.
En raison d'un problème technique indéterminé, les deux-tiers du discours, d'une durée de 3 minutes 40 secondes en tout, ont été recouverts par la traduction allemande.
AFP. 09.11.09
Ce parapluie blanc me fait penser à quelque chose, d'habitude beaucoup plus petit...
Des Palestiniens ont abattu lundi un obstacle en béton construit le long de la barrière de sécurité érigée par Israël en Cisjordanie occupée, au moment où l'Allemagne fêtait avec éclat le 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin.
La barrière est présentée par les Israéliens comme une "clôture antiterroriste" qui sert à les protéger des attentats, mais les Palestiniens la qualifient de "mur de l'apartheid".
"Un groupe d'environ 150 militants s'est rendu au mur près (du point de passage) de Qalandiya et en a abattu une partie pour le 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin", a déclaré à l'AFP Abdallah Abou Rahma, un activiste palestinien.
L'armée israélienne est immédiatement intervenue et a dispersé les manifestants qui ont riposté en jetant des pierres. Deux Palestiniens ont été arrêtés, selon le photographe de l'AFP.
"Aujourd'hui marque le 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin et le premier jour d'une semaine de résistance au Mur de l'Apartheid en Palestine et autour du globe", a affirmé l'organisation "Stop the Wall" dans un communiqué.
Cette barrière de sécurité aura, lorsqu'elle sera entièrement construite, une longueur de 709 kilomètres, dont 85% seront établis en Cisjordanie, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).
A ce jour, 60% de son tracé final ont été construits, selon l'agence onusienne, qui précise que la barrière, une fois terminée, empiètera sur 9,5% de la Cisjordanie.
L'ONU estime que ce mur a des conséquences humanitaires dramatiques sur la vie quotidienne des Palestiniens.
Dans un avis rendu le 9 juillet 2004, la Cour internationale de justice (CIJ) a estimé que "la construction par Israël, puissance occupante, du mur en territoire palestinien occupé, notamment dans et autour de Jérusalem-est, est contraire à la loi internationale".