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(Cliquez sur la photo)Devinette: Quelle communauté ne figure pas comme victime d’une quelconque forme d’exclusion, de racisme ou de discrimination?Altermedia Info - 8 avril 2010
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Scène de guerre civile à Grigny...
Un autobus a été incendié par une vingtaine de jeunes gens mercredi soir dans une cite sensible de Grigny, après une opération antidrogue dans l’Essonne. Peu avant minuit, après avoir fait descendre le chauffeur de l’autobus et ses deux passagers, des jeunes ont mis le feu au véhicule à l’aide d’une “substance incendiaire” dans le quartier de la Grande-Borne, a précisé une source policière.Personne n’a été blessé et il n’y a eu aucune interpellation.Selon le syndicat de police Alliance, cet acte criminel fait suite à l’arrestation d’un trafiquant de drogue. Des policiers étaient intervenus dans les communes d’Athis-Mons, Grigny et Montgeron dans le cadre de trafics de stupéfiants ou de différents vols. A chaque fois, les forces de l’ordre ont été “prises à partie par des bandes de voyous et ont fait l’objet de coups de feu ou de caillassages”.
Alliance dénonce un “climat de voyoucratie où les délinquants tentent d’intimider les honnêtes citoyens et de provoquer les policiers pour maintenir leurs trafics en tout genre”. “Nous constatons de plus en plus une banalisation et une professionnalisation des violences urbaines déclenchées par des délinquants dont la stratégie consiste à anticiper ou empêcher les opérations de police notamment en s’interposant, en nombre, aux interpellations”, fustige Alliance.
Le 31 mars, à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), un autobus avait été incendié et un autre caillassé, deux jours après une spectaculaire opération antidrogue dans une cité.
Altermedia Info - 8 avril 2010
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En disgrâce, Dati est privée de palace à Genève
Les déconvenues se succèdent pour l'ancienne garde des Sceaux. Le 15 mars dernier, Rachida Dati se rend à Genève pour une conférence devant les membres d’une association d’expatriés proche de l’UMP. A sa descente d'avion, mauvaise nouvelle : on lui apprend que le secrétariat de l’UMP à Paris refuse de prendre en charge la réservation de sa chambre à l’hôtel Mandarin Oriental, un palace qui longe le Rhône.
Trop cher, lui dit-on. Cette nouvelle mésaventure, c'est le quotidien suisse «La Tribune de Genève» qui l'a rendue publique jeudi.
L’UMP a préféré lui réserver une chambre au NH Hôtel, un établissement proche de l’aéroport international, bien coté mais «nettement moins glamour. «Ce quatre étoiles (le Madarin Oriental en possède cinq, ndrl) est situé en bord de route et près d’un terrain vague qui sert de parking au centre commercial voisin. Ce n’est pas un hôtel étape pour V. I. P., mais plutôt pour V. R. P. (représentant de commerce), explique le journal suisse. Le prix de la chambre est de 200 francs suisses (140 euros) au lieu de 500 francs suisses (350 euros)» au minimum.
Sa voiture ministérielle enlevée la veille
La veille, jour du premier tour des régionales, la maire du VIIe arrondissement parisien avait été privée de sa voiture ministérielle, de son chauffeur et des trois officiers de sécurité qui se relayaient autour d'elle pour sa protection. Selon «Le Canard enchaîné», Nicolas Sarkozy aurait été fâché d'entendre son ancienne porte-parole de campagne et ministre de la Justice s'exprimer sur France 2.
Une chambre partagée avec son attachée parlementaire
Nouveau signe de sa nouvelle disgrâce que ce changement d'hôtel à Genève ? Comble de cruauté, à 23 h 30, lorsqu’elle arrive à son hôtel, la réceptionniste ne trouve pas la réservation. «Rachida Dati est au bord des larmes. Finalement, on découvre qu’une chambre double a bien été réservée, mais au nom de son attachée parlementaire. Il semble qu’elle ait dû se résigner à faire chambre commune», rapporte «La Tribune de Genève».
Le secrétariat de l’UMP confirme la réservation dans cet hôtel «très pratique», mais conteste le caractère punitif de cette décision. Le journal poursuit : «Quant à la chambre double, l’UMP rejette toute responsabilité. Visiblement, l’hôtel était plein ce soir-là. A Paris, il y aurait bien deux bordereaux de réservation, l’un au nom de Rachida Dati, l’autre au nom de son attachée parlementaire».
Le Parisien - 8 avril 2010
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Un soldat français tué en Afghanistan
(Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)Le légionnaire, qui appartenait au 2e Régiment étranger de parachutistes de Calvi, a trouvé la mort alors qu'il participait à une mission d'appui des troupes afghanes dans le nord-est du pays.
Un légionnaire appartenant au 2e régiment étranger de parachutistes (REP) de Calvi (Haute-Corse) a été tué jeudi en Afghanistan alors qu'il participait à une mission d'appui des troupes afghanes, a annoncé dans la soirée l'Elysée.
Le soldat français, qui participait à une mission dans le sud de la vallée de Tagab, au nord-est de Kaboul, a été grièvement blessé par balle au cours d'un échanges de tirs avec des insurgés et est décédé à son arrivée à l'hôpital militaire français de Kaboul où il avait été transporté par hélicoptère.
41 français tués depuis 2001
Dans un communiqué, Nicolas Sarközy a rendu hommage à ce militaire qui «a payé de sa vie l'engagement de la France au service de la paix et de la sécurité du peuple afghan» et présenté ses condoléances à sa famille.
Le chef de l'État a également réaffirmé «son soutien au peuple afghan et aux autorités afghanes» et exprimé «la détermination de la France à continuer d'oeuvrer au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité» déployée sur le territoire afghan.
Cette attaque porte à 41 le nombre de militaires français morts en Afghanistan depuis 2001. Quelque 3.500 soldats français sont pour l'heure stationnés dans ce pays.
Le Figaro - 8 avril 2010
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Violences à l'école: Chatel sort son arsenal - Mesures désespérées pour masquer le véritable problème...
Luc Chatel ce matin à la SorbonneLa lutte contre les violences en milieu scolaire va passer par le renforcement de la formation des enseignants, de la sécurité pour les établissements difficiles et par une réforme du dispositif de sanctions, a annoncé jeudi le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel.
Des décisions jugées par des représentants du monde éducatif "en décalage", avec les deux jours de débats des "états généraux de la sécurité à l'école", décidés par le ministre après plusieurs incidents graves en début d'année dans le Val-de-Marne, dont la mort d'un lycéen.
D'abord, M. Chatel n'a pas pu faire l'impasse sur les demandes de formation des personnels, qui ont été le leitmotiv de ces "états généraux" convoqués à la Sorbonne.
A l'avenir, les étudiants préparant les concours d'enseignants auront en master "une formation spécifique à la gestion des conflits" et chaque professeur recruté suivra lors de sa première année d'exercice un "module de tenue de classe". "L'ensemble des personnels" des établissements les plus exposés auront aussi de la formation continue, a détaillé le ministre, sans précision d'horaires.
Les annonces dans ce domaine étaient d'autant plus attendues que l'actuelle réforme de la formation, dite "masterisation", est presque unanimement dénoncée par le monde éducatif comme affaiblissant la pédagogie et l'alternance.
"Le métier d'enseignant, cela s'apprend" et "il n'y a pas à opposer transmission des savoirs et pédagogie", a d'ailleurs martelé Eric Debarbieux, président du conseil scientifique de préparation et suivi des états généraux.
Comme 10% des établissements concentrent la moitié des violences, des efforts sont concentrés sur les académies les plus exposées.
Les effectifs des "équipes mobiles de sécurité" (équipes mixtes composées de personnels éducatifs, policiers et gendarmes) vont y être doublés et des expérimentations seront faites dans une centaine d'établissements dès la rentrée 2010, pour permettre aux chefs d'établissements de choisir leurs équipes et faciliter les innovations pédagogiques.
M. Chatel a aussi décidé de réformer les procédures de sanctions, avec un recours moins systématique aux exclusions, la tenue du conseil de discipline à l'extérieur de l'établissement scolaire et une "motivation écrite" pour chaque sanction disciplinaire.
Le dispositif statistique de mesure des violences va devenir trimestriel et inclure une "enquête de victimation" fondée sur les déclarations des victimes.
Enfin, M. Chatel a annoncé une "conférence nationale", très attendue par le monde éducatif, sur les rythmes scolaires.
Hormis ce dernier point, représentants d'organisations enseignantes, lycéennes ou de parents ont, dans un même élan, jugé les choix ministériels "en décalage" avec les débats.
Il s'agit d'un "rendez-vous raté", a dit la secrétaire générale de la FSU Bernadette Groison, les décisions n'étant "pas à la hauteur" des propositions faites, a renchéri Thierry Cadart pour le Sgen-CFDT.
Les deux journées de débats ont été un "réquisitoire" contre la politique éducative menée depuis 2007 par le gouvernement, ont estimé Christian Chevalier pour le SE-Unsa et Antoine Evennou, président de l'organisation lycéenne UNL, politique dont M. Chatel ne s'est pas encore assez démarqué à leur goût.
La pierre d'achoppement restant sans conteste la réforme de la formation, dont la fédération de parents d'élèves FCPE a réclamé "l'abandon".
Choix salué, en revanche, celui d'un "suivi" de ces états généraux et d'un "bilan d'étape", selon le ministre "dans six mois".
AFP - 8 avril 2010
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Xynthia: 250.000 € d'indemnisation en moyenne pour les maisons qui seront démolies
PARIS (AP) — Les propriétaires des 1.510 maisons qui doivent être détruites après le passage de la tempête Xynthia recevront en moyenne 250.000 euros d'indemnisation, a-t-on appris jeudi auprès de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA).
La "zone noire", où les constructions doivent être démolies, inclut 915 logements en Vendée et 595 en Charente-Maritime.
L'Etat va acquérir ces maisons soit à l'amiable soit par expropriation puis il procédera aux démolitions.
Si la maison a été endommagée par Xynthia fin février, "l'assurance prendra en charge le montant des dégâts causés par la tempête et le fonds Barnier prendra en charge le solde de l'indemnisation", expliquait-on à la FFSA.
Si la maison n'a pas été endommagée mais doit être détruite parce qu'elle se trouve dans une zone à risques, "l'assurance ne jouera pas, seul le fonds Barnier sera compétent et donc indemnisera", précisait-on de même source.
Le montant de 250.000 euros "n'est qu'une moyenne", insistait-on à la FFSA.
Le fonds de prévention des risques naturels majeurs (dit Fonds Barnier) a été créé en 1995 pour financer l'expropriation de biens exposés à certains risques naturels menaçant gravement des vies humaines. Il est principalement alimenté par une part des primes pour la couverture du risque de catastrophes naturelles figurant dans les contrats d'assurances. AP
Le Nouvel Obs - 8 avril 2010
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Les sinistrés de Xynthia entre colère et incompréhension
A La Faute-sur-Mer le 7 avril (Cliquez sur la photo)Des propriétaires des 915 maisons vouées à la destruction à L'Aiguillon-sur-Mer et La Faute-sur-Mer (Vendée) ont laissé éclater leur colère et leur incompréhension jeudi.
Plus de 1.500 logements seront détruits en Vendée et en Charente-Maritime dans les zones ravagées fin février par la tempête Xynthia.
Les habitants des communes vendéennes parmi les plus touchées ont été fixés sur leur sort lors de réunions publiques où ont été dévoilées les cartes des zones inconstructibles.
A La Faute-sur-Mer, où 29 personnes ont péri, la réunion s'est vite transformée en tribunal populaire, où les sinistrés ont réclamé avec véhémence des comptes au préfet Jean-Jacques Brot, nommé 13 jours avant la catastrophe, et au maire René Marratier.
"Je ne peux pas supporter que vous m'accusiez de la responsabilité de ce drame", a répondu Jean-Jacques Brot à une habitante qui dénonçait la responsabilité de l'Etat dans l'attribution des permis de construire litigieux.
Un patron d'auto-école, qui a perdu ses parents dans les inondations, a alors lancé : "Pour un excès de vitesse de 53 km/h, on se retrouve au tribunal". "Là, il y a eu 29 morts et un millier de maisons rasées, et il n'y aurait pas de responsable ? Je ne peux l'accepter".
"Nous ne sommes pas devant un tribunal, je ne suis pas procureur de la République, ce n'est pas le lieu pour pointer des responsabilités", a répliqué le préfet de Vendée.
Des sinistrés du camping municipal s'en sont pris au maire, qui leur a facturé 900 euros l'évacuation des mobile homes inondés alors qu'elle devait se faire aux frais de la commune.
"GROS SUR LA PATATE"
"C'est indécent : on a tout perdu, et en plus on nous réclame de l'argent", fulmine Serge Frideloux, 69 ans, un retraité habitué du camping municipal depuis vingt-huit ans.
Plus tôt dans la matinée, la réunion de L'Aiguillon-sur-Mer avait déjà été l'occasion pour les propriétaires appelés à quitter leurs maisons sinistrées d'exprimer leur colère.
"On ne va pas accepter de partir comme ça", a déclaré Jean-Pierre Denys, propriétaire d'une résidence secondaire sur la Pointe de l'Aiguillon appelée à disparaître, inondée de seulement "25 cm d'eau" la nuit de la catastrophe.
"On va faire appel à la justice et on va signer des pétitions, pour que notre bon droit soit respecté", a dit cet agent de stationnement de 55 ans, à la sortie du gymnase où se tenait la réunion publique de L'Aiguillon-sur-Mer.
Pour cet homme qui "en a gros sur la patate", il faut d'abord "renforcer la digue et installer des protections plus hautes, comme aux Pays-Bas".
Contre toute attente, certains alignements de maisons n'ont en effet pas été classés en "zone noire", contrairement à ceux d'en face appelés à être détruits dans la même rue.
Alors que les premiers se trouvent à hauteur de la digue qui protège la commune des crues de l'estuaire du Lay, les secondes se trouvent un à deux mètres en contrebas.
La carte a été établie selon plusieurs critères (hauteur d'eau constatée, topographie des lieux, possibilité de se protéger? ) "pas seulement liés à la tempête Xynthia", a insisté le préfet Jean-Jacques Brot.
PREMIERS RACHATS CET ÉTÉ
"Ce sont des critères justes, fiables et objectifs. Ils ne sont pas liés à un principe de précaution exacerbé, mais à une question de bon sens et de prudence", a-t-il dit.
Une "cellule d'accompagnement et de suivi" va être mise en place dès vendredi dans les deux communes sinistrées, a promis le préfet.
L'Etat se propose de racheter à l'amiable 915 maisons à La Faute-sur-Mer et L'Aiguillon-sur-Mer, selon les prix du terrain et des bâtiments constatés avant le passage de la tempête Xynthia. A défaut, des procédures d'expropriation seront intentées à l'encontre de leurs propriétaires en justice.
Les premiers rachats pourraient avoir lieu cet été, et les premières destructions de maisons en septembre. Les terrains sinistrés seront rendus à l'état naturel ou retrouveront "une vocation touristique ou agricole" selon le préfet de Vendée.
Le relogement des habitants se fera "au cas par cas".
"Nous tiendrons compte de leurs goûts et de leur attachement aux communes, pour les réinstaller au plus près de leurs intérêts matériels", a promis le préfet mercredi.
Parmi les 915 maisons visées en Vendée, 674 se trouvent à La Faute-sur-Mer (582 résidences secondaires et 92 résidences principales). Sur les 241 maisons concernées dans la commune voisine de L'Aiguillon-sur-Mer, 216 sont des résidences secondaires et 25 des résidences principales.
L'Express - 8 avril 2010
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Immigration et excision
Toutes les femmes menacées d’excision vont-elles se réfugier en France ? C’est en tout cas ce qu’on peut craindre suite à la décision de la Cour nationale du droit d’asile, au sujet d’une mère sénégalaise vivant à Blois depuis 2005 avec ses deux filles.
Sachant que cette odieuse mutilation sexuelle est pratiquée officiellement dans une bonne trentaine de pays, essentiellement africains, mais aussi en Asie du sud-est (Indonésie), cela représente une population d’au moins 600 millions d’habitants, et donc plusieurs dizaines de millions de candidates potentielles au titre de réfugiée !
N’est-ce pas d’ailleurs Nicolas Sarkozy qui avait déclaré que la France avait vocation à recueillir toutes les femmes victimes de violences dans le monde entier ?
Il serait plus approprié de lutter contre l’excision dont la pratique se développe en France comme dans d’autres pays européens, allant de pair avec une immigration massive de populations inassimilables. Mais sur ce phénomène inquiétant, le pouvoir préfère fermer les yeux. Surtout pas de vagues dans les « quartiers sensibles » !
NPI - 8 avril 2010
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Châteauroux: 14 tombes chrétiennes saccagées au cimetière de Cré
Samedi 3 avril, la Nouvelle République ne consacrait que quelques lignes à la dégradation de plusieurs tombes au cimetière de Cré à Châteauroux. Le même jour, nous avions déploré sur notre site l'absence de réaction des élus et des “autorités morales” habituellement promptes à s'émouvoir du moindre “tag” sur une tombe musulmane (*).
Après une nouvelle profanation découverte dimanche matin, la Nouvelle République consacre tout de même un article plus important sur l''évènement. Mais les élus locaux et nationaux comme les fameuses “autorités morales” restent toujours silencieux. Seul un maire-adjoint de Châteauroux chargé des cimetières a fait part de son indignation ! Il semblerait, comme d'habitude, que certaines profanations soient moins importantes que d'autres… Les Français de souche et chrétiens de surcroît ne font pas partie des “espèces protégées” !
Voir aussi le site du FN 36.Front National de Loir-et-Cher - 7 avril 2010 -
Hamid Karzaï ne veut plus être la marionnette des Occidentaux

La visite éclair d'Obama le 28 mars a pu contribuer à faire sortir de ses gonds le président afghan.
De notre correspondante à New Delhi
Pour Hamid Karzaï, trop, c'est trop. Des couleuvres, il en a avalé beaucoup depuis 2001. La dernière en date remonte au 28 mars. Ce jour-là, Barack Obama prévient son homologue afghan une heure seulement avant d'atterrir à Kaboul de son intention de s'inviter à dîner au Palais présidentiel. La nuit est tombée depuis longtemps. Certes, cela passe assez bien dans les coutumes locales : l'hospitalité des Pachtouns est légendaire. Il n'empêche. Obama, qui ne s'était jamais rendu en Afghanistan depuis son élection, y restera moins de six heures ; il ne consacrera que vingt-cinq minutes à Karzaï. Et encore, pour lui faire la morale.
«Nous voulons continuer à faire des progrès en matière de bonne gouvernance, d'application de la loi, d'efforts anticorruption, toutes ces choses qui conduiront à construire un Afghanistan plus prospère, plus sûr, indépendant», lance le président américain au chef de l'État afghan. Karzaï lui répond poliment qu'il espère que «le partenariat avec les États-Unis contribuera à construire un Afghanistan stable, fort et pacifié qui pourra fonctionner par lui-même et aller de l'avant». Les termes «souveraineté de l'Afghanistan» ou encore «indépendance de son président» ne sont pas encore prononcés. La vengeance est un plat qui se mange froid. La visite surprise de Barack Obama a-t-elle contribué à faire sortir le président afghan de ses gonds, au point de déclencher la logorrhée des derniers jours ? Il aura fallu attendre mercredi pour que le Palais présidentiel à Kaboul s'efforce de calmer le jeu.
Propos incendiaires
Waheed Omar, le porte-parole de Karzaï, a démenti les informations rapportées par plusieurs députés afghans au cours du week-end, affirmant que le président s'était dit prêt à rejoindre les talibans si les Occidentaux continuaient de faire pression sur lui. Hamid Karzaï aurait tenu ces propos incendiaires durant une réunion à huis clos du Parlement. «Si les États-Unis continuent de me harceler publiquement pour que j'en fasse toujours plus pour mettre un terme à la corruption, au népotisme et à la fraude électorale, alors je pourrais bien rejoindre les rangs des talibans», aurait-il lancé. Expliquant dans la foulée, qu'après tout, «la différence entre résistance et rébellion était de l'épaisseur du trait».
Démentir des propos rapportés par des tiers n'est pas très difficile. Faire oublier ceux prononcés devant un micro de la BBC, ou en présence du général Stanley McChrystal, commandant des forces américaines et de l'Otan en Afghanistan, est beaucoup plus délicat. Or, Karzaï l'a dit et répété, les fraudes massives qui ont entaché l'élection présidentielle en août dernier - et qu'il avait d'abord niées - sont le fait de «l'interférence étrangère».
Négociations avec les talibans
Au premier rang de cette ingérence, les Nations unies, les États-Unis et l'Union européenne, représentée par le Français Philippe Morillon. Pour faire bonne mesure, la présidence afghane a annoncé, mercredi, avoir «accepté la démission» des responsables de la Commission électorale afghane, accusée d'avoir favorisé la réélection de Karzaï. Surtout, les capitales occidentales soupçonnaient la Commission de se préparer à truquer les législatives qui doivent avoir lieu en septembre.
Ce qu'il a le plus sur le cœur, c'est pourtant à Kandahar, la ville du Sud où les talibans continuent d'avoir une cote impressionnante, que le président afghan l'a dit. En bon chef pachtoun, et en présence du général McChrystal.
S'adressant à 1 500 chefs tribaux à l'occasion d'une choura (assemblée traditionnelle), Karzaï a martelé : «La situation s'arrangera en Afghanistan quand son peuple sera persuadé que son président est indépendant, quand il croira que le gouvernement est indépendant et non pas une marionnette.» Et, l'heure de la revanche ayant sonné, il a poursuivi : «L'autre jour, j'ai dit à M. Obama que je ne pouvais pas remettre sur pied ce pays par la guerre. Cette situation dure depuis huit ans, nous voulons la paix et la sécurité. Je m'engage de toutes mes forces à ramener la paix dans ce pays.» McChrystal était assis sur l'estrade derrière Hamid Karzaï ; il n'est pas intervenu.
Karzaï n'est sans doute ni fou ni toxicomane. Il est simplement afghan, comme le souligne l'analyste politique indien M. K. Bhadrakumar, ancien diplomate en Afghanistan. Selon lui, le président pratique «une diplomatie à l'afghane» qui dépasse largement l'Administration Obama. La pierre angulaire en est la réconciliation avec les talibans. Et elle vient d'être mise à mal par Washington et Islamabad. Depuis cinq ans, Karzaï ne cesse de tendre la main aux talibans, y compris à leur chef spirituel, mollah Omar. Des négociations étaient en cours. Or les États-Unis les auraient court-circuitées en «sous-traitant» au Pakistan le processus de réconciliation, persuadé que c'était là le meilleur moyen d'en finir avec le conflit afghan.
Le Figaro - 8 avril 2010
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Pédophilie: la grande douleur du Pape
Le pape Benoît XVI éprouve "une grande douleur" à la suite des nombreux cas de pédophilie révélés ces derniers mois, a indiqué aujourd'hui son bras droit, le numéro deux du Vatican, le cardinal-secrétaire d'Etat Tarcisio Bertone.
"Les cas de pédophilie parmi les prêtres ont provoqué une grande douleur chez le pape", a déclaré Mgr Bertone, cité par les médias italiens, alors qu'il se trouve au Chili. "Le Saint Père a souffert beaucoup, comme nous les pasteurs, pour ces cas de prêtres infidèles à leur propre vocation et à leur propre mission", a ajouté le haut prélat.
"L'Eglise catholique est une institution qui a une force intérieure et le charisme de Jésus Christ qui, en dépit de ces cas, continue de protéger et soutenir son Eglise", a conclu le cardinal italien.
Le Figaro - 8 avril 2010
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Yémen: les petites "fiancées de la mort"
Petites filles au Yémen (Cliquez sur la photo)Une fillette yéménite de 13 ans est décédée d'une hémorragie due à une déchirure vaginale cinq jours après avoir été mariée de force, a annoncé aujourd'hui une organisation de défense des droits de l'homme à Sanaa. Le décès de l'adolescente intervient alors qu'un projet de loi fixant l'âge minimum du mariage pour les femmes à 17 ans suscite la controverse au Yémen, les organisations de femmes le soutenant alors que les islamistes et les conservateurs y sont opposés.
Dans un communiqué, l'ONG Al-Chaqaeq a précisé que la fillette, Elham Mahdi al-Assi, originaire de la province de Hajja (nord-ouest de Sanaa), est décédée le 2 avril en raison "d'une hémorragie résultant d'une déchirure vaginale", selon le rapport du médecin légiste. Le mariage de la fillette avec un homme d'une trentaine d'années avait été célébré le 29 mars dans le cadre du "mariage d'échange", courant au Yémen, en vertu duquel les familles échangent les jeunes filles à marier, selon l'ONG.
Conformément à ce type de mariage, la soeur de l'époux a été donnée en mariage à un homme de la famille de la mariée. Selon l'ONG, la fillette a été "victime de ceux qui se jouent de la vie des enfants au Yémen". Sa mort constitue "un exemple frappant de ce à quoi appellent les détracteurs de la loi fisant l'âge du mariage". Le mariage des petites filles est courant au Yémen, le plus pauvre des pays de la péninsule arabique et à forte structure tribale.
Une loi fixant à 17 ans l'âge du mariage pour les filles et à 18 ans pour les garçons avait été votée l'an dernier. Mais des députés de plusieurs tendances politiques ont fait une demande au président du Parlement pour la réexaminer, ce qui empêche sa promulgation. En septembre, une fillette de 12 ans était décédée alors qu'elle mettait au monde son bébé, illustrant le cas des nombreuses "fiancées de la mort" mariées de force avant même d'être pubères.Le Figaro - 8 avril 2010
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Carla Bruni: "les préoccupations de mon mari sont les Français et la France"
Après des jours d'embrouillamini autour de rumeurs concernant son couple, Carla Bruni-Sarkozy est montée en première ligne mercredi pour tenter de mettre fin à une affaire aux proportions "ridicules", affirmant qu'il n'y avait "aucun complot" et que tout cela était "insignifiant".
Interrogée par Europe 1, l'épouse du président a tenu à déminer un autre volet de cette histoire, une sorte d'affaire dans l'affaire, concernant l'ancienne ministre de la Justice, Rachida Dati, accusée par des proches du chef de l'Etat d'avoir alimenté les rumeurs sur la vie privée du couple Sarkozy.
"L'accusation qui dirait que Rachida Dati a propagé ces rumeurs est une rumeur. Je n'y crois donc pas (...) elle reste tout à fait notre amie", a déclaré la première Dame de France.
"Désormais, je ne croirai plus jamais aucune rumeur (...) les rumeurs sont fausses. Donc, je ne crois absolument pas à la rumeur selon laquelle Rachida Dati aurait elle-même créé ces rumeurs", a-t-elle certifié.
Interrogée sur un éventuel coup de téléphone du président à Mme Dati, Mme Bruni Sarkozy a précisé que "peut-être, on l'a fait".
"Je considère que nous ne sommes victimes d'aucun complot", a lancé l'épouse du président, s'inscrivant ainsi en faux contre les accusations lancées par des proches de son mari.
"Il n'y a pas de complot, il n'y a pas de vengeance, ça ne nous concerne en rien et on a tourné la page depuis belle lurette!", a-t-elle assuré.
"Je suis venue pour éviter qu'une affaire qui n'a aucune importance prenne des proportions que je trouve ridicules", a-t-elle insisté, ajoutant: "les préoccupations de mon mari, ce sont les Français et la France".
Depuis quelques jours, cette histoire de rumeurs, rendue publique il y a un mois par un bloggeur hébergé par le site internet du Journal du Dimanche, et quasi oubliée depuis par la presse, avait pris un tour inattendu, commençant à empoisonner la vie politique, avec médias à l'affût, élus priés de réagir et spécialistes de la toile sollicités pour avis.
L'affaire, abondamment commentée par la presse étrangère au contraire de la presse française, était remontée à la surface, ce week-end, à la faveur de déclarations, au Nouvelobs.com puis à Rue89, de Pierre Charon, l'un des conseillers politiques du président.
Après avoir dénoncé "l'ignominie" des rumeurs, M. Charon avait ensuite évoqué "une espèce de complot organisé avec des mouvements financiers". "Il faut que la peur change de camp", avait-il dit dans une formule jugée menaçante par des journalistes du JDD. Il s'était félicité qu'une "procédure judiciaire" ait été lancée par ce journal.
Avec ce même souci de déminer, Mme Bruni-Sarkozy a défendu M. Charon, ami de longue date du président, en affirmant qu'il avait parlé "avec l'emportement de l'amitié". "Pierre Charon a pris tout cela très à coeur (...) il a été comme un ami, il a voulu nous défendre".
Dans le même état d'esprit, la première dame a démenti qu'il y ait une enquête de la police sur l'affaire. "C'est inimaginable de dire une chose pareille, a affirmé Mme Bruni-Sarkozy.
Toutefois dans la soirée, le patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) Bernard Squarcini a affirmé que ses services avaient enquêté en mars sur ces rumeurs, après saisine de l'"autorité de tutelle, le directeur général de la police nationale Frédéric Péchenard".
"Mais nous n'avons pas été plus loin car dès la fin du mois de mars, la direction du Journal du Dimanche (JDD), sur le site duquel la rumeur avait été mise en ligne, a déposé plainte contre X. L'affaire est alors devenue judiciaire", a-t-il souligné.
Le Point - 7 avril 2010







