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  • La mort mystérieuse du père Madesclaire

    Le corps du père Hugues Madesclaire, 41 ans, a été découvert mardi soir dans sa chambre, située dans le presbytère de la paroisse Sainte-Marguerite, dans le 9e arrondissement de Marseille. Les enquêteurs n’écartent pas la piste d’un meurtre même si une lettre a été retrouvée sur les lieux du drame.

    La victime reposait allongée sur le sol, une plaie béante au niveau de la gorge. Le corps présentait aussi plusieurs entailles sur les avant-bras. Un couteau de cuisine a été retrouvé dans le lavabo situé dans la même pièce.

    A leur arrivée, les pompiers ont découvert une lettre près du corps qui accréditerait la thèse d’un suicide. Un texte dans lequel le prêtre dit "regretter certains actes", selon les informations du journal La Provence . Une thèse étayée par le procureur de la République de Marseille, qui a indiqué mercredi que le mot contenait ces phrases : "Merci à vous tous et que personne ne m'en veuille. Hugues. PS : Je regrette tout ce que je n'ai pas fait pour vous".

    Mais les enquêteurs ont aussi noté que la plaie à la gorge était très profonde, comme si on avait voulu décapiter la victime. Aucune trace de lutte n’a cependant été relevée.

    Europe 1 - 21/04/2010

  • Moscou attend de Varsovie des gestes en retour - Les missiles Patriot

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    (Cliquez sur la photo)

    Si depuis le drame de Smolensk la Russie et la Pologne n'ont jamais été aussi proches, les différends subsistent encore entre les deux pays.

    Après la mort et les funérailles de Lech Kazcynski, on dresse le même constat de Moscou à Varsovie: «La Russie et la Pologne n'ont jamais été aussi proches» depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les deux têtes de l'exécutif russe ont multiplié les signes de solidarité à l'égard de leur voisin. La présence de Vladimir Poutine sur les lieux de l'accident à Smolensk et son étreinte avec son homologue polonais, Donald Tusk, ont réussi à émouvoir tant le peuple polonais que le peuple russe, qui voit pourtant dans son premier ministre un homme calculateur, assez largement dépourvu de sentiments. Seul représentant d'un grand pays étranger aux funérailles, le président Dmitri Medvedev a aussi condamné en termes clairs «le crime de Staline et de ses acolytes» commis en 1940 dans la forêt de Katyn, principal abcès de fixation de la mémoire polonaise.

    En fait, le rapprochement russo-polonais a été initié dès 2007, à Varsovie, par le premier ministre Donald Tusk. Vladimir Poutine a saisi la main tendue par la partie polonaise en participant, en août 2009 à Gdansk, à la commémoration du 70e anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale. Face à une Union européenne en mal de politique étrangère commune et qui «digère» toujours son élargissement de 2004, «il est plus profitable pour la Russie d'approfondir ses relations avec chacun des membres de l'UE. Si la Pologne se révèle être un partenaire constructif dans la sphère orientale de l'Europe, ce sera très avantageux», explique Fiodor Lioukanov, rédacteur en chef du magazine Russia in Global Affairs.

    En dépit de sa «lourde symbolique», l'accident de Smolensk n'a pas contrarié ce rapprochement. En Pologne, la thèse du «complot russe» est restée circonscrite à l'extrême droite. Mieux, les deux peuples se sont trouvé une communauté de destins. «Nous sommes en train d'observer un assainissement de la situation spirituelle et morale», se félicite le chroniqueur de la chaîne Vesti 24, Alexandre Tsipko, qui croit assister à la réémergence d'un «sentiment d'unité du peuple slave». Mais, au sein des classes politiques russe comme polonaise, la suspicion à l'égard du voisin demeure. À Varsovie, la Russie reste accusée de visées néo-impérialistes, contre lesquelles la Pologne tente de se protéger avec l'aide des États-Unis.

    Ces réactions d'autodéfense irritent profondément Moscou, de même que l'activisme dont font preuve les autorités polonaises à Bruxelles pour tenter d'affaiblir leur voisin russe. «Pourquoi la Pologne accepte-t-elle d'accueillir des missiles Patriot américains sur son sol? S'il s'agit de se prémunir contre une menace venue du Sud, autant qu'elle s'allie avec nous», critique, dans un entretien au Figaro, Andreï Klimov, chef adjoint du comité des affaires étrangères de la Douma. «Ces deux dernières années, qu'il s'agisse de Katyn ou de la critique du plan Molotov-Ribbentrop (le dépeçage de la Pologne en 1939, NDLR), nous avons déjà beaucoup fait en faveur du rapprochement», poursuit Andreï Klimov.

    À Varsovie, maintenant, d'accomplir des gestes, en supprimant les visas avec la Russie et en «renonçant à accueillir des bases ou des contingents militaires étrangers ( américains, NDLR) sur son sol», poursuit Andreï Klimov.

    Autant de revendications irréalistes: la Pologne abandonnerait ainsi son ancrage européen et ce qui constitue l'alpha et l'oméga de sa politique de défense…

    Le Figaro - 21/04/2010

  • Montpellier: trafic bus et trams perturbé après une série d'agressions

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    Tram à Montpellier ( Cliquez sur la photo)

    Aucun tramway ni bus ne fonctionnera jeudi à Montpellier entre 10H00 et 15H00 en raison d'un débrayage du personnel des Transports de l'agglomération de Montpellier (TAM) après une série d'agressions dont ont été victimes des conducteurs et des contrôleurs, a annoncé la TAM dans un communiqué.

    Mercredi six contrôleurs ont été pris à partie par trois jeunes gens, âgés d'une vingtaine d'années, selon Bernard Gotis, délégué syndical CGT.

    Quatre contrôleurs ont été blessés et ont dû être hospitalisés pour des dents cassées et diverses blessures aux corps. Après cette agression, un contrôleur, choqué et souffrant d'un problème cardiaque, a fait un malaise et se trouvait mercredi en réanimation, selon la direction de la TAM.

    Un peu plus tard, c'est un agent d'intervention qui a été agressé verbalement.

    Déjà la semaine dernière, un chauffeur de bus avait reçu un coup à la figure, selon M. Gotis.

    En conséquence, les organisations syndicales, en concertation avec la direction, ont appelé à un débrayage jeudi de 10H00 à 15H00. Aucun service ne sera assuré sur les lignes de tram ni sur les lignes de bus qui desservent la ville de Montpellier. En revanche, le trafic des lignes suburbaines sera assuré.

    "Ca ne peut plus durer comme ça", a commenté M. Gotis. "On demande plus de moyens en interne", pour la sécurité mais aussi "que la police municipale nous donne un coup de main", a-t-il dit.

    "On veut aussi que l'agglomération de Montpellier (présidée par le DVG Georges Frêche, ndlr) mette plus de moyens financiers et que la justice soit plus sévère" envers les auteurs d'agression, a-t-il ajouté.

    Le Point - 21/04/2010

  • Un prêtre retrouvé mort égorgé dans la chambre de son presbytère à Marseille

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    Le  père Hugues Madesclaire, 41 ans

    Le père Hugues Madesclaire exerçait son ministère au sein de la paroisse Sainte-Marguerite (9e arrondissement), dans le sud de la ville. Il a été retrouvé avec une plaie importante à la gorge dans sa chambre du presbytère qui jouxte l'église, située au bout d'une petite rue bordée de maisonnettes dans ce quartier relativement résidentiel.

    Selon des témoignages de paroissiens, il était attendu mardi à 19H00 par un groupe de lecture biblique. S'inquiétant de ne pas le voir, des prêtres ont appelé les pompiers qui ont découvert le corps et prévenu la police.

    "Je le connaissais, il s'occupait de mes enfants, c'était quelqu'un d'adorable", témoignait mercredi une habitante d'une des maisons proches de l'église.

    "Dans le quartier, tout le monde est sous le choc. Ce qu'on peut dire, c'est que derrière tout ça, il y a sans doute beaucoup de souffrance. Après, connaître les raisons du geste, c'est difficile", a-t-elle ajouté.

    "Il y a deux options possibles: soit le suicide, soit un homicide maquillé, mais ce n'est pas l'hypothèse la plus probable", a déclaré mercredi le procureur de la République Jacques Dallest, qui s'était rendu sur place la veille, comme l'archevêque de Marseille Georges Pontier et le sénateur-maire UMP Jean-Claude Gaudin.

    Un mot a été retrouvé sur un morceau de papier, près du corps. Selon M. Dallest, on pouvait y lire: "Merci à vous tous et que personne ne m'en veuille. Hugues. PS: Je regrette tout ce que je n'ai pas fait pour vous".

    Une autopsie, dont les résultats étaient attendus mercredi en fin de journée, pourrait permettre d'en savoir plus notamment sur la nature de la blessure.

    "Ce qui est le plus troublant, c'est la plaie mortelle, béante d'une oreille à l'autre, très impressionnante, dont on a du mal à imaginer qu'on ait pu se la faire soi-même", a affirmé M. Dallest.

    Le prêtre portait également deux entailles au poignet gauche. Un gros couteau de cuisine, appartenant à la victime, a été retrouvé dans le lavabo, à deux mètres du corps.

    Aucun vol n'a été constaté sur place, ni aucune trace d'effraction ou de lutte.

    Selon deux paroissiennes, le père Madesclaire avait assuré ses sermons durant le week-end, et semblait "en pleine forme". Ces deux femmes, qui n'ont pas souhaité être identifiées, l'avaient trouvé "chaleureux et souriant comme à son habitude".

    L'archevêque de Marseille a appelé mercredi à "une sage réserve".

    "Il ne m'appartient pas de qualifier les circonstances de ce drame", relève Mgr Pontier dans un communiqué. "Devant de tels événements, la tentation est grande de vouloir tout savoir, tout expliquer. Je souhaite que l'on se tienne dans une sage réserve et qu'on respecte sa personne".

    Selon lui, "le père Hugues Madesclaire vivait son ministère avec zèle et beaucoup de persévérance." "Ma pensée va vers sa maman, sa soeur et sa famille. Je les assure de notre amitié et de notre prière", a-t-il ajouté.

    Le religieux, né à Paris, avait fait son séminaire dans le Vaucluse et avait été ordonné prêtre en 2005 à Marseille. Il appartenait auparavant à l'Eglise luthérienne.

    L'Express - 21/04/2010
  • Perpignan: "Réfugiée aux toilettes avec le bébé, ma femme a appelé la police"

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    PERPIGNAN. Un groupe d'individus a défoncé la porte du domicile d'un jeune couple dans la nuit de samedi à dimanche, les menaçant de mort. Le mari leur avait demandé de calmer le défilé bruyant de leurs scooters et leur avait jeté de l'eau.

    Le problème, c'est l'impunité. Beaucoup de gens continuent de subir et de garder le silence. Mais il faut le dire pour que cela cesse même si ce n'est pas facile. Ceux qui restent ont peur d'être victime de représailles, c'est logique." Marc-Henri et Myriam Picard sont encore sous le choc. Pourtant, ce jeune couple d'une trentaine d'années a choisi courageusement de raconter l'agression dont il a été victime ce week-end, à son domicile de la rue des Trois-Journées, au centre de Perpignan. "Pour dénoncer ce qu'il se passe". Parce qu'ils ont le sentiment que cette histoire aurait pu mal tourner pour eux, mais aussi et surtout, pour leur bébé de 8 mois.
    Tout commence samedi dans la soirée. Le couple est dans son appartement au troisième étage et regarde une émission de télévision
    tandis que leur petite fille dort. Une tranquillité toute relative perturbée par le ballet des scooters qui "comme tous les vendredis et samedis soirs passent à toute vitesse et font du raffut en bas sans discontinuer".
    "J'étais un peu échaudé. Ma femme s'est fait accrocher par un de ces scooters avec la poussette il y a un mois environ. La petite est tombée sur le front. Au lieu de s'excuser, le gars a souri. Alors, samedi, je me suis permis, en leur donnant poliment du monsieur, de lever un peu la voix et de leur demander de se calmer". Mais, pour toute réponse, le jeune homme, ancien sapeur-pompier de Paris, reçoit une bordée d'injures. Et les jeunes passent leur chemin.
    Or, vingt minutes plus tard, à quasiment minuit, le défilé des deux roues, les klaxons et le gymkhana ont repris de plus belle. Marc-Henri Picard se saisit d'une cruche posée sur la table du salon et jette le fond d'eau qu'il reste par la fenêtre. Les injures se font plus virulentes et tournent aux menaces de mort.
    "Immédiatement, ils se sont téléphonés et se sont rassemblés en bas à une quinzaine", raconte encore le couple qui aussitôt a fermé sa fenêtre, prostré par la peur dans son appartement sans plus dire un mot.
    "Dans la minute qui a suivi, on les a entendus grimper l'escalier. On a entendu des bris de verre, des choses jetées contre les murs. Ma femme a eu le réflexe de fermer le verrou de la porte d'entrée et d'aller se réfugier avec la petite dans les toilettes pour prévenir la police. Moi, je suis resté derrière la porte avec ma petite bombe lacrymogène. Ils étaient comme fous, j'entendais des hurlements, ils nous menaçaient de nous tuer et de violer ma femme et donnaient des grands coups dans la porte. Petit à petit, le mur se fendait et la porte se dégondait. Ça n'a pas duré longtemps mais je me suis dit, ça y est c'est la mort qui arrive."
    Evacués par la fenêtre
     Myriam, terrorisée, réussit à contacter les policiers de la brigade anti-criminalité. En quelques minutes, ils sont sur les lieux et mettent en fuite le groupe de jeunes agglutinés devant l'immeuble. "Trente secondes après, c'était trop tard. La porte aurait cédé et on ne s'en serait pas sorti". Sauvés in extremis, les jeunes gens ne sont toutefois pas au bout de leur peine. La porte a enduré de tels dommages, qu'ils sont bloqués à l'intérieur. Les pompiers sont alors appelés en renfort et les évacuent, avec leur nourrisson, par la fenêtre de leur appartement. " La petite n'a pas dormi de la nuit. Elle n'a fait que pleurer. On a appelé une amie pour qu'elle la garde et on est allé au commissariat dans la nuit déposer une plainte".
    Entretemps, les services de police ont interpellé un suspect à hauteur de la place de la République. Agé de 15 ans, il a été placé en garde à vue. Il nie toute participation aux faits et, selon la loi de protection des mineurs, a été remis à sa mère en attendant les suites de l'enquête. Il pourrait toutefois être poursuivi pour "dégradations volontaires de biens privés en réunion et menaces de mort".
    " On se sent en danger. Comme c'est prévu dans notre assurance, on fait venir un vigile la nuit pour surveiller notre appartement, pour pouvoir dormir. Mais on ne peut pas vivre comme ça. On va partir. On pensait s'en aller parce que l'on n'a pas de travail mais pas aussi vite. Là, on a commencé à faire les cartons. C'est fou, mais c'est à nous de partir parce que notre enfant a été mise en péril".

    Le Midi Libre.com - 20/04/2010

  • VIDEO Patrimoine: tout est à vendre!

    http://www.dailymotion.com/video/xd0s75_patrimoine-tout-est-a-vendre_news

    Ces trois dernières années, l’État a vendu pour près de 2 milliards d’euros. Monuments historiques, hôtels particuliers mais aussi des terrains vagues, des casernes ou des immeubles de bureaux. Le patrimoine de la France s’élève à plus de 55 milliards d’euros, l’un des plus importants au monde.


    Mais depuis quelques mois, chez les amoureux du patrimoine, des voix s’élèvent. Ils reprochent à l’État de solder les bijoux de famille. Pourquoi la France se sépare-t-elle de son patrimoine ? Comment l’État choisit-il les biens immobiliers qu’il met en vente ? Ne prend-il pas le risque de sacrifier notre histoire ?

    NP Info - 21/04/2010

  • 8000 lycéens d'Ile-de-France à Lourdes

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    Sainte Bernadette Soubirous  (7 janvier 1844 - 16 avril 1879)
    Huit mille lycéens d'Ile-de-France vont se retrouver à Lourdes entre aujourd'hui et dimanche pour le pèlerinage FRAT 2010 dont le thème est cette année "Seigneur, apprends-nous à prier", annonce l'épiscopat.

    Ces jeunes de 15 à 18 ans font partie de groupes paroissiaux, de mouvements catholiques ou de l'aumônerie de leurs écoles publiques ou privées. Pendant le pèlerinage (FRAT comme "fraternel") ils seront entourés par 1.200 accompagnateurs et 800 bénévoles pour réfléchir en petits groupes, prier, assister à la messe, suivre les processions, faire des travaux manuels, chanter et jouer de la musique. Ils rencontreront aussi une trentaine de "témoins" qui leur parleront de leur vie de chrétiens, de leur joie de croire.

    "Tandis que les jeunes lycéens ont grandi avec une ouverture tous azimuts sur le monde entier, rendue possible par les médias portables et l'information instantanée, le FRATernel fait le pari de leur faire découvrir le sanctuaire de l'âme, de leur âme", explique le Père Augustin Deneck, directeur du FRAT Lourdes 2010 qui parle de "défi de l'intériorité et du silence".
    Le Figaro - 21/04/2010

  • Marseille: un bus ciblé par des tirs

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    Une partie du centre de Marseille est privé d'autobus en raison d'un mouvement social après des tirs de projectiles tôt en début de journée sur un bus sans passagers de la Régie des Transports de Marseille (RTM).

    Selon la RTM, "des projectiles" ont été lancés vers 5h dans le centre-ville sur un autobus qui rejoignait à vide son point de départ pour sa prise de service. Une vitre a été étoilée.

    Selon une source proche de l'enquête, "il y a une forte suspicion policière qu'il s'agisse de tirs par arme à feu, mais on n'a pas retrouvé d'ogives et donc on ne peut déterminer la nature de l'arme employée". Quatre tirs au total en deux groupes ont étoilé les vitres d'un autobus à environ une demi-heure d'intervalle entre 4h50 et 5h30.

    Le secrétaire général de la CGT à la RTM Bernard Gargiolo a affirmé pour sa part qu'"un individu muni d'une arme a tiré sur le bus à deux reprises" en plein centre-ville près de la préfecture de police. Selon le responsable syndical, le conducteur a stoppé son bus après un premier tir, et un deuxième tir est intervenu plus tard lorsque le bus est reparti pour rejoindre le dépôt.

    Les agents du dépôt de Saint-Pierre ont alors fait jouer leur droit de retrait. "L'individu n'a pas été identifié, a toujours son arme avec lui, nous attendons de pouvoir ressortir en sachant que le périmètre est sécurisé", a dit M. Gargiolo, réclamant "une présence policière plus constante".

    Le trafic de 17 lignes de bus sur 71, essentiellement au centre-ville, ainsi que de la ligne 1 du tramway est interrompu, tandis que la seconde ligne de tramway fonctionne à 50%, selon la RTM. Des discussions étaient en cours à la mi-journée entre syndicats et direction.

    Le Figaro - 21/04/2010

  • Affaire Cassez: le coup de froid du parquet mexicain

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    Malgré la révélation de mensonges de la police, la justice mexicaine campe sur ses positions et réaffirme la culpabilité de la Française.

    L'enthousiasme aura été de courte durée. La révélation des mensonges de la police mexicaine a été accueillie mardi par les proches de la Française incarcérée au Mexique comme «la première bonne nouvelle» depuis le début de cette affaire. «Il faut absolument qu'elle sorte (...). C'est pour nous un grand espoir, un grand pas en avant», a ainsi réagi Charlotte Cassez, la mère de Florence. Mais le Parquet général mexicain, équivalent du ministère de la Justice, a douché ces espoirs quelques heures plus tard.

    «Il s'agit d'un cas jugé», tranche Ricardo Najera, directeur général de la communication du Parquet général, estimant que le dossier est «strictement basé sur le droit». Pour lui, la mise en scène de l'arrestation de la jeune femme ne constitue pas une irrégularité de procédure. «Il est normal que l'accusation et la défense aient des versions différentes et des arguments opposés», a osé le porte-parole, réaffirmant «la conviction absolue» du Parquet général de la culpabilité de Florence Cassez. Il a également écarté comme accessoires plusieurs erreurs dans le dossier de l'accusation, selon lequel, par exemple, la Française faisait déjà partie de la bande des Zodiaques en 2002, alors qu'elle n'est entrée pour la première fois au Mexique qu'en 2003.

     

    La France «plus que jamais mobilisée»

     

    Les avocats de la défense misaient pourtant sur les révélations des manipulations policières pour relancer le dossier. «A partir du moment où le procès-verbal d'interpellation de ma cliente est un faux, je crois que la messe est dite», a estimé Me Frank Berton. «On va déposer un recours devant la Cour suprême, compte tenu de cet élément qui a été caché à la défense de Florence Cassez, qui ne lui a pas permis depuis le début d'avoir un procès équitable», a-t-il annoncé. Un recours qui pourrait toutefois durer plusieurs mois. L'avocat français a par ailleurs annoncé qu'il allait porter plainte en France contre deux anciens responsables de la police mexicaine pour «faux en écritures». «Il va falloir que l'Etat mexicain et la justice mexicaine cessent de harceler et de détruire Florence», a-t-il lancé.

    La France est «plus que jamais mobilisée» pour Florence Cassez, a affirmé de son côté le ministère des Affaires étrangères à Paris. Le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, a rappelé que Paris avait déjà par le passé «exprimé sa préoccupation sur les conditions de cette interpellation, des conditions qui empêchent la régularité de la procédure». Les autorités françaises ont aussi déjà évoqué «les multiples irrégularités et zones d'ombre qui nous conduisent à penser que notre compatriote n'a pas bénéficié d'un procès juste et équitable, a-t-il poursuivi. Cette affaire n'est pas close.»

    Le Figaro - 21/04/2010

  • Zahia a livré sa version: scandale ches les Bleus

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    Zahia D.
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    Sidney Govou et Karim Benzema

    Devant les enquêteurs, Zahia D. a indiqué avoir eu des relations sexuelles tarifées avec Sidney Govou, Franck Ribéry et Karim Benzema. Ce dernier devrait être prochainement auditionné. Il aurait eu des rapports avec la jeune femme alors qu'elle n'avait que 16 ans.

    Après Franck Ribéry et Sidney Govou, l'attaquant français du Real Madrid, Karim Benzema, va être prochainement entendu par les enquêteurs. La prostituée au coeur du scandale a affirmé durant son audition avoir eu une relation avec lui quand elle avait 16 ans. La date d'audition de Karim Benzema n'a pas été précisée pour le moment. Aucun autre joueur ne devrait être entendu par les enquêteurs. Hatem Ben Arfa - dont le nom circulait mais qui a toujours affirmé n'avoir rien à faire avec cette histoire - semble donc être définitivement écarté.

    Zahia D., 18 ans cette année, a indiqué devant les policiers de la Brigade de répression du proxénétisme (BRP) avoir eu une relation avec Franck Ribéry au printemps 2009 alors qu'elle avait 17 ans, selon une information du monde.fr. Mais, a-t-elle confirmé, elle lui aurait fait croire qu'elle était majeure. Le joueur avait indiqué lors de sa propre audition qu'il ne savait pas que la fille était mineure. Les faits se seraient déroulés à Munich - où officie le joueur - qui lui aurait payé le voyage et le séjour. Cette information a été confirmée par la star du Bayern Munich, qui, toutefois, conteste lui avoir versé la somme de 2.000 euros.

     

    Elle rencontre Govou en mars dernier

     

    La jeune femme a également raconté avoir eu une relation sexuelle avec Karim Benzema en 2008 lorsqu'elle avait 16 ans. On ignore toutefois si le joueur était au courant de son âge à l'époque. «D'éventuelles suites pénales dans une affaire comme celle-ci tient à la connaissance ou la conscience qu'a le client de la minorité de sa relation», précisait mercredi une source judiciaire. Les enquêteurs devront donc déterminer si les joueurs incriminés savaient ou non que la prostituée était mineure au moment des faits. Le fait de solliciter des relations sexuelles avec une mineure prostituée est passible de trois ans de prison et de 45.000 euros d'amende.

    Zahia D. a par ailleurs indiqué avoir eu une relation tarifée avec Sidney Govou en mars 2010, alors qu'elle était majeure. Selon elle, il se serait étonné quand elle lui aurait demandé plusieurs centaines d'euros après leur relation. «Mon client tient à affirmer qu'il n'est lié ni de près ni de loin à un quelconque réseau de proxénétisme», avait déclaré dimanche l'avocat du joueur lyonnais, Me Thierry Braillard.

    Trois personnes, dont Abou Sofiane et les deux gérants du Zaman Café (VIIIe arrondissement), le bar parisien au centre de cette enquête pour proxénétisme, sont actuellement en détention provisoire dans le cadre de cette affaire.

    Le Figaro - 21/04/2010

  • Le port de la burqa sera totalement interdit en France

    INFO LE FIGARO - La décision a été arrêtée mercredi matin à l'Elysée par Nicolas Sarkozy : le gouvernement va déposer un projet de loi mi-mai, qui sera soumis à l'examen du Parlement en juillet.

    Nicolas Sarkozy a tranché. Malgré l'avis défavorable rendu par le Conseil d'État en mars, le port de la burqa fera l'objet d'une mesure d'interdiction générale sur le territoire national. Un projet de loi sera présenté par le gouvernement. La décision a été arrêtée, ce mercredi matin, lors d'une réunion à l'Elysée, réunissant autour du chef de l'Etat, le premier ministre François Fillon, les responsables de la majorité et les présidents des groupes parlementaires.

    Au lendemain des élections régionales, le président de la République avait évoqué la possibilité d'un projet de loi. Mais Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée, avait jugé que sa proposition de loi, déposée depuis plusieurs semaines et signée par 220 députés, permettrait de légiférer dans des délais plus brefs.

    Finalement, le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne) aura eu gain de cause sur le fond (l'interdiction générale dont il était l'un des plus chauds partisans) mais pas sur la forme. L'interdiction passera par un projet de loi dans lequel Nicolas Sarkozy a demandé qu'on mette en avant comme arguments principaux la dignité de la femme et le respect des valeurs de la République. Selon un participant, le texte retenu par le gouvernement sera présenté en Conseil des ministres à la mi-mai et soumis à l'examen du Parlement en juillet. C'est la garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie qui défendra le texte face aux parlementaires.

    Le Figaro - 21/04/2010