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23/05/2012

Pierre Moscovici - Pourquoi je suis Juif Sioniste et Socialiste et pourquoi cette déclaration. Par Claudine Douillet 20/05/2012

 

 

 

Pierre-Moscovici_0.jpgAprès l'intervention d'Alexandre Adler en vidéo qui à l'occasion de la sortie de son livre Le peuple-monde (éd. Albin Michel) au Centre communautaire laïc juif, s'exprimait sur son statut de juif diasporique et revient sur la singularité de la condition juive, - comme une réponse avec le texte de l'interdiction de la double loyauté reproduit sur Alliance,

voici à présent Pierre Moscovici , ministre des finances, qui s'exprime, à son tour , sur son sionisme - Pourquoi je suis Juif Sioniste et Socialiste, cliquez ici pour visionner sa déclaration.

Ce qui me surprend dans ces deux déclarations, celle d'Alexandre Adler et à présent celle de Pierre Moscovici c'est leur "coïncidence" dans le calendrier, leur similitude dans leur dimension d' hommes de gauche, l'un journaliste ,l'autre devenu ministre des finances, qui ont soudainement, cette urgence de proclamer haut et fort leur appartenance au peuple juif et qui plus est leur sionisme.

Pourquoi cette urgence ? Si je m'en souviens bien, lors du débat télévisé du 2 mai entre les deux candidats , Hollande avait vertement épinglé Sarkozy sur son "partisianisme" et qui  serait ,selon lui , la cause de sa non-réelection.

Et si au travers de ces déclarations, il fallait y voir l'indice d'un judaïsme français menacé ?
Et si finalement nous devenons une minorité méprisée, et que, eu égard aux fondements républicains, l'urgence est d'apaiser les craintes, justifiées cependant, parce qu'il y a un réel malaise lorsque l'on comprend que si Hollande a été élu c'est grâce à 10 millions de musulmans qui nous contemplent à présent du haut de leur "victoire".

Cette élection "partisane" ne ressemble à aucune autre et elle a toute les raisons de nous faire craindre le pire.

Alors oui il y a urgence d'affirmer haut et fort que le nombre ne suffit pas à écraser une minorité, Israël en est l'exemple, il est d'autant plus courageux d'affirmer son appartenance à son peuple, ses convictions, comme pour nous dire en substance "Je ne vous abandonne pas".

Mais est-ce suffisant pour se sentir en sécurité ? L'avenir nous le dira.

Claudine Douillet

ALLIANCE

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La civilisation sumérienne


Les jardins de Babel par LPDE

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Un nationaliste à Belgrade : de Serbie, les médias, une fois de plus, n'avaient rien vu venir

    

La surprise est générale : « Serbie : l'ex-ultranationaliste reconverti en pro-européen est devenu le nouvel homme fort de la Serbie. », tel est le sous-titre de la Une du site Le Point.fr, du 22/05/2012.
Tomislav Nokolic sort vainqueur des élections présidentielles serbes du 20 mai 2012. Mais tout en étant le pro-européen de la dernière heure, tout en proclamant qu’en dehors de l’Europe, point de salut, Tomislav Nikolic n’en demeure pas moins nationaliste. Il sera donc intéressant d’observer ses prises de position et surtout de suivre le déroulement des négociations, si toutefois elles ont bien lieu, lancées pour l’intégration de la Serbie dans l’Union européenne.
Pour Jean Bonnevey contributeur régulier de Metamag.fr, chez qui Polémia a prélevé son article, le succès de Tomislav Nikolic traduit d'abord une défaite de l’Europe.

Polémia

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C’est une défaite pour l’Europe de Bruxelles. Le candidat de la prétendue « communauté internationale» qui a fait la guerre à la Serbie a perdu la présidentielle. Cet échec n’avait pas été envisagé, surtout pas par nos médias, même si, comme nous l’avions écrit, le vote du premier tour mettait le candidat nationaliste en bonne position, avec un report des ultra-nationalistes et surtout des partisans du parti socialiste de l’ancien président Milosevic, malgré des consignes contraires.

Au premier tour, Boris Tadic, candidat adoubé, était sorti en tête, avec 26,7% des voix contre 25,5% à Tomislav Nikolic et, depuis, le président sortant a pu compter sur le ralliement des socialistes de l'ancien président Slobodan Milosevic, qui devraient conclure un accord de coalition avec DS (Parti Démocratique de Boris Taric) à la suite des législatives. Pour les observateurs, c’était donc joué. Voilà ce que l’on pouvait lire le jour du vote sur Figaro.fr : « Avec près de 58% des voix, selon le dernier sondage réalisé avant le scrutin, Boris Tadic devait être confortablement réélu dimanche à la présidence serbe, face au nationaliste Tomislav Nikolic. Fort de ses soutiens sur la scène internationale »… etc. Ce magnifique article n’est plus accessible, comme par hasard, sur Internet. Bien vu, cher confrère… Il n’était pas le seul.

Un vote de fierté nationale contre une stratégie de repentance et de livraison-marchandage

Ce vote n’est pas, cependant, un vote contre le rapprochement de Belgrade avec l’Union européenne et même pas, véritablement, un vote de défiance vis-à-vis de la crise actuelle de la dette et de l’euro, qui rend cette communauté bien moins attrayante pour les candidats. C’est une sanction de la méthode. C’est un vote de fierté nationale contre une stratégie de repentance nationale et de la livraison-marchandage des anciens combattants des guerres post-yougoslaves, traités comme des bourreaux, mais considérés encore comme des héros par nombre de leurs compatriotes ; à tort ou à raison, là n’est pas le problème. La Serbie a voté pour une voie européenne, mais sans humiliation.

Tomislav Nikolic a obtenu 49,5% des voix, contre 47,3% pour Boris Tadic. Pro-européen fervent, ce dernier (54 ans) a conduit la Serbie, isolée politiquement et économiquement dans les années 1990, au seuil de l'UE. Il a affirmé qu'un éventuel abandon du chemin européen représenterait « une erreur tragique », ajoutant : « En tant qu'ancien président de la Serbie, si mes propos sont encore entendus, j'exhorte au maintien de la stratégie menant vers l'UE ».

Tomislav Nikolic a immédiatement tenu à rassurer sur l'option européenne de son pays. « La Serbie maintiendra sa voie européenne (…) Ce scrutin n'a pas porté sur qui conduira la Serbie vers l'UE mais sur qui réglera les problèmes économiques créés par le Parti démocratique » (DS de M. Tadic). « La Serbie doit développer son économie et doit enrayer la pauvreté. Nous devons commencer à œuvrer pour nous débarrasser de la corruption », a poursuivi Tomislav Nikolic, ancien allié de l'ex-homme fort de Serbie, Slobodan Milosevic.

L’ombre de Milosevic a plané

La Serbie s'est vu octroyer, en mars, le statut de candidat à l'intégration dans l'UE et attend d'obtenir une date pour le début des négociations. Pour ce faire, Boris Tadic avait livré au Tribunal pénal international les anciens dirigeants politique et militaire des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic et Ratko Mladic, inculpés de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Il paye le prix de ce comportement. Il avait également amélioré les relations de Belgrade avec le Kosovo, comme le réclame Bruxelles, sans toutefois reconnaître l'indépendance proclamée en 2008 par la majorité albanaise de ce territoire. Il paye le prix de ce comportement.

L'abstention des anciens électeurs de Milosevic refusant l’alignement n'est pas la seule cause de la défaite des « démocrates ». Les accusations de « fraude électorale » formulées entre les deux tours et le rappel de la question du Kosovo, qui avait quelque peu disparu, ont porté leurs fruits. S'y ajoute un discours très centré sur des valeurs morales (« l'intégrité », la « dignité » et le « patriotisme ») qui a fait mouche. Vouloir rejoindre l'UE dans son état actuel ne suffit pas comme programme.

Tomislav Nikolic, qui avait perdu, de peu, les deux précédents scrutins présidentiels face à Boris Tadic, dit vouloir une Serbie « à la fois dans l'Ouest et l'Est ». Le vote a donc été bien accueilli à Moscou et à Athènes. En même temps que le premier tour de la présidentielle, le 6 mai, se tenaient des élections législatives et municipales mais les scrutins n'ont pas permis de départager le camp des pro-européens et celui des nationalistes, tandis que le Parti socialiste serbe (SPS), fondé par Slobodan Milosevic, s'est retrouvé en position d'arbitre.

C’est un vote européen contre la repentance et la soumission pour obtenir l'entrée dans un ensemble en crise et pour résoudre des difficultés internes imputées au pouvoir sortant. C’est aussi un vote populiste qui aura des répercussions comme d’autres dans toute l’Europe. Même si le rêve, de certains Grecs, d’une communauté orthodoxe hors de l’UE, avec Moscou et Belgrade paraît tout de même peu réaliste.

Jean Bonnevey
Metamag.fr
22/05/2012

Correspondance Polémia – 22/05/2012

Image : Tomislav Nikolic

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Manuel Valls, la communauté juive et Israël

00:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

22/05/2012

Résumé du dîner du CRIF de Marseille lundi 21 mai 2012

Deux ministres, Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée en charge des Personnes handicapées et, bien entendu, Manuel Valls, ministre de l’Intérieur et des Cultes, hôte d’honneur de la soirée, étaient venus participer avec un nombreux public au dîner du CRIF organisé par l’équipe du CRIF Marseille Provence, présidée par Michelle Teboul qui commença la soirée par un discours remarquable et très complet.

« Manuel Valls a rendu hommage au rôle du CRIF dans la République et aux liens qu’il avait tissés avec les autres communautés »

Les autorités politiques, Michel Vauzelle, président du Conseil régional Provence Alpes Côte d’Azur, Eugène Caselli, président de la communauté urbaine, Renaud Muselier, premier adjoint au Maire de Marseille, représentant Jean Claude Gaudin, maire de Marseille, Guy Teissier, député-maire du 5e arrondissement de Marseille, président de la Commission de Défense à l’Assemblée Nationale ainsi que de nombreux autres élus de la ville et de la région, le Préfet de Région et le préfet délégué à la sécurité, les autorités judiciaires et universitaires, les représentants des cultes, étaient présents à cette soirée.

 

Le discours de Manuel Valls a reçu du public un accueil particulièrement chaleureux. Ce fut en effet un grand discours, profondément empathique, clair et sans concession.

 

Le ministre, pour lequel le mot communauté implique regroupement pour l’ouverture, et en aucun cas pour repli dans l’entre-soi, a rendu hommage au rôle du CRIF dans la République et aux liens qu’il avait tissés avec les autres communautés, liens symbolisés en ce diner par la présence du président du CFCM, Mohamed Moussaoui, et par celle de Hassen Chalghoumi, l’imam de Drancy.

 

Il a insisté sur la volonté du gouvernement d’être impitoyable envers toutes les formes d’antisémitisme et a dit comprendre les inquiétudes qui s’exprimaient dans la communauté juive, si peu de temps après l’horrible attentat de l’école Ozar Hathora, devant le développement au côté de l’antisémitisme « classique », d’un très actif antisémitisme issu de l’islamisme radical et alimenté par un antisionisme exclusif et virulent . Il a promis que les prêcheurs de haine, que celle-ci s’exprime de façon violente ou insidieuse, ne seraient pas acceptés dans notre pays et que les organisations qui avaient à leur égard un comportement ambigu seraient rappelées à leurs devoirs.

 

Il a souligné la trahison de Vichy par rapport aux Juifs et s’est étonné qu’il eût fallu si longtemps (1995) pour que la responsabilité de la France fût reconnue. Il a enfin insisté sur les liens d’affection particuliers qu’éprouvaient tout normalement les Français juifs (terme qu’il préfère à celui de Juifs de France) envers l’Etat d’Israël.

 

Deux prix du CRIF furent ensuite remis au cours de la soirée. Le premier, présenté par Alain Chouraqui, président de la Fondation du camp des Milles, grand lieu de mémoire qui sera inauguré en septembre 2012, fut remis au romancier Alexandre Jardin, dont le livre «des Gens très bien » porte le fer de la mémoire dans l’histoire familiale, celle du grand-père, directeur de cabinet de Laval. Alain Chouraqui dans sa présentation insista sur le rôle de ces « gens bien » qui ont apporté par leur silence ou leur approbation une légitimation aux pires crimes. Alexandre Jardin, dans un discours bouleversant, a raconté sa démarche personnelle, ses difficultés et ses exigences et a dit en se référant à Marc Alain Ouknine son amour pour le judaïsme, pour le questionnement éthique qui se trouve en sa profondeur et son désir de voir les Juifs « heureux ».

 

Le second prix fut attribué à la Fondation de Jérusalem, créée par Teddy Kollek, il y a quarante ans, représentée par Nathalie Bidermann en France et pour son travail de soutien à d’innombrables initiatives, telle celle d’accueil des enfants sourds-muets qui fut montrée dans un film émouvant.

 

Une superbe soirée qui restera dans les souvenirs de tous ceux qui y ont participé.

 

Richard Prasquier

Président du CRIF

20:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (13)

Un ouvrier agricole reconnu coupable du meurtre du leader extrémiste sud-africain Eugène Terre'Blanche

 

Portrait du dirigeant d'extrême droite Eugène Terre'Blanche.
Par RFI

Ce mardi 22 mai, en Afrique du Sud, le juge a rendu son verdict dans le procès du meurtre du dirigeant d'extrême droite Eugène Terre'Blanche. Il a reconnu l'un des deux accusés coupable de meurtre. L'autre accusé, le plus jeune, lui aussi ouvrier agricole noir employé par Terre'blanche, a été reconnu coupable de cambriolage. Eugène Terre'Blanche, fondateur du parti AWB, un groupuscule extrémiste qui prône la suprématie blanche, avait été battu à mort en avril 2010 dans sa proprité de Ventersdorp, une bourgade à 150 km à l'ouest de Johannesburg, juste avant le Mondial de football. Les peines seront prononcées ultérieurement.

 

Eugène Terre'Blanche avait été retrouvé sur son lit dans sa chambre, le pantalon baissé, du sperme sur le pénis et le corps roué de coups. Les deux accusés s'étaient constitués prisonniers et avaient avoué le meurtre avant de se rétracter.

Chris Malhangu, le plus âgé, avait invoqué la légitime défense. Il avait aussi déclaré, en milieu de procès, que Terre'blanche l'avait sodomisé, mais il n'a pas convaincu le juge. Malhangu a été reconnu coupable du meurtre.

Pour des raisons de procédure, le juge John Horn a écarté la plupart des preuves visant l'autre accusé, qui était mineur au moment des faits. Patrick Ndlovu est néanmoins reconnu coupable de cambriolage.

Tensions entre communautés

Le meurtre de Terre'blanche avait ravivé les tensions entre communautés en Afrique du Sud. Dans les jours qui ont suivi le meurtre du leader suprématiste, des résidents noirs des townships de Ventersdorp avaient dit à la presse que les accusés étaient des héros. Ils reprochaient à Terre'blanche de maltraiter ses ouvriers agricoles.

Les partisans d'Eugène Terre'Blanche, vêtus de pantalons treillis et dont les drapeaux AWB rappellent le sigle nazi, ont quant à eux dénoncé, tout au long du procès, l'inaction du gouvernement ANC devant les ravages de la violence rurale. Depuis la chute de l'Apartheid, 3 000 fermiers blancs ont été tués.

22/05/12

20:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Tremblement de terre en Italie: Casapound organise la solidarité

Tremblement de terre en Italie : Casapound organise la solidarité

 

22/05/12 – 17h50
ROME (NOVOpress)
- La terre a une fois encore tremblé en Italie, dans le nord-ouest du pays, causant de très importants dégâts matériels et humains.

Plus de 5.000 personnes ont ainsi dû quitter leurs logements détruits ou fragilisés par le séisme et les diverses répliques qui ont suivi et continuent à entretenir l’angoisse dans la région. Un total de 34 secousses de magnitude supérieure à 2 sur l’échelle de Richter ont été enregistrées entre 22 heures et 7 heures mardi et l’une d’entre elle a dépassé la magnitude 3 s’établissant à 3,2 à 03h55.

Réagissant à ce nouveau drame, l’association politico-sociale Casapound, par l’intermédiaire de son organisme de sécurité civile « La Salamandre » (photo), a immédiatement organisé des convois humanitaires afin de venir en aide à la population touchée par la catastrophe.

Aguerrie par son expérience passée lors du tremblement de terre de l’Aquila, l’association Casapound a pu très rapidement mettre en place des chaînes de solidarité dans plusieurs villes, organisant notamment des récoltes de biens de première nécessité et les acheminant rapidement sur place.

Cette action de solidarité concrète est d’autant plus précieuse dans un pays où les services publics, réduits à la portion congrue par la politique ultra-libérale du gouvernement Monti, ont les plus grandes difficultés à faire face à ce genre d’événements. Le chef du gouvernement, Mario Monti, a d’ailleurs été accueilli lors de sa visite sur place par un concert des sifflets et de huées.

CasaPound: http://fr.wikipedia.org/wiki/CasaPound

[cc] Novopress.info, 2012, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine

19:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Solidarité Kosovo: été 2012, classe de mer pour les enfants des enclaves serbes

Solidarité Kosovo : été 2012, classe de mer pour les enfants serbes des enclaves

 

Faire oublier à ces enfants (photo), et à 38 autres, le temps d’un été les barbelés qui les entourent. En organisant une classe de mer, tel est le but de l’association humanitaire Solidarité Kosovo à qui nous laissons la parole :

En mars dernier, après avoir livré 30000 repas d’urgence au profit des populations sinistrées par les tempêtes de neige, nous avons mis à profit ce déplacement pour nous entretenir avec l’Église serbe du Kosovo et déterminer les actions à mener les plus urgentes.

Au début des travaux, Mgr Théodose, évêque du diocèse de Raska-Prizren (qui englobe le Kosovo-Métochie), nous a fixés comme priorité de venir en aide aux enfants. Au cours de la réunion, le diacre Bojan (qui gère notre bureau humanitaire) a évoqué sa discussion avec une mère de famille regrettant que ses enfants ne soient jamais sortis de leur enclave et qu’ils ne connaissent rien d’autre que la guerre et discrimination.

Ces propos nous ont beaucoup frappés et ils ont suscité une intense discussion au sein de notre groupe de travail. De cet échange est né le projet d’une classe de mer
cet été en faveur des enfants des familles serbes les plus démunies.
Cette sortie permettra à quarante enfants de sortir de leurs enclaves et, par la même occasion, d’oublier l’apartheid ethnique et religieux dont ils sont chaque jour les victimes.

Grâce aux donateurs de Solidarité Kosovo, ces victimes innocentes de la guerre vont retrouver, une semaine durant, l’innocence de leur âge où les seules préoccupations sont celles de la détente et du divertissement.

Nous vous informerons régulièrement par communiqué de l’avancée de ce projet. Les personnes souhaitant y participer peuvent nous aider en nous faisant un don dès aujourd’hui.

[cc] Novopress.info, 2012, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine

18:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Législatives: le FN fait le plein de candidats

C’est un record pour le : dimanche 10 juin, pour le premier tour des législatives, le parti présentera 572 candidats (sur 577 sièges de députés à pourvoir) sous la bannière du Rassemblement bleu Marine, contre 550 en 2007. « Une performance, juge le secrétaire général, Steeve Briois.

D’autant qu’on respecte totalement la parité avec 289 femmes sur la ligne de départ. » A la différence du ou de l’UMP, où les prétendants se battent pour décrocher les investitures, le FN a longtemps eu du mal à présenter des candidats sur tout le territoire. Cette fois-ci, le parti de Marine Le Pen fait un quasi-carton plein, à l’exception de la Guyane et de la Polynésie française.

Prudent, Briois, qui travaille à ses candidatures depuis six mois, assure avoir pris soin d’éviter les « brebis galeuses qui lèvent le bras ». En 2011, un candidat aux cantonales avait été exclu du parti entre les deux tours après être apparu sur une photo en train de faire le salut hitlérien devant un drapeau nazi.

A la même époque, le FN s’était aussi fait railler pour avoir présenté dans certains cantons des « candidats fantômes », absents du terrain comme des affiches électorales, à l’image de Roger Marin, un papy de 93 ans, domicilié dans une maison de retraite, qui avait accepté « pour rendre service »… Cette fois-ci, plus de 250 candidats sont des « novices »

Des sessions de formation aux quatre coins de la France

Où le FN a-t-il été les chercher ? « Ça s’est fait assez naturellement », assure Briois. A l’image de Nathalie Huiart, ancienne figure de Chasse, Pêche, Nature et Traditions (CPNT) dans la Somme, qui sera candidate dans la 3e circonscription. Mais aussi d’anciens membres de l’UMP, comme Jean-Pierre Bray qui a été désigné six mois seulement après avoir pris sa carte au FN pour aller défier Manuel Valls dans l’Essonne.

« L’UMP est devenue une machine à perdre et je trouve particulièrement indécent son attachement à l’Europe au prix de milliards d’euros de pertes », confie ce cadre supérieur dans le BTP de 54 ans, autrefois passé par le RPR. « La personnalité de Marine m’a convaincu qu’on pouvait faire autre chose », poursuit-il.

Pour aider les « petits nouveaux » à faire campagne, le FN a organisé ces dernières semaines des sessions de formation aux quatre coins de la France. Au programme à chaque fois : explication du rôle de député, révision des principales propositions de Marine Le Pen et surtout atelier communication avec mises en scène pour apprendre à bien dire bonjour aux électeurs, se présenter aux commerçants, tracter avec succès sur les marchés… et même répondre aux questions des journalistes !

 

Le Parisien - 22/05/12

17:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

La flamme olympique s'est éteinte pour la première fois accidentellement

 

La flamme olympique, qui a entamé samedi un périple de 70 jours au Royaume-Uni et en Irlande, s'est éteinte pour la première fois accidentellement lundi, pendant un des relais qui doit la mener jusqu'à Londres.

La torche était accrochée à la chaise roulante de David Follett, athlète paralympique de badminton, quand elle s'est brusquement éteinte peu avant 10h00 en raison d'un "brûleur défectueux".

jeanmarcmorandini - 21/05/12

02:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Le village de Baratier dans les Hautes-Alpes

sans-titre.png Baratier hautes alpes.png

01:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Guillaume APOLLINAIRE (1880-1918)

Si je mourais là-bas…

Si je mourais là-bas sur le front de l’armée
Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée
Et puis mon souvenir s’éteindrait comme meurt
Un obus éclatant sur le front de l’armée
Un bel obus semblable aux mimosas en fleur

Et puis ce souvenir éclaté dans l’espace
Couvrirait de mon sang le monde tout entier
La mer les monts les vals et l’étoile qui passe
Les soleils merveilleux mûrissant dans l’espace
Comme font les fruits d’or autour de Baratier

Souvenir oublié vivant dans toutes choses
Je rougirais le bout de tes jolis seins roses
Je rougirais ta bouche et tes cheveux sanglants
Tu ne vieillirais point toutes ces belles choses
Rajeuniraient toujours pour leurs destins galants

Le fatal giclement de mon sang sur le monde
Donnerait au soleil plus de vive clarté
Aux fleurs plus de couleur plus de vitesse à l’onde
Un amour inouï descendrait sur le monde
L’amant serait plus fort dans ton corps écarté

Lou si je meurs là-bas souvenir qu’on oublie
- Souviens-t’en quelquefois aux instants de folie
De jeunesse et d’amour et d’éclatante ardeur -
Mon sang c’est la fontaine ardente du bonheur
Et sois la plus heureuse étant la plus jolie

Ô mon unique amour et ma grande folie

 

Recueil : Poèmes à Lou
Titre : Si je mourais là-bas… (composé en janvier 1915)

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21/05/2012

DSK - Le parquet de Lille ouvre une enquête préliminaire pour viol en réunion

Après avoir été mis en examen pour proxénétisme aggravé en bande organisée dans l'affaire du Cartlon, Dominique Strauss Kahn risque d'être sous le coup d'une nouvelle accusation : le parquet de Lille a ouvert une enquête préliminaire pour viol en réunion suite aux témoignages accablants de deux escort girls belges.

Dominique Strauss-Kahn sera-t-il inquiété pour viol ? Une nouvelle accusation pend au nez de l'ex numéro un du FMI qui réclamerait un million de dollars (environ 778 000 euros, ndlr) de dommages et intérêts à Nafissatou Diallo. Liée à l'affaire du Carlton dans laquelle son nom est cité, le parquet de Lille vient en effet d'ouvrir une enquête préliminaire pour viol en réunion.

Cette décision annoncée aujourd'hui par le procureur de la République fait suite à "la dénonciation par les juges d'instruction en charge de l'affaire dite du Carlton de faits qui se seraient déroulés à Washington entre le 15 et le 18 décembre 2010, qu'ils estiment susceptibles d'être qualifiés de viol en réunion".

"Il s'agit d'un traitement judiciaire tout à fait classique, dès lors qu'il y a des accusations graves et contradictoires. Seules des investigations approfondies permettront de déterminer si l'infraction est constituée ou pas", a par ailleurs déclaré le procureur de la République au "Monde".

C'est au cours d'auditions de plusieurs témoins dans l'affaire du Carlton que le trio de juges en question a été amené à ouvrir cette enquête. Deux prostituées belges, Estelle et Marion, leur ont en effet relaté les détails d'une soirée libertine impliquant Dominique Strauss-Kahn et deux de ses proches dans une chambre d'hôtel de Washington. Et selon le récit d'une des jeunes femmes, il y aurait eu acte sexuel non consenti de la part de DSK, présumé innocent.

Dans le clan de l'ancien patron du FMI, on dément tout comportement brutal : "Il n'y a eu aucun (...) Lire la suite sur CloserMag.fr

21:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

La Serbie est toujours vivante !

 

LE CAMOUFLET DES SERBES A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

 

Les élections présidentielles en Serbie ne devaient être qu’une formalité. Pour la troisième fois, Boris Tadic devait être réélu à la Présidence de la République serbe, face au nationaliste Tomislav Nikolic, qui avait déjà échoué en 2004 et 2008 pour quelques dizaines de milliers de voix. Cette fois-ci, les sondages accordaient même 58% des voix à Tadic, un boulevard.

 Tadic était l’homme de l’Union européenne et de l’intégration de la Serbie dans le Nouvel Ordre mondial. « Son approche constructive de l’imbroglio kosovar, l’ouverture économique du pays et les efforts de sa diplomatie pour rejoindre au plus vite l’Union européenne en avaient fait un interlocuteur de choix pour Bruxelles » (Le Figaro, 21 mai 2012).

Il avait fait arrêter Radovan Karadzic (2008), puis Ratko Mladic (2011), et les avait livrés au Tribunal Pénal International pour la Yougoslavie. C’était le prix à payer pour une intégration de la Serbie dans l’UE, en quelque sorte les trente deniers de Judas. Ce n’était pas sa première trahison : il avait été l’un des principaux acteurs de la « Révolution des bulldozers » qui avait chassé Slobodan Milosevic du pouvoir en 2000, avec l’aide des officines américaines.

 On nous annonçait que la première préoccupation des Serbes était la crise économique et que le problème du Kosovo n’en était plus un pour eux. Leur terre sacrée pouvait donc être définitivement livrée aux musulmans et aux mafieux albanais dans l’indifférence générale, si ce n’est même avec l’assentiment du peuple serbe. C’est ce que nous assénaient les médias et les hommes politiques bien-pensants : le Kosovo serbe, c’était fini. Mais cette question n’est pas la seule à avoir provoqué la chute de Tadic : le retour aux valeurs morales prôné par les nationalistes a aussi pesé lourd, face à un bilan de huit années de présidence Tadic non exemptes de reproches.

 La victoire du « populiste » Nikolic est donc une excellente nouvelle pour les Serbes, et surtout pour ceux du Kosovo, mais aussi pour tous les peuples d’Europe. En Hongrie et en Pologne, en Grèce et en Espagne, les Européens sont en train de se dresser, répondant à l’appel que nous leur lançons depuis des années : « Europe, réveille-toi ! ». Les libéraux et les socio-démocrates qui, depuis des décennies, vendent l’Europe à l’encan et la détruisent en favorisant une immigration allogène massive, ont du souci à se faire.

Alain CAGNAT 

21:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

"Holocauste" ne se dit pas en russe

 
Publié le 21 Mai 2012

« Holocauste » ne se dit pas en russe

Blondes, belles et volubiles, les jumelles Evguénia et Ksénia Karatyguine, 19 ans, ont récemment fait un passage remarqué sur le plateau de l'émission "Divinement belles". Il s'agit d'un jeu télévisé, un quizz diffusé par Mouz-TV, la chaîne la plus populaire chez les moins de 20 ans. Montées à Moscou de leur province de Vladimir pour y faire leurs études universitaires, les jumelles, qui vivent de petits boulots, espéraient bien décrocher la timbale.

"Qu'est-ce que l'Holocauste ?", interroge l'animatrice. "C'est quelque chose comme des fournitures de bureau... », amorcent Ksénia, hésitante. Evguénia est plus catégorique : "C'est une colle pour papiers peints." Consultée à 12 000 reprises sur YouTube, la bévue des soeurs Karatyguine serait-elle révélatrice des lacunes dans l'enseignement de l'histoire en Russie ?

 

Alla Gerber, 80 ans, qui dirige le Centre de recherche et d'éducation sur l'Holocauste à Moscou, en est toute retournée. Sitôt après l'émission, elle est allée à la rencontre des deux soeurs, "des filles bien élevées, brillantes dans leurs études", qui ont sans doute manqué d'"informations sur le sujet, à la maison comme à l'école". Elle est chagrinée par le fait que le carcan idéologique soviétique soit resté intact, vingt ans après l'effondrement de l'URSS.

 

Niché au coeur d'une école musicale du vieux Moscou, le Centre qu'elle dirige existe depuis 1992, mais "c'est seulement tout récemment que nous avons pu obtenir quelques lignes sur l'Holocauste dans les manuels scolaires. Quelques professeurs d'histoire évoquent le sujet de leur propre initiative. Mais en réalité, rien n'a changé. À l'époque de Staline, il était interdit d'en parler, c'est la même chose aujourd'hui ", déplore-t-elle.

 

Alors que la Russie a célébré en grande pompe, le 9 mai, l'anniversaire de la victoire de l'URSS sur l'Allemagne nazie, il est frappant de constater combien des pans entiers de cette période restent méconnus. La télévision a beau diffuser en boucle des documentaires ou des films romancés sur le rôle de l'armée, les souffrances des civils, les exploits de Staline, rien n'est jamais dit sur la nature du régime nazi.

 

L'historien Nikita Petrov rappelle que le régime soviétique aimait rester dans le flou : "Les victimes étaient décrites comme de paisibles citoyens soviétiques ; pas question de mentionner les Juifs." Il en était ainsi sur tout le territoire de l'URSS, et dans les autres pays du glacis soviétique. Il fallut attendre l'écroulement du système, en 1991, pour que les choses commencent à changer. Membre fondateur de Mémorial, l'association de défense des droits de l'homme fondée par Andreï Sakharov (1921-1989), ce spécialiste de la période stalinienne assure qu'en Russie "les crimes du IIIe Reich, comme ceux commis par Staline, n'ont jamais vraiment été révélés".

 

Pris au dépourvu par l'attaque allemande sur l'URSS, le 22 juin 1941, Staline, au nom de la résistance à l'envahisseur, accepta la création du Comité antifasciste juif (CAJ). Correspondants de guerre, les écrivains Ilya Ehrenbourg et Vassili Grossman s'attelèrent dès 1943 à la rédaction du Livre noir, un énorme recueil de témoignages sur les atrocités commises par les Allemands sur les Juifs d'Ukraine, de Biélorussie, de Moldavie, de Russie.

 

Une fois la guerre terminée, Staline, toujours en quête d'ennemis, lança une nouvelle vague de purges. Le Comité antifasciste fut dissous. Son président, l'acteur Solomon Mikhoels, fut assassiné par la police secrète, ses militants furent arrêtés et exécutés. Le Livre noir fut interdit. Le stalinisme triomphant reprocha à Ehrenbourg et à Grossman d'en avoir trop dit sur les Juifs et pas assez sur les autres victimes de l'hitlérisme. Enfoui sous la censure et l'oubli, le Livre noir dut attendre 1993 pour être édité à Vilnius, en Lituanie.

 

Cette omission est d'autant plus troublante que les plus grandes fosses communes se trouvent dans les pays de l'ex-URSS. "Sur 6 millions de Juifs exterminés pendant la guerre, 3 millions l'ont été sur le territoire soviétique. Ils étaient fusillés et jetés dans des fosses aux yeux de tous, alors qu'en Europe occidentale on les déportait pour les massacrer loin des regards. L'antisémitisme était bien ancré, il y avait un soutien des populations ", rappelle Alla Gerber.

 

La tentation est grande de revenir à la version soviétique de l'Histoire. À Rostov-sur-le-Don, à 1 200 kilomètres au sud de Moscou, la municipalité vient de faire disparaître la plaque commémorative installée à proximité du lieu-dit "la Fosse du serpent" où pratiquement tous les Juifs de la ville furent assassinés, le 12 août 1942, soit plus de 20 000 personnes. Parmi les victimes - et fusillée avec ses deux filles -, figurait Sabina Spielrein, l'une des premières femmes psychanalystes, qui a été l'élève et la maîtresse de Jung ; la biographie de cette femme hors du commun a été portée à l'écran en 2011 par David Cronenberg dans « A Dangerous Method ».

 

Qu'est-ce qui a bien pu pousser les autorités de Rostov à faire disparaître le panneau installé en 2004, avec pour effet que les victimes juives ont été englobées dans la terminologie soviétique de "population civile" ? Alla Gerber a bon espoir de "rétablir la vérité". Cette démocrate de la première heure, proche du premier président russe Boris Eltsine (1931-2007), veut croire que les mentalités évoluent. "Dans la Russie de Poutine, l'antisémitisme n'est guère de mise dans le discours officiel, au contraire", dit-elle. D'ailleurs son Centre reçoit une subvention du Kremlin.

 

Elle concède toutefois la persistance chez l'"homme de la rue" d'"une grande ignorance sur ce sujet". Dans l'inconscient collectif, la vision de la Seconde Guerre mondiale s'articule autour de l'idée d'"une victoire par le sang". Et puis, juste après l'écroulement de l'empire soviétique, "les gens ne savaient pas à quoi se raccrocher. Il y avait un grand vide, plus d'idées, plus de valeurs". Dès lors, la population a redoublé de fascination pour l'image de l'homme fort : "C'est ce que les gens ici retiennent d'Hitler et de Staline."

 

L'engouement pour le macho en uniforme, l'espion discipliné et dévoué à la cause, a été exalté tout au long des années 1970 avec la diffusion du feuilleton télévisé dix-sept moments du printemps. La série, qu'aucun Russe n'aurait voulu manquer en cette époque de vaches maigres dans le divertissement, racontait les aventures de Max Otto von Stirlitz, agent soviétique infiltré chez les nazis. "Les nazis y étaient montrés sous un jour attirant. Müller, le chef de la Gestapo, apparaissait comme un personnage positif. Visuellement, c'était bien fait, de beaux uniformes, des héros soucieux de l'ordre et de la discipline. En revanche, rien ne filtrait sur le vrai visage de la dictature nazie", se rappelle Alla Gerber.

 

De cet amour de l'ordre et de l'uniforme, il est resté quelque chose. Ainsi Roman, 21 ans, journaliste à Krasnoïarsk, en Sibérie, cite Josef Goebbels à l'envi dans ses articles. Le père de la propagande nazie est son auteur de référence. "Comme disait Goebbels, quand on s'adresse aux masses il faut simplifier et répéter ", pérore-t-il. Il n'est pas le seul à être fasciné par Goebbels. La Toile regorge de sites et de forums qui vantent Hitler, la supériorité de la race blanche et la discipline nazie. N'est-il pas paradoxal que les idées du national-socialisme aient une telle résonance dans le pays qui a payé le plus lourd tribut - 27 millions de morts - à la lutte contre le nazisme, entre 1941 et 1945 ?

 

Tentée par la réhabilitation de Staline, la Russie affiche une attitude plutôt souple en matière d'enseignement de l'histoire à l'école. Après l'effondrement de l'URSS, il a bien fallu éditer de nouveaux manuels. Ils ne manquent pas. Les enseignants du secondaire - la Seconde Guerre mondiale est au programme de seconde - sont libres de choisir parmi 49 ouvrages recommandés par le ministère de l'Éducation. Ils peuvent aussi travailler à partir de documents sélectionnés par eux-mêmes.

 

Le manuel préféré des professeurs est l'Histoire de la Russie au XXe et au début du XXIe siècle (éd. Prosvechtchénié, 2010) des historiens Alexandre Danilov, Lioudmila Kossoulina et Maxime Brandt. L'ouvrage fait la part belle à Staline, qui a offert "à la population une perspective attirante : l'édification rapide de la société la plus juste au monde", tout en rattrapant "le retard qualitatif de l'appareil de production", ce qui contribua à faire de l'URSS "une grande puissance industrielle".

 

Le terme Holocauste y figure, sans plus d'explications. L'ouvrage évoque "des camps d'extermination pour les militaires prisonniers et les Soviétiques qui n'obéissaient pas aux décisions du pouvoir allemand". "Les Juifs, les Tsiganes et autres peuples "inférieurs" étaient soumis à une totale extermination ", est-il indiqué. L'évocation des camps d'extermination occupe à peine deux paragraphes d'un livre de 384 pages, alors que la "vie spirituelle des années 1930" est déclinée sur tout un chapitre.

 

Irina Kochetchkina, 50 ans, professeur d'histoire au lycée n° 287 de Moscou, utilisent ce manuel. Elle reconnaît que l'extermination des Juifs est peu évoquée, ce qui est normal à ses yeux. "Toutes les nationalités ont souffert d'Hitler. Pourquoi devrait-on diviser les victimes en 1re et 2e catégorie ? Pourquoi devrait-il y avoir un paragraphe à part sur le génocide des Juifs dans nos manuels ? ", s'insurge-t-elle.

 

L'enseignante est catégorique : "L'accent est mis sur la Grande Guerre patriotique [terme officiel désignant le second conflit mondial], c'est bien naturel. Le malheur, c'est que même ce sujet n'intéresse guère les lycéens. Ils sont cyniques, passent leur temps sur Internet, n'ont aucune attirance pour l'Histoire. En famille, ils ne parlent pas de la guerre, il n'y a pas le respect d'autrefois, alors forcément l'intérêt décroît."

 

Pour Evgueni Bounimovitch, qui s'occupa longtemps du dossier éducation au conseil municipal de Moscou, il faut raison garder : "A l'époque de l'URSS, il y avait un antisémitisme d'État, alors, forcément, on n'en parlait pas. Le terme Holocauste est mal connu. Un Russe peut donc être au courant du massacre des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale sans connaître ce mot." Cet homme raffiné, poète à ses heures, reconnaît deux problèmes : la pléthore des manuels d'histoire et la qualité des enseignants. "Les professeurs sont âgés. Ils enseignaient déjà à l'époque soviétique, donc, machinalement, ils ont tendance à parler des sujets qu'ils connaissent plutôt que d'aborder les nouveaux thèmes."

 

L'enseignement de l'histoire en Russie est parfois déroutant. Au MGIMO qui forme les futurs diplomates, un professeur de géopolitique passe et repasse en boucle à ses élèves des films où les attentats du 11 septembre 2001 sont comparés à l'incendie du Reichstag.

 

C'est exactement comme si les élèves de Science Po, à Paris, devaient potasser la théorie du complot, selon laquelle les États-Unis ont organisé les attentats du 11-Septembre.

Crif

 

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Législatives - Marine Le Pen en campagne à Hénin-Beaumont

21/05/12

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Suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs: les gouvernements passent, le laxisme demeure !

Posté par le 21 mai 2012

 

Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National

La première annonce du nouveau ministre de la Justice Christiane Taubira n’aura pas été un signal de fermeté, mais bien au contraire une marque de faiblesse : la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs.

Une nouvelle fois, c’est le laxisme qui prévaut. En dépit des discours électoralistes, le précédent pouvoir UMP a fait preuve pendant dix ans d’un laxisme coupable. Il est disqualifié par deux mandats successifs d’abandon de la justice et d’explosion des violences, et en particulier de la délinquance des mineurs. Le nouveau gouvernement socialiste nous montre que c’est la continuité dans le laxisme qui prévaudra pendant les années qui viennent.

Marine Le Pen et les candidats du Rassemblement Bleu Marine aux élections législatives prônent une rupture radicale avec le laxisme. Il ne faut plus se contenter de discours et de slogans de campagne, mais agir.

A cette fin, la responsabilité pénale sera accrue pour tous les mineurs de plus de 13 ans, le traitement des dossiers les concernant sera accéléré et les aides sociales aux parents d’enfants récidivistes seront supprimées, sous réserve de la preuve de leur carence.

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Un détenu s'évade pendant la visite de Taubira !

L'évasion, révélée ce lundi par Europe 1, date en fait de vendredi dernier. Ce jour-là, Christiane Taubira, fraîchement promue ministre de la Justice, assistait à Paris à des matches de basket opposant des détenus à des surveillants. Une initiative destinée à promouvoir le sport en prison, et organisée avec la bénédiction de l'administration pénitentiaire. Cet événement annuel, le troisième du genre, s'inscrivait dans le cadre des "10 jours du basket à Paris". Selon l'administration pénitentiaire, 38 équipes de quatre joueurs, venues de 19 établissements pénitentiaires dans les régions de Dijon, Lille, Lyon, Marseille, Paris et Strasbourg, y participaient.

Les rencontres se déroulaient dans la salle de Bercy et la ministre figurait notamment parmi les spectateurs de la finale. La victoire est revenue à une équipe de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis. Et c'est au moment de ramener les détenus en cellule, indique Europe 1, que les surveillants ont constaté qu'un des détenus-basketteurs manquait à l'appel.

L'homme qui a ainsi faussé compagnie à ses gardiens... et jeté une ombre sur la visite de la toute nouvelle ministre de la Justice est décrit par Europe 1 comme "un Géorgien de 22 ans condamné pour vols et recels", qui "devait sortir de prison l'an prochain". Pour l'heure, aucun indice ne permet de savoir où il est allé, ni même à quel moment il a pris la fuite. "Il va être inscrit au fichier des personnes recherchées, ce qui vaut mandat de recherche", a-t-on précisé lundi de source judiciaire.

TF1 News - le 21 mai 2012 à 14:43

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Marseille: ces Roms qui vivent sous terre

À Frais-Vallon, une cité souterraine a été aménagée sous la rocade. Visite.

En surplomb de la voie express, l'entrée de la cité souterraine de Frais-Vallon (13e): une galerie de 50 m sous la rocade, où se terrent des familles roms.

En surplomb de la voie express, l'entrée de la cité souterraine de Frais-Vallon (13e): une galerie de 50 m sous la rocade, où se terrent des familles roms.

Photos Guillaume Ruoppolo

Les rats ne sont pas les seuls habitants des villes qui vivent sous la terre, ne se risquant à la lumière que pour aller chercher leur nourriture dans les poubelles. À Marseille, des êtres humains mènent cette existence de fantômes. Entre eux, d'ailleurs, ils s'appellent "les invisibles" : au cours de sa longue errance, le peuple rom a appris que pour éviter les ennuis, il vaut mieux ne pas se faire repérer. C'est pourquoi très peu d'enfants roms sont inscrits à l'école. Et leurs familles, inconnues des services sociaux, demandent rarement une aide.

Mais "invisibles", certains le sont vraiment devenus. Chassés, pourchassés, délogés de leurs squats et de leurs campements, ces familles-là se terrent. Sous le bitume. Une colonie entière planquée sous la rocade de Frais-Vallon.

Une galerie sous le bitume

Les milliers d'automobilistes qui y passent chaque jour ne se doutent pas que des enfants jouent sous les roues de leur voiture, à l'intérieur de la passerelle, juste derrière le mur de soutènement de la voie express. C'est là, dans la pénombre, au milieu des déchets amoncelés, que des dizaines d'êtres humains vivent comme des rats.

Passé le rideau de mouches qui bourdonne à l'entrée, on s'enfonce dans le noir, saisi à la gorge par une insoutenable odeur de brûlé et de moisi.

Ils ne sont que six ce jour-là, qui nous accueillent avec le sourire, dans le vacarme des voitures qui fait trembler le plafond. "Pas de problème, on est bien ici, à l'abri". Autour d'un brasero, ils racontent qu'ils ont trouvé cette cachette par hasard, il y a quelques mois, et l'ont peu à peu aménagée. Des cabanes en bois avec des matelas font désormais office de chambrettes. Ici et là, des posters, des calendriers. À l'entrée, où perce un peu de lumière, il y a même un coin salon, meublé de vieux canapés.

Bien pratique aussi, cet immense couloir, long d'une cinquantaine de mètres, qui s'enfonce sous la passerelle. Les occupants y entreposent leurs affaires, vêtements, ferraille, métaux, résidus de poubelles. "Et chez vous, on trouve parfois des trésors dans les ordures ". Récemment un Iphone, en parfait été de marche.

Demain, une partie de ces richesses sera exportée en Roumanie. Le "bus du samedi" fait les allers-retours moyennant 80 € le passage. Chaque semaine, il conduit des Roms de Marseille au pays. D'autres, arrivés dans le même véhicule, viendront prendre leur place dans la cité cachée de Frais-Vallon. Et cette fois, plusieurs enfants seront du voyage.

Risque d'incendie

"Tout ce qu'on veut, c'est gagner un peu d'argent ici, et rentrer chez nous pour aider la famille", dit une jeune femme qui prendra le car demain. Elle sera de retour dans quelques semaines pour reprendre son "travail" au feu rouge de la Rose.

"Parqués dans des camps pendant l'ère Ceaucescu, les Roms de Roumanie ont perdu la culture du voyage. S'ils se déplacent en Europe, c'est juste pour survivre", explique un connaisseur du problème.

Et pour survivre à Marseille, où les pouvoirs publics ont renforcé les dispositifs d'expulsion, les Roms deviennent des ombres : quand la misère se fait souterraine, pas de risque de gêner les voisins. Il est d'ailleurs possible que d'autres camps "invisibles" aient été aménagés dans le ventre de la ville.

Ces squats sont autant de bombe à retardement. Au-delà même des risques sanitaires pour les occupants de ces cloaques, la survenue d'un incendie est à redouter. Autour du brasero qui crépite jour et nuit, on se dit qu'il suffirait d'un rien pour que le feu se propage dans la galerie sans issue, bourrée de matériaux inflammables et de bouteilles de gaz.

Piégés par les flammes, les Roms qui hantent la rocade de Frais-Vallon échapperaient alors définitivement à nos regards.

La Provence - 21/05/12

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Manuel Valls face au symbole marseillais

 

Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur a choisi de se rendre à Marseille, lundi, pour son premier déplacement en province.

 
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls
 

Manuel Valls a donc choisi Marseille comme terrain de son premier déplacement en temps que ministre de l'Intérieur. Le symbole est évidemment important, tant la cité phocéenne est frappée, depuis des années, par des problèmes d'insécurité. Depuis le début de l'année 2012, douze personnes ont été tuées par balle dans la région marseillaise au cours de onze règlements de comptes liés aux trafic de stupéfiants.

Cliquez ici !

Le nouveau locataire de la place Beauvau doit ainsi se rendre devant le lycée Saint-Exupéry, dans les quartiers Nord de Marseille. C'est là que, le 11 mai dernier, une fusillade avait éclaté en plein jour faisant un mort et un blessé. L'enquête évoquait un règlement de comptes – un énième – à l'arme automatique.

''Huis clos''

Manuel Valls doit ensuite se rendre à la préfecture de région. Il y rencontrera les directeurs et fonctionnaires des services de police et les militaires de gendarmerie des Bouches-du-Rhône. Le maire, Jean-Claude Gaudin, de la cité phocéenne le recevra peu après, à 17h00. Il participera enfin, dans la soirée au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) de Marseille-Provence. « Toutes les réunions et les rencontres seront à huis clos », précise la préfecture.

Le symbole marseillais n'en est pas moins grand. La cité était déjà sous le feu des projecteurs sous l'ancien gouvernement de François Fillon. En août dernier, Gilles Leclair, préfet de police de Marseille, avait été débarqué huit mois seulement après sa prise de fonctions, remplacé par Alain Gardère, un « pur produit de la sécurité publique », selon les mots de Claude Guéant, un proche de Sarkozy selon d'autres.

 

Par Actu France-Soir - 21/05/12

17:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)